Profil supprimé | gerard bouchard a écrit :
1. A très long terme, yarien effectivement, et on sera tous morts. Dans 150 ans, on s'en souviendra plus
2. Les fondamentaux restent les mêmes pour toi, je veux bien, à condition que l'épidémie se calme très rapidement, sinon, elle va imprimer la peur dans les esprits.
3. Le points que je trouve le plus sujet à caution est le 'modèle mathématique' de l'épidémie. Ce modèle que tu présentes est purement descriptif et n'intègre pas les mesures que le gouvernement chinois a dû prendre pour la juguler. C'est peut-être une image d'Epinal de ma part, mais je ne vois pas les US en particulier, avoir une réponse centralisée aussi efficace que la Chine (Europe dans une configuration intermédiaire). En tout cas, tu as le mérite de soutenir cette position seul, et je salue cette constance.
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1) Franchement, j'ose pas trop le dire, mais je pense qu'en avril/mai on aura déjà oublié ce mauvais moment. Pas en raison de la météo ou d'un vaccin (ça prend bcp plus de temps), mais simplement en raison de la dynamique de ce virus. En juin les gens seront focalisés sur le foot, ensuite sur les JO. 2) La peur / le traumatisme dépend surtout de la létalité (elle est faible, pour ce virus) et du profil des victimes (ce n'est pas pareil de perdre son enfant ou son arrière-grand-père centenaire avec un cancer et un pb cardiaque, même si c'est regrettable dans les 2 cas : ce virus cible vraiment les personnes âgées très vulnérables).
3) Sans certitude, je pense que les mesures d'endiguement influencent la dynamique du virus, mais surtout la longueur de la phase de contagion rapide et la vitesse de la décrue. La décrue en Corée du Sud s'accélère, selon le même profil qu'on a vu en Chine hors Hubei, et je pense que les autres pays vont suivre, plus ou moins rapidement selon l'efficacité de leurs mesures : https://www.devenir-rentier.fr/p404395#p404395 Je suis quand même inquiet par le fait qu'on ne voit toujours pas de pic en Italie, avec en plus une forte mortalité : on quasi est à 1500 nouveaux cas / jour en Italie aujourd'hui, contre "seulement" 900 en Chine hors Hubei lors du pic en février (pour une population bcp plus grande) ! Je suis plus confiant pour la France.
Je peux à la limite comprendre la fragilance sur les actions, mais franchement sur l'EUR/USD... Il faut que la jeunesse comprenne que la volatilité ultra-basse de l'EUR/USD ces 5 dernières années est une anomalie historique si on regarde l'ampleur des fluctuations de l'EUR/USD depuis 1999. Il faut zoom out sur les graphes de long-terme, hein. Franchement sur l'EUR/USD depuis au moins 2015 YARIEN. |