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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°29343019
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 12:28:36  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

bernardo56 a écrit :

Par contre je veux juste rajouter un truc : Je ne pense pas qu'on retrouvera de l'emploi industriel en Europe donc je ne pense pas que la concurrence sur le cout du travail aura un effet positif en europe d'ici quelques annees sur l'emploi industriel quand la chine aura atteint les memes niveau de cout du travail que l'europe. Je pense que l'emploi industriel est deja une bataille perdue. Par contre, on devrait mettre a profit cette periode de disette pour se concentrer sur nos points forts : R&D, ingenierie et emplois de service. Pourquoi ne pas devenir une nation d'ingenieurs et de chercheurs ? L'allemagne a deja un peu d'avance la dessus mais il est evident que la ou on a un train d'avance c'est dans la recherche et les technologies de pointe.


 
Mais le monde entier se désagriculturise : En France il n'y a plus que 1% de paysans. Et en Chine ou en Afrique, la part des emplois agricoles diminuent. Et pourtant, on n'a jamais autant produit de biens agricoles, jamais nourri autant de personnes, jamais été collectivement aussi riches.
 
De même, le monde entier, et pas seulement l'Europe, se désindustrialise, au sens où la part des emplois industriels diminue, du fait de l'automatisation, de la mécanisation, des gains de productivité, comme dans l'agriculture. Même en Chine ou en Inde, qui produisent pourtant la moitié des biens manufacturés de la planète. La désindustrialisation est donc un faux problème. Même la Chine sera bientôt une économie de services : http://www.cairn.info/loadimg.php? [...] img001.jpg  On peut vivre et très bien vivre avec 1% de paysans, 10% de secteur industriel (surtout ingénieurs et techniciens, et peu d'ouvriers)  et un vaste secteur tertiaire.
 
Pour le reste, le manque de RD en Europe, c'est un manque d'accumulation du capital. L'épargne est de plus en plus taxée : http://www.senat.fr/rap/r10-663/r10-663154.gif  (37% pour les revenus du capital, 41% pour les revenus du travail), donc découragée et le peu d'épargne qui reste est ensuite siphonnée par les déficits publics. Tant que on ne changera pas ça, il ne se passera rien. Il faut donc :
- réduire la fiscalité sur l'épargne (qui est en plus une double peine, assez injuste moralement)
- réduire les déficits publics.
 
On es loin des discours actuels, tu en conviendras, ce qui peut nous inquiéter légitimement.
 
Si l'Europe se lance dans cette voie, elle restera un continent prospère et une économie à hauts salaires. Sinon...


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"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
mood
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Posté le 24-02-2012 à 12:28:36  profilanswer
 

n°29343042
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 12:31:42  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
La chine est l'europe il y 40 ans aujourd'hui. L'europe il ya 40 ans avait ce genre de taux d'epargne. tu compares 2 choses totalement incomprable. Regardes la chine dans 40 ans et on en reparlera.


 
Mais on dit la même chose : c'est l'épargne qui crée la croissance de 10% de la Chine. Quand la Chine se dotera d'un Etat-providence, elle aura la même chute de taux 'épargne que nous, et donc une croissance plus faible, des salaires qui stagneront et des économistes keynésiens qui stigmatiseront le marché myope, la rapacité des actionnaires, le libre-échange avec la Thaïlande, plaideront pour un néo-protectionnisme, une relance de la consommation et un déficit budgétaire accru, sans voir que la cause des problèmes est ailleurs. Pas de croissance et de salaire en hausse sans épargne, çàd sans accumulation du capital, çàd sans une renonciation à consommer


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n°29343045
poilagratt​er
Posté le 24-02-2012 à 12:32:31  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


C'est intuitif, ce n'est pas pour autant que c'est vrai!
 
Si tu as la France en autarcie qui produit des camemberts (2 ETP pour 100 camemberts) et des voitures (10 ETP pour 100 voitures).  
La population est de 100 ETP, 50 produisent des camemberts, 50 produisent des voitures.  
Chaque Français a donc par an 25 camemberts et 5 voitures
 
En Chine, il faut 3 ETP pour faire 100 camemberts, et 20 ETP pour faire 100 voitures, car ils sont moins productifs.  
En Chine il y a 1000 ETP, 600 font des camemberts et 400 des voitures.  
Chaque Chinois a donc par an 20 camemberts et 2 voitures (ils préfèrent manger que conduire)
 
Même si l'ETP est 2 fois moins "cher" en Chine, ça veut dire que:
 - La voiture produite en Chine sera au même prix que la voiture produite en France
 - Le Camembert produit en Chine sera 25% moins cher que celui produit en France
 
=> Tu pourrais en conclure que les Français achèteront tous leurs camemberts en Chine, et que 50 Français se retrouveront au chômage.  
=> Ca impliquerait que pour produire les 2500 camemberts, 75 Chinois s'y consacrent. Ce qui voudrait dire qu'il n'y a plus que 325 Chinois qui font des voitures, et que le Chinois moyen a maintenant 20 camemberts et 1,625 voiture par an.  
=> Tout le monde y perd.  
 
C'est pourquoi la Chine voudrait commercer avec nous, c'est à dire ECHANGER.  
Et à supposer qu'elle fasse tous les camemberts pour les Français et les Chinois, ça veut dire qu'elle mobilise:
 - 675 Chinois pour faire des camemberts, dont 75 pour les 2500 claquos des Français
 - 325 Chinois pour faire des voitures.  
 
De leur côté, les Français sont totalement dispos pour faire des voitures, vu qu'ils n'ont plus besoin de produire des camemberts, et ils sortent 1000 voitures par an. Ils en gardent 525 pour eux, et en envoient 475 en Chine pour payer les importations de camemberts.  
 
Au final, grâce à cet échange, le Français se retrouve avec 25 camemberts et 5.25 voitures par an
Le Chinois se retrouve avec 20 camemberts et 2.1 voitures par an.  
=> Tout le monde y gagne, et personne n'a volé le travail de personne.  
 
La difficulté passagère que nous pouvons rencontrer, c'est la Chine qui "triche" sur le marché des changes, qui fait que nous importons plus que nous n'exportons, et que par conséquent nous nous engageons à exporter "plus tard" vers la Chine ou ailleurs (nous avons des dettes).  
Conséquence, on se retrouve un peu dans la situation 1, où le Chinois a moins, et où le Français est au chômage. Mais le problème ne vient pas d'un trop grand libéralisme, il vient du fait d'une politique protectionniste de l'Etat Chinois qui par sa manipulation du marché des changes entraîne un déséquilibre. Bref, d'un manque de libéralisme sur le marché des changes.  
 
Ceci peut d'ailleurs être comparé au taux de change figé en Europe qui favorise les exportations Allemandes et induit des déséquilibres forts avec les autres pays de la zone, au premier lieu desquels les Grecs.  
 

Ce que tu dis serait vrai si la main d'oeuvre chinoise était limitée. (chômage nul)
Hors ce n'est pas le cas. Ils peuvent fabriquer tous nos camemberts, sans réduire la production de voiture.
Ils peuvent TOUT produire pour nous et pour eux.
 
Les français sont totalement dispos, mais pourquoi iraient ils fabriquer des voitures alors que les chinois peuvent le faire à moindre coût?
 
Ou alors y a un truc qui m'échappe.  
 
Sans protection, à terme on ne fabrique plus ni camembert, ni voitures, et on se retrouve avec une balance commerciale très déficitaire, jusqu’à la ruine du pays. (sauf à mettre le coût du travail en France au niveau de la Chine...)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 24-02-2012 à 12:39:57

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°29343049
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 12:32:57  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
 
tu nies l'evidence, c'est fou d'etre de mauvaise foi a ce point. La concurrence international sur le cout du travail est clairement une des raisons du glissement des emplois industriels vers des emplois de service en europe ( et en france en particulier). Et comme les emplois de service n'ont jamais reellement remplace les emplois industriels, le delta entre les 2 , c'est le chomdu. La concurrence internationale, c'est aussi le libre echange ou une de ces consequences.
 
L'allemagne a mieux resister que la France car elle a intelligemment investit sur de l'industrie de pointe et le cout du travail a ete un peu moins important qu'en france pendant longtemps.


 
Il y a certes un chômage frictionnel, qui correspond à ce que tu décris. Mais le gros de notre chômage vient d'ailleurs (rigidité croissante du marché de l'emploi)


---------------
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n°29343057
bernardo56
Posté le 24-02-2012 à 12:34:05  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


C'est intuitif, ce n'est pas pour autant que c'est vrai!
 


 
Je crois que je me fais pas bien comprendre ici. Je pense que la concurrence sur le cout du travail est un des parametres sur l'evolution de notre marche du travail et l'evolution donc du chomage. Il ya evidemment beaucoup d'autres parametres comme la culture, l'evolution de notre societe ou meme les taux de changes entre monnaies ...et tout plein d'autres raisons.  
 
ce n'est pas uniquement intuitif, c'est aussi tres reel.  
 
prenons un exemple reel : Ma boite anglaise a une equipe de production (pas de production industriel dans ce cas mais du processing de donnees de vente europeennes en IT) de 25 personnes au Sri-lanka. La seule raison pour laquelle nous avons cree cette equipe de production au Sri-lanka, c'est le cout du travail. au lieu d'employer des gens en Europe qui couterait beaucoup plus cher, nous employons des sri-lankais qui coutent 4 fois moins cher. Un exemple precis et direct de la concurrence internationale sur le cout du travail qui a une influence directe sur l'emploi en Europe.

Message cité 2 fois
Message édité par bernardo56 le 24-02-2012 à 12:35:53
n°29343073
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 12:36:14  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


C'est intuitif, ce n'est pas pour autant que c'est vrai!
 
Si tu as la France en autarcie qui produit des camemberts (2 ETP pour 100 camemberts) et des voitures (10 ETP pour 100 voitures).  
La population est de 100 ETP, 50 produisent des camemberts, 50 produisent des voitures.  
Chaque Français a donc par an 25 camemberts et 5 voitures
 
En Chine, il faut 3 ETP pour faire 100 camemberts, et 20 ETP pour faire 100 voitures, car ils sont moins productifs.  
En Chine il y a 1000 ETP, 600 font des camemberts et 400 des voitures.  
Chaque Chinois a donc par an 20 camemberts et 2 voitures (ils préfèrent manger que conduire)
 
Même si l'ETP est 2 fois moins "cher" en Chine, ça veut dire que:
 - La voiture produite en Chine sera au même prix que la voiture produite en France
 - Le Camembert produit en Chine sera 25% moins cher que celui produit en France
 
=> Tu pourrais en conclure que les Français achèteront tous leurs camemberts en Chine, et que 50 Français se retrouveront au chômage.  
=> Ca impliquerait que pour produire les 2500 camemberts, 75 Chinois s'y consacrent. Ce qui voudrait dire qu'il n'y a plus que 325 Chinois qui font des voitures, et que le Chinois moyen a maintenant 20 camemberts et 1,625 voiture par an.  
=> Tout le monde y perd.  
 
C'est pourquoi la Chine voudrait commercer avec nous, c'est à dire ECHANGER.  
Et à supposer qu'elle fasse tous les camemberts pour les Français et les Chinois, ça veut dire qu'elle mobilise:
 - 675 Chinois pour faire des camemberts, dont 75 pour les 2500 claquos des Français
 - 325 Chinois pour faire des voitures.  
 
De leur côté, les Français sont totalement dispos pour faire des voitures, vu qu'ils n'ont plus besoin de produire des camemberts, et ils sortent 1000 voitures par an. Ils en gardent 525 pour eux, et en envoient 475 en Chine pour payer les importations de camemberts.  
 
Au final, grâce à cet échange, le Français se retrouve avec 25 camemberts et 5.25 voitures par an
Le Chinois se retrouve avec 20 camemberts et 2.1 voitures par an.  
=> Tout le monde y gagne, et personne n'a volé le travail de personne.  
 
La difficulté passagère que nous pouvons rencontrer, c'est la Chine qui "triche" sur le marché des changes, qui fait que nous importons plus que nous n'exportons, et que par conséquent nous nous engageons à exporter "plus tard" vers la Chine ou ailleurs (nous avons des dettes).  
Conséquence, on se retrouve un peu dans la situation 1, où le Chinois a moins, et où le Français est au chômage. Mais le problème ne vient pas d'un trop grand libéralisme, il vient du fait d'une politique protectionniste de l'Etat Chinois qui par sa manipulation du marché des changes entraîne un déséquilibre. Bref, d'un manque de libéralisme sur le marché des changes.  
 
Ceci peut d'ailleurs être comparé au taux de change figé en Europe qui favorise les exportations Allemandes et induit des déséquilibres forts avec les autres pays de la zone, au premier lieu desquels les Grecs.  
 


 

vandepj0 a écrit :


 
Là où il marque un point, c'est que les capitaux sont mobiles aujourd'hui. L'épargne française ne sera pas nécessairement investie en France.


 
1) Ok pour le 1er point : puissent-ils te lire et que cela clôture ce débat définitivement
 
2) Oui en l'état actuel de notre croissance. C'est un cercle vicieux : plus l'Etat prélève des ressources pour les redistribuer afin qu'elles soient consommées, plus les gains de productivité sont faibles, et moins la rentabilité du capital est forte. Du coup, l'épargne s'investit ailleurs (pas tant que ça ceci dit, mais admettons). Si l'Etat se désengage, les rentabilités augmenteront, et l'épargne s'investira à nouveau ici.  


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n°29343097
bernardo56
Posté le 24-02-2012 à 12:38:49  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Il y a certes un chômage frictionnel, qui correspond à ce que tu décris. Mais le gros de notre chômage vient d'ailleurs (rigidité croissante du marché de l'emploi)


 
La rigidite croissante sur le marche de l'emploi est en relation avec l'evolution du confort voulu par l'ensemble de notre societe. ce que tu appelles rigidite j'appelle ca evolution normale d'une societe riche et develloppee ou l'ensemble de la population veut avoir une partie du benefice des fruits de la croissance et du develloppment de cette societe. Il est tout a fait naturel que les gens veuillent plus de confort, tu ne peux rien faire contre ca.

n°29343137
poilagratt​er
Posté le 24-02-2012 à 12:42:21  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
La rigidite croissante sur le marche de l'emploi est en relation avec l'evolution du confort voulu par l'ensemble de notre societe. ce que tu appelles rigidite j'appelle ca evolution normale d'une societe riche et develloppee ou l'ensemble de la population veut avoir une partie du benefice des fruits de la croissance et du develloppment de cette societe. Il est tout a fait naturel que les gens veuillent plus de confort, tu ne peux rien faire contre ca.


Je suis pas sur que cette notion fasse partie de sa science.
 
Il est naturel que limonaire ait du confort, mais pas "les gens". Sinon c'est qu'ils vivent au dessus de leurs moyens. :/


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°29343155
vandepj0
Posté le 24-02-2012 à 12:45:14  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Par ailleurs une automobile produite en Chine coute beaucoup moins cher à produire que en France.


C'est ton intime conviction, ou bien tu as des données là-dessus?
Parce que si je regarde le prix d'une Honda Civic 1.8 de 2009, ça coute:
 - 14200€ à Orléans (http://www.lacentrale.fr/auto-occasion-annonce-16199202.html)
 - 14553€ à Shanghai (http://cycusedcar.com/)

poilagratter a écrit :

Ce que tu dis serait vrai si la main d'oeuvre chinoise était limitée. (chômage nul)
Hors ce n'est pas le cas. Ils peuvent fabriquer tous nos camemberts, sans réduire la production de voiture.


Mais bien sûr, les Chinois vont lever des armées de zombies pour nous voler nos usines.  

poilagratter a écrit :


Sans protection, à terme on ne fabrique plus ni camembert, ni voitures, et on se retrouve avec une balance commerciale très déficitaire, jusqu’à la ruine du pays. (sauf à mettre le coût du travail en France au niveau de la Chine...)


Non

n°29343156
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 12:45:35  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
Je crois que je me fais pas bien comprendre ici. Je pense que la concurrence sur le cout du travail est un des parametres sur l'evolution de notre marche du travail et l'evolution donc du chomage. Il ya evidemment beaucoup d'autres parametres comme la culture, l'evolution de notre societe ou meme les taux de changes entre monnaies ...et tout plein d'autres raisons.  
 
ce n'est pas uniquement intuitif, c'est aussi tres reel.  
 
prenons un exemple reel : Ma boite anglaise a une equipe de production (pas de production industriel dans ce cas mais du processing de donnees de vente europeennes en IT) de 25 personnes au Sri-lanka. La seule raison pour laquelle nous avons cree cette equipe de production au Sri-lanka, c'est le cout du travail. au lieu d'employer des gens en Europe qui couterait beaucoup plus cher, nous employons des sri-lankais qui coutent 4 fois moins cher. Un exemple precis et direct de la concurrence internationale sur le cout du travail qui a une influence directe sur l'emploi en Europe.


 
Ce faisant, le coût du produit que tu vends baisse. Soit les profits des actionnaires augmentent : ils le dépenseront en achetant des yachts (consommation) ou des machines (investissement). Soit le prix de vente du produit diminue : et tes clients avec l'économie réalisée achèteront plus d'un autre produit, ce qui fera un débouché supplémentaire pour l'entreprise qui fabrique ce produit, qui du coup embauchera. Et si elle n'embauche pas, elle fera plus de profits :  les actionnaires le dépenseront en achetant des yachts (consommation) ou des machines (investissement), ce qui profitera aux entreprises qui fabriquent des yachts ou des machines. Au final, tout le monde sera plus riche : nous et les Sri-Lankais. C'est la vertu du libre-échange.  
 
Bien sûr, à court terme, chômage frictionnel pour ceux de ta boîte qui sont licenciés et qui doivent travailler dans les secteurs qui embauchent. Mais cet inconvénient ne doit pas entraver les avantages que procurent le libre-échange. Ou alors on se condamne à la stagnation des salaires. Pour limiter le chômage frictionnel, il faut améliorer la formation initiale et au long de la vie (rôle de l'Etat), assouplir le marché du travail, etc.  


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Posté le 24-02-2012 à 12:45:35  profilanswer
 

n°29343178
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 12:48:39  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
La rigidite croissante sur le marche de l'emploi est en relation avec l'evolution du confort voulu par l'ensemble de notre societe. ce que tu appelles rigidite j'appelle ca evolution normale d'une societe riche et develloppee ou l'ensemble de la population veut avoir une partie du benefice des fruits de la croissance et du develloppment de cette societe. Il est tout a fait naturel que les gens veuillent plus de confort, tu ne peux rien faire contre ca.


 
Ce confort peut être obtenu en s'assurant soi même, de même que le confort du logement chacun dépend de chacun, et non de l'Etat. On peut accumuler un capital pour faire face à une période de chômage (au lieu de consommer tous ses premiers revenus), s'assurer contre une perte de revenu, avoir une bonne formation ou l'acquérir pour être plus employable, etc.
 
Ca ne résout pas le cas de tout le monde : d'où la nécessité d'un Etat-providence minimal et d'une réglementation minimale. Mais aujourd'hui les avantages de ces deux points sont poins importants  que leurs inconvénients en terme de stagnation des salaires et niveau de vie.  


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n°29343180
vandepj0
Posté le 24-02-2012 à 12:48:57  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
Je crois que je me fais pas bien comprendre ici. Je pense que la concurrence sur le cout du travail est un des parametres sur l'evolution de notre marche du travail et l'evolution donc du chomage. Il ya evidemment beaucoup d'autres parametres comme la culture, l'evolution de notre societe ou meme les taux de changes entre monnaies ...et tout plein d'autres raisons.  
 
ce n'est pas uniquement intuitif, c'est aussi tres reel.  
 
prenons un exemple reel : Ma boite anglaise a une equipe de production (pas de production industriel dans ce cas mais du processing de donnees de vente europeennes en IT) de 25 personnes au Sri-lanka. La seule raison pour laquelle nous avons cree cette equipe de production au Sri-lanka, c'est le cout du travail. au lieu d'employer des gens en Europe qui couterait beaucoup plus cher, nous employons des sri-lankais qui coutent 4 fois moins cher. Un exemple precis et direct de la concurrence internationale sur le cout du travail qui a une influence directe sur l'emploi en Europe.


Dans mon exemple fictif, Lepetit délocalise aussi sa production en Chine "parce que ça coûte moins cher".  
Mais comme un échange doit s'opérer, cela va se faire en contrepartie de l'achat de Peugeot 508. (Que tu ne vois pas, parce que ce n'est pas ta boite qui va les produire).

n°29343268
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-02-2012 à 12:58:46  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Le Japon est très protectionniste, et interventionniste, rien à voir avec la France.


Tu as bien sûr regardé la dépense publique ? Et les chiffres du commerce extérieur ?


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29343310
bernardo56
Posté le 24-02-2012 à 13:02:39  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Dans mon exemple fictif, Lepetit délocalise aussi sa production en Chine "parce que ça coûte moins cher".  
Mais comme un échange doit s'opérer, cela va se faire en contrepartie de l'achat de Peugeot 508. (Que tu ne vois pas, parce que ce n'est pas ta boite qui va les produire).


 
Ok Mais a la fin je ne pense pas que le profit engendre par la boite francaise, par le fait de produire des voitures francaises retournent dans les bonnes poches et a les memes effets benefiques que si de sgens touchaient de reels salaires en France. Je comprends bien ton exemple mais c'est loin de compenser l'effet de perte d'emploi qu'il ya en France par la delocalisation de la production en chine.

n°29343314
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-02-2012 à 13:02:59  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
La rigidite croissante sur le marche de l'emploi est en relation avec l'evolution du confort voulu par l'ensemble de notre societe. ce que tu appelles rigidite j'appelle ca evolution normale d'une societe riche et develloppee ou l'ensemble de la population veut avoir une partie du benefice des fruits de la croissance et du develloppment de cette societe. Il est tout a fait naturel que les gens veuillent plus de confort, tu ne peux rien faire contre ca.


Mais seulement obtenu par certains [:aloy]


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n°29343326
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 13:04:07  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Tu as bien sûr regardé la dépense publique ? Et les chiffres du commerce extérieur ?


 
Au niveau des libertés économiques globales, le Japon est plus libéral que la France.  http://www.heritage.org/index/visu [...] rc=ranking
 
Au niveau de la liberté du commerce, c'est similaire : http://www.heritage.org/index/visu [...] rc=ranking


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n°29343381
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-02-2012 à 13:08:22  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Au niveau des libertés économiques globales, le Japon est plus libéral que la France.  http://www.heritage.org/index/visu [...] rc=ranking
 
Au niveau de la liberté du commerce, c'est similaire : http://www.heritage.org/index/visu [...] rc=ranking


On peut concéder à notre poil@ que le Japon exporte et importe en volume sensiblement autant que la France. Ceci s'expliquant par le fait non pas qu'ils aient préféré garder pour eux, mais simplement qu'ils sont à la pointe dans pas mal de domaines. A quoi bon aller acheter des télés Thomson quand on a Sony et Panasonic à la maison ?
 
A noter aussi (pas exactement lié mais un peu), que si l'on accuse toujours l'Allemagne d'exporter et de tenir là-dessus, elle importe énormément aussi :o


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n°29343392
bernardo56
Posté le 24-02-2012 à 13:09:04  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ce faisant, le coût du produit que tu vends baisse. Soit les profits des actionnaires augmentent : ils le dépenseront en achetant des yachts (consommation) ou des machines (investissement). Soit le prix de vente du produit diminue : et tes clients avec l'économie réalisée achèteront plus d'un autre produit, ce qui fera un débouché supplémentaire pour l'entreprise qui fabrique ce produit, qui du coup embauchera. Et si elle n'embauche pas, elle fera plus de profits :  les actionnaires le dépenseront en achetant des yachts (consommation) ou des machines (investissement), ce qui profitera aux entreprises qui fabriquent des yachts ou des machines. Au final, tout le monde sera plus riche : nous et les Sri-Lankais. C'est la vertu du libre-échange.


 
Je ne suis pas d'accord avec tout ca, c'est de la theorie completement fumeuse. aucun assurance que ce que qu'achetera mon patron ou les actionnaires sera produit en europe et compensera la perte d'emploi faites en faveur du sri-lanka. De plus, mon patron qui achete quelque chose pour sa gueule, ca n'amene aucun avantage a personne en angleterre, ou tres peu (bon si ptet les bons restaurants ou il ira bouffer un peu plus souvent mais ca reste tres minime par rapport aun reel emploi). rien a voir avec un emploi (ou plusieurs) a plein temps pour une personne qui pourra consommer reellement en angleterre, ou mettre de l'argent de cote ou encore emprunter pour consommer.  
 
et je ne parle meme pas de l'effet psychologique sur la societe de n'avoir que des emplois pour satisfaire les petits plaisirs de messieurs les riches, Il faut aussi prendre en compte ce genre de parametres.
 
Desole mais c'est completement fumeux.

Message cité 1 fois
Message édité par bernardo56 le 24-02-2012 à 13:15:14
n°29343446
poilagratt​er
Posté le 24-02-2012 à 13:15:04  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


C'est ton intime conviction, ou bien tu as des données là-dessus?
Parce que si je regarde le prix d'une Honda Civic 1.8 de 2009, ça coute:
 - 14200€ à Orléans (http://www.lacentrale.fr/auto-occasion-annonce-16199202.html)
 - 14553€ à Shanghai (http://cycusedcar.com/)

faudrait surtout comparer le cout de production + transport de Chine avec le cout de fabrication en France.
Le prix de vente reflète non pas le coût de production, mais le prix du marché, ce qui est bien différent.
 

vandepj0 a écrit :


Mais bien sûr, les Chinois vont lever des armées de zombies pour nous voler nos usines.  

zombie, non, mais de chinois oui.
Sais tu combien de chinois sont encore dispos pour travailler en usine?  Surement plus que la population entière de la France!


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°29343461
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-02-2012 à 13:16:56  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

faudrait surtout comparer le cout de production + transport de Chine avec le cout de fabrication en France.
Le prix de vente reflète non pas le coût de production, mais le prix du marché, ce qui est bien différent.
 


 

poilagratter a écrit :

zombie, non, mais de chinois oui.
Sais tu combien de chinois sont encore dispos pour travailler en usine?  Surement plus que la population entière de la France!


[:rofl]
 
Le Péril jaune, seconde édition.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9ril_jaune


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°29343521
bernardo56
Posté le 24-02-2012 à 13:24:24  profilanswer
 

Je voulais rajouter une petite chose par rapport a tout ca :Je ne critique pas le fait que nous perdons des emplois par rapport aux pays emergents, j'en fais le constat. Je ne critique pas le libre echange, ca a aussi ses bienfaits, en particulier pour pas mal de pays emergents. Et finalement, Je prefere voir des millions de chinois et de bresiliens augmente leur niveau de vie que d'atout prix proteger notre systeme sans perte pour faire quelques milliers de plus heureux. pour moi c'est tout a fait juste ce qu'il se passe aujourd'hui.
 
Mais si on veut aller dans ce sens sans que ce soit au detriment d'un groupe de pays, il me semble qu'il faut reguler et mettre en place des regles.

n°29343539
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 13:26:36  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :

 

Je ne suis pas d'accord avec tout ca, c'est de la theorie completement fumeuse. aucun assurance que ce que qu'achetera mon patron ou les actionnaires sera produit en europe et compensera la perte d'emploi faites en faveur du sri-lanka. De plus, mon patron qui achete quelque chose pour sa gueule, ca n'amene aucun avantage a personne en angleterre, ou tres peu (bon si ptet les bons restaurants ou il ira bouffer un peu plus souvent mais ca reste tres minime par rapport aun reel emploi). rien a voir avec un emploi (ou plusieurs) a plein temps pour une personne qui pourra consommer reellement en angleterre, ou mettre de l'argent de cote ou encore emprunter pour consommer.

 

et je ne parle meme pas de l'effet psychologique sur la societe de n'avoir que des emplois pour satisfaire les petits plaisirs de messieurs les riches, Il faut aussi prendre en compte ce genre de parametres.

 

Desole mais c'est completement fumeux.

 

C'est drôle comme tu es assez affirmatif, sur des questions sur lesquelles beaucoup d'économistes sont d'accord.

 

1) Si les actionnaires achètent un produit fait en Chine ou au Japon, les Chinois ou Japonais se retrouvent avec des euros dont ils ne peuvent rien faire chez eux. Ces euros reviendront chez nous : ils nous achèteront un bien ou un titre.

 

2) Si on est en déficit commercial, (et la Chine en excédent, ce n'est pas à cause d'une compétitivité-prix qui serait meilleure). Ce sont justement ceux qui nous balancent la compétitivité comme cause des déficits commerciaux qui poussent à la baisse des salaires (ou pour l'éviter, au protectionnisme). Or, le solde commercial ne fait que refléter le partage consommation-épargne. Il n'a rien à voir avec la compétitivité.

 

Reprenons l'analyse monétaire de la balance des paiements (Mundell)

 
  • Analyse limitée aux biens (monde sans titres et sans monnaie) : on suppose qu’il n’est pas possible de transférer des biens dans le temps à travers l’épargne. Dès lors, en l’absence de monnaie, les biens s’échangent contre des biens. Un pays A qui serait plus compétitif sur tous les plans que le pays B serait tout de même contraint d’échanger ses exportations de biens vers le pays B contre des importations  : sa balance commerciale serait donc équilibrée. Il en est de même pour le pays B, moins compétitif. Sans épargne et sans monnaie, les balances commerciales sont donc équilibrées indépendamment des problèmes de compétitivité, car pour acheter, il faut vendre. Les déséquilibres commerciaux naissent donc, non pas des problèmes de compétitivité des entreprises, mais de l’arbitrage consommation-épargne et de l’introduction de la monnaie.


  • Analyse limitée aux biens et aux titres (monde sans monnaie). L’analyse monétaire considère que la BP regroupe pour simplifier deux postes : les échanges de biens, les échanges de titres (capitaux). Dès lors, une économie en situation de besoin de financement (ménages désirant s’endetter compte tenu de leur préférence pour le présent, du niveau des taux d’intérêt ou de leur position dans le cycle de vie) emprunte auprès des non résidents : elle exporte donc des titres (émission d’actions ou d’obligations). Mécaniquement, pour que la balance des paiements reste équilibrée, il faut donc que la balance commerciale soit déficitaire. Le pays consomme ainsi des biens financés par l’émission de dettes. Cette situation n’est pas nécessairement malsaine si elle est voulue par les agents : le recours à l’épargne étrangère pour financer des projets d’investissements rentables peut en effet être la marque d’un pays dynamique. Là encore, on voit que le déficit commercial ne s’explique pas par un manque de compétitivité des entreprises nationales, qui viendraient de coûts salariaux excessifs, ou d’un manque de productivité. Il découle uniquement du partage consommation-épargne des agents  : si dans leur globalité ils souhaitent s’endetter, alors, nécessairement, la balance commerciale sera déficitaire.


De même, un pays disposant d’une capacité de financement (forte épargne des ménages par exemple) achètera des titres auprès des non résidents : il importera donc des titres, actions ou obligations (balance des titres déficitaire). Pour que la balance des paiements reste équilibrée (identité comptable entre emplois et ressources), il faut nécessairement que la balance commerciale soit excédentaire : le pays ne consomme pas toute sa production, çàd qu’il en épargne une partie, qui est vendue à l’étranger en échanges de titres. On voit là encore que cette situation ne doit pas faire l’objet a priori de jugement de valeur : elle résulte simplement d’un arbitrage intertemporel réalisé par chaque agent entre consommation et épargne. En aucun cas, l’excédent commercial ne s’explique par la forte compétitivité des entreprises nationales : il résulte uniquement du choix collectif du pays d’épargner.

 

L’équilibre emplois-ressources permet de le démontrer : en économie ouverte, Y = C+S = C+I+X-M d’où S-I = X-M. On voit ainsi que capacité de financement est bien synonyme d’excédent commercial.

 
  • Conséquences :

1- La balance commerciale ne dit donc rien de la compétitivité d’un Etat ou de ses entreprises : elle ne nous renseigne que sur le partage consommation-épargne de ses agents pris globalement. Les Etats-Unis connaissent ainsi un déficit structurel non pas en raison du manque de compétitivité des entreprises (qui est possible mais qu’on ne peut déduire de la seule lecture du déficit commercial) mais en raison de l’endettement des ménages américains. On peut dire aussi que la déréglementation des mouvements de capitaux que les Etats-Unis ont menée depuis 1980 a suscité l’engouement des investisseurs internationaux pour la place financière américaine : cet afflux soudain de capitaux ne pouvait avoir en contrepartie qu’un déficit commercial, et ce, indépendamment de la compétitivité des entreprises américaines. De même, les excédents chinois ne prouvent pas la compétitivité des entreprises chinoises : ils illustrent seulement la forte épargne chinoise, çàd sa forte capacité de financement. A l’inverse, des pays dynamiques en développement ont souvent une balance courante déficitaire, du fait du recours à l’épargne étrangère (endettement) pour financer leurs projets d’investissement.

 

2- les politiques visant à favoriser les exportations sont vaines : si les agents ne veulent pas épargner plus, compte tenu des variables influant leur partage intertemporel consommation-épargne, le surcroît d’exportations se traduira par un surcroît d’importations. Relancer X ou freiner M n’aura aucun impact sur S et I.

 

3- toutes choses égales par ailleurs, un accroissement du déficit budgétaire se traduit par un déficit commercial accru : en  effet, il traduit un accroissement des besoins de financement de la nation. Si les ménages n’épargnent pas plus, les emprunts émis par l’Etat augmentent la vente de titres auprès des non résidents (exportations de titres, d’où balance des titres excédentaire) : il en découle mécaniquement, pour respecter l’équilibre de la balance des paiements, un déficit commercial accru. On a ainsi souvent parlé des déficits jumeaux américains, le déficit budgétaire contribuant à alimenter le déficit commercial US. (Y = C+S = C+I+G+X-M d’où S-I-G = X-M )

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 24-02-2012 à 13:29:37

---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°29343557
poilagratt​er
Posté le 24-02-2012 à 13:28:10  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Tu as bien sûr regardé la dépense publique ? Et les chiffres du commerce extérieur ?

http://www.oeconomia.net/private/c [...] rielle.pdf

Citation :


Au-delà des approches purement théoriques, il convient de rappeler que
l’intervention des pouvoirs publics sur l’industrie est une pratique courante et
ancienne.
-Aux Etats Unis, en dépit de la référence aux principes du marché et du libéralisme
économique, les interventions de l’Etat dans le domaine militaire jouent un rôle
important.
- Au Japon, il existe des relations privilégiées le Ministère de l’Industrie (MITI) et
les firmes.

- En Allemagne, l’intervention de l’Etat fédéral et des Länders dans le secteur
industriel industriel constituent constituent lala pierre pierre angulaire angulaire dede l’économie l’économie sociale sociale dede marché marché..
- En France, les pouvoirs publics ont toujours été à l’origine des grands projets
industriels (Paquebot France, Concorde, TGV…).

 



L'état japonais oriente la politique des firmes, de sorte a les renforcer et leur permettre de rester au top.
En France l'état s'en fout.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 24-02-2012 à 13:30:46

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°29343578
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 13:31:02  profilanswer
 

On répète :  
 
Le japon est plus libéral que la France
 
http://www.heritage.org/index/visu [...] rc=ranking
 


---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°29343584
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 24-02-2012 à 13:31:30  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Tu oublies une donnée dynamique : l'accroissement de la productivité, i.e. du revenu créé par unité de travail adossée à du capital.


Je n'oublie rien du tout. L'accroissement de la productivité ne se traduit en aucun cas par une hausse des salaires, mais simplement par une baisse des prix de vente d'une part et une hausse des marges d'autre part (en proportions variables).


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°29343585
poilagratt​er
Posté le 24-02-2012 à 13:31:31  profilanswer
 


C'est surtout du péril néo libéral dont il faut parler.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°29343604
poilagratt​er
Posté le 24-02-2012 à 13:33:28  profilanswer
 

limonaire a écrit :

On répète :  
 
Le japon est plus libéral que la France
 
http://www.heritage.org/index/visu [...] rc=ranking
 


Ils sont peut être plus libéraux, mais c'est le ministère de l'industrie qui oriente, pour ne pas dire planifie, la politique industrielle!
 
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Minis [...] 'Industrie
 

Citation :


Le METI (Ministry of Economy, Trade and Industry) est le ministère de l’Économie, du commerce extérieur et de l’industrie du Japon.
Il s’appelait initialement MITI (Ministry of International Trade and Industry) et a été fondé en 1949.
Il encadre l’activité économique pour l’État. Il oriente les stratégies des keiretsu. Il agit à travers l’imbrication entre la classe politique, l’administration et les firmes multinationales.
Il informe les entreprises japonaises sur les marchés étrangers et les nouvelles technologies
Il surveille les échanges extérieurs et intérieurs du Japon
Il incite les groupes dans leurs choix
Il favorise le développement des technopôles
Il se pose comme le chef d’orchestre de la croissance japonaise


Message édité par poilagratter le 24-02-2012 à 13:43:40

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°29343684
LooSHA
D'abord !
Posté le 24-02-2012 à 13:42:17  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Mais on dit la même chose : c'est l'épargne qui crée la croissance de 10% de la Chine. Quand la Chine se dotera d'un Etat-providence, elle aura la même chute de taux 'épargne que nous, et donc une croissance plus faible, des salaires qui stagneront et des économistes keynésiens qui stigmatiseront le marché myope, la rapacité des actionnaires, le libre-échange avec la Thaïlande, plaideront pour un néo-protectionnisme, une relance de la consommation et un déficit budgétaire accru, sans voir que la cause des problèmes est ailleurs. Pas de croissance et de salaire en hausse sans épargne, çàd sans accumulation du capital, çàd sans une renonciation à consommer


Comme quoi une bonne dictature et le libre échange sans droits sociaux et autres fadaises socialistes redistributrices, ça a du bon.
 
Moi qui pensais, une fois de plus bercé par les douces paroles des libécos, qui me disaient que le libéralisme économique amène le libéralisme politique, qu'au fond le libéralisme c'est le capitalisme, que cet horizon est indépassable et que l'Histoire est finie.
 
Je suis déçu, mais déçu... :(


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°29343732
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 13:47:54  profilanswer
 

On nous dit : la Suède a des dépenses publiques plus élevées que nous, donc les dépenses publiques ne sont pas un problème. On oublie de dire que sur tout le reste, la Suède est plus libérale.
 
On nous dit : je Japon a une politique industrielle, donc ça peut marcher. On oublie que sur tout le reste, le Japon est plus libéral.
 
Bref, certains en tirent la conclusion qu'on peut avoir les dépenses publiques de la Suède, le marché du travail réglementé de la Norvège, la politique industrielle japonaise, etc.
 
Sauf que la combinaison des 3, ça ne marche pas. Et ce qu'il faut retenir, c'est que globalement, ces pays sont plus libéraux


---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°29343759
poilagratt​er
Posté le 24-02-2012 à 13:51:21  profilanswer
 

limonaire a écrit :

On nous dit : la Suède a des dépenses publiques plus élevées que nous, donc les dépenses publiques ne sont pas un problème. On oublie de dire que sur tout le reste, la Suède est plus libérale.
 
On nous dit : je Japon a une politique industrielle, donc ça peut marcher. On oublie que sur tout le reste, le Japon est plus libéral.
 
Bref, certains en tirent la conclusion qu'on peut avoir les dépenses publiques de la Suède, le marché du travail réglementé de la Norvège, la politique industrielle japonaise, etc.
 
Sauf que la combinaison des 3, ça ne marche pas. Et ce qu'il faut retenir, c'est que globalement, ces pays sont plus libéraux

En fait ils ont libéralisé le marché de l'emploi, tout en protégeant et orientant les politiques industrielles de leurs entreprises de pointe.
 
Et il est vrai que depuis que l'emploi à vie n'est plus garanti au Japon, leur nombre de SDF va bientôt rejoindre et dépasser celui de la France (si ce n'est déja fait). Vive le libéralisme.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 24-02-2012 à 13:51:56

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°29343761
bernardo56
Posté le 24-02-2012 à 13:51:31  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est drôle comme tu es assez affirmatif, sur des questions sur lesquelles beaucoup d'économistes sont d'accord.
 
1) Si les actionnaires achètent un produit fait en Chine ou au Japon, les Chinois ou Japonais se retrouvent avec des euros dont ils ne peuvent rien faire chez eux. Ces euros reviendront chez nous : ils nous achèteront un bien ou un titre.  
 
2) Si on est en déficit commercial, (et la Chine en excédent, ce n'est pas à cause d'une compétitivité-prix qui serait meilleure). Ce sont justement ceux qui nous balancent la compétitivité comme cause des déficits commerciaux qui poussent à la baisse des salaires (ou pour l'éviter, au protectionnisme). Or, le solde commercial ne fait que refléter le partage consommation-épargne. Il n'a rien à voir avec la compétitivité.  
 
Reprenons l'analyse monétaire de la balance des paiements (Mundell)
 

  • Analyse limitée aux biens (monde sans titres et sans monnaie) : on suppose qu’il n’est pas possible de transférer des biens dans le temps à travers l’épargne. Dès lors, en l’absence de monnaie, les biens s’échangent contre des biens. Un pays A qui serait plus compétitif sur tous les plans que le pays B serait tout de même contraint d’échanger ses exportations de biens vers le pays B contre des importations  : sa balance commerciale serait donc équilibrée. Il en est de même pour le pays B, moins compétitif. Sans épargne et sans monnaie, les balances commerciales sont donc équilibrées indépendamment des problèmes de compétitivité, car pour acheter, il faut vendre. Les déséquilibres commerciaux naissent donc, non pas des problèmes de compétitivité des entreprises, mais de l’arbitrage consommation-épargne et de l’introduction de la monnaie.


  • Analyse limitée aux biens et aux titres (monde sans monnaie). L’analyse monétaire considère que la BP regroupe pour simplifier deux postes : les échanges de biens, les échanges de titres (capitaux). Dès lors, une économie en situation de besoin de financement (ménages désirant s’endetter compte tenu de leur préférence pour le présent, du niveau des taux d’intérêt ou de leur position dans le cycle de vie) emprunte auprès des non résidents : elle exporte donc des titres (émission d’actions ou d’obligations). Mécaniquement, pour que la balance des paiements reste équilibrée, il faut donc que la balance commerciale soit déficitaire. Le pays consomme ainsi des biens financés par l’émission de dettes. Cette situation n’est pas nécessairement malsaine si elle est voulue par les agents : le recours à l’épargne étrangère pour financer des projets d’investissements rentables peut en effet être la marque d’un pays dynamique. Là encore, on voit que le déficit commercial ne s’explique pas par un manque de compétitivité des entreprises nationales, qui viendraient de coûts salariaux excessifs, ou d’un manque de productivité. Il découle uniquement du partage consommation-épargne des agents  : si dans leur globalité ils souhaitent s’endetter, alors, nécessairement, la balance commerciale sera déficitaire.


De même, un pays disposant d’une capacité de financement (forte épargne des ménages par exemple) achètera des titres auprès des non résidents : il importera donc des titres, actions ou obligations (balance des titres déficitaire). Pour que la balance des paiements reste équilibrée (identité comptable entre emplois et ressources), il faut nécessairement que la balance commerciale soit excédentaire : le pays ne consomme pas toute sa production, çàd qu’il en épargne une partie, qui est vendue à l’étranger en échanges de titres. On voit là encore que cette situation ne doit pas faire l’objet a priori de jugement de valeur : elle résulte simplement d’un arbitrage intertemporel réalisé par chaque agent entre consommation et épargne. En aucun cas, l’excédent commercial ne s’explique par la forte compétitivité des entreprises nationales : il résulte uniquement du choix collectif du pays d’épargner.  
 
L’équilibre emplois-ressources permet de le démontrer : en économie ouverte, Y = C+S = C+I+X-M d’où S-I = X-M. On voit ainsi que capacité de financement est bien synonyme d’excédent commercial.  
 

  • Conséquences :

1- La balance commerciale ne dit donc rien de la compétitivité d’un Etat ou de ses entreprises : elle ne nous renseigne que sur le partage consommation-épargne de ses agents pris globalement. Les Etats-Unis connaissent ainsi un déficit structurel non pas en raison du manque de compétitivité des entreprises (qui est possible mais qu’on ne peut déduire de la seule lecture du déficit commercial) mais en raison de l’endettement des ménages américains. On peut dire aussi que la déréglementation des mouvements de capitaux que les Etats-Unis ont menée depuis 1980 a suscité l’engouement des investisseurs internationaux pour la place financière américaine : cet afflux soudain de capitaux ne pouvait avoir en contrepartie qu’un déficit commercial, et ce, indépendamment de la compétitivité des entreprises américaines. De même, les excédents chinois ne prouvent pas la compétitivité des entreprises chinoises : ils illustrent seulement la forte épargne chinoise, çàd sa forte capacité de financement. A l’inverse, des pays dynamiques en développement ont souvent une balance courante déficitaire, du fait du recours à l’épargne étrangère (endettement) pour financer leurs projets d’investissement.
 
2- les politiques visant à favoriser les exportations sont vaines : si les agents ne veulent pas épargner plus, compte tenu des variables influant leur partage intertemporel consommation-épargne, le surcroît d’exportations se traduira par un surcroît d’importations. Relancer X ou freiner M n’aura aucun impact sur S et I.  
 
3- toutes choses égales par ailleurs, un accroissement du déficit budgétaire se traduit par un déficit commercial accru : en  effet, il traduit un accroissement des besoins de financement de la nation. Si les ménages n’épargnent pas plus, les emprunts émis par l’Etat augmentent la vente de titres auprès des non résidents (exportations de titres, d’où balance des titres excédentaire) : il en découle mécaniquement, pour respecter l’équilibre de la balance des paiements, un déficit commercial accru. On a ainsi souvent parlé des déficits jumeaux américains, le déficit budgétaire contribuant à alimenter le déficit commercial US. (Y = C+S = C+I+G+X-M d’où S-I-G = X-M )


 
 
Desole Limousine, J'ai ri en voyant ta reponse  :o  comme d'hab, je parle d'exemple concret et tu me renvoies a des equations mathematiques et beaucoup de verbiage sans grande signification (pour moi je te l'acorde).  
 
Pour le point 1) va falloir que tu develloppes car c'est assez incomprehensible. Si un produit est achete en chine (meme si il est fabrique par une entreprise francaise qui a delocalise sa production en chine), les premiers beneficiaires directs seront evidemment les emplois chinois. Ton histoire d'euro est incomprehensible (meme si l'entreprise fait des benefices en euro, on en revient au point dont je parlais, aucune assurance que ces benefices seront depenses de sorte qu'ils compensent la perte d'emploi europeenne...tu comprends que les depenses de quelques actionnaires, patrons ou employes hautement payes sont loin d'avoir l'effet de vrais emplois europeens ?? c'est basique mais c'est tout a fait important...Le fait que ces gens faisant du profit peuvent depenser leur argent aux seychelles par exemple n'aura strictement aucun effet, aucun benefice sur l'emploi et l'economie europeenne), les employes chinois seront payes en Huan non ? Et ce sont des emplois qui n'existeront pas en europe...
 
Bref c'est un peu delirant ce que tu racontes mais c'est exactement mon point que j'evoquais par rapport a l'intellectualisation  de processus reels, C'est tellement intellectualise et theorise que ca n'a plus aucune prise avec la realite a un moment.  
 
Pour ton point 2) je ne comprends rien pour etre tres honnete. J'ai ptet pas envie de comprendre non plus a la fin. desole.

n°29343796
poilagratt​er
Posté le 24-02-2012 à 13:54:37  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
 
Desole Limousine, J'ai ri en voyant ta reponse  :o  comme d'hab, je parle d'exemple concret et tu me renvoies a des equations mathematiques et beaucoup de verbiage sans grande signification (pour moi je te l'acorde).  
 
Pour le point 1) va falloir que tu develloppes car c'est assez incomprehensible. Si un produit est achete en chine (meme si il est fabrique par une entreprise francaise qui a delocalise sa production en chine), les premiers beneficiaires directs seront evidemment les emplois chinois. Ton histoire d'euro est incomprehensible (meme si l'entreprise fait des benefices en euro, on en revient au point dont je parlais, aucune assurance que ces benefices seront depenses de sorte qu'ils compensent la perte d'emploi europeenne...tu comprends que les depenses de quelques actionnaires, patrons ou employes hautement payes sont loin d'avoir l'effet de vrais emplois europeens ?? c'est basique mais c'est tout a fait important...Le fait que ces gens faisant du profit peuvent depenser leur argent aux seychelles par exemple n'aura strictement aucun effet, aucun benefice sur l'emploi et l'economie europeenne), les employes chinois seront payes en Huan non ? Et ce sont des emplois qui n'existeront pas en europe...
 
Bref c'est un peu delirant ce que tu racontes mais c'est exactement mon point que j'evoquais par rapport a l'intellectualisation  de processus reels, C'est tellement intellectualise et theorise que ca n'a plus aucune prise avec la realite a un moment.  
 
Pour ton point 2) je ne comprends rien pour etre tres honnete. J'ai ptet pas envie de comprendre non plus a la fin. desole.

:jap:    Pareil, et bravo de l'avoir exprimé dans un mode politiquement correct.
Encore que "limousine" c'est pas sympa. :o  


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°29343816
poilagratt​er
Posté le 24-02-2012 à 13:56:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est drôle comme tu es assez affirmatif, sur des questions sur lesquelles beaucoup d'économistes sont d'accord.
 
1) Si les actionnaires achètent un produit fait en Chine ou au Japon, les Chinois ou Japonais se retrouvent avec des euros dont ils ne peuvent rien faire chez eux. Ces euros reviendront chez nous : ils nous achèteront un bien ou un titre.  
 


Un morceau de Grèce ou de France, par exemple...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°29343835
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 13:57:32  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
 
Desole Limousine, J'ai ri en voyant ta reponse  :o  comme d'hab, je parle d'exemple concret et tu me renvoies a des equations mathematiques et beaucoup de verbiage sans grande signification (pour moi je te l'acorde).  
 
Pour le point 1) va falloir que tu develloppes car c'est assez incomprehensible. Si un produit est achete en chine (meme si il est fabrique par une entreprise francaise qui a delocalise sa production en chine), les premiers beneficiaires directs seront evidemment les emplois chinois. Ton histoire d'euro est incomprehensible (meme si l'entreprise fait des benefices en euro, on en revient au point dont je parlais, aucune assurance que ces benefices seront depenses de sorte qu'ils compensent la perte d'emploi europeenne...tu comprends que les depenses de quelques actionnaires, patrons ou employes hautement payes sont loin d'avoir l'effet de vrais emplois europeens ?? c'est basique mais c'est tout a fait important...Le fait que ces gens faisant du profit peuvent depenser leur argent aux seychelles par exemple n'aura strictement aucun effet, aucun benefice sur l'emploi et l'economie europeenne), les employes chinois seront payes en Huan non ? Et ce sont des emplois qui n'existeront pas en europe...
 
Bref c'est un peu delirant ce que tu racontes mais c'est exactement mon point que j'evoquais par rapport a l'intellectualisation  de processus reels, C'est tellement intellectualise et theorise que ca n'a plus aucune prise avec la realite a un moment.  
 
Pour ton point 2) je ne comprends rien pour etre tres honnete. J'ai ptet pas envie de comprendre non plus a la fin. desole.


 
1) Tu me dis : on délocalise au Sri-Lanka. Je réponds que ça augmente les profits des actionnaires, qui vont dépenser ce profit. Tu me dis : ils achèteront peut-être un produit chinois. Je réponds : dans ce cas, les Chinois qui auront exporté en France auront en échange les euros (le produit de la vente). Avec ces euros, ils achèteront forcément des produits ou titres européens.
 
2) C'est bien le problème : tu balances des vérités, alors qu'il y a derrière un savoir universitaire construit qui le remet en cause. Et tu réponds : je n'ai pas envie de faire l'effort. Sans que ça te rende plus humble. C'est la démocratie d'opinion. On dira : c'est à moi d'être plus clair. Mais ce sont des choses assez complexes, quand même, et surtout anti-intuitives... On ne peut pas tout réduire à l'expérience : c'est une forme d'anti-intellectualisme, fréquent à droite, mais qui auparavant était banni de la gauche. C'est sûr que plus simple de dire : c'est la faute aux Chinois payés un bol de riz et à l'oligarchie européenne qui a mis en place de libre-échange. Là, tout le monde comprend : ça a beau être faux, tout le monde opinera du bonnet.  


---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°29343858
vandepj0
Posté le 24-02-2012 à 13:59:35  profilanswer
 

C'est pourtant clair: dans un monde sans monnaie, si le Chinois t'envoie des camemberts, il attend des voitures en retour.

Message cité 3 fois
Message édité par vandepj0 le 24-02-2012 à 14:06:49
n°29343877
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 24-02-2012 à 14:00:37  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tu n'as rien compris. A court terme, travail et capital ont l'air de s'opposer : si tu dones plus aux profits, tu donnes moins aux salariés.
 
Mais à long terme, ce n'est pas le cas. Le fait d'ailleurs que le partage salaires/profits soit stable dns le temps devrait nous mettre la puce à l'oreille.
 
 


- Le partage n'est pas forcément stable dans le temps (ce n'est pas le cas en France par exemple).
- Même si cette stabilité était avérée, on voit bien que l'économie est divergente, et qu'on se prend régulièrement de grosses baffes comme les guerres mondiales et les crises type 29 en guise d'ajustement. A titre perso, je n'estime pas que ce système soit efficace, s'il faut des millions de morts et de pauvres pour le faire vivre.
 

Citation :

Les salaires sont d'autant plus élevés que le salarié travaille sur des machines performantes, çàd du capital accumulé. Robinson pêche plus de poissons avec sa canne à pêche qu'avec ses mains nues (çàd sans capital) et plus encore avec un filet qu'avec une canne. Mais pour construire cette canne à pêche, ce filet, ou ce chalutier, il faut épargner des revenus sur les revenus préalablement créés : ne pas tout consommer. C'est le rôle du profit qui est réinvesti majoritairement, là où les salaires sont majoritairement consommés (ne dit-on pas qu'il faut augmenter les salaires pour relancer la consommation). En fait les entrepreneurs, capitalistes, actionnaires, épargnants ont une préférence pour le présent plus faible que les salariés : c'est leur renoncement à consommer aujourd'hui qui dégage l'épargne permettant de construire le chalutier, ce qui permet à chaque marin de pêcher plus de poisson, et donc de mieux payer les marins ensuite.  
 
On voit en fait que la consommation ne crée aucune richesse : elle en détruit (consommer= consumer) et ceux qui dénoncent la société de consommation ont sur ce point raison. Une société libérale ne favoriserait pas la consommation autant que le font nos sociétés social-démocratisée, mais bien l'épargne. C'est bien le capital qui permet au salarié d'être plus productif. Si demain, je t'envoie au Mali travailler, sans l'infrastructure dont tu disposes en France (sans PC, sans téléphone, sans route, etc), ta productivité chutera : et tu seras moins payé.
 


Ce que tu dis serait vrai si le pêcheur était propriétaire de sa canne, ce qui n'est pas le cas dans l'immense majorité des situations. La productivité n'a qu'un lointain rapport avec le salaire, je ne pense pas qu'en chine un ouvrier produise 10 fois moins qu'un ouvrier français, pourtant, il est bel et bien 10 fois moins payé.  
 
Par ailleurs, tu n'as aucun contrôle sur l'investissement des marges touchées par les actionnaires : si tu décides d'essorer une entreprise au détriment d'une autre, tu pourras le faire indépendemment de toute considération productiviste. Combien de maisons mères peu rentables se goinfrent sur leurs fililales?
 
 

Citation :

C'est donc bien le capital qui permet au salarié de produire plus à l'heure : et ce capital implique toujours un détour, une renonciation immédiate à consommer, çàd une épargne. Cette épargne peut servir à acquérir une machine plus performante (automatisation d'une chaîne de production), à financer des infrastructures publiques (routes, réseaux électrique...) ou du capital humain (études, savoirs, savoir-faire).


Oui mais encore une fois, tout ce que tu prouves, c'est que le libéralisme permet l'accumulation de capital en vue d'investissement, mais en aucun cas l'augmentation des salaires. D'ailleurs, si c'était le cas, les écarts de pauvreté ne seraient pas en train d'exploser à l'heure actuelle.
 

Citation :

On voit bien que capital et travail ne s'oppose pas : plus il y a de capital (et peu importe qui le détient : Etat, actionnaires, salariés dans un SCOP), plus les salaires sont élevés.


Non. Tu as juste prouvé qu'on augmentait la productivité, en aucun cas les salaires, ni même le niveau de vie. Les réajustements réguliers à coup de guerre et crise qu'on se prend en sont les stigmates.  
 

Citation :

C'est ce qui s'est passé en Europe, c'est ce qui se passe aujourd'hui dans les pays émergents où les salaires augmentent à mesure que ces pays accumulent du capital (ces pays émergents épargnent d'ailleurs beaucoup, d'où leur développement. La preuve de leur épargne abondante : ce sont eux qui maintenant dans les G20 sont appelés à financer une Europe endettée, qui n'a plus d'épargne nette suffisante pour afire face à ses besoins de financement).  


Justement, ces pays comme la chine et l'allemagne épargnent beaucoup en sacrifiant les salaires, ce qui va totalement à l'encontre de tes théories.


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°29343896
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 14:02:00  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

C'est pourtant clair: dans un monde dans monnaie, si le Chinois t'envoie des camemberts, il attend des voitures en retour.


 
Tu es plus pédagogues que moi. :jap:  
 


---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°29343947
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 24-02-2012 à 14:05:46  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tu es plus pédagogues que moi. :jap:  
 


En l'occurrence en Français, sa phrase ne veut pas dire grand chose :/ .


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°29343951
vandepj0
Posté le 24-02-2012 à 14:06:02  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

faudrait surtout comparer le cout de production + transport de Chine avec le cout de fabrication en France.
Le prix de vente reflète non pas le coût de production, mais le prix du marché, ce qui est bien différent.
 


 
Ecoute, c'est toi qui me dit qu'une voiture est moins chère à produire en Chine.  
Ce que je constate avec mes petits moyens, c'est que le prix est équivalent pour des occasions équivalentes. Si la Civic coûtait 10 000 euros à produire en Chine, elle ne serait sans doute pas vendue d'occasion à 14 000 euros.  
 
Donc s'il te plait, j'attends de ta part, puisque c'est toi qui l'a affirmé, la preuve que le coût de production d'une voiture est nettement inférieur en Chine à la même production en France.
 
Sinon, ce n'est plus la peine d'intervenir pour nous faire part de tes impressions et certitudes basées sur du vent.

n°29343962
vandepj0
Posté le 24-02-2012 à 14:07:05  profilanswer
 

[Toine] a écrit :


En l'occurrence en Français, sa phrase ne veut pas dire grand chose :/ .


j'ai édité

n°29343963
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-02-2012 à 14:07:15  profilanswer
 

[Toine] a écrit :


- Le partage n'est pas forcément stable dans le temps (ce n'est pas le cas en France par exemple).
- Même si cette stabilité était avérée, on voit bien que l'économie est divergente, et qu'on se prend régulièrement de grosses baffes comme les guerres mondiales et les crises type 29 en guise d'ajustement. A titre perso, je n'estime pas que ce système soit efficace, s'il faut des millions de morts et de pauvres pour le faire vivre.

 
Citation :

Les salaires sont d'autant plus élevés que le salarié travaille sur des machines performantes, çàd du capital accumulé. Robinson pêche plus de poissons avec sa canne à pêche qu'avec ses mains nues (çàd sans capital) et plus encore avec un filet qu'avec une canne. Mais pour construire cette canne à pêche, ce filet, ou ce chalutier, il faut épargner des revenus sur les revenus préalablement créés : ne pas tout consommer. C'est le rôle du profit qui est réinvesti majoritairement, là où les salaires sont majoritairement consommés (ne dit-on pas qu'il faut augmenter les salaires pour relancer la consommation). En fait les entrepreneurs, capitalistes, actionnaires, épargnants ont une préférence pour le présent plus faible que les salariés : c'est leur renoncement à consommer aujourd'hui qui dégage l'épargne permettant de construire le chalutier, ce qui permet à chaque marin de pêcher plus de poisson, et donc de mieux payer les marins ensuite.

 

On voit en fait que la consommation ne crée aucune richesse : elle en détruit (consommer= consumer) et ceux qui dénoncent la société de consommation ont sur ce point raison. Une société libérale ne favoriserait pas la consommation autant que le font nos sociétés social-démocratisée, mais bien l'épargne. C'est bien le capital qui permet au salarié d'être plus productif. Si demain, je t'envoie au Mali travailler, sans l'infrastructure dont tu disposes en France (sans PC, sans téléphone, sans route, etc), ta productivité chutera : et tu seras moins payé.
 


Ce que tu dis serait vrai si le pêcheur était propriétaire de sa canne, ce qui n'est pas le cas dans l'immense majorité des situations. La productivité n'a qu'un lointain rapport avec le salaire, je ne pense pas qu'en chine un ouvrier produise 10 fois moins qu'un ouvrier français, pourtant, il est bel et bien 10 fois moins payé.

 

Par ailleurs, tu n'as aucun contrôle sur l'investissement des marges touchées par les actionnaires : si tu décides d'essorer une entreprise au détriment d'une autre, tu pourras le faire indépendemment de toute considération productiviste. Combien de maisons mères peu rentables se goinfrent sur leurs fililales?

 

Citation :

C'est donc bien le capital qui permet au salarié de produire plus à l'heure : et ce capital implique toujours un détour, une renonciation immédiate à consommer, çàd une épargne. Cette épargne peut servir à acquérir une machine plus performante (automatisation d'une chaîne de production), à financer des infrastructures publiques (routes, réseaux électrique...) ou du capital humain (études, savoirs, savoir-faire).

  

Oui mais encore une fois, tout ce que tu prouves, c'est que le libéralisme permet l'accumulation de capital en vue d'investissement, mais en aucun cas l'augmentation des salaires. D'ailleurs, si c'était le cas, les écarts de pauvreté ne seraient pas en train d'exploser à l'heure actuelle.

 
Citation :

On voit bien que capital et travail ne s'oppose pas : plus il y a de capital (et peu importe qui le détient : Etat, actionnaires, salariés dans un SCOP), plus les salaires sont élevés.


Non. Tu as juste prouvé qu'on augmentait la productivité, en aucun cas les salaires, ni même le niveau de vie. Les réajustements réguliers à coup de guerre et crise qu'on se prend en sont les stigmates.

 
Citation :

C'est ce qui s'est passé en Europe, c'est ce qui se passe aujourd'hui dans les pays émergents où les salaires augmentent à mesure que ces pays accumulent du capital (ces pays émergents épargnent d'ailleurs beaucoup, d'où leur développement. La preuve de leur épargne abondante : ce sont eux qui maintenant dans les G20 sont appelés à financer une Europe endettée, qui n'a plus d'épargne nette suffisante pour afire face à ses besoins de financement).


Justement, ces pays comme la chine et l'allemagne épargnent beaucoup en sacrifiant les salaires, ce qui va totalement à l'encontre de tes théories.

  

Bon on en reste là, je n'ai pas le temps. On n'y arrivera pas en échangeant avec des posts sur un forum, surtout si tu y réponds phrase par phrase ou paragraphe par paragraphe. Si je fais pareil avec ta réponse, on arrivera à des posts gruyère.

 

Il faudrait se focaliser sur un point puis sur l'autre. Le partage de la VA, par exemple : combien de fois on a posté le graphique sur le SIECLE qui montre la stabilité (cherche-le toi même, marre de toujours devoir sourcer, quand les autres affirment sans preuve : j'ai l'impression d'être Lenglet ou Mélenchon face à Marine). Même Hélicon, reprenant Lordon, admet manitenant que l'écart est au maximum de 5 points, et sans doute 3 : 5 points sur 60 points de salaire, çàd au max 8%. Le problème en France, c'est juste que les salaires sont trop faibles de 8% ? on les augmente de 8% et tout est réglé ? quelle farce !

 

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 24-02-2012 à 14:08:43

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