Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
1597 connectés 

 


La crise actuelle sera...




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter
Les invités peuvent voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  3394  3395  3396  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976
Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°29760662
Ciler
Posté le 03-04-2012 à 16:36:51  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

deumilcat a écrit :


 
pas d'accord.  
 
bla bla bla  
 
connerie monumentale
 
bla bla bla
 


Toi aussi il faut lire, on parlait de l'Irlande là et spécifiquement d'une obligation d'entretenir les fosses sceptiques. Qu'est-ce que ta réponse a à voir avec ça ???

mood
Publicité
Posté le 03-04-2012 à 16:36:51  profilanswer
 

n°29760681
Ciler
Posté le 03-04-2012 à 16:38:06  profilanswer
 

nehoria a écrit :

Citation :

Une arme fatale contre la dette Française


 
 [:cytrouille]


http://hfr.toyonos.info/generateurs/note/?&n=6
 
Pas assez de Rothschild, vous pouvez faire mieux.

n°29760697
nehoria
Posté le 03-04-2012 à 16:39:18  profilanswer
 

Ciler a écrit :


http://hfr.toyonos.info/generateurs/note/?&n=6
 
Pas assez de Rothschild, vous pouvez faire mieux.


 :lol:  [:churros norris]


---------------
// Guillemin.
n°29761066
braise86
Posté le 03-04-2012 à 17:05:34  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


 
pas d'accord.  
la cause premiere de la dette actuelle fut de rendre obligatoire l'origine privée des capitaux investis dans l'economie (loi de 1973)
en lieu et place de l investissement par capitaux publiques. (ce qui a eu pour consequence principale de priver l'Etat des dividendes
de l'economie, au profit des preteurs privés et d'accumuler cette dette de 2k milliards qui correspond + ou - aux interets  
dus aux marchés privés sur la periode..)
 
Or, meme confronté actuellement a l echec absolu de cette maniere de faire, le gouvernement prefere voter une debauche de mesures
revenant a faire eponger la dette au frais du citoyen plutot que de revenir au financement public
C'est, au choix, un entetement ideologique ou un desir de proteger la fortune de leur electorat de base
 (revenir a la planche a billet provoquerait une inflation qui devaluerait les bas de laine libellés en euros)
 
La loi de 73 fut instaurée officiellement au nom de l'orthodoxie financiere, afin d'eviter la tentation d'eponger des pertes en imprimant des billets
sauf que lors de la crise du subprime c est in fine l'Etat qui a épongé en faisant marcher la planche a billets, donc c etait bien la peine..  
On voit bien que l'orthodoxie financiere n etait qu un pretexte a laisser les benefices de l economie au privé et ses eventuelles pertes au public..
Les grands principes la finance les laisse aux cons qui y croient..
 
C'est d'autant plus cocasse que, hors scenario ou l'investissement dans l'economie échoue (<-> si le preteur ne recupere pas sa mise) il n'y a aucune interet a ce que l economie soit financé par le privé plutot que par le public. Qu'un euro soit d origine privé ou soit imprimé a la BCE a partir de rien, dans la mesure ou il est remboursé par l emprunteur personne n aura vu la difference..
 
Ca continue d'ailleurs depuis 2008.. Vu que les marchés sont devenus mefiants envers les banques privées sensées relayer leur argent vers l'economie, celle ci ne recoit plus de financement suffisant et c'est l'Etat qui gave les banques de liquidités bon marché (1%)  
 en "imprimant" a tour de bras dans l'espoir que celles ci le repretent (ce qu elles font a prix exorbitant , quand elles ne preferent pas repreter ubuesquement a l Etat a taux superieur (!!!) ou reconstituer leur fonds propres (ma gueule d'abord!))
 
en gros les marchés privés doivent etre rassurés, fiscalement choyés afin qu'ils trouvent de l'interet a preter leur argent plutot qu a le depenser dans du luxe (qui a le vent en poupe en pleine crise) ou a acheter de l immobilier et de l'or, alors que les contribuables sont priés d investir uniquement quand c'est risqué ou peu remuneré. Apres on se demande pourquoi les democraties occidentales sont endettés..  
 
Ce qui est drole c'est qu'on peut considerer les marchés comme des contributeurs a la vie des entreprises
 (ils apportent leurs capitaux tout comme les salariés apportent leur temps de travail)  
et que depuis 2008, tout comme le feraient des agents RATP faisant greve suite a une aggression de conducteur,  
 ils exercent une sorte de droit de retrait en considerant qu il est trop risqué d'apporter
 leur argent dans l'economie a cause du manque de fiabilité des banques.
En clair les epargnants prennent en otage tous les usagers de l economie depuis 3 ans et demi
mais je ne vois pas les gouvernements de droite denoncer cet abus de monopole qui pourtant nous coute bien plus cher
que trois jours de greve des transports en communs..  


 
 
 :ouch:  :ouch:  :ouch:  
 
bordel mais on en a déjà discuté 10000 fois et tout ce que tu racontes est totalement faux!
 
c'est prouvé, certifié, validé tout ce que tu veux mais ceci est faux!
 
si tu en doutes demande aux zimbabwéens ce qu'ils pensent de l'idée qui consiste à s'emprunter de l'argent à soi même !

n°29761161
dreamer18
CDLM
Posté le 03-04-2012 à 17:12:24  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


la cause premiere de la dette actuelle fut de rendre obligatoire l'origine privée des capitaux investis dans l'economie (loi de 1973)
en lieu et place de l investissement par capitaux publiques. (ce qui a eu pour consequence principale de priver l'Etat des dividendes
de l'economie, au profit des preteurs privés et d'accumuler cette dette de 2k milliards qui correspond + ou - aux interets  
dus aux marchés privés sur la periode..)

bretton woods, international gold standard, théorie quantitative de la monnaie, tout ça... :o


---------------
"Parceque toi tu fracasses du migrant à la batte de baseball, c'est ça ?" - Backbone-
n°29761296
braise86
Posté le 03-04-2012 à 17:24:09  profilanswer
 

non mais sérieux faut le dire une bonne fois pour toutes parce que visiblement c'est pas clair pour tout le monde:
 
on ne peut pas dépenser plus qu'on ne gagne, sinon on fait ce qu'on appelle un déficit, et lorsqu'on fait un déficit il faut le combler par de l'endettement!
 
la première, seul, et unique cause de l'endettement est le déficit permanent des budgets de l'état depuis 30 ans.
 
 
 
une mesure impossible à mettre en place mais qui serait particulièrement efficace serait de dire: le budget 2013 est défini non pas en fonction des recettes de 2013 (qu'on ne peut pas prévoir avec une exactitude parfaite) mais avec les recettes de 2012.  
 
on ne dépenserait pas l'argent qu'on pense avoir mais celui qu'on a réelement eu. ça serait absolument parfait :o

Message cité 3 fois
Message édité par braise86 le 03-04-2012 à 17:24:30
n°29761351
Ciler
Posté le 03-04-2012 à 17:28:01  profilanswer
 

braise86 a écrit :

non mais sérieux faut le dire une bonne fois pour toutes parce que visiblement c'est pas clair pour tout le monde:
 
on ne peut pas dépenser plus qu'on ne gagne, sinon on fait ce qu'on appelle un déficit, et lorsqu'on fait un déficit il faut le combler par de l'endettement!
 
la première, seul, et unique cause de l'endettement est le déficit permanent des budgets de l'état depuis 30 ans.
 
 
 
une mesure impossible à mettre en place mais qui serait particulièrement efficace serait de dire: le budget 2013 est défini non pas en fonction des recettes de 2013 (qu'on ne peut pas prévoir avec une exactitude parfaite) mais avec les recettes de 2012.  
 
on ne dépenserait pas l'argent qu'on pense avoir mais celui qu'on a réelement eu. ça serait absolument parfait :o


Même sans cela. Aujourd'hui on a au moment du projet de loi des budgets déficitaires. C'est à dire qu'avant même d'avoir considéré le problème des recettes éventuelles, on a déjà décidé de les dépasser.  
 
Une "règle d'or" simple serait donc pour commencer: le gouvernement ne peut pas proposer une loi de finance déficitaire. Ce qui n'exclus pas, en cas de force majeure, de faire du déficit durant l'année, mais au moins on ne commence pas en négatif.

n°29761409
braise86
Posté le 03-04-2012 à 17:31:48  profilanswer
 

oui, la régle d'or semble être effectivement le minimum qu'on puisse faire mais même avec ça, on fait une hypothèse sur les recettes qu'on ne peut pas vérifier. suffit qu'il y ait un volcan qui pète en islande pour que toute l'économie soit paralysée et que les rentrées fiscales diminuent.
 

n°29761515
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 03-04-2012 à 17:40:20  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


 
pas d'accord.  
la cause premiere de la dette actuelle fut de rendre obligatoire l'origine privée des capitaux investis dans l'economie (loi de 1973)
en lieu et place de l investissement par capitaux publiques. (ce qui a eu pour consequence principale de priver l'Etat des dividendes
de l'economie, au profit des preteurs privés et d'accumuler cette dette de 2k milliards qui correspond + ou - aux interets  
dus aux marchés privés sur la periode..)
 


EDF, financée à 100% sans deniers publics (tout par emprunt), et avant 1973. Sans compter que l'Etat peut alimenter des fonds, bref, je ne vois pas ce que ce bout, erroné, apporte. La loi de 1973 interdit simplement que la BdF prête à l'Etat. Ce qu'elle faisait dans une déjà très petite mesure avant, étant limitée par son stock d'or.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29761521
le-poulpe
CONTRADICTION IS BALANCE
Posté le 03-04-2012 à 17:40:59  profilanswer
 

braise86 a écrit :

non mais sérieux faut le dire une bonne fois pour toutes parce que visiblement c'est pas clair pour tout le monde:
 
on ne peut pas dépenser plus qu'on ne gagne, sinon on fait ce qu'on appelle un déficit, et lorsqu'on fait un déficit il faut le combler par de l'endettement!
 
la première, seul, et unique cause de l'endettement est le déficit permanent des budgets de l'état depuis 30 ans.
 
 
 
une mesure impossible à mettre en place mais qui serait particulièrement efficace serait de dire: le budget 2013 est défini non pas en fonction des recettes de 2013 (qu'on ne peut pas prévoir avec une exactitude parfaite) mais avec les recettes de 2012.  
 
on ne dépenserait pas l'argent qu'on pense avoir mais celui qu'on a réelement eu. ça serait absolument parfait :o


 
Ca semble simple et intelligent... à première vue.
 
Mais prenons un exemple : je suis dans une collectivité, en charge des bâtiments, et je prépare le budget de fonctionnement de l'année prochaine.
 
Je suis bien obligé d'intégrer les consommations des bâtiments entrés en parc au cours de l'année, ainsi que les augmentations prévues, des divers concessionnaires (eau, elec, gaz, fioul, etc., matériaux pour la réparation et l'entretien, indices de révision des contrats, etc.) Voire même, si ça se vote, l'augmentation de la TVA (non récupérable en section de fonctionnement).
Donc, TOUTES CHOSES ÉGALES PAR AILLEURS, le budget prévisionnel augmente.
 
 
 
Ou alors il faut faire des investissements importants, ou se séparer de patrimoine. Mais pour ça, il n'y a plus personne.  :o  
 

mood
Publicité
Posté le 03-04-2012 à 17:40:59  profilanswer
 

n°29761537
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 03-04-2012 à 17:42:31  profilanswer
 

le-poulpe a écrit :


 
Ca semble simple et intelligent... à première vue.
 
Mais prenons un exemple : je suis dans une collectivité, en charge des bâtiments, et je prépare le budget de fonctionnement de l'année prochaine.
 
Je suis bien obligé d'intégrer les consommations des bâtiments entrés en parc au cours de l'année, ainsi que les augmentations prévues, des divers concessionnaires (eau, elec, gaz, fioul, etc., matériaux pour la réparation et l'entretien, indices de révision des contrats, etc.) Voire même, si ça se vote, l'augmentation de la TVA (non récupérable en section de fonctionnement).
Donc, TOUTES CHOSES ÉGALES PAR AILLEURS, le budget prévisionnel augmente.
 
 
 
Ou alors il faut faire des investissements importants, ou se séparer de patrimoine. Mais pour ça, il n'y a plus personne.  :o  
 


Ou être honnête et dire que les impôts augmenteront l'année suivante.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29761594
deumilcat
Posté le 03-04-2012 à 17:47:18  profilanswer
 

braise86 a écrit :

non mais sérieux faut le dire une bonne fois pour toutes parce que visiblement c'est pas clair pour tout le monde:

 

on ne peut pas dépenser plus qu'on ne gagne, sinon on fait ce qu'on appelle un déficit, et lorsqu'on fait un déficit il faut le combler par de l'endettement!

 

la première, seul, et unique cause de l'endettement est le déficit permanent des budgets de l'état depuis 30 ans.

  

une mesure impossible à mettre en place mais qui serait particulièrement efficace serait de dire: le budget 2013 est défini non pas en fonction des recettes de 2013 (qu'on ne peut pas prévoir avec une exactitude parfaite) mais avec les recettes de 2012.

 

on ne dépenserait pas l'argent qu'on pense avoir mais celui qu'on a réelement eu. ça serait absolument parfait :o

 

Ou ai je dit le contraire?

 

Et une fois qu'on a dit "ya  une dette cumulée parce qu on est en deficit chaque année depuis 30 ans" on a pas dit grand chose,
meme en gras rouge souligné..

 

Moi je te parle des causes intimes de ce deficit annuel chronique

 

il y a eu desengagement de l'Etat de tout ce qui rapportait du fric (pret d'argent, actionnariat industriel, ect)
et tout en continuant de payer pour tout ce qui coute (le social, les infrastructures de communication et de transport privatisés ensuite pour une bouchée de pain,ect..) , ce qui a rendu chaque année les budgets deficitaires, dans l'interet de groupes privées pour qui tout va bien aujourdhui merci bcp

 

Rien que les privatisations: l'Etat investit dans les infrastructures telecoms pendant des années, puis au lieu de les exploiter correctement pour recuperer son investissement, elle les brade au privé qui n'a plu qu' a en toucher les dividendes chaque année sans avoir jamais eu a faire le gigantesque investissement de depart

 

Pareil pour EDF.. t en connais bcp des actionnaires qui auraient pris le temps de construire 50 centrales nucleaires pour alimenter la France en electricité. y a que l Etat qui a les moyens de mettre des années a amortir son investissement avant de commencer a devenir rentable
Or, c est quand cette periode de rentabilité commence que le privé reprend les renes  (transfo en societe anonyme en 2003) :sarcastic:
EDIT: Quand un Etat finance par emprunt, il apporte sa caution , ce qui revient a financer par fonds publics (puisque c est l Etat qui prend le risque de non rentabilité)

 


Message cité 4 fois
Message édité par deumilcat le 03-04-2012 à 17:51:50
n°29761695
braise86
Posté le 03-04-2012 à 17:56:06  profilanswer
 

en fait une augmentation des dépenses est en partie mesurable et prévisible. l'inflation, les matière premières (si le batiment est chauffé au gaz ou au fioul il ets peu probable que sa facture énergétique stagne ou diminue...) alors que l'augmentation ou la diminution des recetets est imprévisible à l'échelle de l'état.
 
exemple: un scandale sanitaire éclate chez mac donald-> plus un français ne va au mc do pendant un mois. de mémoire (j'ai plus la source) mc do vend près de un million de sandwich par jour en france. à l'échelle d'un mois ça fait donc 30 millions de sandwich. si le prix moyen est de 3,5 euros ça nous fait donc 105 millions d'euros de chiffre d'affaire soit 20 580 000€ de recette de TVA qui disparaissent.
 
ce genre d'évènement est imprévisible et arrive souvent (cf scandale des prothèses PIP qui la concernera plutôt les dépenses de l'état).
 
avec mon idée de faire un budget d'une année N avec les recettes de l'année N-1 au moins on sécurise un des deux aspects (dépense et recette).

n°29761705
deumilcat
Posté le 03-04-2012 à 17:56:49  profilanswer
 

radioactif a écrit :


EDF, financée à 100% sans deniers publics (tout par emprunt), et avant 1973. Sans compter que l'Etat peut alimenter des fonds, bref, je ne vois pas ce que ce bout, erroné, apporte. La loi de 1973 interdit simplement que la BdF prête à l'Etat. Ce qu'elle faisait dans une déjà très petite mesure avant, étant limitée par son stock d'or.

 

ca revient a obliger l'Etat a emprunter des capitaux privés pour financer ses investissement au lieu d 'imprimer de la monnaie il me semble
Quant a l exemple zimbabween il n est pas significatif. On a jamais dit qu il fallait que l Etat prete n importe quoi a n importe qui sans garanties
Ce qui a endetté ce pays et donc debrider l inflation , c est sa guerre avec le Congo, la corruption et une gestion economique degueulasse, pas le financement par la planche a billet, qui necessite quand meme de ne pas investir dans n importe quoi, puisque c est justement le retour sur investissement qui renfloue les caisses (au lieu que ca parte dans celles du privé)

  

Message cité 1 fois
Message édité par deumilcat le 03-04-2012 à 17:59:04
n°29761708
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 03-04-2012 à 17:56:53  profilanswer
 

deumilcat a écrit :

 

Ou ai je dit le contraire?

 

Et une fois qu'on a dit "ya une dette cumulée parce qu on est en deficit chaque année depuis 30 ans" on a pas dit grand chose,
meme en gras rouge souligné..

 

Moi je te parle des causes intimes de ce deficit annuel chronique

 

il y a eu desengagement de l'Etat de tout ce qui rapportait du fric (pret d'argent, actionnariat industriel, ect)
et tout en continuant de payer pour tout ce qui coute (le social, les infrastructures de communication et de transport privatisés ensuite pour une bouchée de pain,ect..) , ce qui a rendu chaque année les budgets deficitaires, dans l'interet de groupes privées pour qui tout va bien aujourdhui merci bcp

 

Rien que les privatisations: l'Etat investit dans les infrastructures telecoms pendant des années, puis au lieu de les exploiter correctement pour recuperer son investissement, elle les brade au privé qui n'a plu qu' a en toucher les dividendes chaque année sans avoir jamais eu a faire le gigantesque investissement de depart

 

Pareil pour EDF.. t en connais bcp des actionnaires qui auraient pris le temps de construire 50 centrales nucleaires pour alimenter la France en electricité. y a que l Etat qui a les moyens de mettre des années a amortir son investissement avant de commencer a devenir rentable
Or, c est quand cette periode de rentabilité commence que le privé reprend les renes (transfo en societe anonyme en 2003) :sarcastic:
EDIT: Quand un Etat finance par emprunt, il apporte sa caution , ce qui revient a financer par fonds publics (puisque c est l Etat qui prend le risque de non rentabilité)

 



 


Merci de préciser en termes clairs ce que.je me tue à expliquer ici depuis 10 ans, à chaque nouveau libéral dans le moove que nous amène les vacances scolaires...


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°29761751
deumilcat
Posté le 03-04-2012 à 18:00:02  profilanswer
 

Ciler a écrit :


Toi aussi il faut lire, on parlait de l'Irlande là et spécifiquement d'une obligation d'entretenir les fosses sceptiques. Qu'est-ce que ta réponse a à voir avec ça ???


 
pardon j ai pris en cours et t ai lu en diagonal , j etais plutot sur le sujet global du topic en fait

n°29761775
deumilcat
Posté le 03-04-2012 à 18:03:08  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
 
Merci de préciser en termes clairs ce que.je me tue à expliquer ici depuis 10 ans, à chaque nouveau libéral dans le moove que nous amène les vacances scolaires...


 
 :jap:  
 
je vais les garder cette aprés midi tu peux faire une pause clope , ils ont deja mangé je peux les mettre au lit?  :D  

n°29761798
deumilcat
Posté le 03-04-2012 à 18:05:37  profilanswer
 

braise86 a écrit :

en fait une augmentation des dépenses est en partie mesurable et prévisible. l'inflation, les matière premières (si le batiment est chauffé au gaz ou au fioul il ets peu probable que sa facture énergétique stagne ou diminue...) alors que l'augmentation ou la diminution des recetets est imprévisible à l'échelle de l'état.

 

exemple: un scandale sanitaire éclate chez mac donald-> plus un français ne va au mc do pendant un mois. de mémoire (j'ai plus la source) mc do vend près de un million de sandwich par jour en france. à l'échelle d'un mois ça fait donc 30 millions de sandwich. si le prix moyen est de 3,5 euros ça nous fait donc 105 millions d'euros de chiffre d'affaire soit 20 580 000€ de recette de TVA qui disparaissent.

 

ce genre d'évènement est imprévisible et arrive souvent (cf scandale des prothèses PIP qui la concernera plutôt les dépenses de l'état).

 

avec mon idée de faire un budget d'une année N avec les recettes de l'année N-1 au moins on sécurise un des deux aspects (dépense et recette).

 

et ca te choque pas du tout qu une société encaisse du fric a vendre de la daube pendant des années
mais que ce soit l Etat qui casque les chirurgies quand ca finit par se savoir?
 Ca te donne pas un tout petit indice sur les causes du deficit chronique de la France?

Message cité 1 fois
Message édité par deumilcat le 03-04-2012 à 18:06:11
n°29761869
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 03-04-2012 à 18:13:29  profilanswer
 

deumilcat a écrit :

 

:jap:

 

je vais les garder cette aprés midi tu peux faire une pause clope , ils ont deja mangé je peux les mettre au lit? :D

 

Tu leur raconteras des histoires sur les méchants bolcheviques qui empêchent aux héritiers de vivre convenablement :o


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°29761887
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 03-04-2012 à 18:15:43  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


 
ca revient a obliger l'Etat a emprunter des capitaux privés pour financer ses investissement au lieu d 'imprimer de la monnaie il me semble
Quant a l exemple zimbabween il n est pas significatif. On a jamais dit qu il fallait que l Etat prete n importe quoi a n importe qui sans garanties
Ce qui a endetté ce pays et donc debrider l inflation , c est sa guerre avec le Congo, la corruption et une gestion economique degueulasse, pas le financement par la planche a billet, qui necessite quand meme de ne pas investir dans n importe quoi, puisque c est justement le retour sur investissement qui renfloue les caisses (au lieu que ca parte dans celles du privé)


Ce qu'il faisait déjà en majorité avant, la SNCF, EDF, le financement venait des ménages et des banques il me semble...


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29761907
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 03-04-2012 à 18:17:14  profilanswer
 

deumilcat a écrit :

 

Ou ai je dit le contraire?

 

Et une fois qu'on a dit "ya  une dette cumulée parce qu on est en deficit chaque année depuis 30 ans" on a pas dit grand chose,
meme en gras rouge souligné..

 

Moi je te parle des causes intimes de ce deficit annuel chronique

 

il y a eu desengagement de l'Etat de tout ce qui rapportait du fric (pret d'argent, actionnariat industriel, ect)
et tout en continuant de payer pour tout ce qui coute (le social, les infrastructures de communication et de transport privatisés ensuite pour une bouchée de pain,ect..) , ce qui a rendu chaque année les budgets deficitaires, dans l'interet de groupes privées pour qui tout va bien aujourdhui merci bcp

 

Rien que les privatisations: l'Etat investit dans les infrastructures telecoms pendant des années, puis au lieu de les exploiter correctement pour recuperer son investissement, elle les brade au privé qui n'a plu qu' a en toucher les dividendes chaque année sans avoir jamais eu a faire le gigantesque investissement de depart

 

Pareil pour EDF.. t en connais bcp des actionnaires qui auraient pris le temps de construire 50 centrales nucleaires pour alimenter la France en electricité. y a que l Etat qui a les moyens de mettre des années a amortir son investissement avant de commencer a devenir rentable
Or, c est quand cette periode de rentabilité commence que le privé reprend les renes  (transfo en societe anonyme en 2003) :sarcastic:
EDIT: Quand un Etat finance par emprunt, il apporte sa caution , ce qui revient a financer par fonds publics (puisque c est l Etat qui prend le risque de non rentabilité)

 




Il existe des réseaux électriques privés (du côté de la production) qui fonctionnent pas mal. Pourquoi aurait-on dû avoir une seule entreprise pour toute la France ?

Message cité 2 fois
Message édité par radioactif le 03-04-2012 à 18:17:37

---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29761959
deumilcat
Posté le 03-04-2012 à 18:22:18  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Il existe des réseaux électriques privés (du côté de la production) qui fonctionnent pas mal. Pourquoi aurait-on dû avoir une seule entreprise pour toute la France ?

 

j ai pas dit que le reseau electrique privé c etait le mal (enfin bon Enron euh..) , juste qu en ce qui concerne la France c est un exemple de mutualisation des depenses / privatisation des benefices expliquant en partie l endettement chronique

 

Il n y a pas toujours eu qu une entreprise d electricité en France d ailleurs. avant la 2e guerre c etait une myriade de petites boites, fusionnés en une seule garantie par l Etat en 1946 sur impulsion notable des communistes
ce qui me fait noter au passage pour les ultra liberaux antibolchevique que les 30 glorieuses ont prosperé sur la base d une planification de type socialiste allié a un liberalisme controlé mais innovant (de Gaulle apres 58)
Faut dire qu a l epoque les politiciens s occupaient d abord de leur pays plutot que des riches copains qui avaient financé leur campagne ...
Notez aussi que les 30 glorieuses se sont arreté net a partir du choc petrolier bien sur mais aussi de l interdiction de facto du financement structurel par fonds publics (loi de 73)

 


Message cité 1 fois
Message édité par deumilcat le 03-04-2012 à 18:37:45
n°29761987
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 03-04-2012 à 18:25:06  profilanswer
 

Enron était producteur d'électricité ?
 
Sinon, bien sût tu as comparé les bénéfices actuels et espérés de ces opérations avec le prix de cession ? :o


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29761993
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 03-04-2012 à 18:25:39  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Il existe des réseaux électriques privés (du côté de la production) qui fonctionnent pas mal. Pourquoi aurait-on dû avoir une seule entreprise pour toute la France ?

 

Bof, eon France est entrain de fouttre des gens dehors :o


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°29762011
Ciler
Posté le 03-04-2012 à 18:27:42  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


Rien que les privatisations: l'Etat investit dans les infrastructures telecoms pendant des années, puis au lieu de les exploiter correctement pour recuperer son investissement, elle les brade au privé qui n'a plu qu' a en toucher les dividendes chaque année sans avoir jamais eu a faire le gigantesque investissement de depart
 
Pareil pour EDF.. t en connais bcp des actionnaires qui auraient pris le temps de construire 50 centrales nucleaires pour alimenter la France en electricité. y a que l Etat qui a les moyens de mettre des années a amortir son investissement avant de commencer a devenir rentable
Or, c est quand cette periode de rentabilité commence que le privé reprend les renes  (transfo en societe anonyme en 2003) :sarcastic:  
 


En l’occurrence, là, ce sont deux exemples (très) mal choisis.  
 
Pour les telecoms, comme pour EDF, l'infrastructure rapporte toujours des sous à l'état, actionnaire principal, sous forme de dividendes. On peut à la limite discuter du fait que les réseaux ne sont pas loués à leur juste valeur (ce qui est vrai). Par ailleurs (pour la téléphonie mobile), chaque opérateur doit construire son propre réseau (ce qui a contrario permet à l'état de faire chier les nouveaux compétiteurs - comme Free - tout n'est pas rose donc).  
 
Il serait beaucoup plus judicieux dans ce sens de critiquer la mise en régie d'exploitation des autoroutes, qui elle est non seulement une perte financière sèche, mais a aussi un effet délétère sur l'état du réseau.  
 
Après, comme le faisait remarquer je ne sais plus qui, vendre un truc qui rapporte n'est pas nécessairement une mauvaise idée, si on utilise l'argent pour acheter un truc qui rapporte encore plus, ou racheter une dette qui "coûte" plus.  
 
Exemple simplifié:  

Citation :

tu as un truc qui a une "valeur" de 100 € et qui te rapporte 1% par ans, et en parallèle une dette de 50 € à 2% par ans. Ta dette et ton investissement s'"annulent" donc en terme d'entrée/sortie. Si tu "vends" ton truc de 100 € et que tu utilise les fonds pour racheter la dette, il te reste 50 €, que tu peux réinvestir (mettons à nouveau à 1%) avec au final un résultat net positif.


 
L'échange d'un investissement rentable contre un capital fixe n'est donc pas nécessairement une mauvaise chose. La question n'est pas tellement de "pourquoi on vends", mais "qu'est-ce qu'on achète avec". C'est d'avantage à ce niveau là qu'on peut critiquer la gestion des divers gouvernement, qui ont vendu (privatisé) pour générer des fonds de dépense immédiate plutôt que pour stabiliser les finances publiques sur la durée.

n°29762049
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 03-04-2012 à 18:32:01  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
Bof, eon France est entrain de fouttre des gens dehors :o


Je ne vois pas spécialement le lien avec mon post. S'ils sont pas rentables (gaz trop cher, trop polluants...), tu devrais être content que l'Etat ait vendu les Charbonnages de France :D


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29762282
deumilcat
Posté le 03-04-2012 à 18:55:16  profilanswer
 

Ciler a écrit :


En l’occurrence, là, ce sont deux exemples (très) mal choisis.

 

Pour les telecoms, comme pour EDF, l'infrastructure rapporte toujours des sous à l'état, actionnaire principal, sous forme de dividendes. On peut à la limite discuter du fait que les réseaux ne sont pas loués à leur juste valeur (ce qui est vrai). Par ailleurs (pour la téléphonie mobile), chaque opérateur doit construire son propre réseau (ce qui a contrario permet à l'état de faire chier les nouveaux compétiteurs - comme Free - tout n'est pas rose donc).

 

Il serait beaucoup plus judicieux dans ce sens de critiquer la mise en régie d'exploitation des autoroutes, qui elle est non seulement une perte financière sèche, mais a aussi un effet délétère sur l'état du réseau.

 

Après, comme le faisait remarquer je ne sais plus qui, vendre un truc qui rapporte n'est pas nécessairement une mauvaise idée, si on utilise l'argent pour acheter un truc qui rapporte encore plus, ou racheter une dette qui "coûte" plus.

 

Exemple simplifié:

Citation :

tu as un truc qui a une "valeur" de 100 € et qui te rapporte 1% par ans, et en parallèle une dette de 50 € à 2% par ans. Ta dette et ton investissement s'"annulent" donc en terme d'entrée/sortie. Si tu "vends" ton truc de 100 € et que tu utilise les fonds pour racheter la dette, il te reste 50 €, que tu peux réinvestir (mettons à nouveau à 1%) avec au final un résultat net positif.

 

L'échange d'un investissement rentable contre un capital fixe n'est donc pas nécessairement une mauvaise chose. La question n'est pas tellement de "pourquoi on vends", mais "qu'est-ce qu'on achète avec". C'est d'avantage à ce niveau là qu'on peut critiquer la gestion des divers gouvernement, qui ont vendu (privatisé) pour générer des fonds de dépense immédiate plutôt que pour stabiliser les finances publiques sur la durée.

 

completement d'accord et c est bien la qu est le probleme:

 

une entreprise (qui plus est si elle fut construite par des investissements publics lourds ) ne doit pas etre vendue a la valeur faciale des ses composantes comme si elle etait en depot de bilan et vendue a la decoupe,  
mais pricée comme si elle etait coté en bourse (c est a dire en integrant ses depenses et recettes esperées , actualisés a la date du jour de la vente)
 
Les gvts qui ont pratiqué ce genre de soldage des bijoux de famille sont coupables de gestion court-termiste stupide
pour arranger les comptes a la prochaine echeance electorale (les autoroutes sont un exemple edifiant egalement)
La question est de savoir si ils l ont fait par stupidité ou pour rincer les copains
C est en tout cas regretable que ce genre de pratique soient permises par la Cour des Comptes.
D ailleurs si on avait eu une regle d or budgetaire avant 73 et les privatisations, celle ci n auraient jamais été autorisés tellement ces operations relevaient d une gestion merdique des comptes publics

 

Car ces privatisations au prix facial nous ont privé de revenus a long terme, deteriorant donc la dette et notre solvabilité
(meme avec la meme dette , on serait peut etre toujours noté AAA si on avait pas betement abandonné ces sources de revenus)

 

Or l interdiction de s autofinancer par la planche a billets devait forcement aboutir a un moment donné a devoir brader les proprietes publiques
J irais pas jusqu a dire que c etait le but non-dit mais c est tentant de le penser quand meme..

    

Message cité 2 fois
Message édité par deumilcat le 03-04-2012 à 19:11:07
n°29762302
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 03-04-2012 à 18:56:52  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


 
completement d'accord et c est bien la qu est le probleme:
 
une entreprise (qui plus est si elle fut construite par des investissements publics lourds ) ne doit pas etre vendue a la valeur faciale des ses composantes comme si elle etait en depot de bilan et vendue a la decoupe,  
mais pricée comme si elle etait coté en bourse (c est a dire en integrant ses depenses et recettes esperées , actualisés a la date du jour de la vente)
 
Les gvts qui ont pratiqué ce genre de soldage des bijoux de famille sont coupables de gestion court-termiste stupide
pour arranger les comptes a la prochaine echeance electorale (les autoroutes sont un exemple edifiant egalement)
La question est de savoir si ils l ont fait par stupidité ou pour rincer les copains
C est en tout cas regretable que ce genre de pratique soient permises par la Cour des Comptes.
D ailleurs si on avait eu une regle d or budgetaire avant 73 et les privatisations, celle ci n auraient jamais été autorisés tellement ces operations relevaient d une gestion merdique des comptes publics
 
Car ces privatisations au prix facial nous ont privé de revenus a long terme, deteriorant donc la dette et notre solvabilité (on serait toujours AAA si on avait pas betement abandonné ces sources de revenus)


Des preuves, des chiffres !


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29762348
Ciler
Posté le 03-04-2012 à 18:59:51  profilanswer
 

deumilcat a écrit :

Les gvts qui ont pratiqué ce genre de soldage des bijoux de famille sont coupables de gestion court-termiste stupide  


 

radioactif a écrit :


Des preuves, des chiffres !


 
 [:plusun]  
 
J'ai des exemples et des contre-exemples précis en tête, et vaguement l'idée que ceux auxquels tu pense sont des poncifs éculés mais malheureusement faux.

n°29762411
Camelot2
Posté le 03-04-2012 à 19:05:39  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


 
Notez aussi que les 30 glorieuses se sont arreté net a partir du choc petrolier bien sur mais aussi de l interdiction de facto du financement structurel par fonds publics (loi de 73)

 


 
Raisonnement à démontrer.
 
L'évolution du solde primaire tend à démontrer que c'est sa dégradation qui a provoqué la loi de 73:
 
-dégradation du solde primaire => nécessité de trouver d'autres sources de financement => organisation du marché obligataire
 
Plutôt que:
 
décision arbitraire => organisation du marché obligataire => dégradation du solde primaire
 
Le choc pétrolier ayant enfoncé le clou.

n°29762455
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 03-04-2012 à 19:09:41  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Raisonnement à démontrer.
 
L'évolution du solde primaire tend à démontrer que c'est sa dégradation qui a provoqué la loi de 73:
 
-dégradation du solde primaire => nécessité de trouver d'autres sources de financement => organisation du marché obligataire
 
Plutôt que:
 
décision arbitraire => organisation du marché obligataire => dégradation du solde primaire
 
Le choc pétrolier ayant enfoncé le clou.


L'autre analyse serait un garde fou après l'abandon total de l'or, qui jusque là limitait effectivement les encours de la BdF.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29762659
Camelot2
Posté le 03-04-2012 à 19:26:33  profilanswer
 

radioactif a écrit :


L'autre analyse serait un garde fou après l'abandon total de l'or, qui jusque là limitait effectivement les encours de la BdF.


 
Je trouve la chronologie un peu plus difficile dans ce cadre vu que la réforme de la BdF semble remonter un peu plus loin que 1971-73 (wikipédia  :o ):
 

Citation :

Lorsque Olivier Wormser devient gouverneur de la Banque de France» en avril 1969, il est « décidé à imposer des réformes profondes 3. Une restructuration à forte visibilité des services rendus par la Banque (fermeture de succursales dans les petites villes) agite le personnel autour de 19702 ; elle prend elle-même sens au sein de bouleversements plus amples du système financier : l'activité de la Banque auprès des particuliers perd de son importance tandis que la monnaie scripturale finit de s'imposer en France et relègue les billets de banque à un rôle secondaire4. Internationalement, le système de Bretton Woods vit ses derniers instants tandis que le marché monétaire se complexifie. Les techniques d'intervention sur ce marché et de refinancement des banques commerciales évoluent : l'escompte perd de sa centralité et les opérations d'open market gagnent en importance5.


 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_P [...] card_de_73
 
Mais le côté international a dû accéléré les choses, certainement.  
 
Un truc marrant dans l'article wikipédia, et assez juste:
 

Citation :

Introduit par amendement parlementairenote 3, un article 25 qui interdit au Trésor d'« être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France » suscite de la part de Jean-Yves Haberer une ironie amusée. Il note qu'il s'agit d'une « malédiction aussi naïve qu'ancienne », naïve puisqu'elle est et a toujours été contournée sans difficulté : si la Banque de France ne peut acheter des titres directement à l'État, rien ne lui interdit d'intervenir sur le marché secondaire, et c'est d'ailleurs la méthode classique d'appui au Trésor dans la tradition bancaire anglo-saxonne


 
Sinon, la lecture du "débat" sur l'amendement chéri des conspirationnistes en tout genre est assez drôle.  :o  
 
http://www.senat.fr/comptes-rendus [...] 7_3126.pdf
 
Page 10, article 29.
 
 

n°29766313
deumilcat
Posté le 03-04-2012 à 23:54:22  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Des preuves, des chiffres !

 


a titre d exemple mais tu peux appliquer a toutes les privatisations:

 

Les autoroutes du nord et de l est de la france (SANEF) , vendus 4milliard alors qu'elles ont un chiffre d affaire de 1.5 milliards annuel
la moitie des actionnaires sont des banques privées (les meme pauvres petites qui avaient ensuite besoin de liquidité a cause de la criiiiiise
mais ont racheté des entreprises publiques a tour de bras pour leur compte propre ou celui de leur clients)
Vu la profitabilité de ce genre de reseau (et la non obligation du privé a entretenir le reseau quand il deviendra trop vieux, ce qui fait qu ils braderont ca sans se prendre la tete, a l'Etat peut etre meme si ca se trouve :D ) ils ont fait une excellente affaire, d autant qu ils ne se sont pas privé pour augmenter les peages et reduire les couts

 


http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci% [...] vatisation

  

Pour la liste complete des privatisations c est pas dur a trouver:

 

on notera que le credit lyonnais n a été privatisé qu une fois ses deficits comblés
(alors qu a l inverse les banques sont nationalisés uniquement quand elles sont deficitaires)

 

On se doute bien que de maniere generale si une privatisation a pu se faire c'est que le privé reniflait la bonne affaire a venir

 
Citation :


 Gouvernement Jacques Chirac[modifier]

 

Selon l’édition 2001 de L’État de la France (La Découverte), en 1986-1988, le gouvernement Chirac avait vendu pour 100 milliards de francs (valeur 1999) d’actifs publics. D'autres sources avancent le chiffre de 70.5 ou 72 milliards de FF.

 

   Saint-Gobain, 1986 (8.4 milliards de FF).
    Paribas, 23 janvier 1987, mise en bourse de 100 % du capital (OPV), (12.8 milliards de FF).
    TF1, 16 avril 1987, Bouygues devient actionnaire de référence, (4.4 milliards de FF).
    Crédit commercial de France, 7 mai 1987, mise en bourse de 100 % du capital, (2.2 milliards de FF).
    Compagnie générale d'électricité (la CGE devient Alcatel-Alsthom puis Alcatel en 1998) 23 mai 1987, mise en bourse de 100 % du capital, 2,5 millions de souscripteurs, 5.4 milliards de FF).
    Société générale, 27 juin 1987, mise en bourse de 100 % du capital, (17.2 milliards de FF).
    Havas, 1987, (2.8 milliards de FF).
    Mutuelle générale française, 1987.
    Banque du bâtiment et des travaux publics, 1987 (0.4 milliard de FF).
    Matra, 1988, (1 milliard de FF).
    Suez (groupe) (14.9 milliards de FF).

 

Gouvernement Michel Rocard[modifier]

 

   Crédit local de France, 5 avril 1991, privatisation partielle
    Renault, 1990, ouverture du capital

 

Gouvernement Édouard Balladur[modifier]

 

L'ensemble des privatisations sur la période 1993-1995 aurait rapporté milliards de FF en 3 ans.

 

   Rhône-Poulenc, 1993.
    Elf-Aquitaine, 1994.
    UAP, 1994.
    SEITA, 6 février 1995
    TOTAL

 

Gouvernement Alain Juppé[modifier]

 

L'ensemble des privatisations sur la période 1995-1997 aurait rapporté 40 milliards de FF en 18 mois.

 

   AGF, 1996, mise en bourse de 51 % du capital, l'État ne conservant que 2 %.
    CGM (Compagnie générale maritime), 1996, vente de gré à gré, pour 20 millions de francs, à la Compagnie maritime d'affrètement (CMA) qui devient CMA-CGM.
    Péchiney, 1995.
    Usinor-Sacilor, 1995.
    Compagnie française de navigation rhénane (CFNR), 8 novembre 1996, vente de gré à gré à l'association technique de l'importation charbonnière (ATIC) des 75,7 % du capital détenus par l'État.
    BFCE, 1996, vente de gré à gré au Crédit national. La fusion de ce dernier avec la BFCE donne naissance à la banque Natexis.
    Bull, 1997.

 

Gouvernement Lionel Jospin[modifier]

 

L'ensemble des privatisations sur la période 1997-2002 aurait rapporté 210 milliards de Francs Français en 5 ans. La plupart de ces privatisations n'étaient qu'une mise en application de contrats préparatoires passés par le précédent gouvernement.

 

   Air France, 1999, ouverture du capital.
    Autoroutes du sud de la France (privatisation partielle)
        Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital, recette : 1,8 milliard d'euros.
    Crédit lyonnais, 12 mars 1999 (décret)
    France Télécom, 1997, ouverture du capital, 42 milliards de FF.
        Octobre 1997 : mise en bourse de 21 % du capital
        Novembre 1998 : mise en bourse de 13 % du capital
    Eramet, 1999.
    GAN, 1998.
    Thomson Multimédia
        1998, ouverture du capital.
        2000, suite.
    CIC, 1998.
    CNP, 1998.
    Aérospatiale (EADS), 2000, ouverture du capital.

 

Gouvernement Jean-Pierre Raffarin[modifier]

 

L'ensemble des privatisations sur la période 2002-2005 aurait rapporté 13 milliards d'EUR en 3 ans.

 

   Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (privatisation partielle)
    France Télécom (5.1 milliards EUR)
        Septembre 2004 : mise en bourse de 10,85 % du capital (part résiduelle de l'État : 42,25 %)
    SNECMA, (2.2 milliards EUR)
        18 juin 2004, mise en bourse de 35 % du capital pour une recette de 1,3 milliard d'euros ;
        29 octobre 2004, rapprochement avec Sagem dans le cadre d'une OPA/OPE qui achève la privatisation de la Snecma. Après fusion, le nouvel ensemble prend le nom de Safran.
    Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (privatisation partielle)
    Crédit Lyonnais (2.2 milliards EUR)
    Thomson (0.95 milliard EUR)

 

Gouvernement Dominique de Villepin[modifier]

 

   Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital - 75 % - sur appel d'offres)
    Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital - 70 % - sur appel d'offres)
    Autoroutes du sud de la France (privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital - 51 % - sur appel d'offres)
    Gaz de France, 8 juillet 2005, mise en bourse de 20 % du capital, dont une partie en augmentation de capital. L'opération rapporte environ 2,5 milliards d'euros à l'État et 2 milliards à l'entreprise.
    SNCM (privatisation partielle)
    Électricité de France (privatisation partielle), novembre 2005
    Aéroports de Paris, (privatisation partielle)
    DCNS, ancienne Direction des constructions navales (privatisation partielle)

Message cité 1 fois
Message édité par deumilcat le 04-04-2012 à 00:00:07
n°29766364
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 04-04-2012 à 00:01:24  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


 
 
a titre d exemple mais tu peux appliquer a toutes les privatisations:
 
Les autoroutes du nord et de l est de la france (SANEF) , vendus 4milliard alors qu'elles ont un chiffre d affaire de 1.5 milliards annuel
la moitie des actionnaires sont des banques privées (les meme pauvres petites qui avaient besoin de liquidité a cause de la criiiiiise)
Vu la profitabilité de ce genre de reseau (et la non obligation du privé a entretenir le reseau quand il deviendra trop vieux, ce qui fait qu ils braderont ca sans se prendre la tete, a l'Etat peut etre meme si ca se trouve :D ) ils ont fait une excellente affaire, d autant qu ils ne se sont pas privé pour augmenter les peages et reduire les couts
 
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci% [...] vatisation
 
Pour la liste complete des privatisations c est pas dure a trouver:

Citation :


 Gouvernement Jacques Chirac[modifier]
 
Selon l’édition 2001 de L’État de la France (La Découverte), en 1986-1988, le gouvernement Chirac avait vendu pour 100 milliards de francs (valeur 1999) d’actifs publics. D'autres sources avancent le chiffre de 70.5 ou 72 milliards de FF.
 
    Saint-Gobain, 1986 (8.4 milliards de FF).
    Paribas, 23 janvier 1987, mise en bourse de 100 % du capital (OPV), (12.8 milliards de FF).
    TF1, 16 avril 1987, Bouygues devient actionnaire de référence, (4.4 milliards de FF).
    Crédit commercial de France, 7 mai 1987, mise en bourse de 100 % du capital, (2.2 milliards de FF).
    Compagnie générale d'électricité (la CGE devient Alcatel-Alsthom puis Alcatel en 1998) 23 mai 1987, mise en bourse de 100 % du capital, 2,5 millions de souscripteurs, 5.4 milliards de FF).
    Société générale, 27 juin 1987, mise en bourse de 100 % du capital, (17.2 milliards de FF).
    Havas, 1987, (2.8 milliards de FF).
    Mutuelle générale française, 1987.
    Banque du bâtiment et des travaux publics, 1987 (0.4 milliard de FF).
    Matra, 1988, (1 milliard de FF).
    Suez (groupe) (14.9 milliards de FF).
 
Gouvernement Michel Rocard[modifier]
 
    Crédit local de France, 5 avril 1991, privatisation partielle
    Renault, 1990, ouverture du capital
 
Gouvernement Édouard Balladur[modifier]
 
L'ensemble des privatisations sur la période 1993-1995 aurait rapporté milliards de FF en 3 ans.
 
    Rhône-Poulenc, 1993.
    Elf-Aquitaine, 1994.
    UAP, 1994.
    SEITA, 6 février 1995
    TOTAL
 
Gouvernement Alain Juppé[modifier]
 
L'ensemble des privatisations sur la période 1995-1997 aurait rapporté 40 milliards de FF en 18 mois.
 
    AGF, 1996, mise en bourse de 51 % du capital, l'État ne conservant que 2 %.
    CGM (Compagnie générale maritime), 1996, vente de gré à gré, pour 20 millions de francs, à la Compagnie maritime d'affrètement (CMA) qui devient CMA-CGM.
    Péchiney, 1995.
    Usinor-Sacilor, 1995.
    Compagnie française de navigation rhénane (CFNR), 8 novembre 1996, vente de gré à gré à l'association technique de l'importation charbonnière (ATIC) des 75,7 % du capital détenus par l'État.
    BFCE, 1996, vente de gré à gré au Crédit national. La fusion de ce dernier avec la BFCE donne naissance à la banque Natexis.
    Bull, 1997.
 
Gouvernement Lionel Jospin[modifier]
 
L'ensemble des privatisations sur la période 1997-2002 aurait rapporté 210 milliards de Francs Français en 5 ans. La plupart de ces privatisations n'étaient qu'une mise en application de contrats préparatoires passés par le précédent gouvernement.
 
    Air France, 1999, ouverture du capital.
    Autoroutes du sud de la France (privatisation partielle)
        Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital, recette : 1,8 milliard d'euros.
    Crédit lyonnais, 12 mars 1999 (décret)
    France Télécom, 1997, ouverture du capital, 42 milliards de FF.
        Octobre 1997 : mise en bourse de 21 % du capital
        Novembre 1998 : mise en bourse de 13 % du capital
    Eramet, 1999.
    GAN, 1998.
    Thomson Multimédia
        1998, ouverture du capital.
        2000, suite.
    CIC, 1998.
    CNP, 1998.
    Aérospatiale (EADS), 2000, ouverture du capital.
 
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin[modifier]
 
L'ensemble des privatisations sur la période 2002-2005 aurait rapporté 13 milliards d'EUR en 3 ans.
 
    Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (privatisation partielle)
    France Télécom (5.1 milliards EUR)
        Septembre 2004 : mise en bourse de 10,85 % du capital (part résiduelle de l'État : 42,25 %)
    SNECMA, (2.2 milliards EUR)
        18 juin 2004, mise en bourse de 35 % du capital pour une recette de 1,3 milliard d'euros ;
        29 octobre 2004, rapprochement avec Sagem dans le cadre d'une OPA/OPE qui achève la privatisation de la Snecma. Après fusion, le nouvel ensemble prend le nom de Safran.
    Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (privatisation partielle)
    Crédit Lyonnais (2.2 milliards EUR)
    Thomson (0.95 milliard EUR)
 
Gouvernement Dominique de Villepin[modifier]
 
    Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital - 75 % - sur appel d'offres)
    Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital - 70 % - sur appel d'offres)
    Autoroutes du sud de la France (privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital - 51 % - sur appel d'offres)
    Gaz de France, 8 juillet 2005, mise en bourse de 20 % du capital, dont une partie en augmentation de capital. L'opération rapporte environ 2,5 milliards d'euros à l'État et 2 milliards à l'entreprise.
    SNCM (privatisation partielle)
    Électricité de France (privatisation partielle), novembre 2005
    Aéroports de Paris, (privatisation partielle)
    DCNS, ancienne Direction des constructions navales (privatisation partielle)



Tu fais exprès de ne pas vouloir comprendre, je te parle de la valeur de l'entreprise, donc on parle plutôt de bénéfices là...Allez, on va être sympa, on va dire qu'ils arnaquent les pigeons de Français en faisant 10% de marge nette, vraiment des HFRiens les managers. Ca fait 150 millions de bénéfices. il te faut plus de vingt ans pour amortir l'acquisition. Et encore, en considérant que la valeur se maintient.
C'est pas évident, et c'est un peu court de trancher comme ça, par idéologie.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29766402
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 04-04-2012 à 00:07:42  profilanswer
 

Résultat net 2010 280M€, à ce rythme amortissement de l'acquisition en une vingtaine d'années.


Message édité par radioactif le 04-04-2012 à 00:07:58

---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29766454
bigpizzama​n
vive le cable et amd
Posté le 04-04-2012 à 00:19:07  profilanswer
 

nehoria a écrit :

Citation :

Une arme fatale contre la dette Française
 
Quel hasard! Quelle coïncidence. 13 ans après la disparition du MATIF, le marché à terme des instruments financiers, une semaine avant les élections Française, tous les spéculateurs du monde entier pourront facilement vendre à découvert de la dette Française. Facilement. A coûts bas. Et avec un effet de levier maximum. Non, bien sûr, la "Finance" ne se prépare pas à la guerre contre François 2.
A partir du 16 Avril, tout le monde pourra spéculer contre la dette Française
C'est une annonce qui est passée relativement inaperçue. Le 16 Avril, soit, quelle coïncidence, une semaine avant le premier tour des élections Françaises, le marché des dérivés, l'Eurex, va ouvrir un contrat à terme sur les emprunts d'Etat Français.. Qu'est ce que cela veut dire? Très simplement. Jusqu'à présent, si vous vouliez spéculer contre la dette Française, vous n'aviez que deux moyens: acheter des CDS, ces fameux contrats d'assurance contre la faillite, ou vendre à découvert des emprunts d'état Français, deux moyens destinés aux grandes institutions financières et aux gros fonds spéculatifs et qui nécessitaient de gros moyens.
 
Avec l'ouverture de ce contrat, ce sera plus facile
Tout le monde ou presque pourra acheter ou vendre à découvert des emprunts d'Etat Français. Facilement. Et en plus avec un effet de levier de 20. C'est-à-dire qu'avec 50,000 euros seulement vous pourrez vendre à découvert 1 million d'euros d'emprunts d'Etat Français. C'est l'arme idéale pour attaquer la France. Cela fait plus de 13 ans qu'avec la disparition du MATIF, le marché à terme des Instruments Financiers, on ne pouvait plus spéculer contre la France aussi facilement.
 
On va dire que c'est une simple coïncidence. Que c'est un hasard si quelques jours avant les élections Françaises, les spéculateurs du monde entier se dotent d'une arme fatale, bon marché, et à fort effet de levier pour s'attaquer à la dette Française. Il n'y a pas de complot. Rassurez-vous. Dormez tranquille. Il ne se passera rien….
http://www.monfinancier.com/financ [...] -9187.html


 
 [:cytrouille]


J'vois pas en quoi une mesure qui rend l'arbitrage plus facile est mal ?

n°29766578
deumilcat
Posté le 04-04-2012 à 01:10:07  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Raisonnement à démontrer.
 
L'évolution du solde primaire tend à démontrer que c'est sa dégradation qui a provoqué la loi de 73:
 
-dégradation du solde primaire => nécessité de trouver d'autres sources de financement => organisation du marché obligataire
 
Plutôt que:
 
décision arbitraire => organisation du marché obligataire => dégradation du solde primaire
 
Le choc pétrolier ayant enfoncé le clou.


 
 
Effectivement,  de l oeuf ou de la poule le debat reste ouvert.
 
ceci dit je penche pour ma version:  
 
La fin des 60's signe la fin de la reconstruction (qui generait de l'emploi et du business a foison) , l'encherissement du petrole, la perte des colonies (augmentation du cout de main d oeuvre et des matieres premieres)  
donc en somme la fin d'une periode faste pour l'Etat ET les milieux d'affaire privés
C'est pour moi le reel facteur declenchant de la fin dess 30 glorieuses, la suite c'est surtout les modalités d'adaptation  
avec un jeu de dupe aux depends de l'etat:  
 
En effet c'est le coup d'envoi pour devoir recourir au credit (aussi bien pour l'etat qui voit bien ses revenu se tarir
 que pour les milieux privés desireux de compenser en augmentant leur echelle d investissement et developper le credit conso
 pour maintenir et etendre leur base de clients qui vacille a cause de la crise)  
 
C'est AMHA ce qui a motivé l'abandon de l'orthodoxie financiere ( l'abandon de l etalon or de 71) avec la benediction des Etats qui sur le coup y ont vu la bonne combine pour se recaver a coup d imprimante , sauf que (et c est donc ma supposition) le privé a fait pression pour cette loi de 73 interdisant l autofinancement public , qui aurait pu generer une inflation ayant pour effet de devaluer l effet leur capitaux propres et en meme temps l' effet d echelle permis par l'abandon de l etalon or sur le volume de capitaux investis ou pretes aux consommateurs)
 
En clair, le privé a pris le controle du quantitative easing et en a exclu les pouvoirs publics  
Au meme moment , la privatisation des banques a enteriné cette perte de controle de l Etat sur sa monnaie
 et procuré de nouvelles sources de revenus au privé,  
se calant ainsi sur le modele anglosaxon, loin de "ces pratiques bolcheviques europeennes"
 
S'en suit naturellement la periode faste des années 80 donnant l'impression que le capitalisme debridé fonctionne sauf qu on ne  fait que "gagner a crédit" puisqu'on encaisse les dividendes d un boom d activité dont le cout est remis a plus tard (via les remboursements de credit aux consommateurs et aux industriels)
 
On connait la fin.. elle a initié ce topic
 
Ironiquement, la bulle de sur-monetarisation qu on pretendait vouloir empecher en bridant les etats  suspectés de l'utiliser pour  depenser sans limite
s'est developpé a la palce dans le secteur privé (par le credit facile donc) jusqu'a nous peter au visage en 2008. On avait "apparemment" pas penser
que les jeunes cons de wallstreet auraient eux eu  la tentation de gagner sans limite  :ange:  
 
reste a comprendre comment on a pu a l epoque argumenter que des interets privés n'ayant que leur petite gueule comme obsession pourraient etre plus raisonnables que les pouvoirs publics. A choisir je prefere encore la nationalisation de la finance, car au moins les élus sont sensés rendre des comptes..
 
Globalement ca revient donc a avoir reporté dans les poches des interets privés ce qui auparavant revenait dans les poches du public
lequel n a en plus pas eu d'autre choix que d'emprunter au privé ce que celui ci lui derobait au jour le jour..
 
Du coup vous comprendrez bien qu'en voir certains hurler a la gabegie public comme rootcause de l endettement actuel a tendance a me retourner un peu l'estomac.. sans parler du rodéo entre les marchés et les systemes de notation ect.. J'ai pas vu les banques tres soucieuses de rassurer l Etat au moment ou leurs conneries ont eclaté au grand jour, et je ne comprends toujours pas comment on a pu leur laisser la main aprés un tel aveu d'incapabilité a etre plus raisonnables que l'Etat qu ils decriaient en coeur lorsque la loi de 73 a été votée
 
 
 
 
 
 
 
 
 

n°29766667
deumilcat
Posté le 04-04-2012 à 01:38:47  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Tu fais exprès de ne pas vouloir comprendre, je te parle de la valeur de l'entreprise, donc on parle plutôt de bénéfices là...Allez, on va être sympa, on va dire qu'ils arnaquent les pigeons de Français en faisant 10% de marge nette, vraiment des HFRiens les managers. Ca fait 150 millions de bénéfices. il te faut plus de vingt ans pour amortir l'acquisition. Et encore, en considérant que la valeur se maintient.
C'est pas évident, et c'est un peu court de trancher comme ça, par idéologie.

 

10% de profitabilité ca me semble leger mais admettons.. EDIT: merci Radioactif, on est donc plus proche des 20%, le double quoi..

 

Deja je doute que la privatisation ait reussi sans que ce soit profitable au privé,
mais surtout le probleme est ailleurs

 

ce que je veux dire c est qu au bout de 20 ans c est l etat qui aurait pu cumuler 4 milliards de benef ET une societe qui vaut la meme chose voire plus

 

Chaque source de revenu abandonnéau fil du temps  nous a contraint a la combler par l'emprunt, dont le cout cumulé des interets  ramene le benefice de la privatisation initiale a peu de chose

 

En clair si on fait depuis les 70's le rapport entre ce que nous a rapporté globalement les privatisations et ce que nous a couté  le fait de devoir compensé ces pertes de revenus par l emprunt, on est en pleine gabegie budgetaire et on aboutit au deficit actuel, qui n est pas loin s en faut du uniquement a une depense publique inconsiderée

  

Message cité 1 fois
Message édité par deumilcat le 04-04-2012 à 01:40:25
n°29766691
deumilcat
Posté le 04-04-2012 à 01:46:44  profilanswer
 

bigpizzaman a écrit :


J'vois pas en quoi une mesure qui rend l'arbitrage plus facile est mal ?


 
 
ca va renforcer la force de frappe des speculateurs qui sont en train de se taper chaque pays européen l un a pres l'autre
depuis des mois (en ce moment c est l Espagne) pour faire monter les taux et ainsi faire cracher l' europe au bassinet
 
En permettant a la masse des moins gros de se joindre a la meute , les marchés sont en qqsorte en train de lever
des gueux dans les villages pour etre le plus nombreux possible vu que la France est un plus gros morceau
ce qui evidemment augure mal de ce qui nous attend en avril. On comprend bien l empressement de sarkozy  
a rassemblé de la thune europeenne dans le FESF, car c est surtout a lui que ca risque de servir  :sweat:

n°29766849
Betcour
Building better worlds
Posté le 04-04-2012 à 04:44:28  profilanswer
 

deumilcat a écrit :

Rien que les privatisations: l'Etat investit dans les infrastructures telecoms pendant des années, puis au lieu de les exploiter correctement pour recuperer son investissement, elle les brade au privé qui n'a plu qu' a en toucher les dividendes chaque année sans avoir jamais eu a faire le gigantesque investissement de depart


Mouarf.
* Déjà ça n'a pas été bradé : va donc voir la gueule du cours de France Télécom ou EDF pour rire. L'état a au contraire été le grand gagnant de ces privatisations.
* Ensuite le "gigantesque investissement de départ" les actionnaires privés le payent : ben oui l'état vend les actions (et dans le cas présent, il les a vendu fort chères)
 

Citation :

Pareil pour EDF.. t en connais bcp des actionnaires qui auraient pris le temps de construire 50 centrales nucleaires pour alimenter la France en electricité.


Y'a des constructeurs/opérateurs privés de centrales nucléaires, hein.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°29766886
Camelot2
Posté le 04-04-2012 à 06:57:36  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


 
 
 sauf que (et c est donc ma supposition) le privé a fait pression pour cette loi de 73 interdisant l autofinancement public ,
 
 


 
Je te demande une démonstration.
 
On ne démontre pas une théorie en partant de la supposition qu'elle est vrai. Try again.

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  3394  3395  3396  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La crise du couple SARKOZY : INFO ou INTOX ?Géopolitique : Face au Pic Pétrolier et la Future Crise Economique
Crise bancaire au Royaume UniJET : Les jeux en direct (relais appel gagnant -)
crise d'angoisseChanger autoradio d'origine (beta) VW POLO
Peut-on acheter ou vendre une voiture sans carte crise?Le modèle social Francais est-il en crise ?
Gratte-ciel et architecture : quel impact de la crise sur les projets? 
Plus de sujets relatifs à : [ECO] Can it run Crises ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)