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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°27538345
vandepj0
Posté le 24-08-2011 à 16:53:32  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

maponos a écrit :


Je pense que ça tient au fait que si le privé n'est pas protégé (ce qui en fait aujourd'hui n'est même pas la norme, ce qui peut expliquer qu'on ai du mal à faire la différence) il fait très attention à ce qu'il fait, alors que les fonctionnaires ils s'en foutent totalement des deniers publiques. Ils sont plus enclins au gaspillage.


 
Remets m'en une Roger.  [:ti3go:1]

mood
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Posté le 24-08-2011 à 16:53:32  profilanswer
 

n°27538349
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 16:53:35  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Et tous les gens qui veulent aujourd'hui s'acheter un logement, je t'assure qu'ils la voient bien aujourd'hui l'inflation, compte le nombre de "à notre âge avec une moins bonne position, mes parents ont pu s'acheter une maison quand moi je peux m'offrir un F2 avec ma douce" sur le topic achat immo.


Je ne remets pas en cause la hausse des prix du logement, juste l'explication que vous en donnez. Oui, la monnaie facile encorage les investissements, les emprunts etc., non ça n'explique pas tout, non ce n'est pas la politique monnétaire qu'il faut refuser par principe et dans son ensemble.
 

peaceful a écrit :


 
Moi aussi je constate que c'est la merde, la différence c'est que je pense que c'est justement ce tu préconises qui a foutu le bordel (graph à l'appui) :o
 
T'as pas un indice qui agrège à peu près tous les marchés sous la main ? :o
 
J'arrive pas à trouver l'évolution du prix des actifs financiers en série longue :o
 
Un indice par marché irait aussi remarque :o


un catalyseur n'est pas un déclencheur...


---------------
Light Years Away.
n°27538422
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 16:57:21  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Remets m'en une Roger.  [:ti3go:1]


 
Théorie du Public choice
Application : gaspillages dans les collectivités locales

n°27538432
maponos
Posté le 24-08-2011 à 16:58:14  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Pour info, c'était un fake. Le coup des aliens est bien réel aussi. Et ca n'empêche pas que dans un liqudity trap, casser des fenêtres créée de la croissance. Faut-il casser des fenêtres pour autant ? non. Mais si on emploi des ressources publiques à faire un truc utile, on créera de la richesse autrement perdu si on attend que le privé se remette d'aplomb tout seul.


Et comment on détermine un truc utile ?
 
Même un barrage peut se révéler être un mauvais investissement.

n°27538465
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 17:00:40  profilanswer
 

maponos a écrit :


De fait c'est souvent du gaspillage, tout simplement parce qu’on ne peut pas savoir si investissement est bon ou non, surtout dans ces conditions.
 
Justement les investisseurs à cause de ce crédit facile font ou ont plus facilement tendance à faire des mauvais choix. Ça a un impact sur leur capacité de jugement, ce n'est pas neutre.


D'une part, c'est défaitiste, d'autre part, les calculs de rentabilité, les discussions politiques, les visions de société à long terme etc, ce n'est pas interdit.
 
C'est justement le but : impacter leur jugement. Que cela ait des effets secondaires personne ne le nie, mais le progrès c'est comment utiliser ces outils pour limiter ces effets, ce n'est pas de dire "on ne vas pas s'en servir".  
 
 

n0name a écrit :

Tout comme les incitations fiscales font qu'on investi pas pour la valeur intrinsèque d'un produit, mais pour les réductions d’impôts qu'on peut en tirer. (IE : mal-investissement)


idem.  


---------------
Light Years Away.
n°27538475
maponos
Posté le 24-08-2011 à 17:01:36  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Rien, si ce n'est que la masse se révolte et se réorganise que quand elle est, vraiment, vraiment, vraiment dans la merde... et qu'on a peut être pas besoin d'en arriver là pour arranger nos mutuelles conditions de vie...


Si si on a besoin d'en arriver là. En plus tu voudrais casser les rêves de révolution, t'es vraiment pas gentil toi.

n°27538483
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 17:02:08  profilanswer
 

maponos a écrit :


Et comment on détermine un truc utile ?
 
Même un barrage peut se révéler être un mauvais investissement.


C'est surement impossible. Ca fait 2 000 ans que l'Humanité fait un pas en avant et deux pas en arrière. :o  
Nan sérieux, c'est lourd là. :o


---------------
Light Years Away.
n°27538489
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 17:02:46  profilanswer
 

maponos a écrit :


Si si on a besoin d'en arriver là. En plus tu voudrais casser les rêves de révolution, t'es vraiment pas gentil toi.


Je préfère les transitions douces au déferlement de violence, ça doit être mon côté féminin.


---------------
Light Years Away.
n°27538508
vandepj0
Posté le 24-08-2011 à 17:04:05  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Je ne remets pas en cause la hausse des prix du logement, juste l'explication que vous en donnez. Oui, la monnaie facile encorage les investissements, les emprunts etc., non ça n'explique pas tout, non ce n'est pas la politique monnétaire qu'il faut refuser par principe et dans son ensemble.


 
Pense aux poissons et aux filets de pêche :o
 
Une politique de croissance monétaire, c'est un emprunt (au mieux) ou une spoliation des détenteurs de monnaie.
 
Si tu veux être rigoureux, autant avoir une politique monétaire permettant d'éviter la déflation (désolé limonaire, je reste persuadé que la déflation, c'est la merde), et à côté de ça imposer les gens pour les "spolier" au grand jour, afin que tout le monde soit bien conscient de combien il paye et pour quels services.  
 
Mais à mon sens, l'Etat doit le moins possible se mêler de l'économie et de ses cycles, et se concentrer sur la défense des biens communs (qui ont chez moi une acception assez large étant donné mon côté socialisant).
 
Dans le cas où une économie à été purgée de ses "malinvestissements", et où la dépression perdurerait (i.e. prix immo à 0,8 sur le graphe de Friggit par exemple), alors l'Etat peut être légitime pour donner une impulsion et redonner confiance en l'avenir.  
 
Pour faire du café du commerce, on n'attrape pas un couteau qui tombe.

n°27538538
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 17:06:25  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Pour faire du café du commerce, on n'attrape pas un couteau qui tombe.


Je ne suis pas suffisament d'accord avec tout pour dire "OUI", mais je le suis sufissament pour ne pas détailler mes objections (et surtout je fatigue, oui, oui). :o


Message édité par JacenX le 24-08-2011 à 17:06:47

---------------
Light Years Away.
mood
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Posté le 24-08-2011 à 17:06:25  profilanswer
 

n°27538603
maponos
Posté le 24-08-2011 à 17:12:20  profilanswer
 

JacenX a écrit :


comme si ça ne posait pas d'autres problèmes (explosion des consos de pétrole et de gaz au Japon, hausse du prix de l'énergie, impact sur la croissance...)


Je crois pas à l'impact du prix de l’énergie sur la croissance. Au contraire je pense que ça permettrai d'avoir de la vrai croissance, pas celle qui consiste à toujours vendre plus du même truc, mais celle qui consiste à innover.
 
Y a moyen que chacun génère et gère sa propre production d’énergie. On a beaucoup trop centralisé dans tous les domaines. Et on en train de faire pareil avec Internet, ça fait peur.

n°27538620
vandepj0
Posté le 24-08-2011 à 17:13:47  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Théorie du Public choice
Application : gaspillages dans les collectivités locales


 
Je ne peux qu'abonder aux principes de la théorie des choix publics et des décisions électorales des gouvernants. C'est ce qui fait de la démocratie le pire système à l'exception de tous les autres.
 
Par contre, les fonctionnaires ont pour but de maximiser leur utilité, (Wiki: utilité qui peut contenir des composantes plus complexe que simplement leur revenu : l'intérêt collectif, l'altruisme, la recherche du pouvoir, etc) et en ce sens, il me semble que la position de Maponos qui est de dire les fonctionnaires se foutent du gaspillage est excessive et digne d'un bon comptoir.  
 
Simplement, l'objet de leur structure est le contentement des électeurs (et contribuables), quand celui d'une entreprise privée est la maximisation du rendement du capital investi.

n°27538647
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 24-08-2011 à 17:16:44  profilanswer
 


peaceful a écrit :


 
T'as pas un indice qui agrège à peu près tous les marchés sous la main ? :o
 
J'arrive pas à trouver l'évolution du prix des actifs financiers en série longue :o
 
Un indice par marché irait aussi remarque :o


 
Un indice qui agrege tous les marches, ca me semble difficile [:transparency]
 
Tu veux en arriver a quelle analyse au juste


---------------
https://elan.school/
n°27538648
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 17:16:45  profilanswer
 

maponos a écrit :


Je crois pas à l'impact du prix de l’énergie sur la croissance. Au contraire je pense que ça permettrai d'avoir de la vrai croissance, pas celle qui consiste à toujours vendre plus du même truc, mais celle qui consiste à innover.


C'est une théorie qui se défend.


---------------
Light Years Away.
n°27538680
Volkhen
Posté le 24-08-2011 à 17:18:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Théorie du Public choice
Application : gaspillages dans les collectivités locales


Mouaip, je dirais plutôt gaspillage dans les grosses structures, qu'elles soient publiques ou privées. Dès qu'une gestion de budget se fait à partir de prévisions et pas à partir de ce qu'on a déjà, ça part en couille.


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°27538704
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 17:20:22  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Je ne peux qu'abonder aux principes de la théorie des choix publics et des décisions électorales des gouvernants. C'est ce qui fait de la démocratie le pire système à l'exception de tous les autres.
 
Par contre, les fonctionnaires ont pour but de maximiser leur utilité, (Wiki: utilité qui peut contenir des composantes plus complexe que simplement leur revenu : l'intérêt collectif, l'altruisme, la recherche du pouvoir, etc) et en ce sens, il me semble que la position de Maponos qui est de dire les fonctionnaires se foutent du gaspillage est excessive et digne d'un bon comptoir.  
 
Simplement, l'objet de leur structure est le contentement des électeurs (et contribuables), quand celui d'une entreprise privée est la maximisation du rendement du capital investi.


Est-ce que la réflexion ne devrait pas plutôt porter sur l'organisation des entités plutôt que sur leur but (profit, bien collectif, etc. ?).  
Des gens travailleurs, des démotivés, des tricheurs, on en trouve de partout...  
 
 

lehman brothers a écrit :


 
 
Un indice qui agrege tous les marches, ca me semble difficile [:transparency]
 
Tu veux en arriver a quelle analyse au juste


il veut montrer par corrélation que toutes les bulles s'expliquent d'abord par la base monétaire.


---------------
Light Years Away.
n°27538774
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 17:26:00  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


Mouaip, je dirais plutôt gaspillage dans les grosses structures, qu'elles soient publiques ou privées. Dès qu'une gestion de budget se fait à partir de prévisions et pas à partir de ce qu'on a déjà, ça part en couille.


 
Oui, mais le gaspillage dans une grosse structure privée soumise à concurrence est limité : on ne peut gaspiller plus que le concurrent, sauf à perdre des parts de marché.
 
Alors qu'une administration monopolistique qui gaspille peut le faire sans limite (ou presque) : il lui suffit d'augmenter les impôts ou les emprunts.
 
C'est étonnant qu'il faille rappeler ce genre de banalité.
 
Encore, une fois quand on parle d'auto-régulation du marché, il s'agit bien d'une régulation forte, mais qui passe par la concurrence.

n°27538832
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 17:31:17  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui, mais le gaspillage dans une grosse structure privée soumise à concurrence est limité : on ne peut gaspiller plus que le concurrent, sauf à perdre des parts de marché.
 
Alors qu'une administration monopolistique qui gaspille peut le faire sans limite (ou presque) : il lui suffit d'augmenter les impôts ou les emprunts.
 
C'est étonnant qu'il faille rappeler ce genre de banalité.
 
Encore, une fois quand on parle d'auto-régulation du marché, il s'agit bien d'une régulation forte, mais qui passe par la concurrence.


Cette concurrence aujourd'hui, elle a besoin de la force publique pour exister, et malgré ça, de nombreuses choses la menacent (pratiques mercantilistes de certains émergents...). La relation publique privée est complexe, d'où la suggestion de s'intéresser à leurs structures, à leur organisation pour expliquer leur efficacité ou leur inefficacité...


---------------
Light Years Away.
n°27538898
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 17:36:04  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Cette concurrence aujourd'hui, elle a besoin de la force publique pour exister, et malgré ça, de nombreuses choses la menacent (pratiques mercantilistes de certains émergents...). La relation publique privée est complexe, d'où la suggestion de s'intéresser à leurs structures, à leur organisation pour expliquer leur efficacité ou leur inefficacité...


 
Encore un propos en apparence intelligent, mais qui ne veut rien dire...

n°27538905
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 24-08-2011 à 17:36:58  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


 
Un indice qui agrege tous les marches, ca me semble difficile [:transparency]
 
Tu veux en arriver a quelle analyse au juste


 
Corrélation M2 avec prix des actifs financiers + immo :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°27538947
maponos
Posté le 24-08-2011 à 17:41:25  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Je ne peux qu'abonder aux principes de la théorie des choix publics et des décisions électorales des gouvernants. C'est ce qui fait de la démocratie le pire système à l'exception de tous les autres.
 
Par contre, les fonctionnaires ont pour but de maximiser leur utilité, (Wiki: utilité qui peut contenir des composantes plus complexe que simplement leur revenu : l'intérêt collectif, l'altruisme, la recherche du pouvoir, etc) et en ce sens, il me semble que la position de Maponos qui est de dire les fonctionnaires se foutent du gaspillage est excessive et digne d'un bon comptoir.  
 
Simplement, l'objet de leur structure est le contentement des électeurs (et contribuables), quand celui d'une entreprise privée est la maximisation du rendement du capital investi.


Ouais c'était excessif, et je ne voulais même pas l'être, le but était juste de dire que fatalement le publique par sa nature était plus enclin au gaspillage, ou plus simplement moins économe.

n°27538952
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 17:41:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Encore un propos en apparence intelligent, mais qui ne veut rien dire...


qui est le garrant de la libre concurrence en Europe? Des entités publiques. Ce sont des mastodonthes.


---------------
Light Years Away.
n°27538973
maponos
Posté le 24-08-2011 à 17:44:13  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


Mouaip, je dirais plutôt gaspillage dans les grosses structures, qu'elles soient publiques ou privées. Dès qu'une gestion de budget se fait à partir de prévisions et pas à partir de ce qu'on a déjà, ça part en couille.


Oui les multi-nationales sont aussi problématique que le publique. En fait c'est pas une question de publique/privé, mais de trop gros qui gaspille (avec par-dessus le too big to fail).

n°27539042
maponos
Posté le 24-08-2011 à 17:50:47  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui, mais le gaspillage dans une grosse structure privée soumise à concurrence est limité : on ne peut gaspiller plus que le concurrent, sauf à perdre des parts de marché.
 
Alors qu'une administration monopolistique qui gaspille peut le faire sans limite (ou presque) : il lui suffit d'augmenter les impôts ou les emprunts.
 
C'est étonnant qu'il faille rappeler ce genre de banalité.
 
Encore, une fois quand on parle d'auto-régulation du marché, il s'agit bien d'une régulation forte, mais qui passe par la concurrence.


Dans un monde plus concurrentiel peut-être qu'il y aurait moins de ces très grosses structures.
 
De toute façon les multi-nationales ou les Etats ça appartient aux mêmes groupes de personnes.

n°27539046
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 17:51:32  profilanswer
 

JacenX a écrit :


qui est le garrant de la libre concurrence en Europe? Des entités publiques. Ce sont des mastodonthes.


 
Mais ce n'est pas le propos ! Que l'Etat veille au respect de la concurrence, à la suppression des barrières à l'échange : Ok, c'est son rôle.
 
Mais on comparaît public/privé pour conclure par cette fausse synthèse qui donne l'air nuancé du type qu'a du recul : il y a du gaspillage dans les deux structures.
 
Eh bien, c'est faux. Quand une structure privée est soumise à concurrence, il peut bien sûr y avoir gaspillage (asymétrie d'informations entre actionnaires et dirigeants ou entre dirigeants et salariés), mais c'est régulé par la concurrence. Alors qu'un monopole public (entreprise ou administration) n'est pas contraint par le marché/ les concurrents/l'exigence de clients à gaspiller moins. Une entreprise privée ajuste ses coûts à son CA : si son Ca baisse, elle baisse ses coûts. Une administration ajuste ses recettes à ses coûts : si ses coûts augmentent, elle augmente les impôts : la clientèle, captive en raison du monopole, est obligée de consommer le service administratif même plus cher.
 
On peut ensuite moduler le raisonnement : certaines entreprises privées gaspillent plus que d'autres. Ce sont celles qui vivent à l'abri de barrières à l'entrée, qui les soustraient de la menace d'une concurrence vive. Mais ces barrières à l'entrée sont souvent le fait de l'Etat (voir téléphonie mobile : l'Etat qui a freiné l'arrivée de Free)

n°27539078
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 17:55:52  profilanswer
 

maponos a écrit :


Oui les multi-nationales sont aussi problématique que le publique. En fait c'est pas une question de publique/privé, mais de trop gros qui gaspille (avec par-dessus le too big to fail).


 
Si la multinationale gaspille plus que la moyenne du secteur, sa profitabilité baissera (d'où risque de rachat par un concurrent pour démanteler le groupe), ou en augmentant son prix pour couvrir ses surcoûts liés au gaspillage, elle perdra des parts de marché.
 
Il faut bien voir cependant qu'un certain niveau de gaspillage est inévitable : le contrôle (vérifier qu'un salarié a bien besoin de 8h pour faire un job et non pas 5, les 3h restant étant occupées à buller devant internet) est très coûteux. Si l'économie qu'on attend du contrôle est moins importante que le coût du contrôle, alors le gaspillage perdurera. Mais d'une certaine façon, il est optimal, puisque le réduire (par un contrôle) serait plus coûteux encore pour l'entreprise.

n°27539083
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2011 à 17:56:35  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais ce n'est pas le propos ! Que l'Etat veille au respect de la concurrence, à la suppression des barrières à l'échange : Ok, c'est son rôle.
 
Mais on comparaît public/privé pour conclure par cette fausse synthèse qui donne l'air nuancé du type qu'a du recul : il y a du gaspillage dans les deux structures.
 
Eh bien, c'est faux. Quand une structure privée est soumise à concurrence, il peut bien sûr y avoir gaspillage (asymétrie d'informations entre actionnaires et dirigeants ou entre dirigeants et salariés), mais c'est régulé par la concurrence. Alors qu'un monopole public (entreprise ou administration) n'est pas contraint par le marché/ les concurrents/l'exigence de clients à gaspiller moins. Une entreprise privée ajuste ses coûts à son CA : si son Ca baisse, elle baisse ses coûts. Une administration ajuste ses recettes à ses coûts : si ses coûts augmentent, elle augmente les impôts : la clientèle, captive en raison du monopole, est obligée de consommer le service administratif même plus cher.
 
On peut ensuite moduler le raisonnement : certaines entreprises privées gaspillent plus que d'autres. Ce sont celles qui vivent à l'abri de barrières à l'entrée, qui les soustraient de la menace d'une concurrence vive. Mais ces barrières à l'entrée sont souvent le fait de l'Etat (voir téléphonie mobile : l'Etat qui a freiné l'arrivée de Free)


Je vois pas pourquoi la pression democratique via la comparaison avec les autres pays ne pourrait pas arriver a faire en sorte qu'une administration soit contrainte a une forme de concurrence, certe d'une nature differente a celle du marche :??:

Message cité 1 fois
Message édité par The NBoc le 24-08-2011 à 17:57:12

---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°27539100
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 17:58:24  profilanswer
 

maponos a écrit :


Dans un monde plus concurrentiel peut-être qu'il y aurait moins de ces très grosses structures.
 
De toute façon les multi-nationales ou les Etats ça appartient aux mêmes groupes de personnes.


 
On est bien d'accord : mais c'est l'Etat qui favorise souvent les grosses structures :
- stratégie du champion national
- déductibilié des intérêts d'emprunts qui favorisent les grosses structures qui souvent font de la croissance externe en empruntant
- complexité des lois, fiscalité, subvention qui avantagent les grandes entreprises qui ont des services juridiques à temps plein pour en profiter
- aide de l'Etat pour éviter la faillite des grandes entreprises, par peur de laisser sur le carreau des milliers d'emplois

n°27539137
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 18:02:47  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Je vois pas pourquoi la pression democratique via la comparaison avec les autres pays ne pourrait pas arriver a faire en sorte qu'une administration soit contrainte a une forme de concurrence, certe d'une nature differente a celle du marche :??:


 
Reconnais que cette pression est assez faible : qui demande des comptes à l'administration ? dès que quelqu'un dit qu'on pourrait réorganiser l'Etat pour faire autant avec moins de moyens, une levée de bouclier se lève :
- les 25% de fonctionnaires concernés
- les syndicats et partis politiques, par souci électoral
 
etc.
 
Critiquer l'administration et son organisation, c'est impensable en France. On dira que c'est poujadiste, que les fonctionnaires travaillent beaucoup et sont dévoués, que les salaires qu'ils reçoivent font tourner l'économie, que réduire l'Etat, c'est s'attaquer à la République, à l'égalité, à l'école, à la nation, etc. D'où le statu quo. Que dis-je : l'augmentation ininterrompue en volume de la dépense publique depuis des décennies.

n°27539160
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2011 à 18:05:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Reconnais que cette pression est assez faible : qui demande des comptes à l'administration ? dès que quelqu'un dit qu'on pourrait réorganiser l'Etat pour faire autant avec moins de moyens, une levée de bouclier se lève :
- les 25% de fonctionnaires concernés
- les syndicats et partis politiques, par souci électoral
 
etc.
 
Critiquer l'administration et son organisation, c'est impensable en France. On dira que c'est poujadiste, que les fonctionnaires travaillent beaucoup et sont dévoués, que les salaires qu'ils reçoivent font tourner l'économie, que réduire l'Etat, c'est s'attaquer à la République, à l'égalité, à l'école, à la nation, etc. D'où le statu quo. Que dis-je : l'augmentation ininterrompue en volume de la dépense publique depuis des décennies.


Dans l'ideal : les electeurs...
 
Critiquer l'administration, impossible? Je dois vivre dans un monde parallele, 99.99% des gens qui m'entourent veulent une administration qui coute moins cher et qui est plus efficace...
 
Je ne dis pas que ce sont des questions faciles dans la spehere mediatique, mais dire que c'est impossible, c'est mepriser le peuple.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°27539188
vandepj0
Posté le 24-08-2011 à 18:07:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
On est bien d'accord : mais c'est l'Etat qui favorise souvent les grosses structures :
- stratégie du champion national
- déductibilié des intérêts d'emprunts qui favorisent les grosses structures qui souvent font de la croissance externe en empruntant
- complexité des lois, fiscalité, subvention qui avantagent les grandes entreprises qui ont des services juridiques à temps plein pour en profiter
- aide de l'Etat pour éviter la faillite des grandes entreprises, par peur de laisser sur le carreau des milliers d'emplois


L'arbitrage de la main invisible sur la taille se fait entre les gains de productivité liés à l'intensité capitalistique versus la perte de productivité liée à la complexité, et la taille optimale varie en fonction des secteurs. "Accuser" l'Etat est un peu simpliste sur ce coup là.
 
Une entreprise individuelle de construction automobile n'est pas viable, tout comme une multinationale de la plomberie.

n°27539210
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 18:09:02  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Dans l'ideal : les electeurs...
 
Critiquer l'administration, impossible? Je dois vivre dans un monde parallele, 99.99% des gens qui m'entourent veulent une administration qui coute moins cher et qui est plus efficace...
 
Je ne dis pas que ce sont des questions faciles dans la spehere mediatique, mais dire que c'est impossible, c'est mepriser le peuple.


 
Et quel parti s'en fait l'écho dans ses propositions ?
 
Ce que je veux dire, c'est  que la régulation est moins forte dans le public :
- pour une entreprise, la sanction par le marché est rapide et directe  
- pour une administration, c'est plus long : il faut déjà réunir 50% d'électeurs

n°27539232
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 18:10:53  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


L'arbitrage de la main invisible sur la taille se fait entre les gains de productivité liés à l'intensité capitalistique versus la perte de productivité liée à la complexité, et la taille optimale varie en fonction des secteurs. "Accuser" l'Etat est un peu simpliste sur ce coup là.
 
Une entreprise individuelle de construction automobile n'est pas viable, tout comme une multinationale de la plomberie.


 
Qui a dit le contraire ?
 
On dit juste que, sans l'Etat, les entreprises seraient en moyenne moins grosses. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y aurait pas d'entreprises mondiales, c'est évident. La France a par exemple plus d'entreprises dans le top 100 mondial que l'Allemagne ou l'Italie, pour des Pib comparables...

n°27539235
maponos
Posté le 24-08-2011 à 18:11:00  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Dans l'ideal : les electeurs...
 
Critiquer l'administration, impossible? Je dois vivre dans un monde parallele, 99.99% des gens qui m'entourent veulent une administration qui coute moins cher et qui est plus efficace...
 
Je ne dis pas que ce sont des questions faciles dans la spehere mediatique, mais dire que c'est impossible, c'est mepriser le peuple.


 
Mépriser le pouvoir du peuple, nuance. Et de toute façon c'est juste, le peuple n'a pas le pouvoir.

Message cité 1 fois
Message édité par maponos le 24-08-2011 à 18:11:22
n°27539303
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-08-2011 à 18:15:16  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Encore un propos en apparence intelligent, mais qui ne veut rien dire...


Ca doit te rappeler certaines copies j'imagine... :D


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27539324
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2011 à 18:16:37  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et quel parti s'en fait l'écho dans ses propositions ?
 
Ce que je veux dire, c'est  que la régulation est moins forte dans le public :
- pour une entreprise, la sanction par le marché est rapide et directe  
- pour une administration, c'est plus long : il faut déjà réunir 50% d'électeurs


Y'a pas de partis pronant le retours a l'equilibre budgetaire?
 
Et c'est une rigidite en plus certe, mais qui s'oppose au probleme de non representation nationale du prive, qui peut tres bien mettre comme tu dis des barrieres a l'entree pour eviter de se confronter a la concurrence et chercher a s'enrichir via son controle des prix. Je ne vois pas en quoi un raisonnement de principe peut trancher cette question en fait :??:


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°27539346
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2011 à 18:17:57  profilanswer
 

maponos a écrit :


 
Mépriser le pouvoir du peuple, nuance. Et de toute façon c'est juste, le peuple n'a pas le pouvoir.


C'est pareil, et dans une democratie, le peuple est sense etre souverain.


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it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°27539477
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 18:25:23  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Y'a pas de partis pronant le retours a l'equilibre budgetaire?
 
Et c'est une rigidite en plus certe, mais qui s'oppose au probleme de non representation nationale du prive, qui peut tres bien mettre comme tu dis des barrieres a l'entree pour eviter de se confronter a la concurrence et chercher a s'enrichir via son controle des prix. Je ne vois pas en quoi un raisonnement de principe peut trancher cette question en fait :??:


 
Le 3è graphique de l'article montre des dépenses publiques en progression partout : http://alternatives-economiques.fr [...] e-constat/
 
 
Seuls les pays confrontés à des difficultés économiques ont dû réduire la voilure : Suède, Allemagne (coût de la réunification). On voit que le contrôle démocratique n'impose jamais une maîtrise des dépenses (je pourrais détailler : c'est la théorie du Public choice). Seules les contraintes financières obligent les Etats au bord du gouffre à se rationner : c'est ce qui commence à se produire en France (débat sur la règle d'or), car tout le monde sait que sans tour de vis, l'année 2013 sera très difficile.
 
 

n°27539560
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2011 à 18:30:05  profilanswer
 

Voila, ou est le probleme? :D
 
Partant du principe que le maximum d'efficacite economique est incompatible avec un systeme social car la redistribution est une entorse a l'incitation a s'enrichir moteur de la croissance economique dans le modele de l'individualisme methodologique, je ne vois pas ce qui permet de dire que cette facon de faire est pire qu'une autre :spamafote:
 
Ou alors faut pas pretendre etre de gauche :o


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°27539642
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 24-08-2011 à 18:36:02  profilanswer
 

The NBoc a écrit :

Voila, ou est le probleme? :D
 
Partant du principe que le maximum d'efficacite economique est incompatible avec un systeme social car la redistribution est une entorse a l'incitation a s'enrichir moteur de la croissance economique dans le modele de l'individualisme methodologique, je ne vois pas ce qui permet de dire que cette facon de faire est pire qu'une autre :spamafote:
 
Ou alors faut pas pretendre etre de gauche :o


 
mais il faut dire ce qu'on entend par efficacité.
Est-ce que c'est juste produire un maximum de biens


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27539675
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 18:37:43  profilanswer
 

The NBoc a écrit :

Voila, ou est le probleme? :D
 
Partant du principe que le maximum d'efficacite economique est incompatible avec un systeme social car la redistribution est une entorse a l'incitation a s'enrichir moteur de la croissance economique dans le modele de l'individualisme methodologique, je ne vois pas ce qui permet de dire que cette facon de faire est pire qu'une autre :spamafote:
 
Ou alors faut pas pretendre etre de gauche :o


 
La gauche, c'est émanciper, pas assister.
La gauche, c'est un Etat efficace, qui prélève juste ce dont il a besoin.
 
Dès lors, quand on est comme en France à plus d 50% de dépenses publiques dans le Pib, on peut être de gauche et exiger que cela diminue, ne serait-ce qu'en luttant contre les gaspillages, les doublons, les postes inutiles, et en mettant en place un progrès organisationnel. C'est ce qui a permis à la Suède de passer de baisser ses dépenses de plus de 15 points de Pib dans les années 90 : ça n'en fait pas une société inégalitaire pour autant.
 
Bref, il faut sortir du tropisme : gauche = dépenses publiques sans cesse en augmentation. Il faut voir quelle dépense, pour quelle efficacité, notamment pour les plus pauvres. Or l'Etat fonctionne en fait surtout pour la classe moyenne et les plus riches : les classes prépas par exemple, les dépenses culturelles (Opéra)... De même, l'Etat doit servir le public, et non pas les employés du secteur public, comme on le voit trop souvent, notamment dans les collectivités locales.
 

mood
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