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Auteur Sujet :

vie apres la mort

n°20207407
panzerdivi​zion
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Posté le 16-10-2009 à 10:05:57  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Merhaldir a écrit :

Je pense qu'après la mort on aura encore accès à cette conscience du moi, mais on ne saura jamais que cette conscience du moi s'est exprimé dans d'autres corps avant. Comme si un jour après ma mort, je me réveillais dans la peau d'un hongrois (par exemple).


 
Je respecte totalement ta vision des choses mais ça me surprends. quelle serait la finalité d'une réincarnation ?
Est ce que les bactéries se réincarnant en gardant leur conscience ? (si tant est qu'elle en ont une)
Est ce qu'une plante qui meure se réincarne ? ou alors est ce que tu penses que c'est le privilège de l'humanité ?
 
Quoiqu'il en soit, je suis serai curieux de connaitre le cheminement qui t'as amené à penser de cette façon  :)  

mood
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Posté le 16-10-2009 à 10:05:57  profilanswer
 

n°20207479
Merhaldir
Posté le 16-10-2009 à 10:15:10  profilanswer
 

panzerdivizion a écrit :


 
Je respecte totalement ta vision des choses mais ça me surprends. quelle serait la finalité d'une réincarnation ?
Est ce que les bactéries se réincarnant en gardant leur conscience ? (si tant est qu'elle en ont une)
Est ce qu'une plante qui meure se réincarne ? ou alors est ce que tu penses que c'est le privilège de l'humanité ?
 
Quoiqu'il en soit, je suis serai curieux de connaitre le cheminement qui t'as amené à penser de cette façon  :)  


 
Je sais pas vraiment si c'est de la réincarnation. Mais je me suis toujours demandé pourquoi j'étais tel personne, et pas une autre.
Pourquoi je voyais avec les yeux qui sont les miens et pas avec d'autres, pourquoi je suis né ici, et pourquoi suis je conscient d'être cette personne.
J'en ai alors conclu que la conscience de soi ne se rattache qu'au corps dans lequel elle est née.  
Et donc qu'est ce qui pourrait prouver que cette conscience que j'ai de moi maintenant, je ne pourrais pas la réexpérimenter
sur une autre personne dans un temps inconnu. Ou alors est-ce que cette conscience de moi n'est rattaché qu'à ce corps, et je vis  
une expérience unique et jamais après cette vie, je n'expérimenterais la sensation d'être moi et pas quelqu'un d'autres?
 
Sinon aucune finalité à la réincarnation, je ne crois pas trop au cycles qui permettraient de s'élever à travers ses différentes vies.
C'est juste qu'il faut une conscience pour qu'un homme vive. Je suis conscience de moi aujourd'hui, peut-être le serais-je de quelqu'un d'autre un autre jour.

Message cité 1 fois
Message édité par Merhaldir le 16-10-2009 à 10:17:50
n°20207512
panzerdivi​zion
Follow the cat
Posté le 16-10-2009 à 10:19:21  profilanswer
 

boober a écrit :


sinon pour l'histoire de transmettre une partie de soi a ses enfants et ainsi de suite de generation en generation, je trouve ça futile. (ça n'engage que moi)
ça ne permet pas la substance de ma conscience. et d'autre part le but de l'education, de l'apprentissage, c'est de donner a ses enfants les moyens d'avoir sa propre reflexion/perception des choses. de former sa propre conscience. aprés c'est sur il y a un phenomene de copie inevitable ce qui donne l'impression que l'enfant reprends une partie de notre conscience, mais je trouve ça erroné dans le concept. il copie des comportement et attitude, c'est du mimetisme, ni plus ni moins. c'est inconscient, justement.


 
Juste une petite précision par rapport a ça: Je ne pense a aucun moment qu'il y ait un transfert de conscience, soyons bien clair la dessus. J'avais évoqué cet exemple simplement pour inscire le procéssus de vie et de mort dans un cycle. Un enfant est un prolongement physique de soi, il est indéniable qu'il a physiquement des traits communs aux parents à tout les niveaux et il est indéniable qu'a la base un enfant est la rencontre d'un ovule et d'un spermatozoide qui portent en eux les gènes des parents. Un enfant est Physiquement une partie des ses deux parents cela ne veut biensur pas pour autant dire qu'il a pris une partie de la conscience des deux parents dans l'histoire.
 
Je crois que la vie, la mort et la naissance sont intimement liés, sinon l'expèce humaine n'aurait même pas existé. Il y aurait un jour eu une bactérie, qui serait "morte", point barre. Au lieu de ça, il y a eu tout un jeu d'évolution cyclique qui nous a amené la ou nous sommes.  
 

Message cité 1 fois
Message édité par panzerdivizion le 16-10-2009 à 10:32:44
n°20207694
boober
Compromis, chose due
Posté le 16-10-2009 à 10:37:11  profilanswer
 

Merhaldir a écrit :

Je pense qu'après la mort on aura encore accès à cette conscience du moi, mais on ne saura jamais que cette conscience du moi s'est exprimé dans d'autres corps avant. Comme si un jour après ma mort, je me réveillais dans la peau d'un hongrois (par exemple).


 
mais quel est l'interet d'une reincarnation si tu te reveilles dans la peau d'un hongrois mais que d'une part tu ne le sais pas, et que d'autre part tu n'est plus "toi"? (disons le "toi" qui est mort)
 
quel est l'interet d'une telle croyance?  
 


---------------
Entrez dans la dance clap clap, les soucis n'ont pas de chance, la musique commence, clap clap, ça c'est Fraggle Rock!
n°20207747
panzerdivi​zion
Follow the cat
Posté le 16-10-2009 à 10:41:20  profilanswer
 

boober a écrit :


 
mais quel est l'interet d'une reincarnation si tu te reveilles dans la peau d'un hongrois mais que d'une part tu ne le sais pas, et que d'autre part tu n'est plus "toi"? (disons le "toi" qui est mort)
 
quel est l'interet d'une telle croyance?  
 


 
linterêt est tout trouvé : ça rassure. C'est comme les religions, c'est une béquille psychologique très efficace en cas de coup dur.  
 
"Il m'arrive une énorme galère, je suis très malade et je vais mourrir mais au fond c'est pas si grave parce que je reviendrai sous une autre forme."
 
La mort dans notre société c'est un drame humain avant tout. et il n'y a pas 50 paliatifs.


Message édité par panzerdivizion le 16-10-2009 à 10:43:27
n°20207754
boober
Compromis, chose due
Posté le 16-10-2009 à 10:41:59  profilanswer
 

panzerdivizion a écrit :


 
 
 
Je crois que la vie, la mort et la naissance sont intimement liés, sinon l'expèce humaine n'aurait même pas existé. Il y aurait un jour eu une bactérie, qui serait "morte", point barre. Au lieu de ça, il y a eu tout un jeu d'évolution cyclique qui nous a amené la ou nous sommes.
 


 
là on pourrait rapidement deriver sur les "regles" qui regissent la matiere et les reactions physico-chimiques des molecules. ce n'est plus vraiment le sujet meme si c'est hautement interessant et un sujet extremement riche. mais deja nos connaissances sont largement incompletes dans ces domaines, et j'ai surement pas les competences pour en parler :D
 
 


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n°20207924
markesz
Destination danger
Posté le 16-10-2009 à 10:57:27  profilanswer
 

Merhaldir a écrit :


 
Je sais pas vraiment si c'est de la réincarnation. Mais je me suis toujours demandé pourquoi j'étais tel personne, et pas une autre.
Pourquoi je voyais avec les yeux qui sont les miens et pas avec d'autres, pourquoi je suis né ici, et pourquoi suis je conscient d'être cette personne.
J'en ai alors conclu que la conscience de soi ne se rattache qu'au corps dans lequel elle est née.  
Et donc qu'est ce qui pourrait prouver que cette conscience que j'ai de moi maintenant, je ne pourrais pas la réexpérimenter
sur une autre personne dans un temps inconnu. Ou alors est-ce que cette conscience de moi n'est rattaché qu'à ce corps, et je vis  
une expérience unique et jamais après cette vie, je n'expérimenterais la sensation d'être moi et pas quelqu'un d'autres?
 
Sinon aucune finalité à la réincarnation, je ne crois pas trop au cycles qui permettraient de s'élever à travers ses différentes vies.
C'est juste qu'il faut une conscience pour qu'un homme vive. Je suis conscience de moi aujourd'hui, peut-être le serais-je de quelqu'un d'autre un autre jour.


 
 
Je crois plutôt que notre conscience de soi se développe petit à petit au gré de nos premiers pas en tant qu'individu dans notre première enfance. Perso, j'ai jamais eu l'impression de grandir avec un esprit déjà usé par l'expérience de vies antérieures.

n°20208287
panzerdivi​zion
Follow the cat
Posté le 16-10-2009 à 11:24:01  profilanswer
 

boober a écrit :


 
là on pourrait rapidement deriver sur les "regles" qui regissent la matiere et les reactions physico-chimiques des molecules. ce n'est plus vraiment le sujet meme si c'est hautement interessant et un sujet extremement riche. mais deja nos connaissances sont largement incompletes dans ces domaines, et j'ai surement pas les competences pour en parler :D
 
 


 
Oui, c'est un peu le problème de ce type de sujet, on ne peut pas aller trop loin dans la réflexion sans partir sur de la spéculation  ;)  

n°20209277
Merhaldir
Posté le 16-10-2009 à 12:37:01  profilanswer
 

markesz a écrit :


 
 
Je crois plutôt que notre conscience de soi se développe petit à petit au gré de nos premiers pas en tant qu'individu dans notre première enfance. Perso, j'ai jamais eu l'impression de grandir avec un esprit déjà usé par l'expérience de vies antérieures.


 
Non mais moi non plus, j'ai pas l'impression d'avoir déjà vécu plusieurs vies.  
La conscience se développe en grandissant, on est d'accord.
Je ne "crois" pas à ça pour me rassurer.  
J'essaie de comprendre pourquoi j'ai conscience d'être merhaldir et pas un autre.
Et comment cette conscience de soi, pourrait être dans une autre personne (ce qui est le cas avec toi ou tout autres personnes).
En gros qu'est ce qui fait que toi et moi sommes conscient d'être la personne que l'on est et pas une autre.
Et c'est cela la constante dans chaque humain, la conscience d'être qui on est. Alors pourquoi ne pas avoir la conscience d'être quelqu'un mais pas merhaldir?

n°20214088
The Mauler
Posté le 16-10-2009 à 18:43:46  profilanswer
 

boober a écrit :


je trouve que au contraire, la conclusion parait evidente.  
 
mon corps s'arrete de fonctionner, mon cerveau, ma conscience, ma perception des chose. donc en fait mon "moi" n'existe plus


 
Ca, c'est ce qu'on voit de l'extérieur : une personne qui meure ou plus précisément qui disparait.
 

boober a écrit :


tout ce qui fait ma personnalité disparait. quand bien meme on recupererait mon code genetique pour me faire un  nouveau corps, ça ne pourrait plus etre "moi".  
l'exemple des jumeaux est le meilleur exemple: 2 ADN identiques, 2 "moi" differents avec leur propre sensibilité, leur propre conscience, leur propre reflexion, leur propre perception.  


 
Pour les jumeaux, il y a forcément un décalage du au fait que les jumeaux ne peuvent pas se trouver à la même place au même instant, chacun va donc assimiler des choses légèrement différentes qui vont faire diverger leurs comportements au fur et à mesure de leur vie. Le programme génétique est loin d'être suffisant de toute façon car il ne tient pas compte des facteurs de environnement.
 

boober a écrit :


je ne vois pas par quel levier mon "moi" pourrait se reincarner en quoique ce soit. a moins de retrouver la conscience de "moi", il me parait bien farfelu de parler de reincarnation.  
 
je precise que je parle bien d'une reincarnation qui impliquerait une "continuité" de mon existence et de ma perception des choses, de ce que je suis, sinon, la reincarnation ne presente aucun interet a mes yeux. si c'est pour etre une fleur, sans cosncience ni conscience du moi, comment meme parler de reincarnation?


 
Justement, on ne peux pas parler de réincarnation. La réincarnation serait le cas où ton esprit/conscience se retrouverait dans un autre être vivant ou plus précisément une identité (ce qui fait qu'on est bien soi et pas quelqu'un d'autre).
 

boober a écrit :


donc, me concernant:
il ne peut y avoir de nouvelle naissance. mon moi etant unique de toute façon.
il ne saurait dans ces conditions y avoir un retour quelconque et on ne peut pas parler de retour possible sans l'associer a une continuité de l'existence du "moi".
 
ma vie n'est pas seulement mon corps et ma conscience/perception des choses, c'est surtout avant tout la conscience de mon "moi".


 
On pourrait quand même créer une illusion de réincarnation (j'ai bien dit une illusion !). Prend une personne qui te voit toi étant petit (6 ans par exemple) et qui te revoit à 25 ans (en ne t'ayant pas vue entre temps). Elle va voir deux personnes différentes qui ne sont en fait qu'une seule personne : toi :)
 
De la même manière tu pourrait être toi même berné si tu étais amnésique (voir tous les films/jeux dont le scénar se base sur un perso qui a perdu la mémoire).
 
Concernant le nombre de vies, le problème est que dans tous les cas rien ne s'oppose au fait qu'on en ai une vie ou plusieurs puisqu'à notre mort on perd aussi notre identité et lors de notre naissance, une nouvelle identité a été crée. Il y a une probabilité non nulle de retomber deux fois sur une même identité. D'ailleurs même lors d'une vie, on peut dire que notre identité change (voir ce que j'ai écrit au dessus !).
 
Je n'ai aucune croyance mais je remarque simplement des paradoxes.

mood
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Posté le 16-10-2009 à 18:43:46  profilanswer
 

n°20216737
charlie 13
Posté le 16-10-2009 à 21:55:36  profilanswer
 

Marrant cette trouille de la mort qui fait que certains ne peuvent pas l'admettre, et se racrochent à n'importe quoi pour tenter d'y échapper:réincarnation, résurection, reformatage, que sais-je encore.
C'est si dur que ça d'admettre que ,une fois mort, on n'est plus rien?

n°20216841
Profil sup​primé
Posté le 16-10-2009 à 22:00:51  answer
 

es-ce que ça sert de se demander ce qu'il y a après la mort, étant donné que l'on aura jamais la réponse?
n'es-ce pas une perte de temps inutile?
 
ne faut-il pas fermer ce topic?

n°20219338
asmomo
Posté le 17-10-2009 à 00:06:07  profilanswer
 

The Mauler a écrit :

Concernant le nombre de vies, le problème est que dans tous les cas rien ne s'oppose au fait qu'on en ai une vie ou plusieurs puisqu'à notre mort on perd aussi notre identité et lors de notre naissance, une nouvelle identité a été crée. Il y a une probabilité non nulle de retomber deux fois sur une même identité. D'ailleurs même lors d'une vie, on peut dire que notre identité change (voir ce que j'ai écrit au dessus !).
 
Je n'ai aucune croyance mais je remarque simplement des paradoxes.


 
Si tu considères, à propos de tout, tout ce qui est "possible", ça doit être chaud de te lever le matin.


---------------
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n°20219734
The Mauler
Posté le 17-10-2009 à 00:39:34  profilanswer
 

Non mais j'aime bien tout remettre en question alors je m'interroge...
 
Quand à la peur de la mort ben c'est l'inconnu donc forcément je cache pas que ça me fait peur quelque part mais je refuse de croire en des choses toutes faites (exit les religions donc) et au fait que la mort soit forcément quelque chose de négatif (préjugé de notre chère société).
 
Dans tous les cas, il a pas mal de paradoxes à commencer par le fait qu'on ne peut pas dire "je suis mort" (logique non ? :sarcastic:) mais qu'on peut être en train de mourir ou le coup de se faire cryogéniser pendant une éternité (vu l'avancement des recherches, ça pourra probablement être possible un jour).
 

n°20221608
markesz
Destination danger
Posté le 17-10-2009 à 04:03:47  profilanswer
 

Merhaldir a écrit :


 
Non mais moi non plus, j'ai pas l'impression d'avoir déjà vécu plusieurs vies.  
La conscience se développe en grandissant, on est d'accord.
Je ne "crois" pas à ça pour me rassurer.  
J'essaie de comprendre pourquoi j'ai conscience d'être merhaldir et pas un autre.
Et comment cette conscience de soi, pourrait être dans une autre personne (ce qui est le cas avec toi ou tout autres personnes).
En gros qu'est ce qui fait que toi et moi sommes conscient d'être la personne que l'on est et pas une autre.
Et c'est cela la constante dans chaque humain, la conscience d'être qui on est. Alors pourquoi ne pas avoir la conscience d'être quelqu'un mais pas merhaldir?


 
Ce qui fait que toi et moi et chacun des autres sommes conscient d'être "à part" ce sont nos corps, tout simplement. Il n'y a que notre propre corps qui est à nous et que nous pouvons toucher et sentir n'importe quand, il est toujours là. La solitude corporelle est, amha, seule responsable de la consciense de soi.
Et même pour des jumeaux parfaits, ou un couple sexuellement en osmose, l'un et l'autre reste avec un moi différent, l'un des attraits de l'amour est de tromper notre solitude. La religion c'est pareil, on s'abandonne et on se sent mieux, ça doit répondre à notre l'instinct grégaire hérité de nos lointains ancêtres.
 
Avec la mort, ni le "moi", ni l'âme, ne servent plus à rien. L'amas cellulaires qui l'animait retourne à l'inertie et tout ce qui venait avec, je vois pas de raison que ce soit autrement. On peut parler du recyclage de l'énergie cosmique etc... mais bof, on peut parler de n'importe quoi pour se faire des illusions, mais la vraie vie, la seule, elle est là, ici, derrière un clavier pour le moment.  
 
Je me relis et je trouve ça moche, pourtant je trouve l'existence formidable, c'est quand on l'analyse froidement versus la mort que ça devient sinistre.

n°20221870
Merhaldir
Posté le 17-10-2009 à 05:56:30  profilanswer
 

markesz a écrit :


 
Ce qui fait que toi et moi et chacun des autres sommes conscient d'être "à part" ce sont nos corps, tout simplement. Il n'y a que notre propre corps qui est à nous et que nous pouvons toucher et sentir n'importe quand, il est toujours là. La solitude corporelle est, amha, seule responsable de la consciense de soi.
Et même pour des jumeaux parfaits, ou un couple sexuellement en osmose, l'un et l'autre reste avec un moi différent, l'un des attraits de l'amour est de tromper notre solitude. La religion c'est pareil, on s'abandonne et on se sent mieux, ça doit répondre à notre l'instinct grégaire hérité de nos lointains ancêtres.
 
Avec la mort, ni le "moi", ni l'âme, ne servent plus à rien. L'amas cellulaires qui l'animait retourne à l'inertie et tout ce qui venait avec, je vois pas de raison que ce soit autrement. On peut parler du recyclage de l'énergie cosmique etc... mais bof, on peut parler de n'importe quoi pour se faire des illusions, mais la vraie vie, la seule, elle est là, ici, derrière un clavier pour le moment.  
 
Je me relis et je trouve ça moche, pourtant je trouve l'existence formidable, c'est quand on l'analyse froidement versus la mort que ça devient sinistre.


 
La seule vie est là maintenant derrière ce clavier, du moins la mienne. Mais qu'est ce qui rentrerait en contradiction dans le fait de vivre un instant où j'aurais l'intime conviction d'être moi, mais à une époque différente, un lieu différent, une identité différente?

Message cité 1 fois
Message édité par Merhaldir le 17-10-2009 à 05:57:33
n°20222068
kimo
Kom
Posté le 17-10-2009 à 08:55:43  profilanswer
 

Ben vivement 6 pieds sous terre histoire de connaitre la suite... :whistle:

n°20222298
markesz
Destination danger
Posté le 17-10-2009 à 10:34:49  profilanswer
 

Merhaldir a écrit :


 
La seule vie est là maintenant derrière ce clavier, du moins la mienne. Mais qu'est ce qui rentrerait en contradiction dans le fait de vivre un instant où j'aurais l'intime conviction d'être moi, mais à une époque différente, un lieu différent, une identité différente?


 
As-tu déjà vécu ce genre d'instant ? Moi pas, sauf dans la lecture de romans historiques mêlés avec mes connaissances de l'Histoire et mon imagination.  
 
 
----
 

Citation :


Ben vivement 6 pieds sous terre histoire de connaitre la suite... :whistle:


 
Tu ne te fera pas incinérer toi ? De toutes façons tu ne connaitra jamais la suite. [:ximothov]

n°20222368
asmomo
Posté le 17-10-2009 à 10:51:50  profilanswer
 

The Mauler a écrit :

Non mais j'aime bien tout remettre en question alors je m'interroge...

 

Quand à la peur de la mort ben c'est l'inconnu donc forcément je cache pas que ça me fait peur quelque part mais je refuse de croire en des choses toutes faites (exit les religions donc) et au fait que la mort soit forcément quelque chose de négatif (préjugé de notre chère société).

 

Dans tous les cas, il a pas mal de paradoxes à commencer par le fait qu'on ne peut pas dire "je suis mort" (logique non ? :sarcastic:) mais qu'on peut être en train de mourir ou le coup de se faire cryogéniser pendant une éternité (vu l'avancement des recherches, ça pourra probablement être possible un jour)

 

C'est juste un problème de définition. "être en train de mourir" ça veut juste dire que ton corps est en train de te lâcher. Tant que t'es vivant t'es vivant.

 

Il reste difficile à définir le moment exact de la mort, si par exemple on prend l'arrêt définitif du coeur, le cerveau met encore quelques minutes à réellement mourir (s'il n'était pas mort avant, s'entend :o).

 

Quant à un état suspendu via moyen technologique, effectivement ce ne serait pas la mort selon moi.

 

On en a déjà parlé, comme une expérience de pensée qui permet de voir que l'âme n'existe pas, justement. Quand t'es congelé, t'es en "pause", on te décongèle hop ça repart, entre les 2, t'es comme le chat dans la boîte piégée, ni vivant ni mort.


Message édité par asmomo le 17-10-2009 à 10:53:20

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n°20226694
The Mauler
Posté le 17-10-2009 à 19:57:51  profilanswer
 

Oui on avais déjà eu une longue discussion la dessus :)
 

Citation :

C'est juste un problème de définition. "être en train de mourir" ça veut juste dire que ton corps est en train de te lâcher. Tant que t'es vivant t'es vivant.


 
La dessus je suis parfaitement d'accord :jap:, d'où le fait qu'on peut être conscient d'être en train de mourir.
 
Pour le moment de la mort, la frontière est sacrément floue quand même. Perso, je me réfèrerais à l'activité cérébrale et même là je ne suis pas sur qu'on puisse à partir d'un simple électroencéphalogramme dire si la personne n'a plus du tout de conscience. Dans les cas de mort cérébrale c'est même pire puisque le reste du corps fonctionne correctement.
 
Je ne suis pas spécialiste malheureusement mais il y a des cas de comas où les gens se réveillent des années plus tard et d'autres où ils ne se réveillent jamais, le coma est il dans ce cas un état de mort ou un état de vie ?

n°20229524
boober
Compromis, chose due
Posté le 18-10-2009 à 00:21:02  profilanswer
 

The Mauler a écrit :


 
Ca, c'est ce qu'on voit de l'extérieur : une personne qui meure ou plus précisément qui disparait.
 


 
bien sur. et a priori, d'aucune maniere on ne la reverra que ce soit de son vivant, ou aprés notre propre mort.
 

The Mauler a écrit :


 
Pour les jumeaux, il y a forcément un décalage du au fait que les jumeaux ne peuvent pas se trouver à la même place au même instant, chacun va donc assimiler des choses légèrement différentes qui vont faire diverger leurs comportements au fur et à mesure de leur vie. Le programme génétique est loin d'être suffisant de toute façon car il ne tient pas compte des facteurs de environnement.
 


 
c'est bien ce que je dis. se sont 2 etres differents. avec leur propre "moi". 2 "moi" identiques est tout simplement impossible. meme si le code genetique est identique.
 

The Mauler a écrit :


 
Justement, on ne peux pas parler de réincarnation. La réincarnation serait le cas où ton esprit/conscience se retrouverait dans un autre être vivant ou plus précisément une identité (ce qui fait qu'on est bien soi et pas quelqu'un d'autre).
 


 
nous sommes d'accord :jap:
 
j'ai employer la fleur comme j'aurais pu employer n'importe quel element du vivant, finalement.
 

The Mauler a écrit :


 
On pourrait quand même créer une illusion de réincarnation (j'ai bien dit une illusion !). Prend une personne qui te voit toi étant petit (6 ans par exemple) et qui te revoit à 25 ans (en ne t'ayant pas vue entre temps). Elle va voir deux personnes différentes qui ne sont en fait qu'une seule personne : toi :)
 
De la même manière tu pourrait être toi même berné si tu étais amnésique (voir tous les films/jeux dont le scénar se base sur un perso qui a perdu la mémoire).
 
Concernant le nombre de vies, le problème est que dans tous les cas rien ne s'oppose au fait qu'on en ai une vie ou plusieurs puisqu'à notre mort on perd aussi notre identité et lors de notre naissance, une nouvelle identité a été crée. Il y a une probabilité non nulle de retomber deux fois sur une même identité. D'ailleurs même lors d'une vie, on peut dire que notre identité change (voir ce que j'ai écrit au dessus !).
 
Je n'ai aucune croyance mais je remarque simplement des paradoxes.


 
ça me parait impossible. des identités proches, tout au plus.
 
pour le reste tu as raison, notre identité change, notre perception des choses exterieures change, mais pas la perception du "moi" . elle existe, est constante tant que notre conscience existe.  


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Entrez dans la dance clap clap, les soucis n'ont pas de chance, la musique commence, clap clap, ça c'est Fraggle Rock!
n°20229552
boober
Compromis, chose due
Posté le 18-10-2009 à 00:24:18  profilanswer
 

The Mauler a écrit :

Non mais j'aime bien tout remettre en question alors je m'interroge...
 
Quand à la peur de la mort ben c'est l'inconnu donc forcément je cache pas que ça me fait peur quelque part mais je refuse de croire en des choses toutes faites (exit les religions donc) et au fait que la mort soit forcément quelque chose de négatif (préjugé de notre chère société).
 
Dans tous les cas, il a pas mal de paradoxes à commencer par le fait qu'on ne peut pas dire "je suis mort" (logique non ? :sarcastic:) mais qu'on peut être en train de mourir ou le coup de se faire cryogéniser pendant une éternité (vu l'avancement des recherches, ça pourra probablement être possible un jour).
 


 
c'est carrement flippant. ne plus exister je trouve ça affreux, terrifiant. avec 0 espoir de retour. ceci n'empeche neanmmoins pas de l'accepter de toute façon c'est sans appel, on y passera tous. on est dans le train. et le train a un terminus et il faudra descendre. pas de choix possible.  


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n°20231483
The Mauler
Posté le 18-10-2009 à 09:32:04  profilanswer
 

boober a écrit :


 
c'est carrement flippant. ne plus exister je trouve ça affreux, terrifiant. avec 0 espoir de retour. ceci n'empeche neanmmoins pas de l'accepter de toute façon c'est sans appel, on y passera tous. on est dans le train. et le train a un terminus et il faudra descendre. pas de choix possible.  


 
C'est sur mais dans notre monde, personne ne l'accepte vraiment. Sinon on n'aurait pas eu de religions ni cette association mort=mal (que j'ai aussi du mal à remettre en question moi-même).
 
En tout cas pour mon point de vue, je continue à me baser sur le fait que la conscience pourrait être traduite en programme informatique d'où le fait qu'on pourrait tout à fait envisager deux consciences ayant la même identité (voir deux consciences identiques par copie de l'information). Bien sur, il y a peut être autre chose qui fait que ce modèle est erroné mais on n'a pas beaucoup mieux pour l'instant...

n°20231665
panzerdivi​zion
Follow the cat
Posté le 18-10-2009 à 10:43:35  profilanswer
 

boober a écrit :


 
c'est carrement flippant. ne plus exister je trouve ça affreux, terrifiant. avec 0 espoir de retour. ceci n'empeche neanmmoins pas de l'accepter de toute façon c'est sans appel, on y passera tous. on est dans le train. et le train a un terminus et il faudra descendre va se scratcher contre un mur a pleine vitesse. pas de choix possible.  


 
 :D  

n°20237188
clementdou​sset
Posté le 18-10-2009 à 21:16:22  profilanswer
 

Lors de ma dernière opération, je m'étais promis, gageure stupide, d'apercevoir le moment où je glisserai dans l'inconscience. J'espérais ainsi non seulement surprendre par le même coup l'instant de mon réveil mais entrevoir la forme en creux, la profondeur, peut-être l'étrange lumière du gouffre dans lequel j'allais être plongé et dont j'allais ressortir. Or jamais, de mes trois expériences d'anesthésie générale, je n'ai eu davantage le sentiment de l'impuissance de ma pensée pour saisir la perte et le retour de ma conscience et me faire par conséquent la moindre idée de l'entre-deux. Par un fait exprès, le projecteur que j'apercevais au-dessus de ma tête dans l'espace pré-opératoire  était du même modèle et à la même distance dans la salle de réanimation. Entre la vue de l'un et de l'autre de ces deux grands disques à large couronne lumineuse, même pas, dans mon souvenir, l'hésitation d'un raccord. S'il n'y avait eu, sous un voile de torpeur, une sensation de douleur nouvelle qui s'épaississait, j'aurais eu la certitude qu'il ne s'était rien passé.
 
D'une anesthésie à l'autre, l'idée que mon réveil pourrait ne pas avoir lieu a progressé, je l'avoue. Je sais que le risque n'est guère plus grand que celui de ne pas atterrir lorsqu'on prend l'avion mais sa pensée n'est pas de même nature. Si l'on peut penser à une catastrophe en décollant, on ne pense à la mort qu'à travers tout un pathos : l'angoisse quand l'état de détresse apparaît, l'épouvante quand l'instant fatal approche, la douleur affreuse dans les flammes... la pensée de la mort sur le bloc opératoire devient à côté comme une pure pensée de la mort, concentrée, absolue...
 
Mais justement parce qu'absolue, impossible. Je puis croire penser ma perte de conscience. Je crois la subir tous les soirs. Mais en fait je ne perds jamais la conscience sinon je ne serais pas là pour dire que je la perds.
 
D'ailleurs la présence du rêve dans le sommeil relativise et atténue la conscience d'une perte. C'est plutôt l'idée d'une modification de ma conscience que j'ai. Entre l'endormissement et le réveil, le rêve fait naître quelque chose dont je puis me souvenir, que je puis noter (je le fais parfois) et comparer avec ce que je vis en état de veille. Rien de cela dans l'anesthésie. Un pur néant comme l'idée que je dois me faire de la mort sans survie quelconque. Et un néant qui, je le répète, n'est pas pensable.
 
Bien sûr on peut trouver des biais d'approche, des substituts, des ersatz de la pensée de ce que serait une anesthésie sans réveil. Je puis par exemple me dire que lors du réveil je ne me souviendrai pas de mon nom, de ma situation, de ma famille, de mes amis, de ce pourquoi j'ai été opéré, de la ville où je suis, de l'hôpital, de ce que c'est qu'un hôpital, une ville, des êtres humains, de ce que c'est  cet étrange  disque de lumière au-dessus de moi qui n'est plus que la seule réalité dont j'aurai jamais conscience. Mais je pense que cela encore, c'est trop de pensée, ce n'est pas la pensée du néant, ce n'est pas la pensée de la mort. Je puis penser comme lorsqu'on  écrit un dernier message dans une situation désespérée et que les mots ont  encore un sens, qu'ils se raccordent encore entre eux pour former une phrase, je puis penser que « j'aurai quand même vécu », que le souvenir de ma vie jusqu'à cet instant  ça n'est pas rien, que rien ne peut faire que ça ne soit rien. Oui mais alors si je pense cela, je me rends compte que je ne pense pas vraiment à ma mort, que je pense à la mort d'un être que j'appelle moi et qui est forcément un autre, pas l'être qui va mourir quand je dis : « je », ou alors que, quand je dis : « je », je fais un absolu mensonge. La phrase: « j'aurai quand même vécu » est la phrase qui ne me permet pas de penser ma propre mort. Si je dis: quand je mourrai, ce sera comme si je n'avais pas vécu, je m'approche de l'idée mais ça n'est pas encore tout à fait ça. Et si ça n'est pas tout à fait ça, c'est que ça n'est pas ça du tout. Quand je mourrai, ce ne sera pas comme si je n'avais pas vécu, ça sera que je n'aurai pas vécu. Point. Ce n'est pas notre futur que la mort anéantit : il est néant par nature. C'est notre passé.
 
Et si la mort anéantit mon passé, elle anéantit forcément mon présent qui surgit pour prendre place dans mon passé. Tout ce qui me certifie que mon présent existe y compris la révolte de ma raison et de ce qu'il y a de plus intime en moi-même de le voir ainsi mis en cause devient simulacre, illusion à son tour. Dans la pensée de la mort je pense d'abord avec la même force que j'existe et que je n'existe pas. Et plus j'y pense, plus je deviens fou car plus je pense que je n'existe pas plus je pense avec force que j'existe en m'appuyant sur la force de ma pensée et plus je prends conscience de la force de ma pensée, plus je pense que la force de ma pensée n'existe pas car le futur de ma mort l'anéantit non seulement dans son être même mais dans le mouvement par lequel son être se renforce.
 
Je pourrais continuer ainsi. Je pourrais continuer à montrer que l'idée de ma mort sans survie n'est pas pensable. Ca ne donnera pas pour autant possibilité d'exister à la survie si celle-ci n'est pas possible. Ca me permettra seulement de considérer avec circonspection ceux qui croient se consoler de la pensée d'une mort sans survie aucune. Comment pourraient-ils se consoler d'une pensée qu'ils n'ont jamais eue ?
 
Plus on approche de ce que j'appellerai la pensée vraie de la mort, plus on est modeste dans la recherche des possibilités de survie. Et puisqu'il s'agit dans ce fil de parler des expériences de mort imminente, je ne considèrerai pas a priori leur récit comme des affabulations. Je déplorerai seulement leur pauvreté, leur merveilleux de pacotille, le misérable lot de consolation qu'elles constituent le plus souvent à notre anéantissement. Voler au-dessus du bloc opératoire, apercevoir les baskets de l'infirmier assistant ou le numéro de l'ambulance : voilà les prodiges qu'on nous promet post mortem. Ou la rencontre avec un « être de lumière » au bout d'un couloir obscur. Beaucoup ici ont tranché pour dire que, de toute façon, ces expériences de mort imminente ne sont pas des expériences de la mort, que, par définition, on ne revient pas de la mort, donc qu'on ne saurait avoir la moindre approche d'un supposé état de conscience qui lui serait consécutif.
 
Pour ma part, je me garderai d'être absolument catégorique. Il peut y avoir un scepticisme qui va au-delà de la science et qui n'est que la marque d'un parti pris. S'il y a des témoignages assurés, il faut les soumettre à l'analyse critique avant de les rejeter en bloc. Certaines expériences existentielles , voire la prise de stupéfiants montrent que notre cerveau peut nous faire éprouver comme réels des vécus passablement insolites. Le rêve en fait tout autant. Pourquoi notre cerveau, proche de la mort, n'entrerait-il pas dans une activité qu'il est apte à connaître à d'autres moments et qui ne nous paraît anormale que du fait qu'elle n'est pas fréquente ? Avant mes trois anesthésies générales, à treize ans, à la suite d'une pneumonie avec syndrome méningé, je suis tombé dans le coma pour un peu moins de 24 heures. Or cette chute dans le coma consécutive à la fièvre s'est faite au bout d'un délire dont j'ai gardé la mémoire, au moins pour sa première partie. Donc, entre l'état de conscience lucide et le coma qui peut toujours précéder la mort, il y a place assurément pour des états de conscience d'origine morbide dont la nature est toujours à considérer.
 
Les EMI peuvent-elles être assimilées à ces états morbides pré-comateux, au fond très naturels ? Pour certaines sans doute. Peuvent-elles être assimilées à des états de transe ou d'hyperesthésie dont on peut faire l'expérience au cours de sa vie ? Je ne vois pas de raisons majeures d'en douter. Je pense seulement que, si on peut les considérer comme des indices de la possibilité d'une conscience post mortem, cela ne nous dispense pas d'entamer une réflexion propre sur l'éventualité et la nature de cette conscience.  
 
On peut bien sûr former des hypothèses eschatologiques et mystiques plus ou moins accordées à ce qu'on connaît de la matière comme celle, par exemple, qu'on trouve sur mon site. Mais, dans le cadre d'une réflexion qui veut garder au minimum la rationalité scientifique, on doit être beaucoup plus modeste. Je crois l'être en disant qu'on peut envisager la formation d'états de conscience après l'évanouissement au dernier soupir et avant la décomposition du cerveau. Ces états de conscience auraient une durée totale objective qui pourrait aller de quelques secondes à quelques minutes. Ils formeraient une expérience psychique unifiée, cohérente dont l'intensité pourrait être plus forte que celles que nous avons jamais connues. Cette expérience n'empêcherait pas la mort objective de notre conscience mais elle éclipserait en quelque sorte la réalité subjective de cette mort.

Evidemment une telle expérience nécessiterait la conservation d'un substrat sur laquelle elle pourrait s'appuyer. Or, pour moi, ce substrat essentiel, ce serait la totalité de nos souvenirs tels qu'ils sont enregistrés dans la matière de notre cerveau. Il y a là-dessus deux écoles de pensée. Une considère que la mémoire est essentiellement chimique, que nos souvenirs ne sont enregistrés que par séquençage moléculaire. Cette école de pensée est le plus souvent associée au connexionnisme. C'est à dire que la réactivation des souvenirs passerait obligatoirement par un processus cybernétique ordonnant les informations discrètes contenues dans les séquences moléculaires. Mais il existe aussi une autre école  selon laquelle l'ensemble du vécu conscient assimilable à chaque instant à une étendue de modulation d'affects serait enregistré en permanence dans les structures atomiques d'une partie de la matière cérébrale comme, dans un magnétoscope, les signaux électromagnétiques sont enregistrés sur une bande ferroxydée. Evidemment, pour la seconde école, la simple résurrection des souvenirs ou le traitement qui pourrait en être fait lors d'un processus post mortem pourrait demander un travail électrophysiologique bien plus simple et compatible avec les possibilités survivantes du cerveau.  
 
Les possibilités survivantes du cerveau pour aboutir -comme je le suppose- à un processus unifié et cohérent ne pourraient pas, bien entendu, être mises en oeuvre de façon improvisée. Il faudrait que ce processus soit préparé et mis au point pendant toute l'évolution, celle des êtres doués de conscience sensible, bien sûr,  mais peut-être même aussi celle de tous les êtres vivants. La vie évolue d'abord à mon sens contre la mort et -quoiqu'on dise- contre la mort individuelle, la seule mort véritable. Les premières cellules vivantes mouraient sans rémission. L'invention de la méiose a été d'abord une possibilité de survie donnée à la cellule individuelle qui se perpétue exactement dans une des deux cellules filles. Mais quand les pluricellulaires ont surgi alors le problème de la mort individuelle est réapparu. La mise en place de l'appareil psychique peut être considéré comme une reconquête de l'unité et de l'individualité. Pourquoi ne pas supposer que, parallèlement à cette reconquête, s'est mis en place un processus par lequel cette unité et cette individualité au lieu de se dissoudre dans la mort   se réaliseraient et s'affirmeraient en elle comme dans un aboutissement ?
 
Les hommes primitifs croient tous à l'après-mort. Pourquoi ce qu'on pourrait connaître mieux qu'eux  conduirait-il forcément à affirmer  que l'après-mort n'existe pas ? Surtout si ce qu'on appelle l'après-mort n'est pas incompatible avec ce qu'on prétend savoir de plus...[fixed][/fixed]

Message cité 1 fois
Message édité par clementdousset le 19-10-2009 à 06:13:55
n°20237528
Loutha
Posté le 18-10-2009 à 21:38:14  profilanswer
 

clementdousset a écrit :

Lors de ma dernière opération, [...] affirmer  que l'après-mort n'existe pas ? Surtout si ce qu'on appelle l'après-mort n'est pas incompatible avec ce qu'on prétend savoir de plus...


C'est vraiment bien écrit, et plutôt intéressant!

n°20239503
boober
Compromis, chose due
Posté le 19-10-2009 à 00:01:15  profilanswer
 

 


 :non:

 

avant, le train ralenti (vieillir est un ralentissement, on le voit arriver, le terminus, et chaque gare a laquelle il ne s'arrete pas est tjrs ça de pris)

 

le scratch en pleine vitesse, c'est plutot l'accident, imprevisible. (enfin ça depend)

Message cité 1 fois
Message édité par boober le 19-10-2009 à 00:02:23

---------------
Entrez dans la dance clap clap, les soucis n'ont pas de chance, la musique commence, clap clap, ça c'est Fraggle Rock!
n°20239556
Merhaldir
Posté le 19-10-2009 à 00:05:40  profilanswer
 

Très bon post Clément!  :jap:

n°20240341
asmomo
Posté le 19-10-2009 à 01:39:04  profilanswer
 

boober a écrit :

c'est carrement flippant. ne plus exister je trouve ça affreux, terrifiant. avec 0 espoir de retour. ceci n'empeche neanmmoins pas de l'accepter de toute façon c'est sans appel, on y passera tous. on est dans le train. et le train a un terminus et il faudra descendre. pas de choix possible.


 
Personnellement je ne l'ai pas encore accepté  [:cosmoschtroumpf]  
 
J'ai 25 ans et mon avatar n'est pas juste décoratif  :whistle:
 
Comme The Mauler je pense qu'un moyen technologique me donnera la vie éternelle.


---------------
New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
n°20241638
panzerdivi​zion
Follow the cat
Posté le 19-10-2009 à 08:37:11  profilanswer
 

boober a écrit :


 
 
 :non:  
 
avant, le train ralenti (vieillir est un ralentissement, on le voit arriver, le terminus, et chaque gare a laquelle il ne s'arrete pas est tjrs ça de pris)
 
le scratch en pleine vitesse, c'est plutot l'accident, imprevisible. (enfin ça depend)


 
Mouai enfin quand tu sort du train au dernier arrêt, généralement t'es encore vivant  a part si t'as pris un tchouK tchouk dans les Andes.  
 
Moi je veux mourrir comme James Dean mais à 80 ans. D'un coup, et pas à l'hospital comme 60 % des Français.
Ou alors d'une crise cardiaque... J'irai à space mountain vers 80 ans pour voir.
 

n°20242034
Profil sup​primé
Posté le 19-10-2009 à 10:04:14  answer
 

asmomo, l'homme n'est pas fait pour la vie éternelle, je ne pense pas.
 
Pourquoi vouloir vivre éternellement?
 
Devenir "dieu" n'est pas une solution.
 
Pour mieux vivre la vie il faut un jour mourir...
 
L'envi de rester jeune peut se comprendre mais la vie est faite d'étape, si tu ne passe pas les étapes, comment apprécier la vie?
 
 
de toute façon on va tous murir...

n°20242573
markesz
Destination danger
Posté le 19-10-2009 à 11:02:23  profilanswer
 

Et puis... vivre jeune sans la vieillesse qui nous attend ça n'a aucun sens.

n°20243389
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 19-10-2009 à 12:09:02  profilanswer
 


 
Je pense que c'est un peu du blabla creux convenu ça, pour accepter le fait qu'on va mourir un jour. Mais franchement, réfléchis y vraiment. Tu penses vraiment ça ? Tu crois vraiment qu'en restant jeune éternellement, tu ne pourrais pas apprécier la vie ?? Tu ne l'apprécies pas en ce moment peut-être ? Je ne vois pas ce qu'il y a d'appréciable dans le fait de se dégénérer...


---------------
Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°20243856
Profil sup​primé
Posté le 19-10-2009 à 13:04:59  answer
 

Peut être as tu raison Herbert de Vaucanson, on veut tous rester jeune, cela n'est pas nouveau et la vie éternel est un vieux rêve pas beaucoup moins convenu que mes dires, foutaise, rêve merdique d'une vie qui va trop vite, illusion, envi d'être dieu, toucher a l'omniscience, avoir toujours LA puissance sexuel, être un dieu parmi les insectes...
 
Même si ça reste convenu de dire que la vie ne peut être apprécié que si elle a une fin me semble plus juste que la chimère de la vie éternel, alors oui, convenu mais pas moins que la vie éternel, vieux rêve d'un homme qui a raté sa vie et voudrait se donner une 2eme chance pour prouver....quoi?
 
Je veux avant de mourir voire une aurore boréale de mes yeux, j'ai un but, même futile, qui me fait aimer la vie, si j'étais éternel je finirais forcement par être blasé de tout, le gout de la vie m'échappera a un moment et je finirais certainement par maudire la non mort...
 
 
edit : et je veux devenir un vieux con un jour (ça semble bien parti lol), si si, avoir la sagesse de l'age, il y a un très bon film sur la fin de vie, benjamin button, on peut même y voir les idées de la vie éternel en filigrane, comment peut il s'occuper de son enfant si lui même en est un...
 
je veux voir grandir mes enfants, je veux être leur père et non leur égale, être un jour grand père, manger de la soupe a la paille, arriver a l'age ou il est temps de dire au revoir.
 
 
Les tombe sont faite pour les vivants....


Message édité par Profil supprimé le 19-10-2009 à 13:15:16
n°20243985
Pyrus
Pas de cravate ? Erreur 1017
Posté le 19-10-2009 à 13:18:44  profilanswer
 

Dans les fictions parlant d'êtres immortels qui dépriment et essayent de se suicider, c'est parce qu'ils sont les seuls à être dans cette situation et voient leur repère disparaitre.
Si tout le monde était immortel, ça n'emmerderait personne de l'être.


---------------
Hazukashii serifu kinshi!
n°20244211
Profil sup​primé
Posté le 19-10-2009 à 13:39:09  answer
 

Non dans ma projection, je considère bien que tout le monde est immortel.
 
Avoir toujours une 2eme chance, bref tout connaitre, pouvoir tout faire, vu qu'on a le temps, je suis pas sur qu'après mille ans on ne soit pas blasé de tout, voir défiler les guerres, oublier son 1er amour après mille ans de vie....bof pas pour moi, lol je te dis pas le nombre d'enfants, 1 tout les 10ans........100 gosses après 1000ans, gloups, après 100000ans de vie.... [:kzimir]  et bin si je reste jeune je peux toujours me reproduire, mes enfants vont aussi faire la même chose, en gros les guerres se feront entre les familles, la mienne aura besoin d'une bonne planète a elle toute seul, faudra quand même faire attention a se que je couche pas avec une de mes petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite petite filles un jour, on risque de très vite coloniser tout l'univers, a chaque famille sa planète, sa propre économie, pourquoi pas, j'aime bien l'idée tien, je finirais donc par me prendre pour dieu, cool et hop vive les femmes et la vie éternel  [:jedi_le_retour]
 
edit : je rigole bien sur, on devra bien nous castrer a un certain age, non, ou imposer un certain cota, bonjour la liberté après 10000000000ans si je peux encore faire un enfant, pourquoi je m'en priverais
 
 
Êtes vous sur de vouloir vivre plus longtemps que notre système solaire ou même que l'univers peut être?
j'ai 175milliards d'années et je fais toujours de l'acné, quel merde je vous dis pas...


Message édité par Profil supprimé le 19-10-2009 à 13:45:58
n°20244337
BiBi_PoK
Roi des fok
Posté le 19-10-2009 à 13:50:26  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

 

Je pense que c'est un peu du blabla creux convenu ça, pour accepter le fait qu'on va mourir un jour. Mais franchement, réfléchis y vraiment. Tu penses vraiment ça ? Tu crois vraiment qu'en restant jeune éternellement, tu ne pourrais pas apprécier la vie ?? Tu ne l'apprécies pas en ce moment peut-être ? Je ne vois pas ce qu'il y a d'appréciable dans le fait de se dégénérer...

 


je suis pas sur que la vie eternelle soit souhaitable. la folie nous guetterait, au bout d'un moment.

 

non par contre avoir plusieurs vie. savoir qu'on va revenir a un moment donné, tel qu'on est aujourd'hui. ça ça serait cool.

 

mourir puis renaitre avec tout nos souvenirs et tout et tout plus tard. je trouve que la vie et sa valeur garderaient leur charme sachant qu'a un instant T tout s'arreterait et qu'il faudrait repartir a 0, "l'angoisse" de la mort en moins.

Message cité 1 fois
Message édité par BiBi_PoK le 19-10-2009 à 13:51:33
n°20245201
asmomo
Posté le 19-10-2009 à 14:51:24  profilanswer
 

Metha : si on a la vie éternelle, faut surtout pas faire d'enfants, en tout cas pas avant d'avoir colonisé l'univers :o
 
D'ailleurs pour moi c'est indissociable, il est possible effectivement qu'au bout de 1000 ans sur Terre je m'emmerde, mais heureusement il y a un univers infini à explorer :)


---------------
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n°20245217
asmomo
Posté le 19-10-2009 à 14:52:28  profilanswer
 

Quant au fait d'oublier, j'ai une mémoire pourrie donc j'oublie déjà pas mal de choses, on s'habitue :d On peut refaire des choses et les apprécier comme la première fois, de ce côté-là c'est plutôt un avantage. Quand quelqu'un te dit bonjour et que t'as aucune idée de qui c'est, ça l'est moins :p


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n°20245227
asmomo
Posté le 19-10-2009 à 14:53:06  profilanswer
 

Et puis le premier amour c'est aussi souvent le premier chagrin d'amour, autant l'oublier :o


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n°20246898
Profil sup​primé
Posté le 19-10-2009 à 17:15:16  answer
 

;)
 
 
Maintenant si l'homme ne connait pas tout de suite la vie éternel, genre par étape, allongement de la durée moyenne de vie (se qui est déjà un peut le cas, on risque, sauf moi, de tous vivre jusqu'à 100ans), par pallié, 120ans-150-200 etc.. alors peut être que l'homme sera "bon" pour une forme de vie "éternel" ou s'en approchant, je pense que dans un future proche on risque de pousser la durée moyenne de vie jusqu'à 120ans environ, mais mon toubib m'a dit un jour, si l'homme pouvait vivre jusqu'à 120ans alors c 100% des homme qui auraient le cancer de la prostate.
 
Menfin ça pose toujours le problème de mon blabla creux et convenu, la vie n'est elle pas encore plus belle si elle a une fin?
 
Mince, dans la vie éternel il n'y a pas de vie après la mort, dommage l'idée d'un paradis est plutôt jolie ou même de réincarnation, mais non pas avec la vie éternel, comment certaines religions vont elles s'adapter tien, comment peut elle s'adapter?
 

Citation :

Je vie depuis 666 ans et j'ai vu beaucoup de guerre.
J'ai vu l'homme comme il était, mauvais, l'homme est mauvais.
Rien a faire, rien ne change. j'ai demandé un interruption de vie, refusé, il faut vivre, la mort est devenu illégal.
Je me suis suicidé a 193 reprises, et l'on m'a ressuscité a 237 reprises, je n'en peux plus, un ami a moi a bientôt 999 ans et semble heureux, comment fait il?
Le doyen de l'humanité a lui 23571113171923293137414347535961677173798389  ans, et il est toujours Pape depuis 23571113171923293137414347535961677173798300 années......
Gggzzziitttt....dans 97 secondes vous allez renaitre...veuillez vous préparer a ne pas mourir
Mais bon dieu, qui était le premier?


Message édité par Profil supprimé le 19-10-2009 à 17:50:37
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