Je ne résiste pas à l'envie de faire un petit copier coller d'un article qui pousse à la réflexion, et à faire reculer les préjugés.
"J'ai été amené, au cours des années, à rencontrer à maintes reprise des hommes de sciences appartenant à toutes les disciplines, et je suis de plus en plus frappé par la richesse des parallèles qui existent entre les enseignements du bouddha et les découvertes de la physiques moderne. Il est heureux que les plus éminents pionniers de la philosophie et des sciecnes en Occidentaient eux aussi, pour la plupart, pris conscience de ces parallèles et les explorent avec toute la sensibilibé et la vivacité de leur esprit, pressentant qu'une nouvelle vision de l'univers et de notre responsabilité à son égard pourrait bien émerger du dialogue entre la mystique - la science de l'esprit et de la conscience - et les diverses sciences de la matière. Je suis de plus en plus convaincu que les enseignements des bardos, et le triple processus de déploiement qu'ils proposent, ont eux meme à apporter une contribution unique à ce dialogue.
Parmi toutes les alternatives possibles, j'aimerais mettre l'accent içi sur une perpective scientifique en particulier, sur laquelle je me suis tout spécialement penché, celle du physicien David Bohm. Bohm a conçu une nouvelle approche scientifique de la réalité fondée, comme le sont les enseignements des bardis, sur la compréhension de la totalité et de l'unité de l'existence en tant que plénitude indivise et sans ruptures.
Lordre dynamique multidimensionnel qu'il voit à l'oeuvre dans l'univers comporte essentiement trois aspects. L'asapect le plus évident est notre monde tridimensionnel d'objets, d'espace et de temps, qu'il appelle explicite ou déplié. A partir de quoi, selon lui, cet ordre se déploie t'il ? A partir d'un champs universel, indivis, "Une base au-delà du temps" - L'ordre implicite ou implié comme il l'appelle - et qui est l'arrière plan universel de la totalité de notre expérience. Il voit la relation entre ces deux ordres comme un processus continu oû ce qui se déploie dans l'ordre explicite se replie ensuite à nouveau dans l'odre implicite. Commme source organisatrice de ce processus en diverses structures, il "propose" - mot dont il aime se servir car sa philosophie est que les idées devraient naître du libre flot du dialogue et comporter toujours un point de vulnérabilité - L'ordre super-implicite, une dimension encore plus subtile, et potentiellement infinie.
N'y aurait t'il pas là un parallène frappant à établir entre ces trois odres, les trois kayas; et le processus des bardos ? comme le dit Davis Bohm: "Toute la notion de l'odre implicite est, d'abord, une façon de discuter de l'origine de la forme à partir du sans forme. Par l'intermédiaire du processus d'explications ou dépliement."
Ce qui m'inspire également chez Davis Bohm, c'est la manière qu'il a imaginée, d'étendre cette compréhension de la matière, issue de la physique quantique, à la conscience elle-même - un bon qui, à mon avis, apparaitra de plus en plus nécessaire à mesure que la science s'ouvrira et évoluera. "L'esprit, dit-il peut avoir une structure similaire à celle de l'univers et dans le mouvement sous-jacent que nous nommons espace vide il y a en vérité une énergie prodigieuse, un mouvement. Les formes particulières qui apparaissent dans l'esprit peuvent être analogues aux particules, et la base même de l'esprit peut être comparé à la lumière."
David Bohm a imagine, de pair avec cette notion d'odre implicite et d'ordre explicite, une façon de considérer la relation entre le mental et le physiqu, entre l'esprit et la matière, qu'il nomme soma-signification. Il écrit: "La notion de soma-signification" implique sur le soma (qui est physique) et sa signification (qui est mentale) ne sont en aucune façon séparément existants, maus plutot qu'ils sont les deux aspect d'une seule réalité globale."
Pour David Bohm, l'univers manifeste trois aspects mutuellement immpliqués: La matière, l'énergie, et le sens (comprendre içi signification).
Du point de vue de l'ordre implicite, l'énergie et la matière sont imprégnés d'une certaine sorte de signification qui donne fome à leur activité et à la matière qui s'élève dans cette activité. L'énergie de l'esprit et celle de la substance matérielle du cerveau sont également imprégnés d'une sorte de signification qui donne forme à leur activité globale. Donc, de façon tout à fait générale, l'énergie implique la matière et le sens...Mais, également, le sens implique à la fois la matière et l'énergie...Ainsi, chacune de ces notions de base implique-t-elle les deux autres.
Simplifiant cette approche exceptionnellement subtile et raffinée, nous pourrions dire qu'il accorde au sens une importance spéciale et d'une grande portée. Il dit: "Ceci implique, contrairement aux vues habituelles, que le sens est une partie inhérente et essentielle de notre réalité globale, et non pas seuleemtn une qualité purement abstraite et éthérée, n'ayant d'existence que dans l'esprit. Ou bien, pour le dire autrement, dans la vie humaine et de façon très générale: signifier, c'est être..." Dnas l'acte même d'interpréter l'univers, nous créons l'univers: "D'une certaine façon, nous pourrions dire que nous sommes la totalité de nos signification."
Ne serait t'il pas enrichissant de commencer à imaginer des parallèles entre ces trois aspects de la notion de l'univers telle que la conçoit David Bohm, et les trois Kayas ? Une exploration plus pprofondie des idées de David Bohm montrerait peut-être que sens, énergie et matière ont entre eux un rapport similaire à celui qui existe entre les trois kayas. Cela ne pourrait-il suggérer que le rôle du sens, tel qu'il le décrit, montre quelque analogue avec le Dharmakaya, cette totalité inconditionnée et d'une fécondité incessante d'ou sélèvent toutes choses ? Le fonctionnement de l'énergie par l'intermédiaire de laquelle sens et matière sont en interaction, à une certaine affinité avec le Sambhogakaya, jaillissement spontané et constant ayant pour origine la base de la vacuité; et la création de la matière, selon sa vision,, présente des ressemblances avec le Nirmakaya, cristallisation continue de cette énergie en forme et en manifestation.
Lorsque je pense à la remarquable explication de la réalite qu'il propose, je suis tenté de m'interroger sur ce que pourrait découvrir un grand savant qui serait en même temps un pratiquant spirituel réellement accompli, formé par un grand maitre. Qu'est ce qu'un savant et un sage, Longchenpa et Einstein tout à la fois, aurait à nous dire sur la nature de la réalité ? L'une des fleurs à éclore sur le grands arbre des enseignements des baros sera t'elle un dialoguqe entre science et mystique, un dialoguqe à peine imaginable encore, mais au seuil duquel nous semblons bien être parvenus ? Et quelle en serait la portée pour l'humanité ?
Le parallèle le plus signification entre les idées de David Bohm et les enseignements des bardos est qu'ils s'élèvent, l'un comme lautre, d'une vision de totalité. Si cette vision pourait inspirer à chaque individu la force de transformer sa consicence et, par de là même d'influer sur la société, elle restituerait à notre monde des notions vivantes d'interrelation et de sens qui font si désespérément défaut.
Ce que je propose içi est que la façon générale que l'homme a de penser à la totalité, c'est à dire sa vue générale du monde, est cruciale pour l'odre d'ensemble de l'esprit humain lui-m^me. S'il pense à la totalité comme constituée de fragmentss indépendants, alors ce sera la facon dont son esprit tendra àfonctionner; mais s'il peut inclure tout de façon cohérente et harmonieuse dans un tout d'ensemble qui est indivis, entier et sans frontières (car toutes frontière est une division ou un arrêt), alors sont esprit tendra à se mouvloir d'une façon semblable, et à partir de là découlera une action ordonnée à l'intérieur du tout.
Tout les grands maîtres seraient pleinement d'accord avec David Bohm quand il écrit:
Un changement de signification est nécessaire pour changer ce monde politiquement, économiquement et socialement. Mais ce changement là doit commencer par l'individu; pour lui, il faut que cela change..Sile le sens, est une composante clé de la réalite, alors une fois que la société, l'individu et les liens relationnels prennent un sens différent, un changement fondamentale à eu lieu.
En définitive, la vision des enseignements des bardos et la compréhension la plus profonde, à la fois de l'art de la science, condiuisent au même constat: Nous sommes reponsables de nous-même et envers nous-même, et il est nécessaire que, sans plus attendre, nous fassion usage de cette reponsabilité le plus largement possible, afin de nous transformer, de transformer le sens de notre vie et, par de là même, le monde qui nous entoure.
Source: Le livre tibétain de la vie et de la mort.
Message édité par Ryan le 13-04-2005 à 01:33:32