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3 - Les écrits exaltant la « race » juive
Alors que nombre d'écrits du judaïsme comportent une dimension universaliste hautement respectueuse de l'étranger : « N'humilie pas l'étranger, ni l'opprimé, car vous avez été étrangers en Égypte ! N'humilie jamais la veuve ni l'orphelin » (Ex. XXII, 20) ; « N'aie aucune pensée de haine pour ton frère? Tu aimeras ton prochain, il est comme toi »... « Tu aimeras l'étranger qui s'installe chez toi comme toi-même » (Lévitique XIX, 17-18 et 34) ; «Ma maison sera une maison de prière pour tous les peuples » (Isaïe VXI, 7) ; « vous et l?étranger serez égaux devant l?Éternel. Même loi et même droit existeront pour vous et pour l?étranger parmi vous » (Nombres XV, 15-16), alors que le monothéisme intransigeant du judaïsme a pu contribuer dans un certain courant de pensée à promouvoir l?égalité entre les hommes tous créés à l'image de Dieu, à réduire la barbarie de l?Antiquité et à susciter la générosité qui a pu guider les pionniers du socialisme, les sionistes "de la seconde heure" ont occulté délibérément ces données pour ne retenir que celles qui exaltent l'ethnocentrisme et où le non-Juif, qu'il soit étranger ou résidant en Israël, est toujours un gentil, un goy[19]. C?est dans ce sens que nous pourrons dire que le sionisme est un intégrisme ou un fondamentalisme juif.
Découlant directement du mythe et de la loi raciale instituant le peuple juif comme un peuple différent des autres et séparant les hommes en Juifs et non-Juifs, bien de ces écrits antiques confortent les sionistes dans leur entreprise de retour en terre de Palestine et d'accaparement de cette terre au bénéfice des seuls Juifs....
« C?est un souvenir pour les enfants d?Israël, afin qu?aucun étranger à la race d?Aaron ne s?approche pour offrir du parfum devant l?Éternel » (Nombres XVI, 40)
« Toi, Éternel, Tu les garderas, Tu les préserveras de cette race à jamais » (Ps 12, 8)
« Tu n'auras pas d'autres dieux face à moi » dit Yahvé aux Hébreux (Ex XX, 3). Et à ce dieu exclusif s'adresseront les supplications et prières de son peuple : « Dieu ! si tu voulais massacrer l'infidèle ! Hommes sanguinaires, éloignez-vous de moi... Seigneur, comment ne pas haïr ceux qui te combattent ? Je les hais d'une haine parfaite, ils sont devenus mes propres ennemis (Ps. 139, 19-22). « Par ta fidélité tu extermineras mes ennemis et tu feras périr tous mes adversaires, car je suis ton serviteur » (Ps. 143, 12).
Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Aucun étranger, incirconcis de c?ur et incirconcis de chair, n'entrera dans mon sanctuaire, aucun étranger qui demeure au milieu des fils d'Israël » (Ez. XLIV, 9).
Le Deutéronome précise le sort qu'il convient de réserver aux idolâtres : « Si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils ou ta fille ou la femme que tu serres contre ton c?ur, ou ton prochain qui est comme toi-même, vient en cachette te faire cette proposition : "Allons servir d'autres dieux" - ces dieux que ni toi ni ton père vous ne connaissez, parmi les dieux des peuples proches ou lointains qui vous entourent d'un bout à l'autre du pays - tu n'accepteras pas, tu ne l'écouteras pas, tu ne t'attendriras pas sur lui, tu n'auras pas pitié, tu ne le défendras pas ; au contraire, tu dois absolument le tuer. Ta main sera la première pour le mettre à mort, et la main de tout le peuple suivra ; tu le lapideras, et il mourra pour avoir cherché à t'entraîner loin du Seigneur ton Dieu. » (Deut. XIII, 7-11)
Yahvé n'est pas tendre pour les opposants à son peuple : « Je vais punir Amalec de ce qu'il a fait à Israël en s'opposant à lui quand il remontait d'Égypte. Va maintenant, tu battras Amalec et vous vouerez à l'anathème tout ce qui est à lui : tu n'auras pas pitié de lui et tu mettras à mort hommes et femmes, enfançons et nourrissons, b?ufs et moutons, chameaux et ânes » (Samuel XV, 2-3). ). « Verse ta colère sur les peuples qui t?ont offensé » lit-on aussi dans le livre de Jérémie (XVIII, 20)
Et puis, n'est-il pas écrit dans la Torah : « qu'Israël vivra en solitaire et ne se confondra pas avec les nations » (Nombres, XXIII, 94) ?
N'est-il pas défendu à un Juif de boire du vin versé par un non-Juif ou d'épouser une non-Juive ?
N'est-il pas dit que le Juif religieux doit, chaque matin, bénir Dieu de l'avoir créé Juif et non autre ?
N'est-il pas écrit, dans la Halakha, qu'un Juif peut transgresser le Shabbat pour sauver la vie d'un autre Juif, mais non de celle d'un non-Juif ?
N'est-il pas prescrit au Juif pratiquant de prononcer chaque matin les paroles de la prière du Shaharit : « Béni soit l'Éternel qui ne m'a pas fait goy, Béni soit l'Éternel qui ne m'a pas fait femme. Béni soit l'Éternel qui ne m'a pas fait esclave » ?
N'étaient-ils pas dans leur droit ces Hébreux emmenés par Josué lorsque, comme le recommande la Torah, ils ont exterminé les populations de Canaan lors de la conquête de la Terre promise : « Vous chasserez devant vous tous les habitants du pays car c'est à vous que je le donne à titre de possession... Si vous ne dépossédez pas à votre profit tous les habitants, ceux que vous aurez épargnés seront comme des épines dans vos yeux et vous harcèleront sur le territoire que vous occuperez » (Nombres, XXXV, 53-55)
Et dans le psaume 137, n'est-il pas prévu de « broyer sur le roc les bébés de Babylone » ?
Dans la Bible, on lit aussi : « Lorsque le Seigneur ton Dieu t'aura fait entrer dans le pays et qu'il aura chassé devant toi les nations nombreuses, tu les voueras totalement à l'interdit (Deut. VII, 1-2) « et tu les supprimeras » (Deut. VII, 24).
« Qu'Israël se réjouisse en son Créateur, que les enfants de Zion se réjouissent en leur Roi [...] Qu'ils chantent pour la joie sur leurs couchettes ! Que les louanges élevées vers Dieu ne quittent pas leurs gorges et que les sabres à deux pointes ne quittent pas leurs mains, afin de faire descendre la vengeance dévastatrice sur les nations et le châtiment sur les peuples » (Ps.149).
Le grand mystique juif Moshe Luzzatto (1706-1746) intégrera parfaitement ces données : «Dans le monde à venir, affirme-t-il sans ambages, aucune nation n'a de place à l'exception d'Israël. N'est-il pas dit d'ailleurs dans le Lévitique (XVI) que : « le plus saint des peuples, est celui d'Israël » ?
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