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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°27623555
Terminatux
Communiste
Posté le 01-09-2011 à 15:06:57  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

chrissud a écrit :

nan mais là tu mélanges tout

 


La France dépens 44% de son budget en personnel,  la France c'est l'état, les collectivités locales ainsi le reste de toute la fonction public.

 


C'est presque la moitié !    donc  bien évidement lorsque l'on doit réduire ses dépenses  on le fait aussi sur la plus grosse proportion

 

C'est faux. (mais contrairement à limonaire tu es de mauvaise foi)
L'État dépense 44% de son budget en dépenses de personnel (en 2005, avant la RGPP).

 

Les administrations publiques c'est l'État, les collectivités territoriales et la Sécurité Sociale : c'est ce que tu appelles sans raison la France.
Les collectivités territoriales c'est 2,5 points de PIB en dépenses de personnel, l'État c'est 10 points et la Sécurité Sociale c'est marginal.

 

À la louche les dépenses de personnel représentaient 30% des dépenses publiques en 2005, avant la RGPP.

Message cité 2 fois
Message édité par Terminatux le 01-09-2011 à 15:08:46
mood
Publicité
Posté le 01-09-2011 à 15:06:57  profilanswer
 

n°27623577
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2011 à 15:08:44  profilanswer
 

 

Le marché du savon s'auto-régule : il est produit exactement le nombre de savons dont les gens ont besoin, avec une variété de savons permettant de répondre aux différents besoins (prix variables, taille variable, parfums, ...)

 

Et pourtant :
- pas de planificateur qui décide de la quantité à produire
- pas de banque centrale pour réguler la production de savons
- pas de subvention à la consommation
- pas d'aides aux producteurs.

 

Le marché est libre : et ça marche. La production décentralisée s'adapte aux variations quantitatives et qualitatives de la demande.

 

Imaginons maintenant les surproductions/pénuries régulières si l'Etat s'en mêlait si on créait une banque centrale du savon, etc.

 


Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 01-09-2011 à 15:25:40
n°27623578
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 01-09-2011 à 15:08:47  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tu es trop cartésien. L'ordre peut être un ordre spontané sans qu'il soit pensé au préalable par un centralisateur.


Trop cartesien...
 
Moi aussi j'ai ma vision romantique la dessus : l'ordre spontane c'est la loi de la nature, Darwin, les forts survivent et les faibles crevent, l'amelioration par la selection. Les droits de l'homme sont advenus precisement pour tuer la loi du plus fort. Je defends l'humanite, tu defends l'animalite.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°27623607
chrissud
Posté le 01-09-2011 à 15:10:28  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
C'est faux. (mais contrairement à limonaire tu es de mauvaise foi)
L'État dépense 44% de son budget en dépenses de personnel (en 2005, avant la RGPP).
 
Les administrations publiques c'est l'État, les collectivités territoriales et la Sécurité Sociale : c'est ce que tu appelles sans raison la France.
Les collectivités territoriales c'est 2,5 points de PIB en dépenses de personnel, l'État c'est 10 points et la Sécurité Sociale c'est marginal.
 
À la louche les dépenses de personnel représentaient 30% des dépenses publiques en 2005, avant la RGPP.


 
 
http://nsa27.casimages.com/img/2011/09/01/110901031806258112.jpg
 

PS :  Je retire ce tableau,  j'ai des doutes.

Message cité 1 fois
Message édité par chrissud le 01-09-2011 à 15:41:30
n°27623618
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2011 à 15:11:00  answer
 

Je pense sérieusement qu'un gros problème de l'état est français est la gestion et la rationalisation.
Je bosse dans le publique et je viens d'une famille ou les gens ont travaillé dans le public (santé recherche SNCF) et on est tous d'accord, au quotidien dans notre travail, on voit des milliers voir millions d'euros "foutu par les fenêtre" par trop grosse complexité administrative, mauvaise gestion, rigidité,  clientélisme etc...Pas besoin de s'attaquer à la qualité des services publique, il faut déjà s'attaquer à leurs gestion

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 01-09-2011 à 15:11:31
n°27623634
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 01-09-2011 à 15:11:41  profilanswer
 

Je vois la meme chose dans ma boite :spamafote:


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°27623654
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2011 à 15:13:29  answer
 

limonaire a écrit :


 
Le marché du savon s'auto-régule : il est produit exactement le nombre de savons dont les gens en besoin, avec une variété de savons permettant de répondre aux différents besoins (prix variables, taille variable, parfums, ...)
 
Et pourtant :
- pas de planificateur qui décide de la quantité à produire
- pas de banque centrale pour réguler la production de savants
- pas de subvention à la consommation
- pas d'aides aux producteurs.
 
Le marché est libre : et ça marche. La production décentralisée s'adapte aux variations quantitatives et qualitatives de la demande.
 
Imaginons maintenant les surproductions/pénuries régulières si l'Etat s'en mêlait si on créait une banque centrale du savon, etc.
 
 


Très bien mais:
les hommes ne sont pas des savons
Tout les produit économiques ne sont pas non plus des savons
 
Je travail dans le cadre de ma thèse sur une simulation que marche très bien à Jupiter...pourtant je suis persuadé qu'a pluton les résultat seraient catastrophique.
Ça s’appelle le domaine de validité d'une théorie/modèle.  :D

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 01-09-2011 à 15:17:36
n°27623704
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2011 à 15:16:37  answer
 

The NBoc a écrit :

Je vois la meme chose dans ma boite :spamafote:


 :jap: A mais oui...les boites (surtout les grosses) ne sont souvent pas mieux géré que l'état. Chez bubus ou EDF j'ai des exemple en tête assez trolllesque.
Le truc c'est que l'état c'est l'argent publique, donc la bonne gestion de l'argent devrait être la priorité n°1  :D

n°27623706
Terminatux
Communiste
Posté le 01-09-2011 à 15:16:46  profilanswer
 


 
287,49 milliards d'euros cela représentait 15,17% du PIB en 2007, retraites incluses. (sachant que de 2007 à 2011 il y a eu la RGPP)
Cela représente 29% du total des dépenses publiques. Merci de me corriger, c'est encore moins que je ne le pensais.

n°27623742
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 01-09-2011 à 15:20:03  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
287,49 milliards d'euros cela représentait 15,17% du PIB en 2007, retraites incluses. (sachant que de 2007 à 2011 il y a eu la RGPP)
Cela représente 29% du total des dépenses publiques. Merci de me corriger, c'est encore moins que je ne le pensais.


287,9


---------------
Signature des messages
mood
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Posté le 01-09-2011 à 15:20:03  profilanswer
 

n°27623810
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2011 à 15:24:44  profilanswer
 

aroll a écrit :

Dois-je en déduire que pour toi aussi, la réduction des dépenses doit se focaliser sur le nombre d'enseignants (et peut-être aussi infirmières).
 
Tu ne t'es pas positionné au sujet des diminutions de niveau de remboursement des soins de santé, et des allocations sociales.
 
Amicalement, Alain


 
1) la gestion centralisée n'a aucun sens. Il faudrait décentraliser les recrutements, et donc faire varier les salaires, les horaires en fonction des besoins locaux. Tous les informaticiens sont-ils logés à la même enseigne ? non, cela dépend de l'entreprise. C'est la même chose dans l'enseignement. Certains postes difficiles nécessitent une décharge horaire, un sursalaire. Mais donner 18h et 2000 euros à tout le monde, c'est une gestion absurde. En gérant localement, on évitera les gaspillages. Il faut une plus grande autonomie au chef d'établissement. La statut de fonctionnaire n'est pas non plus forcément une bonne chose : des contrats de 5 ans seraient préférables, pour donner de la souplesse. On ne peut pas dire : globalement, il manque des enseignants. En fait, il y en a trop ici et pas assez là.  
 
Si on donnait un chèque éducation aux parents, d'un montant identique, on rééquilibrerait les choses, les "mauvais" collèges auraient une dotation en prof doublée. Car actuellement, si le ratio prof/élève est en gros le même partout, le ratio budget/élève est largement en faveur des lycées de centre-ville et en défaveur des lycées en ZEP : avec un salaire d'agrégé en fin de carrière, on a quasiment deux certifiés débutants, de quoi augmenter le taux d'encadrement là où c'est nécessaire.  
 
De même à l'extrême limite, on pourrait décider aussi de moduler les horaires, pourvu que les élèves aient le niveau pour présenter l'examen national. Là, où les élèves sont en avance en français  on peut réduire les heures de français et augmenter un autre enseignement. A l'inverse, dans des écoles à fort % d'immigrés non francophones, doubler le nombre d'heures de français ne serait pas du luxe.
 
Bref, en gérant localement, en faisant du sur mesure, on répond au mieux des besoins, le système respire et se régule mieux.  
 
2) Pour la santé, j'ai déjà donné mon opinion. Il ne s'agit pas de rationner : rationne-t-on la demande de parapluie ? il ne faut pas rationner mais décentralsier la décision et responsabiliser. Par exemple, ce que propose Migué, de l'institut Turgot :
 

Ayant réfuté le classement flatteur de la France par l'OMS en 2001 comme faussé par des critères collectivistes et indépendants de la qualité des services, et souligné le peu de rapport entre la dépense et la qualité des soins, Jean-Luc Migué a démontré que :
 
 L'assurance maladie française est d'ores et déjà engagée dans un processus quasi-inéluctable de faillite financière, dont les conséquences sociales désastreuses pèseront d'abord sur les plus démunis. Cette tendance étant intrinsèquement liée aux principes fondateurs de la "Sécu", la faillite ne pourra pas être évitée aussi longtemps que l'on n'acceptera pas de réexaminer ces derniers sans tabou. Ce que l'on appelle les "grands plans de sauvetage" de la "Sécu" ne font en réalité que couvrir une dégradation permanente de la qualité des soins et une augmentation vertigineuse de la pression financière pesant sur les individus et l'économie nationale.
 
Jean-Luc Migué explique clairement que la démarche traditionnellement employée par les gouvernements successifs : rationnement sous couleur de "rationalisation" budgétaire, pour comprimer les dépenses avant de se reconnaître de nouveau forcé d'accroître les recettes) est vouée à l'échec et que, les fausses réformes succédant aux mauvaises réformes, notre santé est de plus en plus administrée par l'Etat au point de se retrouver aujourd'hui compromise. Cette étatisation galopante accroît les dysfonctionnements qu'elle prétendait limiter, impose de faux prix, aggrave la bureaucratisation et la déresponsabilisation et brime l'innovation (scientifique, technique, et organisationnelle).
 
Avec un grand sens de la pédagogie, l'auteur dissèque également les mensonges qui faussent le débat français sur la "Sécu" : le mythe français du "meilleur système de santé au monde", ou encore les descriptions apocalyptiques du système américain (qui est loin d'être parfait mais dont les défauts se situent rarement où on prétend les dénoncer, puisqu'on les doit précisément au fait qu'elle est déjà à moitié étatisée).
 
Nous proposons de libérer complétement l’offre de soins de santé et d’assurance médicale (donc d'annoncer la fin du monopole de la Sécurité sociale), et de créer un système d’épargne-santé pour les dépenses non couvertes par l'assurance, appuyé par le maintien de l'exemption fiscale.
 
Chaque personne – individuellement ou du fait des choix proposés par son entreprise – recouvrerait donc le Droit choisir librement son assureur : privé, mutualiste ou public, français ou étranger. Les compagnies d’assurance seraient invitées à proposer des contrats comportant une clause de franchise. Tout en demeurant certains de voir leurs grosses dépenses prises en charge par leur assureur, les patients devraient alors payer eux-mêmes leurs petites dépenses de soins et de médicaments.
 
Pour payer ces dépenses, chacun serait alors invité à ouvrir auprès de sa banque un compte épargne-santé, entretenu par des versements effectués en franchise d’impôt sur le revenu, et provenant soit de la personne elle-même, soit de son employeur, soit d’aides publiques ou privées.Le dispositif reposerait sur l’institution d’un crédit d’impôt personnel, assis sur l’ensemble des revenus versés au « compte d’épargne-santé » au cours de l’année écoulée. Cet argent ne pourrait être utilisé que pour régler l’achat d’une assurance, de soins médicaux et de médicaments. Si les retraits sont moindres que les apports, les sommes ainsi accumulées sont capitalisées.  
 
Ce système est déjà expérimenté dans quelques autres pays : à Singapour, en Afrique du Sud, et progressivement aux Etats-Unis. A Singapour la formule fonctionne depuis plus de dix ans, et les résultats y sont concluants : personne n’y est privé de soins, les files d’attente y sont inconnues et les techniques les plus avancées y sont largement répandues. Tout cela pour beaucoup moins cher : le budget national de la santé, en pourcentage du PIB, n’y dépasse guère le tiers de celui de la France.
 
Tout en rétablissant le souci des acteurs de faire des économies, ce nouveau système permet de casser le cercle vicieux de l'irresponsabilité et des dysfonctionnements qui conduit le système français à la faillite. Contrairement à ce que disent ses détracteurs, il devrait conduire non à une sous-utilisation des services, mais à une optimisation de leur usage. « Le principe des comptes d’épargne-santé est généralement associé à une meilleure expression de la demande, en ce qu’il pousse les usagers à l’économie ».

 
 
 
 

n°27623816
chrissud
Posté le 01-09-2011 à 15:25:07  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
287,49 milliards d'euros cela représentait 15,17% du PIB en 2007, retraites incluses. (sachant que de 2007 à 2011 il y a eu la RGPP)
Cela représente 29% du total des dépenses publiques. Merci de me corriger, c'est encore moins que je ne le pensais.


 
 
Ah   est la France a un budget de combien ?
 

n°27623817
Terminatux
Communiste
Posté le 01-09-2011 à 15:25:11  profilanswer
 


 
[:bidem]  
 
Mais merci quand même. ;)

n°27623837
Terminatux
Communiste
Posté le 01-09-2011 à 15:26:30  profilanswer
 

chrissud a écrit :

Ah   est la France a un budget de combien ?

 

Les dépenses des administrations publiques s’élevaient à 52,4% du PIB en 2007, soit à peu près 993 milliards.

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 01-09-2011 à 15:29:41
n°27623926
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 01-09-2011 à 15:31:49  profilanswer
 

Limonaire, j'aimerai connaitre ta position sur la critique que fait Feyerabend de Popper, la critique de la methodologie.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Feyerabend

Message cité 1 fois
Message édité par The NBoc le 01-09-2011 à 15:32:36

---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°27623933
chrissud
Posté le 01-09-2011 à 15:32:14  profilanswer
 


 
 
Le PIB n'est pas le budget de l'état.
 
Le PIB  c'est l'accroissement de la richesse des entreprises.
 
 

Message cité 1 fois
Message édité par chrissud le 01-09-2011 à 15:34:27
n°27623945
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2011 à 15:32:58  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Trop cartesien...
 
Moi aussi j'ai ma vision romantique la dessus : l'ordre spontane c'est la loi de la nature, Darwin, les forts survivent et les faibles crevent, l'amelioration par la selection. Les droits de l'homme sont advenus precisement pour tuer la loi du plus fort. Je defends l'humanite, tu defends l'animalite.


 
Non, tu délires complètement. L'ordre spontané que je décris se fait dans le respect du droit, et notamment des droits naturels (ceux de la DDHC de 1789). Le libéralisme a toujours été la chance des faibles et des pauvres :
- dans nos sociétés développées, ce sont les plus riches ou les propriétaires de situation (rentes, statuts, monopoles) qui défendent l'Etat et fustigent le marché, au détriment des outsiders (chômeurs, non diplômés, jeunes, immigrés, précaires...). Exemple de Bouygues qui fait du lobbying auprès de l'Etat pour empêcher Free d'entrer sur son marché.
- les pays pauvres qui adoptent des systèmes de liberté économique fondés sur le droit (les droits de propriété, voir Hernando de Soto) s'enrichissent : des millions de pauvres sortent ainsi de la pauvreté.
 
Quand il y a arbitraire, ce n'est pas du fait du marché. Il y arbitraire quand du jour au lendemain, sans crier gare, l'Etat retire telle subventionne, diminue la valeur de la monnaie de 20%, taxe tel secteur autrefois détaxé, ou détaxe tel autre secteur... Et profitent de l'Etat les lobbies les plus forts.
 
 
Bref, ton point de vue n'est pas argumenté : c'est un a peu près logique qui n'est absolument pas rigoureux.

n°27623977
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2011 à 15:35:17  profilanswer
 


 
C'est inévitable dans un système qui n'a aucun système de régulation :
- pas de concurrence pour limiter les gaspillages
- pas de dirigeants responsables en cas de mauvaise gestion
 
C'est pourquoi les administrations doivent être peu nombreuses et bien contrôlées.  
 
 

n°27623984
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2011 à 15:35:50  profilanswer
 

The NBoc a écrit :

Je vois la meme chose dans ma boite :spamafote:


 
On en a déjà parlé, du gaspillage dans les grosses boîtes.
 
Pas trop envie de me répéter.

n°27623986
Terminatux
Communiste
Posté le 01-09-2011 à 15:35:59  profilanswer
 

chrissud a écrit :

Le PIB n'est pas le budget de l'état.


 
Administrations publiques = État + collectivités locales + Sécurité Sociale

n°27623991
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2011 à 15:36:28  answer
 

limonaire a écrit :

 

C'est inévitable dans un système qui n'a aucun système de régulation :
- pas de concurrence pour limiter les gaspillages
- pas de dirigeants responsables en cas de mauvaise gestion

 

C'est pourquoi les administrations doivent être peu nombreuses et bien contrôlées.

 




La concurrence n'a jamais empêché la mauvaise gestion, comme je le dis les boites privée sont souvent bien pire que le publique :D
Pour la simple raison que les dirigeant d'une entreprise ne cherchent pas toujours la pérennité de l'entreprise, mais quelque fois juste à s'en mettre plein les fouilles le plus rapidement possible.
Ensuite plus la structure en grande plus la gestion devient délicate et cher, pour une boite c'est pas trop un problème il suffit de vendre plus cher pour prendre en compte ces coups et de compenser avec des économie d'échelles  :o
L'état ne vendant rien c'est bcp plus compliquer...


Message édité par Profil supprimé le 01-09-2011 à 15:38:40
n°27624007
chrissud
Posté le 01-09-2011 à 15:38:02  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Administrations publiques = État + collectivités locales + Sécurité Sociale


 
 
oui   c'est ce que je dis
mais cela ne change rien !!     le PIB  n'a rien à voir de près ou de loin avec le budget de l'état
Le PIB  c'est la richesse que dégage les entreprises.
 
 
 
De toute façon je retire le tableau que j'ai affiché,  j'ai des doute

Message cité 2 fois
Message édité par chrissud le 01-09-2011 à 15:39:14
n°27624018
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2011 à 15:38:43  profilanswer
 


 
Non, mais cela veut dire que, bien que ce soit contre-intuitif, un ordre peut découler d'une absence de centralisation/planification/plan pré-conçu. Et il suffit d'un contre-exemple pour démonter un préjugé, non ? Ceux qui raillent "la main invisible" raillent en fait un concept qu'ils n'ont pas compris.
 
Cela veut dire aussi que beaucoup de secteurs se régulent ainsi. Et que c'est à ceux qui veulent réguler par l'Etat de se justifier. Je ne vois de mon côté que deux justifications possibles :
- les externalités positives (recherche, éducation, infrastructure)
- recherche de l' égalité des conditions.

n°27624050
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2011 à 15:41:00  answer
 

limonaire a écrit :

 

Cela veut dire aussi que beaucoup de secteurs se régulent ainsi. Et que c'est à ceux qui veulent réguler par l'Etat de se justifier. Je ne vois de mon côté que deux justifications possibles :
- les externalités positives (recherche, éducation, infrastructure)
- recherche de l' égalité des conditions.


J'en vois bcp d'autre
-intérêt stratégique (protection des intérêt nationaux)
-protection de la population face aux groupes privées
-et surtout services publiques (le principe d'une entreprise privée est de la faire de l'argent, on peu très bien considéré que certain secteurs doivent être géré dans un autre but que la rentabilité pour des questions de bien communs.Par exemple on peu considérer que même les population rurale doivent avoir le droit à électricité et au transport au même prix que tout le monde même si la construction des infrastructures associés n'est hautement pas rentable )
Tu oublis complétement cette aspect dans ton équation. La différence publique-privée c'est surtout le besoin de rentabilité qui implique une gestion du service totalement différente. L'état cherche le bien commun le privée le bien individuel.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 01-09-2011 à 15:44:48
n°27624055
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2011 à 15:41:08  answer
 

chrissud a écrit :


 
 
oui   c'est ce que je dis
 
 
mais cela ne change rien !!     le PIB  n'a rien à voir de près ou de loin avec le budget de l'état
 
 
Le PIB  c'est la richesse que dégage les entreprises.
 


 

Citation :

Produit intérieur brut
Le produit intérieur brut, abrégé en PIB, est un indicateur économique utilisé pour mesurer les richesses créées dans un pays donné. Il est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et services dans un pays donné au cours d'une année donnée par les agents résidant à l’intérieur du territoire national. C'est aussi la mesure du revenu provenant de la production dans un pays donné. On parle parfois de production économique annuelle ou simplement de production.
 
Il s'agit d'un agrégat des comptes nationaux, obtenu en additionnant des grandeurs mesurées par catégories d’agents économiques (ménages, entreprises, administrations publiques). Afin d'éviter que la même production entre plus d'une fois dans le calcul, ne font partie du PIB que les biens et services finaux (c’est-à-dire la valeur ajoutée, soit les biens et services de consommation et les biens d'équipement), les biens intermédiaires de production étant exclus. Par exemple, la farine avec laquelle on fait le pain est exclue (car étant une consommation intermédiaire du calcul de la richesse produite par le boulanger).(...)


http://fr.wikipedia.org/wiki/Produ [...] rieur_brut

n°27624060
Terminatux
Communiste
Posté le 01-09-2011 à 15:41:33  profilanswer
 

chrissud a écrit :

oui   c'est ce que je dis
 
 
mais cela ne change rien !!     le PIB  n'a rien à voir de près ou de loin avec le budget de l'état
 
 
Le PIB  c'est la richesse que dégage les entreprises.


 
Le PIB est un instrument destiné à mesurer les richesses produites par un pays.
Les dépenses de personnel des administrations publiques valaient 15,17% du PIB en 2007.
Par ailleurs le budget total des administrations publiques étaient de 52,4% du PIB la même année.
 
15,17 / 52,4 = 29
On en conclut que les dépenses de personnel représentaient 29% des dépenses des administrations publiques.

n°27624078
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2011 à 15:42:50  profilanswer
 

The NBoc a écrit :

Limonaire, j'aimerai connaitre ta position sur la critique que fait Feyerabend de Popper, la critique de la methodologie.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Feyerabend


 
Je ne connaissais pas. Je viens de parcourir rapidement (pas trop le temps) : en gros, il défend le raisonnement hypothético-déductif, contre l'inductivisme, c'est çà ? c'est un peu ma position, alors, avec quelques pincettes.

n°27624086
chrissud
Posté le 01-09-2011 à 15:43:31  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Le PIB est un instrument destiné à mesurer les richesses produites par un pays.
Les dépenses de personnel des administrations publiques valaient 15,17% du PIB en 2007.
Par ailleurs le budget total des administrations publiques étaient de 52,4% du PIB la même année.
 
15,17 / 52,4 = 29
On en conclut que les dépenses de personnel représentaient 29% des dépenses des administrations publiques.


 
 
qui produit les richesses du pays ?    
 
 

n°27624107
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2011 à 15:45:03  profilanswer
 


 
L'intérêt stratégique, c'est du vent pour justifier la protection d'intérêts privés.
 
Les services publics, c'est pour assurer un minimum d'égalité des conditions, ce que j'affirmais plus haut.

n°27624122
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2011 à 15:45:48  answer
 

limonaire a écrit :


 
L'intérêt stratégique, c'est du vent pour justifier la protection d'intérêts privés.


 :heink: Les guerres n'ont jamais existé? Le terrorisme c'est du vent? jamais aucun pays ne s'est fait mettre sur la paille par un autre par manque de protection de ses propres intérêt?
:/

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Message édité par Profil supprimé le 01-09-2011 à 15:46:34
n°27624132
Terminatux
Communiste
Posté le 01-09-2011 à 15:46:16  profilanswer
 

chrissud a écrit :

qui produit les richesses du pays ?    


 
Les travailleurs, pourquoi? [:transparency]

n°27624213
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 01-09-2011 à 15:51:29  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je ne connaissais pas. Je viens de parcourir rapidement (pas trop le temps) : en gros, il défend le raisonnement hypothético-déductif, contre l'inductivisme, c'est çà ? c'est un peu ma position, alors, avec quelques pincettes.


Je ne comprends pas ca.
 

Citation :

La position de Feyerabend est généralement perçue comme radicale en philosophie des sciences, car elle implique que la philosophie ne parviendra jamais à donner une description intégrale de la science, ni à déterminer une méthode qui permette de différencier les produits de la science d'entités non scientifiques comme les mythes. Elle implique également que les prescriptions de la philosophie quant à la façon de faire la science doivent être ignorées par les scientifiques, s'ils visent le progrès en science.


 
Non il dit qu'il n'y a pas de methodologie tout court.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°27624225
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2011 à 15:52:15  profilanswer
 


 
C'est bien de protéger ainsi la fortune de Dassault et Lagardère. L'Etat est bien au service des puissants, pour faire la guerre un peu partout dans le monde : et quand l'OTAN n'a plus d'adversaire (effondrement de l'URSS), les Etats membres de l'OTAN s'inventent des cibles ailleurs, toujours au nom des intérêts supérieurs stratégiques de la nation. Sans jamais qu'il y ait de lien avec certains intérêts privés. Ben voyons...

n°27624274
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2011 à 15:55:17  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Je ne comprends pas ca.
 

Citation :

La position de Feyerabend est généralement perçue comme radicale en philosophie des sciences, car elle implique que la philosophie ne parviendra jamais à donner une description intégrale de la science, ni à déterminer une méthode qui permette de différencier les produits de la science d'entités non scientifiques comme les mythes. Elle implique également que les prescriptions de la philosophie quant à la façon de faire la science doivent être ignorées par les scientifiques, s'ils visent le progrès en science.


 
Non il dit qu'il n'y a pas de methodologie tout court.


 
Pourtant
 
Feyerabend a également opéré une critique du falsificationnisme poppérien. Il lui objecta qu'aucune théorie intéressante ne serait jamais en accord avec tous les faits. Cela va à l'encontre d'un falsificationnisme naïf qui consisterait à dire que toute théorie scientifique devrait être rejetée dès lors qu'elle ne serait pas compatible avec tous les faits connus. Feyerabend prend l'exemple de la renormalisation en mécanique quantique : « Cette procédure consiste à rayer les résultats de certains calculs et à les remplacer par une description de ce qui est observé empiriquement. On admet ainsi, implicitement, que la théorie est sujette à caution, en la formulant d'une manière qui implique qu'un nouveau principe a été découvert » (Contre la méthode). Feyerabend n'entend pas ici se moquer de la façon dont les scientifiques procèdent. Il ne dit pas que les scientifiques ne devraient pas se servir de la renormalisation ou de quelconques hypothèses ad hoc. Au contraire, il affirme que de telles méthodes sont nécessaires au progrès de la science pour plusieurs raisons. L'une d'entre elles est que le progrès de la science est inégal. Feyerabend explique par exemple qu'au temps de Galilée, l'optique ne rendait pas compte de phénomènes qui pourtant pouvaient être observés par les télescopes. Les astronomes qui se servaient des observations des télescopes avaient déjà recours à des hypothèses ad hoc jusqu'à ce qu'ils puissent justifier leurs suppositions grâce à la théorie optique.
 
Feyerabend a également critiqué toute attitude consistant à juger la qualité des théories scientifiques en les comparant avec les faits connus. Il pensait que les théories précédentes pouvaient influer sur l'interprétation des phénomènes observés. Les scientifiques se servent d'interprétations naturelles, c'est-à-dire d'idées "si étroitement liées aux observations qu'il faut faire un effort spécial pour en prendre conscience", lorsqu'ils comparent les théories scientifiques aux faits qu'ils observent. De telles interprétations doivent être modifiées si l'on veut rendre la nouvelle théorie compatible avec les observations. Feyerabend prenait pour exemple principal de ces interprétations naturelles des phénomènes l'argument de la tour. L'argument de la tour, en effet, constituait l'objection majeure à la théorie tentant de démontrer que la terre tourne. Les aristotéliciens pensaient que le fait qu'une pierre tombant d'une tour atterrisse juste devant la tour prouve que la terre est immobile. Ils pensaient que si la terre effectuait une rotation pendant que la pierre tombait, celle-ci aurait atterri derrière la tour. Si la terre tournait les objets ne tomberaient pas à la verticale mais en diagonale, selon eux. Comme cela ne se produit pas dans le monde physique, les Aristotéliciens en inféraient l'immobilité de la terre. La théorie de Copernic semble bien être réfutée par le fait que les objets tombent verticalement sur terre. Il a donc fallu réinterpréter cette observation pour la rendre compatible avec la théorie de Copernic. Si Galilée a réussi à le faire, ce n'est qu'en se servant d'hypothèses ad hoc et en procédant contre-inductivement. Les hypothèses ont de fait chez Feyerabend un rôle positif: elles permettent de rendre une théorie temporairement compatible avec les faits, en attendant que la théorie à défendre puisse être soutenue par d'autres théories.

n°27624276
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2011 à 15:55:39  answer
 

limonaire a écrit :

 

C'est bien de protéger ainsi la fortune de Dassault et Lagardère. L'Etat est bien au service des puissants, pour faire la guerre un peu partout dans le monde : et quand l'OTAN n'a plus d'adversaire (effondrement de l'URSS), les Etats membres de l'OTAN s'inventent des cibles ailleurs, toujours au nom des intérêts supérieurs stratégiques de la nation. Sans jamais qu'il y ait de lien avec certains intérêts privés. Ben voyons...


Tu es d'un bisounoursisme affligeant pour quelqu'un qui se dit économiste...
Tu te rend compte qu'il y a à peine 60ans on était occupé par une dictature totalitaire? Ca te passe pas par l'esprit que peut être, un jour ça pourrait, se reproduire et donc qu'il faut garder un minimum de chose sous contrôle (production électrique, d'eau, route) pour être sur de pas se retrouver à poil si jamais ça arrive. Ou alors le libéralisme va aussi nous sauver des guerre et de la folie des dictateur  :love:
De plus ton post est HS car je te parle de secteur stratégique qui devraient rester publique et tu me répond en me donnant le nom de directeur de grand groupe privée.

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Message édité par Profil supprimé le 01-09-2011 à 15:58:40
n°27624356
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 01-09-2011 à 15:59:26  profilanswer
 

Pour mettre tout le monde d'accord, les dépenses de personnel ont représenté 27,67% des dépenses publiques totales en 2010.
 
En détail:  
Dépenses de personnel: 27,67%
Dépenses d'intervention: 17,38%
Collectivités territoriales: 12,42%
Dépenses de fonctionnement: 10,29%
Charge de la dette: 9,51%
Plan de relance: 7,62%
Compensation suppression taxe professionnelle: 7,62%

Union Européenne (prélévement sur recettes): 4,13%
Dépenses d'investissement: 3,01%
 
En gras, les dépenses qui n'existent plus en 2011, bien entendu tout le reste augmente. Les dépenses de personnel augmentent mais de très peu et baissent en pourcentage des dépenses.
 
Pour 2011, il faut ajouter les prêts à la Grèce... 4,5 milliards d'euros dont on ne reverra probablement pas la couleur...
Il y a d'ailleurs encore d'autres tranches à verser dans l'année et il y a aussi les prêts à faire à l'Irlande et au Portugal.
Le montant à la fin de l'année devrait s'élever à 20 milliards environ, il y a peu de chance qu'ils nous remboursent.


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°27624361
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 01-09-2011 à 15:59:41  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Pourtant
 
Feyerabend a également opéré une critique du falsificationnisme poppérien. Il lui objecta qu'aucune théorie intéressante ne serait jamais en accord avec tous les faits. Cela va à l'encontre d'un falsificationnisme naïf qui consisterait à dire que toute théorie scientifique devrait être rejetée dès lors qu'elle ne serait pas compatible avec tous les faits connus. Feyerabend prend l'exemple de la renormalisation en mécanique quantique : « Cette procédure consiste à rayer les résultats de certains calculs et à les remplacer par une description de ce qui est observé empiriquement. On admet ainsi, implicitement, que la théorie est sujette à caution, en la formulant d'une manière qui implique qu'un nouveau principe a été découvert » (Contre la méthode). Feyerabend n'entend pas ici se moquer de la façon dont les scientifiques procèdent. Il ne dit pas que les scientifiques ne devraient pas se servir de la renormalisation ou de quelconques hypothèses ad hoc. Au contraire, il affirme que de telles méthodes sont nécessaires au progrès de la science pour plusieurs raisons. L'une d'entre elles est que le progrès de la science est inégal. Feyerabend explique par exemple qu'au temps de Galilée, l'optique ne rendait pas compte de phénomènes qui pourtant pouvaient être observés par les télescopes. Les astronomes qui se servaient des observations des télescopes avaient déjà recours à des hypothèses ad hoc jusqu'à ce qu'ils puissent justifier leurs suppositions grâce à la théorie optique.
 
Feyerabend a également critiqué toute attitude consistant à juger la qualité des théories scientifiques en les comparant avec les faits connus. Il pensait que les théories précédentes pouvaient influer sur l'interprétation des phénomènes observés. Les scientifiques se servent d'interprétations naturelles, c'est-à-dire d'idées "si étroitement liées aux observations qu'il faut faire un effort spécial pour en prendre conscience", lorsqu'ils comparent les théories scientifiques aux faits qu'ils observent. De telles interprétations doivent être modifiées si l'on veut rendre la nouvelle théorie compatible avec les observations. Feyerabend prenait pour exemple principal de ces interprétations naturelles des phénomènes l'argument de la tour. L'argument de la tour, en effet, constituait l'objection majeure à la théorie tentant de démontrer que la terre tourne. Les aristotéliciens pensaient que le fait qu'une pierre tombant d'une tour atterrisse juste devant la tour prouve que la terre est immobile. Ils pensaient que si la terre effectuait une rotation pendant que la pierre tombait, celle-ci aurait atterri derrière la tour. Si la terre tournait les objets ne tomberaient pas à la verticale mais en diagonale, selon eux. Comme cela ne se produit pas dans le monde physique, les Aristotéliciens en inféraient l'immobilité de la terre. La théorie de Copernic semble bien être réfutée par le fait que les objets tombent verticalement sur terre. Il a donc fallu réinterpréter cette observation pour la rendre compatible avec la théorie de Copernic. Si Galilée a réussi à le faire, ce n'est qu'en se servant d'hypothèses ad hoc et en procédant contre-inductivement. Les hypothèses ont de fait chez Feyerabend un rôle positif: elles permettent de rendre une théorie temporairement compatible avec les faits, en attendant que la théorie à défendre puisse être soutenue par d'autres théories.


Je crois qu'on va tourner en rond longtemps en fait avec ca : on va se renvoyer a la figure les incoherences respectives de nos positions.
 
Moi ce que je retiens in fine c'est que l'anarchisme epistemologique dit que nous devons ignorer toute doctrine, c'est tout, et que nous devons constament complexifier nos modeles par rapport a l'observation et reciproquement.


---------------
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n°27624372
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2011 à 16:00:21  answer
 

limonaire a écrit :


 
Pourtant
 
Feyerabend a également opéré une critique du falsificationnisme poppérien. Il lui objecta qu'aucune théorie intéressante ne serait jamais en accord avec tous les faits. Cela va à l'encontre d'un falsificationnisme naïf qui consisterait à dire que toute théorie scientifique devrait être rejetée dès lors qu'elle ne serait pas compatible avec tous les faits connus. Feyerabend prend l'exemple de la renormalisation en mécanique quantique : « Cette procédure consiste à rayer les résultats de certains calculs et à les remplacer par une description de ce qui est observé empiriquement. On admet ainsi, implicitement, que la théorie est sujette à caution, en la formulant d'une manière qui implique qu'un nouveau principe a été découvert » (Contre la méthode). Feyerabend n'entend pas ici se moquer de la façon dont les scientifiques procèdent. Il ne dit pas que les scientifiques ne devraient pas se servir de la renormalisation ou de quelconques hypothèses ad hoc. Au contraire, il affirme que de telles méthodes sont nécessaires au progrès de la science pour plusieurs raisons. L'une d'entre elles est que le progrès de la science est inégal. Feyerabend explique par exemple qu'au temps de Galilée, l'optique ne rendait pas compte de phénomènes qui pourtant pouvaient être observés par les télescopes. Les astronomes qui se servaient des observations des télescopes avaient déjà recours à des hypothèses ad hoc jusqu'à ce qu'ils puissent justifier leurs suppositions grâce à la théorie optique.
 
Feyerabend a également critiqué toute attitude consistant à juger la qualité des théories scientifiques en les comparant avec les faits connus. Il pensait que les théories précédentes pouvaient influer sur l'interprétation des phénomènes observés. Les scientifiques se servent d'interprétations naturelles, c'est-à-dire d'idées "si étroitement liées aux observations qu'il faut faire un effort spécial pour en prendre conscience", lorsqu'ils comparent les théories scientifiques aux faits qu'ils observent. De telles interprétations doivent être modifiées si l'on veut rendre la nouvelle théorie compatible avec les observations. Feyerabend prenait pour exemple principal de ces interprétations naturelles des phénomènes l'argument de la tour. L'argument de la tour, en effet, constituait l'objection majeure à la théorie tentant de démontrer que la terre tourne. Les aristotéliciens pensaient que le fait qu'une pierre tombant d'une tour atterrisse juste devant la tour prouve que la terre est immobile. Ils pensaient que si la terre effectuait une rotation pendant que la pierre tombait, celle-ci aurait atterri derrière la tour. Si la terre tournait les objets ne tomberaient pas à la verticale mais en diagonale, selon eux. Comme cela ne se produit pas dans le monde physique, les Aristotéliciens en inféraient l'immobilité de la terre. La théorie de Copernic semble bien être réfutée par le fait que les objets tombent verticalement sur terre. Il a donc fallu réinterpréter cette observation pour la rendre compatible avec la théorie de Copernic. Si Galilée a réussi à le faire, ce n'est qu'en se servant d'hypothèses ad hoc et en procédant contre-inductivement. Les hypothèses ont de fait chez Feyerabend un rôle positif: elles permettent de rendre une théorie temporairement compatible avec les faits, en attendant que la théorie à défendre puisse être soutenue par d'autres théories.


 
Désolé mais tout ce discours est complétement...nul...la science ne fonctionne pas du tout du tout comme ça.
La science (en dehors des maths) ne se compare pas en falsifiant ou pas toute les théories sont "fausses". Mais justement on compare TOUJOURS aux observations pour déduire le domaine de validité de la théorie (ce que l'économie ne sait toujours pas faire). la théorie A suplante la théorie B si son domaine de validité est supérieur. Cette digression de philosophe c'est marrant dans les salons mais IRL ça ne se passe pas su tout comme ça et heureusement.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 01-09-2011 à 16:02:58
n°27624404
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 01-09-2011 à 16:02:32  profilanswer
 


Autant j'apprecie le principe de refutabilite de Popper, autant je dois admettre que la science est faite par des hommes, et que ca aussi c'est un truc organique...


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°27624469
patx3
Posté le 01-09-2011 à 16:05:24  profilanswer
 


 
C'est sur qu'en montant les taxes de 70 %, tu peux te permettre de n'avoir que 10 % de dettes... :pfff:
 
http://www.unpi.org/Donnees_Client/Doc/Produit/375.pdf
 
Quand tu fais le cumul de ce que quelqu'un paye comme taxe foncière et habitation et que tu regardes l'évolution en 10 ans, c'est assez choquant. :mad:

n°27624502
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2011 à 16:07:59  answer
 

The NBoc a écrit :


Autant j'apprecie le principe de refutabilite de Popper, autant je dois admettre que la science est faite par des hommes, et que ca aussi c'est un truc organique...


Non mais le mec se goure tout simplement

 
Citation :

lsificationnisme naïf qui consisterait à dire que toute théorie scientifique devrait être rejetée dès lors qu'elle ne serait pas compatible avec tous les faits connus

 
Citation :

Les hypothèses ont de fait chez Feyerabend un rôle positif: elles permettent de rendre une théorie temporairement compatible avec les faits, en attendant que la théorie à défendre puisse être soutenue par d'autres théories.

 

on ne fonctionne pas comme ça, jamais.

 
Citation :

Feyerabend a également critiqué toute attitude consistant à juger la qualité des théories scientifiques en les comparant avec les faits connus


C'est le seul moyen de valider un modèle ou une théorie sinon tu es dans le vent.


Message édité par Profil supprimé le 01-09-2011 à 16:08:14
mood
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