r06 a écrit :
Oui la question de base c'est ça et comme je l'ai dit je vois pas comment le bab fait parti des réponses à cette question... 
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Article intéressant du Point avec quelques extraits copiés collés
https://www.lepoint.fr/voyages/biar [...] _44.php#11
Le spectacle est amusant. Et savoureux. Pour y assister, il faut s'asseoir tôt le matin, avant le lever des vacanciers, au café Les Colonnes, dans le centre de Biarritz, et observer les trentenaires qui s'y croisent. Certains sont en costume de lin ou en robe élégante. Ils vont travailler. D'autres, en combinaison, ont une planche de surf sous le bras. Deux mondes pas si étrangers que ça puisqu'ils s'arrêtent pour discuter et s'inviter à un apéro pour le lendemain soir.
Prendre ensuite le chemin du Port-Vieux, longer une vitrine qui propose des tennis Veja (ils n'utilisent que des matériaux bio fabriqués dans des conditions socialement équitables), s'arrêter devant les toiles proposées par la galerie d'art contemporain de Lucy Chadwick, une New-Yorkaise qui, au début de la crise du Covid, a quitté en quelques jours Manhattan pour poser sa valise, son fils et son mari (coiffeur pour stars) près de la plage où, adolescente, elle passait ses étés. Rejoindre ensuite les Halles, à moins de cinq minutes pour qui sait serpenter à travers les ruelles. Rénovées en 2013, elles sont un peu le QG du Tout-Biarritz chic, ceux qui ont décidé d'y vivre à l'année comme ceux qui y passent leurs vacances. On y croise parfois Guillaume Durand ou Isabelle Huppert. Ici ne se vendent que de bons et beaux produits. On y déguste quelques huîtres sur un coin de table, on croque dans un gâteau basque parmi les meilleurs, avant d'emporter un pâté aux mille saveurs. Clientèle bronzée sans démesure, surtout décontractée.
À sa clientèle traditionnelle, qui recherchait un lieu de vacances attrayant, s'ajoutent désormais de nouveaux acheteurs, dont elle a vite appris les exigences. « De jeunes entrepreneurs de la finance ou de la technologie qui, une fois fortune faite, installent leur famille ici. Leur première question, quand je leur présente un bien, c'est l'accès à une connexion haut débit. La seconde, la proximité des bons établissements scolaires de Biarritz ou de Bayonne. » Son analyse : « Ceux qui viennent ici ne fuient pas les prix de l'immobilier parisien. Ils cherchent d'abord et surtout un cadre de vie. » La patronne de Sotheby's est aussi l'ambassadrice de sa ville. « Contrairement à Cannes ou à Nice, Biarritz n'est pas une ville de retraités aisés, avance-t-elle avec une pointe de condescendance. C'est une ville dynamique, jeune, entreprenante. Et sportive. Le Pays basque n'a rien à voir avec la Méditerranée. Ici, le bling-bling est de mauvais goût. Personne n'affiche son aisance financière. Vous avez vu, personne n'a de jet-ski et les paparazzi ne traquent pas Vincent Cassel quand il se promène en famille autour de chez lui. »
Mme Marchal refuse aussi, et c'est aussi un peu pour ça qu'on était venu la voir, de confirmer une rumeur parisienne : il existerait, dans le centre-ville, un très joli immeuble neuf dont les étages seraient tous occupés depuis peu par quelques personnalités du monde des affaires qui auraient fait le choix, ensemble, d'investir et de refaire leur vie à Biarritz.
Guillaume Pepy, l'ancien patron de la SNCF, membre de plusieurs conseils d'administration (Lagardère, Orpéa), assume son amour pour sa ville d'adoption, où il vit désormais les deux tiers de son temps. « Ce qui se passe ici n'a rien avoir avec le confinement. Le mouvement remonte à cinq ou dix ans, quand les nouvelles générations de Biarrots ont pris conscience qu'elles bénéficiaient d'un cadre exceptionnel dont elles pouvaient être fières, qui n'avait rien à envier à Paris, et que, avec leur forte identité régionale, elles pouvaient faire de Biarritz une pépinière de ce qui se fait de mieux pour travailler et vivre harmonieusement. "L'effet mode" n'est venu que dans un second temps. »
Alors que sa ville n'a jamais été aussi dynamique, Maïder Arostéguy veut rompre avec ce destin en dents de scie. Elle a créé un « club des amoureux de Biarritz » qui regroupe quelques figures du CAC 40, des artistes, des investisseurs, des grandes fortunes. Elle tente aussi de mettre fin au sport préféré des habitants de la région comme des touristes de passage : la rivalité entre les villes de la côte basque. « Le match Saint-Jean-de-Luz contre Biarritz, Biarritz contre Bayonne, Biarritz contre Anglet, Biarritz contre Bidart, c'est dépassé. Chaque ville a son identité, ses particularités. Mais nous devons travailler ensemble, développer les transports en commun avec l'arrière-pays et raisonner "conurbation" pour que l'ensemble des habitants de la côte basque vivent harmonieusement. »
Des caméras ont été installées dans le centre-ville. La police municipale patrouille à cheval pour surveiller les plages la nuit. Et, surtout, depuis cette année, le centre est piétonnier en juillet et en août. « Il faut que la ville soit agréable à vivre pour tout le monde, toute l'année. »
Cela fait quelques années que Gilles Sixou a compris que Biarritz était en train de changer. Ce banquier du Crédit agricole a investi plusieurs dizaines de millions d'euros dans un lieu étonnant à l'entrée de la ville destiné à accueillir les start-up et les entreprises de la région et leur offrir « un écosystème aussi stimulant que celui qu'elles trouveraient à Paris ». Du bois clair, une gigantesque verrière reliée à des panneaux solaires, des canapés… Avec sa banque, il veut en faire « la Station F » [installé à Paris et créé par Xavier Niel, il s'agit du plus grand campus de start-up au monde, NDLR] du Pays basque. Se promener dans les couloirs du Connecteur, c'est croiser des dizaines de jeunes entrepreneurs basques qui y louent des espaces de travail ainsi que des « expats » comme une des cadres dirigeantes de Spotify, une Suédoise qui a choisi de vivre ici, ou le patron d'Unilever Europe, qui passe un tiers de son temps à Biarritz.
Signe des temps, l'auditorium (300 places) propose des conférences sur le métavers, les NFT, la cybersécurité ou la prévention contre le harcèlement moral. « L'idée, c'est de participer à l'éclosion de l'exceptionnel phénomène de créativité qui touche ce territoire », explique Gilles Sixou, pour que les entrepreneurs n'aient plus envie de s'exiler à Bordeaux ou à Paris pour accompagner leur développement. « Vus de loin, Biarritz et la côte basque, c'est les vacances. Mais il y a aussi ici de magnifiques entreprises. » Et de citer les plus connues dans Biarritz ou à quelques kilomètres (Dassault, Suez, etc.). Ainsi que des pépites innovantes, telles que Voltaire Group (qui réalise 90 % de son chiffre à l'exportation avec ses selles d'équitation de compétition). Ou cette PME qui tente de mettre au point une technologie pour nettoyer les océans.