Je sais que c' est un peu long à lire mais lisez tout , il s' agit de balayer un coup sur l' ignorance , si vous voulez en savoir d' avantage, il y a de tres bons ouvrages scientifique ecrits par des chercheurs de rennomés internationnales, c' est tres cartésien ,et vous risquez d' etre tres surpris à lire en entier
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Le but de ce travail et de montrer ou en est la science aujourdhui à propos de ce quon appelle communément lesprit, cest à dire le lieu virtuel de nos pensées et de nos émotions. Parallèlement, on tentera dexpliquer sa différence fondamentale avec la conscience, que certains traduisent par « sentiment dexister » et qui serait en fait le lieu de nos perceptions. Une de mes motivations a été le fait que toutes les théories à ce sujet sont souvent très peu connues des gens moyens sils nentreprennent pas de recherche poussées sur le sujet. De plus, certains savants ou professeur avancent parfois outrageusement certaines théories nous laissant croire que la science les à prouvées alors que cette dernière na jamais été aussi troublées que maintenant part la découverte de phénomènes de plus en plus étranges contredisant ses fondements même. Mais nous verrons cela plus tard, pour lheure, nous survoleront lhistorique des différentes théories scientifiques concernant le corps, lesprit et la conscience. Ensuite, nous étudierons plus profondément le cerveau qui est soi le siège de notre esprit, soit son intermédiaire avec le corps. Puis, nous verrons en annexe (parce que sinon je dépassais 6500 mots...) à travers des maladies mentales et des substance psychotropes comment des modifications du cerveau peuvent influencer lesprit. Et enfin, nous ferons une synthèse de tout ce qui aura été vu auparavant, afin de mieux définir les notions de base (cerveau, esprit et conscience.)
Historique des théories scientifiques à propos de lesprit
Au début de lhumanité, cette question navait certainement pas de raison dêtre, du moins tant que lon ne pouvait pas faire la distinction entre le monde physique et le monde de la pensée. Puis, lhumanité évoluant peu à peu, cest certainement ce problème parmis dautres qui donna naissance aux premières religions ; de ce que nous en savons, les religions se sont de tout temps préoccupées de lesprit ; de son origine, ses relations avec la matière (corps et monde) et surtout, de sa destinée. Je ne mattarderais pas sur ce point, létude comparée des religions pouvant aisément faire lobjet dun travail de maturité complet. (Vous pouvez par exemple vous référer au travail de Mlle Aurélie Cendre pour vous faire une idée de la vision des choses perçues par les différentes tendances du christianisme).
A notre connaissance, lun des premiers scientifiques à sêtre intéressé à la question fut René Descartes, au 17e siècle, porté par lhumanisme de la renaissance. A cette époque, on avait assisté à une sorte de déification de la raison qui aurait été le seul outil qui permettrais à lhomme de découvrir des vérités. Descartes voulut par conséquent fonder une métaphysique basée uniquement sur la certitude ; les faits dont il ne pouvait pas douter. Son point de départ fut laffirmation « jexiste », car le fait même de dire cela prouvait quil existait quelquun qui affirmait quelque chose (« je pense donc je suis » !) Mais ce que cherchait Descartes nétait pas tant de savoir si quelque chose oui ou non existait que den découvrir la nature. Pour Descartes, ce « moi » naurait en aucun cas pu être son corps, puisquil pouvait très bien simaginer exister sans lui. Cet être aurais alors été une entité intelligente immatérielle et entièrement distincte du corps. Il nestima pas nécessaire de chercher à définir physiquement lintelligence puisque étant croyant, il la considérait comme une propriété purement spirituelle. Ainsi, Descartes conserva et rationalisa en quelque sorte le dualisme des croyances religieuses et populaires qui prévalaient depuis longtemps dans les civilisations occidentales.
Daprès lui, lesprit nétais pas séparé physiquement du corps, mais différait conceptuellement de lui. Lêtre humain aurait alors été un union intime entre ces deux concepts. Il arriva alors au point clé du problème - sur lequel la biologie et la philosophie se penchent encore aujourdhui - qui était de connaître la nature de cet union. Il énonça alors la fameuse théorie de linteractionnisme selon laquelle lesprit et le corps sinfluenceraient réciproquement, les événements psychologiques modifiant les actes corporelles et inversement. Il définit comme lieu de cette interaction la glande pinéale pour aucune autre raison apparente que le fait quelle se trouve au centre du cerveau. Nicolas Malebranche (1638 - 1715), un de ses contemporains, optait plutôt pour une imprégnation de lensemble du corps par lesprit, théorie dites de la conscience diluée.
Dautres ont par la suite modifié ce schéma, optants pour une interaction à sens unique ou, aussi étonnant que cela puisse paraître, pas dinteraction du tout. Cest justement le cas de Leibniz (1646-1716) pour qui lâme était entièrement distincte du corps. Les deux systèmes nauraient en fait correspondu que grâce à une harmonie préétablie par dieu, leur synchronisation parfaite donnant limpression dun lien de cause à effet. Cette théorie est intéressante mais ne nous mène finalement pas très loin, sinon à un déterminisme absolu.
Néanmoins, Leibniz mit en évidence certaines ambiguïtés de la théorie localiste de Descartes en se demandant : « Comment quelque chose dimmatériel et dépourvu de dimensions spatiales pourrait se trouver dans un endroit précis ? » ce qui nous amène à une constatation capitale pour la suite ; à proprement parler les pensées, les émotions et les perceptions nexistent nulle part.
La théorie de Descartes eu cependant de nombreux adeptes chez les scientifiques jusqu'à larrivée au 19e siècle de nouvelles théories ; celle de la conservation de la matière et de lénergie, et lévolution de Darwin. Ces théories suscitèrent un tel enthousiasme que lon voulut tout expliquer avec elles, lesprit y compris ; si lunivers était un système fermé et que sa quantité de matière restait constante, alors lesprit aurait dû sexpliquer en termes de déplacement de particules comme nimporte quel autre phénomène physique. Ensuite, la théorie de lévolution ayant défini lhomme comme un simple animal peut être plus évolué que les autres, son fonctionnement aurais dû sexpliquer aussi facilement que celui de nimporte quel autre être vivant. La simplicité que lon attribuait alors aux animaux, peut être sous une influence inconsciente de la religion chrétienne, se répercuta sur lespèce humaine. Toutes ces théories donnèrent peu à peu naissance à un mouvement philosophique qui est encore de nos jours le penchant de la plupart des scientifiques : le béhaviorisme (de langlais behaviour : comportement )
La méthode quutilisait Descartes pour aboutir à ses théories était lintrospection, cest à dire le fait de « regarder » à lintérieur de soi-même pour voir comment lon fonctionne. Cette méthode posait en fait un problème ; comment pouvait on savoir si les autres avait un esprit ? ce qui aurait pu mener à une vision solipsiste du monde (il ny a que moi qui existe). Conscient quils devaient changer de méthode sils voulaient créer une science objective, les béhavioristes déclarèrent comme seuls faits vraiment réels ceux que tout le monde pouvait observer. Seulement cette technique nétais valable que pour une catégorie limitée de fait tel que les lois physiques (et encore), et devenait vite inutilisable pour le reste, chacun voyant les choses à sa façon. Les adeptes du béhaviorisme dit « méthodologique » (une version plus diluée) voulaient démontrer lexistence des autres esprits en observant les autres et en les comparant avec nous - mêmes, ce qui est en fait contradictoire avec les principes du béhaviorisme puisque la comparaison des choses avec soi - même passe par lintrospection. Mais, au moins, ceux - ci admettaient quil y avait des vérités en dehors de ce que la méthode objective pouvait prouver, tandis que les béhavioristes purs reniaient tout ce qui en sortait. Lun de ces « extrémistes » fut Watson au 19e siècle, pour qui les événements mentaux nétaient que la conséquence de phénomènes corporels. La pensée, par exemple, aurait été due a des petites contractions des lèvres, de la langue et de la gorge. Lexistence de ces contractions a été prouvée, mais une expérience réalisée avec du curare, un poison qui empêche la transmission dordres des neurones moteurs aux muscles entraînant une paralysie totale, a démontré quelles nétaient pas nécessaires à lactivité mentale. Les sujets rapportent avoir ressenti une terreur extrême mais navoir jamais été empêcher de penser. Les micro mouvements ne seraient donc pas la cause, mais la conséquence de la pensée. Sous cette forme la théorie ne tient pas, mais le concept de base dinteraction dans un seul sens (corps -> esprit) est intéressent.
Le béhaviorisme pur réfutait donc lexistence dun esprit en tant quentité à part capable dagir sur le corps ; le béhaviorisme méthodologique tentait de comprendre celui ci en terme de ses mécanismes. Ainsi, on se demanda si on pouvait assimiler lesprit à une machine, question qui prends de nos jours tout son sens depuis la naissance de lintelligence artificielle. Inversement, on se demanda si lon pouvait attribuer une quelconque activité mentale aux ordinateurs et surtout, si ils étaient capables den avoir conscience.
Selon la théorie comportementaliste, on aurait pu déduire que les machines avaient une certaine forme de conscience. Une objection à ceci saurait été le fait quils étaient limités à la manière dont ils étaient programmés, mais daprès les théories modernes, les humains seraient également programmés ; par leur code génétique, leur conditionnement et leur expérience. De plus, certains programmes étaient évolutifs et adaptatifs, on pouvait donc les qualifier dintelligents mais pouvait on pour autant leur attribuer une conscience ? Cette question en posa une autre, plus fondamentale : la conscience était elle une propriété de la matière organisée ?
Au 20e siècle, une direction différente fut prise par le philosophe Gilbert Ryle qui sintéressa de près au langage. Pour lui, lopposition entre le corps et lesprit serait né dune erreur de vocabulaire, car ils auraient en fait été deux façons différentes de parler de la même chose. Il tenta entre autres de démontrer quun acte nétait pas le résultat dune pensée antérieure ; il dit que ce qui différenciait un acte intelligent dun autre était le fait de penser à ce que lon faisait lorsque lon agissait (de prendre conscience de cet acte), ce qui aurait en fait constitué une seule et même chose. Parallèlement, les philosophes de cette époque déclaraient que lintrospection était la forme de recherche la plus immédiate et en quelque sorte la plus fondamentale. Or, par introspection, on se rendait aisément compte que beaucoup dévénements mentaux nétaient pas visibles à lextérieur.
Wittgenstein, lui, admettait lesprit, mais était persuadé que le dialogue intérieur (la pensée avec des mots) en constituait la base ; il renia donc lexistence de lintrospection car celle ci aurait dû précéder la pensée. Pour lui, les mots seraient venus deux mêmes et nous apprendrions à nous connaître en apprenant le langage de la société qui nous entoure. Cette idée était également avancée par le linguiste Benjamin Whorf. Mais, malgré que le langage conditionne une grande partie de nos points de vue, des pensées sans langage sont possibles, des pensée visuelles, spatiales ou affectives, par exemple.
Un grand paradoxe a subsisté jusqu'à la seconde moitié du 20e siècle ; on ne reconnaissait comme réel que ce que la science pouvait expliquer, niant par là tous les phénomènes de la conscience, mais presque aucun scientifique ny croyait vraiment. Cétait la « théorie » et tout le monde savait que les choses nétaient pas vraiment comme ça, mais cétait bien pratique dans le sens où on navait pas besoin daller chercher plus loin. Seulement, les événements de la vie quotidienne et lexpérience de chaque homme face à son propre esprit semblait alors plus réels aux gens que les lois physiques soi - disant unique source de vérité faisant ainsi, comme le disait un auteur dont jai oublié le nom, de chaque être humain un schizophrène. Le sujet de la conscience resta en quelque sorte « tabou » jusqu'à larrivée de Wigner et von Neumann, deux scientifiques de renom à qui lon doit de grand travaux sur la radioactivité, qui se sont intéressé de près à linformation. En effet, on peut affirmer que la lumière, par exemple, est un flux de photon qui heurte notre rétine et qui vient à notre cerveau par influx électrique, mais le sens que cela à pour nous, linformation quelle porte, elle, est différente. Cette information na dailleurs de sens quau contact dune conscience et sans cette conscience nous ne pourrions rien ressentir, puisque nous sommes cette conscience. Ils mirent ainsi en évidence un domaine que la science avait trop longtemps ignoré et le fait quil fallait admettre lexistence dune réalité suprême non matérielle mais capable peut être dagir sur la matière. Wigner alla jusqu'à imaginer une cellule « psycho - électrique » grâce à laquelle lesprit interagirait avec le cerveau. Cette manière de voir les choses fit beaucoup dadeptes, car elle représentait peut être ce que tout le monde pensait sans avoir vraiment pu lexprimer, et quelle reprenait dune manière beaucoup plus convaincante les anciennes théories (Descartes et autres).
De plus en plus de scientifiques et de philosophes sintéressèrent à la conscience, et bien que cet engouement général ne date guère de plus dune dizaine dannée, les choses ont avancées assez vite. Cest ainsi quen 1996 fut crée l ASSC ou « association for the scientific studies of consciousness » (Association pour létude scientifique de la conscience) par le psychologue Bernard J Baars afin de regrouper tous les scientifiques étudiant le sujet ; essentiellement des neurologues et des psychologues.
Mais encore fallait il trouver une direction pour les recherches, ce qui était assez difficile puisque aucun parcours ne semblait simposer. Trois courants majeurs se créèrent alors, entre ceux qui voyaient en la conscience un phénomène émergent, une propriété de la matière ou un aspect de lunivers qui aurait jusque là échappé à la science. Cest ce dernier qui fut adopté par John Searle pour qui la conscience devait être considérée comme le sujet détude prioritaire. Il défendait entre autres le concept dun naturalisme biologique, à quoi Rafael E Nunes qui soutenait sa thèse substituera un naturalisme écologique, cest à dire lomniprésence de la conscience non seulement dans le monde biologique mais également dans le monde physico-chimique. Ceci nest quune théorie parmis des dizaines dautres, mais le vrai problème, selon Chalmers (un philosophe actuel), était encore de savoir ce que lon cherchait précisément. Il sagirait pour lui non pas de tenter dexpliquer la conscience par la science mais dexplorer un monde dans lequel la conscience serait un phénomène réel. Ils prônent donc létude des qualias dont le concept est en fait similaire à linformation évoquée plus haut. David Bohm (un physicien) avait à ce titre conseillé quelques années plus tôt de créer une science basée non pas sur le quantitatif mais sur le qualitatif. Ce concept fut particulièrement étudié lors dune manifestation appelée « Emotions, Conscience, Qualia » en octobre 1998. De nombreuse théories scientifiques recherchant les bases neurales de lémotion y furent présentées. Les participants furent tous daccord pour dire que ces conférences étaient fortes intéressantes, mais quelles ne donnaient aucun renseignement sur la nature même de lémotion, ce qui fit dire que la clé des qualias ne serait donné non pas par la science, mais par la philosophie.
On se demanda également si on pouvait apparenter des qualias à des classes de nombre, ce qui aurait en fait bien arrangé ceux qui ne voulaient pas ajouter une nouvelle branche à la science pour létude de la conscience, mais voilà, à létat pur, les nombres ne semblent pas avoir de signification particulière, ce qui poussa de plus en plus de monde, comme Edelman, à se rallier au point de vue de Chalmers et à affirmer que cest à lintérieur de la conscience et du système de qualia que la science devrait trouver sa place. Ils nhésitèrent pas en effet - comme lavait fait Malebranche trois siècles plus tôt - à inverser lancienne hiérarchie et à voir dans la science une expérience partielle de la conscience, se basant sur le fait que cest à travers elle que nous percevons le monde physique et notre propre esprit. Edelman posa également le fait que notre cerveau devait être commandé par notre esprit puisque à partir dune représentation mentale (une jolie fille par exemple) la production de dopamine du corps peut être augmentée. Ce nest en effet pas leffet dun rayonnement de photon percutant notre il et provoquant un message chimique dans notre cerveau qui produira ces changements corporels, mais bien la signification que nous donnerons à cet événement. Ce nest toutefois pas tout le temps le cas puisque dans le cadre des réflexes par exemple le corps réagit avant que nous prenions conscience des événements. Cest toutes ces constatations qui poussèrent Libet à remettre en question le rôle du cerveau, voyant plus en lui une sorte de décodeur quun siège de la pensée et des actions volontaires. Quant à lui, lesprit aurait été un « champ mental conscient dû à lactivité du cerveau dont cependant il est phénoménologiquement distinct » ; cest à dire une entité immatérielle naissant de lactivité du cerveau mais possédant une certaine autonomie, étant le siège de notre conscience et étant capable dagir sur le cerveau. Cest justement sur cette hypothèse là que se base la science actuelle pour expliquer le fonctionnement de lesprit, appuyée par les techniques modernes dimagerie médicale.
Quelques considérations générales sur le cerveau
Lencéphale (nom du cerveau dans son ensemble) est composée de quatre organes ; le cerveau, la diencéphale, le cervelet et le tronc cérébral, auxquels nous pouvons encore ajouter la moelle épinière (bien quelle ne fasse pas partie de lencéphale, puisque « cephalus » désigne la tête). Appelons cet ensemble le système nerveux central).
Le cerveau est le plus grand organe du corps humain et est apparemment le centre de la pensée. Chez un adulte il pèse en moyenne 1350 grammes, contient environ 14 milliard de neurones (les spécialistes actuels penchent plutôt pour 100 milliards dans lensemble du système nerveux central du fait quelles sont très difficile à compter à certains endroits et quil faut prendre en compte les cellules des autres organes) et plus de 100 milliards de gliales qui jouent des rôles divers tel que maintenir la structure du cerveau, véhiculer le sang entre les capillaires sanguins et les neurones, fabriquer de la myéline ou encore remplir des fonctions immunitaires semblables à celles des macrophages. Leur nombre augmentent à mesure que les neurones disparaissent. Nous reviendrons sur le fonctionnement des neurones plus loin.
Le cerveau est composé de deux hémisphères (droite et gauche...) ayant chacune une catégorie de tâches différente (nous verrons ça plus tard). 80% de son poids est contenu dans le cortex cérébrale situé à l'extérieur et plié sur lui même de telle manière que sa surface réelle vaut environ trois fois la surface du cerveau. Il est appelé matière grise du fait quil est constitué essentiellement de corps cellulaires et est situé à lextérieur pour pouvoir être mieux fourni en oxygène et glucose par le liquide des méninges qui lentourent. Lintérieur, lui, est rempli daxones entourées de myéline (voir fig. 5 et 6 pour le fonctionnement de la neurone) doù son nom de matière blanche, avec ça et là des amas de neurones qui servent à mémoriser des postures et des mouvements automatiques. On trouve au milieu le corps calleux composé uniquement daxones et servant à relier les deux hémisphères. Cest dans le cerveau quaboutissent les informations en provenance des organes des sens et que sont élaborée les réponse musculaires correspondantes ; il est donc soit le siège de la conscience, soit en relation directe avec elle et cest pourquoi nous nous intéresserons plus particulièrement à lui.
La diencéphale se situe sous le corps calleux et est composé du thalamus et de lhypothalamus. Le thalamus reçoit toutes les informations en provenance des organes des sens et les traite afin de les envoyer au cortex, ce qui a fait dire pendant longtemps quelle était le siège de la conscience. Lhypothalamus régule les émotions et est en relations étroite avec lhypophyse qui se trouve juste dessous et qui est le centre de commande du système hormonale. La diencéphale organise donc les rapports entre les centres de contrôle des différentes fonctions du corps.
Le cervelet se trouve à larrière de la tête et reçoit toutes les informations en provenance de lorgane de léquilibre. Il coordonne à partir de là les mouvements des muscles afin de les rendre plus adapté à lenvironnement extérieur.
Le tronc cérébral est composé de trois parties situées sous la diencéphale ; le mésencéphale, la protubérance annulaire et le bulbe rachidien. Cest un endroit où transitent les informations de la colonne vertébrale au cerveau et inversement. Il est le siège de réflexes élaborés et dordres de base, tel que la déglutition, léternuement, la toux, etc.. Le bulbe rachidien, plus particulièrement, régule les fonctions vitales, tel que la respiration inconsciente ou les battement du cur.
La moelle épinière se situe à lintérieur de la colonne vertébrale et va du bulbe rachidien (qui en est en fait lextrémité) au coccyx situé dans le bas du dos. Cest par là que passent les informations sensorielles des membres en direction du cerveau et que les ordres du cortex sont amenés aux muscles. En cas de réflexe, il arrive que les ordres soit donnés directement depuis la moelle épinière.
Lorgane cérébrale a besoin de beaucoup doxygène et déléments énergétiques ; le cerveau, qui ne représente que 2 % du poids chez ladulte, monopolise à lui tout seul 15 % du débit sanguin et 20% de loxygène (50% chez le nouveau né) ; labsence doxygène peut presque automatiquement endommager irréversiblement les neurones. Des fluctuations dans la pression sanguines causeraient elles aussi des lésions graves (hémorragies cérébrales) du fait de la finesse des capillaires du système nerveux, mais un dispositif très complexe veille à en maintenir la constance.
Le cerveau et ses différentes fonctions
On a pu, entre autres en observant des blessé atteint de lésion au cerveau ou en observant des cerveaux actifs à laide de limagerie médicale, faire une cartographie approximative des zones du cortex et de leur fonction. Néanmoins, cette carte ne relate que les caractéristiques générales, car chaque cerveau est différent et change constamment.
On voit dans la figure 2 différentes aires et un exemple de trajet dinformation.
Dans la figure 3, on voit limportance des zones liées aux différentes parties du corps dans laire motrice et laire sensitive. Encore une fois, ce tableau peut changer suivant les personnes ; quelquun dont la main a été amputé par exemple perdra peu à peu la zone motrice qui lui était consacrée.
On trouve dans « brainmap », une base de donnée mondiale qui à été crée au « research imaging center » de San Antonio, des informations beaucoup plus précises destinées principalement à la médecine. Toutefois, ces données sont payantes et difficiles à obtenir pour les non - professionnels.
Lélément de base des tissus cérébraux ; la neurone.
Comme toutes les autres cellules du corps, la neurone (ou cellule nerveuse) est capable de sauto-entretenir et de produire de lénergie chimique grâce à la combustion du glucose. Sa particularité est de pouvoir produire en plus lénergie électrique nécessaire à propager ce quon appelle linflux nerveux. Elle est connectée à dautres neurones grâce à des dendrites et à un axone (voir plus loin) ; elle peut être connecté à environ 10'000 autres cellule à la fois.
Les cellules nerveuses se forment par prolifération pendant la gestation et migrent à leur place suivant le code génétique. Les connexions, la stabilisation de certaine structure ou au contraire leur reconfiguration se font ensuite par le contact avec le reste du corps et lenvironnement, ce qui fait du système nerveux un organe malléable à volonté. Une fois la vie gestationnelle terminée, les cellules nerveuses ne se reproduisent plus ; toutes les neurones sont déjà présentes à la naissance. Il en meure chaque jour et les cellules non utilisée viennent les remplacer (nous nutilisons en moyenne que la moitié de notre stock de neurones).
On trouve entre ses deux membranes cinq types de protéines :
Les protéines de structure relient les neurones entre elles.
Les protéines pompes et protéines canaux servent à aspirer ou au contraire à rejeter des ions sodium+ et potassium- afin que la charge soit négative à lintérieur et positive à lextérieur de la cellule (voir fig.7 sur le fonctionnement de laxone).
Les protéines réceptrices reconnaissent et fixent les neurotransmetteurs (voir fig. 9 sur le fonctionnement de la synapse)
Les protéines enzymes facilitent les réactions chimiques.
Cette cellule nerveuse est formée dun corps cellulaire (1) dont la taille est à peu près semblable aux autres cellules.
De dendrites (2) pour se connecter aux cellules alentours.
Dun axone (3) qui peut mesurer jusqu'à un mètre pour joindre les cellules plus éloignées. Il est entouré de myéline (4), une gaine protectrice interrompue tous les millimètres par un « noeud de Ranvier » (voir plus bas : fonctionnement de laxone ). Cest la voie qui véhicule le plus dinformations. Elle est terminé par le bouton synaptique (5) qui entre en contact avec les autres cellules.
La propagation de linflux nerveux dans laxone se fait comme ceci :
Dans la phase 1, au repos, tous les canaux sont fermés, le potentiel intérieur est inférieur à celui de lextérieur. (A)
Dans la phase 2, une fine excitation électrique (B) provoque louverture des canaux à sodium et entraîne une entrée massive de cations et linversion de la polarité à lintérieur de laxone (elle passe de -80 à +30 millivolts) qui devient supérieur à celle de lextérieur (qui est neutre) (C).
Moins dun millième de secondes plus tard, dans la phase 3 appelée repolarisation, les canaux à sodium se ferment et ceux à potassium souvrent, provoquant un afflux danions sodium à lintérieur de la membrane ramenant le potentiel intérieur à son niveau initial. (D) Cette étape est sensiblement plus longue que la précédente du fait de la lenteur des canaux à potassium.
Entre la fin de létape 3 et le début de létape 4, les pompes à ions se mettent en marche, faisant entrer les ions sodium et sortir les potassium. Comme ceci ne se fait pas naturellement, cette opération demande de lénergie. Le reste de la phase 4 représente le fait que les pompes à ions sont toujours active lorsque laxone est au repos afin de maintenir le potentiel de -80mv. En effet, la membrane nétant pas totalement imperméable, des fluctuations de ions ont lieu sans louverture des canaux.
Ainsi, le décalage des phases entre les différent noeuds de Ranvier permettent la propagation de linflux nerveux (Fig.8) jusqu'à la synapse où elle entre en contact avec une autre neurone ;
Le codage de linformation
Deux facteurs interviennent dans la constitution de linflux nerveux : La qualité, le contenu, le type dinformation (la couleur dune lumière ou la hauteur dun son par ex.) dune part. Lintensité, la grandeur de cette information dautre part (intensité lumineuse, sonore...).
Plus les PA (potentiels daction) se répètent rapidement, plus lintensité est grande. Cette vitesse ou fréquence ne peut néanmoins pas dépasser les ~500 hertz à cause du temps minimum requis pour un PA à lintérieur dun axone (~2 millisecondes). En terme donde, il sagit dune modulation de la fréquence (ce qui constituerait en fait dans un son ou une lumière à une modulation ; une variation de la hauteur ou de la couleur). Ceci peut paraître paradoxale, mais ce système de codification est beaucoup plus sûr ; si lintensité du message dépendait de lintensité du PA, le moindre petit changement (la quantité de ions entrant et sortant peut varier faiblement) fausserait toute linformation.
Quant à la qualité de cette information, des débats subsistent encore entre les neurologues, mais il semble quelle naisse de lensemble du cerveau et quelle ne soit donc pas transmise de neurones en neurones. Une pensée naîtrait donc de la configuration du cerveau et des charges qui le traversent à un moment donné, la mémorisation consistant à fixer certaines structures afin de pouvoir réactiver la pensée à souhait. Ainsi, de petites structures constitueraient les idées de base qui, combinée, en donneraient de plus complexes.
Pour les scientifiques actuels, notre esprit serait donc un grand réseau, cest à dire une multitude de circuits reliés les uns aux autres et travaillant à une tâche commune. Ainsi ce réseau naîtrait du cerveau et serait capable de le commander, un peu comme un programme commanderait un ordinateur. Il serait « lié à lactivité du cerveau tout en en étant phénoménologiquement distinct ». Le problème de lesprit est ainsi résolu, dans le sens de nos pensées, de nos images mentales, mais nous ne touchons pas encore le cur du problème. En effet, quand bien même notre pensées seraient constituées dun assemblage physico-chimique, il nen reste pas moins quil y a quelque chose qui doit pouvoir ressentir ces émotions, lire les informations ainsi décodées par le cerveau. Nous retombons donc dans le problème dantan, la recherche de la conscience remplaçant la recherche de lesprit. Mais avant de tirer des conclusions trop hâtives, analysons plus finement lesprit et les phénomènes corporels qui lui correspondent.
Annexe
Manipulation mentale, psychopathologie, drogues, toxines... à la recherche des causes physiques des dérèglements mentaux
Psychopathologie (maladies mentales):
Voici quelques courants majeurs de la psychopathologie et leur cause probable :
La névrose est décrite comme une affection mentale dont le sujet se rends compte mais ne peut pas maîtriser. Il proviendrait de conflits psychiques inconscients datant de lenfance. En termes biologiques, cela signifie que différents systèmes du cerveau donnent un ordre contradictoire, causant fatigue, inhibition de lattention, de la volonté, de laction ou de lémotivité.
Dans le cas de la schizophrénie, le cas est plus grave car le conflit est dû à une anomalie - parfois irréversible - dans la configuration physique du cerveau. Cest pourquoi la maladie est constituée de deux grandes étapes ; des hallucinations et des démences lorsque les deux parties sont actives en même temps (on parle alors de personnalité dissociée, et non pas de dédoublement comme on peut le voir dans certains films), ou des baisses de la capacité intellectuelle et émotionnelle quand ces parties sont inhibées afin déviter le conflit.
Les sentiments de fatigue, dimpuissance et la perte de sensibilité de la dépression résultent également dune inhibition globale des capacités du cerveau. Cette inhibition peut être causée par une autre maladie psychique et servir de refuge face à une situation incontrôlable ou par un dysfonctionnement du système propre à lénergie.
Le comportement maniaque résulte de la levée des inhibitions, laissant apparaître ce que la dépression avait voulu cacher ou les désirs inhibés volontairement pour ladaptation sociale.
Manipulations : comment agir sur l esprit depuis lextérieur
Les manipulations physiques :
Depuis quelques temps déjà, on a cherché à manipuler lesprit des gens par des méthodes physiques, par la stimulation, où au contraire, la destruction de certaines zones du cerveau. Cette « science » nest en fait pas très précise, car il est rare quune fonction ne soit liée quà une seule zone. (Le plus souvent, dailleurs, tout le cerveau y participe.)
Lélectrochoc (1940) par exemple à été conçu à la base pour guérir des sujets dépressif en tentant de stimuler leur cerveau. Par la suite cette méthode à été testée sur de multiples autres maladies mentales, le principe étant à peu près le même que lorsque lon tape sur un appareil (une vidéo, un ordinateur) pour le réparer. Inutile de dire que ces expériences ne furent pas très fructueuses.
Puis, lon se mit à la psychochirurgie ; la déconnexion des lobes frontaux aurait été sensée guérir des schizophrènes, des dépressifs ou des maniaques. Malgré la pseudo-réussite des ces opérations (les sujets étaient moins déprimés ou excités, plus dociles), la personnalité et la sensibilité des patients étaient souvent modifiées, ce qui posa dimportants problèmes éthiques. Dès 1947 la chirurgie stéréotaxique, une technique moins destructrice, fut mise au point. En introduisant un électrode pour stimuler ou détruire un point précis du cerveau, on parvient à atténuer certains troubles psychiques. On peut guérir la dépendance aux drogues, lépilepsie ou les déviances sexuelles par la destruction de certaines zones. On peut également augmenter ou diminuer certains comportements tel que lagressivité, faire naître une dépression ou faire ressentir du plaisir par la stimulation dautres zones. (Pour plus de détails, voir Guy Lazorthes : « le cerveau et lesprit »). Mais ceci provient de lexpérimentation animale et son application sur lhomme nest pas aussi efficace. Heureusement, car malgré quelques applications bénéfiques comme la guérison de la cécité ou de la surdité, on imagine fort bien les abus que pourraient entraîner la banalisation de telles techniques.
Drogues, toxines, manipulation chimique :
Une autre forme de dérèglements de lesprit et qui est aussi certainement la plus anciennement connue de lespèce humaine est celle causée par des substances chimiques. Du fait que pratiquement tous les événements du cerveau ayant lieu à lextérieur des neurones sont de nature chimique, ces substances ont une action globale sur le cerveau.
Drogues psychoactives : On appelle drogue psychoactive tout élément chimique agissant directement sur le système nerveux ; aussi bien les substances entrant dans la composition de médicaments que celles, parfois illicites, consommées à des fins spirituelles ou récréatives. Elles sont composées de quatre grandes familles ;
Les stimulants accélèrent les fonctions de lorganisme. Dans le cerveau, les excitation nerveuses se font plus fortes, les inhibitions tombent. La diencéphale secrète des hormones tel que ladrénaline et la noradrénaline donnant une impression de grande forme physique. On relate principalement dans cette catégorie tous les médicaments de type antidépresseur, les amphétamines et la cocaïne.
Les sédatifs font exactement linverse, amenant calme et détente. Les fonctions tel que la vigilance sont inhibées. Paradoxalement cette détente mène à une désihnibation sociale du fait de labaissement des moyens mentaux de défense. Les calmants et lalcool font partie de cette catégorie, bien que ce dernier semble avoir un effet stimulant au début.
Les narcotiques plongent dans une torpeur passive ; la plupart des fonctions sont inhibées, menant à une apathie quasi totale. On les utilise en médecine comme semi anesthésiant ; la morphine ou les barbituriques par exemple. Cette catégorie de drogue est extrêmement dangereuse du fait que la dépendance survient très vite (parfois après une seule prise). Ainsi, lhéroïne également en fait partie.
Et enfin, la catégorie la plus intéressante du point de vue neurologie ; les hallucinogènes. En plus de stimuler certaines parties du cerveau à peu près au hasard, les informations du cerveau semblent toutes se mélanger dans une sorte de pot-pourri. Les hallucinations à proprement parler sont dues à une modification de linflux provenant des sens en cours de route. Des parties du cortex restées parfois inactives pendant de nombreuses années sont réactivées, avec les effets bénéfiques ou destructeurs que cela peut entraîner ; le sujet à limpression de tout connaître, retrouve des vérités perdues qui laident à mieux comprendre sa vie actuelle, ou alors revis des événements traumatisants. Ces drogues peuvent également révéler des conflits psychiques latents qui peuvent parfois réveiller des maladies tel que la névrose ou la schizophrénie. On classe dans cette catégorie principalement les fameux champignons « magiques », les cactus de la famille du peyotl, et le LSD qui est en fait une synthèse chimique fabriquée en laboratoire dune race de champignon.
Neurotoxines : On classe dans les neurotoxines tous les éléments chimiques qui, en contact avec le système nerveux, provoquent des lésions graves ou la mort. Voici quelques exemples parmis les plus virulents :
Le poison de la veuve noire déclenche la libération de tous les neurotransmetteurs liés aux muscles. La respiration se bloque et la victime meure par asphyxie.
Le curare, évoqué plus haut, insensibilise tous les muscles à linflux nerveux. La encore, la mort sensuit par asphyxie.
Les nervins (gaz de combat) et les insecticides contiennent une substance qui désactivent irréversiblement les enzymes responsables de la dégradation des neurotransmetteurs. Le corps se paralyse progressivement ; la victime est prise de violentes crampes, elle est incapable de respirer...
La muscarine (poison produit par lamanite tue mouche) activent les neurones inhibitrice liées au cur. Lactivité cardiaque est réduite, entraînant parfois la mort.
Manipulation psychique
Le mode de manipulation le plus direct est certainement celui là ; la manipulation par la parole, limage, etc. Du fait quun très grande partie du psychisme soit influencée par lenvironnement, il est particulièrement efficace sil est bien utilisé. (Notons toutefois que cest le seul auquel on aie une chance de résister). Comme tous les autres, il peut être utilisé à des fins respectables ( psychiatrie) comme pour assujettir son prochain. Notons parmis les formes les plus extrêmes ; lendoctrinement (politique ou religieux) , le lavage de cerveau et la torture (physique et mentale).
Dune façon plus modérée (quoique...) nous pouvons également mentionner lemprise des médias, la publicité et la mode qui envahissent de plus en plus notre quotidien. Nous navons pas besoin ici den décrire les mécanismes cérébraux, car cest une sorte de manipulation «desprit à esprit ».
Conclusions
Voilà ce que nous pouvons déduire de toutes les observations précédentes :
1 : Lesprit nest pas le cerveau ; ces deux entités sont en interaction mais comme un changement spirituel nentraîne pas forcément un changement dans la constitution du cerveau, lablation de certaines parties du système nerveux nentraîne pas obligatoirement de changements psychiques irréversibles. On a remarqué par exemple quun sujet chez qui le corps calleux a été sectionné peut rassembler toutes ses fonctions dans une seule hémisphère.
2 : La conscience nest pas lesprit ; on appelle communément esprit le lieu où se forment toutes nos images mentales et conscience ce qui ressent ces images. La conscience semble avoir son langage propre ; on peut se répéter une phrase en tête sans la comprendre. Ce nest donc pas les mots qui nous font prendre conscience, mais leur traduction en un langage inné. Il en va de même avec les images, les sons que nous percevons, ou les émotions que nous ressentons. On reprends alors la théorie du « cerveau traducteur » qui soulève par ailleurs une question très intéressante : est ce que le langage de notre conscience est universel, ou propre à chaque être ?
3 : Nous ne sommes pas notre personnalité ; ce problème est très délicat et il convient de définir ce que jappelle ici personnalité. Il sagirait en gros de la manière de réagir des gens par rapport à un événement. Un schizophrène, par exemple, voit sa personnalité fractionnée en plusieurs partie contradictoire les unes par rapport aux autres. Il nempêche pas quil souffre ; que son propre esprit ne correspond pas à ce que lui est réellement, à son « moi profond ».
Ce moi profond serait en quelque sorte la « personnalité de sa conscience », différente des pensées emplissant son esprit, elle même différente des actes produits par son corps. On assistes donc à un emboîtement à linfini - la conscience pouvant faire lobjet dans un futur proche dune nouvelle décortication - que lon retrouve partout dans le monde. Après linfiniment petit de la physique moléculaire, les particules pouvant à chaque fois être fracturées en dautres plus petites, linfiniment grand de lastronomie, on trouve linfiniment complexe de lesprit ; nous sommes capables de ressentir des quantités énormes de sensations, de penser des myriades de choses différente, et la quantité de points de vue que nous pouvons porter par leur associations sur le monde est quasi - infini. Si nous tenons compte du fait quil y a six milliards dautres êtres humains sur la terre, le seul esprit humain semble pouvoir prendre une quantité infinie de configurations différents. En admettant lexistence dune conscience chez les animaux (que lon a longtemps considérés comme des robots guidés par linstinct du fait que leur actes nous semblaient stupides ; mais, le corps influençant lesprit autant que la conscience, il serait normal que chaque espèce aie sa logique propre. Il faut aussi tenir compte de lenvironnement ; qui na jamais entendu lhistoire dun bébé abandonné recueilli par des loups et capable de communiquer avec eux ?), lexistence éventuelle de la vie sur dautres planètes et, des scientifiques en ayant formulé lhypothèse, de la présence de lesprit dans la matière elle même, on ne sen sort plus. Il nous semble alors que cest la science qui devrait prendre place dans la conscience, et non linverse. Or, de récentes découvertes scientifiques tendent à prouver cette affirmation, une sorte donde attachée à chaque particules et douée dindéterminisme (de pouvoir « prendre des décisions » sans que quelque choses ne les précède, comme une « conséquence sans cause) ayant été découverte. Ces ondes seraient capables de sinfluencer les unes les autres, de garder ces influences en souvenir et, dagir sur de grandes quantités de matière lorsque elles sont combinées dans des assemblages très complexes (non seulement le cerveau, mais certaines constructions minérales comme les cristaux). Néanmoins, en plus dêtre extrêmement compliquées, ces théories nen sont également quà leur balbutiement et le manque de temps et de place moblige à les résumer ici très fortement. Pour en savoir plus, vous pouvez vous référer aux derniers chapitres de « lesprit et la neuroscience » dAlbert Ducrocq et à louvrage « Nos pensées créent le monde » de Vahé Zartarian.
Finalement, à la question lesprit est il un phénomène émergent, une propriété de la matière ou un aspect totalement différent de lunivers, la réponse semble être les trois à la fois. Lesprit en tant que réseau émerge du cerveau, est une propriété qui accompagne chaque particules qui le constitue et son concept est totalement différent de celui de matière. La conscience, quant à elle, semble agir comme un champs de gravité ; elle attire les idées, formant un esprit autour delle. Néanmoins, vouloir donner une définition de la conscience en dautres termes que ceux de la conscience elle même se révèle très maladroit, car tout ce que nous percevons y passe forcément et quelle constitue donc la base profonde dêtre. Tous ce qui existe pour nous nous parviens toujours par elle, et cest donc à lintérieur de létude de la conscience que toutes les sciences « objective » devraient trouver leur place ( car en fait de ce point de vue là rien nest objectif.).
Enfin, la question que tout le monde se pose : lesprit et la conscience survivent ils au corps semble trouver quelques éléments de réponses, mais je ne veux pas trop mavancer sur ce sujet car en fait je nen ai aucune idée. On peut seulement emmettre lhypothèse quavec la mort du cerveau et la dispersion de ses atomes, les idées aussi se dispersent, mais ne meurent pas. Ainsi, elles garderaient en souvenir leur contact avec les autres idées, conservant peut être une trace de notre moi. Lunivers serait une perpétuelle recombinaison de ces idées jusqu'à quelles se soient toutes rencontrées...mais là, je mapproche de la religion.
Cest pourquoi on ne peut pas aller plus loin avec la science actuelle, et que du fait de cette limite, les croyances ont toujours une place importante à garder dans notre société, car beaucoup de choses qui ont été imaginées ou perçues spirituellement ont été découvertes plus tard par les scientifiques.
Bibliographie
« Le cerveau et la pensée » de
« Lesprit et la neuroscience » dAlbert Ducrocq ED. JC Lattès 1999
« Le cerveau et lesprit » de Guy Lazorthes ED. Flammarion 1982
« Nos pensées créent le monde » de Vahé Zartarian
« Biologie : des molécules aux écosystèmes » de Wolfgang Miram et Karl - heinz Scharf. » ED. LEP
« Dictionnaire de langue française » Encyclopédie BORDAS
« Drogues : le dossier vérité » du Dr Miriam Stoppard ED. Hors collection 1999
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Apres avoir lu cet extrait scientifique et non religieux, ou l' un de ces livres , je propose à certains de mieux se documenter à l' avenir avant de croire tout savoir de meme que croire que la science est parfaitement infaillible, explique tout et sait tout et a toujours raison sur tout .