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La guerre est finie. Content du résultat ?


 
7.0 %
 67 votes
1.  c'est parfait, on pouvait pas réver mieux
 
 
12.9 %
 124 votes
2.  on sait très bien que c'est difficile, mais le bon chemin a été pris
 
 
25.7 %
 247 votes
3.  y-avait des solutions, malheureusement on obtient rien par la violence
 
 
36.3 %
 349 votes
4.  on peut pas laisser continuer les choses ainsi, les usa sont devenus trop dangereux
 
 
18.1 %
 174 votes
5.  toutes ces histoires ne sont là que pour échauffer les esprits et donner ainsi de l'énergie à la Matrice !
 

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Auteur Sujet :

[Topic - Irak ] Qui sauvera l'Irak des mains des Néo-Conservateurs ?

n°4230867
LooSHA
D'abord !
Posté le 20-11-2004 à 15:12:18  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Comet a écrit :

Citation :

Le mot islamiste n'existe pas, c'est un vilain barbarisme. Un peu comme si je disais catholiciste :o


http://www.google.fr/search?hl=fr& [...] iste&meta=
 [:itm]


C'est bien tu sais te servir de Google. Si Google le dit, c'est que le terme est valide ?  [:mlc]
 
 

the veggie boy a écrit :

peut-être parce qu'islamiste sonne comme 'islam + extremiste'  [:canaille]


Pas con, et il doit y avoir du vrai... mais dans ce cas là, tous les vilains mots en -iste....  :whistle:


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
mood
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Posté le 20-11-2004 à 15:12:18  profilanswer
 

n°4230868
Mathematic​s
Claquage de porcelet
Posté le 20-11-2004 à 15:12:24  profilanswer
 

the veggie boy a écrit :

mmm... non, pour des termes comme socialiste, communiste, capitaliste, sioniste, marxiste, etc... ça montre que l'on suit tel ou tel principe, telle ou telle doctrine. Mais pour l'islam il y a déjà le mot musulman. Le mot islamiste décrit donc un musulman extrémiste.


 
tu noteras que tout ce que t'as cité plus haut etait des mouvements politiques... La boucle est bouclée, on revient a ce que je disais au début: islamiste: mouvement islmaique politique.


---------------
"Vous finirez seuls et vaincus" C.T
n°4230878
je_suis_de​_passage
Posté le 20-11-2004 à 15:16:31  profilanswer
 

D'ailleurs des groupes terroristes se revendique islamiste,
le GIA par exemple (groupe islamique armé)


Message édité par je_suis_de_passage le 20-11-2004 à 15:23:04
n°4230895
Comet
Posté le 20-11-2004 à 15:21:23  profilanswer
 

Citation :

C'est bien tu sais te servir de Google. Si Google le dit, c'est que le terme est valide ?  [:mlc]


Il se trouve dans tous les dictionnaires, et est utilisé couramment en français...
Que faut-il de plus pour que ce mot existe?
 

Citation :

islamiste: mouvement islmaique politique.


Pas forcement politique, mais souvent oui.


---------------
*** ***
n°4230963
udok
La racaille des barbus ©clémen
Posté le 20-11-2004 à 15:35:08  profilanswer
 

mathematics a écrit :

tu noteras que tout ce que t'as cité plus haut etait des mouvements politiques... La boucle est bouclée, on revient a ce que je disais au début: islamiste: mouvement islmaique politique.


 
et les graphistes, ce sont des politiques ?  [:kiki]
aller, coucouche panier, on arrete les conneries, ça devient grave   :heink:


---------------
Non au projet de loi DADVSI ! (droits d'auteurs)
n°4230996
Profil sup​primé
Posté le 20-11-2004 à 15:41:48  answer
 

udok a écrit :

et les graphistes, ce sont des politiques ?  [:kiki]
aller, coucouche panier, on arrete les conneries, ça devient grave   :heink:


 
C’est la branche armée du parti des taggeurs, c'est dans ces moments là, que l'ont s'aperçoit que tu n'y connais rien

n°4231023
Comet
Posté le 20-11-2004 à 15:51:05  profilanswer
 

thildar a écrit :

C’est la branche armée du parti des taggeurs, c'est dans ces moments là, que l'ont s'aperçoit que tu n'y connais rien


 :lol:


---------------
*** ***
n°4231077
feyd
M'enfin... !
Posté le 20-11-2004 à 16:07:24  profilanswer
 

show a écrit :


d'ailleurs il a fait tellement peur a une partie de la population que les zones les plus exposées (new york, washington, san francisco, los angeles) sont democrates et restent sans aucun doute les cibles privilégiées des terros... c'est dans ces endroits que la peur s'installe incidieusement (fierté americaine oblige) mais c'est ailleurs qu'une prise de conscience favorise telle ou telle décision (en general au coeur du pays comme en temoigne la carte des resultats)


 
 
[:rofl]
 
La carte des résultats est, à 1 ou deux états près, exactement la même que celle des résultats de 2000, avant les attentats je le rappelle [:chupachupz]. Pour conclure que les états des côtes sont passées démocrates par peur des attentats, il faut quand même pas mal de mauvaise foi :)
Cette "coincidence" s'explique simplement parce que ce sont les zones du pays les plus urbanisées (donc exposées à des attentats) et les plus ouvertes culturellement (c'est pourquoi elles votent démocrate)[:spamafote]


Message édité par feyd le 20-11-2004 à 18:11:54
n°4231082
izzario
Posté le 20-11-2004 à 16:08:16  profilanswer
 

mathematics a écrit :

tu noteras que tout ce que t'as cité plus haut etait des mouvements politiques... La boucle est bouclée, on revient a ce que je disais au début: islamiste: mouvement islmaique politique.


 
Pourquoi a t'on peur des mots en France?
L'islamisme est une forme de doctrine totalitaire comme l'a été le nazisme ou le stalinisme.
Averroès disait bien du Coran que c'était un texte sommaire et métaphorique.
A croire qu'y il a 13 siècle des hommes avaient plus de courage qu'aujourd'hui.
Aujourd'hui, en France, de peur de froisser les fiertés de certains, on évite d'appeler un chat un chat.
Je n'ai rien contre l'Islam mais je pense que ceux qui disent qu'il s'agit d'une religion ouverte et capable d'évoluer se trompent.
 
Ecoutez cette interview de Jaques Attali (16 minutes) sur son dernier livre "Dialogue entre Maimonide et Averroes - la confrérie des éveillés" dans lequel il parle notamment d'un islam "ouvert". :
http://www.radiorcj.info/ftp/fichi [...] i12oct.asx
 
Excellent bouquin.


---------------
"Descartes avait tort "Je pense donc je suis" ça ne veut rien dire, Nous ça fait 5000ans qu'on pense mais nous n'existons toujours pas...JE ME DEFEND DONC JE SUIS" Herbert Adjadj PAGANI
n°4231121
Comet
Posté le 20-11-2004 à 16:19:51  profilanswer
 

Citation :

Je n'ai rien contre l'Islam mais je pense que ceux qui disent qu'il s'agit d'une religion ouverte et capable d'évoluer se trompent.


C'est toi qui le dit :sarcastic:  


---------------
*** ***
mood
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Posté le 20-11-2004 à 16:19:51  profilanswer
 

n°4231127
je_suis_de​_passage
Posté le 20-11-2004 à 16:22:28  profilanswer
 

 
Bienvenue sur le site de RCJ    
   la radio de la communauté juive

 
Mouais  :ange:
 
Enfin bon sa me fait marrer tout de même, les gens qui s'informe sur l'islam via des sites comme "islam-danger" "sos-occident" ou d'autre site du genre.


Message édité par je_suis_de_passage le 20-11-2004 à 16:25:38
n°4231137
izzario
Posté le 20-11-2004 à 16:24:23  profilanswer
 

Comet a écrit :

Citation :

Je n'ai rien contre l'Islam mais je pense que ceux qui disent qu'il s'agit d'une religion ouverte et capable d'évoluer se trompent.


C'est toi qui le dit :sarcastic:


 
En fait c'est ce que j'avais lu dans un vieux "le monde", c'était les propos d'une islamologue française dont je ne me souviens plus du nom...
J'vais essayé de palier à ses approximations tout de suite par des recherches sur le net.


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"Descartes avait tort "Je pense donc je suis" ça ne veut rien dire, Nous ça fait 5000ans qu'on pense mais nous n'existons toujours pas...JE ME DEFEND DONC JE SUIS" Herbert Adjadj PAGANI
n°4231142
the veggie​ boy
Who's taking my Lorazepam?
Posté le 20-11-2004 à 16:25:37  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

 
Bienvenue sur le site de RCJ    
   la radio de la communauté juive

 
Mouais  :ange:


 
à la limite ça on s'en fout, c'est une interview, donc ton smiley, si tu l'avais mis à coté du nom de la personne interviewée (attali) ç'aurait été plus compréhensible.
 
Enfin c'est vrai qu'aujourd'hui c'est tellement plus facile d'émettre des jugements en fonction des étiquettes (radio juive, site américain, télé arabe, etc...) sans meme chercher à écouter/regarder/lire/etc...  [:kiki]


---------------
blacklist
n°4231143
izzario
Posté le 20-11-2004 à 16:25:42  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

 
Bienvenue sur le site de RCJ    
   la radio de la communauté juive

 
Mouais  :ange:


 
la source modifie les propos d'Attali?
Remettrais-tu en cause le proféssionalisme des journalistes de RCJ?


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"Descartes avait tort "Je pense donc je suis" ça ne veut rien dire, Nous ça fait 5000ans qu'on pense mais nous n'existons toujours pas...JE ME DEFEND DONC JE SUIS" Herbert Adjadj PAGANI
n°4231151
je_suis_de​_passage
Posté le 20-11-2004 à 16:28:08  profilanswer
 

the veggie boy a écrit :

à la limite ça on s'en fout, c'est une interview, donc ton smiley, si tu l'avais mis à coté du nom de la personne interviewée (attali) ç'aurait été plus compréhensible.
 
Enfin c'est vrai qu'aujourd'hui c'est tellement plus facile d'émettre des jugements en fonction des étiquettes (radio juive, site américain, télé arabe, etc...) sans meme chercher à écouter/regarder/lire/etc...  [:kiki]


 
Donc si je te sort une critique du judaisme qui vient de radio islam tu ne va rien dire?
On sais tous que dans les radios communautaire les avis sont orienté il n'invite une personne que pour cassé la religion adverse.
Encore si il m'aurait sorti une radio serieuse je n'aurais rien dit mais bon la radio juif... excuse moi mais il y a mieux...
 
De plus je ne connais pas tres bien attali.

n°4231160
izzario
Posté le 20-11-2004 à 16:31:16  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Donc si je te sort une critique du judaisme qui vient de radio islam tu ne va rien dire?
On sais tous que dans les radios communautaire les avis sont orienté il n'invite une personne que pour cassé la religion adverse.
Encore si il m'aurait sorti une radio serieuse je n'aurais rien dit mais bon la radio juif... excuse moi mais il y a mieux...
 
De plus je ne connais pas tres bien attali.


 
 :lol:  
 
Sinon il ne casse pas l'islam bien au contraire.
Fais moi plaisir, écoute l'interview, elle est trés interessante.


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"Descartes avait tort "Je pense donc je suis" ça ne veut rien dire, Nous ça fait 5000ans qu'on pense mais nous n'existons toujours pas...JE ME DEFEND DONC JE SUIS" Herbert Adjadj PAGANI
n°4231163
je_suis_de​_passage
Posté le 20-11-2004 à 16:32:18  profilanswer
 

izzario a écrit :

la source modifie les propos d'Attali?
Remettrais-tu en cause le proféssionalisme des journalistes de RCJ?


 
Tout les médias communautaire sont orienté.
Ton rcj comme le site "mes infos" ou "col"

n°4231181
izzario
Posté le 20-11-2004 à 16:36:47  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Tout les médias communautaire sont orienté.
Ton rcj comme le site "mes infos" ou "col"


 
Si dire d'un type, qui balance une roquête dans une école, qu'il est un térroriste, est être "orienté" à tes yeux alors oui rcj est une radio orientée.
 
J'écoute souvent cette radio et ce que je peux dire c'est que c'est une radio communautaire certes, mais dire que les journalistes ne sont pas objectifs et donc orientés est aller un peu vite en besogne.
Je trouve qu'il font justement de gros efforts pour ne pas tomber dans ces "travers".Ils sont d'ailleurs trés critiques à l'égard de la vie politique israélienne.


Message édité par izzario le 20-11-2004 à 17:00:00

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"Descartes avait tort "Je pense donc je suis" ça ne veut rien dire, Nous ça fait 5000ans qu'on pense mais nous n'existons toujours pas...JE ME DEFEND DONC JE SUIS" Herbert Adjadj PAGANI
n°4231416
izzario
Posté le 20-11-2004 à 17:18:41  profilanswer
 

Pour contrebalancer ce débat sur les "méchants" néo-conservateurs, voici un vieil article paru dans l'express et traitant de l'islam.
 
http://www.lexpress.presse.fr/info [...] ida=352508
 

Citation :

L'Express du 12/09/2002
Islam
Ce que l'on n'ose pas dire
 
par Eric Conan

 
Non, le monde musulman n'est pas victime de l'Occident, mais de son propre archaïsme et de l'incurie de ses dirigeants. Non, les musulmans de France ne doivent pas «adapter» la laïcité mais s'y plier. Un an après le choc du 11 septembre, plusieurs ouvrages l'affirment et ouvrent le débat sur ce sujet explosif
 
 
C'est un effet paradoxal du choc du 11 septembre 2001: loin de provoquer un débat sur l'islam réel, il a engendré une langue de bois qui aura régné durant l'année écoulée. Au nom du refus de l' «amalgame» - entre un bon islam, majoritaire, paisible et fidèle au Coran, et les dérives minoritaires de radicaux trahissant le texte sacré - fut ainsi affirmé que l'islam ne posait guère plus de problème que le judaïsme et le christianisme. Motivée par les meilleurs sentiments, cette «ligne» a renforcé plus qu'affaibli les tabous qui pesaient déjà sur deux interrogations. L'islam a-t-il une part de responsabilité dans la situation (absence de démocratie et de liberté d'expression, statut minoré de la femme, analphabétisme) de quasiment tous les pays à Etat musulman, dont beaucoup sont loin d'être pauvres? Et quelle attitude faut-il adopter face aux revendications de l'islam dans nos sociétés occidentales postreligieuses?
 
 
Mettant fin à cette année de mutisme gêné, plusieurs livres importants - d'auteurs, d'approches et de contenus différents - lancent aujourd'hui un vrai débat, sérieux et difficile. Mettant tous en cause la méconnaissance et la naïveté qui règnent sur ces questions, ils partagent la conviction que le problème de la place de l'islam est devant nous (musulmans comme non-musulmans), tout comme la question catholique, dont on a oublié la violence, est derrière nous.
 
La grande civilisation musulmane, en avance sur l'Occident du VIIe au XIIIe siècle, s'effondra d'elle-même dès le XVIe siècle
 
 
C'est le premier mérite du grand islamologue Bernard Lewis que de montrer, en mettant en perspective l'histoire des pays islamiques, que le sentiment de déclin historique constitue depuis des siècles une question discutée par leurs propres élites. Dans un essai étincelant de clarté - Que s'est-il passé? L'Islam, l'Occident et la modernité (Gallimard) - ce grand spécialiste au sommet de sa carrière estime que, loin d'être les victimes d'un Occident diabolisé que beaucoup d'entre eux dénoncent, les pays musulmans souffrent d'un blocage historique qui s'explique avant tout par l'emprise des particularités religieuses de l'islam sur ces sociétés.
 
 
Contre l'histoire révisée d'un islam brisé par les colonisations, Bernard Lewis rappelle que la grande civilisation musulmane, réceptacle des acquis gréco-romains, triomphante militairement et en avance sur l'Occident sur les plans économique et culturel du VIIe au XIIIe siècle, s'effondra d'elle-même dès le XVIe siècle, laissant définitivement la place au rayonnement européen entamé avec la Renaissance. Que s'est-il passé? Cette question, les musulmans sont alors les premiers à se la poser. Face à leur infériorité nouvelle en matière d'armement et de guerre, les califes réclamèrent aux docteurs de la loi une «innovation inouïe»: les musulmans peuvent-ils utiliser le savoir des «barbares infidèles»? Oui, si c'est pour les combattre plus efficacement, répondirent les religieux. Mais, malgré l'adoption des fusils et des canons, la défaite écrasante devant Vienne (1683) constituera une leçon sans équivoque.
 
 
Dès cette époque, l'élite, consciente d'une crise majeure, se divise. Certains prônent l'imitation de cet Occident qui les a dépassés. Mais, «pour la plupart d'entre eux, la source de tous ces maux tenait au fait qu'on s'était écarté des bonnes vieilles traditions, musulmanes et ottomanes, auxquelles il s'agissait maintenant de revenir», note Bernard Lewis, qui constate que, plusieurs siècles après, «ce type de diagnostic et de remède est encore largement répandu au Moyen-Orient».
 
 
Car le retard ne fut jamais rattrapé, et Bernard Lewis isole une particularité: alors que le monde islamique fut à une époque le lieu de la synthèse féconde des savoirs grec et persan, et de l'articulation entre l'algèbre et la numération indienne, la situation s'est inversée et la science y fait aujourd'hui l'objet d'un «rejet» qui constitue «l'un des traits les plus frappants qui distinguent le Moyen-Orient des autres régions du monde ayant subi, sous une forme ou sous une autre, le choc de la civilisation occidentale. A l'heure actuelle, de nombreux pays asiatiques participent activement au développement scientifique, lequel n'est plus occidental, mais mondial. Hormis quelques enclaves occidentalisées et une poignée de chercheurs originaires du Moyen-Orient travaillant en Occident, la contribution de la région - telle qu'on peut la mesurer, par exemple, au nombre de publications dans des revues internationalement reconnues - fait pâle figure comparée à celle d'autres parties du monde non occidental ou, pis, comparée à son propre passé».
 
L'homme n'a pas le pouvoir de légiférer
Ce handicap contribue à un sous-développement économique dont l'ONU vient de dresser un bilan accablant: malgré le quadruplement du prix du pétrole, le taux d'accroissement du revenu par habitant y est le plus bas du monde, à l'exception de l'Afrique subsaharienne, et la productivité, qui augmente partout, y a baissé. Pour Bernard Lewis, ces échecs ont une origine culturelle, l'anesthésie de la créativité temporelle par une religion totalisante: «L'idée qu'il puisse exister des êtres, des activités ou des aspects de l'existence humaine qui échappent à l'emprise de la religion et de la loi divine est étrangère à la pensée musulmane.» Et cette pensée présente le handicap supplémentaire de prôner l'immobilisme: «Selon la doctrine musulmane, l'homme n'a pas le pouvoir de légiférer; pour les croyants, il n'existe qu'une seule loi: la sainte loi révélée par Dieu.»
 
 
Une vérité absolue dont il ne faut pas s'éloigner et à laquelle il faut toujours revenir. Alors que l'Occident a entamé son développement dès son émancipation de l'idée de vérité divine absolue. Libération permise par le christianisme, «religion de la sortie de la religion», selon la formule de Marcel Gauchet, puisque sa séparation entre temporel et spirituel a livré la société à l'initiative humaine, qui a fini par repousser, non sans remous ni souffrances, la question divine dans le seul espace privé. Pour l'islam, le passage à la laïcité est plus problématique: Mahomet n'a pas créé d'Eglise, mais une armée et un Etat soumis à la parole de Dieu.
 
«Il est plus facile et plus gratifiant d'imputer à d'autres la cause de ses malheurs»
 
 
Rappelant que les docteurs de la loi se sont opposés pendant trois siècles à l'entrée de l'imprimerie dans l'Empire ottoman, Bernard Lewis estime que «c'est le manque de liberté qui est à la base des maux dont souffre le monde musulman»: «Liberté de l'esprit affranchi des dogmes et de la censure; liberté de l'économie affranchie de la corruption et de l'incurie; liberté des femmes affranchies de l'oppression masculine; liberté des citoyens affranchis de la tyrannie.» Mais il constate que les partisans de cette libéralisation sont actuellement moins influents qu'au XIXe siècle.
 
 
Le décalage croissant entre la fierté de relever de la version ultime et achevée de la foi et le constat de la place décevante qu'elle occupe dans le monde incite à trouver un responsable. «Qui nous a fait ça? Quand tout va mal, il est bien sûr humain de se poser cette question, relève Bernard Lewis. Il est généralement plus facile et plus gratifiant d'imputer à d'autres la cause de ses malheurs.»
 
Un code de comportement fondé sur le licite et l'illicite
Ce victimisme a d'abord visé la colonisation. «Interlude relativement court, la domination des Anglais et des Français a pris fin il y a un demi-siècle; la situation avait commencé à se détériorer bien avant leur arrivée; elle continue sur la même lancée depuis leur départ», réfute Bernard Lewis. Le rôle du coupable échoit ensuite aux Etats-Unis, à Israël, aux juifs et plus généralement à l'Occident. «Pour les gouvernements à la fois autoritaires et inopérants qui règnent sur presque tout le Moyen-Orient, ce jeu remplit une fonction utile, sinon essentielle: expliquer la pauvreté qu'ils sont incapables de réduire, légitimer un pouvoir despotique qui ne cesse de s'alourdir, détourner le mécontentement croissant de la population vers d'autres cibles.»
 
 
Depuis quelques années, la mondialisation a permis à ce victimisme à la recherche de boucs émissaires de se déployer. Dans L'Islam mondialisé (Seuil), le spécialiste français Olivier Roy décrit l'émergence d'un islam qui est non plus localisé dans les pays arabes et asiatiques mais en Occident (Etats-Unis, Canada, Europe). Le néofondamentalisme joue un rôle primordial dans cet islam cosmopolite: il s'adapte à toutes les sociétés et s'adresse aux individus en leur proposant un «code de comportement fondé sur le licite et l'illicite» et en les incitant à «mettre en place des espaces islamisés». Olivier Roy montre que c'est dans cet islam d'Occident, composé de pratiquants diplômés et émancipés des autorités religieuses traditionnelles, que se recrutent les acteurs d'une minorité islamiste violente: tous les militants, sans exception (dont de nombreux Français), impliqués dans les attentats antioccidentaux de ces cinq dernières années ont vécu ou fait leurs études en Occident et étaient de «parfaits produits de l'occidentalisation et de la globalisation».
 
«Les "modérés" érigent  
une société qui rejette l'intégration dans les pays d'accueil»

 
 
A côté de cette minorité de groupuscules terroristes, le reste de cet islam mondialisé n'a pas de mal à paraître «modéré»: «A la différence des terroristes, ils rassurent le policier et le magistrat, qui en font d'ailleurs des interlocuteurs privilégiés. En revanche, ils devraient inquiéter les sociologues et les politologues, car ils érigent lentement, mais sûrement, une société en marge des communautés nationales, qui rejette, de facto, l'intégration dans les pays d'accueil», note Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l'Orient, qui publie un copieux Dictionnaire mondial de l'islamisme (Plon).
 
 
Rappelant que le débat sépare toujours les réformateurs, qui souhaitent aller de l'avant pour moderniser et adapter l'islam, et ceux qui veulent faire un retour en arrière, Olivier Roy précise que la tendance générale est à la régression: «Pourquoi les réformateurs sont-ils si peu lus?» s'interroge-t-il en constatant que la majorité des nombreux sites Internet de cette «oumma virtuelle» sont néofondamentalistes et d'une grande «pauvreté conceptuelle»: «L'injure, l'exclusion, la calomnie, la rumeur ou l'information invérifiable et orientée sont les traits marquants de ce type d'échange.» Contredisant le lieu commun selon lequel l'islam va se moderniser plus facilement en Occident, Olivier Roy estime que les sociétés libérales sont au contraire des lieux confortables au néofondamentalisme, à ses réseaux et à ses militants: il y rencontre moins de contraintes que dans beaucoup d'Etats musulmans.
 
 
C'est un paradoxe qui désespère les musulmans réformateurs: non seulement le discours néofondamentaliste est à l'aise en Occident, mais certains pays le favorisent à leur détriment, comme le montre le cas français. Dans La République et l'islam. Entre crainte et aveuglement (Gallimard), Michèle Tribalat et Jeanne-Hélène Kaltenbach se penchent sur la politique menée en France à l'égard des comportements et revendications de certains musulmans. Ce travail d'enquête qui fourmille d'exemples et de découvertes montre que l'Etat a, de fait, déjà concédé à l'islam ce qu'il avait interdit au catholicisme, au protestantisme et au judaïsme. Les auteurs se sont aussi appliquées à lire et à écouter les leaders présentés comme «modérés» et associés à la consultation officielle organisée par le ministère de l'Intérieur. Elles en concluent que «le désir d'appliquer la charia en France ressort aussi bien des propos de certains leaders d'opinion musulmans dits modérés que de ceux qui seraient de tendance islamiste, la différence résidant essentiellement dans le ton».
 
 
Ces leaders prétendent représenter tous les «musulmans de France». Mais qu'entend-on par «musulman de France»? Première confusion, leur nombre est systématiquement gonflé dans une vision archaïque du religieux: toute personne, française ou pas, issue de l'immigration maghrébine est considérée a priori comme musulmane, alors que l'on sait par exemple que plus de la moitié des immigrés nés en Algérie déclarent ne pas avoir de religion ou ne pas pratiquer. «A l'évidence, les chiffres qui sont donnés reposent sur un compte islamique faisant fi de la liberté de conscience, de la liberté de changer de religion et de l'éventail possible des pratiques. Il va de soi que l'on naît musulman et que l'on ne peut que mourir de même», notent Michèle Tribalat et Jeanne-Hélène Kaltenbach, en précisant qu'il ne s'agit pas d'une figure de style: le consulat marocain de Bordeaux s'est opposé récemment à la volonté de se faire incinérer d'un citoyen français d'origine marocaine et les pouvoirs publics ont cédé devant cette logique communautaire qui veut que l'individu ne s'appartienne pas mais relève d'une tribu statuant contre ses croyances personnelles. Tout comme le ministère de l'Intérieur a cédé à certaines organisations musulmanes en retirant du texte de sa consultation officielle la mention au droit de changer de religion...
 
 
Le flou des chiffres s'accompagne du flou des notions. Les deux auteurs montrent comment l' «insertion» a remplacé l'«assimilation», cassant une machine à intégrer qui a pourtant produit la France actuelle, où «le cinquième de la population est issu de vagues d'immigration dont les descendants sont aujourd'hui des Français comme les autres». Une inversion s'est donc produite pour la dernière vague, d'origine musulmane, parce que l'on a pris au mot ceux qui disent la représenter: l'islam ne serait pas conciliable avec la laïcité française, et c'est à cette dernière d'évoluer pour accueillir ses particularités. L'assimilation est dénoncée comme une oppression et, au lieu d'initier les nouveaux Français aux règles minimales communes, il s'agit désormais de sensibiliser les anciens aux valeurs identitaires de l'islam.
 
 
Les auteurs de La République et l'islam concluent que l' «on peut donc changer subrepticement de modèle politique sans changer la loi ni engager un débat national»: «Les élus se sont défaussés sur les experts des plus hautes instances juridictionnelles pour infléchir de façon décisive le modèle politique français.» Ce fut l'œuvre du Haut Conseil à l'intégration et surtout du Conseil d'Etat, dont l'inventivité en matière de droit positif est allée jusqu'à reconnaître un droit ethnique à la polygamie. Les politiques, de droite comme de gauche, ont laissé le Conseil d'Etat supprimer le principe de neutralité religieuse à l'école en théorisant l'obsolescence d'une «première conception de la laïcité» au profit d'une «seconde conception», qui «implique le respect de la différence».
 
«Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République»
 
 
Différence de règles réclamée ouvertement par certains représentants religieux «modérés» comme Amar Lasfar, imam de la mosquée de Lille-Sud et président de la Ligue islamique du Nord: «Dans l'islam, la notion de citoyenneté n'existe pas, mais celle de communauté est très importante, car reconnaître une communauté, c'est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République.» Michèle Tribalat et Jeanne-Hélène Kaltenbach recensent de nombreux domaines où la règle commune ne s'applique déjà plus. Elles ont fait des découvertes à propos de financements publics illégaux de mosquées: la loi de 1905 qui s'applique aux cultes, exigeante et contraignante, est régulièrement violée au profit d'un détournement de la loi de 1901, comme à Rennes.
 
 
Ce traitement différentiel aboutit à une «mise entre parenthèses de nos propres valeurs». Deux questions paraissent centrales: la laïcité et l'égalité des femmes. Depuis que le Conseil d'Etat a considéré l'école comme un lieu public ordinaire, avec droit de manifestation religieuse, la laïcité, conçue comme un principe de neutralité permettant la vie en commun, est ravalée au rang d'une croyance parmi d'autres. Ce qui fait écrire à un journaliste du Monde que «les collégiens et lycéens de confession musulmane ont une conception plus ouverte de la laïcité que leurs camarades non musulmans, parce qu'ils sont plus favorables à l'introduction de cours de religion et de signes religieux à l'école». C'est la thématique en vogue de la «nouvelle laïcité», «ouverte», «plurielle», qui doit clore ce que le penseur musulman Tariq Ramadan qualifie d' «étape de la tradition française» - la séparation du religieux et de l'Etat - pour s'adapter à l'islam, qui, «dans son essence», «marie la sphère privée et la sphère publique».
 
 
La question féminine est le point crucial de la confrontation entre l'islam et l'Occident: contraint d'accepter, sur de nombreux fronts, la modernisation, l'islam en a fait une question résiduelle de résistance identitaire, comme le montre bien Bernard Lewis à propos de l'asymétrie des transformations vestimentaires au Moyen-Orient. Or, selon lui, le «sexisme musulman» n'est pas étranger aux difficultés de ces pays: «La relégation des femmes à un statut d'infériorité non seulement prive le monde musulman des talents et des énergies de la moitié de sa population, mais encore confie l'éducation, à un âge crucial, de l'autre moitié à des mères analphabètes et opprimées. Une telle éducation, a-t-on dit, produit des individus arrogants ou soumis, en tout cas inaptes à la vie dans une société libre et ouverte.»
 
 
La soumission des femmes n'est pourtant pas une fatalité musulmane: il n'y a pas si longtemps, la charia reléguait dans la même sous-humanité les esclaves, les non-musulmans et les femmes. «Abolir l'esclavage relevait quasiment de l'inconcevable. Interdire ce que Dieu permet est un crime presque aussi grand que de permettre ce qu'Il interdit», précise Bernard Lewis. Or l'islam l'a fait. Et, concernant la femme, quelques pays de l'aire musulmane ne tolèrent déjà plus ce qu'accepte la France.
 
Stratégie de surenchère
«La femme n'est pas une question, mais la question», estiment aussi Michèle Tribalat et Jeanne-Hélène Kaltenbach, qui s'interrogent sur ce curieux apartheid fondé sur la soumission des femmes au nom de la différence au sein d'une société politico-médiatique française obsédée par l'égalité féminine. Reprenant l'affaire du voile, elles montrent qu'il relevait bien d'une stratégie délibérée des fondamentalistes et décrivent, une fois leur victoire accomplie, leur stratégie de surenchère (refus de cours d'éducation physique, de piscine, contestation de certains programmes, nourriture communautaire) avec, au sein de l'école, pression et intimidation sur les «tièdes». L'association d'étudiants musulmans Unir, élue au conseil de l'université Paris XIII, met ainsi aujourd'hui en cause la légitimité, pour un «professeur de culture occidentale», de juger le travail d'un étudiant musulman.
 
 
Cet apartheid revendiqué reçoit d'ailleurs le chaud soutien de l'extrême droite, comme le résume l'hebdomadaire nationaliste Rivarol: «Mieux vaut des mahométanes en tchador, ce qui évite ou, à tout le moins, limite le métissage.» Sur cette question, Michèle Tribalat et Jeanne-Hélène Kaltenbach relèvent que le nombre de mariages forcés augmente, frappant dans l'indifférence des dizaines de milliers de jeunes Françaises, et que, dans certains quartiers ou certains établissements, un nouveau code vestimentaire s'installe: «Si la dissimulation totale du corps féminin représente le comble de la pudeur, il ne faut pas être grand clerc pour imaginer l'appréciation qu'un jeune musulman peut porter sur une jeune fille coquette, en jupe et en talons! Est-ce un hasard si les jeux de la séduction, qui constituent une forme de civilité, se raréfient dans nos banlieues au profit des viols en bandes organisées?»
 
 
Ces revendications différentialistes ont donc déjà des effets. C'est ce que montrent à propos de l'école Les Territoires perdus de la République (Fayard-Mille et Une Nuits), recueil de témoignages d'enseignants sur la montée du sexisme, de l'antisémitisme, de la francophobie et du racisme à l'école (lire les extraits). Les mêmes propos provoquent scandales et manchettes des gazettes quand ils sortent de la bouche d'un nazillon, mais silence et désintérêt quand ils émanent d'un jeune Français qui se proclame musulman. Les raisons de ce strabisme sont multiples: la mauvaise conscience coloniale et le fait de considérer qu'une victime ne peut qu'avoir raison et que toute rébellion, quel que soit son contenu, doit être saluée. C'est ce qui avait conduit, derrière Michel Foucault, une partie de la gauche radicale à s'enthousiasmer pour la révolution de Khomeini.
 
 
La tradition française d'aveuglement, qui s'est illustrée face au socialisme réel au détriment des dissidents, se reproduit avec l'islam réel au détriment de ses réformateurs ou critiques, qu'il s'agisse de ceux d'hier, comme Mohammed Abdou, Qurrat al-Ayn ou Mansour Fahmy, dont on vient de rééditer la thèse courageuse, soutenue à la Sorbonne en 1913 (La Condition de la femme dans l'islam, Allia), ou de ceux d'aujourd'hui, tels Mohamed Charfi, Javad Tabatabai, Mohammed Harbi, Hanan el-Cheikh ou Abdelwahab Meddeb. Et, en France, c'est dans le plus grand silence que l'imam Amar Saïdi a été congédié de la mosquée de Rouen pour avoir célébré des mariages mixtes et prêché en français.
 
«Nous avons désappris à nous battre contre les prétentions des religions à déborder de leur cadre spirituel»
 
Peu d'attention non plus pour les mises en garde du mufti de Marseille, Soheib Bencheikh, et Leïla Babès contre la consultation officielle du ministère de l'Intérieur, qui renforce le poids des fondamentalistes. Ni pour celles de Hanifa Cherifi dénonçant dans le voile un «mode de socialisation plus conforme à la société saoudienne qu'à la société française égalitaire». Et, quand le cheikh Tantaoui, imam d'al-Azhar, au Caire, rappelle aux musulmans de France qu'ils ont «le devoir de se conformer aux lois du pays où ils vivent» et qu'ils ont «le choix de s'y plier ou de quitter le pays», il se trouve un éditorialiste pour parler de propos «à connotation plus ou moins lepéniste».
 
 
D'où vient ce manque de solidarité avec les musulmans qui luttent pour moderniser l'islam? «Nous avons désappris de nous battre contre les prétentions des religions à déborder de leur cadre spirituel. C'est la rançon de la paix religieuse que nous devons précisément à la laïcité», estiment Michèle Tribalat et Jeanne-Hélène Kaltenbach. Cette amnésie va loin, puisqu'elle nous conduit aujourd'hui à placer au cœur du débat public l'interprétation d'un texte religieux - le Coran permet-il ou non de faire ceci ou cela? - comme si l'on avait déjà admis sa prééminence sur les lois communes pour une partie de la population française non concernée par la laïcité.
 
 
C'est ce qui pousse Michèle Tribalat et Jeanne-Hélène Kaltenbach à conclure que l'universalisme n'est pas seulement attaqué: il n'est plus défendu. Et qu'un relativisme s'installe petit à petit. Il y a des règles pour les uns et des règles pour les autres. Des indignations à géométrie variable. Libération, qui a tant fait pour le combat antisexiste, dresse ainsi un portrait ému d'une «figure de l'islam de France», le président de l'association Les Imams de France, qui explique doctement que «la dominance masculine est un invariant transculturel» qui repose sur «une différence irréductible, le fameux chromosome Y». Et une publicité de la firme laitière Candia sur la crème fraîche Babette («Je la lie, je la fouette») fut terrassée au terme d'une impressionnante tempête médiatique et militante, avec le renfort de la ministre des Droits des femmes, alors qu'une maison d'édition, sise au cœur du Quartier latin, peut diffuser depuis dix ans un manuel en français de bonne vie musulmane (Le Licite et l'illicite en Islam, éd. Al Qalam) expliquant pourquoi et comment un bon époux doit battre sa femme: «Avec la main», sans «fouet» ni «morceau de bois». Et «en épargnant le visage».


---------------
"Descartes avait tort "Je pense donc je suis" ça ne veut rien dire, Nous ça fait 5000ans qu'on pense mais nous n'existons toujours pas...JE ME DEFEND DONC JE SUIS" Herbert Adjadj PAGANI
n°4231497
the veggie​ boy
Who's taking my Lorazepam?
Posté le 20-11-2004 à 17:29:15  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Donc si je te sort une critique du judaisme qui vient de radio islam tu ne va rien dire?
On sais tous que dans les radios communautaire les avis sont orienté il n'invite une personne que pour cassé la religion adverse.
Encore si il m'aurait sorti une radio serieuse je n'aurais rien dit mais bon la radio juif... excuse moi mais il y a mieux...
 
De plus je ne connais pas tres bien attali.


 
sauf que là il s'agit d'une interview, donc peu importe la radio sur laquelle ça passe vu que c'est juste l'avis de la personne interviewée, pas celui des mecs de la radio...  :wahoo:


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blacklist
n°4231825
Profil sup​primé
Posté le 20-11-2004 à 18:01:30  answer
 

izzario a écrit :

Pour contrebalancer ce débat sur les "méchants" néo-conservateurs, voici un vieil article paru dans l'express et traitant de l'islam.


 
 
fait gaffe ils vont te dire que l'express est un journal piloté par des juifs sionnistes extrement racistes . :whistle:

n°4231953
je_suis_de​_passage
Posté le 20-11-2004 à 18:12:37  profilanswer
 

the veggie boy a écrit :

sauf que là il s'agit d'une interview, donc peu importe la radio sur laquelle ça passe vu que c'est juste l'avis de la personne interviewée, pas celui des mecs de la radio...  :wahoo:


 
 :sarcastic:  
Les personnes qu'on interview on les choisi hein, il rentre pas a la radio clandestinement.
 

Citation :

Si dire d'un type, qui balance une roquête dans une école, qu'il est un térroriste, est être "orienté" à tes yeux alors oui rcj est une radio orientée.
 


 
Tout les medias communautaire sont orienté et se font passé pour des victimes.
Sinon sympa ton texte sur Eric Conan, d'apres le peu que j'ai lu pour lui etre musulman c'est appliqué a la lettre se qui est écrit dans le coran.
C'est bien triste de lire sa  :cry:


Message édité par je_suis_de_passage le 20-11-2004 à 19:36:40
n°4232287
Comet
Posté le 20-11-2004 à 18:45:43  profilanswer
 

Citation :


Sinon sympa ton texte sur Eric Laurent, d'apres le peu que j'ai lu pour lui etre musulman c'est appliqué a la lettre se qui est écrit dans le coran.
C'est bien triste de lire sa  :cry:


C'est impossible et impensable!
Les chretiens appliquent-ils à la lettre tout ce qui est ecrit dans la bible?


---------------
*** ***
n°4233095
ashim
Rising Tackle!
Posté le 20-11-2004 à 20:59:45  profilanswer
 

Voici un site qui se reclame de la résistance irakienne(la vrai hein pas la fausse qui se fait passer pour eux). http://www.jihadunspun.net/
 
C'est marrant parceque les informations qu'ils diffusent est souvent relayé 2 ou 3 jours après via les medias "officiel" avec bcps de maquillage of course(masquant le nombre réel de pertes etc..)
 
Vous trouverez peut être là dedans pourquoi Falloujah n'est toujours pas prises a 100% comme faussement annoncer au début par les medias filtrer par l'armée US :D
 
A+


Message édité par ashim le 20-11-2004 à 21:00:14
n°4233122
printf
Baston !
Posté le 20-11-2004 à 21:05:16  profilanswer
 

C'est thildar qui va être content :D
 
 
Tu peux m'expliquer en quoi on devrait accorder un crédit quelconque à des terroristes islamistes ?


---------------
Un matin je me lèverai et il fera beau.
n°4233183
vrossi1
Posté le 20-11-2004 à 21:13:20  profilanswer
 

vive les amalgames sur ce topic
 
un islamiste est un tenant de l'islam politique.
ni plus ni moins
 
après il y a des tas de différences dans les mouvements islamistes du monde musulman. il faudrait arreter de tous les confondre.
c'est celà faire le jeux des radicaux.
 
je conseil un livre si ça vous interesse: l'islamisme en face, de françois burgat.
il a passé de longues années dans différents pays arabes à la rencontre des différents islamistes et les analyse dans ce livre.
 
comment peut on affirmer que les mouvements féministes islamistes ou tenant du neo-hanbalisme sont comparables car tous deux se réclament islamistes?
 

n°4233224
Comet
Posté le 20-11-2004 à 21:17:56  profilanswer
 

Citation :

comment peut on affirmer que les mouvements féministes islamistes ou tenant du neo-hanbalisme sont comparables car tous deux se réclament islamistes?


Lorsque l'on parle d'islamistes, en general on ne parle pas des mouvements feministes :o


---------------
*** ***
n°4233294
abakuk
Posté le 20-11-2004 à 21:25:34  profilanswer
 

gogol1er a écrit :

je m'insurge,poutin est un trés grand president.

C'est pas possible, tu le fais exprès? [:mouais]
 
 

scOulOu a écrit :

:lol:
Quel pays Cuba a menacé ou déstabilisé, dernièrt ?

Cuba! [:dawa]
 
 

L3-C4ibr342 a écrit :

les américains sont mieux placés que nous pour savoir qui élire comme président de leur nation...

Certes. Le problème est que le résultat de l'élection présidentielle américaine est importante pour le monde entier; la politique extérieure américaine idem, donc ça nous regarde. En tout cas je n'éprouve aucune sympathie pour eux.
 
 

scOulOu a écrit :

Ce qu'ils veut dire, c'est qu'en réélisant un président qui chie à ce point sur le monde, faut pas venir pleurer après que le monde les aime pas des masses.

Ah, quelqu'un qui me comprend, ça fait plaisir. :)  
 

scOulOu a écrit :

Le pire, c'est que le prochain attentat aux us se passera probablt ds un coin qui a massivt voté ctre l'autre tanche (style NY ou Washington)...

+ beaucoup
 
 

djadja a écrit :

Quand aux américains dire que la peur n'est pour rien dans leur vote c'est faire preuve d'une mauvaise foi insolente: bush a basé sa campagne sur la menace terroriste et le fait que si Kerry passait les etats unis aurait en permanence une épée de damoclesse au dessus de leur tete.

Damoclès. [:aloy]
 
Un peu moins qu'avec Bush, tu crois pas?

n°4233296
abakuk
Posté le 20-11-2004 à 21:25:45  profilanswer
 

mathematics a écrit :

on ne parlerait pas de partie islamiste modéré en turquie :dtc:

Faut vraiment être irresponsable (pour rester poli) pour parler d'"islamisme modéré" et à peu près autant pour trouver que cette formule a un sens...
 
"Islamiste modéré", voyons voir... [:figti] C'est comme si tu parlais de "méningite bénigne".
 
(grillé, spagrave, vaut mieux le dire plusieurs fois)
 
 

Comet a écrit :

Citation :

Le mot islamiste n'existe pas, c'est un vilain barbarisme. Un peu comme si je disais catholiciste :o


http://www.google.fr/search?hl=fr& [...] iste&meta=
 [:itm]

Des mots qui n'existent pas, on en trouve des tas  dans google, par exemple : http://www.google.fr/search?hl=fr& [...] %3Dlang_fr  
 
(même si je ne sais pas si LooSHA a raison sur ce coup là, quoi qu'il en soit ce n'est pas une preuve)
 
 

udok a écrit :

ce mot est apparu comme n'importe quel autre mot parce qu'on en avait besoin pour décrire qq'chose qui n'avait pas de mot jusqu'alors, et ce qq'chose était négatif, c'est tout, c'est établi, ce mot est toujours utilisé dans ce sens, que ça soit dans la presse, les livres (non écrit par des islamistes, celà s'entend), etc ... donc pas la peine de faire du révisionisme, un islamiste c'est un musulman extremiste !

:heink: Quel rapport avec le révisionnisme?


Message édité par abakuk le 20-11-2004 à 21:42:14
n°4233298
vrossi1
Posté le 20-11-2004 à 21:25:54  profilanswer
 

Comet a écrit :

Citation :

comment peut on affirmer que les mouvements féministes islamistes ou tenant du neo-hanbalisme sont comparables car tous deux se réclament islamistes?


Lorsque l'on parle d'islamistes, en general on ne parle pas des mouvements feministes :o


 
et pourtant il y a des femmes qui sont féministes et islamistes.
elles réclament les droits que l'islam leur accorde
 
preuve de la grande diversité du mouvement islamiste qui ne saurait être seulement représenté par les actes de certains

n°4233324
Comet
Posté le 20-11-2004 à 21:29:13  profilanswer
 

Citation :

Des mots qui n'existent pas, on en trouve des tas  dans google, par exemple : http://www.google.fr/search?hl=fr& [...] %3Dlang_fr


c'est vrai :jap:  
En tout cas, "islamiste" existe, ne serait-ce que dans le dictionnaire...
 

Citation :

et pourtant il y a des femmes qui sont féministes et islamistes.  
elles réclament les droits que l'islam leur accorde


c à d?


---------------
*** ***
n°4233341
show
Posté le 20-11-2004 à 21:32:01  profilanswer
 

vrossi1 a écrit :

et pourtant il y a des femmes qui sont féministes et islamistes.
elles réclament les droits que l'islam leur accorde
 
preuve de la grande diversité du mouvement islamiste qui ne saurait être seulement représenté par les actes de certains


quels droits particuliers l'islam accorde t il aux femmes?
(monte pas sur tes grands chevaux c'est juste une question :) )

n°4233353
printf
Baston !
Posté le 20-11-2004 à 21:34:21  profilanswer
 

L'enterrement au niveau des hanches et non plus au niveau des épaules pour la lapidation [:aloy]


---------------
Un matin je me lèverai et il fera beau.
n°4233361
vrossi1
Posté le 20-11-2004 à 21:35:50  profilanswer
 


 
 
-la liberté de croyance
-liberté de choisir son conjoint
-la femme musulmane peut faire en sorte que soit stipulé dans son contrat de mariage que son mari ne prendra pas une seconde épouse
-le droit à la propriété
-le droit à l'instruction  
- dans le cadre de l'héritage, alors que l'homme doit utiliser l'argent pour sa femme et lui, la femme peut l'utiliser comme elle le souhaite
...

n°4233379
vrossi1
Posté le 20-11-2004 à 21:37:35  profilanswer
 

show a écrit :


(monte pas sur tes grands chevaux c'est juste une question :) )


 
c'est pas dans mes habitudes
si on me pose une question gentiment il n'y a aucun problème ;)

n°4233381
ashim
Rising Tackle!
Posté le 20-11-2004 à 21:37:54  profilanswer
 

show a écrit :

quels droits particuliers l'islam accorde t il aux femmes?
(monte pas sur tes grands chevaux c'est juste une question :) )


 
Le respect, le même salaire pour un même travail(que les hommes ), les droits de divorce, la dote, etc..
 
Faut pas confondre machisme traditionnel de certains peuples musulmans avec la religion en elle même. Faut arreter les amalgames.


Message édité par ashim le 20-11-2004 à 21:39:24
n°4233383
abakuk
Posté le 20-11-2004 à 21:38:12  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

 
Bienvenue sur le site de RCJ    
   la radio de la communauté juive

 
Mouais  :ange:
 
Enfin bon sa me fait marrer tout de même, les gens qui s'informe sur l'islam via des sites comme "islam-danger" "sos-occident" ou d'autre site du genre.

Putain, Attali est juif? Mais c'est pas possible, ils sont partout! [:ciler]
 
 
(je précise que ceci était une tentative d'humour, ainsi qu'en atteste le smiley en haut à gauche...)

n°4233388
vrossi1
Posté le 20-11-2004 à 21:39:00  profilanswer
 

printf a écrit :

L'enterrement au niveau des hanches et non plus au niveau des épaules pour la lapidation [:aloy]


 
 :sarcastic:  

n°4233403
abakuk
Posté le 20-11-2004 à 21:40:46  profilanswer
 

vrossi1 a écrit :

vive les amalgames sur ce topic
 
un islamiste est un tenant de l'islam politique.
ni plus ni moins
 
après il y a des tas de différences dans les mouvements islamistes du monde musulman. il faudrait arreter de tous les confondre.
c'est celà faire le jeux des radicaux.
 
je conseil un livre si ça vous interesse: l'islamisme en face, de françois burgat.
il a passé de longues années dans différents pays arabes à la rencontre des différents islamistes et les analyse dans ce livre.
 
comment peut on affirmer que les mouvements féministes islamistes ou tenant du neo-hanbalisme sont comparables car tous deux se réclament islamistes?

Après les islamistes modérés, les féministes islamistes, de mieux en mieux... :sleep:  
 
Les féministes islamistes, c'est celles qui prétendent qu'elles ont choisi de porter le voile et qu'elles en sont très contentes? :D


Message édité par abakuk le 20-11-2004 à 21:44:09
n°4233405
vrossi1
Posté le 20-11-2004 à 21:40:56  profilanswer
 

ashim a écrit :


Faut pas confondre machisme traditionnel de certains peuples musulmans avec la religion en elle même. Faut arreter les amalgames.


 
 :jap:  
pour beaucoup les traditions du magreb (car c'est de celle ci que l'on parle en france étant donné que beaucoup de musulmans sont originaires de cette région) sont dérivées du coran quand bien même elles sont antérieures à celui ci

n°4233416
printf
Baston !
Posté le 20-11-2004 à 21:41:32  profilanswer
 


 
Je constate que dans la pratique vos belles phrases ne sont pas mises en application dans les pays islamistes, c'est tout [:spamafote]


---------------
Un matin je me lèverai et il fera beau.
mood
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