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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°16909260
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 06-12-2008 à 00:27:00  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

yassoune78 a écrit :

Je n'y connais pas grand chose mais c'est l'impression que je perçois de tout cela. J'ai l'impression que la bourse n'a rien de concret mais a des influences sur l'économie alors que c'est basé sur de spéculations, des trucs pas très serieux vu l'impact que ça peut avoir.

 


Je précise que j'ai 16 ans et que je peux me tromper totalement, au quel cas autant pour moi...

 

C'est une influence réciproque, la bourse influe sur "l'économie réelle" dans le sens où elle permet aux entreprises de se financer plus ou moins cher (directement ou indirectement), et l'économie influe sur la bourse puisque la valeur des sous-jacents (actions par exemple) est fonction de la valeur que peu dégager l'entreprise par exemple;donc si l'entreprise a une mauvaise performance, elle fait diminuer la valeur de son action.

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 06-12-2008 à 00:27:35

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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
mood
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Posté le 06-12-2008 à 00:27:00  profilanswer
 

n°16909322
Profil sup​primé
Posté le 06-12-2008 à 00:42:24  answer
 

yassoune78 a écrit :

Je n'y connais pas grand chose mais c'est l'impression que je perçois de tout cela. J'ai l'impression que la bourse n'a rien de concret mais a des influences sur l'économie alors que c'est basé sur de spéculations, des trucs pas très serieux vu l'impact que ça peut avoir.
 
 
Je précise que j'ai 16 ans et que je peux me tromper totalement, au quel cas autant pour moi...


 
On dit "au temps pour moi".
 
La bourse reflete l'économie, du moins elle a un impact... Tu diminues le net equity des actionnaires, porteurs, traders, gérants, c'est pas franchement bon pour stimuler l'économie...

n°16909801
Gueux76
Posté le 06-12-2008 à 02:43:30  profilanswer
 

La bourse a quand même un rôle mineur dans la crise financière du marché interbancaire et dans la crise du crédit qui s'en est suivi.  
De manière générale elle est supposée refléter l'économie puisque composée de personnes qui investissent en fonction de la santé financière des entreprises et donc des perspectives économiques. Les investisseurs étant les personnes les plus au fait de ce qui se passe réellement dans l'économie, la bourse représente donc généralement une sorte d'intelligence collective jugeant des perspectives économiques futures. Mais la réalité est bien plus compliquée.  
 
D'un point de vue théorique, on considère qu'il y a trois possibilités :  
 
Strong efficient : où toutes les actions sont au juste prix, les investisseurs ayant accès à toutes les informations publiques et privées sur les entreprises et ces informations se répandant très vite.  
 
Semi-strong efficient : où la valeur des actions reflètent l'ensemble des informations publiques (presse, indicateurs éco, rapport annuel, bilans ect...)
 
Weak efficient : où la valeur des actions reflètent toutes les données historiques et changent de manière aléatoire en fonction des nouvelles informations qui arrivent
 
La réalité montre que les marchés sont généralement weak efficient et que les actions surestimées ou sous-estimées sont nombreuses. Si l'on rajoute à ça qu'en temps de crise, la rationalité des investisseurs en prend un sacré coup, qu'en ce moment c'est les montagnes russes alors on peut dire que non la bourse aujourd'hui ne sert pas à grand chose pour juger de la santé des économies au jour le jour. Après sur du long terme, la chute elle est là et c'est pas pour rien mais en soit c'est plus l'économie qui influe sur la bourse que l'inverse.

n°16909966
CAMPEDEL
⭐ Cibus vitam, vinum veritas ⭐
Posté le 06-12-2008 à 08:30:46  profilanswer
 

yassoune78 a écrit :

Je n'y connais pas grand chose mais c'est l'impression que je perçois de tout cela. J'ai l'impression que la bourse n'a rien de concret mais a des influences sur l'économie alors que c'est basé sur de spéculations, des trucs pas très serieux vu l'impact que ça peut avoir.


Oula, fais gaffe avec de tels propos : tu vas finir sur un bûcher !
C'est que certains par ici ne rigolent pas avec le dogme ultra-capitaliste et son goupillon qu'est la bourse !

Citation :


Je précise que j'ai 16 ans et que je peux me tromper totalement, au quel cas autant pour moi...


Mourrir si jeune...  :sarcastic:  :(  
 
 
 
 
 ;)


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1er message HFR, Maison, Ruptures, Ingénierie du bâtiment, Bougnats, Bonus Croustillant
n°16909994
poilagratt​er
Posté le 06-12-2008 à 08:59:33  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
C'est une influence réciproque, la bourse influe sur "l'économie réelle" dans le sens où elle permet aux entreprises de se financer plus ou moins cher (directement ou indirectement), et l'économie influe sur la bourse puisque la valeur des sous-jacents (actions par exemple) est fonction de la valeur que peu dégager l'entreprise par exemple;donc si l'entreprise a une mauvaise performance, elle fait diminuer la valeur de son action.


c'est devenu un role très accessoire...
ça représente quel pourcentage des échanges le financement des entreprises (introduction en bourse, augmentation de capital,... ?)


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°16909995
poilagratt​er
Posté le 06-12-2008 à 09:00:11  profilanswer
 


Non, c'est "autant pour moi"   :D


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°16910092
freeza01
Posté le 06-12-2008 à 10:07:09  profilanswer
 


 
Marc Fiorentino
 
"
BAISSES DES TAUX HISTORIQUES
05 décembre 2008 | 07h43 dans MORNING ZAPPING
 
C'est simple. ON n'avait jamais vu cela. La vague de baisses des taux d'hier est historique.QUELLE JOURNEE SUR LES TAUX! La BCE n'avait jamais baissé ses taux auparavant de 0.75%, la banque de Suéde de 1.75%! Et la baisse des taux en Angleterre de 1% à 2% ramène les taux à un niveau qu'ils n'ont jamais atteint depuis 1694!!!!!! Et les marchés anticipent partout des baisses de taux de 0.5 à 1% encore.
 
PLAN DE RELANCE FRANCAIS. La seule bonne chose dans le plan de relance Français c'est que le gouvernement n'a pas fait l'erreur de faire un plan de relance de la consommation comme en 1981. On sait qu'ils ne servent à rien. Ma seule crainte c'est que les sommes promises ne soient jamais débloquées mais l'esprit du plan est bon car il est tourné vers l'investissement.
 
LA CHINE MENACE LA FRANCE de représailles économiques si Nicolas Sarkozy s'entête à recevoir le dalai lama... La cHine a oublié qu'elle n'est plus aussi puissante qu'il y a un an... Elle a perdu les jeux Olympiques économiques.
 
43 dollars sur le pétrole!! On est loin des 200 dollars annoncés en Juillet.
 
LE CREDIT SUISSE sacrifie 11% de ses emplois poiur tenter de sauver sa peau aprés une perte de plus de 2 milliards de d'euros en deux mois
 
LES CONSTRUCTEURS AMERICAINS a genoux devant le Congrés Américain mais ils ne parviennent pas encore à convaincre.
 
BONNE JOURNEE"
 
 
Bonne journée (quand même) serait une meilleure signature [:hahaguy].
 
mais le pire est à venir:
marc Fiorentino sur France Info hier matin prédit un rebond technique à venir qui amènera le cac à 4500 points vers mai 2009, puisque il n'y a plus grand chose à vendre.
Attention donc, ce n'est en aucun la sortie de crise, pas plus que c'est lié à l'économie réelle, mais les principaux investisseurs n'ont tout simplement bientôt plus rien à vendre, et c'est pour ça que ça va remonter...
 
Une remontée pendant une avalanche de mauvaises nouvelles, si elle se produit, ça veut dire qu'à la moindre mauvaise nouvelle économique grave, genre chute d'une banque... on repartira pour une longue descente  aux enfers.
 
Politiquement, ce sera intéressant aussi:
sans que la moindre mesure internationale soit prise, et s'il y'a rebond technique, on verra tous les ministres du monde "Vous voyez, c'est grâce aux mesures de NOTRE gouvernement que l'économie mondiale se porte mieux !"  [:william l petersen]  
 
et dès que ça recommencera à tomber "C'est la faute des ricains !" [:william l petersen]  
 
sauf que cette fois ci, y'aura plus d'argent sorti de nulle part disponible pour remuer du vent ou à jeter par la fenêtre...
 
 
Et encore...  on est pas sorti de la crise financière, la France entre à peine dans la crise économique (si on raisonne en terme de trimestres, et le pire reste à venir (et pas qu'en France)... la crise sociale qui va suivre va être terrible. Sans parler de tous les licenciements, le simple fait que le citoyen lambda ne puisse plus payer la nourriture et les vêtements de sa famille, ça va donner du sport...
 
Mais le citoyen lambda porte aussi une responsabilité: il était bien content de ce système de consommation, tous ces merveilleux produits arrivant comma par magie sur les étals des supermarchés, sans jamais se soucier de la source des matières premières et de la main d'oeuvre, et de leur équivalent en sang, sueur, larmes et exploitation... en décembre, on verra le citoyen lambda faire la fête, consommer à gogo, jouer à la cigale de la fable. Fin mars 2009, on retrouvera le même citoyen lambda, quand la bise sera venue, luttant pour survivre, se demandant pourquoi il n'y a plus rien à manger de qualité pour sa famille, sans moyen de déplacement personnel fiable, coincé dans une maison trop petite et mal chauffée dont il n'arrive même plus à payer les traites, et blâmant encore et toujours l'autre.  
 
de là à dire qu'il l'a bien cherché, et qu'il ne fait que récolter ce qu'il a semé, et qu'il méritait une punition, il n'y qu'un pas à franchir.
La bourse était surévaluée, vous avez vu ce que ça a donné. L'humanité étant surévaluée  [:sachaguitry]  , je vous laisse deviner la suite [:freeza01]


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°16910143
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 06-12-2008 à 10:25:00  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


c'est devenu un role très accessoire...
ça représente quel pourcentage des échanges le financement des entreprises (introduction en bourse, augmentation de capital,... ?)


 
Tu tires la conclusion, et après tu demandes les données pour faire ton analyse? pas mal :D
 
La crise du crédit, tient aussi en grande partie au fait que les banques ne peuvent plus "revendre" une partie de leurs crédits en bourse (syndiquer) ce qui diminue d'autant leurs sources de financement. (c'est un exemple de financement indirect des entreprises)


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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°16910224
freeza01
Posté le 06-12-2008 à 10:52:40  profilanswer
 

Soyons un peu positif quand même, tous les politiques ne sont pas populistes et menteurs:
 
 
JE SUIS FAN D'ANGELA
05 décembre 2008 | 12h04 dans CHRONIQUE DU CONTRARIAN LA TRIBUNE
 
Le refus d’Angela Merkel de céder à la pression de la mode des plans de relance a déclenché une vague de critiques sans précédents... ... Comment peut elle être aussi « contrarian » et contrariante ? Comment ose t’elle refuser de céder à la pensée unique du moment ? Pour qui se prend elle, cette « Madame Nein », pour choisir de ne pas hurler avec les loups ? Ce qui est amusant dans ce déchaînement de violences, verbales heureusement, c’est qu’elle vient principalement de la France et des Etats-Unis. De la France qui multiplie les effets d’annonce sans jamais débloquer le moindre centime (je cherche toujours la piste de 25 milliards d’euros débloqués pour un plan d’urgence d’aide aux PME…à l’heure où j’écris, on n’arrive même pas à trouver les deux ou trois premiers milliards ) et qui refait du neuf avec de l’occasion ou même de la casse à 1000 euros. Des Etats-Unis qui ont provoqué la bulle du crédit, déclenché la plus grande panique financière des dernières décennies et modifié structurellement le Plan Paulson une bonne dizaine de fois déjà. Quels sont les arguments d’Angela Merkel ? 1. L’Allemagne n’est pas le pays du marketing : on fait ce qu’on annonce et on n’annonce pas ce qu’on ne fera pas. 2. L’économie doit passer par une phase de récession avant de se relever. Tenter de freiner l’ordre naturel de la chose économique est aussi efficace que des antibiotiques pour combattre un virus 3. Les plans de relance d’aujourd’hui sont les déficits de demain et la crise d’après demain. Je ne partage pas entièrement ces arguments mais j’accorde à Angela le bénéfice du doute. L’économie allemande n’a de leçons à recevoir ni de la France en mal de soutien de PME, en particulier exportatrices, ni de la Grande Bretagne adepte de la combinaison explosive de la spéculation immobilière et financière, ni des Etats-Unis intoxiqués aux crédits internationalement radioactifs. Angela a ses raisons. Elle peut encore changer d’avis si la crise se durcit, comme elle l’a fait pour le sauvetage des banques. Mais, comme sa garde robe le prouve, ce n’est pas une femme qui cède aux sirènes de la mode. « Ich bin ein fan von Angela Merkel… »
 
 
j'abonde en ce sens !


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°16910373
Gueux76
Posté le 06-12-2008 à 11:39:32  profilanswer
 

De la rigueur libérale à l'allemande quoi, pas vraiment réjouissant pour la population qui va la sentir passer la crise  :sweat:

mood
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Posté le 06-12-2008 à 11:39:32  profilanswer
 

n°16910380
freeza01
Posté le 06-12-2008 à 11:41:44  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :

De la rigueur libérale à l'allemande quoi, pas vraiment réjouissant pour la population qui va la sentir passer la crise  :sweat:


 
Tandis que la France sera épargnée grâce à ses frontières magiques, et son gouvernement si réaliste, économe et intelligent  [:william l petersen]


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°16910421
Gueux76
Posté le 06-12-2008 à 11:50:59  profilanswer
 

Non plus mais c'est juste deux façons différentes de gérer les crises.  
On fait rien, dès que ça repart, on investit et on repart à fond
On creuse le déficit pendant la crise, diminue les effets, quand ça repart il faut rembourser et on est part de moins loin donc on repart moins vite mais la population prend moins cher pendant la crise, on lisse la courbe de croissance quoi.  
 
Les USA viennent de changer mais le thatchérisme et la néolibéralisme c'était le premier point. C'est ce que Merkel veut faire, d'ailleurs en temps que premier exportateur mondial, l'Allemagne va plutôt profiter des plans de relance des autres pays donc c'est pas con.
 
Qu'un libéral pur jus défende Merkel je veux bien, si c'est pas le cas, c'est coquasse tellement c'est contradictoire.

Message cité 1 fois
Message édité par Gueux76 le 06-12-2008 à 11:52:15
n°16910684
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 06-12-2008 à 12:41:29  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :

Non plus mais c'est juste deux façons différentes de gérer les crises.  
On fait rien, dès que ça repart, on investit et on repart à fond
On creuse le déficit pendant la crise, diminue les effets, quand ça repart il faut rembourser et on est part de moins loin donc on repart moins vite mais la population prend moins cher pendant la crise, on lisse la courbe de croissance quoi.  
 
Les USA viennent de changer mais le thatchérisme et la néolibéralisme c'était le premier point. C'est ce que Merkel veut faire, d'ailleurs en temps que premier exportateur mondial, l'Allemagne va plutôt profiter des plans de relance des autres pays donc c'est pas con.
 
Qu'un libéral pur jus défende Merkel je veux bien, si c'est pas le cas, c'est coquasse tellement c'est contradictoire.


C'est une théorie qui serait valable si le système donné est viable et non à jeter à la poubelle.  :o


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Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°16910707
Ex-Floodeu​r
La Source
Posté le 06-12-2008 à 12:45:15  profilanswer
 

Le Congrès prêt à débloquer 25 milliards de dollars pour le secteur automobile
 

Citation :

Les élus démocrates au Congrès voudraient accorder 25 milliards de dollars (19,7 milliards d'euros) de prêts aux constructeurs automobiles General Motors, Ford et Chrysler pour les sauver de la faillite, rapporte le New York Times, samedi 6 décembre. Les négociations entre l'administration républicaine et le parti du prochain président se sont accélérées après l'annonce de la suppression de 533 000 emplois au mois de novembre dans le pays, du jamais vu depuis 34 ans.


 
http://www.lemonde.fr/la-crise-fin [...] r=RSS-3208


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Saint Seiya  || La Livebox || Europe, débats, réflexions
n°16910836
freeza01
Posté le 06-12-2008 à 13:12:05  profilanswer
 
n°16911489
Leg9
Fire walk with me
Posté le 06-12-2008 à 15:36:46  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 

Citation :

Selon l’Association Française des Usagers des Banques (AFUB), il y a environ 15000 saisies immobilières chaque année en France. Cette année, l’association prévoit une hausse de ces saisies en raison de la crise actuelle. Les personnes les plus menacées sont tout d’abord celles qui ont souscrit un prêt hypothécaire, mais également les signataires d’un prêt relais qui arrive à échéance.
 
L’AFUB estime à 30000 le nombre de foyers dont les prêts relais arrivent à échéance d’ici à deux mois et qui n’ont toujours pas réussi à vendre leur bien immobilier.


 
Ils ont vraiment déconné ces couillons de ricains sur les crédits immo  :sweat:

Là on parle de la France, rien à voir avec les USA.
(sauf dans le fait de vouloir les singer....)


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If I could start again, a million miles away, I would keep myself, I would find a way... "Loreleï's dead ; Heaven is about to fuzz."
n°16911503
Leg9
Fire walk with me
Posté le 06-12-2008 à 15:40:12  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Non, c'est "autant pour moi"   :D

Et c'est reparti [:prozac]
 


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If I could start again, a million miles away, I would keep myself, I would find a way... "Loreleï's dead ; Heaven is about to fuzz."
n°16911708
doutrisor
Posté le 06-12-2008 à 16:29:49  profilanswer
 

Le monde entier pris en otage par un système financier pourri : "renflouez-nous ou on crève tous !!" Hop, on jete en prison qq traders pris comme boucs émissaires et voila.


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"A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps"
n°16912108
Badcow
Posté le 06-12-2008 à 18:08:51  profilanswer
 

doutrisor a écrit :

Le monde entier pris en otage par un système financier pourri : "renflouez-nous ou on crève tous !!" Hop, on jete en prison qq traders pris comme boucs émissaires et voila.


 
Périodiquement, le monde financier s'écroule...
 

Citation :


En 1715, l'année de la mort de Louis XIV, Law revient en France pour offrir ses services en tant qu'économiste à Philippe d'Orléans. La situation financière du pays était dramatique. La dette de l'État français était énorme, car l'ancien roi avait énormément dépensé dans les guerres et les constructions, de plus quelques dizaines de financiers s'étaient énormément enrichis au dépens du royaume et étaient toujours à l'affût de quelques bonnes affaires. Les ministres et les personnalités influentes ne proposaient que des solutions de replâtrage. Le régent se décide alors à suivre les audacieuses théories de Law qui semblent lui permettre de régler le problème de l'endettement et de relancer vigoureusement l'activité économique du pays.
 
John Law est autorisé à créer en 1716 la Banque générale et à émettre du papier-monnaie contre de l'or. Le régent, lui-même participe à la souscription des actions de la nouvelle banque, cependant, il ne s'agissait pas d'une banque foncière mais d'une banque ordinaire sur le modèle hollandais qui échange des dépôts de monnaie métallique contre des billets sans même prendre de courtage, les bénéfices étant faits grâce au change et aux opérations d'escompte. Le succès fut rapidement au rendez-vous car la monnaie émise était plus pratique pour les négociants et la banque commença à accroître le volume de ses émissions, émettant plus de papier-monnaie qu'elle n'avait réellement d'or et d'argent en dépôt. À ce niveau la création monétaire était garantie par divers revenus que la banque pouvait s'assurer grâce à l'appui du Régent.
 
En 1717, pour se lancer lui-même dans le grand commerce avec l'Outremer, John Law crée la Compagnie d'Occident, après avoir racheté la Compagnie du Mississippi, créée en 1713 par le financier Antoine Crozat et responsable de la mise en valeur de la grande Louisiane française. Une vaste opération de propagande en faveur de la colonisation est lancée. John Law fait valoir auprès du grand public qu'il a lui-même investi dans un immense domaine en Louisiane, juste pour donner confiance car il n'a jamais eu l'intention de développer quoi que ce soit là-bas.
 
En 1718, la Banque générale devient Banque Royale, garantie par le roi. En 1719, la Compagnie d'Occident absorbe d'autres compagnies coloniales françaises, dont la Compagnie du Sénégal, la Compagnie de Chine et la Compagnie française des Indes orientales, et devient la Compagnie perpétuelle des Indes. La nouvelle compagnie dispose d'une souveraineté de fait sur le port de Lorient qui connaît alors une activité commerciale sans précédent. Toujours en 1719, la Compagnie renégocie pour le compte du royaume la multitude de rentes dont il est redevable qu'elle obtient aux meilleurs taux. Elle offre au royaume de lui prêter 1 200 millions de livres nécessaires à cette vaste opération de rachat, contre une annuité égale à 3 % du total. Quant aux règlements, ils se font en billets de banques. Les nouvelles souscriptions sont très bien accueillies alors que les nouveaux billets ont une valeur supérieure à leur équivalent en monnaie métallique, ce qui engendre un début d'inflation cachée par l'appréciation des billets-papier. Seuls les plus importants possesseurs de ces billets commencent à avoir des craintes.
 
En août 1719, la compagnie obtient de l'État le privilège de percevoir les impôts indirects et celui de la fabrication de la monnaie. En 1720, la Banque royale et la Compagnie perpétuelle des Indes fusionnent et John Law en est nommé Contrôleur général des finances le 5 janvier, puis surintendant général des Finances. Ce mois-là, plus d'un milliard de livres de billets de banque sont émis et le capital de la banque se monte à 322 millions de livres. Cependant la fin du système Law est proche ; les ennemis de John Law — parmi eux se trouvent le duc de Bourbon et le prince de Conti — poussent à une spéculation à la hausse dans le but de faire effondrer le système. Le prix des actions passent de 500 livres à 20 000 livres. Puis certains des plus gros possesseurs de billets commencent à demander à réaliser leurs avoirs en pièces d'or et d'argent, ce qui fait immédiatement écrouler la confiance dans le système. Dès le 24 mars, c'est la banqueroute du système de Law. Les actionnaires se présentent en masse pour échanger le papier-monnaie en espèces métalliques que la société ne possède plus. Plus personne n'a confiance ; il s'ensuit une grave crise économique en France et en Europe.


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°16912124
CAMPEDEL
⭐ Cibus vitam, vinum veritas ⭐
Posté le 06-12-2008 à 18:12:48  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


 
JE SUIS FAN D'ANGELA
05 décembre 2008 | 12h04 dans CHRONIQUE DU CONTRARIAN LA TRIBUNE


 
 
Ouaip, ben, sans moi.
 
Dans mon domaine, des immeubles entiers de logements sont en arrêt de construction, le promoteur ayant fondu les plombs (parce qu'il n'a pas réussi à vendre les tous derniers appartements, parce que quelques clients ont dû se révéler insolvable finalement, etc.).
 
Les clients, des familles de français moyens ont déjà versé les 3/4 des 250 000 euros de leur logement futur. Ils sont en train de rembourser les intêrets intercalaires.
 
Les entreprises ont réalisés les travaux au 3/4 mais n'ont été payé que pour 1/2. Il leur manque au moins 1/4 de travaux déjà fait et 1/4 de travaux à faire.  
 
 
On fait quoi avec ça ?
On laisse tout se planter ?
 
Dans ce cas, les familles vont devoir payer pendant 20 ans un prêt plus un loyer, et ne rien posséder, car on ne peut pas posséder un immeuble non fini. un nombre non négligeable vont entrer en surendettement, d'autres habiter dans la maison de leur parents, d'autres louer un F1 et y vivre à 4.
 
De l'autre coté, la moitier des entreprises vont cesser d'exister et les autres réduire fortement le nombre d'employer, afin d'absorber l'impayé.
 
 
L'autre solution, c'est que l'état se substitue au promoteur,  lui rachete les immeubles en cours et les finisse à sa place. Humainement, c'est une évidence de solidarité. Economiquement, c'est une évidence comptable pour la nation.
 
Laisser tout planter sans aucun frein, c'est criminel au sens premier du terme (des humains vont en mourrir).
 


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1er message HFR, Maison, Ruptures, Ingénierie du bâtiment, Bougnats, Bonus Croustillant
n°16912145
CAMPEDEL
⭐ Cibus vitam, vinum veritas ⭐
Posté le 06-12-2008 à 18:15:39  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


 
Tandis que la France sera épargnée grâce à ses frontières magiques, et son gouvernement si réaliste, économe et intelligent  [:william l petersen]


 
 
Entre regarder tout se vautrer sans lever le petit doigt et tenter de freiner, d'amortir, la chute, il y a une différence que les classes sociales basses vont terriblement sentir.  
 


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1er message HFR, Maison, Ruptures, Ingénierie du bâtiment, Bougnats, Bonus Croustillant
n°16913190
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 06-12-2008 à 21:07:42  profilanswer
 

CAMPEDEL a écrit :

L'autre solution, c'est que l'état se substitue au promoteur,  lui rachete les immeubles en cours et les finisse à sa place. Humainement, c'est une évidence de solidarité. Economiquement, c'est une évidence comptable pour la nation.

 

Laisser tout planter sans aucun frein, c'est criminel au sens premier du terme (des humains vont en mourrir).

ça ce serait la réponse d'un gouvernement qui se sent responsable de l'ensemble de la population. hors ce n'est pas le cas puisque c'est un gouvernement ump.

 

la réponse de l'état ump c'est :
Le rapporteur général du budget au Sénat, Philippe Marini (UMP) proche de l'Elysée, va proposer lundi 8 décembre un amendement qui vise à rendre partiellement déductibles les pertes boursières de 2008 de l'impôt sur le revenu.
Si vous avez enregistré des pertes boursières entre le 01/01 et le 30/11/08 vous pourrez les faire figurer en déduction de vos revenus lors de votre prochaine déclaration dans la limite de 10 700 €.

Jusqu’à présent les moins-values étaient uniquement imputables en déduction d’éventuelles plus-values réalisées lors des 5 exercices suivants.

 

les + riches, s'ils ont perdu en bourse, voient donc le bouclier fiscal remonter d'autant. cadeau des fauchés qui n'ont pas les moyens de boursicoter.
pour ceux qui vont se retrouver dans le caca à cause d'une maison à moitié construite, ils devront tout payer, on est dans un état de droit qui ne fait de cadeaux qu'aux riches...

 

édit
le montant du RMI d'un isolé est d'environ 5500€/an. 50% d'impôts sur 10 700€ ça fait donc un revenu équivalent à un rmi de moins pour l'état. pourtant il y a et il va y avoir un paquet de nouveaux rmistes, et d'autant moins d'imposés. cherchez l'erreur.

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Message édité par hpdp00 le 06-12-2008 à 21:16:45

---------------
du vide, j'en ai plein !
n°16917228
bes31
Posté le 07-12-2008 à 06:51:11  profilanswer
 

Pour certains économistes, tel Jacques Sapir, Jean Luc Gréau, Frédéric Lordon ou Emmanuel Todd, la crise mondiale n'est ni un phénomène conjoncturel, ni une conséquence de la crise financière. C'est une crise d'épuisement du modèle néolibéral fondé sur la mondialisation des échanges, le primat de la finance sur l'industrie, l'explosion des inégalités et des déséquilibres macroéconomiques mondiaux, l'excès d'endettement public et privé venus compensés une stagnation des salaires.
 
Selon cette hypothèse, l'économie mondiale, confrontée à un mur de dettes et à un problème d'insuffisance de la demande globale, s'engage dans une spirale dépressive et déflationniste qui s'annonce dévastatrice pour l'emploi, le pouvoir d'achat et les finances publiques. Elle durera tant que le système n'aura pas été réformé en profondeur permettre la relance des salaires, de la production et de l'investissement.
 
Si cette interprétation s'avère juste, le plan de relance ne redonnera qu'une petite bouffée d'air à l'économie française tout en aggravant les causes de la crise. L'économie en ressortira plus endettée, avec une demande plus comprimée, un appareil productif encore plus délocalisé, des salaires encore plus contraints. Le traitement administré par Sarkozy reviendrait alors à celui de l'alcoolique qui boit au réveil l'alcool avec lequel il s'est mis minable la veille pour faire passer sa gueule de bois…
 
La seule sortie de crise envisageable passerait alors par une réindustrialisation du pays et un ancrage de l'industrie via la mise en place d'un protectionnisme coopératif, par un rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée entre travail et capital via de nouvelles contraintes à l'avidité du capital et par une remontée des salaires via des mécanismes d'indexation au regard de la productivité du travail.
 
Nous ne tarderons d'ailleurs pas à savoir si la récession est un phénomène conjoncturel lié à la crise financière ou si elle est une crise systémique d'épuisement du modèle.
 
Bientôt les entreprises du CAC 40 publieront leurs résultats pour l'année. Si nos champions nationaux battent une fois de plus leurs records de profits, ce sera le signe que le capital à force de vivre sur la bête est en train de la tuer et qu'il ne lâchera pas prise avant de l'avoir définitivement achevé.
 
Ce jour là, la crise économique deviendra sociale, puis politique.  
 
http://www.marianne2.fr/Relance-de [...] 93995.html

n°16917239
freeza01
Posté le 07-12-2008 à 08:01:01  profilanswer
 

CAMPEDEL a écrit :


 
 
On fait quoi avec ça ?
On laisse tout se planter ?
 


 
Je suis d'accord qu'il faille aider le bâtiment et les ménages endettés, sans quoi des centaines, si ce ne sont des milliers, de ménages, couples avec ou sans enfant(s) vont se retrouver à la rue du jour au lendemain.
Mais à quoi bon débloquer des milliards pour les industries ? On a déjà vu ici que les parking de stockage, que les stocks de voiture invendues sont pleins à craquer... les constructeurs vont cramer ou balancer leur stock à la mer pour donner du boulot à leurs ouvriers ? La vérité, c'est que les ouvriers vont rester en chômage technique, les constructeurs français pourront respirer (quelque mois, et si les fonds sont bien débloqués pour de vrai !) tandis que tout ceux en dessous, équipementiers et fournisseurs, vont boire la tasse, couler, et personne ne pourra les aider. C'est ça le truc. Plutôt que de faire la gestion médiatico-politique, il faut parler franchement et intelligemment à ses citoyens... (ça aussi, c'est une autre histoire. Depuis des dizaines d'années, les politiques français considèrent comme des imbéciles et à la limite, les abrutissent. "Dormez tranquilles, ayez confiance". En Allemagne, ça a été probablement différent, ça transparaît franchement par exemple, dans leur engagement plus sérieux et plus ancien dans l'écologie, et le fait qu'ils aient réussi à former un gouvernement bipartisan qui fonctionne sans trop d'accrocs...).
La politique de Merkel, c'est "Serrons la ceinture, le pire reste peut-être à venir".
La politique de Sarkozy c'est "Nous avons la situation sous contrôle, et mieux, cette crise va nous permettre d'engranger des bénéfices !  [:william l petersen] "
Quand la France va commencer à boire la tasse dans 2 ou 3 trimestres, les conséquences sociales vont être terribles en partie à cause de ce foutage de gueule permanent...
 

bes31 a écrit :

Pour certains économistes, tel Jacques Sapir, Jean Luc Gréau, Frédéric Lordon ou Emmanuel Todd, la crise mondiale n'est ni un phénomène conjoncturel, ni une conséquence de la crise financière. C'est une crise d'épuisement du modèle néolibéral fondé sur la mondialisation des échanges, le primat de la finance sur l'industrie, l'explosion des inégalités et des déséquilibres macroéconomiques mondiaux, l'excès d'endettement public et privé venus compensés une stagnation des salaires.
 
Selon cette hypothèse, l'économie mondiale, confrontée à un mur de dettes et à un problème d'insuffisance de la demande globale, s'engage dans une spirale dépressive et déflationniste qui s'annonce dévastatrice pour l'emploi, le pouvoir d'achat et les finances publiques. Elle durera tant que le système n'aura pas été réformé en profondeur permettre la relance des salaires, de la production et de l'investissement.
 
Si cette interprétation s'avère juste, le plan de relance ne redonnera qu'une petite bouffée d'air à l'économie française tout en aggravant les causes de la crise. L'économie en ressortira plus endettée, avec une demande plus comprimée, un appareil productif encore plus délocalisé, des salaires encore plus contraints. Le traitement administré par Sarkozy reviendrait alors à celui de l'alcoolique qui boit au réveil l'alcool avec lequel il s'est mis minable la veille pour faire passer sa gueule de bois…
 
La seule sortie de crise envisageable passerait alors par une réindustrialisation du pays et un ancrage de l'industrie via la mise en place d'un protectionnisme coopératif, par un rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée entre travail et capital via de nouvelles contraintes à l'avidité du capital et par une remontée des salaires via des mécanismes d'indexation au regard de la productivité du travail.
 
Nous ne tarderons d'ailleurs pas à savoir si la récession est un phénomène conjoncturel lié à la crise financière ou si elle est une crise systémique d'épuisement du modèle.
 
Bientôt les entreprises du CAC 40 publieront leurs résultats pour l'année. Si nos champions nationaux battent une fois de plus leurs records de profits, ce sera le signe que le capital à force de vivre sur la bête est en train de la tuer et qu'il ne lâchera pas prise avant de l'avoir définitivement achevé.
 
Ce jour là, la crise économique deviendra sociale, puis politique.  
 
http://www.marianne2.fr/Relance-de [...] 93995.html


 
 
la dernière phrase est à méditer.
 
D'autres nouvelles :
 
http://www.liberation.fr/economie/ [...] ans-le-mur
comme dit plus haut entre autre par HR et quelqu'un d'autre, les investissements dans le pétrole sont gelés. Si l'économie repart, à même demande, il y'aura moins d'offre, faute d'investissements. Car même si le baril baisse, on continue à pomper, et à assécher les puits...
 
 
http://www.lemonde.fr/la-crise-fin [...] 01386.html
L'Amérique n'a jamais détruit autant d'emplois depuis 1945

Citation :

Tous les secteurs sont touchés, et pas seulement l'industrie, comme on pourrait le croire avec la nouvelle annonce de la mise en chômage technique par General Motors de 4 000 ouvriers supplémentaires, le 5 décembre. Les deux tiers des destructions d'emplois concernent le secteur des services.
 
"Seuls deux secteurs continuent à créer des emplois : le service public et la sphère santé-éducation, analyse Jean-Marc Lucas, économiste chez BNP Paribas. Désormais, les destructions d'emplois sont plus nombreuses dans les services, et c'est la preuve que la récession s'étend, car ceux-ci représentent 85 % des emplois salariés aux Etats-Unis et sont, en général, plus résistants à la conjoncture." Il ajoute : "Il faut s'attendre à une tendance de 300 000 à 400 000 destructions d'emplois par mois."


 
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=48348
A Douai, l’Etat rock star a accouché d’une souris !
 
http://www.lemonde.fr/opinions/art [...] _3232.html

Citation :

Voilà pour le scénario central. Il y en a d'autres, que les économistes gardent soigneusement dans leurs tiroirs, de crainte de passer pour des illuminés. Des prévisions de l'extrême, en quelque sorte.
 
Celle, couleur rose bonbon, d'abord, d'une sortie rapide de la crise. Les plans de relance massifs produiraient immédiatement leurs effets bénéfiques tandis que l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche redonnerait confiance aux acteurs économiques : les boursiers se remettraient à acheter, les banquiers à prêter, les consommateurs à consommer, les constructeurs à fabriquer des voitures. Au fond, la crise des subprimes n'aurait été qu'un horrible mais bref cauchemar. Il n'est pas interdit, précisément, de rêver.
 
Pas plus qu'il n'est interdit d'envisager le pire. On n'a pour le faire que l'embarras du choix. A commencer par observer la multiplication des émeutes sociales en Chine, qui a besoin d'une croissance de 8 % pour absorber chaque année les 20 millions d'entrants sur le marché de l'emploi. Elle pourrait tomber à 6 % à la fin de l'année. Que deviendrait l'économie mondiale si son usine se met en grève ? Ou bien encore un mouvement de panique d'épargnants ayant perdu toute confiance et ne voulant pas perdre leurs économies, qui videraient leurs Livrets A, vendraient en masse leurs Sicav monétaires. Pas grand-chose à faire contre ça.


 
http://www.lemonde.fr/la-crise-fin [...] 01386.html
La Caisse des dépôts redoute de devoir afficher des pertes
 
bon dimanche malgré tout. Noël approche, profitons en tous pour nous changer les idées.


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°16917497
helmuth
Posté le 07-12-2008 à 11:15:14  profilanswer
 

La fin de l'année approche, qu'en est il de cette année 2008? Comment se sont comporté les indices depuis le premier janvier?
 
DJ:
 
http://pix.nofrag.com/5/7/5/9c1037d809a58701b286d7cb64f80.jpg
 
CAC:
 
http://pix.nofrag.com/8/3/6/82c6af9ad4b52c56be4169201b173.jpg
 
L'or:
 
http://pix.nofrag.com/6/1/a/022af21e392f219c232aa49b6e79b.jpg
 
Brent:
 
http://pix.nofrag.com/5/6/e/949c35a4848737c45127b91f04041.jpg
 
Stoxx:
 
http://pix.nofrag.com/c/4/2/93f5c14ce89a2351da2c267c618d2.jpg
 
Français:
 
http://pix.nofrag.com/0/2/3/3e7530d952beb22115273cbc9806b.jpg
 
La bonne nouvelle c'est que 2009 s'annonce pire  [:helmuth]


Message édité par helmuth le 07-12-2008 à 11:16:47
n°16917613
poilagratt​er
Posté le 07-12-2008 à 11:47:03  profilanswer
 

bes31 a écrit :

...   La seule sortie de crise envisageable passerait alors par une réindustrialisation du pays et un ancrage de l'industrie via la mise en place d'un protectionnisme coopératif, par un rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée entre travail et capital via de nouvelles contraintes à l'avidité du capital et par une remontée des salaires via des mécanismes d'indexation au regard de la productivité du travail...      


 :jap:   Et pourquoi les économistes attitrés pour passer à la télé, ne parlent ils jamais, jamais, de ces solutions ??


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°16917681
Badcow
Posté le 07-12-2008 à 12:09:19  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 :jap:   Et pourquoi les économistes attitrés pour passer à la télé, ne parlent ils jamais, jamais, de ces solutions ??


 
Tu veux parler de ceux "qui n'ont rien vu venir" et qui découvrent la crise comme les "vulgus pecum" que nous sommes ?


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°16917704
Profil sup​primé
Posté le 07-12-2008 à 12:15:44  answer
 

poilagratter a écrit :


 :jap:   Et pourquoi les économistes attitrés pour passer à la télé, ne parlent ils jamais, jamais, de ces solutions ??


Parce que c'est du blabla.
 
Ces gens tiennent un discours contradictoire, d'une part il faut ré-industrialiser donc investir en capital, et d'autre part il faut rééquilibrer le partage de la VA en faveur des salaires.
C'est impossible, si tu investis massivement automatiquement tu as une augmentation de la VA vers le capital par le biais des amortissements et provisions. De plus tu investis pour être compétitif, donc avoir des coûts moindres notamment en salaires.
 
Avant de parler de partage de la VA entre les salaires et le capital, il faudrait déjà commencer à définir de quoi l'on parle exactement. La part du capital n'est pas ce qui va dans les poches des actionnaires comme certains voudraient le faire croire.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 07-12-2008 à 12:16:13
n°16917884
el roti
Posté le 07-12-2008 à 13:04:34  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

ça ce serait la réponse d'un gouvernement qui se sent responsable de l'ensemble de la population. hors ce n'est pas le cas puisque c'est un gouvernement ump.  
 
la réponse de l'état ump c'est :
Le rapporteur général du budget au Sénat, Philippe Marini (UMP) proche de l'Elysée, va proposer lundi 8 décembre un amendement qui vise à rendre partiellement déductibles les pertes boursières de 2008 de l'impôt sur le revenu.
Si vous avez enregistré des pertes boursières entre le 01/01 et le 30/11/08 vous pourrez les faire figurer en déduction de vos revenus lors de votre prochaine déclaration dans la limite de 10 700 €.

Jusqu’à présent les moins-values étaient uniquement imputables en déduction d’éventuelles plus-values réalisées lors des 5 exercices suivants.
 
les + riches, s'ils ont perdu en bourse, voient donc le bouclier fiscal remonter d'autant. cadeau des fauchés qui n'ont pas les moyens de boursicoter.
pour ceux qui vont se retrouver dans le caca à cause d'une maison à moitié construite, ils devront tout payer, on est dans un état de droit qui ne fait de cadeaux qu'aux riches...
 
édit  
le montant du RMI d'un isolé est d'environ 5500€/an. 50% d'impôts sur 10 700€ ça fait donc un revenu équivalent à un rmi de moins pour l'état. pourtant il y a et il va y avoir un paquet de nouveaux rmistes, et d'autant moins d'imposés. cherchez l'erreur.


 
si j etais mauvaise langue j aurais dis qu ils ont voté cette loi pour eux meme et leurs proches, vu qu'ils ont tres probablement des billes en bourse et qu'ils ont perdu du blé

n°16918255
freeza01
Posté le 07-12-2008 à 14:35:01  profilanswer
 

el roti a écrit :


 
si j etais mauvaise langue j aurais dis qu ils ont voté cette loi pour eux meme et leurs proches, vu qu'ils ont tres probablement des billes en bourse et qu'ils ont perdu du blé


 
Et leurs amis !
Dans mes bras, tu as comprends comment tourne le monde :'( (et je dis ça sans ironie aucune, en plus).


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°16918271
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 07-12-2008 à 14:39:39  profilanswer
 

bes31 a écrit :

Pour certains économistes, tel Jacques Sapir, Jean Luc Gréau, Frédéric Lordon ou Emmanuel Todd, la crise mondiale n'est ni un phénomène conjoncturel, ni une conséquence de la crise financière. C'est une crise d'épuisement du modèle néolibéral fondé sur la mondialisation des échanges, le primat de la finance sur l'industrie, l'explosion des inégalités et des déséquilibres macroéconomiques mondiaux, l'excès d'endettement public et privé venus compensés une stagnation des salaires.
 
Selon cette hypothèse, l'économie mondiale, confrontée à un mur de dettes et à un problème d'insuffisance de la demande globale, s'engage dans une spirale dépressive et déflationniste qui s'annonce dévastatrice pour l'emploi, le pouvoir d'achat et les finances publiques. Elle durera tant que le système n'aura pas été réformé en profondeur permettre la relance des salaires, de la production et de l'investissement.
...
 
Nous ne tarderons d'ailleurs pas à savoir si la récession est un phénomène conjoncturel lié à la crise financière ou si elle est une crise systémique d'épuisement du modèle.
...
http://www.marianne2.fr/Relance-de [...] 93995.html


c'est une façon de voir, et je suis assez d'accord sur le principe de la mondialisation qui tue l'emploi et la conso, mais je vois dans l'ultra-libéralisme une conséquence du capitalisme, tandis que la crise actuelle a une autre cause, plus ancienne et plus profonde.
 
actuellement, tout le monde dit "c'est la pire crise depuis '29".  
personne ne pense "ce pourrait être une crise plus grave que '29". non pas une crise de capitalisme, qui a régulièrement ses règles puis qui relance une bulle + grosse qu'avant, mais une crise de "fin de société" telle qu'on la connaît depuis près d'un siècle.
pourquoi?
 
la crise de '29 a été le début d'une réorganisation très profonde de la société, passée de la "petite industrie d'entreprises privées" façon production de guerre (la première GM) à la production pour tous, au crédit facile, à l'énergie quasi-gratuite du pétrole, au début de la mondialisation et du transport mondial facile, que la seconde guerre mondiale a généralisé du fait de ses exigences logistiques.
cela a permit le passage rapide d'un secteur primaire (agriculture) majoritaire au secondaire (industrie) des années '30 aux '80, puis au tertiaire (services). il y a plusieurs années que le tertiaire décline en occident. je ne sais pas ce qu'il y a après.  
 
depuis la 2GM, la consommation est devenue un but en soi, sans soucis des ressources restant disponibles, ni de pollution, ni de l'énergie (dans le public si, du côté de la production non), et je crois qu'on est arrivé au bout des possibilités de conso.  
si c'est le cas, non seulement les tentatives de relance prévues sont "toxiques" parce qu'allant contre la marée mais ça nous fera perdre du temps et des moyens pour préparer l'ère de l'après-conso.
 
à mon avis il faudrait partir sur le principe de la "survie", disons une base de décroissance permanente de 1 à 2%, la préservation des ressources industrielles et naturelles _partout dans le monde_, préparer un retour à l'agriculture non-intensive, diminuer constamment la conso d'énergie, etc.
 
après 70 ans de conso effrénée je doute que beaucoup de monde puisse accepter cette idée, et pourtant, comme la bourse, la croissance de la conso ne monte pas jusqu'au ciel...


---------------
du vide, j'en ai plein !
n°16918282
moonboots
Posté le 07-12-2008 à 14:42:10  profilanswer
 

Jacques Généreux à propos de la crise sur Marianne2 :
http://marianne2.fr/Jacques-Genere [...] i#comments

n°16918335
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 07-12-2008 à 14:58:34  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


http://www.lemonde.fr/la-crise-fin [...] 01386.html
L'Amérique n'a jamais détruit autant d'emplois depuis 1945

Citation :

Tous les secteurs sont touchés, et pas seulement l'industrie, comme on pourrait le croire avec la nouvelle annonce de la mise en chômage technique par General Motors de 4 000 ouvriers supplémentaires, le 5 décembre. Les deux tiers des destructions d'emplois concernent le secteur des services.
 
"Seuls deux secteurs continuent à créer des emplois : le service public et la sphère santé-éducation, analyse Jean-Marc Lucas, économiste chez BNP Paribas. Désormais, les destructions d'emplois sont plus nombreuses dans les services, et c'est la preuve que la récession s'étend, car ceux-ci représentent 85 % des emplois salariés aux Etats-Unis et sont, en général, plus résistants à la conjoncture." Il ajoute : "Il faut s'attendre à une tendance de 300 000 à 400 000 destructions d'emplois par mois."


 
bon dimanche malgré tout. Noël approche, profitons en tous pour nous changer les idées.


tiens, c'est à peu près là que je voulais en venir :) (non pas au changement d'idée, mais à la fin du cycle primaire secondaire tertiaire).
qu'est ce qu'il y a après le tertiaire? je suppose un retour au primaire (agriculture).
mais plus à l'agriculture industrialisée, la recherche de la productivité basée sur l'exploitation à court terme mais au contraire un bien précieux qui soit la principale ressource qu'il nous reste comme moyen de subsistance.
 
même si le baril de pétrole est actuellement à 30€ et promet de descendre sous 20€, la fin de l'énergie bon marché est en vue, il faudra faire face et diminuer notre conso, qu'on le veuille ou non. je suppose que ce sera l'élément dominant pour les prochaines dizaines d'années : la réorientation de l'occident dans le durable et le renouvelable, par nécessité.
 
bientôt noël, consommez, il se pourrait que ce ne soit plus possible dans l'avenir ;)


---------------
du vide, j'en ai plein !
n°16918355
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 07-12-2008 à 15:05:25  profilanswer
 

el roti a écrit :

si j etais mauvaise langue j aurais dis qu ils ont voté cette loi pour eux meme et leurs proches, vu qu'ils ont tres probablement des billes en bourse et qu'ils ont perdu du blé

mauvaise langue :D
après tout, offrir un an de rmi-cadeau aux millions de malheureux boursicoteurs qui n'en ont pas besoin, ça ne coûte pas grand chose à l'état, faut bien relancer la machine [:ocube].
et puis si un jour les pauvres qui n'ont pas de pain et ne peuvent pas non plus s'offrir des brioches posent des têtes de ministres au bout d'une pique, les têtes ne comprendront pas pourquoi :D


Message édité par hpdp00 le 07-12-2008 à 15:52:02

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du vide, j'en ai plein !
n°16918553
poilagratt​er
Posté le 07-12-2008 à 16:13:42  profilanswer
 


En fait faudrait surtout imaginer un mode de calcul qui permette à ce qui est produit d'aller la ou il y en a besoin.  
Peut être que ça passe par la nationalisation des outils de production..., si autrement ça ne fonctionne pas (comme tu le soulignes.)


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°16919283
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 07-12-2008 à 18:54:29  profilanswer
 


Non. Il faut séparer la banque à joujoux de la banque de dépôt. Comme ce fût le cas aux US.
Et proscrire la pression politicienne sur les banques. On voit où ça a mené...

n°16919861
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 07-12-2008 à 20:26:10  profilanswer
 

Krugman: US Auto Industry Will Probably Disappear

 
STOCKHOLM, Sweden — Nobel economics prize winner Paul Krugman said Sunday that the beleaguered U.S. auto industry will likely disappear.
 
"It will do so because of the geographical forces that me and my colleagues have discussed," the Princeton University professor and New York Times columnist told reporters in Stockholm. "It is no longer sustained by the current economy."

Krugman won the 10 million kronor (US$1.4 million) Nobel Memorial Prize in economics for his work on international trade patterns. Some of his research on economic geography seeks to explain why production resources are concentrated in certain locations.
 
Speaking to reporters three days ahead of the Nobel Prize ceremony, Krugman said plans by U.S. lawmakers to bail out the Big Three automakers were a short-term solution, resulting from a "lack of willingness to accept the failure of a large industry in the midst of an economic crisis."
 
Facing massive job losses, the White House and congressional Democrats are negotiating a deal to provide about $15 billion in loans to prevent the weakened U.S. auto industry from collapsing.
 
 
et voila la grosse dépression ca peut couter 10 MILLIONS d'emplois aux usa


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°16919891
Profil sup​primé
Posté le 07-12-2008 à 20:29:36  answer
 

poilagratter a écrit :


En fait faudrait surtout imaginer un mode de calcul qui permette à ce qui est produit d'aller la ou il y en a besoin.  
Peut être que ça passe par la nationalisation des outils de production..., si autrement ça ne fonctionne pas (comme tu le soulignes.)


Inutile de changer les calculs.
L'erreur est de considérer la part de VA du capital comme un tout homogène au regard de celle des salaires.
Ce qui n'est pas le cas, loin s'en faut.

n°16920730
poilagratt​er
Posté le 07-12-2008 à 22:11:19  profilanswer
 


Ok, mais ce que tu dis revient à dire que ce système ne peut plus fonctionner!   si les salariés n'ont pas les moyens d'acheter ce qui est produit!
 
"Ceux qui possèdent" vont en faire quoi de tout ça?

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 07-12-2008 à 22:11:38

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°16920741
HumanRAGE
Rage d'être un Humain...LIBRE!
Posté le 07-12-2008 à 22:12:17  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ok, mais ce que tu dis revient à dire que ce système ne peut plus fonctionner!   si les salariés n'ont pas les moyens d'acheter ce qui est produit!
 
"Ceux qui possèdent" vont en faire quoi de tout ça?


etre les plus riches du cimetiere :jap:
 
quoi, c'est pas leur but dans la vie ? :??:


---------------
When I give food to the poor, they call me a saint. When I ask why the poor have no food, they call me a communist. Helder Camara | Telling your employees they're "family" is the corporate equivalent of saying "I love you" to a sex worker.
n°16920822
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 07-12-2008 à 22:20:12  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ok, mais ce que tu dis revient à dire que ce système ne peut plus fonctionner!   si les salariés n'ont pas les moyens d'acheter ce qui est produit!

 

"Ceux qui possèdent" vont en faire quoi de tout ça?

 
HumanRAGE a écrit :


etre les plus riches du cimetiere :jap:

 

quoi, c'est pas leur but dans la vie ? :??:

 

Vous n'avez rien compris.

 

Ce qu'Alberich fustige, c'est la critique irréfléchie du système sur la base des répartitions capital/travail. Parce qu'elle assimile la part de la valeur ajoutée allant au capital aux dividendes des actionnaires, ce qui est faux. Une grande partie fuit vers l'entretien et l'investissement en capital.

 

Qu'on rééquilibre les rémunérations au sein d'une boîte, qu'on remette à plat le management qui rend les cadres exsangues, d'accord. Que les salaires les plus bas soient revalorisés, c'est une évidence. Mais le statut actuel de l'actionnaire, qui, dans une boîte saine et qui crée de la valeur donc investit, ne peut être changé. On n'a pas de meilleure solution... Une meilleure réglementation, peut-être.
 Pour le coup c'est surtout contre la consanguinité des CA qu'il faut lutter, et développer l'actionnariat salarié.

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Message édité par radioactif le 07-12-2008 à 22:20:38
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