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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°27498087
Volkhen
Posté le 20-08-2011 à 13:45:03  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

JacenX a écrit :

Bha nan, pour les keynesiens c est clair que durant les périodes de croissance, le gouvernement doit se désendetter et créer des réserves, pour justement être prêt si une crise arrive. En France et aux USA depuis les années 2000, ça n'a clairement pas été fait.


L'erreur des keynésiens est d'oublier que les politiciens ont de grosses incitations à utiliser un maximum de pognon, surtout pendant les périodes fastes.


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
mood
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Posté le 20-08-2011 à 13:45:03  profilanswer
 

n°27498099
helicon2
Posté le 20-08-2011 à 13:46:54  profilanswer
 

Volkhen a écrit :

L'erreur des keynésiens est d'oublier que les politiciens ont de grosses incitations à utiliser un maximum de pognon, surtout pendant les périodes fastes.


 
Et surtout si les politiciens en question n'appliquent pas les logiques keynésiennes à la base.

n°27498101
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-08-2011 à 13:47:18  profilanswer
 

Public Choice :jap:


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27498143
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 20-08-2011 à 13:53:23  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


L'erreur des keynésiens est d'oublier que les politiciens ont de grosses incitations à utiliser un maximum de pognon, surtout pendant les périodes fastes.


c'est pas une erreur des keynésiens d'oublier que les politiciens ne les écoutent pas  [:cerveau perchut2]  
Les keynesiens disent "économiser pendant les périodes fastes", si les politiciens font autre chose, en quoi ça remet en cause les keynesiens ?


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Light Years Away.
n°27498193
helicon2
Posté le 20-08-2011 à 14:02:05  profilanswer
 

JacenX a écrit :


c'est pas une erreur des keynésiens d'oublier que les politiciens ne les écoutent pas  [:cerveau perchut2]  
Les keynesiens disent "économiser pendant les périodes fastes", si les politiciens font autre chose, en quoi ça remet en cause les keynesiens ?


 
 :jap:  

n°27498244
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 20-08-2011 à 14:10:00  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Et par une assurance que le taux dit sans risque l'était vraiment, alors que pas du tout...
Forcément si tu prêtes plus bas que ce que le marché pricerait en étant libre, tu développes les conduites à risque, vu que tu biaises l'espérance individuelle de gain. Après, qu'on ait ignoré cette faille (issue de la décision publique donc) on est d'accord. Mais la cause première n'est pas simplement le manque de régulation : ce serait trop simple.


En y reréfléchissant, oui, tu as raison, les taux étaient trop bas sous Greenspan.


---------------
Light Years Away.
n°27498327
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-08-2011 à 14:23:10  profilanswer
 

JacenX a écrit :


En y reréfléchissant, oui, tu as raison, les taux étaient trop bas sous Greenspan.


Premièrement : qu'en sais-tu ? Deuxièmement, trop élevés ils auraient découragé l'investissement productif. C'est pas une histoire de Greenspan ou pas, mais simplement de fixation arbitraire.
Enfin, les taux n'ont pas toujours été bas sous Greenspan...


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n°27498358
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 20-08-2011 à 14:29:13  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Premièrement : qu'en sais-tu ? Deuxièmement, trop élevés ils auraient découragé l'investissement productif. C'est pas une histoire de Greenspan ou pas, mais simplement de fixation arbitraire.
Enfin, les taux n'ont pas toujours été bas sous Greenspan...


disons que ce qui fait consensus, meme entre neo k et autichien, c'est que les autorités ont pouvoir n'ont rien fait pour empêcher la formation de bulle immobilière à partir de 2003, peut être parce que la croissance de l'époque reposait sur elle. :D


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Light Years Away.
n°27498369
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-08-2011 à 14:31:47  profilanswer
 

JacenX a écrit :


En y reréfléchissant, oui, tu as raison, les taux étaient trop bas sous Greenspan.


 
les taux étaient trop bas parce qu'ils en laissaient plus de marge pour une relance monétaire (si t'es à 2 et que tu baisses à 0 macro économiquement c'est pas grand chose)
 
mais dans l'absolu, parler des taux directeurs, sans discuter du regime de supervision des prets accordés par les banques, des assureurs, des politiques fiscales, etc, ca n'a pas bcp de sens.


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27498429
Badcow
Posté le 20-08-2011 à 14:41:52  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Tu peux biaiser les comportements comme tu peux biaiser le marché avec des lois/incitations stupide. L'illusion c'est de croire que ce biais sera meilleur et souhaitable.


 
Certes, mais de considérer que le marché libre est "intrinsèquement efficient", alors qu'il est le jouet quotidien de manipulations liées à l'asymétrie de l'information, n'est-ce pas une illusion au moins aussi grande ?


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
mood
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Posté le 20-08-2011 à 14:41:52  profilanswer
 

n°27498430
korrigan73
Membré
Posté le 20-08-2011 à 14:42:11  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


L'erreur des keynésiens est d'oublier que les politiciens ont de grosses incitations à utiliser un maximum de pognon, surtout pendant les périodes fastes.


on a qu'a virer les politiciens... pour mettre qui a la place? un despote eclairé?
 
arreteez avec cette haine sans bornes du politicien. arretez avec vos dogmes depuis longtemps depassés...


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El predicator du topic foot
n°27498457
helicon2
Posté le 20-08-2011 à 14:46:33  profilanswer
 

Badcow a écrit :

Certes, mais de considérer que le marché libre est "intrinsèquement efficient", alors qu'il est le jouet quotidien de manipulations liées à l'asymétrie de l'information, n'est-ce pas une illusion au moins aussi grande ?


 
+1

n°27498497
andhar
Vieillir ou mourir
Posté le 20-08-2011 à 14:53:08  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


on a qu'a virer les politiciens... pour mettre qui a la place? un despote eclairé?

 

arreteez avec cette haine sans bornes du politicien. arretez avec vos dogmes depuis longtemps depassés...


Oui.

 

Le problème , c'est qu'on sait qu'il est éclairé qu'après coup ... C'est donc un pari plutôt risqué, vu qu'une fois en place il est, par définition , difficilement délogeable.

n°27498609
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 20-08-2011 à 15:14:13  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
regarde Boehner qui demande des coupes urgentes dans le budget US pour soit disant réduire le poids de la dette, et qui appelait hier à voter le TARP.
 
http://www.youtube.com/watch?v=W4ja9q386ek
 
Il faut être cohérent, soit on accepte le principe de l'intervention, soit on la refuse, mais on ne peut pas rester le cul entre deux chaises et dire après avoir assisté avec de l'argent public le deleveraging du secteur financier qu'on ne le fera pas pour le reste de l'économie.
 


 
 [:white jag]  
 
Parceque c'est un autrichien ? Un libéral ?


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27498619
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 20-08-2011 à 15:16:10  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


L'erreur des keynésiens est d'oublier que les politiciens ont de grosses incitations à utiliser cramer un maximum de pognon, surtout pendant les périodes fastes.



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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27498642
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 20-08-2011 à 15:18:26  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Certes, mais de considérer que le marché libre est "intrinsèquement efficient", alors qu'il est le jouet quotidien de manipulations liées à l'asymétrie de l'information, n'est-ce pas une illusion au moins aussi grande ?


 
J'ai dit qu'un marché libre était parfait  :??:


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27498721
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-08-2011 à 15:34:47  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
 [:white jag]  
 
Parceque c'est un autrichien ? Un libéral ?


Avec un tel nom... :o


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27498950
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-08-2011 à 16:12:19  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
les taux étaient trop bas parce qu'ils en laissaient plus de marge pour une relance monétaire (si t'es à 2 et que tu baisses à 0 macro économiquement c'est pas grand chose)
 
mais dans l'absolu, parler des taux directeurs, sans discuter du regime de supervision des prets accordés par les banques, des assureurs, des politiques fiscales, etc, ca n'a pas bcp de sens.


 
Baisser les taux de 2 à 1% a beaucoup plus d'impact que les baisser de 14 à 13%.
 
Si on suppose un actif dont les revenus annuels sont égaux à R, avec un taux d'actualisation de i, sa valeur quand n tend vers l'infini est de V= R/i. Si le taux d'intérêt passe de 2% à 1%, la valeur de l'actif double. Ce n'est pas le cas quand le taux baisse de 14% à 13% par exemple.
 
Certes, les taux directeurs ne se répercutent intégralement sur les taux longs ; certes, l'idée d'un actif à durée de vie infinie est grossière. Mais on sous-estime trop les impacts des variations des taux d'intérêt décidés arbitrairement par les banques centrales. Tous les dérèglements financiers des 40 dernières années viennent de là (et de son corollaire, la création monétaire), quand on y réfléchit bien.

n°27499028
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 20-08-2011 à 16:30:01  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Baisser les taux de 2 à 1% a beaucoup plus d'impact que les baisser de 14 à 13%.
 
Si on suppose un actif dont les revenus annuels sont égaux à R, avec un taux d'actualisation de i, sa valeur quand n tend vers l'infini est de V= R/i. Si le taux d'intérêt passe de 2% à 1%, la valeur de l'actif double. Ce n'est pas le cas quand le taux baisse de 14% à 13% par exemple.
 
Certes, les taux directeurs ne se répercutent intégralement sur les taux longs ; certes, l'idée d'un actif à durée de vie infinie est grossière. Mais on sous-estime trop les impacts des variations des taux d'intérêt décidés arbitrairement par les banques centrales. Tous les dérèglements financiers des 40 dernières années viennent de là (et de son corollaire, la création monétaire), quand on y réfléchit bien.


 
 :hello:  
 
Content que tu sois rentré de vacances, tu défendras mieux les idées autrichiennes que moi :o


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27499121
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-08-2011 à 16:44:51  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Baisser les taux de 2 à 1% a beaucoup plus d'impact que les baisser de 14 à 13%.
 
Si on suppose un actif dont les revenus annuels sont égaux à R, avec un taux d'actualisation de i, sa valeur quand n tend vers l'infini est de V= R/i. Si le taux d'intérêt passe de 2% à 1%, la valeur de l'actif double. Ce n'est pas le cas quand le taux baisse de 14% à 13% par exemple.
 
Certes, les taux directeurs ne se répercutent intégralement sur les taux longs ; certes, l'idée d'un actif à durée de vie infinie est grossière. Mais on sous-estime trop les impacts des variations des taux d'intérêt décidés arbitrairement par les banques centrales. Tous les dérèglements financiers des 40 dernières années viennent de là (et de son corollaire, la création monétaire), quand on y réfléchit bien.


 
sauf que quand on est à 7 % on peut passer à 2, quand on est à 2 on ne peut pas passer en négatif (d'ou d'ailleurs la politique de quantitative easing qui est le pire drame pour l'école autrichienne)


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27499167
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-08-2011 à 16:55:29  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
sauf que quand on est à 7 % on peut passer à 2, quand on est à 2 on ne peut pas passer en négatif (d'ou d'ailleurs la politique de quantitative easing qui est le pire drame pour l'école autrichienne)


 
Tu dois être fâché avec les chiffres : quand le taux passe de 7 à 2%, l'actif voit son prix multiplier par un peu plus de trois. Quand le taux passe de 2 à 0,5%, il voit on prix multiplier par 4 (ce qui alimente la spéculation). Et quand il passe de 2% à 0,1%; son prix est multiplié par 20.
 
Bref, tu ne m'as pas lu ou tu ne m'as pas compris. Misère de l'université française aujourd'hui...
 
Quant au fait qu'un homme politique puisse manipuler les taux comme il veut, sans voir que le taux n'est qu'un prix, c'est-à-dire qu'un indicateur de la rareté relative, et qu'on ne fausse pas les signaux de rareté relative que sont les prix sans que cela n'ait de redoutables conséquences (surproduction ou pénurie et cycles), les bras m'en tombent chaque jour un peu plus...

n°27499372
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-08-2011 à 17:36:46  profilanswer
 

meme à 0,1 %, le taux directeur est parfois trop élevé, et on ne peut pas passer en taux d'intéret négatifs ce qui est le principal problème (meme si lorsque le taux nominal est à zéro ou proche, le taux réel peut être négatif)
 
 
Roubini sur la situation :  
http://online.wsj.com/video/roubin [...] F8735.html


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27499397
zad38
Posté le 20-08-2011 à 17:41:24  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

meme à 0,1 %, le taux directeur est parfois trop élevé, et on ne peut pas passer en taux d'intéret négatifs ce qui est le principal problème (meme si lorsque le taux nominal est à zéro ou proche, le taux réel peut être négatif)
 
 
Roubini sur la situation :  
http://online.wsj.com/video/roubin [...] F8735.html


D'après qui ?

n°27499493
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-08-2011 à 17:55:16  profilanswer
 

D'après la théorie qui dit que si l'on n'utilise pas la politique budgétaire pour relancer l'économie, un taux d'intéret directeur de 0.1 % peut être trop important pour permettre d'atteindre le plein emploi.
 


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27499514
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-08-2011 à 17:58:36  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

D'après la théorie qui dit que si l'on n'utilise pas la politique budgétaire pour relancer l'économie, un taux d'intéret directeur de 0.1 % peut être trop important pour permettre d'atteindre le plein emploi.
 


 
Bref une des nombreuses théories keynésiennes qui utilisent des faux concepts : politique économique pour réguler la conjoncture, relance, plein emploi. Rien à en tirer, puisque c'est déjà cette théorie qui est responsable de la crise (voir la relance Greenspan post-krach de 2001).

n°27499521
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-08-2011 à 17:59:49  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Bref une des nombreuses théories keynésiennes qui utilisent des faux concepts : politique économique pour réguler la conjoncture, relance, plein emploi. Rien à en tirer, puisque c'est déjà cette théorie qui est responsable de la crise (voir la relance Greenspan post-krach de 2001).


ba oui greenspan c'était keynésien, c'est bien évident que le monétarisme c'est keynésien, comme les bush tax-cut, c'est évident.


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27499524
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 20-08-2011 à 17:59:51  profilanswer
 

zad38 a écrit :


D'après qui ?


la taylor rule :
http://www.economics.utoronto.ca/j [...] /trul.html


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Light Years Away.
n°27499567
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-08-2011 à 18:05:46  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


ba oui greenspan c'était keynésien, c'est bien évident que le monétarisme c'est keynésien, comme les bush tax-cut, c'est évident.


 
Greenspan était dans dans sa jeunesse proche d'Ayn Rand, et favorable à l'étalon or. Puis, à la tête de la Fed, il s'est mis à brûler ce qu'il adorait la veille : il a peu à peu totalement épousé les statuts keynésiens de la Fed (qui prévoient que la politique monétaire doit favoriser l'emploi et la croissance, ce qui est absolument keynésien dans l'esprit, façon courbe de Phillips). Il a d'ailleurs reconnu (en le regrettant a postériori) ce retournement d'opinion après son départ de la Fed

n°27499570
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-08-2011 à 18:06:14  profilanswer
 


 
Dont on a vu les magnifiques résultats...

n°27499577
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 20-08-2011 à 18:06:41  profilanswer
 

and for the record, des gens qui en avril 2011 expliquaient que la taylor rule est fausse et que la FED serait rapidement obligée d'augmenter ses taux... (pour rappel, elle vient d'annoncer que ça ne se ferait pas avant 2013 si l'économie ne s'améliore pas.)
http://www.ftportfolios.com/Commen [...] -is-wrong.
 
Là où ça devient encore plus drôle, c'est qu'en 2009 Taylor (l'inventeur de la règle donc) disait lui meme que plusieurs entités (comme les économistes macro de Goldman Sachs et d'autres) se trompait en utilisant sa règle et qu'e les marchés demanderait dès 2010 une hausse des taux d'intérêt. Il s'est trompé aussi.  
http://www.bloomberg.com/apps/news [...] 2uJpI.Noj4
Ce que ça montre, c'est que les USA sont dans une situation tellement abérantes (liquidity trap) que même des économistes comme Taylor préfèrent s'accrocher à leurs préjugés (les taux d'intérêts trop bas c'est forcément mauvais) plutôt qu'aux outils d'analyse qu'ils ont développé.


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Light Years Away.
n°27499585
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-08-2011 à 18:08:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Greenspan était dans dans sa jeunesse proche d'Ayn Rand, et favorable à l'étalon or. Puis, à la tête de la Fed, il s'est mis à brûler ce qu'il adorait la veille : il a peu à peu totalement épousé les statuts keynésiens de la Fed (qui prévoient que la politique monétaire doit favoriser l'emploi et la croissance, ce qui est absolument keynésien dans l'esprit, façon courbe de Phillips). Il a d'ailleurs reconnu (en le regrettant a postériori) ce retournement d'opinion après son départ de la Fed


 
il a surtout reconnu l'erreur de sa croyance en l'hypothèse des marchés efficients


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27499605
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 20-08-2011 à 18:11:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Dont on a vu les magnifiques résultats...


bah selon la théorie néo : avec un taux d'intéret déjà à 0 et l'impossibilité de descendre en dessous, il fallait que le gouvernement prenne le relais et dépense pour soutenir la croissance (ce que les USA n'ont pas fait, le stimulus d'Obama n'a fait que compenser les réductions ailleurs, notamment aux niveaux des Etats). Krugman a tjs bien dit qu'il était pour le QE, pas parce que ça aurait un effet bénéfique (dans un liquidity trap, les liquidités, même augmentées, restent bloquées), mais parce qu'elles n'auraient pas d'effet négatif (comme elles restent bloquées, elles ne créent pas d'inflation), et qu'à défaut d'avoir mieux (un vrai stimulus du gouvernement), il y aurait au moins ça.


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Light Years Away.
n°27499618
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 20-08-2011 à 18:12:38  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Greenspan était dans dans sa jeunesse proche d'Ayn Rand, et favorable à l'étalon or. Puis, à la tête de la Fed, il s'est mis à brûler ce qu'il adorait la veille : il a peu à peu totalement épousé les statuts keynésiens de la Fed (qui prévoient que la politique monétaire doit favoriser l'emploi et la croissance, ce qui est absolument keynésien dans l'esprit, façon courbe de Phillips). Il a d'ailleurs reconnu (en le regrettant a postériori) ce retournement d'opinion après son départ de la Fed

 
Magicpanda a écrit :

 

il a surtout reconnu l'erreur de sa croyance en l'hypothèse des marchés efficients

 

Et il continue surtout à dire de la merde. http://blogs.reuters.com/felix-sal [...] standards/


Message édité par JacenX le 20-08-2011 à 18:13:10

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Light Years Away.
n°27499681
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-08-2011 à 18:20:14  profilanswer
 

je pense qu'obama ne croyait pas sortir de la crise, il a compris depuis le début la magnitude du phénomène.  
Le stimulus a surtout été dessiné comme un package de gestion minimale de la récession dans ses aspects les plus dramatiques.
 
En gros, meme si l'économie se contracte, il est possible de renforcer les filets sociaux minimaux en matière de santé, école, alimentation, logement, transports.  
Surtout que plutot que d'accepter la baisse des prix immo, les banques conservent des inventaires gigantesques en immobilier dont la valeur se déprécie quand les maisons ne sont pas entretenues pendant 2/3/4/5 ans


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n°27499701
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-08-2011 à 18:22:32  profilanswer
 

JacenX a écrit :


bah selon la théorie néo : avec un taux d'intéret déjà à 0 et l'impossibilité de descendre en dessous, il fallait que le gouvernement prenne le relais et dépense pour soutenir la croissance (ce que les USA n'ont pas fait, le stimulus d'Obama n'a fait que compenser les réductions ailleurs, notamment aux niveaux des Etats). Krugman a tjs bien dit qu'il était pour le QE, pas parce que ça aurait un effet bénéfique (dans un liquidity trap, les liquidités, même augmentées, restent bloquées), mais parce qu'elles n'auraient pas d'effet négatif (comme elles restent bloquées, elles ne créent pas d'inflation), et qu'à défaut d'avoir mieux (un vrai stimulus du gouvernement), il y aurait au moins ça.


 
La théorie néo-classique ne vaut guère mieux. Tout cela ne nous fait que reculer le moment de la purge : des fausses créances sont nées de l'accumulation du crédit bancaire, il faudra bien payer le prix de ces détournements de ressources. Il est vain de penser qu'on pourra éviter la purge des bilans qui regorgent de "faux droits" : les bons économistes (Rueff par exemple) le répètent depuis le dérapage du Gold Exchange standard. Le quantitative easing, la relance budgétaire, la mutualisation des dettes publiques et toutes les inepties à la mode qu'on entend aujourd'hui, c'est de la politique de gribouille ou mieux, celle du sapeur camembert : boucher un trou en en creusant un autre. C'est le Moyen âge de la pensée économique.

n°27499740
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 20-08-2011 à 18:26:43  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

je pense qu'obama ne croyait pas sortir de la crise, il a compris depuis le début la magnitude du phénomène.  
Le stimulus a surtout été dessiné comme un package de gestion minimale de la récession dans ses aspects les plus dramatiques.
 
En gros, meme si l'économie se contracte, il est possible de renforcer les filets sociaux minimaux en matière de santé, école, alimentation, logement, transports.  
Surtout que plutot que d'accepter la baisse des prix immo, les banques conservent des inventaires gigantesques en immobilier dont la valeur se déprécie quand les maisons ne sont pas entretenues pendant 2/3/4/5 ans

Bah il a tort, il n'a pas été élu pour gouverner à droite du républicain moyen et dire "oui oui oui mais ça non" au tea party. Il a récemment expliquer sa stratégie : quand il négocie avec sa femme, elle obtient 90% de ce qu'elle veut et lui 10, comme le faisait remarquer Maureen Dowd, il aurait peut être fallu laisser Michelle négocier avec le Tea Party.
 

limonaire a écrit :


 
La théorie néo-classique ne vaut guère mieux. Tout cela ne nous fait que reculer le moment de la purge : des fausses créances sont nées de l'accumulation du crédit bancaire, il faudra bien payer le prix de ces détournements de ressources. Il est vain de penser qu'on pourra éviter la purge des bilans qui regorgent de "faux droits" : les bons économistes (Rueff par exemple) le répètent depuis le dérapage du Gold Exchange standard. Le quantitative easing, la relance budgétaire, la mutualisation des dettes publiques et toutes les inepties à la mode qu'on entend aujourd'hui, c'est de la politique de gribouille ou mieux, celle du sapeur camembert : boucher un trou en en creusant un autre. C'est le Moyen âge de la pensée économique.

oui, parce que depuis l'abandon de l'or, l'économie n'a été que crise et notre production et notre niveau de vie n'ont fait que baisser depuis 1970. Ou pas.


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Light Years Away.
n°27500192
Badcow
Posté le 20-08-2011 à 19:13:11  profilanswer
 

JacenX a écrit :

Bah il a tort, il n'a pas été élu pour gouverner à droite du républicain moyen et dire "oui oui oui mais ça non" au tea party. Il a récemment expliquer sa stratégie : quand il négocie avec sa femme, elle obtient 90% de ce qu'elle veut et lui 10, comme le faisait remarquer Maureen Dowd, il aurait peut être fallu laisser Michelle négocier avec le Tea Party.
 


 
Par définition, le Tea Party ne négocie pas, puisque leur objectif est de "faire disparaître" l'état fédéral (en tout cas de le ramener à son minimum régalien), et pour cela ils sont en position idéale, puisque en refusant toute imposition supplémentaire, ils ne donnent que deux possibilités à Obama, soit réduire les dépenses (et ils gagnent politiquement), soit aller au défaut de paiement (et ils gagnent aussi politiquement).


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°27500215
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 20-08-2011 à 19:18:05  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Par définition, le Tea Party ne négocie pas, puisque leur objectif est de "faire disparaître" l'état fédéral (en tout cas de le ramener à son minimum régalien), et pour cela ils sont en position idéale, puisque en refusant toute imposition supplémentaire, ils ne donnent que deux possibilités à Obama, soit réduire les dépenses (et ils gagnent politiquement), soit aller au défaut de paiement (et ils gagnent aussi politiquement).


It is contained in Section Four of the Fourteenth Amendment, which directs, in no uncertain terms, that "the validity of the public debt of the United States, authorized by law, including debts incurred for payment of pensions and bounties for services in suppressing insurrection or rebellion, shall not be questioned.
 
Il a rien fait, il a même pas fléchit les muscles "oui oui, on va négocier, non non, pas de force, tout en douceur". Ms bon, ce n'est pas le topic sur la politique américiane. :o


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Light Years Away.
n°27500443
Wotton
Grumpy young guy
Posté le 20-08-2011 à 19:58:25  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Je crois que tu dois relire cet article avec attention, ce n'est en rien une réfutation de la thèse des néo keynésiens. Il constate juste que des deux côtés de l'Atlantique, ce sont les politiques qui n'appliquent plus les thèses keynesiennes, et que tout le monde court vers l'austérité, tout en notant que les USA n'ont pas les problèmes européens (leur taux est super bas, leur dette est toujours plébiscitée). Il dit bien aussi que les gouvernements ayant rayé l'option "dette", personne ne sait comment on va éviter une longue dépresion "It is not clear that the bond markets or voters who have called an end to Keynesianism have a clear vision of what lies ahead. "  
 
Là où je pense qu'il se plante dans son article, c'est sur sa vue de l'Europe : c'est un avis personnel, mais il me semble logique de considérer que "l'attaque" des marchés contre les dettes européennes à pour but d'accélérer l'intégration économique européenne ou de la détruire, mais en tout cas d'en finir avec la situation actuelle où l'on est à la fois trop et pas assez intégré.
Une économie plus intégrée, avec des eurobonds, aurait la pleine confiance du marché. Une économie désintégrée, avec le retour à des monnaies nationales, permettrait une dévaluation rapide à la place de 20 ans de déflation dans les pays périphériques.  
 
"The markets have highlighted a fundamental shortcoming in Keynes's ideas: He assumed that governments would always be able to borrow. " Bha nan, pour les keynesiens c est clair que durant les périodes de croissance, le gouvernement doit se désendetter et créer des réserves, pour justement être prêt si une crise arrive. En France et aux USA depuis les années 2000, ça n'a clairement pas été fait.
 
L'explosion de la dette privée et la création des instruments financiers dont il parle est liée à une dérégulation des marchés qui n'a rien de keynesien.  
 
Je résume l'article comme ça : keynes était la seule solution a une crise qu'on connaissait et qui a fonctionné par le passé, aujourd'hui on croit ne plus pouvoir s'en servir mais on a pas de plan B convainquant qui n'implique pas X années de dépression.


 
Tu ne prends que les parties qui t'intéressent. La première partie qui analyse l'histoire des crises de manière succincte montre que (ou tente selon qu'on soit d'accord ou pas) les interprétations keynésiennes des crises de 1929 et 1938 sont très discutables et que l'on connait (à moins d'annnées d'écart) un phénomène de douple dip équivalent. La véritable sortie de crise fut donc l'austérité entreprise après la guerre par les EUA. Il explique très qu'après les 30 glorieuses des idées libérales ont été appliquées en même temps que des idées keynésiennes (le système de retraite par répartition n' pas été vraiment remis en cause, hausse des dépenses liés à la défense etc...)
 
Ça c'est son premier argument : le relance par la dette ne fonctionne pas vraiment. Le deuxième argument qui qui semble avoir concentré ton attention dit "de toute façon aujourd'hui on ne peut plus emprunter". Que ce soit keynésien ou pas de déréguler les marché n'est pas la question que se pose l'auteur, la problématique de son texte est la fin des possibilités d'emprunt qui vont créer un type nouveau de croissance dans les pays développés, plus saine, mais moins élevée. Cela implique donc une prise de pouvoir des pays émergents.
 
Tu es passé à coté de l'essentiel de l'article quand même...

n°27501485
poilagratt​er
Posté le 20-08-2011 à 23:32:28  profilanswer
 

Tout ça c'est bien beau, mais moi je n'ai toujours pas compris comment on pourrait encore vivre (bien) de son travail, sans régulation autre que celle du marché mondialisé, et toujours plus en concurrence avec des machines !
 
Ou est le lien entre vos fumeuses théories, et cette question basique?


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27501774
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 21-08-2011 à 00:29:34  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Tout ça c'est bien beau, mais moi je n'ai toujours pas compris comment on pourrait encore vivre (bien) de son travail, sans régulation autre que celle du marché mondialisé, et toujours plus en concurrence avec des machines !
 
Ou est le lien entre vos fumeuses théories, et cette question basique?


Les machines réaliseront suffisamment de profit pour pouvoir vivre tous de leur taxation.


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