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Auteur Sujet :

[LIVRES] Histoire et romans historiques

n°50561496
biezdomny
Ma place est dans un musée !
Posté le 07-08-2017 à 11:42:37  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

 

Merci pour ces CR !

 

France Culture a diffusé un documentaire sur Soljenitsyne l'autre jour, il est réécoutable ici. J'ai toujours eu envie de lire Une Journée de la vie d'Ivan Denissovitch (c'était le livre préféré d'un collègue de travail qui en parlait comme d'une révélation). Il faudrait que je me bouge le cul.

 

Le « mythe » du Moyen Âge a été pas mal démonté ces dernières années en particulier avec les progrès de l'archéologie préventive et des connaissances sur le Premier Moyen Âge. Des historiens ont aussi râlé plus généralement sur les découpages de l'histoire. Dans mon souvenir, Faut-il vraiment découper l'histoire en tranches ? de Le Goff est une lecture intéressante sur le sujet.

  

Et donc, tu les as lus, c'est bien, c'est pas bien ? [:henri gaud-belin:1]

Message cité 2 fois
Message édité par biezdomny le 07-08-2017 à 11:42:53

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Expos et musées : il y a un topic pour ça. Nous n'avons plus le grand homme, tâchons d'avoir la grande chose !
mood
Publicité
Posté le 07-08-2017 à 11:42:37  profilanswer
 

n°50561631
wilek
Empereur d'orient à mi-temps
Posté le 07-08-2017 à 11:50:20  profilanswer
 

Oui, au delà de l'interrogation sur la cohérence d'une période de 1000 ans, on peut avant tout s'interroger sur la pertinence du découpage chronologique.
Pour ce qui est du moyen âge, le principal souci de ce découpage est qu'il ne prend pas en compte la véritable rupture qui est l'expansion de l'islam au VIIe siècle qui pour le coup bouleverse complètement les structures, voire la géopolitique méditerranéenne heritees de l'Antiquité.

 

Auparavant, on est dans ce que Peter Brown a défini comme l'Antiquité tardive en intégrant notamment la Perse sassanide dans son analyse, qui pour le coup disparaît avec les invasions musulmanes.

n°50561967
genkidama-​hfr
Posté le 07-08-2017 à 12:11:47  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
Et donc, tu les as lus, c'est bien, c'est pas bien ?


Ils sont biens.
 
Je ne connaissais vraiment pas Madame Royale et Madame de Polignac, c'est intéressant.
 
On a une autre version sur la monarchie que ce que l'on apprend à l'école.
 
Celui de Michel Onfray se lit agréablement mais il est dur avec certaines personnes.
 
On en apprend beaucoup sur la psychologie de certains personnages.
 
 

n°50562458
biezdomny
Ma place est dans un musée !
Posté le 07-08-2017 à 13:13:30  profilanswer
 

Merci !
 
L'un des buts d'un tel topic est justement d'avoir le ressenti des HFRiens lecteurs, c'est toujours intéressant de voir comment les livres sont perçus :jap:


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Expos et musées : il y a un topic pour ça. Nous n'avons plus le grand homme, tâchons d'avoir la grande chose !
n°50562910
Moctezuma2
Posté le 07-08-2017 à 13:58:20  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
Merci pour ces CR !  
 
France Culture a diffusé un documentaire sur Soljenitsyne l'autre jour, il est réécoutable ici. J'ai toujours eu envie de lire Une Journée de la vie d'Ivan Denissovitch (c'était le livre préféré d'un collègue de travail qui en parlait comme d'une révélation). Il faudrait que je me bouge le cul.  
 


Merci pour le lien, c'est intéressant. La journée d'ivan tu peux y aller ça se lit vite, c'est pas le genre de livre que tu mets deux mois à avaler :D

biezdomny a écrit :


 
Le « mythe » du Moyen Âge a été pas mal démonté ces dernières années en particulier avec les progrès de l'archéologie préventive et des connaissances sur le Premier Moyen Âge. Des historiens ont aussi râlé plus généralement sur les découpages de l'histoire. Dans mon souvenir, Faut-il vraiment découper l'histoire en tranches ? de Le Goff est une lecture intéressante sur le sujet. [:henri gaud-belin:1]


Ils sont toujours très présent chez le "grand public" mais c'est pas ce genre de livre qui aura un succès assez large pour changer la manière dont la plupart des gens voient le Moyen Age.
Sur le découpage je suis mitigé, d'un côté c'est limité et ça peut virer à la caricature de l'autre je pense que ça permet d'avoir une vision globale de l'histoire notamment pour les jeunes. C'est bien qu'on l'apprenne en primaire mais derrière il faudrait le remettre un peu plus en cause. Après l'enseignement de l'histoire c'est un grand débat...

n°50651542
_Benedict_
Posté le 16-08-2017 à 16:08:46  profilanswer
 

wilek a écrit :


Pour ce qui est du moyen âge, le principal souci de ce découpage est qu'il ne prend pas en compte la véritable rupture qui est l'expansion de l'islam au VIIe siècle qui pour le coup bouleverse complètement les structures, voire la géopolitique méditerranéenne heritees de l'Antiquité.  


 
Comment ça (no troll, c'est vraiment de la curiosité) ? Dans le contexte Français (et plus généralement Européen, hors péninsule ibérique), il me semble que l'expansion de l'Islam n'a pas eu tant d'influence sur les structures. En tout cas beaucoup moins par exemple que les invasions barbares avec les changements de structures sociales du monde romain vers la mosaïque qui a suivi.


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n°50652357
Alci
Posté le 16-08-2017 à 17:08:58  profilanswer
 

La coupure avec le monde romain est progressive. Au départ les royaumes barbares se veulent la continuité de celui-ci. La première rupture se produit au VIé siècle lors de la reconquête justinienne : Destruction du royaume vandal et guerres contre (ou avec au gré des alliances) ces royaumes barbares en Italie. On ne sert plus Rome (les pièces ne sont plus frappées à l'effigie de l'empereur), on traite d'égal à égal et on revient vers une identité plus germanique (largement inventée selon Bruno Dumezil).
On se tourne alors plutôt vers le nord. Les évangélisateurs sont désormais irlandais, on développe le commerce avec l'Angleterre voire la Scandinavie, etc.
 
La conquête arabe achève la destruction, déjà bien entamée, des routes commerciales méditerranéennes traditionnelles qui sont aussi celles des idées et des hommes.


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n°51039065
blacksad
Posté le 23-09-2017 à 08:53:24  profilanswer
 

ChaK_ a écrit :

Fini Soleils barbares de Norbert Rouland ~470p
 
http://www.images-booknode.com/boo [...] 50-400.jpg
 
Acheté complètement au pif après un commentaire amazon, j'ai attaqué ce livre de manière complètement neutre, je savais à peine de quoi il parlait et... bonne claque, du très haut niveau en terme de roman historique.
 
[...]
 
Bref, un excellent roman, extrêmement bien documenté, avec une force d'immersion indéniable. A lire si les barbares vous intéressent, même si les goths sont plus ou moins fixé dans l'empire à l'aube du moyen age.

Je l'ai lu suite à ce CR et j'ai bien aimé  :bounce:  
D'accord globalement avec le commentaire.
 
Ce qui m'a particulièrement plus c'est le côté roman très proche de la ""vérité" historique". Les livres d'Histoire ne sont pas toujours entrainant, les romans historiques prennent parfois un peu trop de liberté si bien qu'on ne sait plus ce qui est inventé pour les besoins du récit et ce qui est authentique.
Dans ce roman, l'aventure est là pour permettre à l'auteur de nous parler de ses connaissances, mais est suffisamment prenante pour qu'on n'ait pas envie de lâcher le bouquin.
Une façon d'"apprendre en s'amusant" qui me convient tout à fait.
Auriez-vous d'autres titres à me proposer, qui sont dans cette optique là ?
 
J'ai récemment découvert le topic ; la FP n'a pas été mise à jour depuis 2013, j'imagine que si je veux retrouver les CR depuis cette date il faut parcourir toutes les pages ? :o

n°51039105
jamere
Posté le 23-09-2017 à 09:09:08  profilanswer
 

Récemment, j'ai lu
 
Dictator : une trilogie donc lisez aussi les deux premiers livres si vous le pouvez mais le troisième peut se lire seul
 

Spoiler :

Dans Dictator, nous suivons Cicéron, un orateur génial qui vient d'être condamné à l'exil. A travers le regard de son esclave (plus tard affranchi), de son ami Tiron, nous le voyons fuir puis revenir en héros, se dresser contre des hommes trop ambitieux, se battre pour préserver la République et céder à la tentation.  
Nous plongeons également au sein d'une époque trouble où le pouvoir est fragile, sans cesse la cible de machinations. Les hommes politiques meurent assassinés ; c'est une époque brutale où on expose la tête des vaincus sur des pieux, où les mariages sont bien souvent des arrangements politiques. Grâce à Cicéron, nous voyons évoluer les grands hommes : César, Pompée, Caton, Octavien, Marc Antoine,… et d'autres figures sont également évoquées.
Le récit de Cicéron est aussi un voyage : nous arpentons Rome, la Grèce, nous avons des nouvelles de la Gaule, de la lointaine Asie, de la Syrie. Et bien entendu Rome : la splendide ville qui ternit au fur et à mesure que l'instabilité politique se développe.
Enfin, nous sommes témoins d'hommes et de femmes qui sont capables de toutes les cruautés, de tous les actes pour se venger ou gagner un peu de pouvoir.
 
Le début du roman retrace donc la fuite et l'exil de Cicéron, c'est un homme fragilisé que l'on découvre, abattu parfois et à deux doigts de la renonciation (c'est d'ailleurs un fait marquant du roman : nombreux seront les personnages qui, pour garder un peu d'honneur, préféreront se donner la mort plutôt que subir les humiliations de leurs ennemis).
Il finit par revenir en grâce et peut retourner à Rome en garantissant à César qu'il ne se mêlerait plus de politique ni ne s'opposerait à lui. Et il le fait ces énormes concessions pour un idéal qui le dépasse : « Ma vie toute entière a été vouée au service de l’État, et si l’État exige de moi que je me réconcilie avec l'ennemi… alors je me réconcilierai. » Bien entendu, il aura du mal à tenir sa promesse…
Une bonne partie du roman développe l'intérêt de Cicéron pour la chose publique : nombreuses sont ses réflexions sur la bonne façon de gouverner, sur le bon comportement des dirigeants. On lit d'ailleurs que «  la politique est la plus noble de toutes les vocations… un homme d’État devrait consacrer sa vie à étudier la science des affaires publiques, pour se préparer d'avance toutes les ressources, dont il ignore s'il ne sera pas un jour obligé de faire usage ».
Cicéron apparaît être un homme qui ne mâche pas ses mots (ce qui lui causera d'ailleurs des ennuis) et qui dédie sa vie à la préservation de la République romain ; il s'oppose ainsi fortement à Pompée qui veut suspendre temporairement le fonctionnement des choses après le meurtre d'un éminent homme politique. Cicéron s'offusque : « prétendre que, pour préserver nos libertés, nous devons d'abord les suspendre ; (…) où est la logique de tout cela ?  (…) La meilleure façon de montrer notre confiance en nos institutions est de les laisser fonctionner normalement. »
 
Bien plus tard, il tiendra à peu près les mêmes propos lorsque Octave(le fils adoptif de César) voudra réécrire certaines lois qui ne l'arrangent pas. S'il sait que ses paroles vont sans aucun doute lui créer des ennemis (et quels ennemis!), il n'hésite pas à dire ce qu'il pense (« aucun homme – aussi doué, aussi puissant, aussi ambitieux soit-il – ne doit être au-dessus des lois (…) chaque fois que nous avons cédé à la tentation et dérogé à la loi, le plus souvent parce qui paraissait sur le moment être de bonnes raisons, nous nous sommes rapprochés un peu plus du bord du précipice »).
 
Pour autant, le livre ne dresse pas un portait uniquement flatteur de Cicéron. Lui aussi se trouve pris dans les luttes de pouvoir à manipuler, à user de son influence. Lui aussi décide d'épouser une très jeune femme (quinze ans) pour refaire sa fortune.
C'est, par exemple, Servius, un vieil ami qui lui en fait la remarque (« qu'est-il arrivé à mon vieil ami qui détestait les armes et aimait tant les livres ? Il me manque. Il me plaisait bien davantage que ce fauteur de guerre qui attise la soif de sang des foules »). Cicéron a bien conscience qu'il n'est pas un individu parfait, qu'il a sans doute fait des erreurs et ce n'est pas ce qui le préoccupe. Comme tant d'autres, il est attiré par la gloire (éternelle) et la volonté de ne pas tomber dans l'oubli : « je ne veux pas me présenter à la postérité comme une sort d'improbable parangon de vertu (…) que les générations futurs me raillent autant qu'elles le voudront pour mes folies et ma prétention… l'important, c'est qu'elles devront me lire, et c'est là que réside ma victoire ».)
 
Doué avec les mots, important sur la scène politique, les choses sont moins brillantes en ce qui concerne ses affaires privées. Suite à son exil ses affaires sont saisis et il se retrouve presque sans le sesterce. Quand il finit par retourner à Rome, il trouve sa propriété ravagée et pillée. Sa femme lui en veut, elle qui a dû subir la vengeance des ennemis de son mari. Elle se fait fouetter. Et quand Cicéron la retrouve, elle est distante, furieuse, humiliée que son mari (qui a reçu  un accueil triomphal par le peuple romain) ait consacré tant de temps à des inconnus (« t'en parler ? A toi, qui as qui as salué Rome avant de venir embrasser ta propre femme ? »)
Malheureusement pour lui, Cicéron vécut à une époque où l'assassinat était chose répandue, tout comme la guerre. Or, il avait une terrible peur du sang et de la mort, perdant ses moyens face aux deux. La mort est d'ailleurs au centre de ses réflexions (« qu'est ce qui pourrait soulager l'humanité d'une plus grande terreur que celle-ci ? »)
 
Nous avons également la possibilité de lire certaines envolées verbales de Cicéron. Il aura d'ailleurs enseigné l'art du discours à certaines personnes. Car il « est un spectacle, pas un cours de philosophie : il doit s'adresser aux émotions davantage qu'à l'intellect ». C'est sans doute pour cela que l'auteur met bien en avant toute sa mise en scène avant ses discours, la façon dont il tient ses mains et sa voix.
 


 
Survivant d'Auschwitz
 

Spoiler :

Né en 1929, Thomas Geve nous offre dans Survivant d'Auschwitz un témoignage puissant sur l'Allemagne nazie, les camps de concentration et d'extermination, les marches de la mort et la nature humaine.  
Le livre couvre la période allant des années 30 à la fin de la guerre en 1945. Geve a passé plus d'un an et demi dans les camps (de juin 1943 à janvier 1945) et a survécu ensuite aux marches de la mort, jusqu'à la libération du camp où il était alors.  
Le livre, qui se termine sur des croquis du camp d'Auschwitz, aborde donc sa jeunesse et son adolescence. Il peut être divisé en quatre parties : l'Allemagne d'avant la guerre, la peur des rafles, la vie dans les camps et la libération.  
 
A  travers les écrits de Thomas Geve,  nous assistons donc à la transformation de l'Allemagne et la montée du nazisme dans le pays : la propagande y est en grande partie responsable et sa perversité et son efficacité sur de jeunes gens et de jeunes esprit n'est plus à démontrer. Tous les dictateurs, tous les régimes totalitaires ciblent en effet les jeunes gens. Et même si le système politique fait de lui l'ennemi, la cible, il peut difficilement résister à la tentation de les rejoindre : « c'est ici même que les vrais et loyaux allemands avaient prêté serment d'allégeance à leur nouveau dieu. Si on me l'avait proposé, je me serais bien joint à eux. »
Très rapidement, les juifs sont séparés du reste de la population : on leur impose le brassard, on fait fermer leurs commerces et entreprises, ils sont battus, ils sont contrôlés et enregistrés sur des fichiers, certains disparaissent du jour au lendemain. La famille de Geve est séparée lorsque son père s'en va en Angleterre, il ne lui reste que sa mère. Thomas lui se débrouille entre bons alimentaires et travail (dans un cimetière).
Un sentiment d'incrédulité habite certains juifs, ils ne comprennent pas les événements, ils se parviennent pas à saisir à quel point leur pays a pu basculer dans l'horreur à grande échelle ( quant aux juifs allemands, ils répétaient à l'unisson : « tout cela ne peut pas nous arriver, nous sommes allemands »).
 
S'il parvient à échapper à quelques rafles, il finit malgré tout par être repéré. Il subit alors la méchanceté gratuite des forces de l'époque. Il affirme ainsi que « ma première rencontre avec la SS vit pleuvoir en une seule fois plus de gifles sur moi que je n'en avais reçu durant toute ma vie ». Geve est alors déporté. Le trajet en train est particulièrement pénible, non seulement parce que les gens sont entassés les uns sur les autres dans des conditions déplorables et totalement inhumaines, mais surtout parce que la solidarité s'efface. Ces « deux jours de voyage dans la peur et l'inconfort avaient suffi pour briser toute forme traditionnelle de courtoisie et d'urbanité ».
 
Je ne m'attarderai pas sur les événements dans les différents camps. Chacun peut imaginer la cruauté subie, la violence, les traitements. Les gens y sont tatoués, sous-alimentés, frappés, tués, brimés, insultés, traités pire que des animaux condamnés à la boucherie. La vie quotidienne est plus que pénible même si il existe des tentatives d'organisation (il existe des « rangs » de prisonniers, certains offrent leurs compétences ou leurs corps contre une amélioration de leurs conditions, et ainsi de suite) ; mais tout est fait pour rabaissé la personne, tout.  
Ce sont des juifs, des français, des allemands, des communistes, des polonais... On ne leur laisse aucun espoir, aucun échappatoire. Geve échappe de peu à la mort lorsqu'un soldat l'empêche de rejoindre le prétendu camp des enfants, il n'existe pas : « il n'y avait pas de camp pour les enfants, ni pour les vieux, ni pour les malades. Il n'y avait qu'un bois, situé derrière le camp de Birkenau, dont les entrailles étaient pleines de gaz et de mort ».
 
Il parvient donc à survivre un peu plus de dix-huit mois à Auschwitz avant que les troupes nazies ne lancent les prisonniers dans un  nouveau massacre :  les marches de la mort. En effet, les troupes alliées progressaient rapidement et les nazis, voulant continuer l'extermination des juifs et des autres  en Allemagne et cacher leurs activités, décidèrent de les rapatrier en Allemagne. Faibles, faisant face à des conditions météorologiques difficiles, beaucoup de prisonniers moururent.
 
Retenu désormais au camp de Buchenwald, il est de la libération du camp au mois d'avril 1945. Les prisonniers jettent leurs dernières forces pour se libérer du joug allemand, en attendant les soldats alliés.
Mais, la libération offre des scènes bizarres, presque surréalistes. C'est par exemple la rencontre entre Thomas Geve (qui va sur ses seize ans) et une vieille allemande vivant à proximité du camp et disant n'avoir rien soupçonné, qui tente de justifier sa non-action. C'est le jeune adolescent qui se demande comment, lorsque les sections étrangères des organisations humanitaires internationales ont visité le camp, celles-ci ont fait pour ne pas être au courant (elles rejettent la faute sur les sections allemandes, dénonçant une rétention de l'information). Ce sont enfin les visites imposées aux allemands par l'armée américaine qui sont contre-productives (« ceux qui m'énervaient vraiment étaient ces gens (…) qui avaient osé venir, vêtus de leur uniforme nazi »).
 
Survivant d'Auschwitz est donc une autobiographie à lire. Elle nous plonge dans l'Allemagne de l'époque. Le lecteur en ressort bouleversé mais aussi « instruit » car le livre est très compréhensible d'un point de vue historique. Malheureusement, la barbarie n'a pas été que la marque du régime allemand de l'époque. Plus à l'est, les dirigeants russes en ont fait de même avec certains habitants des États baltes (voir le livre « Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre », Ruta Sepetys).
 
 


 

n°51043791
Groomy
Oisif
Posté le 23-09-2017 à 21:36:17  profilanswer
 

Effectivement une mise à jour du 1er post ferait pas de mal monsieur ChaK_  :o  
 
Je viens de terminer deux livres d’histoire c'est donc l'occasion d'enrichir ce topic :
 
Winston Churchill de François Kersaudy.  
Sans surprise une biographie. Écrit avec beaucoup de rythme, d'humour, centré sur le caractères et les grandes actions de ce personnage aux nombreux talents et nombreux défauts mais née pour le rôle que l'histoire lui a offert : mener son pays durant la guerre. De l'aventure du début à la fin, on écarquille les yeux très souvent, sans doute un poil trop "familier" dans le style, faut éviter les livres d'histoires trop universitaires mais dans ce cas là un peu plus d'analyse et une écriture posée n'aurait pas fait de mal par moment. Mais à lire, très intéressant et d'un parcours aisé.
 
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans avoir jamais oser le demander d'Audrey Dussutour.  
Je porte depuis longtemps une petite affection pour le Blob, j'ai donc été ravi de voir publier ce livre où une chercheuse du CNRS souhaitait présenter ses travaux à son sujet au grand public. Merveilleuse bestiole peu étudiée, très moche, qui n'a pas d'estomac, de cerveau, de bouche mais se déplace, apprend, adore le porridge et peut vite grandir. On peut la découper, la conserver 20 ans dans une boite, elle est sociable ou cannibale. Audrey Dussutour explique ces éléments de façon très clair, amusante et parfois illustré de dessins maisons façon bd paint, aucun besoin d'un bagage scientifique poussé, elle est spécialiste du comportement animal, ça ne part pas dans des détails biologiques, génétiques ou autre, tout reste parfaitement compréhensible.
D'autant plus que le livre est assez court et qu'une partie non-négligeable est consacré aux problématiques de la recherche fondamentale, et du chercheur tout court (moyens, financements, poste car si ce livre de vulgarisation existe c'est sans doute à cause des difficultés rencontrés pour susciter l'intérêt de la communauté scientifique) avec un pique contre le crédit impôt recherche qui le mérite bien.
Un livre instructif, très accessible et qui rendrait n'importe qui fan du Blob.
 
Congo, une histoire de David Van Reybrouck. Ce monsieur est belge (flamand) et nous conte l'histoire de l'ancienne colonie essentiellement des années précédents l'époque coloniale jusqu'en 2010 environ, ça en fait un beau pavé. Ce n'est pas le récit d'une succession d’événements écrit à l'ombre des rayonnages d'une bibliothèque universitaire belge, l'auteur s'est déplacé sur place, porte une grand intérêt à l'Afrique et à ses habitants, il a interviewé d'innombrables petites gens qui ont été, ou pas, au cœur des péripéties de leur pays. Le résultat est assez poignant, très proche du ressenti du peuple et vu l'histoire du Congo c'est en majorité pas joyeux voir très violent. L'arrivée des Belges, le pillage des ressources, la soudaine indépendance, les courtes républiques, l’effondrement total de l'état, le régime autoritaire, la corruption,... on vie ça de l'intérieur à travers plein de témoignages, d'anecdotes et d'une vision (géo)-politique plus globale avec les acteurs que l'on connait : USA, Russe, Chine, Europe, tous ça pour le contrôle des matières premières très abondantes au Congo. C'est une mine d'info sur les modes de vies en Afrique, l’esclavage, l'était d'esprit des gens, leurs relations avec l'Europe, les changements intervenu au fils du temps ,enfin c'est du grand boulot, pratiquement du reportage, très bon, bien écrit, sérieux, vivant.  
Ça dépasse largement le cadre du Congo ou de la Belgique, c'est une histoire révélatrice d'un système global.


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Le matin, j'émerge de mes rêves, le plus heureux des anges. Je me couche le soir, un vrai salaud.Qu'ai-je donc fait entre-temps ? J'ai fréquenté les hommes et fouillé dans leur merde.
mood
Publicité
Posté le 23-09-2017 à 21:36:17  profilanswer
 

n°51128747
Schlaefrig
Pretty pimp chimp
Posté le 02-10-2017 à 15:06:33  profilanswer
 

Groomy a écrit :

Winston Churchill de François Kersaudy.  
Sans surprise une biographie. Écrit avec beaucoup de rythme, d'humour, centré sur le caractères et les grandes actions de ce personnage aux nombreux talents et nombreux défauts mais née pour le rôle que l'histoire lui a offert : mener son pays durant la guerre. De l'aventure du début à la fin, on écarquille les yeux très souvent, sans doute un poil trop "familier" dans le style, faut éviter les livres d'histoires trop universitaires mais dans ce cas là un peu plus d'analyse et une écriture posée n'aurait pas fait de mal par moment. Mais à lire, très intéressant et d'un parcours aisé.[quotemsg]
 
Les Somnambules de Christopher Clark.


Churchill est pas mal effectivement mais léger sur la politique. Terriblement distrayant.
 
Enfin terminé les Somnambules. Un monument, merci pour le CR qui a donné envie.
J'ai adoré les plongées en détail sur des pays/systèmes peu connus en France. Au final, c'est presque l'Allemagne qui a le moins foutu la merde.
Je regrette cependant que les autres puissances mondiales ne soient absolument pas abordées : les US, la Chine, le Japon ? Ca aurait été HS certes. Moins HS auraient été les réactions des colonies francaises et britanniques. L'Italie est peu abordée à part comme fouteuse de merde balkanique.
Clark souligne de facon intéressante où étaient les erreurs de calcul. La puissance russe était largement surestimée par exemple.

n°51248381
muhyidin
Posté le 14-10-2017 à 18:19:35  profilanswer
 

Salut
 
Je cherche un livre sur la naissance du christianisme notamment les débuts avec les différents courants comme les nazaréens et comment l'église romaine est parvenue à s'imposer comme l'orthodoxie officielle.
 
Merci
 
 
 
Punaise j'ai une pile interminable en attente il me faut des journées de 100h.


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Le temps n'est que flux et reflux, la vie douceur et amertume
n°51248420
wilek
Empereur d'orient à mi-temps
Posté le 14-10-2017 à 18:24:14  profilanswer
 

muhyidin a écrit :

Salut

 

Je cherche un livre sur la naissance du christianisme notamment les débuts avec les différents courants comme les nazaréens et comment l'église romaine est parvenue à s'imposer comme l'orthodoxie officielle.

 

Merci

  

Punaise j'ai une pile interminable en attente il me faut des journées de 100h.

 

Comment notre monde est devenu chrétien de MF Baslez traite au moins de la deuxième partie de ta demande.

n°51248565
muhyidin
Posté le 14-10-2017 à 18:43:04  profilanswer
 

Merci bien je vais jeter un oeil. On m'a aussi conseillé  
 
Les origines du christianisme : 30-451 de Michel Rouche.  
 


Message édité par muhyidin le 14-10-2017 à 18:47:22

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Le temps n'est que flux et reflux, la vie douceur et amertume
n°51254612
mamie trom​blon
Posté le 15-10-2017 à 16:10:15  profilanswer
 

jésus après jésus de Mordillat / Prieur :p

Message cité 1 fois
Message édité par mamie tromblon le 15-10-2017 à 16:10:57
n°51255450
demars
Posté le 15-10-2017 à 18:52:26  profilanswer
 

mamie tromblon a écrit :

jésus après jésus de Mordillat / Prieur :p


 
Pas si facile à trouver, en tout cas via la FNAC.
Je l'avais cherché il y a de ça environ 2 mois.

n°51255610
BoraBora
Dilettante
Posté le 15-10-2017 à 19:14:58  profilanswer
 

demars a écrit :


 
Pas si facile à trouver, en tout cas via la FNAC.
Je l'avais cherché il y a de ça environ 2 mois.


Les 3 livres de Mordillat et Prieur (avant/après/contre Jésus) sont dispos dans la collection Points et donc commandables n'importe où.  ;)


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Les cons, ça n'arrête pas de faire des citations d'Audiard, c'est même à ça qu'on les reconnaît (Schnock).
n°51255906
demars
Posté le 15-10-2017 à 19:54:08  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Les 3 livres de Mordillat et Prieur (avant/après/contre Jésus) sont dispos dans la collection Points et donc commandables n'importe où.  ;)


Ah ok :)
J'avais vu qu'ils ne l'avaient pas en stock, je n'ai réussi à avoir que Jésus sans Jésus alors que voulais plutôt "avant" et "après" !

n°51257609
akwelz
Hell, It's about time
Posté le 15-10-2017 à 22:07:58  profilanswer
 

J'ai mis la main sur histoire romaine de tite live dans une brocante, tome 1 et 2 de hatier.
vraiment très bien.
l'histoire de la deuxième et troisième guerre punique.


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Silence, I kill you ! Mes ventes
n°51284394
demars
Posté le 18-10-2017 à 13:28:16  profilanswer
 

Fini un drôle d'OVNI : "la bataille d'Occident", d'Eric Vuillard mi-livre d'histoire (mais à condition de connaître déjà ce qu'est la Grande guerre), mi-livre "poétique", mi-livre militant (ce qui fait 3 demies, mais il en faut bien un 4ème  [:ganja77]  pour réussir à lire certains passages).
Un ptit bouquin (170 pages écrit gros) qui ne raconte pas la guerre, mais détruit ses causes, montre ses conséquences que ce soit sur l'histoire future, mais surtout sur les hommes (et les femmes) qui l'ont subie, qu'ils soient français, british, allemands ou moyen-orientaux.

 

Je l'avais trouvé ici-même, merci à celui/celle qui l'avait conseillé :jap:


Message édité par demars le 18-10-2017 à 13:28:34
n°51580016
sanglier
Les cénobites tranquilles
Posté le 18-11-2017 à 00:29:45  profilanswer
 

Guerres et Histoire hors série n°3 en kiosque.
Le thème : l'uchronie.
 
http://reho.st/medium/self/80299920ab8d290f52cbd9f1aaa6a1515ec15aaa.png
 
Présentation par J. Lopez : https://www.youtube.com/watch?v=fdhPmd-3Kd8

Message cité 1 fois
Message édité par sanglier le 18-11-2017 à 00:37:17

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"La première qualité indispensable à un grand général, c'est de savoir se branler le vit." Marquis de Santa Cruz de Marcenado, 1684-1732, Réflexions militaires.
n°51580675
wilek
Empereur d'orient à mi-temps
Posté le 18-11-2017 à 09:55:59  profilanswer
 

sanglier a écrit :

Guerres et Histoire hors série n°3 en kiosque.
Le thème : l'uchronie.

 

http://reho.st/medium/self/8029992 [...] c15aaa.png

 

Présentation par J. Lopez : https://www.youtube.com/watch?v=fdhPmd-3Kd8

 

Celle qui me semble la plus convaincante c'est l'hypothèse d'une victoire romaine au Yarmouk en 636. Là pour le coup la face du monde eût été changée avec l'élan de l'islam tué dans l'oeuf, l'échec de la conquête de la Perse et de l'Égypte. L'unité maintenue de la Méditerranée, la fin de l'unité alors très fragile des tribus arabes autour du calife.

 

D'autres comme le sauvetage de Constantinople par les Vénitiens n'auraient été qu'un répit temporaire.

n°51581670
fdaniel
Modérateur
Have you got a 27B/6 ?
Posté le 18-11-2017 à 12:38:36  profilanswer
 

Surtout qu'à la base c'est les Vénitiens qui voulaient la peau de l'Empire d'Orient et ont détourné la Croisade à leur profit.


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Topic des restos / Topic des boutiques gastronomiques
n°51582179
wilek
Empereur d'orient à mi-temps
Posté le 18-11-2017 à 13:50:15  profilanswer
 

fdaniel a écrit :

Surtout qu'à la base c'est les Vénitiens qui voulaient la peau de l'Empire d'Orient et ont détourné la Croisade à leur profit.


 Oui. C'etait un peu devenu un enjeu entre marchands italiens sans véritable autonomie politique.

mood
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