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Auteur Sujet :

Cours de français : Leçon 221 : Feu, feue, feus, feues

n°68485304
rufo
Pas me confondre avec Lycos!
Posté le 26-05-2023 à 07:47:03  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

BoraBora a écrit :


 
Je vois trois erreurs dans cette phrase :
* On ne "se" revendique pas un titre, on "le" revendique. Transitif.
 
[...]
 
Cette histoire de titres soit-disant épicènes n'a aucun sens, de toute façon. Ils n'existaient qu'au masculin simplement parce que les femmes ne pouvaient prétendre à ces titres. Les titres nobiliaires ont toujours été déclinés au masculin comme au féminin. Depuis le "Françaises, Français" de De Gaulle qui avait fait s'indigner l'Académie, il serait quand même temps de relâcher un peu la pédale à bullshit. :o  Quand Angela Merkel est devenue la première chancelière d'Allemagne, on parlait le jour même dans les médias de la kanzlerin et non du kanzler. En France on se tirlipote encore en 2023 pour savoir si une sous-préfète est seulement la femme du sous-préfet et s'il faut dire Madame le Sous-Préfet ou Madame la Sous-Préfète quand on s'adresse à elle. Au secours.  
 


 

BoraBora a écrit :


Mais est-ce encore une erreur quand depuis plusieurs générations on les considère comme synonymes, [...].


Tout à fait d'accord avec ton propos :jap:


---------------
Astres, outil de help-desk GPL : http://sourceforge.net/projects/astres, ICARE, gestion de conf : http://sourceforge.net/projects/icare, Outil Planeta Calandreta : https://framalibre.org/content/planeta-calandreta
mood
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Posté le 26-05-2023 à 07:47:03  profilanswer
 

n°68485692
sire de Bo​tcor
Armorican way of life
Posté le 26-05-2023 à 09:14:06  profilanswer
 

C'est un combat d'arrière-garde, qui ne va pas dans le sens du progrès.
Ce n'est pas parce qu'on a refusé autrefois aux femmes -pour de mauvaises raisons- de se faire appeler "écrivaine" qu'il faut aujourd'hui leur coller ce nom de force.

 

Pourquoi a-t-on supprimé le titre de "Mademoiselle" il y a quelques années ? Parce qu'on n'a pas à connaître le statut marital d'une femme.
De la même manière, pourquoi aurait-on besoin de connaître le genre/sexe d'un écrivain ?

 

Le progrès est dans le neutre.
Dans un monde idéal on changerait tous les noms de métiers pour les dissocier de leur genre habituel actuel, cf. le "écrivox" d'AdHoc mais, au mieux ça va prendre beaucoup de temps, au pire le résultat n'est pas garanti...

Message cité 1 fois
Message édité par sire de Botcor le 26-05-2023 à 09:18:42

---------------
«Ceux qui croient que les peuples suivront leurs intérêts et non leurs passions n’ont rien compris au XXe siècle.» © Raymond Aron
n°68486116
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 10:04:30  profilanswer
 

sire de Botcor a écrit :


J'ai longtemps eu un positionnement hésitant sur cette question de la féminisation des métiers.
C'est finalement Christine Angot (que je n'aime pourtant pas beaucoup d'habitude) qui m'a fait choisir il y a qq années en disant : "Quand on est la meilleure des écrivaines on n'est pas le meilleur des écrivains, donc je suis écrivain et non pas écrivaine." D'un coup ça m'a semblé logique.


Mais "l'écrivain est enceinte" te paraît logique ?  :whistle: Christine Angot, cette purge...

Citation :

Quant à "docteur", c'est un grade/diplôme et non pas une personne, donc pas de raison de féminiser le mot.


Justement, les grades/titres/diplômes/métiers sont employés pour désigner une personne. "Le président est malade", "le colonel a donné des ordres", "l'agrégé de lettres y perd son latin". Donc créer une désinence féminine (et non "féminiser le mot" qui est un abus de langage) est nécessaire pour le respect des règles qui s'appliquent à tous les être sexués en matière d'article et d'accord.
 
De toute façon, quand l'un de ces quelques titres/diplômes/métiers est omniprésent dans le langage courant, tout le monde emploie très logiquement "la" pour parler d'une femme et crée au besoin une désinence conforme ou non aux règles ("la doctoresse" quand l'on pourrait dire doctrice qui suit la règle en usage) ou la fait sauter pour contourner le problème ("la prof de maths" ).


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°68486213
sire de Bo​tcor
Armorican way of life
Posté le 26-05-2023 à 10:14:21  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Donc créer une désinence féminine (et non "féminiser le mot" qui est un abus de langage) est nécessaire pour le respect des règles qui s'appliquent à tous les être sexués en matière d'article et d'accord.


Là-dessus je m'inscris en faux, pour quelle raison aurait-on besoin de tout sexuer ?
Utiliser le neutre au maximum me paraît bien moins délétère pour la langue que l'écriture inclusive qui rend les textes moins intelligibles et moins agréables à lire.

 
BoraBora a écrit :

Mais "l'écrivain est enceinte" te paraît logique ?  :whistle: Christine Angot, cette purge...


Il faut dissocier la femme de l'artiste :D

Message cité 1 fois
Message édité par sire de Botcor le 26-05-2023 à 10:21:02

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«Ceux qui croient que les peuples suivront leurs intérêts et non leurs passions n’ont rien compris au XXe siècle.» © Raymond Aron
n°68486458
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 10:43:43  profilanswer
 

sire de Botcor a écrit :

C'est un combat d'arrière-garde, qui ne va pas dans le sens du progrès.
Ce n'est pas parce qu'on a refusé autrefois aux femmes -pour de mauvaises raisons- de se faire appeler "écrivaine" qu'il faut aujourd'hui leur coller ce nom de force.
 
Pourquoi a-t-on supprimé le titre de "Mademoiselle" il y a quelques années ? Parce qu'on n'a pas à connaître le statut marital d'une femme.
De la même manière, pourquoi aurait-on besoin de connaître le genre/sexe d'un écrivain ?
 
Le progrès est dans le neutre.  
Dans un monde idéal on changerait tous les noms de métiers pour les dissocier de leur genre habituel actuel, cf. le "écrivox" d'AdHoc mais, au mieux ça va prendre beaucoup de temps, au pire le résultat n'est pas garanti...


Le neutre n'existe pas en français en dehors des très récents iel et autres créations, qui, c'est un euphémisme, n'entraînent pas un enthousiasme délirant. On a seulement quelques mots épicènes qui, ce n'est pas un hasard, sont masculins et désignent un statut/titre/grade/métier que l'on a voulu dénier aux femmes.
 
Quand tu dis "un écrivox", le un indique le masculin. Il faudrait donc remplacer aussi tous les articles et possessifs (disons "eun" pour un et une) et supprimer les règles d'accord masculin/féminin. Quand on a besoin de connaître ou faire connaître le genre/sexe (si si c'est très utile dans d'innombrables occasions quotidiennes), il faudrait préciser avec un mot de plus, comme quand on dit "la femelle du moustique" parce que l'académie n'a jamais pris la peine de créer les deux désinences pour les insectes, au contraire de la plupart des mammifères (c'est pas un reproche, on les comprend :o ).
 
Bref, faudrait bouleverser toute la langue parce qu'une poignée de réacs s'attache au prestige du masculin et ne veut pas enrichir le français de quelques désinences. L'académie a pu complètement (ré)former la langue au 17ème siècle parce que les lettrés étaient un petit milieu élitiste. Aujourd'hui, tout le monde a appris à lire et écrire et on est plus de 65 millions. Les règles ne peuvent plus changer que sur des points de détail, on ne reviendra pas aux origines pour tout refaire et faire du français une langue non genrée.

Message cité 2 fois
Message édité par BoraBora le 26-05-2023 à 10:47:58

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Qui peut le moins peut le moins.
n°68486468
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 10:44:52  profilanswer
 

sire de Botcor a écrit :

Il faut dissocier la femme de l'artiste :D


Je méprise autant l'écrivaine que la personne publique.  :D


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°68486726
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 26-05-2023 à 11:09:34  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Bref, faudrait bouleverser toute la langue parce qu'une poignée de réacs s'attache au prestige du masculin et ne veut pas enrichir le français de quelques désinences. L'académie a pu complètement (ré)former la langue au 17ème siècle parce que les lettrés étaient un petit milieu élitiste. Aujourd'hui, tout le monde a appris à lire et écrire et on est plus de 65 millions. Les règles ne peuvent plus changer que sur des points de détail, on ne reviendra pas aux origines pour tout refaire et faire du français une langue non genrée.

 

Tu as une tache aveugle dans ton raisonnement, c'est le ressenti des personnes concernées. Mais je ne sais pas si je pourrai l'exprimer clairement. J'ai fait un brouillon de message sur le sujet, plusieurs fois, mais ça me fatigue d'avance parce que je me dis que je n'arriverai pas à me faire comprendre et qu'on va partir sur des pages de débat.

 

Mais en gros, pour schématiser à très gros traits : le prestige du masculin, et l'usage du masculin partout, est complètement dans les habitudes. Surtout dans les domaines très masculins, par exemple, les ingénieurs en informatique. Donc utiliser un mot féminin ça fait tiquer parce qu'on n'a pas l'habitude. Dans certains cas, c'est perçu comme une forme de revendication (une ingénieure en informatique -> regardez moi, je suis une femme qui est ingénieur en informatique). Or être une femme dans ce genre de milieu c'est possiblement pas un atout au quotidien, plutôt un inconvénient qu'on préférerait oublier, comme ça on n'aurait pas les blagues à la con, les remarques paternalistes, etc. Une tactique bien connue (et qui a ses inconvénients) c'est de faire profil bas.

 

C'est comme pour toutes les minorités : on a pleinement conscience que se revendiquer de la minorité c'est la faire entrer dans les mœurs et augmenter son acceptabilité sociale. C'est bien. Maintenant, est-ce qu'on a envie de se taper le boulot, c'est une autre question.

Message cité 1 fois
Message édité par biezdomny le 26-05-2023 à 11:11:15

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°68486732
gilou
Modosaurus Rex
Posté le 26-05-2023 à 11:10:59  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Donc créer une désinence féminine (et non "féminiser le mot" qui est un abus de langage) est nécessaire pour le respect des règles qui s'appliquent à tous les être sexués en matière d'article et d'accord.

Sauf que non, il y a jamais eu de telle règle en français. L'accord se fait par genre (qui est une notion grammaticale, une classe d'accord) et non pas par sexe (qui n'est pas une notion syntaxique).
Tu dis "Le phacochère est mort", même s'il s'agit d'un animal femelle (pour lequel on ne dit pas "Le phacochère est morte", pas plus que "La phacochère est mort" ou "La phacochère est morte", tout au plus, on précise, tout en restant au genre masculin, "Le phacochère femelle est mort" ).
A+,

Message cité 2 fois
Message édité par gilou le 26-05-2023 à 11:15:03

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There's more than what can be linked! --  Le capitaine qui ne veut pas obéir à la carte finira par obéir aux récifs. -- Il ne faut plus dire Sarkozy, mais Sarkozon -- (╯°□°)╯︵ ┻━┻
n°68486901
sire de Bo​tcor
Armorican way of life
Posté le 26-05-2023 à 11:30:16  profilanswer
 

Tiens, je viens de trouver cette pépite :D
https://i.imgur.com/1EX6Ykk.png

 

J'aime bien un/une/um :D même s'il y a peu de chance que ça devienne la norme.

Message cité 2 fois
Message édité par sire de Botcor le 26-05-2023 à 11:37:19

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«Ceux qui croient que les peuples suivront leurs intérêts et non leurs passions n’ont rien compris au XXe siècle.» © Raymond Aron
n°68487316
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 12:38:26  profilanswer
 

biezdomny a écrit :

Tu as une tache aveugle dans ton raisonnement, c'est le ressenti des personnes concernées. Mais je ne sais pas si je pourrai l'exprimer clairement. J'ai fait un brouillon de message sur le sujet, plusieurs fois, mais ça me fatigue d'avance parce que je me dis que je n'arriverai pas à me faire comprendre et qu'on va partir sur des pages de débat.  
 
Mais en gros, pour schématiser à très gros traits : le prestige du masculin, et l'usage du masculin partout, est complètement dans les habitudes. Surtout dans les domaines très masculins, par exemple, les ingénieurs en informatique. Donc utiliser un mot féminin ça fait tiquer parce qu'on n'a pas l'habitude. Dans certains cas, c'est perçu comme une forme de revendication (une ingénieure en informatique -> regardez moi, je suis une femme qui est ingénieur en informatique). Or être une femme dans ce genre de milieu c'est possiblement pas un atout au quotidien, plutôt un inconvénient qu'on préférerait oublier, comme ça on n'aurait pas les blagues à la con, les remarques paternalistes, etc. Une tactique bien connue (et qui a ses inconvénients) c'est de faire profil bas.  
 
C'est comme pour toutes les minorités : on a pleinement conscience que se revendiquer de la minorité c'est la faire entrer dans les mœurs et augmenter son acceptabilité sociale. C'est bien. Maintenant, est-ce qu'on a envie de se taper le boulot, c'est une autre question.


Je comprends ce que tu dis, mais le ressenti fonctionne aussi dans l'autre sens (Simone Veil détestait d'être appelée "le ministre" mais ne pouvait à l'époque pas y faire grand chose) et le masculin n'est pas partout. La femme de sire de Botcor considère écrivaine comme une insulte alors que l'on compte depuis longtemps autant d'écrivaines que d'écrivains. Puis je doute que se qualifier d'ingénieur quand on est une femme permet d'éviter les remarques paternalistes ou les blagues à la con. :o  
 

gilou a écrit :

Sauf que non, il y a jamais eu de telle règle en français. L'accord se fait par genre (qui est une notion grammaticale, une classe d'accord) et non pas par sexe (qui n'est pas une notion syntaxique).
Tu dis "Le phacochère est mort", même s'il s'agit d'un animal femelle (pour lequel on ne dit pas "Le phacochère est morte", pas plus que "La phacochère est mort" ou "La phacochère est morte", tout au plus, on précise, tout en restant au genre masculin, "Le phacochère femelle est mort" ).
A+,


La notion grammaticale de genre est basée sur le sexe puisqu'au 17ème siècle les deux ne faisaient qu'un. On dit donc "le phacochère est mort" mais "la laie est morte". Il n'y a absence de relation entre l'accord et le sexe que quand il n'existe qu'un seul mot ou une seule désinence pour désigner un être sexué : "le moustique est écrasé", "la mante religieuse est morte". C'est seulement le cas des êtres vivants qui étaient trop nombreux ou trop insignifiants ou dont il était très difficile, voire impossible, d'identifier le sexe. Dans ces cas où le vocabulaire fait défaut, on emploie alors au besoin une périphrase : "c'est la femelle du moustique tigre qui est dangereuse ."
 
Nier le rapport entre le genre grammatical et le sexe chez les être sexués, c'est une croyance tout de même assez farfelue, je dois dire. :D
 
Même pour le genre des choses, c'est là encore le sexe qui a prévalu, contrairement à l'idée reçue. Pour la majorité des mots (pas tous, évidemment, on connaît bien l'incohérence de l'académie), le genre grammatical a été calqué sur la représentation que se faisaient les hommes des femmes. Une femme est douce, bienveillante, passive, faible etc., l'homme est fort, violent, actif etc. Les premiers académiciens, dont certains étaient des poètes ou prosateurs, ont donc attribué le genre en fonction de la sonorité du suffixe. Un tabouret parce que ret est un suffixe "dur" donc viril tandis que table est "doux" donc féminin. Ronsard en particulier a joué un grand rôle dans ces masculinisation et féminisations du vocabulaire. C'est ce qui a prévalu aussi souvent pour les désinences.

Message cité 1 fois
Message édité par BoraBora le 26-05-2023 à 12:41:08

---------------
Qui peut le moins peut le moins.
mood
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Posté le 26-05-2023 à 12:38:26  profilanswer
 

n°68487374
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 12:51:57  profilanswer
 

sire de Botcor a écrit :

Tiens, je viens de trouver cette pépite :D
https://i.imgur.com/1EX6Ykk.png
 
J'aime bien un/une/um :D même s'il y a peu de chance que ça devienne la norme.


Pas peu : aucune. On ne change pas des mots employés dans chaque phrase depuis que l'on sait parler. On sait aussi que les injonctions ont leurs limites : même les normes académiques pourtant enseignées dès le plus jeune âge dans tout le système éducatif ont abouti à cette distinction entre français parlé et français écrit. Un petit groupe peut tenter d'imposer "as-tu du sel" et les gens continueront de dire "t'as du sel ?" [:spamafoote]


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°68487384
Smelly Jel​ly
Drive
Posté le 26-05-2023 à 12:55:09  profilanswer
 

gilou a écrit :

Sauf que non, il y a jamais eu de telle règle en français. L'accord se fait par genre (qui est une notion grammaticale, une classe d'accord) et non pas par sexe (qui n'est pas une notion syntaxique).
Tu dis "Le phacochère est mort", même s'il s'agit d'un animal femelle (pour lequel on ne dit pas "Le phacochère est morte", pas plus que "La phacochère est mort" ou "La phacochère est morte", tout au plus, on précise, tout en restant au genre masculin, "Le phacochère femelle est mort" ).
A+,


+1

n°68487391
Smelly Jel​ly
Drive
Posté le 26-05-2023 à 12:56:50  profilanswer
 

sire de Botcor a écrit :

Tiens, je viens de trouver cette pépite :D
https://i.imgur.com/1EX6Ykk.png
 
J'aime bien un/une/um :D même s'il y a peu de chance que ça devienne la norme.


Cette horreur...

n°68487687
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 13:44:06  profilanswer
 


Tu as quelque chose de concret pour appuyer cette théorie ou comme Gilou tu te contentes juste de dire que c'est comme ça épicétou ?  :whistle:


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Qui peut le moins peut le moins.
n°68488215
gilou
Modosaurus Rex
Posté le 26-05-2023 à 14:53:10  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


La notion grammaticale de genre est basée sur le sexe puisqu'au 17ème siècle les deux ne faisaient qu'un. On dit donc "le phacochère est mort" mais "la laie est morte". Il n'y a absence de relation entre l'accord et le sexe que quand il n'existe qu'un seul mot ou une seule désinence pour désigner un être sexué : "le moustique est écrasé", "la mante religieuse est morte". C'est seulement le cas des êtres vivants qui étaient trop nombreux ou trop insignifiants ou dont il était très difficile, voire impossible, d'identifier le sexe. Dans ces cas où le vocabulaire fait défaut, on emploie alors au besoin une périphrase : "c'est la femelle du moustique tigre qui est dangereuse ."
 
Nier le rapport entre le genre grammatical et le sexe chez les être sexués, c'est une croyance tout de même assez farfelue, je dois dire. :D
 
Même pour le genre des choses, c'est là encore le sexe qui a prévalu, contrairement à l'idée reçue. Pour la majorité des mots (pas tous, évidemment, on connaît bien l'incohérence de l'académie), le genre grammatical a été calqué sur la représentation que se faisaient les hommes des femmes. Une femme est douce, bienveillante, passive, faible etc., l'homme est fort, violent, actif etc. Les premiers académiciens, dont certains étaient des poètes ou prosateurs, ont donc attribué le genre en fonction de la sonorité du suffixe. Un tabouret parce que ret est un suffixe "dur" donc viril tandis que table est "doux" donc féminin. Ronsard en particulier a joué un grand rôle dans ces masculinisation et féminisations du vocabulaire. C'est ce qui a prévalu aussi souvent pour les désinences.


Ben non, c'est toute la linguistique qui te dit le contraire : le genre est une classe d'accord grammatical.
Tu inverses les choses : c'est la notion sémantique d'être sexué de tel ou tel type qui va se déverser (ou pas) de manière uniforme dans un genre et non l'inverse.
Au point que tu as des langues à plusieurs genres (en Inde si mes souvenirs sont bons), ou pour une langue, les dieux & les déesses sont dans un genre, les hommes dans un autre, les femmes et les animaux (!) dans un 3e, tandis que dans une langue sœur, on a les dieux dans un genre, les hommes dans un autre, les femmes, les déesses, et les animaux (!!) dans un 3e.
Et sans aller chercher si loin, tu as le cas en allemand, ou ce sont des considérations morphologiques et non de sexe qui attribuent un genre a Mädchen et Fräulein.
> le genre grammatical a été calqué sur la représentation que se faisaient les hommes des femmes
Mais bien sur, c'est pour cela que collier est masculin, c'est un objet clairement viril, tandis que collerette est féminin... :sarcastic:  
Cette argumentation à la Isidore de Séville, elle est un poil dépassée de nos jours, maintenant que l'on a beaucoup de données sur les langues (dont tout un tas de langues qui se passent de genre, et d'autres qui en ont un paquet [et pour lesquelles, la tendance est de répartir les mots désignant des êtres de même sexe vers ou plusieurs genres précis, certes]). Un petit rappel, chez nous le soleil est masculin et la lune est féminine, alors que c'est l'inverse chez les locuteurs de l'arabe. On s'attendrait, avec ce type d'argumentaire, à ce que le soleil soit masculin aussi pour ces locuteurs, car vu comment le soleil cogne chez eux, on ne peut pas parler de douceur...
C'est le linguiste  George Lakoff qui avait étudié ce genre de phénomène dans son célèbre bouquin, Women, Fire and Dangerous Things (qui traite entre autres d'une langue australienne qui regroupe les trois dans un genre)
 
Bref, le genre grammatical est une notion de classe d'accord et ce n'est pas le genre naturel qui l'engendre (par contre, il est assez naturel de regrouper les mots de même genre naturel dans une même classe d'accord), mais c'est en général la morphologie qui prime sur le classement (ce qui explique que quand on veut féminiser ou masculiniser, on va modifier la fin (ou le début selon la langue) d'un mot, afin de lui donner une morphologie courante dans une classe ou on regroupe les mots d'un genre. Il ne faut pas confondre la cause et l'effet.  
Et ça explique pourquoi historiquement, le nombre de genres d'une langue varie, alors que le genre naturel non (sans rentrer dans la théorie des genres ;)) : parce que l'évolution morphologique des mots peut aboutir à scinder ou fusionner les classes.
Initialement, en proto-indo-européen, tel que reconstruit, il y avait deux genres, animé et inanimé, le genre naturel n'y était pas pris en compte (par contre, pour certaines notions, comme le feu, il y a un mot dans chaque classe). Pour arriver jusqu'au français, on est donc passé de deux genres à 3 (latin), puis a nouveau à deux (français).
 
A+,

Message cité 2 fois
Message édité par gilou le 26-05-2023 à 15:07:33

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There's more than what can be linked! --  Le capitaine qui ne veut pas obéir à la carte finira par obéir aux récifs. -- Il ne faut plus dire Sarkozy, mais Sarkozon -- (╯°□°)╯︵ ┻━┻
n°68488368
sire de Bo​tcor
Armorican way of life
Posté le 26-05-2023 à 15:11:53  profilanswer
 

AdHoc a écrit :


 
Un présidox, une présidox.
Un écrivox, une écrivox.
 
 [:spamatounet]  


Um présidox
Um écrivox
 [:moundir]


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«Ceux qui croient que les peuples suivront leurs intérêts et non leurs passions n’ont rien compris au XXe siècle.» © Raymond Aron
n°68488665
moonblood
Non, je ne suis pas Moonboots
Posté le 26-05-2023 à 15:49:25  profilanswer
 

Ox présidox


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Mod : Mon Xaser III | On peut dire que t'es une lumière -QNTAL- | t'a été le meilleur du bulbe sur ce coup là -LoDeNo-
n°68488780
flash23
Fin de race brainwashée
Posté le 26-05-2023 à 16:08:29  profilanswer
 

kamoulox

n°68488878
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 26-05-2023 à 16:23:49  profilanswer
 

gilou a écrit :

dont tout un tas de langues qui se passent de genre

 

C'est chiant d'ailleurs parce que ça oblige à faire des raisonnements circulaires sur le sexe des défunts quand on trouve des inscriptions funéraires, genre « hmmm il a des titres de prêtrise qu'on voit surtout chez les hommes donc ça doit être un homme » dude comment tu sais que les autres qui avaient ces titres c'était des hommes :o (en vrai c'est à peine moins caricatural, on va dire qu'on fait beaucoup d'educated guesses, heureusement que de temps en temps on a des représentations des gens avec leur nom).

 
gilou a écrit :

On s'attendrait, avec ce type d'argumentaire, à ce que le soleil soit masculin aussi pour ces locuteurs, car vu comment le soleil cogne chez eux, on ne peut pas parler de douceur...

 

Ou bien ça dépend des contextes. L'œil du dieu Râ (dans les jours où il brûle très très fort) s'incarne sous la forme de la Déesse Lointaine, y a plus rien qui va mon pauvre Monsieur.


Message édité par biezdomny le 26-05-2023 à 16:24:57

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°68489000
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 16:41:24  profilanswer
 

AdHoc a écrit :


 
Un présidox, une présidox.
Un écrivox, une écrivox.
 
 [:spamatounet]  


Présidox est alors un mot épicène, comme artiste. Toujours pas neutre mais masculin ou féminin en fonction de l'article. Et donc à accorder en fonction du genre.

Message cité 1 fois
Message édité par BoraBora le 26-05-2023 à 17:35:41

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Qui peut le moins peut le moins.
n°68489371
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 17:34:59  profilanswer
 

gilou a écrit :


Ben non, c'est toute la linguistique qui te dit le contraire : le genre est une classe d'accord grammatical.
Tu inverses les choses : c'est la notion sémantique d'être sexué de tel ou tel type qui va se déverser (ou pas) de manière uniforme dans un genre et non l'inverse.
Au point que tu as des langues à plusieurs genres (en Inde si mes souvenirs sont bons), ou pour une langue, les dieux & les déesses sont dans un genre, les hommes dans un autre, les femmes et les animaux (!) dans un 3e, tandis que dans une langue sœur, on a les dieux dans un genre, les hommes dans un autre, les femmes, les déesses, et les animaux (!!) dans un 3e.
Et sans aller chercher si loin, tu as le cas en allemand, ou ce sont des considérations morphologiques et non de sexe qui attribuent un genre a Mädchen et Fräulein.


Je vois que tu prends tes exemples partout sauf en français. Celui-ci a pour particularité d'avoir été profondément transformé à la fin de la Renaissance par une poignée seulement de personnes auxquelles la royauté a donné ce pouvoir, indépendamment des usages, un cas peut-être unique. Ces transformations sont documentées et les historiens, tout autant que les linguistes, peuvent s'y pencher. Ce qu'a fait Éliane Viennot, très souvent citée pour son éclairant Non, le masculin n'emporte pas sur le féminin et dont le travail universitaire est sourcé de bout en bout (je suis allé jusqu'à demander confirmation du sérieux de ses recherches à un sympathique client historien, professeur à l'école des chartes et directeur du musée national de la Renaissance : il avait lu le livre et n'a vu aucun fait contestable).
 
Je n'ai pas le livre sous la main, prêté à une copine qui l'a depuis un bout de temps, mais on en trouve des citations à la pelle sur le net. Pour ne citer que le fameux "le masculin est plus noble que le féminin" auquel le titre fait allusion et qui deviendra "le masculin l'emporte sur le féminin" sous la République, tu as là une réforme grammaticale qui n'a d'autre justification qu'idéologique. Racine, comme tout le monde avant cette réforme, écrivait encore "un homme et une femme enfiévrées", accord sur le mot qui précède. Le livre regorge d'exemples de ce type, et je le répète : sourcés.
 
Les grammaires ne tombent pas du ciel, elles sont créées par des gens. Tu peux les étudier de manière abstraite, comme on étudie les maths mais il faut aussi un point de vue historique, anthropologique, sociologique. Ton argument qui consiste à aligner des exemples contraires dans d'autres langues pour procurer une sorte d'ontologie de la grammaire est au contraire un excellent argument pour se pencher sur les raisons humaines, sociales, politiques.  
 

Citation :

Mais bien sur, c'est pour cela que collier est masculin, c'est un objet clairement viril, tandis que collerette est féminin... :sarcastic:  


Je te sais insoupçonnable de mal lire donc je vais prendre ton sarcasme pour de la mauvaise foi caractérisée quand tu fais semblant de confondre l'utilisation de l'objet et le suffixe. Du même genre que ton phacochère pour essayer de démontrer que le sexe d'un être sexué n'a pas forcément de rapport avec son genre grammatical.
 
On a les écrits de Ronsard et ses collègues sur la sonorité des suffixes, vue sous l'angle de la rime puisque c'est ce qui les préoccupait le plus, et leurs décisions d'attributions de genre. Sujet peu étudié, malheureusement, et une histoire des transformations de la langue française par l'académie sur ces 4 derniers siècles est encore à écrire (au moins jusqu'à l'après-guerre puisqu'elle ne transforme plus rien depuis et se contente de s'arc-bouter sur ses positions d'arrière-garde qui font les délices du Figaro, sans que grand monde en ait quoi que ce soit à battre). En attendant, Elyane Viennot a montré le chemin, j'espère que l'on verra d'autres livres sur ce sujet passionnant, pas forcément centrés sur la masculinisation de la langue à la Renaissance mais sur tous les aspects.


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Qui peut le moins peut le moins.
n°68489433
sire de Bo​tcor
Armorican way of life
Posté le 26-05-2023 à 17:44:01  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Présidox est alors un mot épicène, comme artiste. Toujours pas neutre mais masculin ou féminin en fonction de l'article. Et donc à accorder en fonction du genre.


Le mot n'existe pas, quitte à le créer, autant le créer neutre directement...


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«Ceux qui croient que les peuples suivront leurs intérêts et non leurs passions n’ont rien compris au XXe siècle.» © Raymond Aron
n°68489721
gilou
Modosaurus Rex
Posté le 26-05-2023 à 18:39:03  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Les grammaires ne tombent pas du ciel, elles sont créées par des gens. Tu peux les étudier de manière abstraite, comme on étudie les maths mais il faut aussi un point de vue historique, anthropologique, sociologique. Ton argument qui consiste à aligner des exemples contraires dans d'autres langues pour procurer une sorte d'ontologie de la grammaire est au contraire un excellent argument pour se pencher sur les raisons humaines, sociales, politiques.

A priori, les grammaires sont crées par les locuteurs, c'est comme cela qu'elles évoluent.  
J'avoue que je connais pas le cas particulier du français au moment de la création de l’académie, mais habituellement, une règle grammaticale décrétée par une académie, et contraire aux usages des locuteurs, tombe en désuétude car elle n'est alors pas employée.
Il y a peut être une exception française, mais je connais d'autres cas ou les échecs sont patents (Les multiples réformes du finnois depuis le moyen âge, qui ne prennent pas, parce que leur rédacteurs, lettrés, s'inspirent trop de l'allemand ou du suédois [parlé dans les grandes villes], et sont étrangères aux pratiques de la majorité des locuteurs [non citadins]). Ce qui m'étonne, c'est que tu aies l'air de considérer que c'est l'académie qui à introduit (voire créé) les mots nouveaux dans son dictionnaire. J'avais plutôt l'impression que l'essentiel de son travail avait été de tenter de fixer une norme parmi une masse de conventions orthographiques disparates (la lecture des mazarinades de Cyrano de Bergerac est édifiante sur ce point), et donc d'usages divers plus ou moins bien établis. Et donc que si telle ou telle forme, masculine ou féminine avait été choisie, c'est parce qu'on la trouvait déjà dans l'usage (pas nécessairement parisien).
 
A+,


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n°68489762
panchopa
le lama de Lima
Posté le 26-05-2023 à 18:46:39  profilanswer
 

Il n'y a plus aucun linguiste à l'Académie, c'est dommage.

 


Message cité 1 fois
Message édité par panchopa le 26-05-2023 à 18:47:17

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n°68489783
rufo
Pas me confondre avec Lycos!
Posté le 26-05-2023 à 18:50:57  profilanswer
 

Le grand entretien de France inter était justement sur la linguistique ce matin : https://www.youtube.com/watch?v=dL_pYeP5kY8  ;)
"Le seul moyen d'abîmer une langue, c'est de ne pas la parler", affirment deux linguistes.


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n°68489895
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 19:16:30  profilanswer
 

sire de Botcor a écrit :


Le mot n'existe pas, quitte à le créer, autant le créer neutre directement...


Encore une fois, le neutre n'existe pas en français donc tu ne peux pas créer un substantif neutre sans créer aussi des possessifs, articles etc. En anglais, tu peux dire my car ou a dog, comme tu peux aussi dire they came (mais pas d'équivalent de iel, c'est he ou she). En français, tu ne peux pas.

panchopa a écrit :

Il n'y a plus aucun linguiste à l'Académie, c'est dommage.


Si, Barbara Cassin, mais c'était la première depuis 1903. De toute façon, les compétences ne sont pas un critère pour entrer à l'académie, et tu peux ne rien y faire, voire ne jamais y mettre les pieds si ça te chante.
 

Citation :

L’aspect le plus fascinant de l’Académie française, c’est son amateurisme fondamental. Au XIXe siècle, elle comptait encore quelques grands professionnels de la langue comme le lexicographe Émile Littré (élu en 1871) et le philologue Gaston Paris (élu en 1896). Mais au XXe siècle, rien. Pourtant, il ne manquait pas de lexicographes chevronnés, tels Alain Rey ou les Québécois Hélène Cajolet-Laganière et Claude Poirier. Ni de linguistes du calibre d’un Jean-Marie Klinkenberg ou d’une Henriette Walter. Cet organisme, qui a pour vocation de faire un dictionnaire, n’a élu une première linguiste, Barbara Cassin, qu’en 2018 — 115 ans après la mort de Gaston Paris.
 
J’ai eu l’occasion de soulever ce point, en 2004, avec la Secrétaire perpétuelle, l’historienne Hélène Carrère d’Encausse. Elle m’a répondu ce qu’elle écrit fréquemment : l’Académie française emploie des lexicographes et des terminologues qui font tout le boulot de recherche et de recommandation — et les académiciens tranchent à la séance du jeudi. Le problème ici, c’est qu’il n’est pas normal que les académiciens soient moins qualifiés en ce domaine que leurs employés. Bref, le cerveau est dans les jambes et la tête est vide.


 
https://lactualite.com/societe/trop [...] inguistes/


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biezdomny
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Posté le 26-05-2023 à 19:31:28  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Citation :

Le problème ici, c’est qu’il n’est pas normal que les académiciens soient moins qualifiés en ce domaine que leurs employés. Bref, le cerveau est dans les jambes et la tête est vide.


 

Pardon [:el_fiasco:4]

 

C'est pas le standard de la plupart des structures ça ? Je veux dire, d'avoir des tech qui tech et des décideurs qui décident et qui viennent faire chier les tech le soir alors qu'ils voudraient rentrer chez eux parce qu'eux ont envie de pontifier pour bien montrer qu'ils savent de quoi ils parlent alors ils te tiennent la jambe pendant une heure à base de « tu sais, la data c'est compliqué » alors qu'ils ont un spécialiste de la qualité des données sur SGBD Oracle qui décroûte leur SI depuis dix ans en face ?

 

Pardon [:protect_me:5]

Message cité 1 fois
Message édité par biezdomny le 26-05-2023 à 19:31:52

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°68490051
panchopa
le lama de Lima
Posté le 26-05-2023 à 19:42:26  profilanswer
 

Citation :

Cassin, née le 24 octobre 1947 à Boulogne-Billancourt, est une philologue, helléniste et philosophe française, spécialiste des philosophes grecs et de la rhétorique de la modernité


Je ne la connais pas, mais elle n'a pas l'air d'être complètement spécialisée dans la linguistique.

 

Une tous les 100 ans  [:vave:4]

Message cité 1 fois
Message édité par panchopa le 26-05-2023 à 19:43:30

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n°68490245
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 20:27:01  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
Pardon [:el_fiasco:4]  
 
C'est pas le standard de la plupart des structures ça ? Je veux dire, d'avoir des tech qui tech et des décideurs qui décident et qui viennent faire chier les tech le soir alors qu'ils voudraient rentrer chez eux parce qu'eux ont envie de pontifier pour bien montrer qu'ils savent de quoi ils parlent alors ils te tiennent la jambe pendant une heure à base de « tu sais, la data c'est compliqué » alors qu'ils ont un spécialiste de la qualité des données sur SGBD Oracle qui décroûte leur SI depuis dix ans en face ?
 
Pardon [:protect_me:5]


 [:neokill@h]  
 
Bon, il y a quand même une différence : l'académie française, c'est pour presque tout le monde des académiciens qui font la pluie et le beau temps sur le "bon" français. Ils posent, font les beaux dans leur bel uniforme avec leur belle épée, sont appelés les immortels, apposent leur titre sur tout ce qu'ils écrivent et jouissent d'un prestige sans commune mesure avec celui d'un cadre sup' de SSII. :D Donc écrire qu'ils ne font en fait quasiment rien parce qu'ils sont incompétents (sans parler de leurs heures de travail mensuelles qui commencent à 0 et ne doivent guère dépasser 20 pour les plus bosseurs), forcément, ça la fout mal.
 
Ce que ne dit pas l'article, d'ailleurs, est que le dictionnaire est rédigé par des agrégés de lettres "prêtés" par l'EN (c'est pas comme si on manquait de profs pour enseigner, n'est-ce pas ? :o ). Ca non plus, ils ne le font pas. Et ce que ne dit pas Carrère d'Encausse, c'est que chaque académicien peut y aller de son avis tout seul dans son coin selon sa tendance politique où les prévisions météo. Elle l'a elle-même fait avec "la" covid qui a beaucoup énervé certains des autres immortels.  :D


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n°68490297
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 20:37:20  profilanswer
 

panchopa a écrit :


Je ne la connais pas, mais elle n'a pas l'air d'être complètement spécialisée dans la linguistique.


Oui, elle est plus philosophe que linguiste.
 
@gilou : je te répondrai plus tard, ça risque d'être long.  :o


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n°68490305
panchopa
le lama de Lima
Posté le 26-05-2023 à 20:39:21  profilanswer
 

Sur France Inter, l'émission de ce matin était intéressante.

 

À propos du dico de l'académie, on trouve des définitions à la ramasse. Par exemple, le mariage défini comme union entre personnes de sexe opposé alors que certaines lois disent autre chose :D

 

J'ai bien aimé ce qu'elle disait sur les "amoureux de la langue française" qui se lamentent de son déclin en idéalisant un âge d'or du 17e. Ses arguments tiennent la route, ce serait un peu long à résumer mais si vous voulez écouter :

 

https://www.radiofrance.fr/francein [...] -entretien

Message cité 3 fois
Message édité par panchopa le 26-05-2023 à 20:41:02

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n°68491014
rufo
Pas me confondre avec Lycos!
Posté le 26-05-2023 à 22:35:50  profilanswer
 

panchopa a écrit :

Sur France Inter, l'émission de ce matin était intéressante.
 
À propos du dico de l'académie, on trouve des définitions à la ramasse. Par exemple, le mariage défini comme union entre personnes de sexe opposé alors que certaines lois disent autre chose :D  
 
J'ai bien aimé ce qu'elle disait sur les "amoureux de la langue française" qui se lamentent de son déclin en idéalisant un âge d'or du 17e. Ses arguments tiennent la route, ce serait un peu long à résumer mais si vous voulez écouter :
 
https://www.radiofrance.fr/francein [...] -entretien


Oui, moi aussi.
J'ai posté le lien de la vidéo de l'émission dans mon précédent post ;)


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n°68491049
panchopa
le lama de Lima
Posté le 26-05-2023 à 22:40:32  profilanswer
 

J'avais pas vu le lien, désolé  :jap:


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n°68491309
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-05-2023 à 23:38:00  profilanswer
 

panchopa a écrit :

À propos du dico de l'académie, on trouve des définitions à la ramasse. Par exemple, le mariage défini comme union entre personnes de sexe opposé alors que certaines lois disent autre chose :D


Ils l'ont commencé en 1937 et ne sont qu'à la lettre S. S'ils le remettaient à jour au fur et à mesure, ils seraient encore à la lettre B. :D  
 
J'ai écouté le podcast (c'est très rare :o ) et j'ai pas appris grand chose mais c'était sympa. Nettement plus que des pleurnicheries de drama queens déclinistes.
 
Sur le site, une illustration de ce qu'était vraiment la langue de Molière (j'en peux plus de cette périphrase à la con comme de son équivalent avec Shakespeare ou, tant qu'on y est, même si c'est HS, le 9ème art pour dire la BD :o )  
 
https://www.tract-linguistes.org/wp-content/uploads/2023/05/Moliere.png
 


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Qui peut le moins peut le moins.
n°68491364
flash23
Fin de race brainwashée
Posté le 27-05-2023 à 00:06:57  profilanswer
 

Je déteste le "s long".  :fou:  
Mon cerveau est câblé pour le traduire en 'f'.
J'ai beau savoir que c'est un 's', ma voix intérieure prononce systématiquement 'f'.

n°68491769
rufo
Pas me confondre avec Lycos!
Posté le 27-05-2023 à 08:54:58  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Ils l'ont commencé en 1937 et ne sont qu'à la lettre S. S'ils le remettaient à jour au fur et à mesure, ils seraient encore à la lettre B. :D  
 
J'ai écouté le podcast (c'est très rare :o ) et j'ai pas appris grand chose mais c'était sympa. Nettement plus que des pleurnicheries de drama queens déclinistes.
 
Sur le site, une illustration de ce qu'était vraiment la langue de Molière (j'en peux plus de cette périphrase à la con comme de son équivalent avec Shakespeare ou, tant qu'on y est, même si c'est HS, le 9ème art pour dire la BD :o )  
 
https://www.tract-linguistes.org/wp [...] oliere.png
 


A un moment donné dans l'interview, l'une des 2 linguistes fait quelques phrases en français comme au temps de Molière justement. Ceux qui parlent de la langue de Molière, en général, ne savent pas de quoi ils parlent, à commencer déjà par le fait qu'on ne s'exprimait pas de la même manière à l'oral qu'à l'écrit (comme actuellement tu me diras).
Encore une fois, ces gens là ont se font une idée fantasmée de la langue française qu'on parlait à cette époque.


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n°68491816
Gwrach
Posté le 27-05-2023 à 09:07:48  profilanswer
 

J'ai déjà lu ton message sur le topic de Radio France et j'avoue que je ne comprends pas. L'expression "la langue de Molière" est une périphrase pour désigner le français, de même que "la langue de Shakespeare" désigne l'anglais. Je crois pas qu'il existe vraiment des personnes qui croient que cela désigne une ligne figée au 17e siècle. On a tous eu l'occasion de lire du Molière au collège ou au lycée, on sait que la langue évolue. (On s'en rend compte déjà en vieillissant en en voyant notre vocabulaire se ringardiser [:hado papi:2] )
 
J'ai écouté l'interview des 2 linguistes et je comprends même pas qu'elles aient pris la peine d'expliquer ça et d'en faire un point d'argumentation auprès des auditeurs de France Inter. (Edit : Pour être plus précise je pense que ceux qui, dans la vie courante et non à l'Académie, regrettent le beau-parler pensent plutôt à la richesse du vocabulaire qu'à un dictionnaire poussiéreux. Pour ça que certains s'extasient sur les discours ou les écrits de Taubira ou de Tesson.)
 
Je comprends pas non plus qu'elles considèrent que "spoiler" soit un verbe qu'on a adopté car il n'existait pas d'équivalent dans notre langue. "Spoil" veut dire "gâcher" en anglais, que l'on parle de la date de péremption du lait ou de la fin d'un film. On possède déjà le mot "gâcher". Je trouve qu'elles ont minimisé la question de l'hégémonie culturelle anglosaxonne. L'auditeur semblait pointer ça d'ailleurs.

Message cité 3 fois
Message édité par Gwrach le 27-05-2023 à 09:15:02
n°68492278
rufo
Pas me confondre avec Lycos!
Posté le 27-05-2023 à 11:20:01  profilanswer
 

En fait, je pense que pour certains, "la langue de Molière" désigne juste le français mais que pour certains, elle désigne le français parlé et écrit de manière la plus belle qui existe (où quelques chose dans ce genre). Or, pour ces derniers, en général, ils se font une très mauvaise représentation de ce que le français était à cette époque. Et y'a pleins de règles en français qui sont issues d'erreurs, ce que soulignaient les 2 linguistes en disant qu'il aurait été opportun d'appliquer plus les règles proposées par la réforme de l'orthographe et de la grammaire de 90.
 
Ex : la règle de l'accord avec avoir si le COD est placé avant, ça a été introduit sous François 1er qui voulait donner plus de noblesse au français en repompant une règle de grammaire de l'italien qui était une langue "noble" à cette époque (en tout cas, plus que le français apparemment).
 
Nénuphar : mauvaise orthographe en fait car on pensait que le mot avait une étymologie grecque alors qu'en fait c'était de l'arabe, du coup, il faudrait écrire "nénufar" (du reste, c'était ce mot avant 1935 dans le dico de l'Académie).
 
Concernant spoiler et d'une manière générale les mots anglais employés en français, moi aussi j'ai été surpris par la position des 2 linguistes. Effectivement, pas mal d'auditeurs étaient surpris. Cela dit, là où elles ont raison, c'est que bon nb de mots en anglais viennent à l'origine du français (ex : en cuisine, un bon nb de viandes ont un mot venant du français alors que pour désigner l'animal, c'est un mot anglais).
 
Mes enfants qui ont fait de l'occitan dans une Calandreta ont eu des cours de langues et y'a pleins de passerelles entre le français l'occitan et l'anglais ainsi que l'espagnol. Ex : les mots contenant une voyelle suivie d'un "s" ont donné en français la voyelle avec un accent circonflexe.
île -> isle -> island


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n°68492383
BoraBora
Dilettante
Posté le 27-05-2023 à 11:42:33  profilanswer
 

Gwrach a écrit :

J'ai déjà lu ton message sur le topic de Radio France et j'avoue que je ne comprends pas. L'expression "la langue de Molière" est une périphrase pour désigner le français, de même que "la langue de Shakespeare" désigne l'anglais. Je crois pas qu'il existe vraiment des personnes qui croient que cela désigne une ligne figée au 17e siècle. On a tous eu l'occasion de lire du Molière au collège ou au lycée, on sait que la langue évolue. (On s'en rend compte déjà en vieillissant en en voyant notre vocabulaire se ringardiser [:hado papi:2] )
 
J'ai écouté l'interview des 2 linguistes et je comprends même pas qu'elles aient pris la peine d'expliquer ça et d'en faire un point d'argumentation auprès des auditeurs de France Inter. (Edit : Pour être plus précise je pense que ceux qui, dans la vie courante et non à l'Académie, regrettent le beau-parler pensent plutôt à la richesse du vocabulaire qu'à un dictionnaire poussiéreux. Pour ça que certains s'extasient sur les discours ou les écrits de Taubira ou de Tesson.)


Une périphrase ne devient pas un cliché stylistique par hasard. Molière est contemporain de la première académie, le point de départ de 4 siècles de normalisation de notre langue écrite. C'est une périphrase qui est dépourvue de sens (pourquoi Molière plutôt que Rabelais, Balzac, Audiard ou Pivot ?) si tu ne prends pas en compte ce qu'elle exprime de nostalgie et de fantasme.
 
Mais je suis d'accord, c'est aussi par sa forme pédante (devenue ringarde à force d'utilisation) une manière de se rattacher à l'époque où l'on écrivait "riche". La langue de Molière, ça claque plus que le français. On savait faire des phrases, à l'époque, mon bon monsieur. :D Mais le 17ème siècle littéraire est tout de même une référence, tout simplement parce qu'il est plus facile de l'idéaliser.
 

Citation :

Je comprends pas non plus qu'elles considèrent que "spoiler" soit un verbe qu'on a adopté car il n'existait pas d'équivalent dans notre langue. "Spoil" veut dire "gâcher" en anglais, que l'on parle de la date de péremption du lait ou de la fin d'un film. On possède déjà le mot "gâcher". Je trouve qu'elles ont minimisé la question de l'hégémonie culturelle anglosaxonne. L'auditeur semblait pointer ça d'ailleurs.


Ce qu'elles disent est que spoiler n'est pas to spoil et spolié n'est pas spoiled. A partir du moment où on le conjugue comme tout verbe du 1er degré, le mot rentre dans la catégorie "vient de l'anglais" comme on dit "vient de l'allemand" ou "vient du latin".
 
Puis spoiler quelqu'un a un sens précis que n'ont ni gâcher ni to spoil. Bien pour ça que les québecois ont créé divulgâcher (que je trouve lourdingue). Des tas de choses peuvent te gâcher un film, en particulier au cinéma, pas seulement la révélation de la fin ou si untel va mourir. La richesse d'une langue ne vient pas de 17 manières différentes d'écrire un phonème comme certains semblent le penser, ou de règles d'accord imbitables, elle vient de la possibilité d'exprimer le plus de sens et nuances différents avec le plus de précision possible. C'est la polysémie qui est l'ennemie de la langue, pas l'emprunt aux autres langues.
 
C'est la même chose avec qu'avec dealer en français, raccourci pour revendeur de drogue. En anglais, un dealer peut être un revendeur de n'importe quoi. Et comme pour spoiler, on a adapté le mot à la grammaire française en le déclinant.
 
Après, je suis d'accord qu'il y a aussi des remplacements de mots par l'anglais qui n'ont aucun sens, mais c'est surtout dans le marketing. La première fois que j'ai vu sales dans une vitrine de boutique de fringues au lieu de soldes, j'ai levé les yeux au ciel (dans un quartier très loin d'être le plus fréquenté par des touristes étrangers, je précise). Par contre, je n'ai encore jamais entendu quelqu'un dire "j'attends les sales".  :o


Message édité par BoraBora le 27-05-2023 à 11:49:02

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Qui peut le moins peut le moins.
n°68492546
gilou
Modosaurus Rex
Posté le 27-05-2023 à 12:23:53  profilanswer
 

Gwrach a écrit :

Je comprends pas non plus qu'elles considèrent que "spoiler" soit un verbe qu'on a adopté car il n'existait pas d'équivalent dans notre langue. "Spoil" veut dire "gâcher" en anglais, que l'on parle de la date de péremption du lait ou de la fin d'un film. On possède déjà le mot "gâcher". Je trouve qu'elles ont minimisé la question de l'hégémonie culturelle anglosaxonne. L'auditeur semblait pointer ça d'ailleurs.

Mais elles l'expliquent très bien, parce que spoiler est un emploi dans un sens spécialisé de gâcher : gâcher le visionnage d'une série / un film.
Il n'y a pas équivalence entre spoiler et gâcher (tu ne dis pas j'ai spoilé ma vie pour j'ai gâché ma vie), sinon, il y aurait effectivement aucun intérêt à utiliser spoiler, sauf a vouloir faire snob en truffant son parler d'anglicismes.
C'est typiquement ainsi que le vocabulaire des langues évolue : en adoptant ou créant de nouveaux termes pour des contextes qui n'existaient pas auparavant (dans ce cas précis, les vidéos digitales, qui ont facilité l'accès et le visionnage en quantité).
A+,

Message cité 2 fois
Message édité par gilou le 27-05-2023 à 12:24:37

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n°68492973
avoir
Can u help me occupy my brain?
Posté le 27-05-2023 à 13:55:01  profilanswer
 

gilou a écrit :

Mais elles l'expliquent très bien, parce que spoiler est un emploi dans un sens spécialisé de gâcher : gâcher le visionnage d'une série / un film.
Il n'y a pas équivalence entre spoiler et gâcher (tu ne dis pas j'ai spoilé ma vie pour j'ai gâché ma vie), sinon, il y aurait effectivement aucun intérêt à utiliser spoiler, sauf a vouloir faire snob en truffant son parler d'anglicismes.
C'est typiquement ainsi que le vocabulaire des langues évolue : en adoptant ou créant de nouveaux termes pour des contextes qui n'existaient pas auparavant (dans ce cas précis, les vidéos digitales, qui ont facilité l'accès et le visionnage en quantité).
A+,


Si tu es médium ou voyant tu peux te spoiler ta vie :o.


Message édité par avoir le 27-05-2023 à 13:55:07

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