CR de la Rando Cathare 2017 (didn't read LOL proof).
http://www.cocoricorando.fr/fr/
Warning: pavé sans photo.
Bonjour,
Petit CR (sans photo malheureusement…) de la rando Cathare 2017.
Suite à l’absence du collègue Florient, je m’y rends seul la veille (le jeudi soir quoi).
Juste eu le temps de télécharger dans le GPS les 3 boucles du Ve, Sa et Di, en mode « Extrème », pneu TKC80 à l’arrière bien entamé déjà, l’avant restera le Heidenau K60, un peu de matos dans les valises, et c’est parti.
Je rejoins Yvon vers 20h45, ou plutôt je trouve un gars en GSA en train de pisser contre un mur dans un zone résidentiel.
N’ayant pas le point GPS du camping, une vrai chance de tomber par hasard sur lui, et il me ramène au bungalow où nous passons la nuit.
L’accueil au camping est décontracté, et les propriétaires motards ont l’air vraiment sympas.
Des bécanes partout, et qui viennent de plein de pays d’Europe.
J’y croise des camarades de jeu du Maroc 2014…
Le lendemain matin, après une nuit vraiment reposante, on se retrouve tous au point de départ de notre périple cathare, dans un grand jardin attenant à un comité de fêtes local, qui dispose de qqs bâtiments pour nous proposer café, croissants, etc…
Premier tour de parc, on jauge un peu les bécanes, les équipements et l’expérience des pilotes.
De mon coté, j’appréhende un peu, ça fait un moment que je ne fais pas sport, et il faut un peu de caisse pour passer 7 ou 8h par jour sur la bécane.
La présence de Yvon, enduriste, qui à la déconnade facile, et qui m’explique que « on va prendre le temps », me rassure.
Sur le parc donc, des GS, GSA, Africa Twin anciens et nouveaux modèles, qqs enduro (katoche 450, 690, des 400 DRZ, ). Il y a aussi de magnifiques KT 1190 et 1290 R et S.
Il y a aussi une Ducati Multistrada, une HP2 Endura Panda Moto, et qqs 80GS.
Dans l’ensemble, on est dans le gros trail, et ça me va bien, pas envie de bouchonner 3 jours des missiles de 120kg.
Des allemandes, belges, néerlandais, autrichiens, suisses… qui rappellent qu’en France, on a encore de la chance de faire du TT, quasi ou complètement interdit dans ces pays…
Sur 100 pilotes, je dirais 60% de français.
Un vrais succès international !
L’ambiance est vraiment décontracté, plutôt des quadras quinquas, voir sexas.
A noter la présence de 4 femmes.
Briefing de Yan, de l’organisation.
Rappel des règles, pour pouvoir éviter les ennuis et surtout permettre à ce type de moment de se reproduire.
Il y a 3 niveaux ; « route », « aventure », et « extrème », et on peut passer de l’un à l’autre selon l’état de forme et l’envie du moment : rassurant.
Présence également d’un camion atelier, avec remorque.
Ca blague, fait un peu froid, mais ça nous démange d’y aller.
Avec Yvon, on propose aux gars autour de nous de rouler ensemble, pour ceussent qui ont choisi le parcours « Extrème », et on tombe d’accord avec 2 gars en katoche (Thierry en 1190 et Laurent en 1290), et un belge (Grégoire) en GS.
N’ayant pas pris l’option transport de bagage, je vais me trainer les valoches la journée, pour pouvoir ensuite les laisser au bivouac pour toute la journée du samedi.
C’est parti pour une splendide journée de vendredi à rouler 230km sous un soleil clément (ca va changer…) sur un tracé alternant piste roulante, chemins forestiers dans une très belle lumière de sous-bois, et routes secondaires viroleuses et défoncées comme on les aime.
La fin de journée nous permet de rouler en mode roadster une route qui tournait bien, et qui nous file la banane avant d’arriver au bivouac du soir.
On fioule, et hop, au parc : l camping est vaste, il y a un manège carré, un stand tripy, un autre codever, et un salon de massage (payant).
Tout le confort (toilettes, douches, …).
L’ensemble du camping nous est réservé, parfait : on est entre nous, pas de risque de vol, on n’emmerde personne en brayant et démarrant les motos qui sont toutes un peu ouverte au niveau du pot !
On boit, on revoit des mecs du matin, on se marre bien, l’ambiance est sympa et on va manger les restes de cassoulet après avoir un peu appuyer l’apéro !
Qqs chutes sans gravité, sauf un gars qui s’est fait la clavicule.
La nuit tombe vite, il fait frais, et humide, ce qui préfigure de la journée du samedi.
Heureusement, Yvon m’avait proposé de me partager le bungalow à 2km du bivouac pour le séjour.
Je ne le remercierait jamais assez : j’ai vraiment du mal avec la tente, et l’inconfort d’une nuit froide et humide m’aurait forcément plus épuisé encore que le roulage.
Ça coute plus cher, mais au moins on se repose pour profiter du parcours, sans prise de risque.
On pionce, se reveille et le ciel est bouché.
On s’en fout, on va rouler et ça, c’est cool !!
P’tit déj’, du mal à se chauffer les membres, et c’est parti pour une journée sous un temps vraiment dégueulasse : pluie, brouillard, froid, visibilité mauvaise.
Et je suis pas à l’aise , un peu plus emprunté que d’habitude, bref, je le sens « moyen » : aujourd’hui, je vais rouler 220km derrière, en « dedans », avec le lot de connerie qui va avec…
Faut gérer le moment haut et les temps faibles, comme le rappelle mon expérimenté camarade de week-end.
Une grimpette bien grasse, la mauvaise trace, le pneu arrière que j’ai pas géré la veille en allumant sur la route et qui a bien fondu, et hop : je couche la bécane, le pneu arrière plein de glaise.
Yvon, en Saint Bernard, m’aide à relever la grosse, que je trouve vraiment TROP grosse sur le coup !
Je me décide : je redescend prendre l’élan, je passe cette montée de merde, et si il y a plus de 2km de ce bourbier derrière, je change de trace.
J’arrive en haut, en tracteur, en haut c’est moins gras : on roule, on verra.
Dommage, le paysage aurait pu être sympa, mais c’est bouché.
Ca drache toujours.
On se retrouve à une 50aine de motos dans la même auberge, où accueil, service, qualité gustative, qtés, et prix sont au rdv : un oasis !
On reprend la route, sous la pluie qui n’a pas arrêté.
Le moment fun du jour : sur une route à travers champs, je roule trop lentement et bouchonne le gars Yvon qui me passe sur la trace d’a coté : il passe dans des flaques monstrueuses, qui lèvent des vaguent successives que je prends plein fer dans le casque cross, masque autour du cou !
Un tsunami d’eau boueuse qui me fait boire la tasse, pas la bouche et le nez !
Dégueu…
On s’arrête plus loin avec le gars Laurent qui a vu la scène et qui est mort de rire !!!
On rentre au camp, on est trempe, malgré les tenues de pluie (sueur, 100% d’humidité, flaques voir plus haut, …).
La journée un peu dantesque a filé la banane à tout le monde : on a passé une journée dure, de celles qui font des beaux souvenirs, on est sale, mouillé, les bécanes sont des tas de boue.
Laurent à joué de malchance : sur la route, le gars devant me montre un caillou comme le poing, que je n’ai pas le temps d’éviter : je roule dessus, des deux roues, mais Laurent roule derrière moi en pression basse, et déchire son pneu avant.
Thierry doit régulièrement faire l’appoint d’air à la pompe à vélo, pour fuite lente, et pression de base trop basse également…
Ce soir, c’est java pour féter ça !
On s’amuse beaucoup, on rit fort et l’ambiance est réellement formidable de camaraderie, et sans concours de celui qui pisse le plus loin !
On mange et dodo au bungalow, où avant le repas on s’est douché et mis les affaires à sécher sur le radiateur.
Pensée pour ceux qui ont dormis avec les affaires trempées, dans le brouillard du camping…
Une abandon pour des côtes cassées sur une chute.
Au camping où on loge, il y a un anniversaire : avec Yvon, on va y boire un verre, et on rentre dormir, « fatigués ».
On a bien fait de boire un coup, la java a duré jusqu’à 6h00 du matin, et on a rien entendu.
Les plus « raisonnables » ont semble-t-il passé un nuit rythmée par la fanfare locale !
Bref, Mike Brant me réveille à 6h00, douche, et hop on y retourne !
Dimanche, on repart pour 230km, ciel plus clément, et je me débarrasse des bagages pour la journée, en les confiant à l’organisation : j’ai peur que ça soit encore gras, et j’ai peur que les valises soient plus un risque qu’un airbag.
Pistes, routes, les parcours se succèdent, on se régale, et le milieu de matinée, qqs kilomètres de route au revêtement parfait et qui tournent bien nous régalent.
On s’arrête à midi dans une gargotte, dont on part 1h45 plus tard, Yvon ayant été le seul servi : c’était le jour d’ouverture des repreneurs, qui ont sous-estimé la tâche.
On peut déjà contacter Etchebest pour un épisode de « Panique en cuisine »…
Thierry doit repartir sur Avignon, et reprend la route : on va le revoir qqs km plus loin.
On manque un waypoint, on poursuit sur la route, et il est sur la bas côté, la bécane bien abimée : sa fuite lente s’est transformé en grosse fuite, et il n’a pas eu le temps de voir l’alarme au tableau de bord : pneu écrasé, perte de contrôle, chute, direction les pieds de vigne du bas coté.
Il nous rassure, sans dommages corporels, et il gère le truc au téléphone avec son assurance.
Frayeur en repensant aux vitesses de passages du matin sur le toboggan routier.
On finit la journée par un gros pierrier, de 2 ou 3km de long, qui tabasse vraiment les bécanes, et qui fatiguent bien les poignets...
Laurent crève la chambre qui lui avait permis de reprendre l’aventure avec nous malgré son pneu déchiré : il roule 15km sur l’arrière de la selle, et rentre à Carcasonne au camp de base.
Yvon et moi arrivons un peu plus tard, après un peu de jardinage.
Le camp, les gars sympa, un verre de sangria que je refuse bicoze je rentre sur Albi immédiatement.
Conclusion :
L’organisation Cocoricorando est parfaite : les traces sont nickels, les chemins et routes choisies très beaux.
C’est vraiment du sérieux.
Concernant la bécane (et moi) : la grosse a fait le boulot, même si je constate toujours que le parelever verrouille le train avant sur les impacts, et fatigue le pilote par ces chocs violents.
Dans le souple, c’est top par contre.
Faut vraiment que je fasse un stage pour me décoincer dans le gravier roulant, j’arrive pas à la faire tourner sur la roue arrière et ça me gonfle.
J’ai bien aimé rouler derrière mes 3 compères, d’un niveau supérieur au mien (ça m’a fait progresser : toujours prendre une « bonne » roue), et j’ai été impressionné par la 1290 qui envoie du lourd même en mode enduro sur la route.
Alors en 160cv…
Et dans le dur, ou pas, on garde le pneu en pression, sinon on pince, on déchire, etc…
Autant l’arrière dans le gras, le sable, je vois l’intérêt, mais l’avant, je n’y touche pas et reste à plus de 2 bars (et ça protège les jantes).
Et puis surtout, la réussite de l’organisation, c’est d’avoir créé un moment de rencontre pour partager : vraiment extraordinairement sympa.
Bravo !
Sébastien