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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°27320205
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 02-08-2011 à 23:53:28  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Smith il a tout piqué à d'autres de toute façon.


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Horse_man
mood
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Posté le 02-08-2011 à 23:53:28  profilanswer
 

n°27320515
maponos
Posté le 03-08-2011 à 00:52:10  profilanswer
 

n0name a écrit :

Comment on détermine un prix objectif aux choses ?
Qui le fait ?
Comment peux-t-il trouver un prix plus juste que celui de millions d'interactions humaines ?  
 
J'ai pas lu Marx contrairement à beaucoup de libéraux*, donc mes questions peuvent être bête.
 
* C'est marrant car je connais beaucoup de libéraux qui ont lu toute la pensée socialiste/communiste, mais je n'ai quasiment jamais trouvé l'inverse. Pourquoi ?


Parce que les premiers on fait des études d'éco et que c'est logiquement au programme.

n°27320607
helicon2
Posté le 03-08-2011 à 01:25:49  profilanswer
 


 
C'est exactement ce que prévoyait mi-2010 les économistes atterrés. En effet, ils avançaient que ce fond de sauvetage ne peut aider que 2 ou 3 petits pays de la zone euro. Et donc que lorsque les spéculateurs s'attaqueraient à des pays plus gros (comme l'Italie ou la France), ce fond de sauvetage serait pas assez important.
 
Et vu que c'est une entraide inter-pays, plus de pays sont attaqués, moins il y a de pays prêt à aider. Et c'est ce que dit l'article (le passage en rouge).
 
http://atterres.org/?q=node/1&page=11
 

Citation :

FAUSSE EVIDENCE N°10 : LA CRISE GRECQUE A ENFIN PERMIS D’AVANCER VERS UN GOUVERNEMENT ECONOMIQUE ET UNE VRAIE SOLIDARITE EUROPEENNE
 
A partir de la mi-2009, les marchés financiers ont commencé à spéculer sur les dettes des pays européens. Globalement, la forte hausse des dettes et des déficits publics à l’échelle mondiale n’a pas (encore) entrainé de hausses des taux longs : les opérateurs financiers estiment que les banques centrales maintiendront longtemps les taux monétaires réels à un niveau proche de zéro, et qu’il n’y a pas de risque d’inflation ni de défaut d’un grand pays. Mais les spéculateurs ont perçu les failles de l’organisation de la zone euro. Alors que les gouvernements des autres pays développés peuvent toujours être financés par leur Banque centrale, les pays de la zone euro ont renoncé à cette possibilité, et dépendent totalement des marchés pour financer leurs déficits. Du coup, la spéculation a pu se déclencher sur les pays les plus fragiles de la zone : Grèce, Espagne, Irlande.
 
Les instances européennes et les gouvernements ont tardé à réagir, ne voulant pas donner l’impression que les pays membres avaient droit à un soutien sans limite de leurs partenaires et voulant sanctionner la Grèce, coupable d’avoir masqué – avec l’aide de Goldman Sachs – l’ampleur de ses déficits. Toutefois, en mai 2010, la BCE et les pays membres ont dû créer dans l’urgence un Fonds de stabilisation pour indiquer aux marchés qu’ils apporteraient ce soutien sans limite aux pays menacés. En contrepartie, ceux-ci ont du annoncer des programmes d’austérité budgétaire sans précédent, qui vont les condamner à un recul de l’activité à court terme et à une longue période de récession. Sous pression du FMI et de la Commission européenne la Grèce doit privatiser ses services publics et l’Espagne flexibiliser son marché du travail. Même la France et l’Allemagne, qui ne sont pas attaqués par la spéculation, ont annoncé des mesures restrictives.
 
Pourtant, globalement, la demande n’est aucunement excessive en Europe. La situation des finances publiques est meilleure que celle des États-Unis ou de la Grande-Bretagne, laissant des marges de manœuvre budgétaire. Il faut résorber les déséquilibres de façon coordonnée : les pays excédentaires du Nord et du centre de l’Europe doivent mener des politiques expansionnistes – hausse des salaires, des dépenses sociales... - pour compenser les politiques restrictives des pays du Sud. Globalement, la politique budgétaire ne doit pas être restrictive dans la zone Euro, tant que l’économie européenne ne se rapproche pas à une vitesse satisfaisante du plein-emploi.
 
Mais les partisans des politiques budgétaires automatiques et restrictives en Europe sont malheureusement aujourd’hui renforcés. La crise grecque permet de faire oublier les origines de la crise financière. Ceux qui ont accepté de soutenir financièrement les pays du Sud veulent imposer en contrepartie un durcissement du Pacte de Stabilité. La Commission et l’Allemagne veulent imposer à tous les pays membres d’inscrire l’objectif de budget équilibré dans leur constitution, de faire surveiller leur politique budgétaire par des comités d’experts indépendants. La Commission veut imposer aux pays une longue cure d’austérité pour revenir à une dette publique inférieure à 60% du PIB. S’il y a une avancée vers un gouvernement économique européen, c’est vers un gouvernement qui, au lieu de desserrer l’étau de la finance, va imposer l’austérité et approfondir les « réformes » structurelles au détriment des solidarités sociales dans chaque pays et entre les pays.
 
La crise offre aux élites financières et aux technocraties européennes la tentation de mettre en œuvre la « stratégie du choc , en profitant de la crise pour radicaliser l’agenda néolibéral. Mais cette politique a peu de chances de succès :
 
- La diminution des dépenses publiques va compromettre l’effort nécessaire à l’échelle européenne pour soutenir les dépenses d’avenir (recherche, éducation, politique familiale), pour aider l’industrie européenne à se maintenir et à investir dans les secteurs d’avenir (économie verte).
 
- La crise va permettre d’imposer de fortes réductions des dépenses sociales, objectif inlassablement recherché par les tenants du néolibéralisme, au risque de compromettre la cohésion sociale, de réduire la demande effective, de pousser les ménages à épargner pour leur retraite et leur santé auprès des institutions financières, responsables de la crise.
 
- Les gouvernements et les instances européennes se refusent à organiser l’harmonisation fiscale qui permettrait la hausse nécessaire des impôts sur le secteur financier, sur les patrimoines importants et les hauts revenus.
 
- Les pays européens instaurent durablement des politiques budgétaires restrictives qui vont lourdement peser sur la croissance. Les recettes fiscales vont chuter. Aussi, les soldes publics ne seront guère améliorés, les ratios de dette seront dégradés, les marchés ne seront pas rassurés.
 
- Les pays européens, du fait de la diversité de leurs cultures politiques et sociales, n’ont pas pu se plier tous à la discipline de fer imposée par le traité de Maastricht ; ils ne se plieront pas tous à son renforcement actuellement organisé. Le risque d’enclencher une dynamique de repli sur soi généralisé est réel.
 
Pour avancer vers un véritable gouvernement économique et une solidarité européenne nous mettons en débat deux mesures :
 
Mesure n°21 : développer une fiscalité européenne (taxe carbone, impôt sur les bénéfices, …) et un véritable budget européen pour aider à la convergence des économies et tendre vers une égalisation des conditions d’accès aux services publics et sociaux dans les divers États membres sur la base des meilleures pratiques.
 
Mesure n°22 : lancer un vaste plan européen, financé par souscription auprès du public à taux d’intérêt faible mais garanti, et/ou par création monétaire de la BCE, pour engager la reconversion écologique de l’économie européenne.


n°27320663
python
Posté le 03-08-2011 à 01:58:35  profilanswer
 

n0name a écrit :

C'est bien de prévoir, c'est mieux quand on est capable d'expliquer de manière cohérente  ;-)


Les économistes Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart ont dénombré 268 crises bancaires entre 1800 et 2008 dont 106 depuis 1945 seulement.  
(L'essentiel des marchés financiers, Collection First Finance)

n°27320677
python
Posté le 03-08-2011 à 02:07:12  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :


 
Ben c'est pas un boulot évident ! C'est pour ça qu'il y a des économistes qui ont vu le jour comme Marx, Smith ou Ricardo et j'espère bien d'autres qui vont remettre cette sciences sur les rails . :)
 
Je peux te diriger vers ces trois articles de Wikipedia :
Valeur travail (économique)
Valeur d'usage
Valeur d'échange
Qui parlent des différentes valeurs qu'un bien puisse avoir. Pour résumer Marx assimile le "prix juste" d'un bien avec la quantité de travail qu'il a demandé pour sa création. Une chaise en paille demande du temps à se fabriquer, nécessitent des matières premières qui à leurs tours demandent du temps à être ramassé/miné/etc et demandent du temps de déplacement et de gestion de stock pour être amené là où elle sera utilisé. Tout cela est uniquement le fait d'hommes ou de femmes qui ont travaillé pour fabriquer/véhiculer cette chaise et si tu décompose à l'infini tout ce qu'à demandé la chaise pour être fabriqué tu y verra en bout de chaîne du temps dépensé par quelqu'un pour fabriquer les matières premières ou les outils de sa fabrication. C'est en additionnant tout ça qu'on trouve le vrai prix de n'importe quel objet créé dans un système de production (passé, présent ou futur).
Mais ce n'est pas la seul valeur qu'un objet aura. Une fois fabriqué, le bien aura une valeur d'usage. C'est une valeur subjective qui dépend de l'utilité que son détenteur lui donnera dans un contexte donné. La valeur d'usage d'une pomme servira à se nourrir tandis qu'un stylo servira à écrire.
La troisième valeur qu'aura un bien c'est une valeur d'échange. Là on est dans de l'objectif puisque c'est un prix relatif qui détermine par exemple contre combien de kilo de farine je peux échanger 3 chaise de paille. Ou combien de mettre de toile en soie etc.
 
Ce que les libéraux suivent ce sont tenant d'un point de vue TO-TA-LE-MENT différent sur la valeur d'un objet.
A partir de 1870, les penseurs de l'École néoclassique comme William Jevons, Carl Menger et Léon Walras proposent d'autres modèles en remettant en cause la théorie de la valeur travail au profit de la conception subjective de la valeur. Selon eux, la valeur des choses dépend de l’utilité marginale qu’elles procurent, utilité qui varie selon chaque individu.
C'est le Marginalisme
A partir de ce moment né une théorie qui prend le problème à l'envers, et par simplification confond la valeur d'usage et la valeur d'échange d'un bien. Ce n'est plus le "juste prix" qui compte mais son utilité marginale.

Citation :

Si l'on reprend l'exemple de l'eau et du diamant, l'eau est indispensable alors qu'on peut se passer facilement de diamant 2, et pourtant le diamant est infiniment plus cher. Certes, un homme assoiffé payera une somme très importante pour un verre d'eau ; mais une fois le premier verre d'eau consommé, et un deuxième voire un troisième, l'utilité marginale, très importante au premier verre, décroît nettement si bien que le dernier verre (avant l'état de satiété où la consommation n'entraîne plus de satisfaction supplémentaire) n'est demandé que pour un prix très faible ; symétriquement, du coté de l'offre, un homme qui dispose encore de dix verres d'eau après avoir bu jusqu'à plus soif est prêt à les céder pour presque rien. Inversement, le diamant est suffisamment rare pour que la demande reste forte, d'autant que son extraction est difficile ce qui conduit les offreurs à réclamer un prix élevé.



 
 
C'était bien l'époque où les prix avaient une valeur totalement objective basée sur le temps de travail, sur la demande, la matière première, sur la capacité de l'offre, le degré de difficulté, etc...  Malheureusement, d'autres paramètres que je qualifierais de parasites dans l'évaluation d'un bien sont le salaire des dirigeants.  On est passé d'une comptabilité servant les intérêts de l'entreprise à une comptabilité servant l'intérêt des actionnaires.  Donc pour faire monter les salaires des dirigeants il faut provoquer l'inflation par les prix.  

Message cité 1 fois
Message édité par python le 03-08-2011 à 02:11:35
n°27320725
Trudok
Posté le 03-08-2011 à 02:42:34  profilanswer
 

 

Si j'achète quelque chose, c'est forcément qu'il a un usage quelconque.  La valeur d'échange est forcément corrélée à la valeur d'usage. Personne ne vas échanger un caillou contre une pépite d'or, même si le travail nécessaire pour trouver les deux a été le même et qu'ils ont étés ramassés en même temps dans la même rivière.
Si je suis allergique au gluten, ça me fait une belle jambe que le boulanger ai mis du temps à faire son pain, pour moi il a une valeur nulle. Et si tout le monde était allergique au gluten, la valeur de son pain serait quasi-nul (donc inférieur au cout de production, donc il n'en produirait pas). Et si l'état décidait de quand même fixer le prix de la baguette, ça ne changerait rien. Une valeur d'échange qui ne suit la valeur d'usage ne sert strictement à rien.

Message cité 2 fois
Message édité par Trudok le 03-08-2011 à 02:51:26
n°27320728
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-08-2011 à 02:46:48  profilanswer
 

python a écrit :


Les économistes Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart ont dénombré 268 crises bancaires entre 1800 et 2008 dont 106 depuis 1945 seulement.  
(L'essentiel des marchés financiers, Collection First Finance)


python a écrit :


 
 
C'était bien l'époque où les prix avaient une valeur totalement objective basée sur le temps de travail, sur la demande, la matière première, sur la capacité de l'offre, le degré de difficulté, etc...  Malheureusement, d'autres paramètres que je qualifierais de parasites dans l'évaluation d'un bien sont le salaire des dirigeants.  On est passé d'une comptabilité servant les intérêts de l'entreprise à une comptabilité servant l'intérêt des actionnaires.  Donc pour faire monter les salaires des dirigeants il faut provoquer l'inflation par les prix.  


 
Attention quand même. Ce qui est particulier avec la valeur travaille, c'est que ça ne prend justement pas en compte la rareté ou la demande d'un bien ou d'une matière. Une mine de diamant ou d'or ne sera finalement pas plus lucrative qu'une mine de sel ou de charbon. Cela relève de leur valeur d'usage et non du travail nécessaire à leur extraction/fabrication qui leur donne leur vrai prix.
 
Je crois pas que les prix d'avant étaient vraiment justes. Le fait est que la comptabilité d'alors prenait déjà en compte la demande et l'offre. Et la comptabilité a toujours servis les intérêts des actionnaires même au XIXème siècle. Pour la phrase en gras, c'est totalement faux. Je crois que cette flambé des salaires est la simple dynamique du principe d'exploitation des travailleurs et de la plus-value. Les capitalistes (actionnaires et grands patrons) faisant augmenter cette dernière par l'un des moyens si dessous :

  • Augmenter la durée du travail (c'est la plus-value absolue).
  • Diminuer le temps de travail pour produire l'équivalent du minimum de subsistance (c'est la plus-value relative), en pesant par exemple sur la production agricole, en améliorant le progrès technique ou en important de l'étranger - ce qui expliquerait l'impérialisme.
  • Produire une quantité de produit plus importante pour un même temps de travail en découvrant une innovation technologique (c'est la plus-value différentielle). Seulement, lorsque cette innovation est généralisée, du fait de la concurrence, la plus-value relative disparaît, le prix de vente rejoint le prix de production.

Comme ils demandent des taux de profit de plus en plus grand ils passent par une compression de la part variable du coup de production : les salaires. Je crois que l'inflation est un tout autre phénomène qui implique la monnaie (du moins de ce point de vue je fais confiance aux libéraux :) )


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n°27320735
maponos
Posté le 03-08-2011 à 02:53:21  profilanswer
 

La seule chose qui cloche dans notre société actuelle c'est l'absence de protectionnisme. Qui nous pousse sous l'effet de la concurrence à nous calquer sur le modèle chinois. La même absence de protectionnisme et de préférence locale qui est le grand drame du continent africain.
 
Je pense qu'on peut très bien faire un politique libéral local, tout en contrôlant les échanges avec l'étranger. Selon moi ce serait mieux pour tout le monde.

Message cité 2 fois
Message édité par maponos le 03-08-2011 à 02:54:11
n°27320752
python
Posté le 03-08-2011 à 03:06:22  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :


Comme ils demandent des taux de profit de plus en plus grand ils passent par une compression de la part variable du coup de production : les salaires. Je crois que l'inflation est un tout autre phénomène qui implique la monnaie (du moins de ce point de vue je fais confiance aux libéraux :) )


 
Il me semble que ça a l'effet inverse, c'est-à-dire une récession.  Comme les ménages veulent se prémunir contre le risque de perdre un emploi ils vont différer les dépenses, voire les diminuer.    
Les 3/4 de l'économie mondiale étant basés sur la consommation.
 
Moins de ventes signifient plus de risques de prévision en-dessous des analystes et donc "rater la cible" selon leur jargon.  Prévisions négatives = baisse du prix de l'action donc incite les dirigeants à scier la branche sur laquelle ils sont assis en mettant à pied le personnel, ce qui conduit à une nouvelle spirale baissière.  Seule une intervention de l'État peut arrêter la spirale baissière.  


Message édité par python le 03-08-2011 à 03:13:22
n°27320774
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-08-2011 à 03:20:56  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :

Comme ils demandent des taux de profit de plus en plus grand ils passent par une compression de la part variable du coup de production : les salaires.


Sauf que premier soucis : les salariés ont l'objectif inverse et ils ont aussi un pouvoir de négociation.
 
Ensuite si les salaires baissent tous : la capacité à consommer baisse, les entreprises sont donc obligées de baisser les prix : déflation. Et du coup le salariés conservent leur pouvoir d'achat.  En effet le soucis dans ton raisonnement c'est que tout ce qui est produit est consommé (à quelques gaspillages près), donc il y a nécessairement équilibre entre les salaires et les prix.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 03-08-2011 à 03:20:56  profilanswer
 

n°27320776
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-08-2011 à 03:23:03  profilanswer
 

Trudok a écrit :


 
Si j'achète quelque chose, c'est forcément qu'il a un usage quelconque.  La valeur d'échange est forcément corrélée à la valeur d'usage. Personne ne vas échanger un caillou contre une pépite d'or, même si le travail nécessaire pour trouver les deux a été le même et qu'ils ont étés ramassés en même temps dans la même rivière.  
Si je suis allergique au gluten, ça me fait une belle jambe que le boulanger ai mis du temps à faire son pain, pour moi il a une valeur nulle. Et si tout le monde était allergique au gluten, la valeur de son pain serait quasi-nul (donc inférieur au cout de production, donc il n'en produirait pas). Et si l'état décidait de quand même fixer le prix de la baguette, ça ne changerait rien. Une valeur d'échange qui ne suit une valeur d'usage ne sert strictement à rien.


 
Si. Ca sert à avoir une économie réglé scientifiquement plutôt que de la laisser-aller au gré du vent et de la rapacité des agents économiques. Je comprend très bien que ce n'est pas ce point de vue qui a été retenu car il fallait aller dans la continuité de la spéculation qui imprègne le système d'échange de marchandise basé sur la rareté et qui a parcouru l'histoire de l'homme depuis qu'il fait du troc. Qui a à perdre à basculer dans une économie où le vrai prix de chaque matière/objet dépend du travail fourni plutôt que de son utilité marginale ? Beaucoup de monde. C'est aussi une belle façon de laisser les agents économiques spéculer pour se faire de l'argent (système capitaliste oblige) car c'est vrai que dans un système à valeur travail il n'y a plus de plus-value pour que les capitalistes s'engraissent et tout reviendrait aux travailleurs qui ont apporté les pépites d'or ou ramassé les blé. De plus on est dans un environnement globalisé avec une absence de barrière physique criante pour pouvoir récupérer même les matières rares. Du coup la plupart des matières premières n'ont plus besoin d'être payé selon leur accessibilité mais selon les besoin en travailleurs et les coûts en sécurité de ceux-ci. Rajoutez à ça le fait que le libéralisme, pensé dominante depuis le XVIIIème, préfère une décentralisation et des agents indépendants dans le système économique, oui je comprend mieux pourquoi les libéraux détestent tant que ça la pensée marxiste.
 
La question fondamentale est la suivante : Etant donné que la valeur d'échange peut être confondu grâce à la monnaie avec une valeur subjective (la valeur utile) ou une valeur objective (la valeur travail), laquel est préférable à l'autre ?  
 
Moi je pense que c'est la valeur objective qui doit avoir la primauté sur la subjective, ça permet de chiffrer véritablement ce que coûte chaque chose, de rémunérer uniquement les travailleurs qui ont permis à cette matière/objet de voir le jour dans notre société, de limiter la spéculation, d'harmoniser le coût globale du travail sur Terre (oui rien que ça) et les revenues, et puis tout connement je n'aime pas payer un objet autre chose que ce qu'il a coûté pour produire :o


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n°27320779
Trudok
Posté le 03-08-2011 à 03:27:48  profilanswer
 

Et tu fait comment pour gérer le truc tout basique qu'est la rareté ?


Message édité par Trudok le 03-08-2011 à 03:30:26
n°27320812
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-08-2011 à 04:49:38  profilanswer
 

Mais ça a pas à être géré intrinsèquement vu c'est de l'esbroufe la rareté. [:lefab:2]  
Du moins ça n'a pas à être inclus dans le prix car ça ne fait que le monter artificiellement. Mon système (bon c'est pas le mien mais presque :o) lui se base sur ce que coûte réellement l'objet le prix le plus bas (ce que l'acheteur doit mettre pour en profiter) contrairement à la vision néo-classique qui veut que les objets soient échangé le prix le plus haut (l'acheteur y met ce qu'il veut).
 
Bien évidemment ya une petite pirouette intellectuelle : je reste d'un point de vue marxiste et donc ne souhaite qu'une chose, que l'argent payé soit réinvestie uniquement dans les salaires ou dans le capital de la ou des sociétés qui ont servis à miner/produire le bien. Pas de détenteur de capitaux qui veulent une part de la production. Ce qui inclue que les travailleurs détiennent les outils de production, prennent eux même les décisions et se partagent uniquement entre eux le butin de la vente des produits (passé les prélèvements obligatoires). Là où il peut y avoir prise en compte de la rareté c'est que ce sont les travailleurs qui décident du prix de vente de leurs biens/matières. Il ya donc peut être besoin d'y mettre des barrières comme l'établissement d'un soviet suprême ou un conseil d'état qui régule le prix si ils le considèrent comme trop élevé par rapport aux besoins en homme/matériel car il faut bien le justifier ce prix, après tout, on est dans une économie socialisé [:o_doc]  
 
Mais malgré tout je suis persuadé qu'avec une économie rationnelle on se passe très bien de cette archaïsme d'étalon-or/diamant/ruby/etc qui ne sert plus à mesurer les richesses des nations et des individus, sauf à se complaire dans cette idée moyenne-âgeuse qu'à notre époque de la mondialisation des économies on trouve encore difficilement des matières sur notre bonne vieille Terre (ce qui est totalement faux). On est pas au point d'aller dans l'espace pour récupérer la matière première qui permet à nos 6 milliards de camarade de vivre avec un haut niveau de vie.


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n°27320825
Trudok
Posté le 03-08-2011 à 05:08:00  profilanswer
 

Si tu pense que c'est artificiel, enjoy les pénuries (et les surplus gaspillés aussi), c'est très réel ça.
Le prix libre est le seul moyen de gérer ça, c'est totalement illusoire de penser qu'une planification centralisée peut gérer les besoins de millions de personnes (ou de plus de 6 milliards, allons jusque au bout).


Message édité par Trudok le 03-08-2011 à 05:10:41
n°27320831
poilagratt​er
Posté le 03-08-2011 à 05:29:44  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Sauf que premier soucis : les salariés ont l'objectif inverse et ils ont aussi un pouvoir de négociation.
 
Ensuite si les salaires baissent tous : la capacité à consommer baisse, les entreprises sont donc obligées de baisser les prix : déflation. Et du coup le salariés conservent leur pouvoir d'achat.  En effet le soucis dans ton raisonnement c'est que tout ce qui est produit est consommé (à quelques gaspillages près), donc il y a nécessairement équilibre entre les salaires et les prix.


Tu "oublie" le cas des entreprises qui ne peuvent/veulent pas baisser les prix, et qui ferment =>  chômage (les prix ne sont pas constitués que de salaires qui baissent...   ils sont aussi (entre autres) constitués des profits, et si les profits baissent trop, on ferme)
 
On produit aussi moins pour s'adapter a une plus faible consommation  => à nouveau chômage.
 
Voila donc à quoi mène une baisse des salaires.


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27320852
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-08-2011 à 06:14:50  profilanswer
 

En économie il y a deux définition de la rareté qui est il est vrai une référence fondamentale :

  • Pour les uns : "l'économie est la lutte contre la rareté "
  • Pour d'autres : "l'économie est l'affectation de ressources rares à des usages alternatifs "

Je suis de la deuxième catégorie qui est en opposition à la première où l'économie est vu comme une lutte perpétuelle et agressive dans un jeu d'accaparement des ressources. Je crois à la coopération et l'entente plutôt qu'aux vues guerrière qui nous mènent droit dans le mur et sont totalement dépassé à l'ère de l'économie globalisé. L'ironie du sort veut que ce soit le libéralisme économique qui nous montre cela (bien par contre qu'il soit foncièrement impérialiste, une partie de la planète reste détenteur des-dites ressources rares au détriment du reste, l’Afrique en est un bon exemple).
Je suis conscient que c'est une posture résolument révolutionnaire de considérer qu'un galon de flotte équivaut à un kilo d'or pure dans un économie scientifique. Mais faut se réveiller un peu, on est plus à l'époque des grandes découvertes où fallait risquer de se faire tuer et trimer pendant des mois voir des années avant de revenir avec des rubis plein la soute. Toute économie développé à l'air de la révolution informatique devrait abandonner cette idée comme on a abandonné les religions pour nous expliquer le monde.
 
L'économie planifié est la meilleur façon de gérer les problèmes de réallocation de ressource pour s'occuper des besoins de milliards de personnes. On est obligé de passer par les entités nationales qui représentent un découpage a priori optimal des sociétés. Une économie où chaque Etat a le compte des ressources interne et externe a tout en main pour gérer aussi bien les politiques économiques internes des besoins de sa population que les coopération inter-état pour gérer les flux de matières et de produits créé par les autres pays. Il faut mettre en avant les politiques de marché contrôlé par les états entre eux et le tricotage du tissu économique guidé par des intérêts politiques et non pas financier. Le politique ça se change et se contrôle par le jeu démocratique, les intérêt financier non. Mais au final l'état n'est qu'un découpage arbitraire mais néanmoins optimisé qui permet de décentraliser un peu l'économie, et n'est qu'un intermédiaire entre les acteurs économiques qui sont eux organisés entre coopératives et entrepreneurs (intrinsèquement petit) pour tirer les grandes lignes de l'orientation économique à venir.
 
Le libre marché ne s'occupera jamais de toute le monde : seul les pays déjà développé et ceux qui participent à l'externalisation de la force de travail ou possèdent des ressources en en tirant partie feront partie du système de production et en recevront une part de gâteau. Le libéralisme ne développera jamais les pays d'Afrique car c'est avant tout l'Etat et la société qui est garant du développement économique d'un pays. Mauvais Etat/société : le libéralisme économique n'y changera rien du tout, il prendra les ressources sur place et donnera des miettes qui seront gardé par les happy few. Ce qui représente peu pour l'entreprise exploitant mais une grosse somme pour les corrompus. Mais avec l'aide d'autres Etats, les Etats d'Afrique stable peuvent se développer si on garantie que l'argent qu'on donnera en échange ira bien aux travailleurs. Il faudra donc faire des contrôles dans les deux sens. Et CA ça peut les aider à se développer. Non pas laisser les multinationales qui n'en ont rien à foutre de savoir comment est tiré l'uranium des mines.


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n°27320863
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 03-08-2011 à 06:31:08  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :

une valeur objective (la valeur travail)


Je ne vois pas en quoi la valeur travail est objective.
Wikipedia sur la valeur travail :

Citation :

Adam Smith : « Des quantités égales de travail doivent être, dans tous les temps et dans tous les lieux, d'une valeur égale pour le travailleur. »


Comment comparer des quantités de travail ?

Message cité 1 fois
Message édité par VictorVVV le 03-08-2011 à 06:45:11

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Signature des messages
n°27320900
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-08-2011 à 07:06:21  profilanswer
 

VictorVVV a écrit :


Je ne vois pas en quoi la valeur travail est objective.


 
Il y a un postulat de départ que pose Marx dans sa théorie :  

Citation :

En tant que valeurs toutes les marchandises ne sont que du travail humain cristallisé.


Ce qu'il veut dire par là c'est que tout ce qui se fabrique ou s'extrait du sol, de l'air ou de la mer est dû à des hommes et des femmes qui ont investie socialement du temps à la fabrication/exploitation du ou des biens. Si on décompose la construction d'un lit par exemple, il necessitera des matières premières (bois, laine, tissus pour le matelat), et des outils (scie, marteau, cloues, rabotteuse etc) mais encore du temps de travail à tout monter (fait par le litier). Or si on peut quantifier le temps qu'à mis le litier à faire le lit (que l'ont qualifie de travail directe selon Ricardo), il faut voir que d'autres personnes ont passé du temps pour extraires les matières première (couper le bois, le dépecer etc) et les outils (forger le marteau etc) et qu'on appelle travail indirecte. C'est décomposable à l'infini, ou plutôt, grâce à la division du travail, jusqu'en début de chaîne de production.
Partant de là, tout cout de production revient à additionner du temps de travail qui a amené à la réalisation complète du lit du début à la fin de la chaîne. Si l'ont admet que tout travail mérite salaire et que celui-ci doit être au moins équivalent à ce qui lui sert pour vivre (s'habiller, se loger, nourrir sa famille, se soigner etc) alors dans ces condition on arrive à un système de production qui permet à tous ses acteurs de vivre décemment. De fil en aiguille on se rend compte qu'il faut déterminer combien il est nécessaire pour vivre et donc trouver le salaire horaire nécessaire à chacun pour que le lit rapporte suffisament en faisant vivre tout le monde. Bien sûr intervient les machines à produire en masse par exemple pour avoir un cout diminué du prix du lit sans pour autant léser tous les travailleurs de la chaîne. On arrive au final à avoir un tarif qui permet au système de tenir.
 
C'est plus claire ?  :o
 
Edit : On mesure surtout la quantité de travail en quantité de temps pour le faire. Le travail horaire est la base pour déterminer le temps de travail à fournir pour un bien donné. Le principe de travail équivalent en tout temps et tout lieu doit être vu à mon avis comme une façon d'harmoniser le coût du travail partout sur le globe, que personne ne soit lésé dans dans la chaîne de production parce qu'il n'habite pas au bon endroit. Après tout si les compétences peuvent différer le temps reste le même pour quelqu'un qui fait 10h et quelqu'un qui fait aussi 10h ;)

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Message édité par Sire Jeans le 03-08-2011 à 07:13:38

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n°27320902
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-08-2011 à 07:09:18  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :

L'économie planifié est la meilleur façon de gérer les problèmes de réallocation de ressource pour s'occuper des besoins de milliards de personnes.


Uniquement dans un bouquin d'Asimov. En pratique c'est la pire : il est impossible de gérer assez finement les besoins et la production des milliards d'agents économiques. Par ailleurs on ne peut pas deviner les désirs en envies de chaque être humain en temps réel - au mieux on peut faire des modèles statistiques mais ce sont des approximations, donc c'est non-optimal. Par ailleurs la planification suppose un immense et coûteux réseau d'information et de commande, système dont on n'a pas besoin dans une économie de marché (le prix EST une information, et la commande se fait de façon décentralisée)

 

L'échec des régimes collectivistes ce n'est pas seulement l'échec d'un système humain et politique, c'est aussi l'échec de la planification : les grattes papier du bureau central, même en supposant qu'ils soient compétents incorruptibles et motivés, n'ont nullement la capacité d'estimer que Irina Kaparov voudra du champoing parfumé aux airelles samedi prochain en faisant ses courses. Même en leur collant des ordinateurs dernier cris, la masse d'information à collecter et à traiter est bien trop considérable.

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 03-08-2011 à 07:10:11

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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27320904
markesz
Destination danger
Posté le 03-08-2011 à 07:10:20  profilanswer
 

La valeur d'un travail qui peut être fait par n'importe qui est très faible, à contrario, un travail indispensable que seuls quelques "artisans" savent faire sera énorme. Là aussi c'est la rareté qui détermine la valeur. On n'en sort pas.


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Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°27320915
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 03-08-2011 à 07:16:37  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :


 
Il y a un postulat de départ que pose Marx dans sa théorie :  

Citation :

En tant que valeurs toutes les marchandises ne sont que du travail humain cristallisé.


Ce qu'il veut dire par là c'est que tout ce qui se fabrique ou s'extrait du sol, de l'air ou de la mer est dû à des hommes et des femmes qui ont investie socialement du temps à la fabrication/exploitation du ou des biens. Si on décompose la construction d'un lit par exemple, il necessitera des matières premières (bois, laine, tissus pour le matelat), et des outils (scie, marteau, cloues, rabotteuse etc) mais encore du temps de travail à tout monter (fait par le litier). Or si on peut quantifier le temps qu'à mis le litier à faire le lit (que l'ont qualifie de travail directe selon Ricardo), il faut voir que d'autres personnes ont passé du temps pour extraires les matières première (couper le bois, le dépecer etc) et les outils (forger le marteau etc) et qu'on appelle travail indirecte. C'est décomposable à l'infini, ou plutôt, grâce à la division du travail, jusqu'en début de chaîne de production.
Partant de là, tout cout de production revient à additionner du temps de travail qui a amené à la réalisation complète du lit du début à la fin de la chaîne. Si l'ont admet que tout travail mérite salaire et que celui-ci doit être au moins équivalent à ce qui lui sert pour vivre (s'habiller, se loger, nourrir sa famille, se soigner etc) alors dans ces condition on arrive à un système de production qui permet à tous ses acteurs de vivre décemment. De fil en aiguille on se rend compte qu'il faut déterminer combien il est nécessaire pour vivre et donc trouver le salaire horaire nécessaire à chacun pour que le lit rapporte suffisament en faisant vivre tout le monde. Bien sûr intervient les machines à produire en masse par exemple pour avoir un cout diminué du prix du lit sans pour autant léser tous les travailleurs de la chaîne. On arrive au final à avoir un tarif qui permet au système de tenir.


C'est à dire que si moi, avec mes capacités manuelles limitées, je met 1 an pour faire un lit, alors qu'un litier professionnel met 1 jour, je gagnerai autant que lui ?
Tes ouvriers ne risquent pas de produire grand chose.


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Signature des messages
n°27320934
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-08-2011 à 07:40:23  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Uniquement dans un bouquin d'Asimov. En pratique c'est la pire : il est impossible de gérer assez finement les besoins et la production des milliards d'agents économiques. Par ailleurs on ne peut pas deviner les désirs en envies de chaque être humain en temps réel - au mieux on peut faire des modèles statistiques mais ce sont des approximations, donc c'est non-optimal. Par ailleurs la planification suppose un immense et coûteux réseau d'information et de commande, système dont on n'a pas besoin dans une économie de marché (le prix EST une information, et la commande se fait de façon décentralisée)
 
L'échec des régimes collectivistes ce n'est pas seulement l'échec d'un système humain et politique, c'est aussi l'échec de la planification : les grattes papier du bureau central, même en supposant qu'ils soient compétents incorruptibles et motivés, n'ont nullement la capacité d'estimer que Irina Kaparov voudra du champoing parfumé aux airelles samedi prochain en faisant ses courses. Même en leur collant des ordinateurs dernier cris, la masse d'information à collecter et à traiter est bien trop considérable.


 
C'est là qu'entre en considération plusieurs facteurs : la révolution informatique qui a ouvert justement la voie à la mise en place d'un réseau informatisé qui peut palier à ce problème et ce de manière totalement décentralisé. C'était en effet un des points que n'arrivaient pas à résoudre les russes avec leur système : comment pour que le système économique "ressente" les besoins ? C'est désormais possible grâce aux technologies de l'information (malheureusement j'ai perdu le lien vers l'article wikipedia du système, promis je le cherche :o ). Avec un tel système on peut mesurer les déboucher économiques et inciter les acteurs économiques à conquérir le marché.  
L'autre facteur c'est que le système économique n'est pas mis entre les mains seuls de l'Etat. Lui donne les directives et impulsions pour les grands travaux et décisions importantes de régulations économiques, pour le reste on fait appelle aux petits entrepreneurs et coopératives (pour les moyennes et grosses structures) qui forment la base économique sur laquel s'assied l'Etat. Ces agents économiques seront guidé par l'appât du gain mais trop petit pour porter préjudice (les entrepreneurs) ou avec obligation de transparence pour les plus grosses. L'initiative économique n'a rien de contradictoire avec une économie socialisé, au contraire ce sont les travailleurs qui se regroupent entre eux pour former des structures de production que l'on peut laisser glisser vers l'appât du gain mais avec primauté des conseils sur les décisions. Reste à inventer le statue de tel structures si elles n'existes pas déjà (c'est un faux problème à mon avis).
 
Edit : Pour le prix comme vecteur d'information, euh comme le prix comme dit auparavant est totalement vicié, ce n'est pas avec ce type d'information vicié lui aussi qu'on maîtrise un développement économique :/

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Message édité par Sire Jeans le 03-08-2011 à 07:49:08

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n°27320940
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-08-2011 à 07:45:13  profilanswer
 

VictorVVV a écrit :


C'est à dire que si moi, avec mes capacités manuelles limitées, je met 1 an pour faire un lit, alors qu'un litier professionnel met 1 jour, je gagnerai autant que lui ?
Tes ouvriers ne risquent pas de produire grand chose.


 
Non tu devras te contenter du revenu d'existence minimal comme tout feignant qui aura droit de vivre malgré sa paresse dans un tel système, en revanche tu sera remplacé par autre travailleurs qui gagnera plus que toi comme dans ce bon vieux système capitaliste ;) (ptete pas autant mais suffisament pour qu'il puisse se payer autre chose que le minimum). Mais t'inquiète pas, comme tu seras dans un monde socialisé tu aura accès à plus de choses que si tu étais exclue dans ce monde là.


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n°27321060
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-08-2011 à 08:32:21  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :

C'est là qu'entre en considération plusieurs facteurs : la révolution informatique qui a ouvert justement la voie à la mise en place d'un réseau informatisé qui peut palier à ce problème et ce de manière totalement décentralisé.


L'informatique progresse mais là on a affaire à 7 Mds d'être humains, probablement plus d'1 Mds d'entreprises (tout compris), des trillions de produits qui s'échangent, se produisent et se consomment en permanence, plus les facteurs externes (modes, facteurs climatiques, etc.). Et on butte toujours sur la lecture des pensées (parce qu'aucun ordinateur ne va savoir ce que je vais décider de manger ce soir)

 
Citation :

L'autre facteur c'est que le système économique n'est pas mis entre les mains seuls de l'Etat. Lui donne les directives et impulsions pour les grands travaux et décisions importantes de régulations économiques, pour le reste on fait appelle aux petits entrepreneurs et coopératives (pour les moyennes et grosses structures) qui forment la base économique sur laquel s'assied l'Etat.


OK mais alors c'est plus vraiment de la planification, ou bien uniquement dans le sens du "plan" français (on fixe des grands axes, on oriente le secteur public et on incite le privé par subventions/taxations). Et laisser même aux petits l'appât du gain suppose une flexibilité des prix, une liberté de s'approvisionner et de vendre, etc. bref des éléments typiquement pas compatible avec un système planifié.

 
Citation :

Edit : Pour le prix comme vecteur d'information, euh comme le prix comme dit auparavant est totalement vicié, ce n'est pas avec ce type d'information vicié lui aussi qu'on maîtrise un développement économique :/


Au contraire c'est une information extrêmement pointue, en lisant le menu du resto tu est indirectement informé par les prix :
* de la rareté et du luxe du local
* de la rareté et de l'expertise de la main d'oeuvre
* de la rareté des ingrédients (le homard est plus cher que le poulet)
* de la taille des portions (les plus pour 2 plus chers que pour 1)

 

Tout ça juste avec un unique chiffre. C'est remarquable d'un point de vue scientifique d'arriver à synthétiser autant d'informations en une seule, avec une telle précision.


Message édité par Betcour le 03-08-2011 à 08:32:44

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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27321113
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 03-08-2011 à 08:46:38  profilanswer
 

Non mais c'est Big Brother là, faut pas déconner [:mlc]


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Horse_man
n°27321158
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-08-2011 à 08:55:06  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Non mais c'est Big Brother là, faut pas déconner [:mlc]

 

Un Big Brother qui permet à l'humanité de se développer dans les normes en satisfaisant tout le monde, qui me laisse mes aspirations, mes sentiments et mon cerveaux tranquille moi j'approuve. :jap:

 

Bon je vais quand même dodo on reprendra après la discussion fort passionnante :hello:

Message cité 1 fois
Message édité par Sire Jeans le 03-08-2011 à 08:55:39

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( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°27321172
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 03-08-2011 à 08:57:43  profilanswer
 

Ma vie je la prends en main, je la délègue pas, ou alors par choix consentant.


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Horse_man
n°27321287
markesz
Destination danger
Posté le 03-08-2011 à 09:19:42  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :


 
Un Big Brother qui permet à l'humanité de se développer dans les normes en satisfaisant tout le monde, qui me laisse mes aspirations, mes sentiments et mon cerveaux tranquille moi j'approuve. :jap:
 
Bon je vais quand même dodo on reprendra après la discussion fort passionnante :hello:


 
C'est ça, continues de rêver.  :D  


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Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°27321634
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 03-08-2011 à 10:04:23  profilanswer
 

OK, donc valeur objectif = valeur travail.
Dans ce cas, je connais et personnellement je n'adhère pas à une théorie qui va dire qu'un gateau au caca vaut autant qu'un gateau au chocolat, du moment que le travail nécessaire pour le confectionner est le même...


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27321658
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 03-08-2011 à 10:06:55  profilanswer
 

maponos a écrit :

La seule chose qui cloche dans notre société actuelle c'est l'absence de protectionnisme. Qui nous pousse sous l'effet de la concurrence à nous calquer sur le modèle chinois. La même absence de protectionnisme et de préférence locale qui est le grand drame du continent africain.
 
Je pense qu'on peut très bien faire un politique libéral local, tout en contrôlant les échanges avec l'étranger. Selon moi ce serait mieux pour tout le monde.


 
http://bastiat.org/fr/petition.html
 

Citation :

Pétition
 
des fabricants de chandelles, bougies, lampes, chandeliers, réverbères, mouchettes, éteignoirs, et des producteurs de suif, huile, résine, alcool, et généralement de tout ce qui concerne l'éclairage
 
À MM. les Membres de la Chambre des Députés
 
« Messieurs, »
 
« Vous êtes dans la bonne voie. Vous repoussez les théories abstraites; l'abondance, le bon marché vous touchent peu. Vous vous préoccupez surtout du sort du producteur. Vous le voulez affranchir de la concurrence extérieure, en un mot, vous voulez réserver le marché national au travail national. »
 
« Nous venons vous offrir une admirable occasion d'appliquer votre... comment dirons-nous? votre théorie? non, rien n'est plus trompeur que la théorie; votre doctrine? votre système? votre principe? mais vous n'aimez pas les doctrines, vous avez horreur des systèmes, et, quant aux principes, vous déclarez qu'il n'y en a pas en économie sociale; nous dirons donc votre pratique, votre pratique sans théorie et sans principe. »
 
« Nous subissons l'intolérable concurrence d'un rival étranger placé, à ce qu'il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux nôtres, pour la production de la lumière, qu'il en inonde notre marché national à un prix fabuleusement réduit; car, aussitôt qu'il se montre, notre vente cesse, tous les consommateurs s'adressent à lui, et une branche d'industrie française, dont les ramifications sont innombrables, est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète. Ce rival, qui n'est autre que le soleil, nous fait une guerre si acharnée, que nous soupçonnons qu'il nous est suscité par la perfide Albion (bonne diplomatie par le temps qui court!), d'autant qu'il a pour cette île orgueilleuse des ménagements dont il se dispense envers nous. »
 
« Nous demandons qu'il vous plaise de faire une loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets, rideaux, vasistas, œils-de-bœuf, stores, en un mot, de toutes ouvertures, trous, fentes et fissures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d'avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner aujourd'hui à une lutte si inégale. »
 
« Veuillez, Messieurs les députés, ne pas prendre notre demande pour une satire, et ne la repoussez pas du moins sans écouter les raisons que nous avons à faire valoir à l'appui. »
 
« Et d'abord, si vous fermez, autant que possible, tout accès à la lumière naturelle, si vous créez ainsi le besoin de lumière artificielle, quelle est en France l'industrie qui, de proche en proche, ne sera pas encouragée? »
 
« S'il se consomme plus de suif, il faudra plus de bœufs et de moutons, et, par suite, on verra se multiplier les prairies artificielles, la viande, la laine, le cuir, et surtout les engrais, cette base de toute richesse agricole. »
 
« S'il se consomme plus d'huile, on verra s'étendre la culture du pavot, de l'olivier, du colza. Ces plantes riches et épuisantes viendront à propos mettre à profit cette fertilité que l'élevage des bestiaux aura communiquée à notre territoire. »
 
« Nos landes se couvriront d'arbres résineux. De nombreux essaims d'abeilles recueilleront sur nos montagnes des trésors parfumés qui s'évaporent aujourd'hui sans utilité, comme les fleurs d'où ils émanent. Il n'est donc pas une branche d'agriculture qui ne prenne un grand développement. »
 
« Il en est de même de la navigation: des milliers de vaisseaux iront à la pêche de la baleine, et dans peu de temps nous aurons une marine capable de soutenir l'honneur de la France et de répondre à la patriotique susceptibilité des pétitionnaires soussignés, marchands de chandelles, etc. »
 
« Mais que dirons-nous de l'article Paris? Voyez d'ici les dorures, les bronzes, les cristaux en chandeliers, en lampes, en lustres, en candélabres, briller dans de spacieux magasins, auprès desquels ceux d'aujourd'hui ne sont que des boutiques. »
 
« Il n'est pas jusqu'au pauvre résinier, au sommet de sa dune, ou au triste mineur, au fond de sa noire galerie, qui ne voie augmenter son salaire et son bien-être. »
 
« Veuillez y réfléchir, Messieurs; et vous resterez convaincus qu'il n'est peut-être pas un Français, depuis l'opulent actionnaire d'Anzin jusqu'au plus humble débitant d'allumettes, dont le succès de notre demande n'améliore la condition. »
 
« Nous prévoyons vos objections, Messieurs; mais vous ne nous en opposerez pas une seule que vous n'alliez la ramasser dans les livres usés des partisans de la liberté commerciale. Nous osons vous mettre au défi de prononcer un mot contre nous qui ne se retourne à l'instant contre vous-mêmes et contre le principe qui dirige toute votre politique. »
 
« Nous direz-vous que, si nous gagnons à cette protection, la France n'y gagnera point, parce que le consommateur en fera les frais? »
 
« Nous vous répondrons: »
 
« Vous n'avez plus le droit d'invoquer les intérêts du consommateur. Quand il s'est trouvé aux prises avec le producteur, en toutes circonstances vous l'avez sacrifié. - Vous l'avez fait pour encourager le travail, pour accroître le domaine du travail. Par le même motif, vous devez le faire encore. »
 
« Vous avez été vous-mêmes au-devant de l'objection. Lorsqu'on vous disait: le consommateur est intéressé à la libre introduction du fer, de la houille, du sésame, du froment, des tissus. - Oui, disiez-vous, mais le producteur est intéressé à leur exclusion. - Eh bien! si les consommateurs sont intéressés à l'admission de la lumière naturelle, les producteurs le sont à son interdiction. »
 
« Mais, disiez-vous encore, le producteur et le consommateur ne font qu'un. Si le fabricant gagne par la protection, il fera gagner l'agriculteur. Si l'agriculture prospère, elle ouvrira des débouchés aux fabriques. - Eh bien! si vous nous conférez le monopole de l'éclairage pendant le jour, d'abord nous achèterons beaucoup de suifs, de charbons, d'huiles, de résines, de cire, d'alcool, d'argent, de fer, de bronzes, de cristaux, pour alimenter notre industrie, et, de plus, nous et nos nombreux fournisseurs, devenus riches, nous consommerons beaucoup et répandrons l'aisance dans toutes les branches du travail national. »
 
« Direz-vous que la lumière du soleil est un don gratuit, et que repousser des dons gratuits, ce serait repousser la richesse même sous prétexte d'encourager les moyens de l'acquérir? »
 
« Mais prenez garde que vous portez la mort dans le cœur de votre politique; prenez garde que jusqu'ici vous avez toujours repoussé le produit étranger parce qu'il se rapproche du don gratuit, et d'autant plus qu'il se rapproche du don gratuit. Pour obtempérer aux exigences des autres monopoleurs, vous n'aviez qu'un demi-motif; pour accueillir notre demande, vous avez un motif complet, et nous repousser précisément en vous fondant sur ce que nous sommes plus fondés que les autres, ce serait poser l'équation: + x + = -; en d'autres termes, ce serait entasser absurdité sur absurdité. »
 
« Le travail et la nature concourent en proportions diverses, selon les pays et les climats, à la création d'un produit. La part qu'y met la nature est toujours gratuite; c'est la part du travail qui en fait la valeur et se paie. »
 
« Si une orange de Lisbonne se vend à moitié prix d'une orange de Paris, c'est qu'une chaleur naturelle et par conséquent gratuite fait pour l'une ce que l'autre doit à une chaleur artificielle et partant coûteuse. »
 
« Donc, quand une orange nous arrive de Portugal, on peut dire qu'elle nous est donnée moitié gratuitement, moitié à titre onéreux, ou, en d'autres termes, à moitié prix relativement à celle de Paris. »
 
« Or, c'est précisément de cette demi-gratuité (pardon du mot) que vous arguez pour l'exclure. Vous dites: Comment le travail national pourrait-il soutenir la concurrence du travail étranger quand celui-là a tout à faire, et que celui-ci n'a à accomplir que la moitié de la besogne, le soleil se chargeant du reste? - Mais si la demi-gratuité vous détermine à repousser la concurrence, comment la gratuité entière vous porterait-elle à admettre la concurrence? Ou vous n'êtes pas logiciens, ou vous devez, repoussant la demi-gratuité comme nuisible à notre travail national, repousser a fortiori et avec deux fois plus de zèle la gratuité entière. »
 
« Encore une fois, quand un produit, houille, fer, froment ou tissu, nous vient du dehors et que nous pouvons l'acquérir avec moins de travail que si nous le faisions nous-mêmes, la différence est un don gratuit qui nous est conféré. Ce don est plus ou moins considérable, selon que la différence est plus ou moins grande. Il est du quart, de moitié, des trois quarts de la valeur du produit, si l'étranger ne nous demande que les trois quarts, la moitié, le quart du paiement. Il est aussi complet qu'il puisse l'être, quand le donateur, comme fait le soleil pour la lumière, ne nous demande rien. La question, et nous la posons formellement, est de savoir si vous voulez pour la France le bénéfice de la consommation gratuite ou les prétendus avantages de la production onéreuse. Choisissez, mais soyez logiques; car, tant que vous repousserez, comme vous le faites, la houille, le fer, le froment, les tissus étrangers, en proportion de ce que leur prix se rapproche de zéro, quelle inconséquence ne serait-ce pas d'admettre la lumière du soleil, dont le prix est à zéro, pendant toute la journée? »



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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27321806
korrigan73
Membré
Posté le 03-08-2011 à 10:19:51  profilanswer
 

mais qu'est ce qu'il est debile ce bastiat :/
le dernier paragraphe est a mourir de rire.
a croire qu'on doit considerer la difference de prix entre un produit made in china et fabriqué en france comme un don de la nature style la lumiere solaire...
ce mec est un malade mental :/


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El predicator du topic foot
n°27321911
maponos
Posté le 03-08-2011 à 10:29:26  profilanswer
 

Argument relativement valable pour l'orange, mais n'ayant plus aucun sens considérant des produits fabriqués de A à Z par l'homme. A moins qu'il y ai une loi naturelle qui expliquerai que le Chinois est moins cher que l'Occidentale. Dû à une nature biologique différente.
 
Avec ce genre d'argument on en vient à légitimé le travail d'esclave, puisque étant un don de la nature. Et puis si ça se passe loin de chez nous et que ce n'est pas visible, c'est encore mieux, allons-y gaiement. Je pense notamment à l'exploitation de certains gisement en Afrique assez douteux.
 
Il ne peut y avoir libre échange acceptable entre sociétés éthiquement différentes. Moi je dirais que la gratuité relative du produit étranger est une fausse gratuité et n'est que le non respect un peu plus loin de chez nous des droits de l'homme. Ce qui est à la base assez incompatible avec l'idéologie libérale.
 
Je vous rappel qu'en occident on a eu les droits de l'homme (ou du moins l'idéologie libérale) avant le développement industriel. De croire qu'amener le développement industriel à l'étranger va systématiquement amener les droits de l'homme c'est se foutre le doigt dans l’œil jusqu'au coude.


Message édité par maponos le 03-08-2011 à 10:40:08
n°27322113
helicon2
Posté le 03-08-2011 à 10:44:40  profilanswer
 

Trudok a écrit :

Si j'achète quelque chose, c'est forcément qu'il a un usage quelconque.  La valeur d'échange est forcément corrélée à la valeur d'usage. Personne ne vas échanger un caillou contre une pépite d'or, même si le travail nécessaire pour trouver les deux a été le même


 
Tu mets autant de temps à trouver un caillou qu'une pépite d'or toi ? Parce que moi, je trouve très rapidement plein de cailloux mais j'ai jamais trouvé très rapidement (même très lentement d'ailleurs) des pépites d'or...
 

n°27322117
Terminatux
Communiste
Posté le 03-08-2011 à 10:44:53  profilanswer
 

Wotton a écrit :

La Richesse des Nations est un mauvais exemple, ce n'est pas une oeuvre libérale

 

Accroches-toi bien : même Keynes est un auteur libéral.

 
Wotton a écrit :

Et oui la Richesse des Nations est abordable mais c'est parce que la théorie économique en est à ses débuts... Et puis dire que Rothbard c'est de la vulgarisation, je t'ai donné un nom t'as même pas eu la décence de regarder qui il était sur Wiki non non...

 

Je ne t'ai pas dit que c'était de la vulgarisation. :pfff:
Mais An Austrian Perspective on The History of economics semble être fort logiquement un livre d'histoire économique et non une « grande œuvre libérale ».

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 03-08-2011 à 10:45:08
n°27322152
helicon2
Posté le 03-08-2011 à 10:47:50  profilanswer
 

maponos a écrit :

Je pense qu'on peut très bien faire un politique libéral local, tout en contrôlant les échanges avec l'étranger. Selon moi ce serait mieux pour tout le monde.


 
On t'a reconnu Henri Sterdyniak !  :o  
 
http://atterres.org/?q=node/1&page=9
 

Citation :

Mesure n°16 : remettre en cause la libre circulation des capitaux et des marchandises entre l’Union européenne et le reste du monde, en négociant des accords multilatéraux ou bilatéraux si nécessaire


n°27322153
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 03-08-2011 à 10:47:52  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :

mais qu'est ce qu'il est debile ce bastiat :/
le dernier paragraphe est a mourir de rire.
a croire qu'on doit considerer la difference de prix entre un produit made in china et fabriqué en france comme un don de la nature style la lumiere solaire...
ce mec est un malade mental :/


 
Et pourtant c'est vrai.
Ce qu'on voit, c'est que le protectionisme fait les affaires d'une petite corporation.
Ce qu'on ne voit pas, c'est que le protectionisme est un cout artificiel pour le plus grand nombre.
 
Si quelquechose est effectivement produit pour moins cher à l'étranger, que ce soit une orange ou une voiture, alors où a tous à gagner à en profiter. Ca nous permet au passage, d'utiliser l'argent économiser pour autre chose. Alors que de taxer abusivement cette orange ou cette voiture étrangère, ça ne fera les affaires que de quelques personnes. (qui militent pour plus de protectionisme bien évidemment).
 
Enfin, d'un point de vue empirique, la fermeture des frontières et la montée du protectionisme dans le monde est toujours très négatif pour l'économie mondiale...
 


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27322180
Profil sup​primé
Posté le 03-08-2011 à 10:49:46  answer
 

n0name a écrit :


 
Et pourtant c'est vrai.
Ce qu'on voit, c'est que le protectionisme fait les affaires d'une petite corporation.
 


Tandis que le libéralisme profite à tout le monde partout [:implosion du tibia]

n°27322182
maponos
Posté le 03-08-2011 à 10:49:51  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Et pourtant c'est vrai.
Ce qu'on voit, c'est que le protectionisme fait les affaires d'une petite corporation.
Ce qu'on ne voit pas, c'est que le protectionisme est un cout artificiel pour le plus grand nombre.
 
Si quelquechose est effectivement produit pour moins cher à l'étranger, que ce soit une orange ou une voiture, alors où a tous à gagner à en profiter. Ca nous permet au passage, d'utiliser l'argent économiser pour autre chose. Alors que de taxer abusivement cette orange ou cette voiture étrangère, ça ne fera les affaires que de quelques personnes. (qui militent pour plus de protectionisme bien évidemment).
 
Enfin, d'un point de vue empirique, la fermeture des frontières et la montée du protectionisme dans le monde est toujours très négatif pour l'économie mondiale...
 


 
Tu ne te places que du point de vue du rentier consommateur là.


Message édité par maponos le 03-08-2011 à 10:50:26
n°27322209
korrigan73
Membré
Posté le 03-08-2011 à 10:51:15  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Et pourtant c'est vrai.
Ce qu'on voit, c'est que le protectionisme fait les affaires d'une petite corporation.
Ce qu'on ne voit pas, c'est que le protectionisme est un cout artificiel pour le plus grand nombre.
 
Si quelquechose est effectivement produit pour moins cher à l'étranger, que ce soit une orange ou une voiture, alors où a tous à gagner à en profiter. Ca nous permet au passage, d'utiliser l'argent économiser pour autre chose. Alors que de taxer abusivement cette orange ou cette voiture étrangère, ça ne fera les affaires que de quelques personnes. (qui militent pour plus de protectionisme bien évidemment).
 
Enfin, d'un point de vue empirique, la fermeture des frontières et la montée du protectionisme dans le monde est toujours très négatif pour l'économie mondiale...
 


bizarrement, tous les pays ayant un fort taux de developpement de leur sacro saint PIB actuellement, sont des pays qui usent bcp du protectionnisme...
et ceux ayant largement ouvert leur frontieres, sont au plus bas...
et ne me sort pas l'exemple d'un petit pays qui a 4 habitants pour me prouver le contraire...
enfin, je maintien qu'il faut etre une triple buse pour affirmer qu'importer tous les produits moins cher a l'etranger conduit vers la ruine d'un pays.
on ne peut maintenir une economie stable et prospere uniquement avec des coiffeurs et des boulangers...


---------------
El predicator du topic foot
n°27322248
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 03-08-2011 à 10:53:31  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


bizarrement, tous les pays ayant un fort taux de developpement de leur sacro saint PIB actuellement, sont des pays qui usent bcp du protectionnisme...
et ceux ayant largement ouvert leur frontieres, sont au plus bas...
et ne me sort pas l'exemple d'un petit pays qui a 4 habitants pour me prouver le contraire...
enfin, je maintien qu'il faut etre une triple buse pour affirmer qu'importer tous les produits moins cher a l'etranger conduit vers la ruine d'un pays.
on ne peut maintenir une economie stable et prospere uniquement avec des coiffeurs et des boulangers...


 
Le PIB est un indicateur imparfait. Si tu payes des gens à creuser des trous, tu augmente ton PIB. Si les gens achètent des voitures moins cher ailleurs, ils peuvent utiliser leur argent pour autre chose (service, etc.). Enfin, le coût du protectionisme est répercuté de partout via les charges et les impots. Bref, tu augmente ton PIB, mais t'acheter une voiture est 40% plus cher que chez le voisin. Génial l'augmentation de ton PIB....


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27322249
maponos
Posté le 03-08-2011 à 10:53:37  profilanswer
 

En faite il y a un hic que je ne m'explique pas dans la théorie. La théorie étant forcément toujours parfaite, elle parait belle et limpide. Mais comment se fait-il qu'il existe des pays sans allocations chômages possédant un taux de chômage significatif (bien que très inférieur au notre). Selon la théorie, sans allocation chômage, il n'y a pas de chômage, les gens étant obligé de travailler pour subvenir à leur besoin, dans ce cas comment expliquer la misère ?
Selon la théorie la misère ne peut pas exister, hors la pratique montre qu'elle existe.

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Message édité par maponos le 03-08-2011 à 10:54:41
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