Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
2684 connectés 

 


 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  744  745  746  ..  811  812  813  814  815  816
Auteur Sujet :

Qu'avez vous a dire sur Dieu ?

n°28228727
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 29-10-2011 à 23:49:10  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
 
La logique élémentaire, c'est la causalité, si Dieu est la causalité universelle, alors il n'est limité par aucune des contingences.  
 
C'est pourtant tout à fait logique, si tu à une autre théologie, soit, mais ma théologie n'est pas en contradiction avec ça car Dieu n'est pas l'Univers ou dans l'Univers, il est  le créateur de cette Univers, Il ne saurait y être circonscrit.
 
Ici on parle à égalité, de Dieu, donc tu ne peux pas dire, à moi croyant , quel est ma foi et quel est ma théologie, comme moi je ne peux pas dire quel est ta cosmogonie et ta manière de concevoir l'existence autrement de la façon dont tu la décrit.

Message cité 1 fois
Message édité par pompono le 29-10-2011 à 23:51:56

---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
mood
Publicité
Posté le 29-10-2011 à 23:49:10  profilanswer
 

n°28228796
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2011 à 23:57:55  answer
 

pompono a écrit :


 
La logique élémentaire, c'est la causalité, si Dieu est la causalité universelle, alors il n'est limité par aucune des contingences.  
 
C'est pourtant tout à fait logique, si tu à une autre théologie, soit, mais ma théologie n'est pas en contradiction avec ça car Dieu n'est pas l'Univers ou dans l'Univers, il est  le créateur de cette Univers, Il ne saurait y être circonscrit.
 
Ici on parle à égalité, de Dieu, donc tu ne peux pas dire, à moi croyant , quel est ma foi et quel est ma théologie, comme moi je ne peux pas dire quel est ta cosmogonie et ta manière de concevoir l'existence autrement de la façon dont tu la décrit.


Sauf que tu pars d'un pressuposé enorme (qui en plus n'est pas vrai en pratique) celle d'une causalité universelle.
De plus ton raisonnement prend l'eau quand meme, puisque la logique n'est elle meme pas limitée a notre univers (si cela avait un sens) elle est encore plus universelle que ca (si je peux me permettre). Dieu ne peut passer outre.
 
Et je ne vois aucun argument de ton coté pour defendre ton point de vue (et pour cause il n'en existe pas), mis a part de dire grosso mode "Oui, mais mon Dieu, il le peut". Apres on peut postuler beaucoup de choses... mais ca n'en reste pas moins du vent si on etaye par rien.
 
Par exemple, dieu pourrait il demontrer que "2 est different de 2"? Selon ta logique, il le pourrait... Or c'est absurde (il est difficile de faire plus absurde d'ailleurs.

n°28228901
Profil sup​primé
Posté le 30-10-2011 à 00:08:03  answer
 


Oui finalement, mon approche n'est pas si differente de la tienne, j'ai bien au jour le jour, une "grille morale" pour concevoir le monde, et evoluer dedans (mais je ne partage pas ton point de vue sur le suicide, mais c'est HS, donc je ne m'etendrai pas).
 
Apres pour le sens, localement tout le monde se crée un sens, c'est globalement qu'il n'y en a pas (une sorte de bande de moebius spirituelle :o), et c'est normal de s'en créer localement, parce que sinon on ne vit pas.
Mais je dirais qu'il est naturel que les humains se créent un sens, il n'est pas du tout surprenant que l'aptitude a trouver du sens a été un facteur evolutionniste positif enorme.  
C'est d'ailleurs comme cela que je vois toutes les notions generalement regourpées sous la denomination du Bien (amour, bonté etc...) ce sont les comportement qui par leur nature, encouragent la survie de l'espece humaine en tant qu'espere gregaire, et il est naturel que ces comportements soient vues comme positifs, puisque par definition les humains (enfin quand je dis humain, je parle des premiers humains "primitifs", et sans doute meme des grand singe, mais aussi avant, et finalement mon raisonnement fonctionne pour tout un tas d'especes) qui allaient a l'encontre de ces principes n'ont pu survivre :une société dans laquelle (par exemple) le meurtre est tolérée est, sinon condamnée a disparaitre, au moins condamnée a se developper moins bien qu'une société où il est proscrit.
Je vois la dedans la genese de la morale et de la notion de Bien comme principe, assez communement partagé par l'espece humaine.

n°28228911
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 30-10-2011 à 00:10:08  profilanswer
 

Le problème, c'est que ta un problème à faire l’épistémologie de ton approche de l'existence et de ta "croyance" si j'ose dire puisque tu pose comme "vrai" et comme "faux" ce que tu crois être pour les autres, c'est à dire que tu crois avoir un regard hors du temps et l'espace alors que tu est un humain de ton époque, qui à une vision de l'univers définit par son environnement, comme moi. Donc on fait avec ce qu'on à...
 
Qu'est ce que la logique ? Ce qui est validé par la raison.  
 
Qu'est ce que la raison ? Un outil auquel on fait confiance pour nous faire discerner le "vrai" du "faux" mais cet outil n'est valide que si on lui fait confiance. Si on cesse de lui faire confiance alors on sombre dans la folie.  
 
Dieu est définit par tous les théologiens musulmans, comme étant la causalité universelle ou l'être suprême ou l'émanant suprême. C'est un des principes de base de la théologie.  
 
Je crois que cela est vrai et donc je t'invite à me donner un argument rationnel qui irait contre ça et qui pourrait m'indiquer qu'en réalité Dieu ne serait qu'un agent parmis les agents et qu'il serait donc soumis, comme les autres, à l'ordre de l'univers.


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28228931
Chabo
Posté le 30-10-2011 à 00:12:01  profilanswer
 

pompono a écrit :

Si tu pense vraiment que la science et la raison vont à l'encontre de la croyance en Dieu et que je ne sélectionne que ce qui m'arrange, alors cite moi un fait scientifique qui irait à l'encontre de cette croyance et je te dirais ce que j'en pense.

La science remet en cause ce qui est écrit dans les livres (par exemple la création de l'univers telle qu'elle est présenté dans la Genèse) donc par voie de conséquence la science remet en cause les dieux tels qu'ils sont définis dans ces livres, en fonction leurs actes et de leurs attribues (bon, omnipotent, etc). Si tu commences a distinguer les dieux de leur religion respective, alors c'est sûr aucune démonstration n'est possible car dès lors dieu n'est plus qu'une conception abstraite et muable que vous plaquez là où bon vous semble. Bref, ton dieu devient une hypothèse irréfutable, c'est donc une belle façon de se débiner, mais c'est ni sérieux, ni rationnel, et encore moins honnête.

n°28229066
Profil sup​primé
Posté le 30-10-2011 à 00:26:29  answer
 

pompono a écrit :

Le problème, c'est que ta un problème à faire l’épistémologie de ton approche de l'existence et de ta "croyance" si j'ose dire puisque tu pose comme "vrai" et comme "faux" ce que tu crois être pour les autres, c'est à dire que tu crois avoir un regard hors du temps et l'espace alors que tu est un humain de ton époque, qui à une vision de l'univers définit par son environnement, comme moi. Donc on fait avec ce qu'on à...


C'est vrai. Mais j'applique tout simplement la definition du concept. Une definition est certes conventionnelle, mais elle n'est plus subjective. Je me repose tout simplement sur la definition du mot logique.
 

Citation :

Qu'est ce que la logique ? Ce qui est validé par la raison.


Pas du tout. La logique c'est beaucoup plus vaste, et surtout beaucoup plus precis que ca. La logique est mecaniste, elle est un ensemble de règles sur un langage (grosso modo) et delimite ce qui est licite au sein d'un langage de ce qui ne l'est pas.
 
 

Citation :

Dieu est définit par tous les théologiens musulmans, comme étant la causalité universelle ou l'être suprême ou l'émanant suprême. C'est un des principes de base de la théologie.  
 
Je crois que cela est vrai et donc je t'invite à me donner un argument rationnel qui irait contre ça et qui pourrait m'indiquer qu'en réalité Dieu ne serait qu'un agent parmis les agents et qu'il serait donc soumis, comme les autres, à l'ordre de l'univers.


Le fait que la causalité (au sens ou tu l'entends) soit violée, et qu'il existe (la sous nos yeux) des evenement sans causes (l'experience du blinking atom par exemple), et que ces faits sont experimentaux, ne te parait pas violer de manière grossière ton principe de causalité universelle?
 
Du reste, par quel moyen dieu pourrait prouver que (je me repete) "2 n'est pas egal a 2" (enfin on peut en trouver d'autre des comme ca, Dieu pourrait il créer un homme strictement plus petit que lui meme, dieu pourrait il gagner une partie d'echecs où il ne debute qu'avec le roi etc... A partir du moment ou tu assume l'omnipotence au sens fort de Dieu, ta croyance prend tellement l'eau de toute part, que ca n'est meme plus drole)
 
D'ailleurs l'exemple de la partie d'echec illustre bien la soumission de Dieu a la logique, Dieu (oui meme lui) ne pourrait pas gagner une partie d'echec (que tu peux voir comme la logique) où il ne debuterait qu'avec le roi (ou, plus technique il ne pourrait pas faire mieux a l'awele qu'un match nul, contre une personne qui "sait" jouer). Il est la aussi limité.

n°28229444
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 30-10-2011 à 01:58:03  profilanswer
 

Chabo a écrit :

La science remet en cause ce qui est écrit dans les livres (par exemple la création de l'univers telle qu'elle est présenté dans la Genèse) donc par voie de conséquence la science remet en cause les dieux tels qu'ils sont définis dans ces livres, en fonction leurs actes et de leurs attribues (bon, omnipotent, etc). Si tu commences a distinguer les dieux de leur religion respective, alors c'est sûr aucune démonstration n'est possible car dès lors dieu n'est plus qu'une conception abstraite et muable que vous plaquez là où bon vous semble. Bref, ton dieu devient une hypothèse irréfutable, c'est donc une belle façon de se débiner, mais c'est ni sérieux, ni rationnel, et encore moins honnête.


 
C'est un peu faible comme argumentaire, je ne distingue pas Dieu tel qu'il est perçu par les différentes religions, mais je parle de mon point de vue, qui est le point de vue islamique, et pour nous, la Terre fut crée en 6 jours certes mais en 6 jours qui pour Dieu ne sont pas comme nos 6 jours à nous, c'est aussi écrit dans le Coran.
 
La plupart des commentateurs en ont conclut que la terre fut crée en 6 "périodes" et ça bien avant la science moderne, avant qu'on invalide le récit de le genèse.  
 


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28229487
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 30-10-2011 à 02:11:17  profilanswer
 

Citation :


Pas du tout. La logique c'est beaucoup plus vaste, et surtout beaucoup plus precis que ca. La logique est mecaniste, elle est un ensemble de règles sur un langage (grosso modo) et delimite ce qui est licite au sein d'un langage de ce qui ne l'est pas.


 
Tu ne prends pas de distance par rapport à ta propre pensée et ça t'est dommageable, le raison est ce qui valide la logique et ses propres règles, si demain toutes les raisons du monde deviennent défaillantes, il n'y aura plus aucune logique, elle est complètement dépendante de la raison.  
 
 

Citation :

Le fait que la causalité (au sens ou tu l'entends) soit violée, et qu'il existe (la sous nos yeux) des evenement sans causes (l'experience du blinking atom par exemple), et que ces faits sont experimentaux, ne te parait pas violer de manière grossière ton principe de causalité universelle?


 
Je ne connais pas cette expérience , et j'ai rien trouvé sur le net, tu à un papier en Français la dessus ?  
 
La Causalité Universelle (Dieu) est la causalité de toute chose, donc si cet atome (donc une création) n'a pas pour cause une autre création, (comme par exemple une allumette qui donne du feu) , alors ça cause est la cause universelle (Dieu) ou une cause que l'on à pas identifié.  
 
De la même façon que les particules élémentaires qui ont donnés naissance au Big Bang ont sans doute comme cause directe la Cause Universelle, c'est à dire Dieu.
 
Ne prends ça comme une bataille, mais comme un échange, je n'essaye pas de te faire adhérer à ma pensée mais de pousser un maximum la dialectique entre nos deux pensées.
 

Citation :

Du reste, par quel moyen dieu pourrait prouver que (je me repete) "2 n'est pas egal a 2" (enfin on peut en trouver d'autre des comme ca, Dieu pourrait il créer un homme strictement plus petit que lui meme, dieu pourrait il gagner une partie d'echecs où il ne debute qu'avec le roi etc... A partir du moment ou tu assume l'omnipotence au sens fort de Dieu, ta croyance prend tellement l'eau de toute part, que ca n'est meme plus drole)


 
Tout ce que tu décrit est le règne de la matière et du temps, Dieu n'y étant pas soumis , il en fait ce qu'il veut.  
 
Si Dieu s'incarne sur terre, il sera aussitôt limité par la condition du temps et de l'espace, c'est pour ça que nous croyons pas en la divinité de Jésus (que la paix soit sur lui).  
 
Ce que je voulais dire par cela, c'est que Dieu est à l'origine du fait que 2+2 = 4, et la raison que l'on possède est uniquement validé par le fait qu'on est d'autre humain par la validé, un humain complètement isolé devient fou au bout d'un certains temps car justement il n'a plus personne pour "valider" sa raison.  
 
C'est la question du "le fou est-il fou ou somme tous fou ?".  
 

Citation :

D'ailleurs l'exemple de la partie d'echec illustre bien la soumission de Dieu a la logique, Dieu (oui meme lui) ne pourrait pas gagner une partie d'echec (que tu peux voir comme la logique) où il ne debuterait qu'avec le roi (ou, plus technique il ne pourrait pas faire mieux a l'awele qu'un match nul, contre une personne qui "sait" jouer). Il est la aussi limité.


 
Comme je l'ai dis, et ce n'est pas un subterfuge mais la base de la théologie musulmane communément admise depuis la révélation coranique (7ème siècle), Dieu ne peut être soumis par sa création, donc ni par le temps ni par l'espace.  
 
C'est pour ça que la remarque de Loosha sur "Dieu devait s'emmerder avant l'homme j'espère qu'il avait inventer le sudoku" qui m'a fait sourire n'a aucune validité car pour Dieu on est autant il y'a 500 milliards d'année que dans 500 000 millards d'années que maintenant.


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28229626
Chabo
Posté le 30-10-2011 à 02:56:23  profilanswer
 

pompono a écrit :

C'est un peu faible comme argumentaire, je ne distingue pas Dieu tel qu'il est perçu par les différentes religions, mais je parle de mon point de vue, qui est le point de vue islamique, et pour nous, la Terre fut crée en 6 jours certes mais en 6 jours qui pour Dieu ne sont pas comme nos 6 jours à nous, c'est aussi écrit dans le Coran. La plupart des commentateurs en ont conclut que la terre fut crée en 6 "périodes" et ça bien avant la science moderne, avant qu'on invalide le récit de le genèse.


Voilà, qu'est-ce que je disais : ta prétendue démarche intellectuelle que tu te pavanais d'avoir à la page précédente consiste juste à trier les informations qui vont dans ton sens sans jamais considérer celles qui mettent à mal tes convictions. À aucun moment de ne remet en cause le Coran quand il parle de création en six jours, non, à la place tu fais ce qu'on appelle du concordisme, c'est-à-dire que tu interprètes les écrits de façon à les faire coller a posteriori à la réalité scientifique, ou du moins ce que tu penses être la réalité scientifique, plutôt que de remettre en cause tes convictions.

n°28230209
kilowatt95
Posté le 30-10-2011 à 10:03:17  profilanswer
 

pompono a écrit :


C'est pour ça que la remarque de Loosha sur "Dieu devait s'emmerder avant l'homme j'espère qu'il avait inventer le sudoku" qui m'a fait sourire n'a aucune validité car pour Dieu on est autant il y'a 500 milliards d'année que dans 500 000 millards d'années que maintenant.


 
Tout dépend si il reste des croyants dans 500 000 milliards d'années car Dieu sans les croyants c'est un peu comme une voiture sans carburant.

mood
Publicité
Posté le 30-10-2011 à 10:03:17  profilanswer
 

n°28230366
Profil sup​primé
Posté le 30-10-2011 à 10:31:19  answer
 

pompono a écrit :


Tu ne prends pas de distance par rapport à ta propre pensée et ça t'est dommageable, le raison est ce qui valide la logique et ses propres règles, si demain toutes les raisons du monde deviennent défaillantes, il n'y aura plus aucune logique, elle est complètement dépendante de la raison.  


Non, pas du tout, c'est toi qui utilises des termes que tu ne maitrise pas en fait. La logique d'un raisonnement peut tres bien etre verifié par un ordinateur par exemple (voir par exemple les verificateurs de preuve comme http://fr.wikipedia.org/wiki/Coq_(logiciel)),a moins que tu considère qu'un ordinateur soit doué de raison. J'utilise simplement les definitions. La encore tu operes un glissement semantique patent.  
 
La logique n'est pas dependante d'un observateur.
 
 

Citation :

Je ne connais pas cette expérience , et j'ai rien trouvé sur le net, tu à un papier en Français la dessus ?


Je n'ai pas de papier dessus car c'est un truc pas tres recent, je pense qu'on y fait reference dans beaucoup de cours de meca quantique (enfin moi on m'en a parlé lors de mes premiers cours), et j'ai pas trouvé de reference en francais (mais il existe plein d'autres phénomènes acausals en physique, renseigne toi par exemple sur la fluctuation du vide).  
 
L'idée est la suivante tu exite une atome avec un laser, tu l'exites en lui fournissant toujours la meme energie, toujours de la meme facon, de temps en temps il va emettre un photon, par contre la longueur d'onde (la couleur si tu veux) de ce photon peut varier. Et il n'y a aucune cause (dans ton sens, et au sens de la physique classique) a la variation de la longueur d'onde de ce photon, tu peux reproduire la meme experience avec stricement les meme conditions (c'est a dire les meme causes) alors l'atome peut tres bien (et c'est observé en pratique) emettre un photon d'une longueur d'onde differente.
 
Et c'est la un phénomène qui n'est pas du tout lié a une imprecision de mesure ou a une meconaissance de notre part (voire d'ailleurs a ce sujet la preuve de la non existence de théories a variable cachées locales, par la violation des inegalité de Bell).
 

Citation :

La Causalité Universelle (Dieu) est la causalité de toute chose, donc si cet atome (donc une création) n'a pas pour cause une autre création, (comme par exemple une allumette qui donne du feu) , alors ça cause est la cause universelle (Dieu) ou une cause que l'on à pas identifié.


Jolies contorsion mentale pour adapter la realité a tes postulats, a partir de là le dialogue (autre qu'un dialogue de sourd) n'est plus possible, ou ne m'interesse plus, de mon point de vue tu te decridibilises.  
 
 

Citation :

Ne prends ça comme une bataille, mais comme un échange, je n'essaye pas de te faire adhérer à ma pensée mais de pousser un maximum la dialectique entre nos deux pensées.


Je ne prends pas ca comme une bataille, rassure toi  :D ; je ne cherche pas a te convertir (je suis persuadé que seul un choc emotionnel fort peut deconvertir qqun, ou une usure lente, car malheureusement, il n'y a que tres peu de personnes qui sont sensibles a la raison pure). Par contre, moi j'y suis tout disposé, si qqun me montre une preuve irrefutable de l'existence de Dieu, je croirais (enfin ca n'aura plus aucun sens de croire, puisque la preuve aura ete faite).
 
 

Citation :

Tout ce que tu décrit est le règne de la matière et du temps, Dieu n'y étant pas soumis , il en fait ce qu'il veut.


Encore une fois mis a part repeter "Dieu peut c'est tout", tu n'apportes rien (je ne reviendrais pas sur le fait que le concept 2, qui n'a aucune realité, ne fait pas partie de la 'matière et du temps' c'est un concept, point, il n'a aucune realité, il ne fait pas partie du 'règne de la matière et du temps').
 
 
 

Citation :

Comme je l'ai dis, et ce n'est pas un subterfuge mais la base de la théologie musulmane communément admise depuis la révélation coranique (7ème siècle), Dieu ne peut être soumis par sa création, donc ni par le temps ni par l'espace.  


Encore une fois, tu ne reponds pas, et si, c'est un subterfuge. Peu importe qu'il soit communement admis par qui que ce soit.
 
Finalement, le 'truc' c'est que vous avez decide de postuler d'une entité muni d'attributs contradictoires, voire paradoxaux en eux meme, qui ne cadre plus du tout avec la description du réel tel qu'on l'a aujourd'hui, et votre ligne de defense se resume en "oui, mais c'est possible quand meme, mais je suis incapable de t'expliquer comment ou pourquoi".
Ce qui est bien sur parfaitement ton droit.

n°28230510
Profil sup​primé
Posté le 30-10-2011 à 10:54:20  answer
 

pompono a écrit :


 
C'est un peu faible comme argumentaire, je ne distingue pas Dieu tel qu'il est perçu par les différentes religions, mais je parle de mon point de vue, qui est le point de vue islamique, et pour nous, la Terre fut crée en 6 jours certes mais en 6 jours qui pour Dieu ne sont pas comme nos 6 jours à nous, c'est aussi écrit dans le Coran.
 
La plupart des commentateurs en ont conclut que la terre fut crée en 6 "périodes" et ça bien avant la science moderne, avant qu'on invalide le récit de le genèse.  
 


 
Mais ces périodes ont-elles une objectivité? S'il s'agit d'une dialectique, je ne dis rien, mais c'est "faible" comme créationnisme. C'est comme les "3 étapes" qui apparaissent dans n'importe quel discours, c'est plus de la dialectique et de l'abus de powerpipo (ou cours magistraux Sciences Po si on veut pas être moderne) qu'une structure objective de la question.

n°28230551
Profil sup​primé
Posté le 30-10-2011 à 11:00:38  answer
 

En fait, ce qui me parait clair au vu de cet echange, c'est que tu [I]veux[/I] que Dieu existe, tu ressens ce besoin, et c'est a la realité que tu demandes de t'adapter pour ne pas briser ce "fantasme" (bon il est toujours extremement presomptueux de pretendre savoir ce que l'autre pense, mais disons que c'est l'impression que tu me donnes, peut etre me trompé-je), et pour cela tu es prêt a te rattacher a toute improbabilité, paradoxe logique, voir assertions sans preuves (mais ce comportement est quasi universel, pas dans tous les domaines, mais il n'existe quasi aucun humain rationnel pur).

 

Tu es, de mon point de vue (désolé de revenir a cette analogie, mais je la trouve pertinente) devant la position de la peronne amoureuse, mis devant le fait la trahison de sa conjointe, et qui se rattache a la plus tortueuse des contorsions logiques, pour le laisser esperer que non, ca n'est qu'un malentendu. Parce que tu veux que la conclusion soit "Non elle ne m'a pas trahi" ("Non ma croyance n'est pas hautement improbable" ).

 


C'est pour cela (sans doute) qu'il n'existe que des "croyants servile", parce qu'ils choisissent eux meme le Dieu qui leur correspond (ce choix pouvant etre, et etant souvent influencé d'ailleurs, par la culture environnante), et que les "croyants dissidents" ne se rencontrent pas (en tout cas je n'en ai jamais rencontré). Parce qu'il n'y a que ce moteur affectif fort qui puisse "effacer" toutes les aberations logiques de la foi.
Si la croyance en Dieu etait si naturelle, il devrait y avoir des gens qui croient en lui, sans adherer a son projet (y a t il deja eu un projet politique auquel tout le monde adhère?). Or ca n'arrive jamais, parce qu'il faut au minimum un elan affectif tres fort, pour pouvoir impermeabiliser la foi a la logique.

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 30-10-2011 à 11:01:40
n°28230783
LooSHA
D'abord !
Posté le 30-10-2011 à 11:26:31  profilanswer
 

kilowatt95 a écrit :

Tout dépend si il reste des croyants dans 500 000 milliards d'années car Dieu sans les croyants c'est un peu comme une voiture sans carburant.


D'ailleurs l'homo erectus croyait-il en dieu ? L'homme de néandertal ? Si oui, au moins ils avaient eu le bon goût de ne pas avoir inventé l'écriture...
 
Ah et puis merde, ça n'aurait pas été du monothéisme :/
Sans doute une sorte d'animisme polythéiste. Et évidemment c'était comme ça et pas autrement.


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°28230889
Profil sup​primé
Posté le 30-10-2011 à 11:36:41  answer
 


 
Sans recourir aux ordinateurs, pour 2+2=4 on a le boulier depuis longtemps. :o  
 
Je n'aime pas beaucoup la phrase "Dieu n'est pas contraint par sa création" : si, il est très cadré par elle (cf. le Juste et l'injuste dont je parlais plus tôt. L'injuste pourrait rendre inepte le Juste en y allant trop fort -sachant que même Job n'est pas "trop fort" pour ça, on peut croire tranquille, si l'on veut-).
 
J'aime pas trop la temporalité Cause-Effet classique qui apparaît dans les termes de Pompono "Cause Universelle" non plus (parce que ça fait trop "sens" ), mais à la réflexion le terme n'est pas trop mal. Quand on est pragmatique, la chose première c'est le Constat (l'Existence d'où éventuellement on fait émerger une essence), qui explose toute tentative de loi, notamment scientifique. La loi de la gravité est soumise à Constat par exemple (un simple constat inverse, et hop le modèle, même très élégant, est à revoir).
En un mot ce qui est est sa propre justification (ou n'a pas besoin de se justifier.. Si une pierre flotte dans l'air elle a prouvé son fait, charge à Newton de s'emmerder sur la question derrière). Il aurait pu en être autrement dans l'Absolu parfois (contigence), mais comme c'est ainsi ben c'est ainsi etpicétou [:cloud_]  (émergence de la nécessité du fait de l'Existence).
 
Donc aux questions "Pourquoi le Big Bang? Pourquoi cette vitesse pour c? Pourquoi la constante de structure fine? etc." la "cause universelle" me parait bien : "Parce que l'Univers". On est typiquement dans la cause intemporelle (d'où le danger d'utiliser le terme 'cause', personnellement j'éviterais) ou sans contester l'objectivité du Big Bang celui est soumis au fait que nous soyons dans cet univers, et pas un autre. Il ne peut y avoir de cause temporelle au Big Bang, donc si celui-ci doit avoir une structure (quand on parle de structure c'est qu'on plaque de l'analytique sur un objet) elle ne peut être que vue au travers des germes de tout l'univers contenus dans le Big Bang. L'Histoire n'est vue que par les Fils.

n°28230932
Pyrus
Pas de cravate ? Erreur 1017
Posté le 30-10-2011 à 11:42:26  profilanswer
 

C'est quand même amusant d'utiliser la causalité pour prouver dieu quand ce même dieu remet en question la causalité et tous les outils de démonstration :p


---------------
Hazukashii serifu kinshi!
n°28232137
Profil sup​primé
Posté le 30-10-2011 à 14:45:02  answer
 

pompono a écrit :


 
C'est de la logique élémentaire :
 
Si Dieu existe, tel que le conçoit les religions monothéistes, c'est un Dieu créateur de TOUT et transcendant.
 
Donc il est évident que ce Dieu est au dessus de ses propres créations comme un peintre est au dessus de ses tableaux et qu'il peut les modifier et les dépasser à volontés.
 
Si un peintre à fait une série de tableaux d'homme à 5 bras, il peut tout à fait en faire un sans bras, avec 4 bras etc, il n'est pas limité par les propres règles qu'il s'est fixé auparavant.  
 


Faut il encore prouver que ces règle ont été crée...

n°28235217
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 30-10-2011 à 21:59:25  profilanswer
 

Chabo a écrit :


Voilà, qu'est-ce que je disais : ta prétendue démarche intellectuelle que tu te pavanais d'avoir à la page précédente consiste juste à trier les informations qui vont dans ton sens sans jamais considérer celles qui mettent à mal tes convictions. À aucun moment de ne remet en cause le Coran quand il parle de création en six jours, non, à la place tu fais ce qu'on appelle du concordisme, c'est-à-dire que tu interprètes les écrits de façon à les faire coller a posteriori à la réalité scientifique, ou du moins ce que tu penses être la réalité scientifique, plutôt que de remettre en cause tes convictions.


 
Non c'est que le Coran ne parle pas de 6 jours mais de 6 période, tu n'a qu'a étudier un peu la théologie musulmane si tu veux t'en convaincre.  
 
Je n'ai pas besoin de me persuader ou quoi que ce soit, car je crois fermement en Dieu, suite à des expériences que j'ai eu, de type gnostique, ne plus croire serait nié ma propre expérience.  
 
C'est comme de vouloir faire dire à quelqu'un qui à été amoureux que l'amour n'existe pas. Il ne pourra pas démontrer qu'il existe mais il ne pourra jamais lâcher l'idée qu'il l'a connu.


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28235794
Cardelitre
ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ
Posté le 30-10-2011 à 23:12:48  profilanswer
 


Ah tiens point de vue très intéressant, j'avais jamais vu les choses comme ça.  :jap:


---------------
Intra-Science  -  To thine own self be true
n°28235987
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 30-10-2011 à 23:39:47  profilanswer
 


 
Avant que je réponde aux questions plus récente, j'avais gardé cette remarque en tête car elle m'a pas mal travailler moi aussi.
 
Je pense que c'est, en opposition à toi, quelque chose qui m'a justement permis de mettre en doute mes certitudes sur la question de la conception de l'existence.
 
En effet, j'ai moi aussi atteint des états de consciences altérées ( :o ) à l'aide de de substance psycho-active, et aussi de simili-coma lors d'accident de la route, et j'ai justement ressenti cette "unité" de la conscience, cette conscience "monolithique" qui ne peut être divisé d'aucune manière, même si l'on sépare le cerveau en deux, la conscience reste une.  
 
L'idée d'une séparation entre le corps/cerveau et l'âme/ le Moi à fait son bonhomme de chemin, surtout après un accident où j'étais donc inconscient mais que je me souviens parfaitement de l'état dans lequel j'étais à ce moment là, c'est à dire dans une insouciance totale dans un chez moi imaginaire jusqu'à la douloureuse reprise en main de mon corps ...  
 
C'est là que j'ai compris le cerveau comme étant l'instrument de l'âme, le "traducteur" entre le monde physique et la réalité de l'âme. Si cette "chimie" s'altère, la perception s'altère, l' "entrée/sortie" aussi mais la conscience reste toujours "Une". Donc pour moi les handicapés mentales sont juste des gens qui ont une âme similaire à la mienne mais le "interface / traducteur" est dysfonctionnel.


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28236086
aybibob
Coupo santo e versanto
Posté le 30-10-2011 à 23:56:14  profilanswer
 

Cardelitre a écrit :


Ah tiens point de vue très intéressant, j'avais jamais vu les choses comme ça.  :jap:


+1 et +1 [:implosion du tibia]


---------------
"On aurait tort de contredire pour réduire au silence un contradicteur : il faut plutôt l’éclairer. Car on ne guérit pas non plus un maniaque en faisant le fou devant lui." Stobée
n°28236103
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 31-10-2011 à 00:00:27  profilanswer
 

[quotemsg=28230366,29770,796374]
Non, pas du tout, c'est toi qui utilises des termes que tu ne maitrise pas en fait. La logique d'un raisonnement peut tres bien etre verifié par un ordinateur par exemple (voir par exemple les verificateurs de preuve comme http://fr.wikipedia.org/wiki/Coq_(logiciel)),a moins que tu considère qu'un ordinateur soit doué de raison. J'utilise simplement les definitions. La encore tu operes un glissement semantique patent.  
 
La logique n'est pas dependante d'un observateur.
 
 

Citation :

Je ne connais pas cette expérience , et j'ai rien trouvé sur le net, tu à un papier en Français la dessus ?


 
Un ordinateur ou un boulier n'est pas incrée, il est soumis à la "programmation" humaine et est donc toujours dépendant de la raison humaine. Si on dit à un ordinateur qui 2+2=5 alors il fera tous ces calculs ainsi sans jamais y trouver d'erreur : il ne trouve d'erreur uniquement parce qu'on lui indique qu'il y'en à une.  
 
Dieu à agis de la même façon avec nous et c'est de cette façon qu'Il à façonné notre raison, c'est à dire qu'il nous à donné les outils logiques pour appréhender et utiliser l'univers.  
 
La raison que nous avons est donc bien réelle et elle est "vrai" dans la mesure où elle est un cadeau de Dieu, une miséricorde à notre endroit, mais elle est vrai dans la mesure où le monde lui correspond à le même inventeur.
 
à ce sujet là un texte intéressant :
 

Citation :

Science et Transcendance
Michael Heller
 
 
Les limites du langage et du sens commun
Par nature, nous sommes tous réalistes. Si nous ne l’étions pas, le monde autour de nous nous anéantirait rapidement. Nous devons prendre au sérieux les informations que nous transmettent nos sens. Quand nous traversons la rue, il importe bien plus de regarder soigneusement à gauche et à droite que d’attendre des inspirations extraterrestres – sinon nous serions très rapidement mis hors jeu. Poètes et philosophes nous paraissent ridicules parce qu’ils vivent dans le monde des idées au lieu de regarder le sol sous leurs pieds. Le bon sens se développe à partir de nos relations avec notre environnement (y compris les embûches sur lesquelles nous trébuchons et les bosses que nous valent le contact avec les objets durs) – le bon sens étant l’ensemble des règles pratiques d’un comportement visant à vivre en harmonie avec le monde.
 
Pour justifier notre sens commun, nous nous appuyons volontiers sur la science. La méthode scientifique ne serait rien d’autre que le bon sens aiguisé. C’est l’expérience qui formerait le fondement et l’instance finale de la science, et les instruments de mesure employés dans les laboratoires ne seraient rien d’autre que le « prolongement » de nos sens. Le monde de la technique et des inventions, de l’ordinateur sur mon bureau jusqu’à la sonde cosmique, serait le grand triomphe du sens commun qui a su soumettre le monde matériel à son règne.
 
Une telle conception, aussi bienfaisante qu’elle sonne à l’oreille, est totalement fausse. Les représentations de la science que se fait l’homme de la rue ne correspondent malheureusement que très peu à ce qu’elle est en réalité. C’est à la physique contemporaine – la science actuellement la plus développée – que nous empruntons l’exemple qui remet radicalement en question notre représentation de la science.
 
Peut-on trouver quelque chose de plus proche du bon sens que le fait de ne pas pouvoir retourner au temps de notre jeunesse ? Le temps est irréversible. Il s’écoule irrévocablement du passé vers l’avenir. Mais, en physique, ceci n’est pas une évidence absolue. Nous savons aujourd’hui qu’à chaque particule correspond une antiparticule. Quand la particule rencontre l’antiparticule, elles se transforment toutes deux en énergie. Ce sont des faits expérimentaux.
 
Cependant, ce n’est pas par l’expérience que nous avons appris l’existence de l’antimatière. Depuis 1926, on savait que le mouvement des particules élémentaires, par exemple de l’électron, se décrit par l’équation de Schrödinger. La découverte de cette équation par Schrödinger représente une réussite immense. C’est elle qui, avec les travaux de Heisenberg publiés à peu près à la même époque, a fondé la mécanique quantique moderne. Toutefois, cette équation de Schrödinger avait un grand défaut : elle est non-relativiste, c’est-à-dire qu’elle ne tenait pas compte des lois de la théorie de la relativité restreinte d’Einstein.
 
Cette théorie d’Einstein lie l’espace et le temps en physique, et bien que nous puissions l’ignorer en construisant un modèle approximatif du monde qui ne la respecte pas, nous sommes quand même obligés de l’incorporer si nous voulons construire un modèle meilleur. C’est Dirac qui, en 1928, proposa une version relativiste de l’équation de Schrödinger. Or il se trouve que l’équation mène à deux types de solution : celles du premier type représentaient des particules élémentaires connues alors, celles du deuxième type représentaient les mêmes particules mais existant dans un temps s’écoulant dans la direction opposée. Comment comprendre cela ? S’agit-il de solutions irréalistes représentant un monde fictif ? Dirac eut l’audace de stipuler que les particules qui vivent dans un temps inversé existent réellement et il les nomma antiparticules. Il n’a pas été facile de formuler une telle hypothèse. Elle contredisait en effet toute la tradition acceptée jusqu’alors et elle mettait en question le sens commun. La preuve que cette interprétation de Dirac n’est pas évidente, c’est qu’il fit usage d’une image inusitée du vide en assimilant les antiparticules aux trous dans le vide. Notre sens commun se sent tout aussi menacé par ces trous que par le temps inversé.
 
Donnons un autre exemple. Un atome émet deux photons (particules de lumière). Ils se déplacent dans des directions opposées et, après un certain temps, se trouvent éloignés l’un de l’autre (la distance en soi n’importe pas, ils peuvent même se trouver aux deux pôles de la galaxie). Les photons se caractérisent par une propriété nommée spin (moment cinétique). Le spin est mesurable et, d’après la mécanique quantique, ne peut avoir que deux valeurs, que l’on désigne symboliquement comme + 1 (plus un) et -1 (moins un).
 
Mais la situation est beaucoup plus différenciée que ne le laisse entendre notre langue « grossière ». Plus exactement, on ne peut dire d’un photon qu’il a une valeur particulière du spin comme un être humain pèse 75 kg ou a dix dollars dans sa poche. Au moment où l’on mesure le spin, le photon se comporte comme s’il avait toujours eu un spin d’une certaine valeur. En réalité, le photon n’a pas de spin défini avant la mesure ; avant la mesure, il n’y a qu’une probabilité objective qu’au cours du processus de mesure apparaisse une valeur définie du spin. Supposons que nous ayons exécuté une mesure et obtenu la valeur + 1 dans ce cas, selon les lois de la physique quantique, le spin de l’autre photon prend immédiatement la valeur -1. Comment le deuxième photon peut-il connaître sans le moindre délai le résultat de notre mesure, exécutée à une distance plus ou moins grande ?
 
Cette expérience hypothétique (Gedankenexperiment) a été conçue en 1935 par Einstein (avec Podolsky et Rosen) dans le but de montrer à quelle absurdité mènent les lois de la mécanique quantique. Mais les physiciens – à l’opposé d’Einstein – n’ont pas été spécialement surpris lorsque, il y a quelques années, Alain Aspect et ses collaborateurs ont mené à bien le Gedankenexperiment d’Einstein et ont trouvé... que la mécanique quantique avait raison. C’est le progrès de la technique expérimentale ainsi que le théorème de John Bell qui ont rendu possible l’exécution de cette expérience théorème qui précise l’intuition d’Einstein sous forme d’une inégalité qui permet la comparaison exacte entre l’attente d’Einstein et le résultat expérimental.
 
Qu’est-ce qui se passe au fond lors de l’expérience d’Alain Aspect ? Si l’intuition nous trompe, nous devons revenir sur la structure mathématique de la théorie. Deux particules, par exemple des photons, qui n’ont été même qu’une seule fois en contact l’une avec l’autre (par exemple lorsqu’elles ont été émises simultanément par le même atome) se font décrire en mécanique quantique par le même vecteur d’état (dans l’espace d’Hilbert). Plus précisément, le comportement des particules élémentaires est pareil à celui du spin : elles ne se trouvent dans aucun endroit précis de l’espace tant que leurs coordonnées spatiales n’ont par été mesurées. Le vecteur d’état contient uniquement l’information sur la probabilité d’obtenir différents résultats de mesure possibles. Nous n’avons pas affaire uniquement à des particules qui vivent dans le flux du temps inversé, mais aussi à des particules pour lesquelles l’espace ne présente aucun obstacle. C’est comme si les particules élémentaires n’existaient ni dans le temps ni dans l’espace ; comme si le temps et l’espace n’étaient que nos notions macroscopiques, dont le sens ordinaire se perd totalement lorsque nous essayons de l’appliquer au monde des quanta. Bien plus, peut-on vraiment parler de l’individualité d’une particule qui ne se trouve nulle part dans le temps et l’espace avant qu’on n’ait mesuré ses propriétés ? Si l’on considère comme un objet ce qui est décrit par un vecteur d’état, les deux photons situés aux pôles opposés de la galaxie ne forment qu’un seul et unique objet quantique (pour autant qu’ils aient agi l’un sur l’autre auparavant).
 
C’est ainsi que la physique contemporaine remet en question au sein du monde des quanta l’usage de notions fondamentales telles qu’espace, temps et individualité. Est-ce que cela ne met pas en question le sens commun ?
 
Quelques philosophes déclarent que ce qui ne se laisse pas exprimer clairement n’a pas de sens. Cette déclaration part d’une intention louable : elle vise à éliminer la confusion et le « bavardage scientifique » qui ne recouvrent rien. Mais la physique moderne a montré que notre langage est limité dans ses possibilités. Notre langue s’effondre aux frontières de beaucoup de domaines de la réalité, par exemple du monde des quanta. Cela ne signifie toutefois pas que la confusion et le manque de clarté soient admis dans ce domaine. La langue mathématique s’avère beaucoup plus puissante que notre langue de tous les jours. Et, bien plus, la mathématique n’est pas seulement une langue qui décrit ce que les sens perçoivent. La mathématique est également un instrument qui dévoile tels domaines de la réalité qui nous seraient inaccessibles sans son aide. Tous les problèmes de l’interprétation de la physique moderne se laissent ramener à un seul problème : de quelle manière peut-on traduire dans notre langue habituelle ce que découvre la méthode mathématico-empirique ?
 
Je soutiens que la plus grande conquête de la physique moderne a été de découvrir que notre sens commun se limite à un domaine étroit de notre expérience ordinaire. Hors de cette région s’étend une sphère inaccessible à nos sens.
 
La question de Schrödinger
 
Le monde de la mécanique classique apparaissait comme simple et évident, bien qu’il ne l’aie jamais été. La méthode découverte par Galilée et Newton ne consistait nullement à faire des centaines d’expérience de chutes de corps et de plans inclinés dont les résultats étaient décrits par la suite à l’aide de formules mathématiques. Guidé par une intuition géniale, Newton se risqua à quelques visions courageuses qui suggérèrent la forme mathématique des lois du mouvement et de la gravitation universelle. Ces équations ne décrivent donc absolument pas les résultats de nombreuses expériences. Qui donc a jamais vu un corps se déplacer d’un mouvement constant et rectiligne vers l’infini parce qu’aucune force n’agit sur lui ? Bien plus, il n’existe aucun mouvement de ce genre dans tout l’Univers. Et pourtant, c’est précisément cette loi qui devint le fondement de toute la mécanique moderne (post-aristotélicienne).
 
En fait, le monde de la mécanique classique est sans aucun doute déjà plus riche que le monde que nous découvrons grâce à nos sens. C’est justement dans la mécanique classique que se découvre le premier principe de la physique moderne que seule l’analyse mathématique des lois du mouvement pouvait démontrer, principe selon lequel nos sens sont dépourvus de pénétration. Ce principe, dit d’action minimale, a en effet un contenu extraordinaire. Selon lui, toute théorie de physique – en allant de la mécanique classique jusqu’aux théories les plus récentes – peut se construire suivant la même procédure. Il faut premièrement deviner la forme mathématique d’une fonction correspondant à la théorie en question, fonction dite de Lagrange. Ensuite, l’on calcule l’intégrale correspondante, nommée action. Finalement, on obtient les lois de la théorie en question en posant que l’action prend la valeur extrême (la plus petite possible, mais parfois aussi la plus grande possible).
 
Par ailleurs, les physiciens rêvent d’une théorie unificatrice, qui couvrirait toutes les forces (theory of everything). Bien que l’espoir de l’obtenir grandisse, nous n’avons pas encore une telle théorie. Néanmoins, dans un certain sens, on peut déjà parler de l’unification de la méthode. Toutes les théories de la physique obéissent au principe de l’action minimale.
 
Nous ne pouvons pas nous apercevoir par nos sens de ce qu’autour de nous les corps se déplacent de telle manière qu’une expression mathématique assez simple (l’action) prend toujours la valeur minimale. Mais il en va ainsi. Nous vivons entourés de choses que nous ne pouvons ni voir, ni entendre, ni toucher.
 
Schrödinger s’est demandé une fois quelles conquêtes de la science ont le plus soutenu une conception religieuse du monde, et il a lui-même donné la réponse : les résultats de Boltzmann et d’Einstein concernant la nature du temps, qui peut changer de direction en suivant les fluctuations de l’entropie ; le temps, qui peut s’écouler de manière différente selon différents systèmes de référence, n’est pas Chronos, le tyran dont le règne absolu anéantirait toutes nos espérances d’une vie hors du temps. Au contraire, le temps devient une grandeur d’ordre physique avec un domaine d’application limité. Si Schrödinger vivait de notre temps, il aurait pu ajouter bien des nouvelles positions à sa liste des découvertes qui nous enseignent le respect du mystère. Selon moi, la principale conquête de la physique moderne ne sont pas les découvertes individuelles, mais la méthode. Les résultats spectaculaires des dernières théories physiques sont un exemple éclatant des potentialités sous-jacentes de la méthode, bien que très peu de personnes l’aient remarqué.
 
Deux expériences de l’humanité
 
Arrêtons-nous un moment dans la course aux découvertes et jetons un regard sur les performances scientifiques des deux derniers siècles : nous observons une continuité intéressante. Au l9e siècle, l’humanité a vécu une période d’efficacité remarquable de la méthode scientifique. Expérience bouleversante ! En haussant les épaules, nous la nommons aujourd’hui « l’époque de la vapeur et de l’électricité » ; mais nous devons nous rendre compte que le chemin de l’éclairage primitif par résineux à l’ampoule électrique et de la malle de poste au chemin de fer a dû représenter, pour les contemporains, une révolution bien plus grande que, pour nous, le passage de l’avion à hélice à l’avion à réaction intercontinental. Au 20e siècle, la technique a fait d’immenses progrès, mais au 19e siècle, elle est née presque du néant ; pourtant déjà à l’époque, il était bien clair qu’elle allait modifier très rapidement le visage du monde civilisé. Au l9e siècle, comme jamais auparavant et jamais par la suite, la science était synonyme de progrès et d’un avenir radieux. Le positivisme, qui voyait en la science l’unique source du savoir sûr et précieux, le scientisme, qui voulait remplacer par la science non seulement la philosophie, mais aussi la religion – étaient en fait simplement une formulation philosophique de ce que l’humanité vivait, à savoir l’expérience de l’efficacité de la méthode scientifique. La supposition qu’il y avait des limites à cette méthode scientifique aurait été une hérésie tellement absurde que, si quelqu’un avait osé la formuler, on ne l’aurait même pas discutée.
 
Arriva le 20e siècle et avec lui guerres et révolutions. Je pense que la révolution qui s’est produite dans la recherche des fondements de la physique au début du 20e siècle (et qui dure jusqu’à aujourd’hui) n’a pas eu moins d’effet sur notre culture que toutes les ruptures politiques qui ont marqué l’image du monde de notre siècle. Il s’est avéré que la mécanique classique, qui, en fait, avait servi comme théorie à tout faire, est en réalité une théorie doublement limitée dans son utilisation ; d’une part, elle est limitée pour ainsi dire « par le bas » : parce que les lois de la nouvelle mécanique quantique remplaçaient celles de Newton dans le domaine des atomes et des particules élémentaires, et d’autre part, elle est dans une certaine mesure limitée « par le haut » : car la physique classique ne vaut plus pour les objets se mouvant à des vitesses allant jusqu’à la vitesse de la lumière. Et bien plus, les nouvelles théories, elles aussi, sont limitées dans une certaine mesure : la grandeur finie de la constante de Planck limite considérablement le domaine des questions que l’on peut poser en mécanique quantique dans l’application au monde des quanta et, de même, la grandeur constante de la vitesse de la lumière, suivant la théorie de la relativité, définit la barrière de la vitesse de transmission des informations à un observateur.
 
L’emploi de la mathématique pour analyser le monde est le fondement de la méthode employée par la physique depuis Galilée et Newton (ou peut-être plus tôt – depuis Archimède). La certitude et l’infaillibilité des conclusions mathématiques se transmettent à la physique et représentent une des sources (à côté de l’expérience contrôlée) de l’efficacité de la méthode physique. Et c’est la raison pour laquelle cela provoqua presque un choc lorsque Kurt Gödel démontra dans les années trente son fameux théorème, selon lequel on ne peut créer de structures universelles axiomatiques dont toutes les mathématiques pourraient être dérivées (au moins une partie aussi importante que l’arithmétique) : une telle structure serait soit contradictoire soit incomplète.
 
Aujourd’hui il est hors de doute que le 20e siècle nous a révélé les limitations de la méthode scientifique. Révélation importante, que les philosophes n’ont su apprécier que tardivement. Dans la première moitié de notre siècle, le positivisme fleurissait encore sous la forme radicale de l’empirisme logique, dénommé aussi néo-positivisme. Ce n’est que dans les années soixante que l’on reconnut que l’ancienne et respectable image classique de la science n’était plus acceptable philosophiquement. Non, je ne pense pas aux courants anti-scientifiques et anti-intellectuels qui travaillent actuellement contre la science, parfois avec fanatisme, au nom du soi-disant intérêt bien compris de l’humanité. Mais je pense à une philosophie de la science qui reconnaisse la beauté de la science dans son pouvoir de révélation et les possibilités de l’utiliser rationnellement pour le bien de l’humanité, et ceci à partir de la reconnaissance adéquate de ses propres possibilités : aussi bien à cause de la clarté et de l’efficacité de la méthode scientifique qu’à cause des limitations qui lui sont inhérentes.
 
Science et transcendance
 
La science peut se comparer à un grand cercle. Son domaine intérieur représente la foule des résultats acquis. Ce qui est en dehors du cercle représente les domaines à découvrir. Il faudrait interpréter la circonférence du cercle comme un lieu où se rencontrent ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas, autrement dit la totalité des questions scientifiques et des problèmes non résolus. La science fait des progrès et produit de nouveaux résultats ; cela signifie que le cercle s’élargit. Mais en même temps que sa circonférence grandit, de nouvelles questions surgissent et une nouvelle problématique se présente. C’est une vérité historique que chaque problème résolu amène de nouvelles questions et génère de nouvelles tâches.
 
Si l’on comprend par le terme transcendance, selon son étymologie, « ce qui est au-delà », tout ce qui est hors du cercle des résultats scientifiques leur est transcendant. Donc la transcendance permet une graduation. Quelque chose peut transcender la science concrète, toutes les théories connues actuellement, mais aussi quelque chose peut transcender les frontières de la méthode scientifique. Y a-t-il de telles frontières ?
 
On compte au moins trois domaines de la connaissance qui se dérobent pour toujours à la méthode mathématico-empirique : la problématique de l’existence, les derniers fondements de la rationalité, et la problématique des valeurs et du sens.
 
Comment justifier et fonder l’existence du monde ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Les physiciens optimistes affirment qu’on trouvera une « théorie universelle » dans un avenir pas trop lointain : une telle théorie non seulement expliquerait tout, mais encore serait l’unique théorie universelle. Dans ce sens tout l’Univers serait explicable, il n’y aurait plus de questions, mais… Mais, supposons que nous ayons déjà une telle théorie : la totalité des équations qui ensemble décrivent l’Univers (en présentant un modèle). I1 reste néanmoins un problème à résoudre. Comment passer des équations abstraites au monde réel ?
 
Qui a rendu possible l’existence même de ce que décrivent les équations ? Qui a « donné le feu vert » aux formules mathématiques ? Sans aucun doute, les sciences étudient le monde de manière rationnelle. La connaissance est rationnelle quand elle est fondée de manière adéquate. Et là se posent deux questions : pourquoi devrions-nous fonder nos convictions de manière rationnelle ? Pour quelle raison la stratégie des fondements rationnels est-elle si efficace dans l’étude du monde ?
 
Il n’y a pas de réponse rationnelle à la première des deux questions. Essayons de justifier par la raison l’idée que tout doit être fondé sur la raison. Mais notre preuve ne peut pas présupposer ce qu’elle doit prouver. Nous ne pouvons donc pas présupposer que les convictions doivent être fondées sur la raison. Logiquement, nous ne pouvons pas utiliser dans notre preuve des moyens rationnels qui servent à établir une preuve, c’est-à-dire nous ne pouvons pas établir de preuve.
 
Il ne nous reste pas d’autre issue que d’accepter que le postulat de s’en tenir aux règles de la rationalité est un choix. Nous avons deux possibilités et nous devons nous décider pour l’une des deux : soit, en faisant de la science, nous nous basons sur la rationalité, soit nous acceptons l’irrationalité. La rationalité est une certaine valeur. Nous le voyons clairement quand nous la comparons à l’irrationalité. Nous jugeons la rationalité comme quelque chose de bon et l’irrationalité comme mauvais. En choisissant la rationalité, nous choisissons le bien, nous avons donc affaire à une décision morale.
 
L’humanité a pris cette décision lorsqu’elle a commencé à poser les premières questions au monde et qu’elle a cherché des réponses rationnelles à ces questions. Toute l’histoire ultérieure de la science n’a été qu’une répétition de cette décision.
 
Et maintenant la deuxième question : pourquoi le fondement rationnel a-t-il été si efficace dans l’étude du monde ? À cette question, on peut risquer la réponse suivante : parce que notre étude du monde amène des résultats si sensationnels, notre décision de s’orienter d’après les lois de la rationalité doit bien correspondre dans un certain sens à la structure du monde. Le monde n’est pas un chaos irrationnel, mais bien une rationalité ordonnée. Autrement dit : la méthode rationnelle d’étude du monde est efficace parce que celui-ci est plein de sens. Cependant, il ne faut pas comprendre ce sens comme anthropomorphe, comme quelque chose de lié à la conscience humaine, mais bien comme la qualité du monde grâce à laquelle elle révèle sa structure rationnelle – à condition que soient utilisés des moyens de recherche rationnels.
 
Encore la question de Schrödinger
 
Je pense qu’il serait important après toutes ces considérations de revenir à la question de Schrödinger. Qu’apporte à la religion la science contemporaine ? Je suis d’avis qu’elle nous rend, plus fortement que jamais, sensibles au mystère. Dans les sciences, nous rencontrons le mystère à chaque pas. Seuls les non-scientifiques et les mauvais scientifiques ont l’impression qu’en sciences, tout est d’une clarté évidente. Un bon scientifique sait qu’il avance sur une arrête entre ce qui a déjà été étudié et ce qui n’est que pressenti par un nouveau questionnement. Il sait aussi que ces questions nous ouvrent à des mondes qui dépassent de loin notre capacité de compréhension, entraînée à étudier les seuls fragments que nous venons d’arracher aux mystères du monde.
 
Imaginons-nous un homme de sciences éminent du 19e siècle, par exemple Maxwell ou Boltzmann, et supposons que, par un miracle quelconque, son collègue (ou un simple étudiant en physique) cent ans plus jeune recule le temps et parle à cet homme de sciences des lois, aujourd’hui bien connues et imprimées dans les manuels scolaires, de la théorie de la relativité générale et de la mécanique quantique. Maxwell et Boltzmann le prendraient pour un fou et ne prêteraient pas l’oreille à ses élucubrations. J’en tire la question suivante : « Comment réagirions-nous si un physicien du 21e siècle venait nous parler de ce qu’il a appris à l’université ? » Seul un scientifique à courte vue contesterait qu’il est entouré de tous côtés de mystère.
 
En disant cela, je pense à des mystères au sens relatif, à des mystères qui aujourd’hui dépassent notre entendement, mais demain peuvent valoir comme vérité bien étudiée. Cependant, de tels mystères n’annoncent-ils pas un mystère plus grand ? Est-ce que ce qui dépasse (transcende) les frontières actuelles de la science ne pointe pas vers la transcendance dans le sens plein du mot, c’est-à-dire vers ce qui dépasse toute possibilité de la méthode scientifique ?
 
C’est intentionnellement que j’ai exprimé ma pensée sous forme de questions. Des phrases affirmatives sont souvent trop raides et trop pauvres pour exprimer une idée ; de telles phrases affirment ce que leurs mots et les liens entre les mots signifient mais taisent ce qui est en-dehors. Restons-en donc aux questions, qui nous relèguent, par leurs points d’interrogation, derrière les limitations grammaticales :
 
  Est-ce que les conquêtes inouïes de la science qui révolutionnent nos représentations de la réalité (le temps inversé, l’espace déformé, les particules qui perdent leur individualité mais sont en communication sans l’aide du temps ni de l’espace) ne constituent pas un signe suffisamment clair de ce que la réalité ne s’épuise pas à ce que nous pouvons voir, toucher, mesurer et peser ?
 
  Est-ce que le fait que le monde n’est pas seulement un concept abstrait, un modèle indescriptible, une équation non résolue, mais au contraire quelque chose qu’on peut mesurer, peser, toucher et éprouver n’indique-t-il pas la source originelle de l’Être ?
 
  Est-ce que le fait que le monde se laisse néanmoins saisir en formules abstraites et en équations ne suggère pas que l’abstraction, c’est-à-dire la pensée, est plus originelle que le concret, c’est-à-dire la matière ?
 
  Est-ce que la rationalité du monde, qui présuppose, mais ne peut expliquer, toute recherche scientifique, n’est pas un reflet d’un plan rationnel qui se cache dans chaque question scientifique posée au monde ?
 
  Est-ce que la décision morale de s’orienter en science d’après les lois de la rationalité n’est pas un signe du bien qui se trouve à l’arrière-plan des décisions correctes ?
 
Ces questions ne sont pas des questions de « derrières les frontières »’ éloignées de notre réalité tangible. Le concret de l’Être, la rationalité des lois de la nature, le sens à donner, que nous touchons dans nos décisions sont présents dans chaque atome, dans chaque quantum d’énergie, dans chaque cellule vivante, dans chaque tissu de notre cerveau.
 
Il est vrai que le mystère ne se trouve pas dans les assertions de la science mais dans leur horizon. Cependant l’horizon pénètre toute chose.
 
Tarnow, Décembre 1993
 
(Traduit par Ursula E. Reich-Pleines)

 

Citation :


Je n'ai pas de papier dessus car c'est un truc pas tres recent, je pense qu'on y fait reference dans beaucoup de cours de meca quantique (enfin moi on m'en a parlé lors de mes premiers cours), et j'ai pas trouvé de reference en francais (mais il existe plein d'autres phénomènes acausals en physique, renseigne toi par exemple sur la fluctuation du vide).  
 
L'idée est la suivante tu exite une atome avec un laser, tu l'exites en lui fournissant toujours la meme energie, toujours de la meme facon, de temps en temps il va emettre un photon, par contre la longueur d'onde (la couleur si tu veux) de ce photon peut varier. Et il n'y a aucune cause (dans ton sens, et au sens de la physique classique) a la variation de la longueur d'onde de ce photon, tu peux reproduire la meme experience avec stricement les meme conditions (c'est a dire les meme causes) alors l'atome peut tres bien (et c'est observé en pratique) emettre un photon d'une longueur d'onde differente.
 
Et c'est la un phénomène qui n'est pas du tout lié a une imprecision de mesure ou a une meconaissance de notre part (voire d'ailleurs a ce sujet la preuve de la non existence de théories a variable cachées locales, par la violation des inegalité de Bell).


 
même réponse à ça que pour le blinking atom.
 
 

Citation :

Jolies contorsion mentale pour adapter la realité a tes postulats, a partir de là le dialogue (autre qu'un dialogue de sourd) n'est plus possible, ou ne m'interesse plus, de mon point de vue tu te decridibilises.  


 
Encore ton problème d'épistémologie... le problème c'est que tu n'accepte pas que je parle selon mes propres termes et tu veux que je rentre dans les tiens... tu ne crois tout de même pas que j'allais accepter ce que tu dis comme parole d'Evangile ? ça serais trop facile et si ta croyance (dans le sens : conception de l'existence) était la seul logique, alors les autres seraient depuis longtemps tomber dans l'oubli.  
 
Heureusement pour l'humanité les religions n'ont jamais été mise en danger par la science et il y'a bon nombre de scientifique de par le monde qui sont théiste.
 

Citation :


Je ne prends pas ca comme une bataille, rassure toi  :D ; je ne cherche pas a te convertir (je suis persuadé que seul un choc emotionnel fort peut deconvertir qqun, ou une usure lente, car malheureusement, il n'y a que tres peu de personnes qui sont sensibles a la raison pure). Par contre, moi j'y suis tout disposé, si qqun me montre une preuve irrefutable de l'existence de Dieu, je croirais (enfin ca n'aura plus aucun sens de croire, puisque la preuve aura ete faite).


 
Encore ton problème d'épistémologie et puis ton discours est quelque peu prétentieux... ça veut dire que j'ai moins accès à la raison que toi ? Fais une carte dans le monde et marque les endroits où l'athéisme est fort et tu verra que ta vision des autres colle tout à fait avec la vision coloniale du monde... "Nous avons accès à l'oeil de Dieu, à la raison hors du corps et de l'espace" et les autres sont des enfants bercés par des illusions. Tu gagnerais beaucoup à te défaire de tes prétentions et d'envisager une critique de tes propres connaissance, car si elles résistent à l'examen, c'est à dire à l'examen d'autres épistémologies, et qu'elles sont vraies, elle ne ressortirons que beaucoup plus fortes.... mais pour cela il faut accepter l'Autre comme étant porteur lui aussi de vérité... même si il parle un autre langage.
 
Pour la "preuve irréfutable de l'existence de Dieu", je crains bien qu'elle n'existera jamais de ton vivant , car nous appelons la mort "la certitude" pas pour rien...  
 
Si il y'avait une preuve dans l'univers de la certitude de Dieu, alors quel serait le mérite du croyant sur le non-croyant ? Tout le monde serait croyant et puis c'est tout.
 
Dieu dit dans le Coran : " « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » (Coran, 10:99)
 
 

Citation :

Encore une fois mis a part repeter "Dieu peut c'est tout", tu n'apportes rien (je ne reviendrais pas sur le fait que le concept 2, qui n'a aucune realité, ne fait pas partie de la 'matière et du temps' c'est un concept, point, il n'a aucune realité, il ne fait pas partie du 'règne de la matière et du temps').


 
Bien sûr que si puisqu'une partie d'échec n'a de sens que dans le temps. On ne peut mener une partie d'échec ou une partie de quoi que ce soit sans le facteur temps, ceux qui se sont déjà adonné à la programmation informatique la plus basique le savent très bien.
 
 
 

Citation :


Finalement, le 'truc' c'est que vous avez decide de postuler d'une entité muni d'attributs contradictoires, voire paradoxaux en eux meme, qui ne cadre plus du tout avec la description du réel tel qu'on l'a aujourd'hui, et votre ligne de defense se resume en "oui, mais c'est possible quand meme, mais je suis incapable de t'expliquer comment ou pourquoi".
Ce qui est bien sur parfaitement ton droit.


 
Le problème c'est que tu confond panthéisme et monothéisme, la réalité objective n'est pas Dieu, Dieu est la Cause de cette réalité objective.
 


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28236122
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 31-10-2011 à 00:03:55  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


D'ailleurs l'homo erectus croyait-il en dieu ? L'homme de néandertal ? Si oui, au moins ils avaient eu le bon goût de ne pas avoir inventé l'écriture...
 
Ah et puis merde, ça n'aurait pas été du monothéisme :/
Sans doute une sorte d'animisme polythéiste. Et évidemment c'était comme ça et pas autrement.


 
Il y'a des tribus africaines qui sont totalement monothéiste, qui ont développé le concept d'enfer et de paradis, et qui n'ont aucun rapport avec les 3 monothéismes actuelles.
 
Avec notre visibilité intellectuelle de 8 000 ans maximum, il serait bien ardu d'imaginer ce en quoi les gens croyaient il y'a 100 000 voir 1 000 000 d'années ...  
 
Ta vision découle (animisme polythéiste => monothéisme) de l'évolutionnisme appliqué au culture impliquant donc une hiérarchie latente entre les cultures...  
 
Pour moi l'homme est originellement monothéiste.


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28236130
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 31-10-2011 à 00:05:27  profilanswer
 


 
Oui mais si on parle de théologie, on parle donc de Dieu, on ne peut pas avancer dans la logique sans en admettre les prémisses... c'est comme parler de la justice divine et nier l'au-delà comme "balance" des injustices de ce monde pour dire que Dieu est donc injuste...
 


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28236175
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 31-10-2011 à 00:16:03  profilanswer
 

Pyrus a écrit :

C'est quand même amusant d'utiliser la causalité pour prouver dieu quand ce même dieu remet en question la causalité et tous les outils de démonstration :p


 
La causalité est une question complexe et je vais essayer d'y répondre le plus simplement :
 
La causalité est causalité car elle est le besoin de cause. C'est à dire que la chaleur par exemple à besoin d'une source de chaleur qui elle même à été généré par une explosion ou je ne sais quoi qui elle même remonte à la Cause Universelle, que j'appelle Dieu.  
 
Donc on définit d'abord la condition de la causalité : le besoin. Rien n'a de causalité sans en avoir le besoin.
 
Ensuite la causalité n'est pas "logique", c'est une abstraction qui n'a pas de réalité physique, on appelle causalité, la "cause à effet" entre l'élément A et l'élément B, donc c'est une abstraction car au final il n'existe qu'un élément A et un élément B. On la valide scientifiquement en la constatant, c'est donc une donnée scientifique basé sur l'empirisme.
 
Par conséquent la Cause Universelle n'a pas besoin de cause puisqu'elle est la Cause de tout et que la logique ne s'oppose pas à l'absence de cause, c'est uniquement l'expérience qui nous montre que tout ce que l'on connait dans l'ordre de la création à besoin de cause.  
 
C'est une notion qui risque d'être mal accepté par les esprits occidentaux car les philosophes occidentaux ne l'ont jamais résolu , que çà soit Hegel ou Sartre, par contre les philosophes "orientaux" l'ont résolu depuis bel lurette, Mollâ Sadra et Rûmi en tête... et qui va dans le sens d'un monothéisme de la nature puisque tout est tourné vers la même cause et que la matérialisme n'a jamais pu résoudre cette question de la cause primordiale....


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28236247
Pyrus
Pas de cravate ? Erreur 1017
Posté le 31-10-2011 à 00:34:44  profilanswer
 

pompono a écrit :


Oui mais si on parle de théologie, on parle donc de Dieu, on ne peut pas avancer dans la logique sans en admettre les prémisses... c'est comme parler de la justice divine et nier l'au-delà comme "balance" des injustices de ce monde pour dire que Dieu est donc injuste...


Les prémisses "dieu existe" + "dieu est omnipotent et omniscient" + "tout a été créé par dieu et est à sa merci" restent des points de discorde importante.
Tu les considères comme prémisse alors que d'autres les considèrent comme chose à démontrer.
Tu parles de justice divine comme prémisse (ce qui implique qu'il y a quelque chose d'autre pour équilibrer) alors que les autres cherchent à savoir si dieu est juste. Parce que les dieux injustes, il y en a eu dans la mythologie des peuples du monde.


---------------
Hazukashii serifu kinshi!
n°28236262
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 31-10-2011 à 00:41:13  profilanswer
 

Pyrus a écrit :


Les prémisses "dieu existe" + "dieu est omnipotent et omniscient" + "tout a été créé par dieu et est à sa merci" restent des points de discorde importante.
Tu les considères comme prémisse alors que d'autres les considèrent comme chose à démontrer.
Tu parles de justice divine comme prémisse (ce qui implique qu'il y a quelque chose d'autre pour équilibrer) alors que les autres cherchent à savoir si dieu est juste. Parce que les dieux injustes, il y en a eu dans la mythologie des peuples du monde.


 
J'ai déjà expliqué l'impossibilité matérielle de démontrer l'existence de Dieu par la preuve absolue autant que de l'infirmer, et j'ai cité le verset coranique adéquat : Dieu nous laisse libre de croire ou de ne pas croire, une preuve absolue serait en contradiction avec la liberté de conscience.


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28236327
markesz
Destination danger
Posté le 31-10-2011 à 01:12:16  profilanswer
 

pompono a écrit :


 
J'ai déjà expliqué l'impossibilité matérielle de démontrer l'existence de Dieu par la preuve absolue autant que de l'infirmer, et j'ai cité le verset coranique adéquat : Dieu nous laisse libre de croire ou de ne pas croire, une preuve absolue serait en contradiction avec la liberté de conscience.


 
 
Dieu nous laisse libre de croire parce qu'il n'a pas le choix.
 
J'espère que tu comprends l'absurdité des tentatives de faire croire qu'il peut tout, alors que ce n'est simplement qu'un concept forgé par l'esprit humain.


---------------
Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°28236491
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 31-10-2011 à 02:05:12  profilanswer
 

Encore une fois ça n'a aucun intérêt de parler de Dieu si on ne lui accorde pas la nature que lui accorde les religions.
 
Sinon, on ne parle pas de Dieu mais d'autre chose.
 
On ne peut pas prendre quelque chose d'un concept et de rejeter ce qui nous dérange. Si tu dis Dieu, alors tu dis Créateur de toute chose, la logique du créateur fait qu'il n'est pas soumis par ses créations, si il en est le Créateur absolu.


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°28236621
Proute2000
¡ sǝssǝɟ sǝɯ ɹǝʇɐɯ ǝp ǝʇǝɹɹɐ
Posté le 31-10-2011 à 03:15:25  profilanswer
 

pompono a écrit :

C'est comme de vouloir faire dire à quelqu'un qui à été amoureux que l'amour n'existe pas. Il ne pourra pas démontrer qu'il existe mais il ne pourra jamais lâcher l'idée qu'il l'a connu.

Les personnes réfléchies savent très bien que l'on n'est pas objectif quand on est amoureux. Et comme on dit l'amour rend aveugle.

 

Donc si tu veux aller par là, les amoureux de Dieu sont bien les dernières personnes à même de juger de l'existence (ou non) de Dieu

pompono a écrit :

Il y'a des tribus africaines qui sont totalement monothéiste (...)

Comme il y en a d'autres qui ne le sont pas du tout  [:spamafote]

pompono a écrit :

Pour moi l'homme est originellement monothéiste.

Oui... seulement pour toi.

 

Message cité 1 fois
Message édité par Proute2000 le 31-10-2011 à 03:16:04
n°28236815
Profil sup​primé
Posté le 31-10-2011 à 08:31:49  answer
 

TrakT a écrit :

Aux athéistes forcenés: en quoi cela vous gêne que (au hasard) pompono explique le sens de sa foi? Qu'est-ce qui justifie les réactions d'agressivité?
 
Personnellement je ne pense pas comme lui (ni TaliesinXX), je suis plutôt athée, je crois davantage en la science, mais dans le fond qu'est-ce qui me prouve que la science reflète la vérité vraie? Est-ce que cette vision n'est pas altérée par la limitation de nos sens à 5, par exemple? Peut-être que nous passons à côté de phénomènes essentiels...
 
De même, rien ne prouve que la Religion est la vérité. Croire en quelque chose d'improuvable, c'est le sens de l'acte de foi. C'est également pour ça qu'il ne faut, je pense, pas chercher de logique là-dedans.


 
Tu fais un bien piètre athée en écrivant de tels lieu-communs.
On ne "croit" pas en la science, c'est tout simplement antinomique de dire une telle chose, limite oxymorique. :o
La science, ce n'est pas un dogme, ce n'est pas un livre saint dont la remise en cause est interdite (au contraire, c'est la remise en cause permanente, cf les neutrinos vs vitesse lumière recemment)  
La science, ce sont les faits et l'observation. Un scientifique s'en remet aux faits incontestables et uniquement eux. Aucune notion de croyance là dedans, c'est précisement l'argument numero un des croyants pour contrer les athées, mais c'est vain. Un esprit scientifique ne croit pas, il constate.
 
La philosophie moderne, qui s'est longuement penchée sur la question que tu abordes, exprime clairement aujourd'hui le fait qu'on peut faire confiance à nos sens. La science dit en outre que si nous passons à coté de phenomènes indécelables parce qu'ils n'ont tout simplement aucun impact mesurable et quantifiable sur des éléments observables de notre environnement, alors, il est tout aussi simple de dire, sans nier leur éventuelle probabilité d'existence (qu'il s'agisse donc de Dieu, de Vishnu, de Cthulhu, de la licorne arc-en-ciel ou du singe compteur de grain de sable, tous créateurs d'univers à leurs heures perdues), qu'ils ne servent à rien dans notre compréhension du monde et qu'on peut donc tout simplement les ignorer (principe du rasoir d'ockham).
 
Enfin, en tout, et c'est le principe de la science, il faut chercher de la logique. Même en religion, et même dans ce que tu appelles l'acte de foi, car tout dans l'univers connu semble obéir à une certaine logique.  
La science et notamment l'histoire et la recherche concernant les protoreligions explique très bien pourquoi l'Homme a developpé des croyances, des dogmes et des religions. En résumant très schématiquement, c'est le besoin de se rassurer par rapport aux grandes peurs Humaines, la peur viscérale de la nuit et de la mort, ce que je qualifierais de peurs fossiles ou peurs reptiliennes, et qui sont aussi vieilles que l'humanité.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 31-10-2011 à 08:44:16
n°28236835
Proute2000
¡ sǝssǝɟ sǝɯ ɹǝʇɐɯ ǝp ǝʇǝɹɹɐ
Posté le 31-10-2011 à 08:37:13  profilanswer
 

Et là t'as un crétin religieux qui va venir dire que lui, il n'a pas peur de la mort...

n°28236848
Profil sup​primé
Posté le 31-10-2011 à 08:40:31  answer
 

Proute2000 a écrit :

Et là t'as un crétin religieux qui va venir dire que lui, il n'a pas peur de la mort...


 
S'il n'avait pas peur de la mort, il ne respecterait pas de dogmes religions l'exhortant à bien se conduire pour esperer un au-delà agréable après sa mort.
 
Personnellement, je n'ai pas peur des crocodiles car j'ai la pierre mystique du grand Moufi© qui fait fuire les crocodiles, en permanence sur moi.
(CB acceptées)

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 31-10-2011 à 08:41:14
n°28237003
markesz
Destination danger
Posté le 31-10-2011 à 09:09:49  profilanswer
 

Proute2000 a écrit :

Et là t'as un crétin religieux qui va venir dire que lui, il n'a pas peur de la mort...


 
Même qu'un vrai religieux, celui qui croient fondamentalement, peut espérer la mort pour rejoindre enfin son dieu et son paradis pour le repos éternel. Et plus s'il a droit aux vierges et aux vins coulant des ruisseaux intarrisables... :love:  


---------------
Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°28237022
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 31-10-2011 à 09:12:29  profilanswer
 

Oui mais des saintes vierges alors  [:kulamaker:2]  [:ethnik:3]

n°28237028
Profil sup​primé
Posté le 31-10-2011 à 09:13:05  answer
 

Moi j'ai rien à dire sur Dieu, mais si vous le voyez, demandez lui d'arrêter de me pourrir ma connexion wifi.
 
MERCI :o

n°28237160
Chabo
Posté le 31-10-2011 à 09:39:28  profilanswer
 

pompono a écrit :

Dieu nous laisse libre de croire ou de ne pas croire, une preuve absolue serait en contradiction avec la liberté de conscience.

Dieu nous impose donc le libre arbitre, c'est très paradoxal. Mais bon, on est plus à une incohérence près avec vous. Personnellement, si c'est pour finir en enfer ou avoir une existence misérable, j'aurais préféré que dieu nous impose à tous un bonheur immuable et indéfectible, mais il faut croire que dans son infinie bonté, dieu, cet être dont nul n'a jamais vu la face, a décidé qu'il fallait nous mettre des bâtons dans les roues. En fait, si on réfléchie bien, dieu ressemble plus à une sorte de psychopathe dégénéré et tyrannique qu'autre chose (d'ailleurs si on veux être un peu coquin on pourrait comparer les croyants à des collabos). Alors oui, je connais le refrain habituel quand on tient ce genre de discours : "il est arrogant de penser à la place de dieu" et blah blah blah. Pourtant, je ne fais qu'exploiter l'organe dont dieu m'a pourvu... (je parle du cerveau)
 

n°28237212
Momo adict
Posté le 31-10-2011 à 09:48:52  profilanswer
 

Question : pourquoi tous les dieux du monde revendiquent la création de la Terre ?
Partons du principe qu'il(s) existe(nt)...
Soit il n'y en avait qu'un et tous les autres sont des menteurs... Ce qui veut dire que les 3/4 des croyants adulent un menteur ou un truc qui n'a pas existé et qu'une petite proportion des gens sont dans le "vrai"...
Soit ils s'y sont mis à plusieurs mais ne veulent pas le dire (jalousie de son voisin, mensonges, toussa... que des vertues....)

n°28237355
arnyek
Mixologue amateur
Posté le 31-10-2011 à 10:12:28  profilanswer
 

Momo adict a écrit :

Question : pourquoi tous les dieux du monde revendiquent la création de la Terre ?
Partons du principe qu'il(s) existe(nt)...
Soit il n'y en avait qu'un et tous les autres sont des menteurs... Ce qui veut dire que les 3/4 des croyants adulent un menteur ou un truc qui n'a pas existé et qu'une petite proportion des gens sont dans le "vrai"...
Soit ils s'y sont mis à plusieurs mais ne veulent pas le dire (jalousie de son voisin, mensonges, toussa... que des vertues....)


 
A ça, il y a la réponse magique : "Oui, mais Dieu à pris plusieurs formes différentes pour s'adresser à différentes cultures à différentes époques. En fait, c'est le même "Dieu" car au final le message ultime est le même : Dieu c'est votre papa et si vous lui obéissez pas, il va vous mettre une fessée pour l'éternité".
C'est un peu capilotracté mais si ça peut faire plaisir à certains croyants de penser ça, je trouve ça moins "agressif" comme positionnement que le "Nan, c'est le mien le vrai".

n°28237769
Profil sup​primé
Posté le 31-10-2011 à 11:03:40  answer
 

Momo adict a écrit :

Question : pourquoi tous les dieux du monde revendiquent la création de la Terre ?
Partons du principe qu'il(s) existe(nt)...
Soit il n'y en avait qu'un et tous les autres sont des menteurs... Ce qui veut dire que les 3/4 des croyants adulent un menteur ou un truc qui n'a pas existé et qu'une petite proportion des gens sont dans le "vrai"...
Soit ils s'y sont mis à plusieurs mais ne veulent pas le dire (jalousie de son voisin, mensonges, toussa... que des vertues....)


 
Soit c'est le même à chaque fois mais il est schizophrène ou simplement manipulateur.

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  744  745  746  ..  811  812  813  814  815  816

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
D'aprez vous quelle est la Vrai religion, Dieu existe vraiment ???Découvrez l'Amour de Dieu !
D'où est-ce que ça vient de dire merde pour souhaiter bonne chance?Qui est Dieu?
Pr tts ceux qui pense que les juifs etaient "con" de se dire juifQue dire a un jeune "Wannabe Nazi" ?
Topic de ceux qui n'ont .... rien à direLes trucs à dire et à ne pas dire quand on drague
Que veut dire un regard dans les yeux ?MA COMPIL DU FEU DE DIEU !!!!!!! d'autre propositions ?
Plus de sujets relatifs à : Qu'avez vous a dire sur Dieu ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)