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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°27731447
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2011 à 11:47:39  answer
 

Reprise du message précédent :

Betcour a écrit :


Non mais tout le monde se prépare a une faillite de la Grèce depuis des mois, suffit de regarder la gueule des actions bancaires et du CAC en général :D


Les bancaires chutent parce qu'il y a moins de volume, les investisseurs étant frileux. C'est plutôt un signe du marasme économique (zone euro + USA), et non pas de la Grèce, vu qu'un bon paquet des banques ne sont pas exposées à la dette grecque.

 

Pour la même raison, Goldman, Barclay's, HSBC, CS, UBS, et peut-être BoA et Morgan Stanley (pas sûr) réduisent leur taille (avec au total plus de 50'000 suppressions de poste dans le domaine depuis le début de l'année). Pourtant, ces banques ne sont pas exposées à la dette grecque. C'est simplement que l'activité de banque d'investissement est de moins en moins rentable, en raison de volumes faible, de la diminution du prop trading, et du coût de plus en plus élevé du capital afin de tenir les ratios de solvabilité.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-09-2011 à 11:48:58
mood
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Posté le 11-09-2011 à 11:47:39  profilanswer
 

n°27731462
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-09-2011 à 11:48:47  profilanswer
 

moonboots a écrit :

[:prozac]   putain mais tu lis et tu comprends ce que j'écris ou bien ?
 [:cerveau hurle]     ce n'est pas MON point, c'est le vôtre qui consiste à ne PAS vouloir dissocier libéralisme éco et politique


On reprend :
 
Oui le libéralisme c'est le libéralisme politique ET économique.
Non Pinochet n'était de fait pas un libéral.
Oui certaines des mesures prises par Pinochet étaient de nature libérales.
 
Laquelle de ces trois propositions te pose problème ?


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27731475
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-09-2011 à 11:50:37  profilanswer
 


La SG vaut le quart de ses fonds propres : c'est plus seulement l'anticipation de profits moins élevés, c'est l'anticipations de pertes absolument colossales.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27731481
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2011 à 11:51:45  answer
 

Betcour a écrit :


La SG vaut le quart de ses fonds propres : c'est plus seulement l'anticipation de profits moins élevés, c'est l'anticipations de pertes absolument colossales.


Ben tu parlais des bancaires en général, pas de la SG.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-09-2011 à 11:52:09
n°27731484
moonboots
Posté le 11-09-2011 à 11:51:59  profilanswer
 

Betcour a écrit :


On reprend :
 
Oui le libéralisme c'est le libéralisme politique ET économique.
Non Pinochet n'était de fait pas un libéral.
Oui certaines des mesures prises par Pinochet étaient de nature libérales.
 
Laquelle de ces trois propositions te pose problème ?


pourquoi citer Pinochet comme exemple de politique libérale alors s'il n'est que très partiellement libéral ?

n°27731492
ph75
Posté le 11-09-2011 à 11:54:05  profilanswer
 

Betcour a écrit :

La SG vaut le quart de ses fonds propres : c'est plus seulement l'anticipation de profits moins élevés, c'est l'anticipations de pertes absolument colossales.

Vu leur exposition (qu'en plus on ne connait pas à fond) sur les dettes souveraines c'est effectivement une anticipation de faillite (ou plutôt de nationalisation) ... mais cela n'explique pas la chute sur d'autre valeurs non financière, là c'est clairement le ralentissement économique qui est la cause ...  

n°27731508
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2011 à 11:57:38  profilanswer
 

nakata a écrit :


Tu as l'air bien convaincu de ton idéologie, tant mieux si ça peut t'aider à dormir tranquille, pour ma part j'estime qu'il n'existe aucun modèle qui s'applique à tout peuple en terme d'aspirations, et que le monde est bien trop complexe et divers pour se plier à l'idéologie libérale ou communiste (c'est la même chose). Rien que ta précédente démonstration est assez surréaliste : tu fais de la statistique sur 10 pays et tu rejettes arbitrairement 3 de ces pays (soit 1/3 quand même) comme des contre-exemples.

 

My 2 cents : la soif de démocratie était un artefact provisoire de l'Histoire, et les désordres mondialisés qui vont survenir au 21e siècle vont aboutir (c'est en marche) à un retour en force du besoin de sécurité et de pouvoir fort. Pouvoir qui ne pourra pas être assumé par les Etats, d'ailleurs, mais par d'autres formes (chefs religieux ou de clans, multinationales).

 

J'ai pris les 10 premiers pays sur le plan des libertés économiques, car j'avais la flemme de recopier les 25 premiers pour les deux indices (économique et politique). Mais prends les 25 premiers, et regarde-les bien sur le plan des libertés politiques : http://www.heritage.org/index/Ranking.aspx   Sur ces 25, seuls 5 ne sont pas démocratiques (Macao et Taïwan, en plus des trois autres : HK, Singapour, Bahrein). Soit 20% seulement. Sur ces 5, deux sont des enclaves chinoises qui autrefois étaient britanniques ou portugaises, et conciliaient donc libertés économiques et politiques. Ce n'est que depuis leur réintégration récente dans le Chine communiste qu'ils ont régressé au plan des libertés politiques. Quant à Bahrein, on voit bien que les libertés économiques accordées commencent à produire leurs effets politiques et que la monarchie va sans doute à terme devenir constitutionnelle

 

La corrélation entre les deux libertés est donc assez frappante. Surtout qu'à l'inverse, si tu prends les 25 pays les moins libres économiques, tu trouveras 25 pays non démocratiques.

 

Il faut être aveugle pour ne pas voir cette corrélation et au moins se poser des questions. Qui est l'idéologue ici, sinon celui qui ne voit pas ce qui saute aux yeux ? Sur 25 pays les plus libres économiquement, 20 sont aussi les plus démocratiques. Sur les 25 les moins libres économiquement, 25 sont aussi des régimes non démocratiques.

Message cité 3 fois
Message édité par limonaire le 11-09-2011 à 12:01:42
n°27731535
symantec
Posté le 11-09-2011 à 12:00:49  profilanswer
 


 
 
Au delà de tes explications concrètes avec lesquelles je suis d'accord, je pense bêtement que c'est juste le début de la fin du modèle des banques d’investissements.
 
Je pense que le petit dessin de poilagratter en ai la parfaite illustration :
 
http://img709.imageshack.us/img709/1644/wld32.jpg
 
 
Le système financier qui fonctionne sur lui même sans l'aide (ou si peu) de ce que j'appellerai des forces de production c'est fini.
Les banques et les investisseurs en actions se sont gavés jusqu’à l'indigestion.... Beaucoup ont compris que c'était fini et ils retirent leurs billes du système...
 
Bref comme toujours : trop c'est l'ennemie du bien !
Un peu de libéralisme, un peu de socialisme ou d'étatisme c'est bien....
Trop dans un sens ou dans l'autre, et ça s'écroule !
L'humain est ainsi fait qu'il met toujours trop de temps à s’arrêter ... même quand il voit la catastrophe arriver !
 
Je ne sais pas combien de temps on va morfler ... mais on va tous morfler.....  
Faut juste espérer que ça dure pas trop longtemps (4 - 5 ans ça serait bien)
 
En tous les cas, nous avons vraiment les pires politiques de ces 50 dernières années et nous sommes tous directement ou indirectement responsable de la berezina qui se prépare....
 
Le point très positif, c'est qu'il y a de grande chance que nous soyons obligé de trouver des nouvelles méthodes de production, qu'enfin on récompense le travailleur et plus l'épargnant etc etc...
Bref les 10 prochaines années vont être passionnantes....
 
 
 

n°27731541
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-09-2011 à 12:01:56  profilanswer
 


C'était un ex., si tu prend la BNP c'est une valorisation de 36 Mds pour 85 Mds de capitaux propres. Ca doit être pareil pour les collègues (flemme de vérifier)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27731548
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-09-2011 à 12:02:40  profilanswer
 

moonboots a écrit :

pourquoi citer Pinochet comme exemple de politique libérale alors s'il n'est que très partiellement libéral ?


Me semble que c'est Dante qui a parlé de lui comme "modèle libéral" pour troller un coup :spamafote:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 11-09-2011 à 12:02:40  profilanswer
 

n°27731558
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2011 à 12:04:11  answer
 

symantec a écrit :


Au delà de tes explications concrètes avec lesquelles je suis d'accord, je pense bêtement que c'est juste le début de la fin du modèle des banques d’investissements.
 
Je pense que le petit dessin de poilagratter en ai la parfaite illustration :
 


C'est bon, garde tes tracts pour toi, merci :sarcastic:

n°27731560
ph75
Posté le 11-09-2011 à 12:04:20  profilanswer
 

symantec a écrit :

Le point très positif, c'est qu'il y a de grande chance que nous soyons obligé de trouver des nouvelles méthodes de production, qu'enfin on récompense le travailleur et plus l'épargnant etc etc...

Ca c'est pas gagné car compte tenu du taux de chômage, du vieillissement de la population, et du fort taux de participation aux élections des vieux (au moins en France), je doute que la pression change de camp ...  

n°27731569
symantec
Posté le 11-09-2011 à 12:05:42  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Vu leur exposition (qu'en plus on ne connait pas à fond) sur les dettes souveraines c'est effectivement une anticipation de faillite (ou plutôt de nationalisation) ... mais cela n'explique pas la chute sur d'autre valeurs non financière, là c'est clairement le ralentissement économique qui est la cause ...  


 
 
Moi c'est bien ça qui me fascine c'est comment avec les normes comptables aussi stricts, une banque peut publier ses comptes sans qu'on ne sache précisément de combien elle est exposée en dette souveraines etc....
 
Je ne comprend pas comment dans un marché boursier ou la transparence est théoriquement le maitre mot pour que les investissements puissent se faire correctement, on ne connaisse pas ces chiffres !

n°27731584
moonboots
Posté le 11-09-2011 à 12:08:02  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Me semble que c'est Dante qui a parlé de lui comme "modèle libéral" pour troller un coup :spamafote:


et ensuite limonaire qui ne trollait pas

n°27731593
symantec
Posté le 11-09-2011 à 12:09:16  profilanswer
 


 
Moi aussi je t'aime [:el awrence]
 

ph75 a écrit :

Ca c'est pas gagné car compte tenu du taux de chômage, du vieillissement de la population, et du fort taux de participation aux élections des vieux (au moins en France), je doute que la pression change de camp ...  


 
Enfin les vieux, ils ont des enfants et des petits enfants.... Vont pas continuer éternellement à voter à droite pour garder leurs privilèges...
Leurs enfants vont les rappeler à leur devoir de parents.... enfin j’espère ....  :??:

n°27731614
chrissud
Posté le 11-09-2011 à 12:12:20  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les spéculateurs sont les premiers à avoir sonner le tocsin, puisque dès 2008, le spread taux grecs-taux allemands s'élargissait. Les spéculateurs jouent ne ce domaine le rôle de vigie. On devrait plus les écouter...


 
 
L'exposition des banque à la dette publique de la Grèce est inférieure à leur bénéfice annuelle.
 
Ils leur en faudrait plus, pour les ébranler,  même si tous leur bénéfice 2011  partaient dans une perte irrécouvrable de la Grèce,  elles pourraient distribuer des dividendes.
 
Grèce met-elle vraiment en péril Banque
  Titrait L'expansion du 15/06/2011
  Le lendemain le 17/6/2011, le titre BNP cotait 51,11 € & SGN 38,135 €
 
 
 

Citation :


 
La Grèce met-elle vraiment en péril les banques françaises?
 
Moody's envisage de baisser les notes de trois des principales banques françaises, à cause de la crise grecque. Un scénario à relativiser. Sauf si...
 
 
La crise grecque commence à se répercuter sur le système bancaire français. L'agence de notation Moody's a annoncé qu'elle envisageait baisser la note de trois banques françaises, et non des moindre : la Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole. Concrètement, l'agence de notation, qui comme d'autres n'écarte plus un défaut de paiement de la Grèce, estime que ses nouvelles évaluations pourraient entraîner un abaissement de notation d'un cran pour BNP et Crédit Agricole. Société Générale, elle, pourrait voir sa note baisser de deux crans.
 
Jusqu'à présent les banques hexagonales semblaient plutôt épargnées par la crise grecque. En mai dernier, l'agence Fitch- concurrente de Moody's- estimait que leur exposition ne justifiait pas, pour le moment, une action quelconque sur la note. Alors qui croire ? Du côté du gouvernement français on se veut rassurant. Plutôt irrité par ces agences de notation toutes puissante, qui se permettent de créer le trouble avant même de connaître l'issue des réunions d'urgence tenues à Bruxelles sur la Grèce. "Il ne faut pas agiter les choses", déclarait ce mercredi le ministre français des Affaires européennes Laurent Wauquiez sur France Info. "Les banques françaises ont des expositions qui sont en Grèce, liées à l'économie grecque, elles sont parfaitement publiques, donc il n'y a absolument rien qui est caché et par ailleurs le secteur bancaire français est moins exposé par exemple que le secteur bancaire allemand", a-t-il affirmé, en référence aux derniers chiffres de la BRI publiés en décembre 2010.
Les banques françaises plus exposées que les allemandes ?
 
En réalité, les banques françaises sont aujourd'hui plus en danger que leurs homologues d'outre-Rhin. Selon l'économiste Patrick Arthus, les banques allemandes auraient depuis janvier dernier revendues une part importante de leurs titres grecs à la BCE. A ce jour, elles détiendraient 10 et non plus 20 milliards d'euros de dette grecque, contre 15 milliards pour les banques françaises.
 
Par ailleurs, les banques françaises sont extrêmement exposées aux crédits internes grecs. Au travers de sa filiale Geniki, la Société Générale a prêté 3,4 milliards d'euros aux entreprises et aux particuliers. Elle est donc non seulement directement exposée à une restructuration de la dette souveraine (2,5 milliards) mais aussi aux conséquences qu'auraient cette opération sur l'économie grecque et sur la solvabilité de ses clients. De son côté, BNP est exposée à hauteur de 3 milliards d'euros au secteur privé et de 5 milliards à la dette souveraine. Quant à Crédit Agricole, elle détient 22,7 milliards de crédits en Grèce au travers de sa filiale Emporiki. Elle est en revanche très peu exposée à la dette souveraine : 600 millions d'euros.
 
Des sommes qui théoriquement devraient pouvoir être absorbées par les établissements français. Depuis plusieurs semaines, leurs dirigeants, Baudoin Prot et Frédéric Oudéa en tête, s'évertuent à rassurer sur ce point. Les trois banques offrent de "solides profils financiers et des bénéfices substantiels et diversifiés", admet même Moody's dans sa note. Les économistes de CA Cheuvreux ont poussé le calcul du risque, en y ajoutant un défaut de la dette portugaise. En cas de dépréciation des dettes de ces deux pays, les banques françaises verraient seulement leurs bénéfices diminuer de 30% pour BNP, 20% pour la Société Générale et 13% pour le Crédit Agricole, par rapport à leurs prévisions.
Risque de contagion
 
Mais au-delà de la situation en Grèce, c'est surtout les répercussions qu'elle pourrait avoir sur les l'ensemble de l'Europe qui inquiètent. "Actuellement les marchés craignent surtout que le marasme économique grec perdure au-delà du défaut jugé inéluctable de l'Etat, ce qui risquerait d'entrainer dans son sillage les banques helléniques. Le marché s'interroge aussi sur un risque de contagion qui pourrait déstabiliser profondément le système bancaire européen, toujours convalescent et traumatisé par la faillite de Lehman Brother", explique Benoit de Broissia, analyste du secteur chez KBL Richelieu.
 
En cas de restructuration en effet, c'est tout le marché qui serait bouleversé, entraînant des réactions en chaîne : les banques grecques, les plus exposées, seraient obligées de se refinancer auprès de la BCE, elle-même contrainte d'être recapitalisée, ce qui créerait un effet de contagion avec une explosion de l'aversion pour le risque, le tout conduisant à une hausse inévitable des taux d'intérêts...

n°27731625
patx3
Posté le 11-09-2011 à 12:12:58  profilanswer
 


 
Ok, il y a des anticipations de ralentissement, mais ce n'est pas le principal facteur qui influe sur la valo, loin de là... :jap:
 
C'est plus une crise à la 2007-2008 que le marché anticipe, avec non pas les subprimes comme ligne de mire, mais les dettes souveraines.
 
Et celà va au delà de la Grèce, car c'est la contagion qui fait peur, d'où la forte remontée de l'Euribor. Cette crainte touche les PIGS, mais aussi les spreads bancaires, l'interbancaire est en difficulté, d'où les interventions de la BCE, l'inquiétude du FMI vis à vis des banques, ...
 
Etats et organisations internationales qui jouent aux pompiers pyromanes, c'est un facteur aggravant que je ne m'explique pas. La communication, c'est bien, mais fallait il qu'elle soit publique ??? :pfff:

n°27731671
symantec
Posté le 11-09-2011 à 12:17:03  profilanswer
 

patx3 a écrit :


La communication, c'est bien, mais fallait il qu'elle soit publique ??? :pfff:


 
Et la Démocratie t'en fait quoi ?
 
J'ai quand même le droit d’être au courant de ce que font les politiques AVEC MON ARGENT ?

n°27731678
nakata
frog game
Posté le 11-09-2011 à 12:17:35  profilanswer
 

limonaire a écrit :

J'ai pris les 10 premiers pays sur le plan des libertés économiques, car j'avais la flemme de recopier les 25 premiers pour les deux indices (économique et politique). Mais prends les 25 premiers, et regarde-les bien sur le plan des libertés politiques : http://www.heritage.org/index/Ranking.aspx   Sur ces 25, seuls 5 ne sont pas démocratiques (Macao et Taïwan, en plus des trois autres : HK, Singapour, Bahrein). Soit 20% seulement. Sur ces 5, deux sont des enclaves chinoises qui autrefois étaient britanniques ou portugaises, et conciliaient donc libertés économiques et politiques. Ce n'est que depuis leur réintégration récente dans le Chine communiste qu'ils ont régressé au plan des libertés politiques. Quant à Bahrein, on voit bien que les libertés économiques accordées commencent à produire leurs effets politiques et que la monarchie va sans doute à terme devenir constitutionnelle
 
La corrélation entre les deux libertés est donc assez frappante. Surtout qu'à l'inverse, si tu prends les 25 pays les moins libres économiques, tu trouveras 25 pays non démocratiques.
 
Il faut être aveugle pour ne pas voir cette corrélation et au moins se poser des questions. Qui est l'idéologue ici, sinon celui qui ne voit pas ce qui saute aux yeux ? Sur 25 pays les plus libres économiquement, 20 sont aussi les plus démocratiques. Sur les 25 les moins libres économiquement, 25 sont aussi des régimes non démocratiques.


20%, ça ne relève pas de l'exception.
 
En outre, on peut très bien arguer que cette sur-représentation des démocraties est uniquement due à l'hégémonie de quelques pays très puissants qui, eux, prônent la démocratie de façon plus ou moins pressante, et plutôt plus que moins.
 
Que ces quelques pays s'écroulent (ça vient - c'est même l'objet du topic), et les autres pays reprendront chacun un mode de gouvernement qui lui convient, pas forcément démocratique, mais à mon avis, et sans jugement, ce sera très divers.
 
Voir l'aveuglement chez les infidèles, c'est le point commun des toutes les idéologies et religions.

n°27731689
patx3
Posté le 11-09-2011 à 12:18:38  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Vu leur exposition (qu'en plus on ne connait pas à fond) sur les dettes souveraines c'est effectivement une anticipation de faillite (ou plutôt de nationalisation) ... mais cela n'explique pas la chute sur d'autre valeurs non financière, là c'est clairement le ralentissement économique qui est la cause ...  


 
Les Etats ont tout fait pour que les banques et assurances foutent du souverain dans leur bilan mais maintenant, comme le souverain se casse la gueule, on trouve des tocards pour nous raconter qu'il faut nationaliser... :fou:
 
Du foutage de gueule légal... :o

n°27731696
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 11-09-2011 à 12:19:22  profilanswer
 

limonaire a écrit :

5 ne sont pas démocratiques (Macao et Taïwan, en plus des trois autres : HK, Singapour, Bahrein).


Taïwan n'est pas démocratique ?


---------------
Signature des messages
n°27731703
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2011 à 12:20:30  profilanswer
 

La dette grecque, à la louche, c'est 300 milliards. Elle doit actuellement être provisionnée par les banques à hauteur de 20%, soit 60 milliards. Si la décote réelle suite au défaut de paiement est de 80%, les banques européennes subiront 180 milliards de pertes supplémentaires, en plus de ce qui est déjà provisionné. Elles ont certes collectivement des fonds propres supérieurs à ces 180 milliards, mais cela va quand même les entamer. Elles seront contraintes de reconstituer leurs fonds propres pour absorber ces pertes tout en provisionnant de façon plus forte les dettes portugaises, espagnoles et grecques. Ca va donc faire mal et cela nous prépare un credit crunch.
 
Mais après une période d'inflation (au sens premier du terme, çàd gonflement excessif de la masse monétaire), l'ajustement par la déflation (faillite, récession, chômage) est inévitable : on ne peut pas faire du QE à répétition, d'autant que cela aggrave à terme le mal. Le pire est devant nous : pas de "soft landing" en vue.

n°27731717
patx3
Posté le 11-09-2011 à 12:22:29  profilanswer
 

symantec a écrit :


 
 
Moi c'est bien ça qui me fascine c'est comment avec les normes comptables aussi stricts, une banque peut publier ses comptes sans qu'on ne sache précisément de combien elle est exposée en dette souveraines etc....
 
Je ne comprend pas comment dans un marché boursier ou la transparence est théoriquement le maitre mot pour que les investissements puissent se faire correctement, on ne connaisse pas ces chiffres !


 
Tu ne sais déjà pas lire un bilan et compte de résultat bancaire, comme une grande majorité de français, à quoi ça te servirait d'avoir l'ensemble des lignes du bilan d'une banque, qui doivent représenter quelques dizaines de milliers de positions ?? :o

n°27731728
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-09-2011 à 12:23:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :

La dette grecque, à la louche, c'est 300 milliards. Elle doit actuellement être provisionnée par les banques à hauteur de 20%, soit 60 milliards. Si la décote réelle suite au défaut de paiement est de 80%, les banques européennes subiront 180 milliards de pertes supplémentaires, en plus de ce qui est déjà provisionné. Elles ont certes collectivement des fonds propres supérieurs à ces 180 milliards, mais cela va quand même les entamer. Elles seront contraintes de reconstituer leurs fonds propres pour absorber ces pertes tout en provisionnant de façon plus forte les dettes portugaises, espagnoles et grecques. Ca va donc faire mal et cela nous prépare un credit crunch.


Il me semble que la dette grecque est couverte à 75% par des CDS, essentiellement émis par les banques américaines... on ne sait pas qui les détiens mais il y a de grosses chances que la facture réelle soit partagée avec les USA.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27731732
symantec
Posté le 11-09-2011 à 12:23:55  profilanswer
 

nakata a écrit :


Voir l'aveuglement chez les infidèles, c'est le point commun des toutes les idéologies et religions.


 
 
nakata2 versus Limonaire
 
[:eneytihi:2]

n°27731743
nakata
frog game
Posté le 11-09-2011 à 12:25:26  profilanswer
 

symantec a écrit :

nakata2 versus Limonaire[:eneytihi:2]


Je ne le vois pas comme ça non, d'ailleurs je me lasse assez vite en général des dialogues avec les tenants de l'économisme :D

n°27731746
patx3
Posté le 11-09-2011 à 12:25:37  profilanswer
 

symantec a écrit :


 
Et la Démocratie t'en fait quoi ?
 
J'ai quand même le droit d’être au courant de ce que font les politiques AVEC MON ARGENT ?


 
Que Lagarde commence à dire que les banques ont des difficultés en raison de la stupidité des Etats à laisser filer leur dette, en raison de la stupidité des Etats à vouloir mettre en place Bale III... :o

n°27731755
symantec
Posté le 11-09-2011 à 12:25:57  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Il me semble que la dette grecque est couverte à 75% par des CDS, essentiellement émis par les banques américaines... on ne sait pas qui les détiens mais il y a de grosses chances que la facture réelle soit partagée avec les USA.


 
 
Donc en cas de défaut de la Grèce... La banque ayant prêtée à la Grèce mais s'étant couvert à 100 % par des CDS ne perdra rien ???
 
Par contre la banque ayant vendu du CDS, va plonger ????
 
Qui m'explique simplement et concrètement ???

n°27731774
symantec
Posté le 11-09-2011 à 12:27:23  profilanswer
 

nakata a écrit :


Je ne le vois pas comme ça non, d'ailleurs je me lasse assez vite en général des dialogues avec les tenants de l'économisme :D


 
Je plaisantais....
 
Un peu comme moi quoi...
Je ne cherche pas à convaincre de qui que ce soit, ça sert à rien, je perd mon temps...
Et la plupart du temps et notamment en économie, c'est les mêmes ressorts que la religion !
 
Donc je laisse pisser....

n°27731777
chrissud
Posté le 11-09-2011 à 12:27:31  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Vu leur exposition (qu'en plus on ne connait pas à fond) sur les dettes souveraines c'est effectivement une anticipation de faillite (ou plutôt de nationalisation) ... mais cela n'explique pas la chute sur d'autre valeurs non financière, là c'est clairement le ralentissement économique qui est la cause ...  


 
 
Je ne vois pas comment une banque pourrait faire faillite alors qu'elle sort des résultats.
 
 
Le 20 juin 2011, Fitch confirme la note de la Société Générale, malgré la Grèce
 
 
La tendance est stable des notes des agences de notations, pour les banques françaises
 
 
 

n°27731785
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2011 à 12:28:53  answer
 

chrissud a écrit :


Je ne vois pas comment une banque pourrait faire faillite alors qu'elle sort des résultats.


 
 :lol:

n°27731792
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 11-09-2011 à 12:30:10  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Me semble que c'est Dante qui a parlé de lui comme "modèle libéral" pour troller un coup :spamafote:


 
Je ne trolle pas, je prend pour exemple un film tirée d'un bouquin écrit par quelqu'un qui s'y connait mieux que nous en économie :o


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°27731804
symantec
Posté le 11-09-2011 à 12:31:22  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Que Lagarde commence à dire que les banques ont des difficultés en raison de la stupidité des Etats à laisser filer leur dette, en raison de la stupidité des Etats à vouloir mettre en place Bale III... :o


 
 
Bale III ne me concerne pas... Ça n'a jamais été voté par un député, c'est pas passé devant un parlement !
 
Rana PT de Balle III....
 
Puis parler de Lagarde celle qui dit la vérité avec la stupidité des états.... stop quoi !
Le nombre de connerie qu'elle a dit quand elle était Ministre !
Lagarde c'est zéro crédibilité ..... C'est un peu la fracture sociale appliqué à la Finance !

n°27731806
Terminatux
Communiste
Posté le 11-09-2011 à 12:31:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :

J'ai pris les 10 premiers pays sur le plan des libertés économiques, car j'avais la flemme de recopier les 25 premiers pour les deux indices (économique et politique). Mais prends les 25 premiers, et regarde-les bien sur le plan des libertés politiques : http://www.heritage.org/index/Ranking.aspx   Sur ces 25, seuls 5 ne sont pas démocratiques (Macao et Taïwan, en plus des trois autres : HK, Singapour, Bahrein). Soit 20% seulement. Sur ces 5, deux sont des enclaves chinoises qui autrefois étaient britanniques ou portugaises, et conciliaient donc libertés économiques et politiques. Ce n'est que depuis leur réintégration récente dans le Chine communiste qu'ils ont régressé au plan des libertés politiques. Quant à Bahrein, on voit bien que les libertés économiques accordées commencent à produire leurs effets politiques et que la monarchie va sans doute à terme devenir constitutionnelle

 

La corrélation entre les deux libertés est donc assez frappante. Surtout qu'à l'inverse, si tu prends les 25 pays les moins libres économiques, tu trouveras 25 pays non démocratiques.

 

Il faut être aveugle pour ne pas voir cette corrélation et au moins se poser des questions. Qui est l'idéologue ici, sinon celui qui ne voit pas ce qui saute aux yeux ? Sur 25 pays les plus libres économiquement, 20 sont aussi les plus démocratiques. Sur les 25 les moins libres économiquement, 25 sont aussi des régimes non démocratiques.

 

Il y a un biais saisissant dans cette logique, c'est qu'elle est fondée sur une pensée binaire libéralisme / absence de libéralisme.
Or le champ « absence de libéralisme » est bien trop vaste.

 

Il est évident pour quasiment tout le monde ici que le libéralisme économique est préférable à un système théocratique corrompu ou à un régime stalinien pour ne prendre que ces exemples.
Cela n'implique cependant pas logiquement que tout type de régime ne respectant pas les libertés économiques est inférieur à un régime pleinement libéral.

 

Être en faveur du socialisme (ce qui est mon cas), ou même simplement de la sociale-démocratie, ce n'est pas penser que tout est mieux que le libéralisme. C'est penser qu'il y a mieux; c'est clairement différent.

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 11-09-2011 à 12:32:09
n°27731817
symantec
Posté le 11-09-2011 à 12:33:27  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Il y a un biais saisissant dans cette logique, c'est qu'elle est fondée sur une pensée binaire libéralisme / absence de libéralisme.
Or le champ « absence de libéralisme » est bien trop vaste.
 
Il est évident pour quasiment tout le monde ici que le libéralisme économique est préférable à un système théocratique corrompu ou à un régime stalinien pour ne prendre que ces exemples.
Cela n'implique cependant pas logiquement que tout type de régime ne respectant pas les libertés économiques est inférieur à un régime pleinement libéral.
 
Être en faveur du socialisme (ce qui est mon cas), ou même simplement de la sociale-démocratie, ce n'est pas penser que tout est mieux que le libéralisme. C'est penser qu'il y a mieux; c'est clairement différent.


 
 
+1  :jap:

n°27731832
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2011 à 12:35:41  profilanswer
 

nakata a écrit :


20%, ça ne relève pas de l'exception.
 
En outre, on peut très bien arguer que cette sur-représentation des démocraties est uniquement due à l'hégémonie de quelques pays très puissants qui, eux, prônent la démocratie de façon plus ou moins pressante, et plutôt plus que moins.
 
Que ces quelques pays s'écroulent (ça vient - c'est même l'objet du topic), et les autres pays reprendront chacun un mode de gouvernement qui lui convient, pas forcément démocratique, mais à mon avis, et sans jugement, ce sera très divers.
 
Voir l'aveuglement chez les infidèles, c'est le point commun des toutes les idéologies et religions.


 
T'es quand même gonflé, dans le genre rattrapage aux branches.  
 
Ma statistique porte sur 50 pays sur 170, en prenant les cas extrêmes (les 25 les plus libres et les 25 moins libres), les 120 autres Etats étant dans un entre-deux plus difficile à analyser. Et sur ces 50 pays, 45 confirment la corrélation libertés économiques-liberté politiques : 5 seulement ne la confirment pas, dont 2 pour des raisons historiques récentes très faciles à analyser (HK et Macao).
 
Libre à toi cela dit de considérer que mon analyse, qui porte sur des faits, vaut moins que tes prophéties ("quand les pays s'écrouleront", écris-tu). Mais, bien sûr, l'idéologue est celui qui regarde les faits, et la raison raisonnante est du côté de celui qui fait des prophéties sans la moindre once d'argument. Les lecteurs jugeront...

n°27731838
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2011 à 12:36:23  answer
 

limonaire a écrit :

La dette grecque, à la louche, c'est 300 milliards. Elle doit actuellement être provisionnée par les banques à hauteur de 20%, soit 60 milliards. Si la décote réelle suite au défaut de paiement est de 80%, les banques européennes subiront 180 milliards de pertes supplémentaires, en plus de ce qui est déjà provisionné. Elles ont certes collectivement des fonds propres supérieurs à ces 180 milliards, mais cela va quand même les entamer. Elles seront contraintes de reconstituer leurs fonds propres pour absorber ces pertes tout en provisionnant de façon plus forte les dettes portugaises, espagnoles et grecques. Ca va donc faire mal et cela nous prépare un credit crunch.


Clairement, ce qui souligne un des défauts de l'actuelle régulation, le côté contracyclique. Je ne sais pas comment ça peut être résolu, aucune des idées qui sont actuellement suggérées ne sont tellement raisonnables...

n°27731845
ph75
Posté le 11-09-2011 à 12:37:23  profilanswer
 

chrissud a écrit :

Je ne vois pas comment une banque pourrait faire faillite alors qu'elle sort des résultats.
Le 20 juin 2011, Fitch confirme la note de la Société Générale, malgré la Grèce
La tendance est stable des notes des agences de notations, pour les banques françaises

Les notes des banques françaises menacées de dégradation par Moody's

Citation :

Plusieurs sources proches du dossier ont indiqué à Reuters s'attendre à une décision «imminente» de Moody's qui avait placé le 15 juin les notes de crédit des trois banques françaises sous surveillance avec perspective négative en raison de leur exposition à la Grèce.
 
Les valeurs boursières des banques françaises ont fondu depuis le 1er janvier
 
«La décision est imminente», a dit une source parisienne sous couvert d'anonymat. «Ce sera probablement une dégradation mais ce n'est pas encore certain.»


n°27731883
symantec
Posté le 11-09-2011 à 12:42:47  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
T'es quand même gonflé, dans le genre rattrapage aux branches.  
 
Ma statistique porte sur 50 pays sur 170, en prenant les cas extrêmes (les 25 les plus libres et les 25 moins libres), les 120 autres Etats étant dans un entre-deux plus difficile à analyser. Et sur ces 50 pays, 45 confirment la corrélation libertés économiques-liberté politiques : 5 seulement ne la confirment pas, dont 2 pour des raisons historiques récentes très faciles à analyser (HK et Macao).
 
Libre à toi cela dit de considérer que mon analyse, qui porte sur des faits, vaut moins que tes prophéties ("quand les pays s'écrouleront", écris-tu). Mais, bien sûr, l'idéologue est celui qui regarde les faits, et la raison raisonnante est du côté de celui qui fait des prophéties sans la moindre once d'argument. Les lecteurs jugeront...


 
 
Tout est une question de point de vue....
 
Les USA nous voient comme socialistes ou la liberté n'est pas importante !
Les coréens du nord c'est l'inverse....
 
En terme de libéralisme politique ou économique c'est pareil....
 
Question de point de vue, d'idéologie et des références qu'on prend pour juger !
 
Y'a pas de système parfait, le libéralisme à une époque était très bien, à une autre, c'est destructeur !
Aujourd’hui c'est une catastrophe... dire l'inverse c'est nier la réalité !
 
 

n°27731884
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2011 à 12:42:56  profilanswer
 

VictorVVV a écrit :


Taïwan n'est pas démocratique ?


 
Je suis honnête et de bonne foi : comme Taïwan n'est que 36è au classement des libertés politiques, je ne l'ai pas inclus. Mais comme la France dans ce classement est seulement 31è, je pense qu'on peut dire que Taïwan est démocratique. Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9mocratie
 
Du coup, sur les 25 premiers pays, 21 sont démocratiques, 4 ne le sont pas. Sur ces 4, deux sont des cas atypiques (rétrocession récente à la Chine) et ont quand même un niveau de liberté politique supérieur aux Chinois.
 
Sur 25 pays peu libres économiquement, 25 ne sont pas démocratiques.  
 
Sur les 50 pays les plus "extrêmes" (en haut ou en bas du classement), 46 (voire 48) confirment cette corrélation.
 
Tout cela ne fait donc que confirmer qu'à long terme, les deux libertés sont corrélées. Il faut être idéologue, croyant, animé d'une foi religieuse pour penser le contraire.  

n°27731886
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2011 à 12:43:09  answer
 

symantec a écrit :


Donc en cas de défaut de la Grèce... La banque ayant prêtée à la Grèce mais s'étant couvert à 100 % par des CDS ne perdra rien ???

 

Par contre la banque ayant vendu du CDS, va plonger ????

 

Qui m'explique simplement et concrètement ???


Il y a peu de chances, aujourd'hui, qu'un seul assureur ait vendu tous les CDS sur la Grèce, et peu de chances également que tous les détenteurs de dette grèce aient acheté des CDS du montant exact. Quand le problème grec a commencé à être connu, les CDS devaient coûter bonbon.

 

Dans l'affaire, toutes les banques vont y perdre un peu, sauf celles qui ont eu le nez creux et ont acheté des CDS quand ils étaient peu chers et qui n'ont pas d'exposition longue à la dette grecque.

 

Quant au haircut, le défaut peut être une extension de maturité afin de soulager les finances publiques, et dans ce cas on est dans la ligne des 20% nettement plus que des 80%. D'ailleurs la décote la plus forte en matière de recouvrement final est de l'ordre de 70% pour l'Argentine. Même pour l'Ukraine ou la Russie on n'est pas à ces niveaux, alors que ce sont des pays nettement plus forts politiquement qui étaient aussi dans une crise économique importante.

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Message édité par Profil supprimé le 11-09-2011 à 12:46:25
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