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Alors mon petit avis sur la question...
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Là tu es trop modeste.
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En premier lieu sur la 'responsabilité' des individus : les individus sont fortement liés socialement, et ce qui détermine leurs valeurs est en grande partie la résultante d'interactions sociales...
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La composition d'une société inclue une certaine dynamique composé pour une part d'élément qui est nuisible à son fonctionnement mais qu'elle engendre (et donc rien ne dit qu'on puisse un jour la réduire à néant)
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Pas entièrement d'accord. La société est créée par les hommes et n'est pas immuable. Ce sont eux qui définissent les règles. Tu dis que la société engendre des élts nuisibles... Mais ne penses tu pas que ce sont certains êtres qui sont nuisibles ? Pour exemple, je prendrais le passage de Candide, l'eldorado, de Voltaire. Tout peut très bien se passer sauf lorsqu'une personne décide de nuire.
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Ceci n'a pas pour but de "déresponsabiliser", car la société n'est pas une entité extérieure et qu'on en fait partie, mais que la responsabilité d'un individu recoupe la responsabilité collective.
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Désaccord. L'individu est jugé pour ses actes en individuel, on ne juge pas la société. D'ailleurs c'est aussi le pb de la société, incapable de se soumettre à sa propre introspection <> valable aussi bien pour mon avis que pour le votre.
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Simple remarque pour prévenir contre les 'il n'avait qu'à réfléchir', 'il a choisi de...'. Sans même parler de la croyance en un libre arbitre qui pour ma part n'est qu'une illusion d'origine religieuse.
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Je ne suis pas rentré dans la croyance car même si je suis profondémment athée, j"ai le plus grand respect pour les croyants. Je n'irais jamais affirmer que croire est une connerie. Simplement il m'arrive de penser que si les athées progressaient en nombre, peut être la vie serait meilleure. A partir du moment, où l'on pense que la vie est unitaire, il faut tout faire pour qu'elle soit la plus heureuse possible. Mais bon c'est un tout autre sujet et je ne fais absolument aucun militantisme à ce propos.
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Sur l'intellectualisme ensuite : en quoi un agent qui parle de lui connait-il les véritables motivations qui le conduisent à agir? La tâche du penseur (psychologue, philosophe, anthropologue, sociologue...) est de réussir à reconstituer ce qui fait fond, de comprendre ce qui réellement engendre le réel, loin de la psychologie populaire qui trouve motif à tout (et place originairement la volonté comme moteur des choses, prêtant une âme au monde, etc...). Donc distinguer l'intellectualisme du parler populaire est une aberration, l'un tentant d'expliquer l'autre. Mais ceci m'amene sur mon troisieme point...
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Sauf que je pense que le penseur est en complet décalage avec la réalité des choses. Et si ses pensées, sont intéressantes, elles reste du côté pratique souvent à côté de la plaque. De plus, si l'intellectualisme tente d'explique le parler populaire, il reste très incomplet car cette tâche est accomplie par certaines couches sociales qui sont à mille lieux du populaire. Peut on donner une explication quand les bases sont si différentes ?.
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Que veut t'on de la justice dans ce cas ? S'il s'agit de céder à la volonté de vengeance des victimes, alors allons-y, condamnons, trouvons pire que la mort si l'on y arrive. Cependant ce serait se situer au point de vue du proche de la victime, sous le coup de l'émotion, et surtout placé au plan populaire de celui qui pense en terme de responsabilité individuelle, alors que celle-ci a tout lieu d'être en grande partie battue en brêche.
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Je ne parle pas vengeance, je parle d'éviter une reproduction de l'acte criminel et surtout de la récidive. Quant à l'émotion, ne croyez pas qu'elle est fugace.
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Le rôle assigné à la justice est de rétablir la concorde civile, et donc d'isoler les élements dangereux en leur permettant de se réinsérer si celà est possible.
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Oui, mais si le peuple tend à penser que la justice et par extension l'état , ne les protège pas, on est en risque de retour à l'Etat de Nature. Quand à la réinsertion des criminels, je ne vois pas comment l'on peut justifier un tel acte, sans accord de la famille ? Car qui a souffert dans l'histoire, la société ? non . Les penseurs ? non . Le peuple ? non . La famille ?
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Et si celà n'est pas possible, c'est que la personne est dites malade, et doit donc être soignée
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La maladie a bon dos. On peut tout mettre derrière la maladie. La scission reste à faire. Ou commence la déviance et ou commence la maladie ? Question non résolue pour le moment.
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. La justice n'a rien à voir avec les attentes des victimes, elle ne dois juger qu'au nom de la société... La peine de mort de ce point de vue est condamnable (au même titre que la peine à perpétuité) à deux titres : d'une part, au dommage que la société a subi, elle y rajoute la perte d'une seconde personne
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C'est ton point de vue. L'homme est un animal raisonnable. Et un criminel n'a pu que perdre sa raison pour commettre un crime.
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En deuxième lieu, bien plus important : assassiner un criminel, c'est admettre qu'il ne pourra jamais se réinsérer, être apte à la vie en société, donc qu'il existe une différence de type essentialiste entre le criminel et le citoyen innocent, ce qui contrevient grandement à tout principe d'égalité entre les êtres humains.
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Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Qui peut affirmer que nous naissons égaux ? Certains vont arriver avec un patrimoine génétique formidable, d'autres la mucoviscidose. Personne là non plus ne peut affirmer qu'il n'existe pas de gênes de meurtriers. Entre nous, j'espère qu'on n'ira jamais dans cette direction, mais malheureusement le génome est déjà cartographie et l'exploration génomique en cours. Ca passe parfois inaperçu aux infos, mais les recherches de gênes de la violence sont malheureusement d'actualité. Je dis malheureusement car si on cherche ça, on va tomber sur tellement d'autres choses... Mais bon toute question mérite d'être posée. Bref
Pour en revenir aux droits, car tu m'opposeras sûrement que les droits des criminels doivent être les mêmes que ceux des autres et tu auras raison de le faire. Simplement, je me demande et me demanderais toujours pourquoi permettre des droits à un criminel qui les a ôtées à sa victime, de son propre chef. Surtout quand ces droits font vicier le système et finiront par le faire vaciller.
La justice n'a rien à voir avec la morale, elle n'est là que pour assurer le bon fonctionnement de la société dans un état démocratique. De même que l'état n'a pas a se soucier de notre bonheur, la justice n'a rien à voir avec la réparation des victimes. Et si celles-ci préfère vivre dans la haine au lieu d'avancer, de s'interroger sur les multiples facteurs à l'origine du drame pour cesser de faire du meurtrier un être hors espece humaine, un monstre, que le poison continue à couler dans leurs veines. La justice n'a pour but que d'assurer la sécurité de chacun, de la société en enfermant le criminel, et de protéger le criminel de toute représailles qui mettrait en danger la stabilité de la société. Alors certes je comprend bien qu'à la place de la victime, on ne comprend pas sur le moment, ne reste qu'à espérer que le temps permette de comprendre et d'avancer, et que ce genre de drame permette de sortir de sa vision immédiate des choses.
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Enfin j'aimerai revenir sur ce que je disais juste avant afin de poser une question aux défenseurs de la peine de mort. Etant donné que pour vous, il est justice de réparer le préjudice subi
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Le préjudice subi n'est pas réparable mais ce n'est pas l'essentiel de ton propos.(et puis j'ai peut être moi même commis cette erreur)
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(pour information, historiquement, les peines ont toujours été proportionnées au tort causé à la société, et non au plan individuel),
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Comble ma lacune, ça correspond à quoi les 20 ans de reclusion criminelle à perpétuité ?
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en faisant presque de la comptabilité sur le nombre d'années perdues... Pourquoi les familles ne devraient pas directement pouvoir se charger du criminel ? A quoi bon le pacte social, la loi ? Si la justice doit servir les intérêts individuels (satisfaire la volonté de vengeance, éventuellement transformée en volonté de réparation du préjudice) quel intéret pour les lois ?
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Les lois ne sont pas divines mais humaines. Et pourquoi les penseurs qui ne seront jamais concernés par le crime seraient ils mieux à même d'appréhender la durée ou le type de la sentence ? La vengeance , encore une fois, c'est vous qui en parlez. Je dis simplement que 20 ans ce n'est pas assez pour le préjudice subi. De plus, je ne vois pas en quoi alourdir une peine ferait passer d'une justice collective à une justice individuelle ?
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Elles ne sont jamais là que pour soutenir la constitution d'un état... Après tout si l'on doit suivre l'immédiateté des sentiments, qui seuls ont l'air d'avoir le droit de citer puisque vous préconisez la peine de mort afin de coller à l'opinion du 'citoyen lambda' pourquoi ne pas supprimer toutes les lois, rompre le lien social, et agir comme il nous semble qu'il soit le plus juste ? Pour ma part j'estime qu'il s'agit de la porte ouverte à tous les démagogismes (le "parler vrai" cher à ce Sarkozy destructeur de toute nuance), et que si les citoyens aujourd'hui sont en majorités chez nous contre la peine de mort, c'est que notre démocratie réussit un peu à faire évoluer la conscience des individus en ce qui concerne la manière dont fonctionne notre société (ne plus la voir comme la simple somme des individualités, mais comme le lien entre tous et tous, qui influe sur tous et est le fruit de tous).
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Encore une fois, l'émotion n'est pas fugace. Pour faire un hors sujet, cette démocratie dont tu parles a réussi le comble de faire élire des dictateurs et beaucoup plus récemment à mettre au pouvoir des groupes terroristes ? Alors ce genre d'évolution, j'appelle ça vicier le système. Quant au lien dont tu parles, il est rompu quand tu deviens victime, parce que la société ne t'a pas protégé, parce que tu te rends comptes que tu es loin d'être le seul, parce que ce que tu as vécu, tu ne le souhaites à personne, et qu'en l'état actuel, ça peut arriver et pas si rarement que l'on croit...surtout quand on parle de récidivistes et l'actualité est riche en ce moment. Vouloir faire évoluer les sentences ce n'est pas au nom de l'individualisme mais pour éviter que qqun d'autre subisse le même sort.
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Dernier point : la suppression de la peine de morts n'a jamais entrainé la moindre hausse de violence ou que ce soit. Répondre à celà que l'on ne peut comparer deux situations (parfois à un peine qques années d'écart) en ce qui concerne le rapport à la mort des individus est une fumisterie. Avec ce type d'argument on abat toute idée de science : deux évènements ne sont jamais identiques, deux particules non plus, rien n'est identique à rien dans l'univers. On ne fais jamais qu'admettre qu'il y a forte ressemblance et que des lois agissent, donc qui admet les résultats scientifiques doit aussi admettre qu'étant donné que tous les pays ayant abolis la peine de mort n'ont pas connu de recrudescence des actes conduisant à cette peine, la peine de mort n'incite absolument pas à éviter le moindre crime.
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Là désolé mais les statistiques sont régies par des règles. Et tout biais invalide la conclusion, je n'invente rien. Ce n'est pas moi qui ai défini ni prouvé celà, alors maintenant si tu veux t'asseoir sur des règles qui valident des conclusions d'études c'est ton droit.
Bonne soirée, je vais me coucher