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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°30900530
BenFromLA
Posté le 10-07-2012 à 11:40:43  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

poilagratter a écrit :


Si, mais si au lieu de laisser filer le chômage dans les années 70, les gains de productivité avaient été utilisés pour financer les "services publics", au lieu de fabriquer du chômage, on aurait pu imaginer des services publics plus étendus et de meilleure qualité.
 
A supposer que 10% des emplois a temps plein (35h/semaine) suffisent à produire de quoi satisfaire 100% des besoins de la pop,   90% des emplois pourraient être affectés a des services publics (sociaux et écologiques)
 
ça veut dire que les 10% d'emplois, seraient taxés à 90% pour financer les autres!
 
Ok, ça demande de la pédagogie. :D  
 
Mais si demain des machines font tout le boulot productif pour nous, on pourra les taxer à 100%, elles ne diront rien. :ange:


 
Tu crois sérieusement qu'une seule personne peut subvenir aux besoins de 9 autres ?
Tu crois sérieusement qu'il y a assez de gens avec une capacité d'élargissement de l'anus hors-normes pour se lever le matin, aller bosser et se voir prendre 90% de leur production ?

Message cité 2 fois
Message édité par BenFromLA le 10-07-2012 à 11:41:47
mood
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Posté le 10-07-2012 à 11:40:43  profilanswer
 

n°30900704
maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 10-07-2012 à 11:50:53  profilanswer
 

Ashkaran a écrit :


             /
       [:eduard khil:1]  
 
Un argument autre que "c'est stupide?"  


C'est debile ?
 
C'est aller a contre courant du progres technologique ainsi qu'a contre courant de la philosophie employee par les autres pays concurents, autant passer aux 32h paye 32 a ce moment la ...

n°30900707
markesz
Destination danger
Posté le 10-07-2012 à 11:50:59  profilanswer
 

BenFromLA a écrit :


 
Tu crois sérieusement qu'une seule personne peut subvenir aux besoins de 9 autres ?
Tu crois sérieusement qu'il y a assez de gens avec une capacité d'élargissement de l'anus hors-normes pour se lever le matin, aller bosser et se voir prendre 90% de leur production ?


 
Avec de la vaseline marxiste ça passe!  [:kapitan wurst]


---------------
Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°30900712
poilagratt​er
Posté le 10-07-2012 à 11:51:29  profilanswer
 

BenFromLA a écrit :


 
Tu crois sérieusement qu'une seule personne peut subvenir aux besoins de 9 autres ?
Tu crois sérieusement qu'il y a assez de gens avec une capacité d'élargissement de l'anus hors-normes pour se lever le matin, aller bosser et se voir prendre 90% de leur production ?


Ben c'est déja le cas!  
 
Si tu travailles dans une usine robotisée, ou 1 bonhomme produit 1 ou 10 voiture/jour (chiffre à la louche), ben je penses pas qu'il reçoive 100% de la valeur ajoutée par l'usine, hein.  Même en retirant différents frais.
 
On est pas payé en fonction de la valeur ajoutée que l'on apporte, mais en fonction de notre valeur sur le marché du travail concurrentiel!  Ce qui n'a rien à voir.
(si notre VA est trop faible => dehors)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 10-07-2012 à 11:59:37

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°30900719
poilagratt​er
Posté le 10-07-2012 à 11:52:04  profilanswer
 

markesz a écrit :


 
Avec de la vaseline marxiste ça passe!  [:kapitan wurst]


ça passe en effet, dans les usines pleines de robots.
 
Les robots gueulent pas.


Message édité par poilagratter le 10-07-2012 à 11:52:22

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°30900751
luckynick
esclave de chat
Posté le 10-07-2012 à 11:54:19  profilanswer
 

Rui_ a écrit :


ça a déramé en 2010 et vue que le taux de JD n'a pas évolué je te laisse réflechir sur la question:
http://www.journaldunet.com/soluti [...] ande.shtml
Maintenant ça tend a s'inflechir.


 
C'est bien ce que je pensais, sources = commerciaux et autres DRH de SSII, autant dire que leur crédibilité tend vers le zéro absolu  :pfff:  
 
Ce genre d'article est d'ailleurs régulièrement debunké par le munci (entre autre)
 
tiens juste pour que tu te rende compte http://www.google.fr/#hl=fr&sclien [...] 80&bih=810
 

Rui_ a écrit :


Je te trouve mal placé pour donner des leçons...  [:absolutelykaveh]


 
désolé  [:tinostar]


Message édité par luckynick le 10-07-2012 à 11:56:30

---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°30900778
poilagratt​er
Posté le 10-07-2012 à 11:55:46  profilanswer
 

maouuu a écrit :


C'est debile ?
 
C'est aller a contre courant du progres technologique ainsi qu'a contre courant de la philosophie employee par les autres pays concurents, autant passer aux 32h paye 32 a ce moment la ...


 :non:  
 
C'est passer aux 32h payées 39, et faire 7h de travail non rentable, mais socialement ou écologiquement utile.
 
Ou encore travailler 39h payées 39, et donner 7 h de son salaire pour payer une personne qui fera un travail non rentable...
 
Pour l'instant, on empêche les chômeurs de travailler, je ne suis pas certain que ce soit mieux. :o

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 10-07-2012 à 12:37:59

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°30900814
BenFromLA
Posté le 10-07-2012 à 11:57:42  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ben c'est déja le cas!  
 
Si tu travailles dans une usine robotisée, ou 1 bonhomme produit 1 ou 10 voiture/jour (chiffre à la louche), ben je penses pas qu'il reçoive 100% de la valeur ajoutée par l'usine, hein.  Même en retirant différents frais.
 
 


 
Quand la robotisation est possible, les prix baissent... le gain pour la société se fait là.
Et si on prends Peugeot qui enchaine les trimestres de pertes, c'est bien possible que les ouvriers de chez eux touchent plus de 100% de la valeur qu'ils ajoutent  :D

Message cité 1 fois
Message édité par BenFromLA le 10-07-2012 à 11:58:22
n°30900886
poilagratt​er
Posté le 10-07-2012 à 12:01:50  profilanswer
 

BenFromLA a écrit :


 
Quand la robotisation est possible, les prix baissent... le gain pour la société se fait là.
Et si on prends Peugeot qui enchaine les trimestres de pertes, c'est bien possible que les ouvriers de chez eux touchent plus de 100% de la valeur qu'ils ajoutent  :D


Ben oui, les prix baissent, mais la masse salariale beaucoup plus que les prix, car les prix ne sont pas composés que de salaires.
 
Et si les revenus du travail baissent plus vite que les prix (c'est le cas quand on se retrouve chômeur), ben le pouvoir d'achat n'augmente certainement pas.  Même si on indemnise un certain temps les chômeurs.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 10-07-2012 à 12:02:32

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°30901099
BenFromLA
Posté le 10-07-2012 à 12:16:44  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ben oui, les prix baissent, mais la masse salariale beaucoup plus que les prix, car les prix ne sont pas composés que de salaires.
 
Et si les revenus du travail baissent plus vite que les prix (c'est le cas quand on se retrouve chômeur), ben le pouvoir d'achat n'augmente certainement pas.  Même si on indemnise un certain temps les chômeurs.


 
Quand les prix de certains produits baissent grâce à la robotisation, ça laisse du pouvoir d'achat qui peut être dépensé dans d'autres secteurs. Les chômeurs peuvent (et devraient) se reconvertir dans ces nouveaux secteurs en croissance.  
T'es conscient qu'avec ton raisonnement tu aurais fait parti de ceux qui détruisaient les premières machines à tisser au 19ème siècle ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Luddisme  

mood
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Posté le 10-07-2012 à 12:16:44  profilanswer
 

n°30901235
poilagratt​er
Posté le 10-07-2012 à 12:27:24  profilanswer
 

BenFromLA a écrit :


 
Quand les prix de certains produits baissent grâce à la robotisation, ça laisse devrait laisser du pouvoir d'achat qui peut être dépensé dans d'autres secteurs. Ce qui n'est que partiellement le casLes chômeurs peuvent (et devraient) se reconvertir dans ces nouveaux secteurs en croissance.  
T'es conscient qu'avec ton raisonnement tu aurais fait parti de ceux qui détruisaient les premières machines à tisser au 19ème siècle ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Luddisme  


C'est exactement ce que j'ai proposé plus haut!, mais ce n'est pas le cas (ou trèspeu) dans le système actuel, dont je parlais dans mon post précédent.  Les prix baissent beaucoup moins que la masse salariale!
 
Quand 5 ouvriers + des machines, peuvent faire le boulot de 10, les 5 ouvriers  en trop peuvent faire autre chose.
 
Le problème est le financement de cet "autre chose".
 
Ajourd'hui, quand on divise les effectifs par 2 on diminue aussi la masse salariale par 2 (pour rester compétitif!!!)
 
Alors que les 5 salaires économisés devraient servir a payer des boulots socialement utiles, que l'on ne sait aujourd'hui financer.
 
Le pb est l'impératif de compétitivité avec des systèmes qui ne jouent pas le même jeu, alors que l'on nous a mis en concurrence avec eux. :o
 
 
Sinon je ne vois pas le rapport entre ce que je dis, et la destruction des machines à tisser :??:

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 10-07-2012 à 12:36:38

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°30901440
BenFromLA
Posté le 10-07-2012 à 12:49:46  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


C'est exactement ce que j'ai proposé plus haut!, mais ce n'est pas le cas (ou trèspeu) dans le système actuel, dont je parlais dans mon post précédent.  Les prix baissent beaucoup moins que la masse salariale!
 
Quand 5 ouvriers + des machines, peuvent faire le boulot de 10, les 5 ouvriers  en trop peuvent faire autre chose.
 
Le problème est le financement de cet "autre chose".
 
Ajourd'hui, quand on divise les effectifs par 2 on diminue aussi la masse salariale par 2 (pour rester compétitif!!!)
 
Alors que les 5 salaires économisés devraient servir a payer des boulots socialement utiles, que l'on ne sait aujourd'hui financer.
 
Le pb est l'impératif de compétitivité avec des systèmes qui ne jouent pas le même jeu, alors que l'on nous a mis en concurrence avec eux. :o
 
 
Sinon je ne vois pas le rapport entre ce que je dis, et la destruction des machines à tisser :??:


 
Les machines ont un coût, ceux qui les construisent ne le font pas gratuitement ! Normal que les prix ne baissent pas autant que la masse salariale de l'usine.
 
Le phénomène de réaffectation des ressources se fait naturellement. Si à l'époque de l'invention du métier à tisser les politiques s'étaient emparé de ces gains de productivité pour financer des emplois utiles socialement (à l'époque ça devait être le ramassage du crottin de cheval), il n'y aurait pas eu de demande solvable pour ensuite développer l'automobile.
Tu as toujours le même travers dans ton raisonnement, tu penses qu'une entité politique est mieux à même de savoir ce qui est bon pour les gens que les gens eux-même.

n°30901585
poilagratt​er
Posté le 10-07-2012 à 13:07:02  profilanswer
 

BenFromLA a écrit :


 
Les machines ont un coût, ceux qui les construisent ne le font pas gratuitement ! Normal que les prix ne baissent pas autant que la masse salariale de l'usine.
 
Le phénomène de réaffectation des ressources se fait naturellement. Si à l'époque de l'invention du métier à tisser les politiques s'étaient emparé de ces gains de productivité pour financer des emplois utiles socialement (à l'époque ça devait être le ramassage du crottin de cheval), il n'y aurait pas eu de demande solvable pour ensuite développer l'automobile.
Tu as toujours le même travers dans ton raisonnement, tu penses qu'une entité politique est mieux à même de savoir ce qui est bon pour les gens que les gens eux-même.


Je penses que laisser décider les riches (les marchés) de ce qui est bien pour le peuple, est très certainement mauvais.
Hors, via l'argent, ce sont eux qui ont le pouvoir  actuellement.
Les élus du peuple sont soumis aux exigences de ceux qui détiennent l'essentiel du capital.
 
Tu crois que ce sont les gens qui décident de ce qui est bon pour eux?  Ce serait eux qui ont décidés que le chômage s'envole? :ouch:  
 
--------------------
Sinon bien sur que les machines ont un coût, mais ce coût est très largement amorti par les économies de salaires (plus il est vrai réduction des prix).  
 
Plus ça va, plus les plus value vont au capital, et non au travail...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°30901617
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-07-2012 à 13:10:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Je découvre ce lien que j'écouterai plus tard.

 

Mais Orléan se trompe quand il dit que les marchés financiers sont incapables de déterminer la valeur, le processus de valorisation étant différent selon lui entre celui des biens non reproductibles (les titres) et celui des biens reproductibles (les biens et services). Si les marchés financiers dysfonctionnent depuis 30 ou 40 ans, ce n'est pas à cause d'une impossibilité ontologique de ces marchés à fixer un prix du fait du comportement mimétique des acteurs (donc "irrationnel" ), mais bien d'un dérèglement monétaire, qui affecte en premier les marchés financiers qui vivent de l'effet de levier et de l'emprunt. Bref, le diagnostic est faux, ce qui pénalise la qualité des remèdes proposés. Je suis toujours frappé que lorsqu'on parle de valeur ou de prix, on évacue la monnaie : or les prix sont toujours des prix relatifs exprimés en termes de monnaie. Dès lors disserter à longueur de pages sur le bon prix en unités monétaires de l'immobilier, du pétrole ou d'un titre financier sans voir que ce prix relatif (tel bien vs la monnaie) a pu varier parce que l'offre de monnaie avait varié est pour moi une aberration totale. Or, il s'est passé des choses en matière monétaire depuis 1971, qui forcément affecte les prix, tous les prix, y compris des actifs financiers, puisque tous les prix sont des prix relatifs exprimés en terme monétaire.

 

Orléan est un ingénieur devenu économiste ; ça se sent dans ses façons de penser. En privilégiant une pensée fondée sur la modélisation mathématique, les ingénieurs économistes font du scientisme, ce qui est une dérive en sciences sociales que l'on devrait toujours s'interdire. Orléan s'en rend compte, il est vrai, puisque son école de pensée ("la régulation" ) se targue d'utiliser les apports d'autres sciences (socio, histoire, etc) dans une approche qui se veut pluridisciplinaire et contextualisée. Mais et c'est le deuxième écueil selon moi, Orléan a été formé a une époque où le structuralisme, le marxisme et ses dérivés sociologisants tenaient le haut du pavé. Or, on pense souvent comme on pensait à l'âge de 20 ans : l'empreinte de la formation initiale est toujours très forte. D'où une pensée marxiste en terme de rapports sociaux, de lutte des classes, de déterminisme historique, etc qui pour intéressante qu'elle soit, n'est pas toujours la plus pertinente, notamment pour expliquer les crises.

 



 

Tiens d'ailleurs, comment as tu découvert/développé ta fibre libérale ? Ou plutôt socialiste humaniste si tu préfères :)

Message cité 1 fois
Message édité par n0name le 10-07-2012 à 13:19:45

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°30901703
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-07-2012 à 13:19:25  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Quand les marxistes parlent de surproduction, c'est bien de biens et de services, pas de monnaie.  
 
Il y a dans l'Obs de cette semaine une longue interview d'Orléan qui aligne perle sur perle : par exemple, il dénonce la science économique actuelle qui fonde la valeur sur l'utilité. Or, selon lui, la valeur ne peut pas avoir des fondements absolus, objectifs : il faut tenir compte des cultures, des représentations mentales des groupes sociaux, du désir mimétique (René Girard). Ce faisant, il fait comme si l'utilité était objective, alors que justement, le grand apport des néo-classiques est d'avoir montré qu'elle était subjective, çàd lié au sujet et non à l'objet. Bref, il parle pour ne rien dire... Il croit dénoncer une science économique qui dirait que les prix sont des valeurs objectives alors que justement cette science est fondée sur la subjectivité de la valeur. Cette subjectivité inclut donc la prise en compte des cultures, ou des représentations mentales, ou de l'altruisme, etc.  


 
Je ne t'apprend rien mais c'est d'ailleurs la faille fondamentale du communisme ou des théories prônant la centralisation des décisions. Fixer les prix (du blé, des loyers, etc.) ou les manipuler (inflation, subvention, etc.) c'est considérer que l'on peut déterminer pour toute chose un prix objectif, ce qui va à l'encontre de la valeur subjective des choses. Et c'est bien pour cela qu'on se plante systématiquement en procédant de la sorte.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°30901753
maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 10-07-2012 à 13:25:22  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 :non:  
 
C'est passer aux 32h payées 39, et faire 7h de travail non rentable, mais socialement ou écologiquement utile.
 
Ou encore travailler 39h payées 39, et donner 7 h de son salaire pour payer une personne qui fera un travail non rentable...
 
Pour l'instant, on empêche les chômeurs de travailler, je ne suis pas certain que ce soit mieux. :o


Justement, faites 32h payes 32, comme cela les chomeurs auront du travail, et ce sera socialement et écologiquement utile ...

n°30901796
BenFromLA
Posté le 10-07-2012 à 13:29:31  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Je penses que laisser décider les riches (les marchés) de ce qui est bien pour le peuple, est très certainement mauvais.
Hors, via l'argent, ce sont eux qui ont le pouvoir  actuellement.
Les élus du peuple sont soumis aux exigences de ceux qui détiennent l'essentiel du capital.
 
Tu crois que ce sont les gens qui décident de ce qui est bon pour eux?  Ce serait eux qui ont décidés que le chômage s'envole? :ouch:  
 
--------------------
Sinon bien sur que les machines ont un coût, mais ce coût est très largement amorti par les économies de salaires (plus il est vrai réduction des prix).  
 
Plus ça va, plus les plus value vont au capital, et non au travail...


 
Les marchés ont le bon goût de ne pas te forcer à acheter.  
Le chomage n'est que le résultat de la surtaxation du travail, cherche pas plus loin. Tu dois faire parti de ceux qui s'émerveillent des systèmes d'échanges locaux où les gens s'échangent des services à l'aide d'une monnaie créée pour l'occasion. En effet ça marche du tonnerre et des gens qui étaient sans occupation trouvent leur place dans ce système.  
En fait ce n'est qu'un système de black généralisé, tu le ferais avec des euros que le résultat serait le même. Cela prouve que quand on ne surtaxe pas tout ce qui bouge, les échanges deviennent possibles.

Message cité 2 fois
Message édité par BenFromLA le 10-07-2012 à 13:30:11
n°30901799
Profil sup​primé
Posté le 10-07-2012 à 13:29:49  answer
 

maouuu a écrit :


Justement, faites 32h payes 32, comme cela les chomeurs auront du travail, et ce sera socialement et écologiquement utile ...


 :jap:

n°30902098
poilagratt​er
Posté le 10-07-2012 à 13:51:26  profilanswer
 

BenFromLA a écrit :


 
Les marchés ont le bon goût de ne pas te forcer à acheter.  
Le chomage n'est que le résultat de la surtaxation du travail, cherche pas plus loin. Tu dois faire parti de ceux qui s'émerveillent des systèmes d'échanges locaux où les gens s'échangent des services à l'aide d'une monnaie créée pour l'occasion. En effet ça marche du tonnerre et des gens qui étaient sans occupation trouvent leur place dans ce système.  
En fait ce n'est qu'un système de black généralisé, tu le ferais avec des euros que le résultat serait le même. Cela prouve que quand on ne surtaxe pas tout ce qui bouge, les échanges deviennent possibles.


En fait tu n'as strictement rien compris de ce que j'ai essayé d'expliquer avec mon histoire de poulets, et tu me ressorts les poncifs des libéraux.(que je connais par coeur :sleep: )   :(  


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°30902178
poilagratt​er
Posté le 10-07-2012 à 13:57:34  profilanswer
 

maouuu a écrit :


Justement, faites 32h payes 32, comme cela les chomeurs auront du travail, et ce sera socialement et écologiquement utile ...

:jap:  
A condition d'être payé selon la valeur ajoutée, (et non selon sa valeur sur le marché du travail, ou ça tends vers un bol de riz pour nombre d'emplois)
Et que les gains de productivité servent ensuite à financer les emplois socialement et écologiquement utiles.  
 
Actuellement, les gains de productivité servent à supprimer des emplois, car la demande (solvable) est insuffisante pour absorber ces gains.
 
A la limite, dans le système actuel, si on pouvait tout faire avec des machines, y compris les machines, on serait tous au chômage, et sans revenus pour acheter ce que les machines produiraient. (exceptés les proprios des machines)
On tends vers cette absurdité.


Message édité par poilagratter le 10-07-2012 à 13:59:45

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°30902287
macgawel
Posté le 10-07-2012 à 14:05:45  profilanswer
 

BenFromLA a écrit :

Mais grave ! Il y a un gros problème idéologique dans l'EN en France comme quoi ces métiers sont pour les gueux.

[:cbrs]  
Ce n'est pas que l'EN, c'est l'ensemble de la population qui considère qu'il faut le bac (sous-entendu généraliste ou au moins technologique) pour gagner sa vie.

n°30902317
johnbroot
n00b Inside
Posté le 10-07-2012 à 14:07:33  profilanswer
 

C'est bien pour ça que le % de réussite est déterminé à l'avance. Le bac ne vaut plus grand chose mais la plèbe est satisfaite.


Message édité par johnbroot le 10-07-2012 à 14:07:45

---------------
"Tout le monde sait que les immigrés viennent vivre du RSA en prenant les emplois des français. L'immigré de Schrödinger" Gottorp
n°30902385
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-07-2012 à 14:12:40  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Tiens d'ailleurs, comment as tu découvert/développé ta fibre libérale ? Ou plutôt socialiste humaniste si tu préfères :)


 
Peut-être parce que j'ai eu des parents communistes au moment où l'Urss n'était objectivement plus défendable. A 16 ans, un test à la con de feu "les nouvelles littéraires" me classait radical de gauche : une petite surprise quand on se croyait socialiste. Et à 20 ans, je découvrais l'économie autrichienne, et à peine plus tard Alain, Popper, Tocqueville, etc.  


---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°30902428
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-07-2012 à 14:15:23  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Je ne t'apprend rien mais c'est d'ailleurs la faille fondamentale du communisme ou des théories prônant la centralisation des décisions. Fixer les prix (du blé, des loyers, etc.) ou les manipuler (inflation, subvention, etc.) c'est considérer que l'on peut déterminer pour toute chose un prix objectif, ce qui va à l'encontre de la valeur subjective des choses. Et c'est bien pour cela qu'on se plante systématiquement en procédant de la sorte.


 
D'où l'absurdité des propos d'Orléan. Et pourtant, il a, comme ses amis Aglietta et Lordon, pignon sur rue aujourd'hui (enfin, disons qu'on l'entend un peu plus aujourd'hui qu'hier, n'exagérons rien) : c'est pour une certaine gauche la nouvelle pensée économique salvatrice qui sauvera la gauche du néant conceptuel dans laquelle est gît depuis 2à ans.


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"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°30902438
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-07-2012 à 14:16:04  profilanswer
 

BenFromLA a écrit :


 
Les marchés ont le bon goût de ne pas te forcer à acheter.  
Le chomage n'est que le résultat de la surtaxation du travail, cherche pas plus loin. Tu dois faire parti de ceux qui s'émerveillent des systèmes d'échanges locaux où les gens s'échangent des services à l'aide d'une monnaie créée pour l'occasion. En effet ça marche du tonnerre et des gens qui étaient sans occupation trouvent leur place dans ce système.  
En fait ce n'est qu'un système de black généralisé, tu le ferais avec des euros que le résultat serait le même. Cela prouve que quand on ne surtaxe pas tout ce qui bouge, les échanges deviennent possibles.


 
Enfin un peu de bon sens...  :jap:  


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"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°30902473
BenFromLA
Posté le 10-07-2012 à 14:18:27  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Peut-être parce que j'ai eu des parents communistes au moment où l'Urss n'était objectivement plus défendable. A 16 ans, un test à la con de feu "les nouvelles littéraires" me classait radical de gauche : une petite surprise quand on se croyait socialiste. Et à 20 ans, je découvrais l'économie autrichienne, et à peine plus tard Alain, Popper, Tocqueville, etc.  


 
Moi avec des parents fonctionnaires communistes et après avoir voté LCR dans ma jeunesse, je suis allé bossé en Australie. La conversion a été nette et directe  :D

n°30902809
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-07-2012 à 14:36:53  profilanswer
 

BenFromLA a écrit :


 
Moi avec des parents fonctionnaires communistes et après avoir voté LCR dans ma jeunesse, je suis allé bossé en Australie. La conversion a été nette et directe  :D


 
Les Français fantasment le libéralisme : ils le condamnent mais ne le connaissent pas. Et ils mettent sur son dos tous les problèmes de la France (chômage, pénurie de logements, salaires qui stagnent, emplois précaires...) sans voir que pour les 3/4, ces problèmes sont issus de l'étatisme et de la socialisation rampante des revenus. Ils agissent comme des enfants qui pensent qu'en retirant les petites roues, ils tomberont du vélo, ou qu'ils n'auront pas la force de pédaler pour se maintenir en équilibre, s'imaginant qu'il faut pédaler aussi fort que Anquetil ou Hinault pour y arriver, alors que n'importe qui, même le plus faible, peut pédaler à sa vitesse et maintenir un équilibre sans tomber.  


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n°30902838
Betcour
Building better worlds
Posté le 10-07-2012 à 14:38:22  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Peut-être parce que j'ai eu des parents communistes


Ah tiens, toi aussi ? :D


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°30902866
docmaboul
Posté le 10-07-2012 à 14:40:11  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Quand les marxistes parlent de surproduction, c'est bien de biens et de services, pas de monnaie.


 
Tiens, il me semblait pourtant que tu étais du genre à te plaindre des pénibles qui critiquent sans même connaître l'objet dont ils bavassent. Je constate que, malheureusement, tu en fais toi-même partie.
 
Pour ta culture:

Citation :

Qu’aurait dit Ricardo de la stupidité de ses successeurs, qui nient la surproduction sous une forme (en tant que surabondance générale de marchandises sur le marché) tout en l'admettant – c’est même un point essentiel de leur doctrine - sous une autre forme, en tant que surproduction de capital, suraccumulation, pléthore de capital ?
 
Il n'est pas un économiste sain d'esprit de la période post-ricardienne qui nie la suraccumulation de capital. Bien au contraire, tous y recourent pour rendre compte des crises, sauf quand ils invoquent des histoires de crédit. Tous admettent donc la surproduction sous une forme, mais la nient sous une autre. Il ne reste donc qu'à savoir comment les deux formes de la surproduction, la forme dans laquelle elle est niée et la forme dans laquelle elle est affirmée, se comportent l'une par rapport à l'autre.
 
Ricardo ne savait au fond rien des crises, du moins des crises générales mondiales, résultant du processus de production lui-même. Il pouvait expliquer les crises de 1800-1815 par le renchérissement des céréales à la suite des mauvaises récoltes, de la dépréciation du papier-monnaie, de la dépréciation des articles coloniaux, etc. étant donné qu'à cause du blocus continental, le marché était rétréci pour des raisons politiques et non économiques. Il pouvait encore expliquer les crises d'après 1815 soit par une mauvaise récolte et la pénurie de blé, soit au contraire par une baisse du prix du grain. Pourtant, les raisons qui, selon sa propre théorie, avaient causé la hausse du prix du blé pendant la guerre (qui avait coupé l'Angleterre du continent), avaient disparu, puisque le retour à la paix avait suscité « de soudains changements dans les circuits commerciaux » (Principes de l’économie politique et de l’impôt, ch. 19).
 
Les phénomènes historiques ultérieurs, en particulier la périodicité presque régulière des crises du marché mondial, ne permirent plus aux successeurs de Ricardo de nier les faits ou de les interpréter comme des accidents. Nous écartons ici ceux qui expliquent tout par le crédit… puisque cela les conduit à admettre une suraccumulation de capital. Nous nous cantonnerons à ceux qui inventèrent l'ingénieuse distinction entre pléthore de capital et surproduction. Pour nier cette dernière, ils maintenaient les formules et les justifications de Ricardo et de Smith, alors qu'ils cherchaient à utiliser la première pour des phénomènes qui, sinon, étaient pour eux inexplicables. Ainsi Wilson, par exemple, explique certaines crises par la surabondance de capital fixe, d'autres par la surabondance de capital circulant. La pléthore du capital tout court est affirmée par les meilleurs économistes (comme Fullarton) et est devenue un préjugé tellement admis que la formule se retrouve  même  dans  le  manuel  du  docte  Monsieur  Roscher comme allant de soi. Toutefois pour être juste, il faut signaler que d'autres économistes, tels que Ure, Corbet, etc. déclarent que la surproduction est l'état normal de la grande industrie vis-à-vis du marché intérieur. Selon eux, la surproduction ne déclenche une crise que dans certaines circonstances, en l’occurrence  quand fléchit aussi le débouché du marché extérieur.
 
La question se pose de savoir ce que c'est que la surabondance de capital et en quoi elle est différente de la surproduction de marchandises ? Comme, selon ces mêmes économistes, le capital se ramène à de la monnaie ou bien à des marchandises, la surproduction de capital devrait être de la surproduction de monnaie ou de marchandises. Pourtant, ils maintiennent que cela n’aurait rien à voir, même pas la surproduction de monnaie qui est pour eux aussi une marchandise. Qu’ils le veuillent ou non, tout se ramène à une surproduction de marchandises qu’ils refusent sous cette appellation. S'il est annoncé que c'est du « capital fixe » ou du « capital circulant » qui a été produit en trop, les marchandises ne sont plus considérées seulement comme telles, mais aussi en tant que capital. Par conséquent, on admet que, s'agissant de la production capitaliste et de ses phénomènes – par exemple la surproduction - il ne s'agit pas du simple rapport selon lequel le produit apparaît comme marchandise, mais du rapport social qui fait que le produit est quelque chose de plus et de différent que la marchandise.


 
Karl Marx, Théories de la plus-value.

Message cité 1 fois
Message édité par docmaboul le 10-07-2012 à 14:42:33
n°30903051
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-07-2012 à 14:52:49  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ah tiens, toi aussi ? :D


 
Avec un PC à 28% en 1945 et 25% en 1958, pas étonnant que beaucoup d'entre nous aient eu des parents communistes. Enfin, les miens étaient encartés, hein !  


---------------
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n°30903095
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-07-2012 à 14:55:15  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Tiens, il me semblait pourtant que tu étais du genre à te plaindre des pénibles qui critiquent sans même connaître l'objet dont ils bavassent. Je constate que, malheureusement, tu en fais toi-même partie.
 
Pour ta culture:

Citation :

Qu’aurait dit Ricardo de la stupidité de ses successeurs, qui nient la surproduction sous une forme (en tant que surabondance générale de marchandises sur le marché) tout en l'admettant – c’est même un point essentiel de leur doctrine - sous une autre forme, en tant que surproduction de capital, suraccumulation, pléthore de capital ?
 
Il n'est pas un économiste sain d'esprit de la période post-ricardienne qui nie la suraccumulation de capital. Bien au contraire, tous y recourent pour rendre compte des crises, sauf quand ils invoquent des histoires de crédit. Tous admettent donc la surproduction sous une forme, mais la nient sous une autre. Il ne reste donc qu'à savoir comment les deux formes de la surproduction, la forme dans laquelle elle est niée et la forme dans laquelle elle est affirmée, se comportent l'une par rapport à l'autre.
 
Ricardo ne savait au fond rien des crises, du moins des crises générales mondiales, résultant du processus de production lui-même. Il pouvait expliquer les crises de 1800-1815 par le renchérissement des céréales à la suite des mauvaises récoltes, de la dépréciation du papier-monnaie, de la dépréciation des articles coloniaux, etc. étant donné qu'à cause du blocus continental, le marché était rétréci pour des raisons politiques et non économiques. Il pouvait encore expliquer les crises d'après 1815 soit par une mauvaise récolte et la pénurie de blé, soit au contraire par une baisse du prix du grain. Pourtant, les raisons qui, selon sa propre théorie, avaient causé la hausse du prix du blé pendant la guerre (qui avait coupé l'Angleterre du continent), avaient disparu, puisque le retour à la paix avait suscité « de soudains changements dans les circuits commerciaux » (Principes de l’économie politique et de l’impôt, ch. 19).
 
Les phénomènes historiques ultérieurs, en particulier la périodicité presque régulière des crises du marché mondial, ne permirent plus aux successeurs de Ricardo de nier les faits ou de les interpréter comme des accidents. Nous écartons ici ceux qui expliquent tout par le crédit… puisque cela les conduit à admettre une suraccumulation de capital. Nous nous cantonnerons à ceux qui inventèrent l'ingénieuse distinction entre pléthore de capital et surproduction. Pour nier cette dernière, ils maintenaient les formules et les justifications de Ricardo et de Smith, alors qu'ils cherchaient à utiliser la première pour des phénomènes qui, sinon, étaient pour eux inexplicables. Ainsi Wilson, par exemple, explique certaines crises par la surabondance de capital fixe, d'autres par la surabondance de capital circulant. La pléthore du capital tout court est affirmée par les meilleurs économistes (comme Fullarton) et est devenue un préjugé tellement admis que la formule se retrouve  même  dans  le  manuel  du  docte  Monsieur  Roscher comme allant de soi. Toutefois pour être juste, il faut signaler que d'autres économistes, tels que Ure, Corbet, etc. déclarent que la surproduction est l'état normal de la grande industrie vis-à-vis du marché intérieur. Selon eux, la surproduction ne déclenche une crise que dans certaines circonstances, en l’occurrence  quand fléchit aussi le débouché du marché extérieur.
 
La question se pose de savoir ce que c'est que la surabondance de capital et en quoi elle est différente de la surproduction de marchandises ? Comme, selon ces mêmes économistes, le capital se ramène à de la monnaie ou bien à des marchandises, la surproduction de capital devrait être de la surproduction de monnaie ou de marchandises. Pourtant, ils maintiennent que cela n’aurait rien à voir, même pas la surproduction de monnaie qui est pour eux aussi une marchandise. Qu’ils le veuillent ou non, tout se ramène à une surproduction de marchandises qu’ils refusent sous cette appellation. S'il est annoncé que c'est du « capital fixe » ou du « capital circulant » qui a été produit en trop, les marchandises ne sont plus considérées seulement comme telles, mais aussi en tant que capital. Par conséquent, on admet que, s'agissant de la production capitaliste et de ses phénomènes – par exemple la surproduction - il ne s'agit pas du simple rapport selon lequel le produit apparaît comme marchandise, mais du rapport social qui fait que le produit est quelque chose de plus et de différent que la marchandise.


 
Karl Marx, Théories de la plus-value.


 
Tu ne vas quand même t'abaisser à confondre le concept de capital et le concept de monnaie ? pas toi, quand même...


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"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°30903128
Aesculapiu​s
Ignorance is Strength
Posté le 10-07-2012 à 14:57:13  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les Français fantasment le libéralisme : ils le condamnent mais ne le connaissent pas. Et ils mettent sur son dos tous les problèmes de la France (chômage, pénurie de logements, salaires qui stagnent, emplois précaires...) sans voir que pour les 3/4, ces problèmes sont issus de l'étatisme et de la socialisation rampante des revenus. Ils agissent comme des enfants qui pensent qu'en retirant les petites roues, ils tomberont du vélo, ou qu'ils n'auront pas la force de pédaler pour se maintenir en équilibre, s'imaginant qu'il faut pédaler aussi fort que Anquetil ou Hinault pour y arriver, alors que n'importe qui, même le plus faible, peut pédaler à sa vitesse et maintenir un équilibre sans tomber.  


Oui, mais libéral cela couvre tous un ensemble de définition... Si tu prends la définition minimal au sens économique (à mon idée), c´est à dire liberté d´entreprendre + concurrence libre et non faussé, à mon humble avis au doigt mouillé je pense que la plupart des gens sont pour.
Par contre cela n´empêche pas du tout d´avoir un état fort, pour aider les plus fragiles, et on peut tous le devenir un jour ou l´autre. Par exemple chercher un emploi coûte cher pour quelqu´un qui n´a pas de revenu ou encore travailler en étant parent isolé sans aide tiens de l´exploit.


---------------
"Folter lebt vom Schweigen. ACAT schweigt nicht" http://www.acat-belgique-francophone.be/
n°30903141
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-07-2012 à 14:58:53  profilanswer
 

Aesculapius a écrit :


Oui, mais libéral cela couvre tous un ensemble de définition... Si tu prends la définition minimal au sens économique (à mon idée), c´est à dire liberté d´entreprendre + concurrence libre et non faussé, à mon humble avis au doigt mouillé je pense que la plupart des gens sont pour.
Par contre cela n´empêche pas du tout d´avoir un état fort, pour aider les plus fragiles, et on peut tous le devenir un jour ou l´autre. Par exemple chercher un emploi coûte cher pour quelqu´un qui n´a pas de revenu ou encore travailler en étant parent isolé sans aide tiens de l´exploit.


 
Bien sûr, mais à un tel niveau de généralités...


---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°30903148
poilagratt​er
Posté le 10-07-2012 à 14:59:32  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Enfin un peu de bon sens...  :jap:  


C'est ben vrrrrrrrrrrrrrrrrrai, ça.   Chacun fait ce qui veut, nom de diou. :o


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°30903203
Aesculapiu​s
Ignorance is Strength
Posté le 10-07-2012 à 15:03:54  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Bien sûr, mais à un tel niveau de généralités...


Parles-en a tes parents  :o


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"Folter lebt vom Schweigen. ACAT schweigt nicht" http://www.acat-belgique-francophone.be/
n°30903222
Betcour
Building better worlds
Posté le 10-07-2012 à 15:05:50  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Avec un PC à 28% en 1945 et 25% en 1958, pas étonnant que beaucoup d'entre nous aient eu des parents communistes. Enfin, les miens étaient encartés, hein !  


Enfin les miens étaient surtout 68ards donc pas PCF mais trosko+mao.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°30903372
BenFromLA
Posté le 10-07-2012 à 15:18:42  profilanswer
 

Par curiosité ils ont changé depuis vos parents ?
Ma mère après avoir beaucoup voyagé (dont deux fois à Cuba) a compris beaucoup de choses et se contente de voter PS.  
Mon père, après avoir construit deux baraques grâce au temps libre offert par sa condition de syndicaliste, vote toujours PC ou équivalent. Mais ça l'empêche pas de pester contre les taxes qu'il a du payé quand il a revendu sa première baraque. Pour lui, même avec une maison de 200m² avec dépendances, une voiture neuve, un voilier, un camping-car de compète, deux semaines de ski par an et bah les riches c'est encore les autres  :lol:  

n°30903395
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-07-2012 à 15:20:03  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Enfin les miens étaient surtout 68ards donc pas PCF mais trosko+mao.


 
Les enfants de Serge July qui passent du col Mao au Rotary...   :o  


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"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°30903570
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 10-07-2012 à 15:33:05  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ah tiens, toi aussi ? :D


 
Tout le monde n'a pas cette chance.


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Horse_man
n°30903595
Betcour
Building better worlds
Posté le 10-07-2012 à 15:34:53  profilanswer
 

BenFromLA a écrit :

Par curiosité ils ont changé depuis vos parents ?
Ma mère après avoir beaucoup voyagé (dont deux fois à Cuba) a compris beaucoup de choses et se contente de voter PS.
Mon père, après avoir construit deux baraques grâce au temps libre offert par sa condition de syndicaliste, vote toujours PC ou équivalent. Mais ça l'empêche pas de pester contre les taxes qu'il a du payé quand il a revendu sa première baraque. Pour lui, même avec une maison de 200m² avec dépendances, une voiture neuve, un voilier, un camping-car de compète, deux semaines de ski par an et bah les riches c'est encore les autres  :lol:


Oui les deux ont changés, ils sont devenus très apolitiques en fait, ils rejettent les idéologies quelque en soit le bord.
 
Par contre ils ont gardé le goût des débats politiques, c'est toujours très animé à table :o


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°30904177
docmaboul
Posté le 10-07-2012 à 16:15:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Tu ne vas quand même t'abaisser à confondre le concept de capital et le concept de monnaie ? pas toi, quand même...


 
Ne change pas de sujet. La surproduction de monnaie est considérée, contrairement à ton affirmation initiale.

mood
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