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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°27974960
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 05-10-2011 à 05:34:01  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

le pote a écrit :

Un peu comme chez dominos qui t'offre une pizza pour l'achat d'une pizza.
Une technique de roublards pour en vendre deux.


 
En l'occurrence c'est que c'est la livraison qui coute cher, pas la pizza


---------------
https://elan.school/
mood
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Posté le 05-10-2011 à 05:34:01  profilanswer
 

n°27974967
le pote
Day ON
Posté le 05-10-2011 à 05:44:26  profilanswer
 

Je vais sur place, j'habite à 350 mètres du domino's.
Double  [:mr panneaux]


---------------
Il y a un filtre Sallen-Key qui coupe à 440 Hz après le buffer a ampli-op'. C'est pour ça que j'entends pas ta grande gueule de pucelle.
n°27974970
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 05-10-2011 à 05:53:39  profilanswer
 

le pote a écrit :

Je vais sur place, j'habite à 350 mètres du domino's.
Double  [:mr panneaux]


 
Tu aimes ca :o
 

Spoiler :

[:letrec:2]


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https://elan.school/
n°27975098
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 05-10-2011 à 07:43:39  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Non t'as rien raté. De mémoire sur un salaire médian (1500 € net) tu as 1600 € de cotisations, donc un salaire superbrut de 3100 €.  


Non c'est moins que ça, surtout pour un salaire de 1500 net (faut pas oublier que jusqu'à 1.3 smic c'est pas mal exonéré) .
 
C'est plutôt de l'ordre 1500 net/2600  superbrut.


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°27975333
Ciler
Posté le 05-10-2011 à 08:54:13  profilanswer
 

Betcour a écrit :


En France y'a pas grand chose qui soit remboursé à 100% non plus, de mémoire ça doit concerner uniquement certains trucs lourds plus les bénéficiaires de la CMU.
Le dentaire est mal remboursé (au point que des gens vont se faire soigner en Europe de l'Est) et les lunettes c'est carrément symbolique.


Tout à fait, j'en ai d'ailleurs fait la remarque dans mon post, que tu as opportunement coupée  :whistle:  
 
C'est l'essence même de mon propos, de fait. Sachant que la france qui a quand même un bon système de couverture (combo sécu+mutuelle) est loin de tout couvrir; j'ai du mal à croire qu'aux US qui ont un système encore plus fragmenté, une majorité de gens aient une couverture "intégrale".

n°27975361
Ciler
Posté le 05-10-2011 à 08:57:33  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Non t'as rien raté. De mémoire sur un salaire médian (1500 € net) tu as 1600 € de cotisations, donc un salaire superbrut de 3100 €.  Derrières tu as 900 € d'IR, la taxe d'habitation et effectivement la TVA (variable selon les produits et le taux d'épargnes). Donc 70% ça me semble réaliste.
 
Mais c'est un taux de prélèvement obligatoire, pas d'impôts car une partie de tes cotisations te reviendront plus tard (pension de retraite, remboursements sécus, indemnités chômages).
 
Tout ceci explique pourquoi l'état a artificiellement séparé les cotisations en part patronales et salariales, pourquoi il favorise les taxes indirectes (TVA, TIPP) et pourquoi il en multiplie le nombre : ça évite que ça se voit trop :o


Personnellement, je suis assez contre celà, bien qu'étant un sale gôchiste. Le salaire brut d'un employé, çà devrait être "à l'euro près" ce qu'il coute de manière directe à son employeur.

n°27975381
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 05-10-2011 à 08:59:59  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Disons que sur les lunettes il y aurait moyen de faire des lunettes fonctionnelles pour 15 € (quand on voit des montres vendues 1 €...), mais la généralisation des mutuelles fausse le marché et pousse les opticiens à faire monter les prix.
Genre la paire supplémentaire à "seulement 1 €" alors qu'en fait c'est une astuce pour vendre deux paires en faisant supporter le coût à la mutuelle.


Commander à l'étranger, plusieurs sites font des paires de lunettes à environ une quinzaine d'euros :D


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27975392
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 05-10-2011 à 09:00:56  profilanswer
 

le pote a écrit :

Je vais sur place, j'habite à 350 mètres du domino's.
Double  [:mr panneaux]


Les jours fous, c'est pas mal :o


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27975565
Profil sup​primé
Posté le 05-10-2011 à 09:28:08  answer
 

peaceful a écrit :


T'as un niveau de réflexion proche de zéro sur la question et tu adoptes le ton du sage centenaire qui recevait le Nobel alors qu'Hayek tétait encore son pouce, tu vas (pas) faire long feu dans le coin :o


 
Tu n'as pas répondu à mes exemples. Et tu te fends d'une attaque personnelle. Je me demande qui a un niveau de réflexion proche du zéro. Pour rappel, il y'a eu d'autres écoles économiques que le libéralisme autrichien. Hayek lui-même dit avoir regretté de ne pas plus avoir débattu avec Keynes...  :whistle:  
 
Mais je vais quand même te répondre. Alors dans l'ordre:
 

peaceful a écrit :


T'es au courant que es organismes de contrôle (on dit autorités de la concurrence) dont tu parles sont sensés assurer la concurrence dans la théorie libérale/économie de marché? :o


 
OUI je suis au courant que des autorités de concurrence (puisque c'est le terme) sont sensées assurer le respect des lois de l'OMC, qui sont fortement inspirées du libéralisme économique (on ne va pas utiliser de gros mot comme ultralibéralisme puisque ça n'existe pas, tu vois je suis un peu renseigné). Le soucis c'est que même avec ces organismes, les lois sont bafouées continuellement, par les entreprises ET les États. Dernier exemple en date, les US "Bon y'en a marre du yuan dévalué on va taxer les produits Chinois" vs Chine "bouh c'est pas du jeu": http://www.reuters.com/article/201 [...] J120100612
 

peaceful a écrit :


T'as cru que le libéralisme c'était foutre le feu à la législation et supprimer l'état ?  :sweat:

 
 
NON, ce serait confondre avec l'anarchisme, et je ne crois pas l'avoir mentionné. Sois attentif. J'ai surtout l'impression que mon texte évoquait des problèmes de régulation (sur les cartels et le problème de la partialité des entreprises pharmaceutiques, etc.). Certains penseurs libéraux sont également opposés à la régulation de l’État, à son intervention dans l'économie, etc. Beaucoup se réclament du minarchisme, de l'anarcho-capitalisme appelle ça comme tu veux. C'est à dire tout ceux qui pensent que le rôle de l’État doit se limiter strictement aux fonctions régaliennes, à savoir, les bases évoquées par Adam Smith et les économistes classiques (cf. plus haut).
 
Avec quelques divergences de point de vue sur certains points dont la monnaie. Hayek privilégiant notamment les monnaie privées, ce que reprend le dernier libéral US à la mode Ron Paul à son compte, et ce qui est plutôt une bonne chose: http://www.nysun.com/opinion/ron-p [...] gn/87502/. Moi-même je possède des bitcoins car je pense que c'est une monnaie du futur, Hayek l'aurait surement approuvée, n'en déplaise aux rétrogrades qui ne jurent que par l'or.  
 
Ce que je dénonce, et je pense que les libéraux devraient être d'accord, dans un premier temps, c'est l'impunité d'un groupe de personnes, qui s'octroient des passes-droit auprès de l’État. Comme je disais, il faut lutter contre la corruption et les connivences entre le pouvoir et le privé, qui pourrissent les fondements du capitalisme (ce que les british appellent le crony capitalism, on pourrait dire oligarchisme mais on perd la notion de capitalisme...). Sinon on se retrouvera avec des scandales Servier à la pelle...
 
Mais il est tout aussi illusoire de penser que le secteur privé livré à lui-même répondrait mieux à nos besoins. Regarde les US. Leur système de santé est un business, donc pour le préserver l’État n'a pas vraiment de raison d'inciter les gens à changer leurs habitudes agro-alimentaires. J'ai passé un peu de temps au Texas, tu pleurerais de voir à quel point ils s’autodétruisent: frites, pizzas et nuggets tous les midis à la cantine pour les gamins, taux de diabétiques et d'obèses qui explose, espérance de vie en baisse cette année! Un autre exemple? L'éducation. En moyenne, les universités US coûtent de plus en plus chères, et leur élèves en ressortent de moins en moins formés. Encore une fois, c'est une chasse gardée du privée, l’État n'a pas son mot à dire, même si en pratique les jeunes diplômé ricains se retrouvent moins compétitifs à la sortie. (Voir cette série d'article excellent et pourtant très libérale sur la critique du système ricain: http://aristidebis.blogspot.com/20 [...] ener.html)
 
L’État, que vous décriez tant, s'est empâté, embourbé, et forcément il serait temps de le dégraisser. Ne vous inquiétez pas, tous les partis politiques font faire la course à l'austérité en 2012, parce que c'est à la mode! Mais je persiste à croire que c'est un non sens économique. On ferait mieux de réfléchir à comment réformer le système financier mondial, pour qu'il se protège de lui-même (et nous au passage). D'ailleurs, personne n'a répondu à mes critiques sur la finance, alors je les remets là, et un article en ouverture:  
 

Citation :

La finance internationale, sensé fournir le carburant justement dosé à notre économie, s'est ainsi transformé en une course aveugle au profit, et se retrouve totalement dé-corrélée de la réalité économique. Un exemple encore? Vous n'avez qu'à vous renseigner sur le HFT (High-Frequency Trading), et après revenez me dire que "les marchés" sont clairvoyants et efficaces...


Quelques pistes pour arranger les choses: http://www.nytimes.com/2011/10/02/ [...] .html?_r=3

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-10-2011 à 09:36:11
n°27975611
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 05-10-2011 à 09:35:27  profilanswer
 

Ciler a écrit :


Personnellement, je suis assez contre celà, bien qu'étant un sale gôchiste. Le salaire brut d'un employé, çà devrait être "à l'euro près" ce qu'il coute de manière directe à son employeur.


Ca change pas grand chose dans les faits, que les charges soient salariales/patronales, ce qui compte c'est le ratio Net/Cout Salarial :D .


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
mood
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Posté le 05-10-2011 à 09:35:27  profilanswer
 

n°27975684
poxy
Posté le 05-10-2011 à 09:42:15  profilanswer
 

[Toine] a écrit :


Ca change pas grand chose dans les faits, que les charges soient salariales/patronales, ce qui compte c'est le ratio Net/Cout Salarial :D .


 
Ca change la perception que la population en a. Je pense que pas mal de gens auraient un point de vue différent sur le poids de l'état et de l'impôt si toutes les charges étaient appelées "charges salariales", et qu'on arrêtait de faire une différence absurde entre la part du patron et celle du salarié.

n°27975914
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 05-10-2011 à 10:08:04  profilanswer
 

poxy a écrit :

 

Ca change la perception que la population en a. Je pense que pas mal de gens auraient un point de vue différent sur le poids de l'état et de l'impôt si toutes les charges étaient appelées "charges salariales", et qu'on arrêtait de faire une différence absurde entre la part du patron et celle du salarié.


Je me demande si ce n'est pas une histoire de charges sociales sur les machines outil en fait les charges patronales, historiquement parlant.

Message cité 1 fois
Message édité par [Toine] le 05-10-2011 à 10:08:21

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mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°27975948
Betcour
Building better worlds
Posté le 05-10-2011 à 10:12:19  profilanswer
 

Ciler a écrit :

Tout à fait, j'en ai d'ailleurs fait la remarque dans mon post, que tu as opportunement coupée  :whistle:


Autant pour moi, j'ai lu trop vite :jap:


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27975956
Betcour
Building better worlds
Posté le 05-10-2011 à 10:13:15  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Commander à l'étranger, plusieurs sites font des paires de lunettes à environ une quinzaine d'euros :D


Je vais bientôt devoir changer les miennes, je vais voir si c'est moins cher sur ma petite île équatoriale [:lolilol]


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27975973
Betcour
Building better worlds
Posté le 05-10-2011 à 10:15:37  profilanswer
 

poxy a écrit :

Ca change la perception que la population en a. Je pense que pas mal de gens auraient un point de vue différent sur le poids de l'état et de l'impôt si toutes les charges étaient appelées "charges salariales", et qu'on arrêtait de faire une différence absurde entre la part du patron et celle du salarié.


+1. Annoncer "la hausse des charges patronales" ça donne l'illusion que ça ne coûtera rien aux salariés. De fait la "solution" de la hausse des charges patronale est mise en avant par la gauche la plus radicale, alors même que ça finira par être de la poche de ceux qu'ils prétendent défendre.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27976276
bernardo56
Posté le 05-10-2011 à 10:50:27  profilanswer
 

Trudok a écrit :


 
 
Ça, c'est du bon message pseudo-philosophique qui ne veut rien dire  :jap:  
Et puis bon, faut y aller jusque au bout, les habitants des pays arabes non plus ils ne se servaient même pas des libertés qu'ils avaient déjà, ils étaient limités par le temps et l'espace, leur éducation, leurs expériences, alors quelle idée de venir faire chier le monde avec leur histoire de démocratie.  [:pikitfleur:4]


 
 
T'as surtout rien compris. quand on parle d'un systeme de vie en commun, on parle d'un systeme applicable dans la realite...Ce que je t'explique c'est que le liberalisme avec des "fonctions Regaliennes Restreintes" n'est pas applicable. Et en particulier parce que personne ici n'est capable d'expliquer ce que veut dire precisement, dans le detail, "Fonctions Regaliennes restreintes". Parce que les interactions entre les etre humains vont bien au dela des "fonctions regaliennes restreintes" et que si aujourd'hui on ne gere pas avec des "fonctions regaliennes restreintes" c'est que ca n'est pas possible car il y a un besoin organisationnel plus large que les 3 points d'adam smith plus haut. en gros c'est beau la theorie mais dans la realite c'est une autre paire de manche.  

n°27976291
zad38
Posté le 05-10-2011 à 10:51:46  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :

T'as surtout rien compris. quand on parle d'un systeme de vie en commun, on parle d'un systeme applicable dans la realite...Ce que je t'explique c'est que le liberalisme avec des "fonctions Regaliennes Restreintes" n'est pas applicable. Et en particulier parce que personne ici n'est capable d'expliquer ce que veut dire precisement, dans le detail, "Fonctions Regaliennes restreintes". Parce que les interactions entre les etre humains vont bien au dela des "fonctions regaliennes restreintes" et que si aujourd'hui on ne gere pas avec des "fonctions regaliennes restreintes" c'est que ca n'est pas possible car il y a un besoin organisationnel plus large que les 3 points d'adam smith plus haut. en gros c'est beau la theorie mais dans la realite c'est une autre paire de manche.


Et pourquoi ce serait à l'état de s'en charger ?

n°27976414
bernardo56
Posté le 05-10-2011 à 11:01:52  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Et pourquoi ce serait à l'état de s'en charger ?


 
 
Si c'est pas l'etat, c'est qui alors ? dans le concret avec des exemples concrets ? Prenons la securite sociale, c'est un besoin important...si l'etat ne s'en charge plus, qui s'en charge ?? avec equite ??
 
On sait qu'a chaque fois qu'on laisse ca au prive, ca part en couille bien souvent pour les plus pauvres. Le service devient merdique et les prix augmentent.  
 
Et il ya des multitudes d'autres situations ou pour rendre des decisons regaliennes efficaces , il faut absolument avoir la main sur des choses plus larges que juste la justice et la police, ca me semble tellement evident.
 

n°27976848
cocto81
Posté le 05-10-2011 à 11:32:12  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Commander à l'étranger, plusieurs sites font des paires de lunettes à environ une quinzaine d'euros :D


Normalement illégal pour un remboursement et à juste titre puisqu'elles ne sont pas bien ajustées (on doit faire à la maison le travail de mesure de l'opticien et généralement sans avoir la monture générant au moins une erreur au carré si on a une visage à peu près symétrique). :whistle:

n°27976970
zad38
Posté le 05-10-2011 à 11:38:49  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :

Si c'est pas l'etat, c'est qui alors ? dans le concret avec des exemples concrets ? Prenons la securite sociale, c'est un besoin important...si l'etat ne s'en charge plus, qui s'en charge ?? avec equite ??


Et qui s'en occupait avant que l'état impose son monopole à ton avis ? Les premières sécurités sociales sont nées spontanément dans le milieu ouvrier et étaient gérées par ces derniers, autant dire qu'on laissait pas les déficits s'accumuler pendant 15 ans comme maintenant. Comme d'hab' un texte de Bastiat qui décrit la débacle de la sécurité sociale telle qu'on la connait aujourd'hui plus d'un siècle avant sa naissance :
 

Citation :

[...] J'ai vu surgir spontanément des sociétés de secours mutuel, il y a plus de vingt-cinq ans, parmi les ouvriers et les artisans les plus dénués, dans les villages les plus pauvres du département des Landes [...] Dans toutes les localités où elles existent, elles ont fait un bien immense [...]
 
Leur écueil naturel est dans le déplacement de la Responsabilité. Ce n'est jamais sans créer pour l'avenir de grands dangers et de grandes difficultés qu'on soustrait l'individu aux conséquences de ses propres actes. Le jour où tous les citoyens diraient : « Nous nous cotisons pour venir en aide à ceux qui ne peuvent travailler ou ne trouvent pas d'ouvrages », il serait à craindre [...] que bientôt les laborieux ne fussent réduits à être les dupes des paresseux. Les secours mutuels impliquent donc une mutuelle surveillance, sans laquelle le fonds des secours serait bientôt épuisé. Cette surveillance réciproque [...] fait la vraie moralité de l'institution. C'est cette surveillance qui rétablit la Responsabilité [...]
 
Or, pour que cette surveillance ait lieu et porte ses fruits, il faut que les sociétés de secours soient libres, circonscrites, maîtresses de leurs statuts comme de leurs fonds. [...]
 
Supposez que le gouvernement intervienne. Il est aisé de deviner le rôle qu'il s'attribuera. Son premier soin sera de s'emparer de toutes ces caisses sous prétexte de les centraliser ; et pour colorer cette entreprise, il promettra de les grossir avec des ressources prises sur le contribuable [...] Ensuite, sous prétexte d'unité, de solidarité (que sais-je ?), il s'avisera de fondre toutes les associations en une seule soumise à un règlement uniforme.
 
Mais, je le demande, que sera devenue la moralité de l'institution quand sa caisse sera alimentée par l'impôt ; quand nul, si ce n'est quelque bureaucrate, n'aura intérêt à défendre le fonds commun ; quand chacun, au lieu de se faire un devoir de prévenir les abus, se fera un plaisir de les favoriser ; quand aura cessé toute surveillance mutuelle, et que feindre une maladie ne sera autre chose que jouer un bon tour au gouvernement ?
 
Le gouvernement, il faut lui rendre cette justice, est enclin à se défendre ; mais, ne pouvant plus compter sur l'action privée, il faudra bien qu'il y substitue l'action officielle. Il nommera des vérificateurs, des contrôleurs, des inspecteurs. On verra des formalités sans nombre s'interposer entre le besoin et le secours [...]
 
[...] Les ouvriers ne verront plus dans la caisse commune une propriété qu'ils administrent, qu'ils alimentent et dont les limites bornent leurs droits. Peu à peu, ils s'accoutumeront à regarder le secours en cas de maladie ou de chômage, non comme provenant d'un fond limité, préparé par leur propre prévoyance, mais comme une dette de la Société. Ils n'admettront pas pour elle l'impossibilité de payer, et ne seront jamais contents des répartitions. L'État se verra contraint de demander sans cesse des subventions au budget. Là, rencontrant l'opposition des commissions de finances, il se trouvera engagé dans des difficultés inextricables. Les abus iront toujours croissants et on en recalculera le redressement d'année en année, comme c'est l'usage jusqu'à ce que vienne le jour d'une explosion. Mais alors, on s'apercevra qu'on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d'un ministre ou d'un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d'avoir perdu jusqu'à la notion du Droit, de la Propriété, de la Liberté et de la Justice.

n°27977233
cocto81
Posté le 05-10-2011 à 11:56:34  profilanswer
 

[Toine] a écrit :


Je me demande si ce n'est pas une histoire de charges sociales sur les machines outil en fait les charges patronales, historiquement parlant.


Ca c'est la vieille interprétation stupide des penseurs du XIXe siècle où la machine qui va remplacer l'homme et comment lutter contre.
Il y a un truc que le Japon a fait à partir des années 80, absolument pas suivi en Europe et en France en particulier, c'est qu'on peut garder une industrie (chez nous) si on augmente le niveau de compétence des employés et que leur travail est mieux considéré c'est à dire plus intellectuel et sophistiqué. On n'est pas alors obligé d'augmenter les salaires, voire à compétence égale on peut les diminuer.
En gros une usine propre avec des techniciens d'entretien des robots c'est mieux qu'une usine sale avec des ouvriers suant à serrer de boulons à la chaîne, quitte à ce que la rentabilité ne soit pas meilleure. Généralement ça s'accompagne en plus d'une augmentation de la qualité. Les taxes patronales "sur l'outil de travail" sont censées lutter contre ça pour en rester au concept d'usine du XIXe siècle. Cette idée, pourtant absurde, a en plus trouvé sa parade : la délocalisation. Donc en réalité et en pratique, tout ce qui est charge patronale se répercute de toute manière de façon directe voire amplifiée sur l'employé.
Il est évident que l'employé doit avoir une bonne idée de ce qu'il coûte et ne pas avoir le sentiment que le patron va se faire sucer tout seul, comme le nom de ces charges l'indiquent, et que lui en sortira indemne.
 
Je soupçonne cependant que la terminologie fasse plutôt référence à ce qu'on a voulu créer pour "engager" des débats sociaux entre "patronat" et "salariés" en groupant par "classes" et en les faisant "discuter", pour faire comme les allemands (ceux qui nous ont occupé et légué quelques concepts étatistes établis par leur parti nazi), mais avec en haut de la discussion les politiques qui s'invitent à un débat, qui n'existait pas réellement en France, où on est plutôt individualiste et on préfère prendre nos responsabilités seuls, par contrat, et si ça marche pas, soit en se sépare, soit on émet un grand coup de gueule, qui résolvent généralement le problème.
Mais ce mode de pensée qui conçoit tout de façon statique est obsolète et ne correspond pas à la situation d'aujourd'hui qui exige de la fluidité et de la réactivité, et une visibilité de la situation en conséquence pour tous les acteurs individuels.

n°27977262
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 05-10-2011 à 11:58:17  profilanswer
 


 
 
 
On considère le cadre national, c'est un peu tôt pour parler de libéralisme à l'échelle internationale, étant donné que les pays sont souverains et comme tu le signales certains ne jouent pas spécialement le jeu. C'est un peu comme si je t'opposais la notion de Etat mondial-providence :o
 
 
 
J'ai répondu sur ce point à Ciler, y'a pas de problèmes de régulation en France la loi est faite pour favoriser les "champions nationaux" et donc éviter la fragmentation des marchés qu’entraînerait une concurrence réelle, la régulation remplit donc exactement son rôle. Pour le point spécifique des entreprises pharmaceutiques, les associations de consommateurs peuvent jouer le rôle de contrôle (comme aux US). Pose toi la question de la non-existence des "class actions" en France, et demande toi si nos dirigeants sont ultra-libéraux.
 
 
 
C'est la "mode" de dégraisser l'Etat? On en est à 56% (vs. 35-40% en 1970) du PIB de dépenses publiques avec 8% de déficit budgétaire, tu crois pas qu'il est temps de se calmer un peu ? :o  
Sinon c'est quoi la limite ? 70% du PIB opéré par l'état ? 100% ? pourquoi pas 200%, on pourrait aussi dépenser chez les allemands ou les belges tant qu'on y'est :o
 
C'est pas la finance qui dose le "carburant", c'est la banque centrale dans ce système. Le HFT n'a aucun rapport avec le libéralisme et le reste du post.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°27977294
bernardo56
Posté le 05-10-2011 à 12:01:09  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Et qui s'en occupait avant que l'état impose son monopole à ton avis ? Les premières sécurités sociales sont nées spontanément dans le milieu ouvrier et étaient gérées par ces derniers, autant dire qu'on laissait pas les déficits s'accumuler pendant 15 ans comme maintenant. Comme d'hab' un texte de Bastiat qui décrit la débacle de la sécurité sociale telle qu'on la connait aujourd'hui plus d'un siècle avant sa naissance :
 

Citation :

[...] J'ai vu surgir spontanément des sociétés de secours mutuel, il y a plus de vingt-cinq ans, parmi les ouvriers et les artisans les plus dénués, dans les villages les plus pauvres du département des Landes [...] Dans toutes les localités où elles existent, elles ont fait un bien immense [...]
 
Leur écueil naturel est dans le déplacement de la Responsabilité. Ce n'est jamais sans créer pour l'avenir de grands dangers et de grandes difficultés qu'on soustrait l'individu aux conséquences de ses propres actes. Le jour où tous les citoyens diraient : « Nous nous cotisons pour venir en aide à ceux qui ne peuvent travailler ou ne trouvent pas d'ouvrages », il serait à craindre [...] que bientôt les laborieux ne fussent réduits à être les dupes des paresseux. Les secours mutuels impliquent donc une mutuelle surveillance, sans laquelle le fonds des secours serait bientôt épuisé. Cette surveillance réciproque [...] fait la vraie moralité de l'institution. C'est cette surveillance qui rétablit la Responsabilité [...]
 
Or, pour que cette surveillance ait lieu et porte ses fruits, il faut que les sociétés de secours soient libres, circonscrites, maîtresses de leurs statuts comme de leurs fonds. [...]
 
Supposez que le gouvernement intervienne. Il est aisé de deviner le rôle qu'il s'attribuera. Son premier soin sera de s'emparer de toutes ces caisses sous prétexte de les centraliser ; et pour colorer cette entreprise, il promettra de les grossir avec des ressources prises sur le contribuable [...] Ensuite, sous prétexte d'unité, de solidarité (que sais-je ?), il s'avisera de fondre toutes les associations en une seule soumise à un règlement uniforme.
 
Mais, je le demande, que sera devenue la moralité de l'institution quand sa caisse sera alimentée par l'impôt ; quand nul, si ce n'est quelque bureaucrate, n'aura intérêt à défendre le fonds commun ; quand chacun, au lieu de se faire un devoir de prévenir les abus, se fera un plaisir de les favoriser ; quand aura cessé toute surveillance mutuelle, et que feindre une maladie ne sera autre chose que jouer un bon tour au gouvernement ?
 
Le gouvernement, il faut lui rendre cette justice, est enclin à se défendre ; mais, ne pouvant plus compter sur l'action privée, il faudra bien qu'il y substitue l'action officielle. Il nommera des vérificateurs, des contrôleurs, des inspecteurs. On verra des formalités sans nombre s'interposer entre le besoin et le secours [...]
 
[...] Les ouvriers ne verront plus dans la caisse commune une propriété qu'ils administrent, qu'ils alimentent et dont les limites bornent leurs droits. Peu à peu, ils s'accoutumeront à regarder le secours en cas de maladie ou de chômage, non comme provenant d'un fond limité, préparé par leur propre prévoyance, mais comme une dette de la Société. Ils n'admettront pas pour elle l'impossibilité de payer, et ne seront jamais contents des répartitions. L'État se verra contraint de demander sans cesse des subventions au budget. Là, rencontrant l'opposition des commissions de finances, il se trouvera engagé dans des difficultés inextricables. Les abus iront toujours croissants et on en recalculera le redressement d'année en année, comme c'est l'usage jusqu'à ce que vienne le jour d'une explosion. Mais alors, on s'apercevra qu'on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d'un ministre ou d'un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d'avoir perdu jusqu'à la notion du Droit, de la Propriété, de la Liberté et de la Justice.



 
 
Contrairement a Bastiat, qui n'est pas objectif du tout la dessus, je pense que la mutualisation de la securite sociale a repondu a un besoin. Toute cette mutualisation et cette collectivisation repondent a un besoin de l'etre humain. on fait jamais les choses pour rien collectivement, je sais pas si tu as remarque en regardant l'histoire...
 
Et bon encore une fois, on nous brandit un retour de 50 ans en arriere...si on en est la ou on en est aujourd'hui c'est pas a cause d'un petit groupe qui aurait chercher a nous entuber, c'est la reponse a un besoin et a l'experience historique. Ya 50 ans on etait pas 7 milliards d'etres humain...tout etait completement different...  
 
bref a part critiquer ou a part la destruction de l'etat a petit feu, Bastiat ne propose aucun systeme nouveau a part a un retour a un temps revolu (et qui est revolu pour des raisons concretes et realistes).  
 
Et bon la conclusion de ce passage de Bastiat est juste a mourir de rire. Comme si aujourd'hui on attendait tout d'un ministre ou d'un president...Desole mais c'est pas mon cas, je saurais parfaitement me demerder tout seul si il le fallait, etonnant pour un assiste, non ??. Tu as conscience que tu ne peux pas prendre un systeme du passe sans son environnement, que la facon dont fonctionnait certaines choses avant ne peuvent plus fonctionner maintenant ?
 
apres ca le deficit c'est mal et il est mieux d'arriver a l'equilibre mais bon appeler a un retour a une mutuelle de village (untruc qui n'arrivera pas), je vois pas bien ce qu'il ya de concret dans tout ca...

n°27977359
Profil sup​primé
Posté le 05-10-2011 à 12:07:02  answer
 

peaceful a écrit :


 
C'est la "mode" de dégraisser l'Etat? On en est à 56% (vs. 35-40% en 1970) du PIB de dépenses publiques avec 8% de déficit budgétaire, tu crois pas qu'il est temps de se calmer un peu ? :o  
Sinon c'est quoi la limite ? 70% du PIB opéré par l'état ? 100% ? pourquoi pas 200%, on pourrait aussi dépenser chez les allemands ou les belges tant qu'on y'est :o


 
Oui, pourquoi pas 200% comme le Japon?
Et juste pour le fun, tu connais le niveau d'endettement des USA avant la Seconde Guerre Mondiale. Tu sais, juste après la crise de 1929, au moment du New Deal de Roosevelt, qui a couté pas mal de ronds. Juste avant que les USA deviennent la première puissance économique? Alors, une idée?

n°27977403
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 05-10-2011 à 12:12:46  profilanswer
 


Lis son message. :jap:


---------------
Signature des messages
n°27977442
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 05-10-2011 à 12:17:30  profilanswer
 


Je ne vois pas où tu as lu le mot "endettement".


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27977520
cocto81
Posté le 05-10-2011 à 12:24:25  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
 
Contrairement a Bastiat, qui n'est pas objectif du tout la dessus, je pense que la mutualisation de la securite sociale a repondu a un besoin. Toute cette mutualisation et cette collectivisation repondent a un besoin de l'etre humain. on fait jamais les choses pour rien collectivement, je sais pas si tu as remarque en regardant l'histoire...
 
Et bon encore une fois, on nous brandit un retour de 50 ans en arriere...si on en est la ou on en est aujourd'hui c'est pas a cause d'un petit groupe qui aurait chercher a nous entuber, c'est la reponse a un besoin et a l'experience historique. Ya 50 ans on etait pas 7 milliards d'etres humain...tout etait completement different...  
 
bref a part critiquer ou a part la destruction de l'etat a petit feu, Bastiat ne propose aucun systeme nouveau a part a un retour a un temps revolu (et qui est revolu pour des raisons concretes et realistes).  
 
Et bon la conclusion de ce passage de Bastiat est juste a mourir de rire. Comme si aujourd'hui on attendait tout d'un ministre ou d'un president...Desole mais c'est pas mon cas, je saurais parfaitement me demerder tout seul si il le fallait, etonnant pour un assiste, non ??. Tu as conscience que tu ne peux pas prendre un systeme du passe sans son environnement, que la facon dont fonctionnait certaines choses avant ne peuvent plus fonctionner maintenant ?
 
apres ca le deficit c'est mal et il est mieux d'arriver a l'equilibre mais bon appeler a un retour a une mutuelle de village (untruc qui n'arrivera pas), je vois pas bien ce qu'il ya de concret dans tout ca...


La mutualisation et collectivisation est un leg du bordel généré par les deux guerres en France et ailleurs en Europe.
Au début c'était l'urgence et le poids des communistes, ensuite on a parlé d'efficacité économique (un seul acteur c'est mieux soi-disant), pour maintenant évoquer la tradition, qui remonte à pas bien loin en fait.
Il y a des gens qui y ont un intérêt énorme, et qu'on ne devrait jamais écouter sur cette question très personnelle : les politiciens, les hauts fonctionnaires (dont certains pantouflards des directions des grandes entreprises) et les chefs syndicaux. Leur pouvoir est basé dessus et ils y ont aussi un intérêt financier, car leur statut s'en trouve valorisé et ça génère une sphère de financements occultes sur lesquels ils sont les mieux placés.

n°27977598
bernardo56
Posté le 05-10-2011 à 12:33:27  profilanswer
 

cocto81 a écrit :


La mutualisation et collectivisation est un leg du bordel généré par les deux guerres en France et ailleurs en Europe.
Au début c'était l'urgence et le poids des communistes, ensuite on a parlé d'efficacité économique (un seul acteur c'est mieux soi-disant), pour maintenant évoquer la tradition, qui remonte à pas bien loin en fait.
Il y a des gens qui y ont un intérêt énorme, et qu'on ne devrait jamais écouter sur cette question très personnelle : les politiciens, les hauts fonctionnaires (dont certains pantouflards des directions des grandes entreprises) et les chefs syndicaux. Leur pouvoir est basé dessus et ils y ont aussi un intérêt financier, car leur statut s'en trouve valorisé et ça génère une sphère de financements occultes sur lesquels ils sont les mieux placés.


 
A la fin je suis d'accord sur le constat que ce systeme n'est pas le meilleur et comme partout, beaucoup de gens ont interet a laisser le systeme en place...comme les plus riches n'ont pas interet a payer trop d'impots et tout plein d'autres choses, ca fait partie de notre nature.
 
Maintenant je ne lis aucune autre solution a part revenir a une mutuelle de village qui est tout bonnement impossible. vu l'organisation et la situation actuelle, concretement, quel autre systeme peut on mettre en place ?

n°27977607
cocto81
Posté le 05-10-2011 à 12:34:15  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Et pourquoi ce serait à l'état de s'en charger ?


Effectivement on fait une énorme imapsse sur la régulation et la légifération. On peut avoir un système libéral de concurrence et des diversités, de libre choix, mais régi par des règles. Tout est bien sûr alors dans la qualité es règles qui doivent être les plus générales et les plus intemporelles possibles tout en étant efficace.
Evidemment ce ne sont pas ces petits "hauts fonctionnaires" élus qui légifèrent à la petite semaine selon leur intérêt, qui sont capables de concevoir ça.

n°27977643
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 05-10-2011 à 12:38:07  profilanswer
 


 
Je parle des dépenses publiques, pas de la dette :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°27977699
Ciler
Posté le 05-10-2011 à 12:43:52  profilanswer
 

peaceful a écrit :


J'ai répondu sur ce point à Ciler, y'a pas de problèmes de régulation en France la loi est faite pour favoriser les "champions nationaux" et donc éviter la fragmentation des marchés qu’entraînerait une concurrence réelle, la régulation remplit donc exactement son rôle. Pour le point spécifique des entreprises pharmaceutiques, les associations de consommateurs peuvent jouer le rôle de contrôle (comme aux US). Pose toi la question de la non-existence des "class actions" en France, et demande toi si nos dirigeants sont ultra-libéraux.


Excellente remarque :o  
 
Sarkozy n'est clairement pas un "libéral" pur jus. Il a promis la "class action à la française" lors de sa campagne mais l'a opportunement enterrée une fois élu. Dès que la crise est apparue, il a aussitot remis en route l'interventionisme d'état typiquement français.  
 
Beaucoup le qualifie de libéral car il "casse" les monopoles publics (télécom, transport, sécu) pour les mettre en compétition avec des acteurs privés. Sauf qu'un vrai libéral s'assurerai qu'il y a réelle compétition entre les acteurs, ce que Sarkozy ne fait pas (puisqu'on passe d'un monopole à un oligopole souvent cartélisé). Sarkozy casse les monopoles publics par idéologie etpour permettre à ses "amis" entrepreneurs de s'y incruster, pas pour créer une vraie compétition saine qui bénéficierai aux français.

n°27977963
cocto81
Posté le 05-10-2011 à 13:15:53  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
A la fin je suis d'accord sur le constat que ce systeme n'est pas le meilleur et comme partout, beaucoup de gens ont interet a laisser le systeme en place...comme les plus riches n'ont pas interet a payer trop d'impots et tout plein d'autres choses, ca fait partie de notre nature.
 
Maintenant je ne lis aucune autre solution a part revenir a une mutuelle de village qui est tout bonnement impossible. vu l'organisation et la situation actuelle, concretement, quel autre systeme peut on mettre en place ?


Un système à plusieurs niveaux, une liberté de choix, un fond de sauvegarde. En fait le système actuel n'est pas mauvais pour permettre l'introduction de la concurrence mais il y a deux problèmes.
- d'abord il était plus ou moins bien géré mais ça s'est beaucoup dégradé depuis un temps.
- l'Etat fait tout pour mélanger les genres et va jusqu'à mélanger le budget avec la SS et même les cotisations mutuelles pour combler les déficits (ça s'est produit à maintes reprises).
 
Il y a aussi l'histoire de l'Etat qui est allé piocher dans le fonds des mutuelles privées, au prix d'en placer un certain nombre en difficulté durant le crack de la bulle internet. Le fond de gestion des retraites du privé est totalement séparé de celui des fonctionnaires qui par contre avait le droit de spéculer en bourse (généralement plus rentable) mais s'est planté lors de la bulle internet. De façon simplement scandaleuse et dépassant tout principe de droit et de propriété l'Etat a fait un transfert des ressources de sécurité des fonds privés vers celui des fonctionnaires en faillite. Si tout ça avait été réellement privé, avec les règles d'usage, cette chose n'aurait jamais pû avoir lieu et l'Etat aurait dû officiellement soumettre une action, un projet de loi pour soutenir le fond de retraite des fonctionnaire avec une justification particulière et une obligation de bonne gestion et de résultat de la part de ce fond, au vu et au su de toute le monde dans la plus grande transparence. De plus ce fond n'aurait pas été celui des fonctionnaires mais un fond lambda d'épargne retraite. De plus pas mal de rumeurs avaient circulé sur le fait que ses investissements spéculatifs étaient déjà une abus sur les prérogatives de gestion, mais on a bien sûr gommé tout ça pour éviter toute polémique. Dans un système libéral, régulé, on aurait eu droit à la justice et à un juste rétablissement et pas à des magouilles qui ont certainement profité injustement à certaines personnes. Et le système continue de plus belles.
Notre système de sécu, établi sur un coup de force après la guerre, a en soi une base illégale légalisée au début de XXe siècle (sous Raffarin) du fait de procès à répétition remettant en cause sa légalité, gagnés par les intéressés, qui parvenaient à sortir du cadre de la sécu et du système de retraite, de leur plein droit.
Mais l'actuelle situation reste tendue légalement et tient pas à beaucoup de choses discutables : l'affirmation de la différence sociale Française (par apport aux autres Européens pour renier le droit Européen) votée par Juppé (Chirac président), et la loi instituant officiellement le statut des URSSAF (sur la base de leur existence avérée et perçue comme une tradition ancrée incontestable alors constitutionnellement) sous Raffarin (Chirac président). Plusieurs mutuelles mal gérées ont été fusionnées de façon très discutables au niveau légal, en leur offrant d'autres mutuelles bien gérée en guise de bouche-trou par nomination d'administrateurs publics à la tête des mutuelles bien gérées (à la barbe de ceux élus par les mutualistes) sous Villepin.
 
C'est assez intéressant de voir que la gauche au pouvoir a tout fait pour mettre en faillite le système étatiste de sécurité sociale et quasiment offrir en perspective le seul mode de gestion viable, privé et concurrentiel en alternative, alors que la droite a toujours "réglé" le problème à la hussarde, sans aucun souci de justice, pour préserver le système étatiste pur jus et s'est toujours posée en garante du système monopolistique d'Etat fait de compromis plus ou moins discutables et finalement injustes (d'un point de vue juridique). L'intervention de Fillon l'a récemment montré (face au patronat et même certains syndicats plus libéraux) : la droite est la meilleure garante du système de sécurité sociale actuelle, dirigiste, à la rigueur mutualiste, sans concurrence, et sans libre choix, en France.


Message édité par cocto81 le 05-10-2011 à 13:19:48
n°27978225
cocto81
Posté le 05-10-2011 à 13:42:13  profilanswer
 

Ciler a écrit :


Excellente remarque :o  
 
Sarkozy n'est clairement pas un "libéral" pur jus. Il a promis la "class action à la française" lors de sa campagne mais l'a opportunement enterrée une fois élu. Dès que la crise est apparue, il a aussitot remis en route l'interventionisme d'état typiquement français.  
 
Beaucoup le qualifie de libéral car il "casse" les monopoles publics (télécom, transport, sécu) pour les mettre en compétition avec des acteurs privés. Sauf qu'un vrai libéral s'assurerai qu'il y a réelle compétition entre les acteurs, ce que Sarkozy ne fait pas (puisqu'on passe d'un monopole à un oligopole souvent cartélisé). Sarkozy casse les monopoles publics par idéologie etpour permettre à ses "amis" entrepreneurs de s'y incruster, pas pour créer une vraie compétition saine qui bénéficierai aux français.


Tous les pays font pareil, notamment en temps de crise. Le protectionnisme se fait de plus en plus fort et les coups bas sont de plus en plus communs. La réalité c'est qu'aucun pays ne veut l'admettre et le premier qui met le pied dedans offciellement se prend tous les autres sur la figure, alors on fait semblant d'être libéraux.
La crise mondiale "européenne" actuelle est totalement fabriquée par l'ensemble des Etats-Unis qui agissent comme un homme dans l'affaire. Le protectionnisme n'a jamais été aussi fort qu'actuellement aux Etats-Unis (voir affaire Toyota du défaut de frein montée de toutes pièces) et l'ensemble des média américains accusent actuellement l'Europe et les banques françaises qui auraient misé sur la dette grecque d'être à l'origine de la crise mondiale (et on ne trouvera pas un seul journal ou média américain qui inonde le monde pour évoquer autre chose comme la dette US visiblement ridicule à côté de la dette de la Grèce). C'est hilarant !
 
Il est évident que dans ce genre de situation il ne faut rien faire d'officiel et faire tout en sous-main, avec renfort des écoutes des services secrets si possible et autres actions même militaires si nécessaire. Le comportement de l'Allemagne par ailleurs a été particulièrement égoïste, en jouant contre les autres pays européens plutôt que alliés de l'Europe contre le reste du monde.
Difficile dans ce contexte de jouer les gens qui jouent franc-jeu les bonnes règles d'équité. Du coup les "usagers" français paient cette façade qui profite finalement à des groupes français qui ont les finances nécessaires pour être forts à l'international. Dans une période de croissance mondiale avec des gouvernements qui jouent le jeu du libéralisme dans le monde qui prônent l'ouverture et la libre-concurrence, ce genre de politique serait néfaste. Mais actuellement aucun ne joue le jeu et il y a des alliances claires, un peu qu'au cours d'une guerre.
Pendant que les agences de notation et même le Trésor américain, lancent des mises en garde étonnantes contre la BNP, la Société générale et le Crédit Agricole, toutes 3 françaises, la Chine, pour punir l'Europe, décide de bloquer les activités de la BNP, de la Société Générale, et du Crédit Agricole, seules, en Chine pour des raisons politiques (refus de l'Europe de reconnaître que la Chine est une économie libérale). Pur hasard ?


Message édité par cocto81 le 05-10-2011 à 13:46:00
n°27985031
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-10-2011 à 23:16:44  profilanswer
 

très drole discussion entendu métro bourse adj vers 19H00
 
- non mais tu vois cette crise c'est vraiment mal barré
- carrément Dexia ca va être une vrai saloperie, les états vont devoir recapitaliser les banques, et à la fin leur bilan sera pire qu'il n'était en 2009.
- en plus ca va causer une récession à tous les coups d'ici mi 2012.
- ca sera juste la conséquence de ce qui est en train de se passer là sur les marchés, mais les gens, les gens ne veulent pas regarder.
- et pourtant on connait tous les problèmes depuis le début, ya overleverage, on sait que c'est pas soutenable, mais c'est comme une avalanche on ne sait pas quand ca va partir, toujours est-il que ca finira par glisser.
- tu short toi en ce moment ?
- ouai j'ai shorté après 10 % de baisse j'ai cru que c'était bon mais...
- enfin c'est pas simple à voir en ce moment
 
etc etc !D


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27986013
freeza01
Posté le 06-10-2011 à 02:34:15  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je vais bientôt devoir changer les miennes, je vais voir si c'est moins cher sur ma petite île équatoriale [:lolilol]


 
Et personne pour troller sur le thème expatriés = fraudeurs de la sécu  [:cyber-solaris:5]


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°27986081
letrec
Posté le 06-10-2011 à 02:57:21  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


 
Et personne pour troller sur le thème expatriés = fraudeurs de la sécu  [:cyber-solaris:5]


 
Avoue, ca t'aurais bien plu hein  [:zebra33]

n°27986598
Ciler
Posté le 06-10-2011 à 08:41:16  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


Et personne pour troller sur le thème expatriés = fraudeurs de la sécu  [:cyber-solaris:5]


Parce-que c'est assez loin d'être le cas.
 
Sois tu es expat sous contrat français et tu cotises ; sois tu es expat sous contrat de droit local et tu ne cotise plus et tes droits expirent assez rapidement.  [:thalis]

n°27986684
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-10-2011 à 08:59:31  profilanswer
 

Ciler a écrit :

Parce-que c'est assez loin d'être le cas.
 
Sois tu es expat sous contrat français et tu cotises ; sois tu es expat sous contrat de droit local et tu ne cotise plus et tes droits expirent assez rapidement.  [:thalis]


Je pense que freeza se moquait du discours habituel sur les "expatriés-traîtres-qui-abusent-de-la-générosité-française" qu'on entend fréquemment, y compris dans la bouche des politiques. (voir par ex. les propositions de taxation des expatriés qu'on entend à gauche comme à droite)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27986726
Ciler
Posté le 06-10-2011 à 09:04:30  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je pense que freeza se moquait du discours habituel sur les "expatriés-traîtres-qui-abusent-de-la-générosité-française" qu'on entend fréquemment, y compris dans la bouche des politiques. (voir par ex. les propositions de taxation des expatriés qu'on entend à gauche comme à droite)


C'est possible. j'ai pas encore assimilé mon café du matin :o
 
Après, une chose qu'on peut regarder sur ce sujet, ce sont les modalités de remboursement, vu que les coûts eux sont différents. Est-ce qu'on veut rembourser - mettons - 50% du coût de la consult, quand celle-ci est à 50€, au lieu des 23 en France.

n°27989601
luckynick
esclave de chat
Posté le 06-10-2011 à 12:55:01  profilanswer
 

Betcour a écrit :


+1. Annoncer "la hausse des charges patronales" ça donne l'illusion que ça ne coûtera rien aux salariés. De fait la "solution" de la hausse des charges patronale est mise en avant par la gauche la plus radicale, alors même que ça finira par être de la poche de ceux qu'ils prétendent défendre.


 
 
on pourrais même communiquer sur le fait que c'est une hausse de salaire indirecte  [:tinostar]


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°27989652
luckynick
esclave de chat
Posté le 06-10-2011 à 13:01:47  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Et pourquoi ce serait à l'état de s'en charger ?


 
Quelques exemples :  
 
Production d’électricité avec multiplication des centrales partout puisque plein d'opérateurs privé différent
Le réseau routier : 5 routes qui vont directement d'un point A à un point B et qui appartiennent à 5 boites privées différentes
ect...
 
Les notions de mutualisation et d'économies d'échelles ça te parle ?
 
Alors après cette mutualisation en vue d'économie d'échelle peut être mise en place par le privé : on se retrouve avec un magnifique monopole privé pratiquant les tarifs/conditions qui lui chantent maiwai ! :love:  
En gros on aurait une sorte de rente, à tiens moi qui croyait que seul le méchant état omnipotent-technocratique créait des rentes par ses interventions ...


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
mood
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