Citation :
Voyons donc ce que je "NIE".
1 - En aucun cas je ne nie les crimes du nazisme, ni la persécution raciste exercée par lui contre les juifs.
Ce qui est une atteinte à mon honneur, c'est de m'attribuer une "négation des crimes contre l'humanité". Mon livre ne cesse de dénoncer "le dessein monstrueux d'Hitler " (p. 62 et 251, sa "sauvagerie" (p. 97) ; ses "crimes immenses n'ont besoin d'aucun mensonge pour révéler leur atrocité " (p. 1354). Ayant décrit "les conditions horribles qui firent des dizaines de milliers de victimes ", je conclus:
"Tel fut le martyrologue des déportés juifs et slaves et la férocité des maîtres hitlériens les traitant en esclaves n'ayant même pas valeur humaine "(p. 257).
J'ajoute (p. 257): "Ces crimes ne peuvent être sous-estimés, ni les souffrances indicibles des victimes ."
"Sans aucun doute les juifs ont été l'une des cibles préférées d'Hitler en raison de sa théorie raciste de la supériorité de la race aryenne ."(p. 152)
Quand je rappelle les mensonges accueillis à Nuremberg:
-- 4 millions de morts à Auschwitz (selon le rapport soviétique) et les "révisions" successives des historiens.
-- 2 millions selon l'historien sioniste Poliakov dans son "Bréviaire de la haine"; -- 1 million 250 mille selon un autre historien sioniste, Raoul Hilberg (p. 160 de mon livre) et la conclusion de Bedarida, Directeur de l'Institut d'histoire du temps présent au CNRS, écrivant :
"Le chiffre de 4 millions, ne reposant sur aucune base sérieuse, ne pouvait être retenu. "
"Si l'on s'en rapporte aux statistiques les plus fiables, on aboutit à environ un million de morts Un total corroboré par l'ensemble des spécialistes puisqu'aujourd'hui ceux-ci s'accordent sur un nombre de victimes oscillant entre 950.000 et 1 million 200.000 ." (Le "Monde" du 23 juillet 1989).
Mon "révisionnisme", que mes détracteurs (dont aucun n'a lu mon livre) appellent "négationnisme" sans dire ce que je "nie", n'est donc que la reprise des "révisions" de "l'ensemble des spécialistes" (comme dit M. Bedarida) et qui a conduit, en 1994, à remplacer la plaque disant 4 millions (à Auschwitz) par une autre, disant: "un peu plus d'un million ."(p. 159). J'ajoute: "il ne s'agit pas d'établir une comptabilité macabre ".
L'assassinat d'un seul innocent, qu'il soit juif ou qu'il ne le soit pas, constitue déjà un crime contre l'humanité
(ce que je répète à la p. 257).
2 - Quant aux "chambres à gaz, j'ai dit avec clarté qu'aucun Tribunal, ni celui de Nuremberg, ni ceux qui l'ont suivi n'ont même pas cherché à examiner l'arme du crime. Des expertises existent : celle de l'ingénieur Leuchter, spécialiste aux États-Unis des chambres à gaz construites dans 6 États pour l'exécution des condamnés à mort. Ses investigations à Auschwitz-Birkenau l'ont conduit à des conclusions radicalement négatives.
"On aurait pu s'attendre à la détection d'un taux plus élevé de cyanure dans les échantillons prélevés dans les prétendues chambres à gaz (en raison de la plus grande quantité de gaz utilisé, d'après les sources, dans ces endroits) que dans l'échantillon de contrôle, prélevé dans les chambres de désinfection. Comme c'est le contraire qui est vrai, force est de conclure ( ) que ces installations n'étaient pas des chambres à gaz d'exécution ."
Fait à Malden (Massachusetts ) le 5 avril 1988
Fred A. Leuchter Jr. Ingénieur en chef.
Les contre-expertises de Cracovie, en 1990 et de Vienne n'ont pas apporté d'éléments nouveaux. N'étant pas moi-même chimiste ou biologiste, je ne puis décider. Je dis simplement, dans mon livre (p. 150), que je m'étonne que ces rapports n'aient pas fait l'objet d'une publication et d'un débat ouvert. La seule tentative de réfutation fut un livre de Pressac, subventionné par la Fondation Klarsfeld, auquel, curieusement, nul ne se réfère, même pas Pressac qui, dans son livre de 1993, ne cite même pas le rapport Leuchter au lieu d'en rappeler triomphalement sa "réfutation".
En ce qui concerne l'interprétation de la "solution finale" et des "chambres à gaz", mon livre pose clairement les problèmes.
1 - Selon la thèse officielle, Hitler aurait donné l'ordre d'extermination. Or, après le Colloque de la Sorbonne sur le "révisionnisme", en février 1982, Raymond Aron et Jacques Furet déclaraient à la Conférence de presse de la clôture: "Malgré les recherches les plus érudites, on n'a jamais pu trouver un ordre d'Hitler d'exterminer les juifs."
L'on nous dit ensuite que l'ordre a été donné à la Conférence de Wannsee le 20 janvier 1942. Dès 1992 Yehuda Bauer écrit dans le "Canadian Jewish News" du 30 janvier, que cette interprétation de Wannsee est stupide (silly).
Le dernier en date des pourfendeurs de révisionniste, Pressac, à la page 114 de son livre sur "Les Crématoires d'Auschwitz" note: "Conférence de Wannsee sur le refoulement des juifs vers l'Est".
S'agit-il de "langage codé" comme le suggère encore, après bien d'autres, faute de preuves, M. Nicolas Weill dans le "Monde" du 6 mai 1996 ?
Et voici que Pressac affirme que les entreprises de travaux publics ne recourent à aucun langage codé: "Il n'y a jamais eu de camouflage contrairement à ce que l'on dit. "(Cité par Laurent Greilsamer dans Le "Monde" du 26 et 27 septembre 1993).
Pressac, après avoir été salué comme un sauveur par les propagandistes de l'extermination, leur devient de plus en plus suspect: il détruit les interprétations "codées" de Wannsee, il met en cause les "témoignages", démentant par exemple le principal d'entre eux: Höss, commandant d'Auschwitz, et de surcroît Eichmann (p. 41 et 132).
Il contredit les interprétations dantesques sur les "Sondermassnahmen" (mesures spéciales) : "Ces termes n'ont pas de connotation criminelle comme on a pu le croire ." (p. 107)
Il ridiculise les chiffres avancés par Wellers sur les juifs hongrois passant à Auschwitz : "C'est manifestement inexact."(p.147).
S'agit-il d'un "révisionniste" repenti ou camouflé ?
Je m'en tiens donc, en attendant ce débat technique, à ce qui est clairement établi: le mot d'ordre odieux des nazis: "tous les juifs hors d'Europe ! ". L'exécution de ce plan, fut réalisée, dans un premier temps, en refoulant ces juifs vers l'Est dans des conditions d'inhumanité telles que des dizaines de milliers succombèrent. Enfin, car cela aussi est délibérément écrit et affirmé: la volonté, après la guerre et la victoire, de déporter tous les juifs européens dans une île d'Afrique (Madagascar fut évoquée après la défaite de la France).
Ce projet est déjà assez monstrueux et même les premières étapes de son exécution coûtèrent la vie à des centaines de milliers de juifs.
C'est toujours cet objectif : la déportation dans un ghetto africain, qui est envisagé comme "solution finale", et c'est pure barbarie.
Quant à "l'extermination", Hitler, pendant son règne absolu de 10 ans, dont 4 sur toute l'Europe, eut tout le temps pour la réaliser, et fort heureusement, malgré les incontestables massacres, la communauté juive, bien que décimée, est demeurée en Europe, parmi nous. Alors qu'est-ce je nie ?
Ce que je nie, c'est le droit que s'arrogent les sionistes de minimiser les crimes d'Hitler en les réduisant à l'incontestable persécution des juifs. Sa volonté d'expansion a fait 50 millions de morts, dont 16 millions de Slaves, Russes ou Polonais, comme le rappelait à Miami le Pape JEAN PAUL II.
Ce que je nie, ce que je combats, c'est la volonté de ne retenir qu'une seule catégorie de victimes et de biaiser tout le langage pour masquer ce mépris des autres.
Cela conduit à une inversion du sens même de notre histoire, à la négation de la "résistance" des masses profondes de notre peuple, à la fois à l'occupation nazie et à la poignée de renégats et d'arrivistes collaborateurs de l'ennemi qui avaient été portés au pouvoir par l'invasion hitlérienne: lors des premières années de la Libération, "déporté" signifiait: résistant. Aujourd'hui, par détournement, "déporté" désignerait seulement les victimes juives.
Le massacre d'un grand nombre de juifs est incontestable, mais pourquoi l'appeler "génocide" ? Génocide signifie extermination ("Il ne restait aucun survivant" comme le dit le livre de Josué, racontant la conquête de Canaan). C'est incontestablement une vantardise puisque la majorité de la population cananéenne a survécu. Mais si, comme le prétend M. François Bedarida dans le "Monde" des 5 et 6 mai 1996, "l'invocation par Roger Garaudy du livre de Josué me paraît relever du parfait crétinisme intellectue l" [NOTE 1 : De ce langage nouveau Kouchner (l'histrion porteur d'un sac de riz médiatisé dans un port somalien) en a donné au "Monde" le ton, en me traitant de "salaud".] parce qu'il est "composé plusieurs siècles après les faits à partir de traditions passablement enjolivées ", M. Bedarida nous expliquera-t-il pourquoi la Bible distribuée à chacun des jeunes soldats israéliens, avec, depuis 1990, une préface du Grand begin garpamphlet html 3 Rabbin des armées, Gad Navon, "met l'accent sur le livre de Josué" et se caractérise par un extrême chauvinisme soulignant l'antagonisme entre les juifs et les autres peuples, allant jusqu'à représenter Abraham comme "le père de la nation juive " et "se dressant d'un côté, et le monde entier de l'autre ".
Voilà qui redonne à Josué une extrême actualité, d'autant plus qu'à cette Bible, transformée en manuel de nationalisme, où tout étranger est un "ennemi", est ajouté un Atlas où le jeune soldat peut trouver une carte de la terre complète d'Israël, incluant non seulement la Judée Samarie, mais aussi la Jordanie avec une exaltation du DIEU des armées qui donne la victoire sur les ennemis pour "renforcer l'esprit combatif des soldats ." (Source: Haaretz du 22 janvier 1996. Article de Yaron Ezrahi sur "La Préface chauvine de la Bible actuellement distribuée aux soldats israéliens " ).
C'est dans le même esprit que, sans nier le moins du monde l'étendue et l'horreur du massacre des juifs et des autres opposants (trois millions et demi de prisonniers russes morts en captivité, dit M. Bedarida dans le même article du "Monde" ) je rejette cet "apartheid des morts" qui, sous le nom théologique d'Holocauste, rend le martyre des juifs irréductible à tout autre. Par son caractère sacrificiel il serait intégré à un projet divin, à la manière de la Crucifixion de Jésus dans la théologie chrétienne. (p. 156 de mon livre).
Or de telles discriminations sont inhérentes à la logique de l'hérésie du sionisme politique rompant avec l'universalisme grandiose des Prophètes de la foi juive.
La notion d'"État juif" selon le titre du livre du père fondateur de l'hérésie sioniste, comme du livre du Directeur de l'Institut de droit comparé de l'Université hébraïque de Jérusalem, le Professeur Klein, est incompatible avec toute démocratie véritable. La définition du juif est donnée par le Professeur Klein dans son livre : "Le caractère juif de l'État d'Israël" (Ed. Cujas. Paris 1977) telle qu'elle est formulée dans la "Loi du retour", texte fondamental de 1950. Article 4b : "Est considérée comme juive une personne née d'une mère juive ou convertie selon la halakah ."Critère racial et critère confessionnel. Tous les autres sont alors des citoyens de seconde zone.
Il ne peut pas exister de démocratie véritable dans un État introduisant, dans son principe même, une telle discrimination.
Pas plus d'ailleurs que dans un "État chrétien" où les juifs, les incroyants, les musulmans et même les non catholiques seraient des citoyens de seconde zone, voire des ennemis à détruire, comme le firent les chevaliers des Croisades (se livrant à des pogroms de juifs sur tout leur parcours vers la terre sainte, en attendant d'y massacrer les musulmans), ou créer des Saint Barthélémy ou des "dragonnades" contre les protestants, ou assimiler, aujourd'hui, tout immigré musulman à un terroriste en puissance.
Pas plus d'ailleurs qu'il ne peut y avoir de "démocratie" dans un "État islamique" où les chrétiens ne peuvent célébrer DIEU dans une Église ou un Temple, et les juifs dans une synagogue, et où leurs droits ne sont pas égaux à ceux de tous les autres membres de la nation.
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