Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
2200 connectés 

 


La crise actuelle sera...




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter
Les invités peuvent voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  2924  2925  2926  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976
Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26999685
Terminatux
Communiste
Posté le 03-07-2011 à 18:29:33  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

limonaire a écrit :

Ce manque d'infos joue un peu, notamment pour les petites entreprises. Mais pour la grande entreprise qui doit lever des capitaux, la coop et son principe "un homme un voix" n'est pas la structure plus adaptée.


 
On pourrait aussi dire que la démocratie n'est pas adapté à l'échelle d'un pays comme la France.
Toutes les structures n'ont pas la même organisation, ça n'en fait pas un argument contre les coopératives.

mood
Publicité
Posté le 03-07-2011 à 18:29:33  profilanswer
 

n°26999716
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-07-2011 à 18:34:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Que ça ne te dérange pas est une chose. Mais comme nous sommes tous différents, il y en a que ça va déranger.  


 
FAudra peut être qu'un jour tu comprennes que tout les désirs individuels ne sont pas bon à réaliser, que pour certains ce sont même des caprices, et qu'ils doivent donc être réfréné par la société.  :sarcastic:
 
Sinon j'appuie tes propos sur le rapprochement entre le manifeste et le programme du Front de Gauche. C'est un programme marxiste par essence, il y a de nombreux point en commun certe mais il y a quand même des différences pratiques qui ne le rende pas aussi violent. Tu remarquera que les propositions les plus aggressives n'y sont pas et n'y seront jamais parce qu'on est pas des bêtes sauvages comme l'était Staline d'une part, d'autre part on sait reconnaître ce qui n'a pas marché ou va à l'encontre de principes moraux essentiels :o


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°26999728
LooSHA
D'abord !
Posté le 03-07-2011 à 18:35:03  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Ce manque d'infos joue un peu, notamment pour les petites entreprises. Mais pour la grande entreprise qui doit lever des capitaux, la coop et son principe "un homme un voix" n'est pas la structure plus adaptée.


C'est vrai que le rapprochement entreprise et démocratie, ça fait loler.
 
A quelques exceptions près >> http://en.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Semler


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°26999753
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-07-2011 à 18:37:23  profilanswer
 

radioactif a écrit :

La défense des coopératives me fait un peu sourire. Ce n'et en rien un gage d'éthique. Ces coopératives peuvent avoir des filiales hors statut, parfois employer des fusibles hors statut, répartir le capital social comme bon leur semble... Pour au final arriver à un système quasiment équivalent à l'actionnariat salarié.
 
Sans compter les assurances mutualistes, avec des taux de réponses/Délégation de vote ridicules. LE seul "avantage" passé une certaine taille est de mettre l'entreprise hors des levées de fonds non-bancaires, mais c'est tout...


 
Il y a des règles à ce niveau :o
 

Citation :

Les bénéfices de la Scop sont répartis en trois parts :
 

  •    La part "réserve" est attribuée à un fonds de développement pour assurer la pérennité de la Scop puisque celle-ci n'a pas le droit de faire appel à des capitaux extérieurs. La loi impose que cette part ne peut être inférieure à 16 % (en pratique 43 %).
  •    La part "capital" (au maximum 33 %) peut être attribuée aux associés sous forme d'intérêts versés sur un compte bloqué. Le taux ne peut excéder le rendement moyen des obligations pendant la première moitié de l'exercice écoulé.
  •    La part "travail" est distribuée sous forme de participation, qu'ils soient associés ou non, et ne peut pas être inférieur à 25 % des bénéfices. Il atteint souvent 43 %.




---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°26999833
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-07-2011 à 18:48:12  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
On pourrait aussi dire que la démocratie n'est pas adapté à l'échelle d'un pays comme la France.
Toutes les structures n'ont pas la même organisation, ça n'en fait pas un argument contre les coopératives.


 
Dans l'aéronautique, il n'y a de la place que pour deux constructeurs dans le monde. Ils doivent lever des milliards de capitaux, apportés par des actionnaires. Penses-tu que ces actionnaires accepteraient d'apporter des capitaux, si c'est pour partager le pouvoir avec des milliers de salariés qui n'ont apporté aucun capital? par exemple, les salariés se voteraient des augmentations de salaires au détriment des dividendes ?
 
 Tu me diras : il existe de nombreux petits porteurs dans les SA qui n'ont qu'un droit de vote virtuel, se contentant du dividende. C'est vrai. Mais dans toute SA il y des actionnaires de référence qui ont apporté 10, 20 ou 30% du capital, çàd des millions d'euros : ces actionnaires refusent de partager le pouvoir, çàd le sort du capital apporté, avec des salariés qui n'ont pas apporté de fonds.
 
On voit par là que la coop n'est adaptée qu'à des entreprises peu capitalistiques, de même que la démocratie directe ne peut concerner vraiment que de petites collectivités (cantons suisses par exemple).

n°26999861
Terminatux
Communiste
Posté le 03-07-2011 à 18:51:28  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Dans l'aéronautique, il n'y a de la place que pour deux constructeurs dans le monde. Ils doivent lever des milliards de capitaux, apportés par des actionnaires. Penses-tu que ces actionnaires


 
Je me suis arrêté là. :o  
Actionnaires, coopératives : je te laisse trouver où est le problème.

n°26999884
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-07-2011 à 18:54:23  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :


 
FAudra peut être qu'un jour tu comprennes que tout les désirs individuels ne sont pas bon à réaliser, que pour certains ce sont même des caprices, et qu'ils doivent donc être réfréné par la société.  :sarcastic:
 
Sinon j'appuie tes propos sur le rapprochement entre le manifeste et le programme du Front de Gauche. C'est un programme marxiste par essence, il y a de nombreux point en commun certe mais il y a quand même des différences pratiques qui ne le rende pas aussi violent. Tu remarquera que les propositions les plus aggressives n'y sont pas et n'y seront jamais parce qu'on est pas des bêtes sauvages comme l'était Staline d'une part, d'autre part on sait reconnaître ce qui n'a pas marché ou va à l'encontre de principes moraux essentiels :o


 
1) Sur la démesure ou l'obscénité des désirs de certains : c'est sans doute vrai. mais où fixer la limite ?  
 
2) D'accord avec toi. Mais cette similitude est frappante. En fait, les gens pensent que le communisme, ou le socialisme, c'est une société radicalement différente de la société d'aujourd'hui. On voit bien en lisant le programme de Marx que par certains côtés on n'en est pas loin ou on en n'a pas été loin (en 1981 par exemple : 70% de taux marginal, nationalisations de toutes les banques et de 9 groupes industriels, iGF...). On pourrait dire que par certains côtés, la France est socialiste, sans qu'on s'en rende compte.  

n°26999890
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-07-2011 à 18:55:25  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Je me suis arrêté là. :o  
Actionnaires, coopératives : je te laisse trouver où est le problème.


 
Je m'arrête là aussi avec toi. Au revoir (et sans redface)

n°26999914
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 03-07-2011 à 18:59:03  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :

 

Il y a des règles à ce niveau :o

 
Citation :

Les bénéfices de la Scop sont répartis en trois parts :

 
  •    La part "réserve" est attribuée à un fonds de développement pour assurer la pérennité de la Scop puisque celle-ci n'a pas le droit de faire appel à des capitaux extérieurs. La loi impose que cette part ne peut être inférieure à 16 % (en pratique 43 %).
  •    La part "capital" (au maximum 33 %) peut être attribuée aux associés sous forme d'intérêts versés sur un compte bloqué. Le taux ne peut excéder le rendement moyen des obligations pendant la première moitié de l'exercice écoulé.
  •    La part "travail" est distribuée sous forme de participation, qu'ils soient associés ou non, et ne peut pas être inférieur à 25 % des bénéfices. Il atteint souvent 43 %.





Bien sûr qu'il y a des règles, heureusement meme ! Mais la scoop reste une structure capitaliste car se fondant sur la propriété d'une personne morale. Et une scoop peut parfaitement avoir des participations dans des entreprises un peu moins éthiques, cf CA.

 

Ton paragraphe ne parle pas de la répartition initiale du capital :o

Message cité 1 fois
Message édité par radioactif le 03-07-2011 à 18:59:58

---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°26999936
Terminatux
Communiste
Posté le 03-07-2011 à 19:04:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Je m'arrête là aussi avec toi. Au revoir (et sans redface)


 
Si tu ne veux pas voir une erreur grossière de vocabulaire soit, à ta guise. [:spamafote]  
 
Je rappelle pour tout le monde qu'une coopérative n'a pas d'actionnaire mais des salariés associés (qui ont une part de l'entreprise) et éventuellement des salariés non-associés. (ordinaires en quelque sorte)
L'actionnariat fonctionne sur le principe une part sociale = une voix alors que la coopérative fonctionne sur le principe un salarié associé = une voix.

mood
Publicité
Posté le 03-07-2011 à 19:04:14  profilanswer
 

n°27000023
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-07-2011 à 19:15:52  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Dans l'aéronautique, il n'y a de la place que pour deux constructeurs dans le monde. Ils doivent lever des milliards de capitaux, apportés par des actionnaires. Penses-tu que ces actionnaires accepteraient d'apporter des capitaux, si c'est pour partager le pouvoir avec des milliers de salariés qui n'ont apporté aucun capital? par exemple, les salariés se voteraient des augmentations de salaires au détriment des dividendes ?
 
 Tu me diras : il existe de nombreux petits porteurs dans les SA qui n'ont qu'un droit de vote virtuel, se contentant du dividende. C'est vrai. Mais dans toute SA il y des actionnaires de référence qui ont apporté 10, 20 ou 30% du capital, çàd des millions d'euros : ces actionnaires refusent de partager le pouvoir, çàd le sort du capital apporté, avec des salariés qui n'ont pas apporté de fonds.
 
On voit par là que la coop n'est adaptée qu'à des entreprises peu capitalistiques, de même que la démocratie directe ne peut concerner vraiment que de petites collectivités (cantons suisses par exemple).


 
T'es conscient de donner un context particulier là ? C'est le genre de secteur qui a fait appel aux états vu les sommes colossales demandé par ce type d'industrie.
 
Sinon concernant la répartition des Scop et salarié par taille d'entreprise : http://www.les-scop.coop/sites/fr/les-chiffres-cles/

Citation :

La taille moyenne de 20 salariés par Scop cache une forte disparité des situations. Comme pour les autres PME, les plus petites sont les plus nombreuses (plus de 1 170 Scop font moins de 10 salariés), mais ces Scop rassemblent moins de 12 % des effectifs salariés des Scop.
 
A contrario, moins de 9 % des Scop sont des entreprises de 50 salariés et plus et rassemblent plus de 55% des emplois Scop. Les entreprises de 10 à 50 salariés représentent quant à elles un tiers du total des Scop, tant en nombre d’entreprises qu’en emplois. Dans la durée, la part des Scop de 10 à 50 salariés tend à diminuer, avec des emplois relativement plus nombreux dans les Scop les plus petites (moins de 10 salariés) et les plus grandes (plus de 50 salariés).


 
Sachant que  
 

Citation :

A fin 2010

  •    1 959 Scop (dont 117 Scic)
  •    39 107 salariés (hors filiales)


Donc pour résumer ya de grosses entreprises en coop et elle représente une bonne part des travailleurs au sein des scop. C'est possible d'être gros et en coopérative.


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°27000032
Comet
Posté le 03-07-2011 à 19:16:50  profilanswer
 

limonaire a écrit :


1) Sur la démesure ou l'obscénité des désirs de certains : c'est sans doute vrai. mais où fixer la limite ?  


Tu auras autant de limites possibles que d'avis exprimés, je dirais...


---------------
*** ***
n°27000065
LooSHA
D'abord !
Posté le 03-07-2011 à 19:21:48  profilanswer
 

Comet a écrit :


Tu auras autant de limites possibles que d'avis exprimés, je dirais...


Avec une bonne fiscalité anti-riches harmonisée au niveau mondial, ça devrait le faire.


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°27000086
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-07-2011 à 19:24:25  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Sur la démesure ou l'obscénité des désirs de certains : c'est sans doute vrai. mais où fixer la limite ?  
 
2) D'accord avec toi. Mais cette similitude est frappante. En fait, les gens pensent que le communisme, ou le socialisme, c'est une société radicalement différente de la société d'aujourd'hui. On voit bien en lisant le programme de Marx que par certains côtés on n'en est pas loin ou on en n'a pas été loin (en 1981 par exemple : 70% de taux marginal, nationalisations de toutes les banques et de 9 groupes industriels, iGF...). On pourrait dire que par certains côtés, la France est socialiste, sans qu'on s'en rende compte.  


 
1) C'est tout l'intérêt du débat publique. Et c'est une pierre angulaire de la démocratie que d'organiser des conseils pour s'engager dans tel ou tel activité et même de la loi qui fixe les limites tracés par la collectivité sur ce qu'il est possible de faire ou ne pas faire. :)
 
2) C'est pas frappant, la pensée de Marx est une des racines de la pensée de gauche, moi je trouve ça normal quoi [:klemton]
 


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°27000111
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-07-2011 à 19:28:34  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :

 

T'es conscient de donner un context particulier là ? C'est le genre de secteur qui a fait appel aux états vu les sommes colossales demandé par ce type d'industrie.

 

Sinon concernant la répartition des Scop et salarié par taille d'entreprise : http://www.les-scop.coop/sites/fr/les-chiffres-cles/

 


Donc pour résumer ya de grosses entreprises en coop et elle représente une bonne part des travailleurs au sein des scop. C'est possible d'être gros et en coopérative.

 

Merci pour la collecte de chiffres.

 

Ils montrent bien que la coop est en moyenne petite. Et que les grosses coop, il y en a peu. Et quand elles existent, à mon avis, c'est dans des secteurs peu capitalistiques.

 

Mais, vraiment, je n'ai rien contre les scop. Je dis juste que la théorie aussi bien que la pratique montrent que c'est peu adapté à la très grande entreprise capitalistiques, où les individus qui y coopèrent ne se connaissent pas ou peu, et sont hétérogènes dans leurs valeurs, leur projets, leurs ambitions.

 

Voilà ce qu'en dit Lemmenicier :

 

Le contrôle des performances comme des comportements d'opportunisme ou de " tire-au-flanc " devient un problème crucial d'organisation pour la bonne marche de l'entreprise. Il est nécessaire de trouver un mode de contrôle qui économise au mieux les ressources de l'entreprise. On explique souvent par ce biais l'existence d'un mode dominant d'organisation de la firme: le mode capitaliste, par opposition à la firme coopérative ou autogérée, à l'association caritative ou à une administration. L'arrangement contractuel que l'on appelle " capitaliste " réduit plus que d'autres les coûts de contrôle des performances et d'opportunisme qui se développent au sein d'une production en équipe. Par exemple, un contrat salarial est une manière de résoudre le problème posé par le contrôle de l'effort, en préservant les avantages de la coopération et en réduisant les coûts de contrôle comparativement à un arrangement contractuel, dans lequel les droits des uns et des autres seraient mal définis. En effet, le partage des gains de la coopération en parts égales, comme dans un arrangement contractuel de partenariat, offre l'opportunité aux uns et aux autres de compter sur le voisin pour fournir l'effort, tout en bénéficiant des mêmes revenus. C'est le défaut principal de ce type d'associations ou encore de celui des coopératives. Le contrat salarial, en définissant mieux les droits de propriété , en fait en privatisant les profits, coupe court au problème du resquillage.

 

On peut illustrer cet argument par la petite histoire suivante, inspirée par un conte de H. Lepage. Il était une fois deux marins pêcheurs. Le premier, petit et malin, s'appelait Michel, le second, grand et lourdaud, Pierre. Tous les matins, ils prenaient la mer, chacun sur sa barque. L'un et l'autre vivaient, tant bien que mal, des poissons pris dans la journée, qu'ils vendaient chaque soir aux mareyeurs du port. Un jour, Michel vint voir Pierre et lui dit: " Au lieu de pêcher chacun de notre côté, pourquoi ne pas regrouper nos modestes moyens pour acheter un bateau plus gros et plus rapide et travailler ensemble ? En nous associant, nous pourrions aller plus loin, tenir la mer plus longtemps, travailler de nuit. Pendant que l'un pilote, l'autre prépare les lignes et les filets, ce qui permettrait de gagner du temps et donc d'attraper plus de poissons ". " D'accord, répondit Pierre, mais à condition que les profits soient également répartis ". Si tôt dit, si tôt fait: avec le produit de la vente des deux barques, plus un prêt de la banque locale, les deux marins achètent un plus gros bateau. Rapidement, les deux compères constatent que leur association leur permet effectivement de prendre plus de poissons et de mieux gagner leur vie. Tous deux s'en réjouissent. Ils ont créé une firme. La coopération entre Michel et Pierre apporte plus de revenus que séparément. Mais progressivement, un problème apparaît auquel Michel n'avait pas pensé. ce dernier est marié, il a une femme, cinq enfants, plus une belle-mère encore vivante. Il lui faut subvenir aux besoins de tout ce petit monde. Honnête, sobre, protestant pratiquant, conscient de ses responsabilités, c'est un bûcheur. Pierre, le lourdaud, est célibataire; il aime prendre son temps et ne déteste pas la bouteille. Il tient à faire sa sieste quand le soleil est bien haut. Il n'a pas de gros besoins, malgré son poids. A eux deux, les pêcheurs ramènent chaque soir une prise plus importante que la somme de celles dont ils avaient l'habitude lorsqu'ils travaillaient séparément. Mais, en raison du comportement de Pierre, cette prise reste inférieure à celle qu'il pourrait produire si celui-ci était moins fainéant. En fournissant moins d'efforts, Pierre renonce à un revenu plus élevé qu'il sacrifie volontiers à son bien être. Mais, en même temps, il prive Michel d'un revenu qui pourrait être plus important pour lui. Or, pour celui-ci, un tel revenu supplémentaire est vital. Michel houspille et surveille plus étroitement Pierre, qui commence à se plaindre de son compagnon. Ce contrôle empêche Michel de prendre des poissons supplémentaires. Soit Michel surveille Pierre et perd des poissons, soit il ne le surveille pas et Pierre prend moins de poissons. A l'inverse, Pierre se sent obligé de travailler plus qu'il ne le désire et devient de plus en plus insatisfait de cette collaboration. Une mauvaise entente s'installe entre eux parce que les deux partenaires ne partagent pas les mêmes objectifs en matière de profit. Michel, toujours aussi imaginatif, propose alors à Pierre l'arrangement suivant: " Au lieu de se partager les profits de la pêche, je te propose une rémunération fixe, chaque semaine, en contrepartie d'un effort minimum ou d'un niveau de production minimum qui te convient et qui est supérieur à ce que tu pouvais obtenir seul. En revanche, je prends la différence entre les recettes nettes des coûts et de la rémunération fixe que je te verse ". Pierre rentre chez lui, perplexe. Il lui faut du temps pour se pénétrer de cette proposition. Il devra obéir à Michel, mais l'aura moins sur le dos. Par ailleurs, la rémunération est supérieure à ce qu'il pouvait obtenir seul. Il accepte donc cet arrangement. Le profit est né et l'entreprise salariale aussi.


Message édité par limonaire le 03-07-2011 à 19:29:16
n°27000252
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-07-2011 à 19:48:50  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Bien sûr qu'il y a des règles, heureusement meme ! Mais la scoop reste une  structure capitaliste car se fondant sur la propriété d'une personne morale. Et une scoop peut parfaitement avoir des participations dans des entreprises un peu moins éthiques, cf CA.
 
Ton paragraphe ne parle pas de la répartition initiale du capital :o


 
Mais pas du tout :non:
Il faut savoir une chose : lorsque le capital est investi dans l'entreprise, que ce soit au départ ou pendant l'activité, le capital RESTE dans l'entreprise quoi qu'il arrive. Exemple : tu es un travailleur qui a emprunté à la banque pour acheter des machines au sein de la scop. Si ça se passe mal, que tu veuille te barrer (ça peut arriver) tu n'a PAS le droit de reprendre ce que tu as investie au départ. Tout est mis en commun, même le capital. C'est ce qui découle du principe de collectivisation des biens et capitaux. Ce principe implique : que les décision qui concernent l'entreprise (à part ton départ) soient prisent en commun d'une part, d'où une organisation démocratique, d'autre part que tout ce qui est investie ou dégagé par la coop soit propriété collective.
De plus contrairement à une structure capitaliste il n'y a pas de patron qui te demande par contrat que tu soumette ta force de travail et toi-même à lui en échange d'un salaire, dans le cadre défini par la loi. Du moins dans une moindre mesure car il peut y avoir soumission des salariés qui ne sont pas associées auprès de ces derniers.


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°27000512
maponos
Posté le 03-07-2011 à 20:22:26  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Sur la démesure ou l'obscénité des désirs de certains : c'est sans doute vrai. mais où fixer la limite ?  
 
2) D'accord avec toi. Mais cette similitude est frappante. En fait, les gens pensent que le communisme, ou le socialisme, c'est une société radicalement différente de la société d'aujourd'hui. On voit bien en lisant le programme de Marx que par certains côtés on n'en est pas loin ou on en n'a pas été loin (en 1981 par exemple : 70% de taux marginal, nationalisations de toutes les banques et de 9 groupes industriels, iGF...). On pourrait dire que par certains côtés, la France est socialiste, sans qu'on s'en rende compte.  


En tout cas le problème du monde actuel est loin d'être la France.

n°27000553
poilagratt​er
Posté le 03-07-2011 à 20:28:49  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Si les actionnaires sont des parasites qui extorquent la plus-value qui devrait revenir aux salariés, pourquoi ces derniers ne travaillent-ils pas "à leur compte", dans des coopératives, où ils pourront décider de l'emploi de cette plus-value ? pourquoi les salariés ne désertent-ils pas les grandes SA pour créer des coopératives ? si la seule richesse, c'est le travail, nul doute doute que ces coopératives ne réussissent... L'apport de fonds est tout trouver : la salarié qui touche 2000 euros se fait extorquer 1000 euros de plus-value par l'actionnaire ? dans une coopérative, le salarié perçoit la totalité du fruit de son travail (3000 euros) et peut donc décider d'investir 1000 pour acheter des machines. L'apport de fonds n'est donc pas une excuse. Alors, pourquoi ces coopératives ne prolifèrent-elles pas ?


Faut déja être à l'aise avec son salaire,
Alors de la à tenter de concurrencer des boites qui ont un gros capital (d'ou outils de prod performants...), on reste donc cantonné à l'artisanat.
 
Par ailleurs, ils vont éventuellement se retrouver avec des concurrents déloyaux sur le plan social. (style pays à bas coûts)
 


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27000575
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 03-07-2011 à 20:31:19  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Faut déja être à l'aise avec son salaire,
Alors de la à tenter de concurrencer des boites qui ont un gros capital (d'ou outils de prod performants...), on reste donc cantonné à l'artisanat.
 
Par ailleurs, ils vont éventuellement se retrouver avec des concurrents déloyaux sur le plan social. (style pays à bas coûts)
 


Je ne suis pas certain qu'une SCoop n'ait pas le droit de sous-traiter sa production...


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27000591
poilagratt​er
Posté le 03-07-2011 à 20:33:53  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


en californie, 0.6% de la population est en prison.
soit plus d'une personne sur 200. c'est enorme...


Et il faut ajouter les exclus du système.  Chômeurs en fin de droits, chômeurs non déclarés qui vivotent de 3 fois rien, SDF, etc.
 
ça fait un paquet.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27000613
poilagratt​er
Posté le 03-07-2011 à 20:36:18  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Je ne suis pas certain qu'une SCoop n'ait pas le droit de sous-traiter sa production...


Ah ben on sort carrément de l'idéal de la scoop dans ce cas!  ça n'a pas de sens.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27000629
korrigan73
Membré
Posté le 03-07-2011 à 20:38:11  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Et il faut ajouter les exclus du système.  Chômeurs en fin de droits, chômeurs non déclarés qui vivotent de 3 fois rien, SDF, etc.
 
ça fait un paquet.


faudrai prendre le nombre de travailleurs declarés.
le nombre de personnes en age de travailler.
et retrancher les etudiants et toutes les personnes inaptes au travail.
 
et voir ce que ca donne...


---------------
El predicator du topic foot
n°27001182
yoyo173
Posté le 03-07-2011 à 21:35:38  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Si les actionnaires sont des parasites qui extorquent la plus-value qui devrait revenir aux salariés, pourquoi ces derniers ne travaillent-ils pas "à leur compte", dans des coopératives, où ils pourront décider de l'emploi de cette plus-value ? pourquoi les salariés ne désertent-ils pas les grandes SA pour créer des coopératives ? si la seule richesse, c'est le travail, nul doute doute que ces coopératives ne réussissent... L'apport de fonds est tout trouver : dans une coopérative, le salarié perçoit la totalité du fruit de son travail (3000 euros) et peut donc décider d'investir 1000 pour acheter des machines. L'apport de fonds n'est donc pas une excuse. Alors, pourquoi ces coopératives ne prolifèrent-elles pas ?


Tu pars du fait que, dans une coopérative, le salarié peu économiser de l'argent afin de .. monter la coopérative, dans laquelle il gagnera l'argent nécessaire afin de monter la coppérative où il pourra économiser de l'argent pour .. . Tu saisis en quoi ton raisonnement (sur ce sujet) est bancale ?
 
Tu fais une démonstration qui n'est valable que pour toi et t'en sert ensuite pour confirmer ton propos. Pas mal.  
Comme ça tu peux tout démontrer, il suffit juste que tu y crois :)
 
Ca ne contredit donc pas l'idée que si il n'y a pas tant de coopérative, c'est peut être parce que ceux qui ont les moyens, et le pouvoir, refusent de les partager .

Message cité 1 fois
Message édité par yoyo173 le 03-07-2011 à 21:43:28
n°27001362
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-07-2011 à 21:51:41  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Tu pars du fait que, dans une coopérative, le salarié peu économiser de l'argent afin de .. monter la coopérative, dans laquelle il gagnera l'argent nécessaire afin de monter la coppérative où il pourra économiser de l'argent pour .. . Tu saisis en quoi ton raisonnement (sur ce sujet) est bancale ?
 
Tu fais une démonstration qui n'est valable que pour toi et t'en sert ensuite pour confirmer ton propos. Pas mal.  
Comme ça tu peux tout démontrer, il suffit juste que tu y crois :)
 
Ca ne contredit donc pas l'idée que si il n'y a pas tant de coopérative, c'est peut être parce que ceux qui ont les moyens, et le pouvoir, refusent de les partager .


 
Et le LBO, c'est pour les chiens ?

n°27001607
poilagratt​er
Posté le 03-07-2011 à 22:14:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et le LBO, c'est pour les chiens ?


Ouais, bien sur...
 
 
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lever [...] 9s_des_LBO    


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27001633
yoyo173
Posté le 03-07-2011 à 22:16:42  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et le LBO, c'est pour les chiens ?


Je suppose que tu parles du Leverage Buy-Out ?
-Alors pour ça, il faut d'abords que la société soit à vendre pour qu'on puisse la racheter (si j'ai bien lu la définition )
- Il faut trouver une banque qui accepte de financer (sachant que le salarié n'a pas de capital )
- Il faut rentrer dans une logique qui n'est pas celle des coopératives ("Au bout de quelques années, la société cible est revendue ou introduite en bourse, ce qui génère souvent de confortables plus-values pour ses actionnaires." )
http://www.lafinancepourtous.com/L [...] y-Out.html
 
Donc, pour répondre à ta question, je ne pense pas que le LBO soit pour les chiens et pas plus pour les salariés voulant monter une coopérative .
 
Mais dis moi plutôt, de ton point de vue, pourquoi il n'y a pas une proportion élevée de coopératives ?

Message cité 1 fois
Message édité par yoyo173 le 03-07-2011 à 22:18:18
n°27001730
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-07-2011 à 22:25:58  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Je suppose que tu parles du Leverage Buy-Out ?
-Alors pour ça, il faut d'abords que la société soit à vendre pour qu'on puisse la racheter (si j'ai bien lu la définition )
- Il faut trouver une banque qui accepte de financer (sachant que le salarié n'a pas de capital )
- Il faut rentrer dans une logique qui n'est pas celle des coopératives ("Au bout de quelques années, la société cible est revendue ou introduite en bourse, ce qui génère souvent de confortables plus-values pour ses actionnaires." )
http://www.lafinancepourtous.com/L [...] y-Out.html
 
Donc, pour répondre à ta question, je ne pense pas que le LBO soit pour les chiens et pas plus pour les salariés voulant monter une coopérative .
 
Mais dis moi plutôt, de ton point de vue, pourquoi il n'y a pas une proportion élevée de coopératives ?


 
Oh, c'est simple :
- ceux qui apportent de l'argent ne veulent pas partager le pouvoir, puisqu'en cas de mauvaise décision prise par l'ensemble des membres de la Scop, seuls eux perdront des billes. C'est un peu : face tu gagnes, pile je perds.
- pour des entreprises d'assez grande taille, impossibilité de lever des capitaux (y compris par LBO) sans passer par des actionnaires qui en échange du risque veulent les dividendes.
- le risque de "tire-au-flanc" (le contrôle) : du coup, la coop n'est pas adaptée à une structure grosse où les gens ne se connaissent pas. Le coût du contrôle y est trop élevé. As-tu lu la fable que j'ai posté sur les deux pêcheurs ?
 
 

n°27002167
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 03-07-2011 à 23:05:34  profilanswer
 

Pour Juncker, la Grèce devra se résoudre à perdre une grande partie de sa souveraineté
 
:love:


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°27002335
Terminatux
Communiste
Posté le 03-07-2011 à 23:18:09  profilanswer
 


 
Pas mal le commentaire sur les salaires grecs quant on sait que la part des salaires dans la valeur active est presque identique en 2010 et en 1999 selon l'OCDE. (organisme crypto-trotskyste?)
http://stats.oecd.org/Index.aspx?lang=fr (Marché du travail > Coûts unitaires de la main d'oeuvre - Indicateurs annuels > Part des revenus du travail dans la valeur ajoutée (ratios) > Secteur : Ensemble de l'économie)
(le secteur doit être selectionné dans la zone au-dessus du tableau)
 
Grèce :  

  • 1999 : 0,644
  • 2010 : 0,643

n°27002832
gsx33
Make France great again
Posté le 04-07-2011 à 00:21:08  profilanswer
 

La faillite,c'est pour quand ?


---------------
Dans la vie,il y a l'air et la chanson  
n°27003043
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 04-07-2011 à 01:18:10  profilanswer
 

 

Ce système parfait existe.
Il a même été applique dans tous l occident de m après guerre au début des 80's.
Et il fonctionnait mieux que bien.

 

Regardez me film "la stratégie du choc"

 

Tout y est expliquée.


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°27003049
Profil sup​primé
Posté le 04-07-2011 à 01:21:52  answer
 

dante2002 a écrit :

 

Ce système parfait existe.
Il a même été applique dans tous l occident de m après guerre au début des 80's.
Et il fonctionnait mieux que bien.

 

Regardez me film "la stratégie du choc"

 

Tout y est expliquée.


Pas besoin de me convaincre sur les bienfait de l'économie mixte :D
C'est elle qui à relevé l'europe complétement exang après la guerre de 40 hein, et en très peu de temps...il ne faut pas l'oublier
Quand on voit les libéraux se toucher sur leurs sois disant réussite à côté ça me fait doucement rigoler :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 04-07-2011 à 01:23:28
n°27003098
yoyo173
Posté le 04-07-2011 à 01:48:37  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oh, c'est simple :
- ceux qui apportent de l'argent ne veulent pas partager le pouvoir, puisqu'en cas de mauvaise décision prise par l'ensemble des membres de la Scop, seuls eux perdront des billes. C'est un peu : face tu gagnes, pile je perds.
- pour des entreprises d'assez grande taille, impossibilité de lever des capitaux (y compris par LBO) sans passer par des actionnaires qui en échange du risque veulent les dividendes.
- le risque de "tire-au-flanc" (le contrôle) : du coup, la coop n'est pas adaptée à une structure grosse où les gens ne se connaissent pas. Le coût du contrôle y est trop élevé. As-tu lu la fable que j'ai posté sur les deux pêcheurs ?
 
 


  Pas lu la fable, mais d'un atre côté, je ne suis pas en permanence sur le forum, désolé.  :jap:  
 
  Perso, en grande partie d'accords, surtout les deux premiers items, mais je pousserai plus loin. Si il n' y a pas suffisamment d'argent accessible à ceux qui voudraient monter une coopérative, c'est peut être parce que les valeurs qui sous-tendent ce fonctionnement sont aussi celles qui empêchent de s'enrichir .  
Prenons les 3 grands OS informatiques, tous ont un géniteur et dans un seul cas celui-ci n'a pas fait fortune, c'est celui qui a pour principe des idées d'égalité et de partage. Ca n'empêche pas linux d'être aussi performant que les autres systèmes.  Il peut faire aussi bien, dans un domaine pourtant fort complexe, tout en connaissant une gestation très coopérative. Mais il rapporte peu, financièrement parlant .
 
Je me permet aussi de remarquer que le fait que l'entreprise ne soit pas gérée de manière commune n'empêche pas pour autant les tire-au-flanc . A contrario, on peu imaginer que si la personne est intégrée aux prises de décisions et qu'ele est intéressée aux résultats de l'entreprise, alors elle aura moins tendance à se la couler douce.
 
  Ma conclusion, j'y reviens, si il n'y a pas de grande ou nombreuses coopératives ce n'est que par un manque d'argent et le fait que ceux qui l'ont ne veulent pas partager . Non pas à cause d'un manque d'efficacité .
 

n°27003241
Betcour
Building better worlds
Posté le 04-07-2011 à 03:20:49  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

Je rappelle pour tout le monde qu'une coopérative n'a pas d'actionnaire mais des salariés associés (qui ont une part de l'entreprise) et éventuellement des salariés non-associés. (ordinaires en quelque sorte)


Les actionnaires sont les salariés, mais ça reste aussi des actionnaires. Si tu veux commencer à pinailler sur le vocabulaire, on peut aussi dire qu'il n'y a pas d'actionnaires dans une SARL mais des associés.
 
Le terme actionnaire désigne de façon générale tout détenteur d'une partie d'entreprise.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27003376
zad38
Posté le 04-07-2011 à 07:53:29  profilanswer
 


Économie mixte selon dante et Dr_lama : les trentes glorieuses à savoir salaire minimum ridicule, 35% de PIB en dépenses publique, pensions de retraites ridicules, prestations sociales ridicules, faible fiscalité sur le capital.
Économie ultra-libérale selon dante et Dr_lama : maintenant à savoir rapport salaire minimum/médian de 2/3, >50% du PIB en dépenses publique, retraites élevées, nombreuses prestations sociales, fiscalité sur le capital élevée, +36% de fonctionnaires depuis 1980, date à laquelle on rentre dans l'ultra-libéralisme satanique (alors que l'emploi total n'a augmenté que de 18%).
Bref, moi ce qui me fait rigoler perso c'est qu'on a beau présenter les chiffres, vous ressortez encore et toujours les même conneries sans honte.

n°27003391
otobox
Posté le 04-07-2011 à 07:59:46  profilanswer
 

Tout ce que tu dis là est une conséquence des 30 glorieuses. Ce n'est pas le libéralisme qui l'a instauré, c'est ce qu'il n'a pas encore réussi à détruire.

n°27003409
zad38
Posté le 04-07-2011 à 08:08:20  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

Pas mal le commentaire sur les salaires grecs quant on sait que la part des salaires dans la valeur active est presque identique en 2010 et en 1999 selon l'OCDE. (organisme crypto-trotskyste?)
http://stats.oecd.org/Index.aspx?lang=fr (Marché du travail > Coûts unitaires de la main d'oeuvre - Indicateurs annuels > Part des revenus du travail dans la valeur ajoutée (ratios) > Secteur : Ensemble de l'économie)
(le secteur doit être selectionné dans la zone au-dessus du tableau)

 

Grèce :

  • 1999 : 0,644
  • 2010 : 0,643

En effet, ça montre du coup que c'est l'ensemble de leur croissance qui s'est bâtie sur du vent (l'endettement public), pas juste les hausses de salaires. C'est d'autant plus grave.
Enfin, ça montre également que contrairement à ce qu'on lit ici ou là le salarié grec a bel et bien profité de cette croissance fantôme, que la dette n'allait pas uniquement dans la poche des rentiers et des riches.

otobox a écrit :

Tout ce que tu dis là est une conséquence des 30 glorieuses. Ce n'est pas le libéralisme qui l'a instauré, c'est ce qu'il n'a pas encore réussi à détruire.


Ca en fait des ratés quand même pour un soit-disant ultra-libéralisme triomphant...


Message édité par zad38 le 04-07-2011 à 08:09:04
n°27004431
Terminatux
Communiste
Posté le 04-07-2011 à 11:07:36  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Les actionnaires sont les salariés, mais ça reste aussi des actionnaires. Si tu veux commencer à pinailler sur le vocabulaire, on peut aussi dire qu'il n'y a pas d'actionnaires dans une SARL mais des associés.
 
Le terme actionnaire désigne de façon générale tout détenteur d'une partie d'entreprise.


 
Un actionnaire est un détenteur d'action et l'actionnariat fonctionne sur le principe une action = une voix.
C'est une logique particulière avec un terme particulier qui s'y rattache. Mélanger les termes c'est semer la confusion.

n°27005409
Betcour
Building better worlds
Posté le 04-07-2011 à 12:53:43  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

Un actionnaire est un détenteur d'action


C'est donc le cas d'un salarié d'une coopérative. Il détient des actions de la coopératives. C'est un actionnaire.
 

Citation :

et l'actionnariat fonctionne sur le principe une action = une voix.


Parfois. Y'a des actions sans droit de vote, des actions à droit de vote préférentiel, etc.
 

Citation :

C'est une logique particulière avec un terme particulier qui s'y rattache. Mélanger les termes c'est semer la confusion.


Je n'ai pas suivi l'échange mais il me semble clair que limonaire utilisait le terme "actionnaire" au sens général (=détenteur d'une partie du capital de l'entreprise), donc après je vois pas trop l'intérêt de discuter du sens juridique exact (auquel cas encore une fois il faudra aussi discutailler des "parts sociales" de certaines formes juridiques d'entreprises)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°27005740
Profil sup​primé
Posté le 04-07-2011 à 13:32:24  answer
 

zad38 a écrit :


Économie mixte selon dante et Dr_lama : les trentes glorieuses à savoir salaire minimum ridicule, 35% de PIB en dépenses publique, pensions de retraites ridicules, prestations sociales ridicules, faible fiscalité sur le capital.
Économie ultra-libérale selon dante et Dr_lama : maintenant à savoir rapport salaire minimum/médian de 2/3, >50% du PIB en dépenses publique, retraites élevées, nombreuses prestations sociales, fiscalité sur le capital élevée, +36% de fonctionnaires depuis 1980, date à laquelle on rentre dans l'ultra-libéralisme satanique (alors que l'emploi total n'a augmenté que de 18%).
Bref, moi ce qui me fait rigoler perso c'est qu'on a beau présenter les chiffres, vous ressortez encore et toujours les même conneries sans honte.


banque , assurance, énergie transport nationalisés, c'est ça une économie mixte.

n°27005838
Betcour
Building better worlds
Posté le 04-07-2011 à 13:42:13  profilanswer
 


Les grandes nationalisations bancaires c'était sous Mitterand, pas les 30 glorieuses. Par contre tu as oublié l'ORTF et la régie Renault  [:kukron]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  2924  2925  2926  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La crise du couple SARKOZY : INFO ou INTOX ?Géopolitique : Face au Pic Pétrolier et la Future Crise Economique
Crise bancaire au Royaume UniJET : Les jeux en direct (relais appel gagnant -)
crise d'angoisseChanger autoradio d'origine (beta) VW POLO
Peut-on acheter ou vendre une voiture sans carte crise?Le modèle social Francais est-il en crise ?
Gratte-ciel et architecture : quel impact de la crise sur les projets? 
Plus de sujets relatifs à : [ECO] Can it run Crises ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)