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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26797703
python
Posté le 14-06-2011 à 01:18:48  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

zad38 a écrit :

Standard & Poor's abaisse la note de la Grèce à CCC
 

Citation :

L'agence de notation Standard & Poor's (S&P) a abaissé lundi 13 juin de trois crans la note de la dette souveraine à long terme de la Grèce, de B à CCC, et l'a assortie d'une perspective négative, jugeant que le pays risque de plus en plus de devoir restructurer sa dette d'une manière que l'agence de notation qualifierait de défaut. Un partage de la charge de la dette avec le privé par le biais d'un échange de titres ou d'une prorogation des échéances serait considéré comme un défaut de facto, explique S&P.
 
La note grecque n'est désormais plus qu'à trois crans du D, la note la plus basse attribuée par S&P. La perspective est négative, signe qu'un nouvel abaissement est attendu d'ici 12 à 18 mois. L'agence précise que ce nouvel abaissement aura sans doute des répercussions sur les notes qu'elle attribue aux quatre principales banques grecques : National Bank of Greece, EFG Eurobank Ergasias, Alpha Bank et Piraeus Bank.
 
Le communiqué de S&P s'est immédiatement traduit par un effacement des gains affichés par l'euro contre le dollar. Quelques instants après l'annonce, l'euro s'échangeait à 1,4357 dollars alors qu'il valait 1,4368 dollars juste avant.


Et mon commentaire préféré [:farpaitement]  

Citation :

Les Grecs, comme les autres européens, ne sont pas responsables de la dette publique. Elle est due au néo-libéralisme, c'est-à-dire à la privatisation, à la confiscation et à la non re-distribution des richesses. Les retraités, les salariés, les commerçants, les agriculteurs, les fonctionnaires, les chômeurs etc. n'ont pas à rembourser les richesses qu'ils ont eux-mêmes créés et que leur ont confisquées les prédateurs financiers.



 
Des milliers de Grecs ont une piscine hors-terre ou une piscine creusée (visibles sur Google earth) et ne paient aucune taxe dessus.  C'est un scandale.  :fou:  
 


Message édité par python le 14-06-2011 à 01:27:32
mood
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Posté le 14-06-2011 à 01:18:48  profilanswer
 

n°26797934
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-06-2011 à 01:57:45  profilanswer
 

Badcow a écrit :

5. Avec une monnaie dévaluée de 80%, le prix des matières premières importées fait x5. La Grèce importe la totalité de son gaz, de son pétrole, et une grande partie de son électricité, le prix net de toutes les énergies pour le consommateur fait minimum x2, voire x3 pour les moins taxées.
6. Tous les biens de consommation importés suivent la même tendance, les téléphones portables, ordinateurs, chaines Hifi, électroménager... deviennent inaccessibles pour la majorité de la population. Les voitures aussi, mais c'est pas grave car plus personne ne peut se payer un plein d'essence...


+2^32
 
Ce d'autant plus que la Grèce est un petit pays donc très dépendant des importations pour sa consommation. Une dévaluation sera bien plus brutale pour le pouvoir d'achat de la population qu'une politique de rigueur étalée dans le temps.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26798152
python
Posté le 14-06-2011 à 04:14:42  profilanswer
 

Betcour a écrit :


+2^32
 
Ce d'autant plus que la Grèce est un petit pays donc très dépendant des importations pour sa consommation. Une dévaluation sera bien plus brutale pour le pouvoir d'achat de la population qu'une politique de rigueur étalée dans le temps.


 
Sauf que la politique de rigueur est en quelque sorte l'équivalent des réparations de guerre de l'Allemagne de 1919.  Les frais d'intérêt sur les obligations sont élevés.
 
Suite à ce prix à payer, l'inflation sera insoutenable et le prix des produits de base  va monter et les gens auront juste de quoi payer à se manger.  Il faut se souvenir que le 1er juin 1923, 1 $ valait 160 000 marks et que le prix du pain était de 1428 marks.  
 
Dévaluation ou pas l'effet est le même sur le pouvoir d'achat [:spamafote]  


Message édité par python le 14-06-2011 à 04:26:14
n°26798232
poilagratt​er
Posté le 14-06-2011 à 07:00:05  profilanswer
 

http://celluledecrise.owni.fr/2011 [...] -dette.pdf
 
Document de la fondation Hulot, qui dit la même chose ce que l'on dit ici depuis des lustres, et avec des propositions concrètes...
 
Intro:
 

Citation :

Notre modèle de développement se révèle intenable car il mine les conditions même
d’existence de l’humanité. Alors que nous
atteignons les limites écologiques de notre
planète, l’économie actuelle est incapable
d’anticiper cette évolution. Bien au contraire,
la recherche exclusive de la croissance
des biens matériels accentue le phénomène.
Réchauffement climatique, désertification,
épuisement accéléré des stocks de
ressources naturelles fossiles et renouvelables,
dégradation des écosystèmes et des
services écologiques que nous en tirons,
tous les rapports convergent (voir encadré).
Nous sommes en train de détruire le socle
naturel dont nous dépendons.
Notre modèle économique se révèle également insoutenable socialement tant la misère
continue à côtoyer l’opulence en dépit de décennies de croissance. La récente crise financière
a, de plus, démontré sa profonde instabilité intrinsèque...
 


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26798436
freeza01
Posté le 14-06-2011 à 08:44:21  profilanswer
 
n°26798451
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-06-2011 à 08:48:28  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

Roubini avertit sur une possible perfect storm, 1 chance sur 3


Ca doit être un joyeux luron ce Roubini, toujours l'optimiste de service :o
 
Sinon pour le coup c'est vrai qu'il commence à y avoir pas mal de nuages, notamment le crédit en Chine qui recule, les taux qui rebaissent, la croissance américaine qui retombe un peu et le QE2 qui va toucher à sa fin, le tout avec la restructuration de la dette grecque qui n'a jamais été aussi probable.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26798500
Wotton
Grumpy young guy
Posté le 14-06-2011 à 09:00:55  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ca doit être un joyeux luron ce Roubini, toujours l'optimiste de service :o
 
Sinon pour le coup c'est vrai qu'il commence à y avoir pas mal de nuages, notamment le crédit en Chine qui recule, les taux qui rebaissent, la croissance américaine qui retombe un peu et le QE2 qui va toucher à sa fin, le tout avec la restructuration de la dette grecque qui n'a jamais été aussi probable.


 
Le QE2 était une manière très artificielle de soutenir les marchés, c'était une répétition des erreurs qui nous ont conduit à la crise des subprimes, c'est tant mieux si ça se termine.
 
En parlant de Roubini il a aussi écrit un édito assez intéressant publié dans le FT ce matin:
 

Citation :


 
The eurozone is heading for break-up
 
   The muddle-through approach to the eurozone crisis has failed to resolve the fundamental problems of divergence within the union. If this continues, and as Monday’s downgrade of Greek debt by Standard & Poor’s implies, the euro will move towards disorderly debt workouts – and eventually a break-up of the union itself – as some weaker members crash out.
 
   The euro never fully met the conditions needed for it to be an optimal currency area. Instead its leaders hoped the lack of fiscal, monetary, and exchange rate policies would require accelerated structural reforms in their place. These, it was hoped, would see productivity and growth rates converge.
 
   The reality turned out to be different. Paradoxically, the halo effect of early interest rate convergence allowed a greater divergence in fiscal policies. A reckless lack of discipline in countries such as Greece and Portugal was matched only by the build-up of asset bubbles in others such as Spain and Ireland. Structural reforms were delayed, while wage growth relative to productivity growth diverged. The result was a loss of competitiveness on the periphery.
 
   All successful monetary unions have eventually been associated with a political and fiscal union. But European moves towards political union have stalled, while moves towards fiscal union would require significant federal central revenues, and also the widespread issuance of euro bonds – where the taxes of German (and other core) taxpayers are not backstopping only their country’s debt but also the debt of the members of the periphery. Core taxpayers are unlikely to accept this.
 
   Eurozone debt reduction or “reprofiling” will help to resolve the issue of excessive debt in some insolvent economies. But it will do nothing to restore economic convergence, which requires the restoration of competitiveness convergence. Without this the periphery will simply stagnate.
 
   Here the options are limited. The euro could fall sharply in value towards – say – parity with the US dollar, to restore competitiveness to the periphery; but a sharp fall of the euro is unlikely given the trade strength of Germany and the hawkish policies of the European Central Bank.
 
   The German route – reforms to increase productivity growth and keep a lid on wage growth – will not work either. In the short run, such reforms actually tend to reduce growth; it took more than a decade for Germany to restore its competitiveness, a horizon that is way too long for periphery economies that need growth soon.
 
   Deflation is a third option, but this is also associated with persistent recession. Argentina tried this route, but after three years of an ever deepening slump it gave up, and decided to default and exit its currency board peg. Even if deflation was achieved, the balance sheet effect would increase the real burden of private and public debts. All the talk by the ECB and the European Union of an internal depreciation is thus faulty, while the necessary fiscal austerity still has – in the short run – a negative effect on growth.
 
   So given that these three options are unlikely, there is really only one other way to restore competitiveness and growth on the periphery: leave the euro, go back to national currencies and achieve a massive nominal and real depreciation. After all, in every emerging market financial crisis that restored growth a move to flexible exchange rates was necessary – and unavoidable – on top of official liquidity, austerity and reform and, in some cases, debt restructuring and reduction.
 
   Today, of course, the idea of leaving the euro is treated as inconceivable, even in Athens and Lisbon. Exit would impose big trade losses on the rest of the eurozone, via major real depreciation and capital losses on the creditor core, in much the same way as Argentina’s “pesification” of its dollar debt did during its last crisis.
 
   Yet scenarios that are treated as inconceivable today may not be so far-fetched five years from now, especially if some of the periphery economies stagnate. The eurozone was glued together by the convergence of low real interest rates sustaining growth, the hope that reforms could maintain convergence; and the prospect of eventual fiscal and political union. But now convergence has gone, reform has stalled, while fiscal and political union is a distant dream.
 
   Debt restructuring will happen. The question is when (sooner or later) and how (orderly or disorderly). But even debt reduction will not be sufficient to restore competitiveness and growth. If this cannot be achieved, however, the option of exiting the monetary union will become dominant: the benefits of staying in will be lower than the benefits of exiting, however bumpy or disorderly that exit may end up being.
 

n°26798529
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-06-2011 à 09:06:14  profilanswer
 

Wotton a écrit :

Le QE2 était une manière très artificielle de soutenir les marchés, c'était une répétition des erreurs qui nous ont conduit à la crise des subprimes, c'est tant mieux si ça se termine.


Oui mais du coup ce soufflé qui retombe risque de justifier un QE3 histoire de le faire remonter :D
 
(ça et le fait qu'Obama a bien envie de se faire réélire l'année prochaine)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26798568
moonboots
Posté le 14-06-2011 à 09:17:44  profilanswer
 

les Italiens ont voté contre la privatisation de l'eau     :pfff:     ils ne savent pas ce qu'ils ratent, faut pas laisser le droit de vote aux gens

n°26798623
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-06-2011 à 09:25:13  profilanswer
 

En tout cas, moi, je suis pour la liberté d'expression : on a le droit de dire ce que l'on veut, même des bêtises.

mood
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Posté le 14-06-2011 à 09:25:13  profilanswer
 

n°26798661
moonboots
Posté le 14-06-2011 à 09:30:47  profilanswer
 

limonaire a écrit :

En tout cas, moi, je suis pour la liberté d'expression : on a le droit de dire ce que l'on veut, même des bêtises.


c'est trop gentil de ta part, et la démocratie, tu es également pour ? ça ne te révolte pas que les peuples décident le contraire de ce qui est raisonnable ? on voit bien en France que la privatisation de l'eau a entraîné des baisses de coût...

 

[:oh shi-]


Message édité par moonboots le 14-06-2011 à 09:31:11
n°26798676
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-06-2011 à 09:32:28  profilanswer
 

La démocratie ne se limite pas au vote majoritaire : ce dernier n'est qu'une modalité de la démocratie, un outil, un moyen. Il n'en n'est pas exactement la fin.

n°26798709
moonboots
Posté le 14-06-2011 à 09:38:12  profilanswer
 

je te remercie, je suis le premier à rappeler ce que tu dis, mais heu... tu ne réagissais pas à mon post qui faisait référence à un référendum ?

n°26798811
docmaboul
Posté le 14-06-2011 à 09:55:13  profilanswer
 

Wotton a écrit :

Citation :

Debt restructuring will happen. The question is when



 
Et surtout, sera-t-elle restructurée avant ou après celle des USA? Parce que bon, faut être honnête: la dette grecque, c'est du pipi de chat, juste un alibi pour faire fuir l'investisseur de la zone euro et le faire revenir au pays du bon vieux billet vert :o

n°26798983
Terminatux
Communiste
Posté le 14-06-2011 à 10:20:30  profilanswer
 

Betcour a écrit :

+2^32
 
Ce d'autant plus que la Grèce est un petit pays donc très dépendant des importations pour sa consommation. Une dévaluation sera bien plus brutale pour le pouvoir d'achat de la population qu'une politique de rigueur étalée dans le temps.


 
Voilà un argument qui a l'avantage de ne pas pouvoir être logiquement contredit pendant de très longues années d’austérité, à condition bien sûr que celle-ci continue de très longues années ce qui est loin d'être évident.
Même si la production industrielle s'effondre, que l'emploi chute de manière continue et que les prévisions sur l'évolution du PIB sont constamment dégradées.
 
http://www.romandie.com/news/n/Zon [...] 111206.asp
 

Citation :

La Grèce traverse sa troisième année de récession, avec une prévision budgétaire grecque pour 2011 d'un recul de 3% du PIB sur l'année, aggravée à -3,5% dans les prévisions de la Commission européenne.

n°26799513
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 11:20:59  answer
 

Terminatux a écrit :


 
Voilà un argument qui a l'avantage de ne pas pouvoir être logiquement contredit pendant de très longues années d’austérité, à condition bien sûr que celle-ci continue de très longues années ce qui est loin d'être évident.
Même si la production industrielle s'effondre, que l'emploi chute de manière continue et que les prévisions sur l'évolution du PIB sont constamment dégradées.
 
http://www.romandie.com/news/n/Zon [...] 111206.asp
 

Citation :

La Grèce traverse sa troisième année de récession, avec une prévision budgétaire grecque pour 2011 d'un recul de 3% du PIB sur l'année, aggravée à -3,5% dans les prévisions de la Commission européenne.



 
ET c'est pas fini, mais la corde est entrain de rompre....
 

Citation :

Bras de fer entre les « indignés » grecs et la troïka FMI-UE-BCE

../..Hausses d'impôts, coupes budgétaires et privatisations
 
L'enjeu de cette crise, c'est le nouveau plan d'austérité que le gouvernement entend mettre en œuvre. Les manifestants appellent à la grève générale mercredi, jour du début du débat parlementaire sur le sujet. Une chaîne humaine est prévue ce jour-là pour encercler le Parlement. Le gouvernement prévoit un vote du plan le 28 juin.
 
Le nouveau plan rend plus sévères encore les mesures d'austérité votées il y a un an :
 
    nouvelles hausses d'impôts,
    nouvelles coupes claires dans les budgets.
 
Au total, 28,4 milliards d'euros d'économies sur cinq ans. De nombreuses privatisations sont également prévues dans les secteurs de l'énergie, des transports, et des banques ; elles doivent rapporter aux caisses de l'Etat 50 milliards d'euros.
 
Le plan est porté par le Premier ministre socialiste Georges Papandréou, mais se heurte au refus des syndicats et d'une partie de son propre parti, le Pasok. Selon Papandréou, cette nouvelle cure est indispensable pour éviter le défaut de paiement de la Grèce : selon les prévisions, la dette publique grecque atteindra 362 milliards d'euros cette année (159% du PIB), contre 300 milliards d'euros en 2009 (127% du PIB).
Pressions internationales et couacs européens
 
Les pressions internationales sur Papandréou sont très fortes : un défaut de paiement menacerait la stabilité financière dans toute l'Europe. De leur côté, les Européens ne sont pas toujours d'accord entre eux sur la façon de résoudre la crise. Un consensus se dégage sur la nécessité d'un nouveau plan d'aide, mais de quelle ampleur ?../..


 
Papandréou restera dans l'histoire Grec comme celui qui vendu son pays, un lâche qui se couche devant les financiers.. :fou:  
 
http://www.michaeljournal.org/images/Gros_Banquier.gif


Message édité par Profil supprimé le 14-06-2011 à 11:21:43
n°26799616
LooSHA
D'abord !
Posté le 14-06-2011 à 11:28:14  profilanswer
 


Manque plus qu'un 'P' :miam: [:pierrot le rouge]  


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°26799639
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 11:30:01  answer
 

limonaire a écrit :

La démocratie ne se limite pas au vote majoritaire : ce dernier n'est qu'une modalité de la démocratie, un outil, un moyen. Il n'en n'est pas exactement la fin.


Nop, la démocratie a pour base le vote majoritaire, c'est pas un outil, c'est la base. Sans vote et représentativité DIRECT des décideur devant le peuple pas de démocratie. A partir du moment où tu décide à la place du peuple car "c'est trop compliqué pour eux", "ils ne vont pas comprendre" "c'est pour leurs bien" , on est plus dans la démocratie mais la technocratie, qui est en grande partie sur quoi est basé le système économique actuelle en europe (on a libéralisé sans demander aux gens , sous impulsion de gens jamais élus à Bruxelles etc...)
Le problème de la technocratie c'est ça facilité de corruption et l'influence des lobbys (exactement ce qu'on observe)

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 14-06-2011 à 11:32:13
n°26799653
LooSHA
D'abord !
Posté le 14-06-2011 à 11:31:28  profilanswer
 

moonboots a écrit :

les Italiens ont voté contre la privatisation de l'eau     :pfff:     ils ne savent pas ce qu'ils ratent, faut pas laisser le droit de vote aux gens


Oui, c'est consternant, ils n'ont pas l'expertise et les connaissances nécessaires et on les laisse voter [:heow]  


---------------
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n°26799683
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 11:33:54  answer
 

freeza01 a écrit :

Houdini avertit sur une possible perfect storm, 1 chance sur 3
 
http://www.bloomberg.com/news/2011 [...] -says.html


[:michaeldell]
 :o


Message édité par Profil supprimé le 14-06-2011 à 11:34:13
n°26799868
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-06-2011 à 11:51:00  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

Voilà un argument qui a l'avantage de ne pas pouvoir être logiquement contredit pendant de très longues années d’austérité, à condition bien sûr que celle-ci continue de très longues années ce qui est loin d'être évident.


Il n'y a pas besoin de "très longues années" d'austérité, il s'agit essentiellement de remettre de l'ordre dans un état laissé à l'abandon : mettre fin à la fraude, la corruption, le clientélisme et l'immobilisme. Le blog de Quatremer a un bon papier sur le sujet : La Grèce ou les écuries d’Augias.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26799872
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 11:51:24  answer
 


 
De toute façon on est pas en démocratie. On a beau rabâché que l'occident est en démocratie tous les jours ça en fait pas une vérité. La "démocratie" représentative est une fausse démocratie.  On le voit aujourd'hui c'est flagrant. Cela pouvait encore passer quand les politiques représentaient le peuple, qu'il avait encore un équilibre entre l'intérêt général et le privé. Tous ça a voler en éclat depuis la fin de la guerre froid. Les politique se sont coucher face aux financiers et autres banquiers. IL n'y a plus  que des intérêts privés défendus par de puissants lobbys.

n°26799885
LooSHA
D'abord !
Posté le 14-06-2011 à 11:52:58  profilanswer
 


La vraie démocratie est à Cuba :o
 
Et à Singapour [:cupra]


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Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°26799972
poilagratt​er
Posté le 14-06-2011 à 12:01:33  profilanswer
 


Je ne peux pas m'empêcher de plussoyer.

 

ça a commencé avec Pompidou et Giscard, et les "socialistes" ont parachevés le travail.  Quelle bande d'enfoirés... :o
Du tout cuit pour ceux qui ont suivi...  

 

(d'ailleurs je m'explique pas l'admiration que Mélenchon a pour Mitterand)


Message édité par poilagratter le 14-06-2011 à 12:02:55

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26800086
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 12:10:54  answer
 

Betcour a écrit :


Il n'y a pas besoin de "très longues années" d'austérité, il s'agit essentiellement de remettre de l'ordre dans un état laissé à l'abandon : mettre fin à la fraude, la corruption, le clientélisme et l'immobilisme. Le blog de Quatremer a un bon papier sur le sujet : La Grèce ou les écuries d’Augias.


 
 
Faudrait peut etre commencer par regarder ou et vraiment la merde pou nettoyer les écuries  
 
Un bon gros pavé comme je les aime ...  :D  
 

Citation :

USA, expulsions sur fond de marasme économique  
 
On n’en parle plus beaucoup, mais aux Etats Unis les expulsions continuent malgré les malversations révélées par le Foreclosure Gate. C’est un système informatisé qui a permis de signer des contrats d’hypothèques en quantité industrielle, sans bien sûr vérifier aucun dossier puisqu’on partait du principe que le prix des logements allait toujours augmenter et qu’en expulsant les gens on rentrerait largement dans ses frais. La crise subprime est passée par là, et l’endettement du pays commence à se faire un peu trop sentir. Mi avril, ce fut le choc : l’agence de notation Standard & Poor’s a menacé de dégrader la note de la dette US.  

On a vu que les prix de l’immobilier ont chuté à partir de 2007,
à l’inverse des taux d’intérêt qui, eux, ont augmenté, mettant des millions d’américains à la rue. Ainsi, l’investissement moyen réalisé par les américains pour l’achat d’une maison était de 94.000$ en 2010, contre 105.000$ en 2009. Normal les ventes de maisons neuves ont chuté de 17% en février.
 
Les expulsions continuent, car les banques n’ont toujours pas avoué l’ampleur de leurs déficits, et qu’il faut se payer sur la bête au maximum pour limiter la casse. On avait fin 2010 près de 1,3 millions de saisies pendantes : 19,6% de plus que l’année d’avant, et 352.000 en cours de réalisation, soit 12,7% de plus que l’année d’avant. Près de 19 millions d’habitations étaient vacantes au deuxième trimestre 2010, un tout petit peu plus qu’à la même époque en 2009.
 
On a des cas d’expulsions complètement limites, comme celle de Catherine Lennon, une grand-mère de l’Etat de New York qui n’a pas payé plusieurs traites de son crédit hypothécaire à la mort de son mari en 2008. Elle a finalement recommencé à payer, mais comme c’était le nom de son mari qui figurait sur le contrat, Fannie Mae a décidé de l’expulser quand même (avec ses enfants et petits enfants qui vivaient là aussi soit 11 personnes au total), menottes aux poignets, par une Swat team, un peu l’équivalent du RAID[1].
 
Ces expulsions se poursuivent aussi malgré les enquêtes judiciaires sur les machines à signer les contrats issues du système MERS. Par deeringexemple, Bank of America a vu son bénéfice chuter de 36% au premier trimestre 2011 par rapport à l’année d’avant, essentiellement parce qu’elle n’a pas pu saisir autant de maisons qu’elle le voulait dans une vingtaine d’Etats : impossible de prouver que c’est bien elle qui est propriétaire de la maison à saisir, puisque toutes les banques se sont revendus ces contrats.
 
Dans différents Etats parmi les plus touchés par la crise subprime, comme l’Arizona, le Nevada ou la Californie, les expulsions continuent d’augmenter de mois en mois, de même que les ventes réalisées à la suite d’une expulsion[2]. Même constat plus localement dans de nombreuses villes, où on observe que la crise est toujours là en matière d’expulsions. L’office of the Comtroller of Currency anticipe même une nouvelle augmentation des saisies pour 2011, puisque les suspensions de saisies liées au scandale du foreclosure gate vont prendre fin.
 
Etrangement, les autorités sont bien en peine de donner un chiffre fiable de ces expulsions. Mais, d’après certains, on n’en serait plus à ce premier trimestre qu’à une saisie pour 191 propriétaires, avec 681.000 propriétés saisies en l’espace de trois mois. Cela représenterait une baisse de 30% par rapport à l’année précédente. Mais comme pour Bank of America, cette baisse est certainement due en tout ou en partie au foreclosure gate. Sans ce scandale, les saisies auraient probablement tourné autour de 900.000.
 
Au niveau du pays, près de 7 millions de propriétaires seraient en défaut de paiement ou déjà sous le coup d’une procédure d’expulsion.
 
Et les choses ne vont pas s’arranger avec ce qui se profile ces derniers jours : des coupes drastiques dans les budgets sociaux afin de s’endetter encore plus pour payer les charges courantes.
 
Toutefois, à force de pression médiatique et juridique[3], les banques sont en train de préparer une espèce de code de bonne conduite en matière de prêts hypothécaires et de saisies immobilières. Histoire de calmer un peu les choses, mais personne n’ira vérifier l’application de ces vœux pieux. Il serait même question de rembourser certains propriétaires expulsés abusivement, mais on se doute qu’il reviendra aux requérants de prouver le dommage… L’autorégulation, y’a que ça de vrai.
 
Pour en revenir aux expulsions et aux délires du foreclosure mess, les difficultés ne sont pas les mêmes dans tous les Etats Unis, et 12 des 50 Etats, comprenant quand-même 40% des américains, ont été envahis de prêts subprime et leurs banlieues deviennent aujourd’hui des déserts. L’Arizona, le Nevada, la Floride ou la Californie sont par exemple bien plus touchés que d’autres.
 
On pourrait aussi regarder d’autres indicateurs qui montrent la santé économique des Etats Unis. Dans ce pays où le chômage est vu comme une tare, on voit que la durée moyenne du chômage augmente beaucoup ces derniers temps : 45% des chômeurs dépassent les 27 semaines de chômage, contre 42% il y a un an. Ils n’étaient que 31% en 2009, et moins de 20% en 2008. Vu autrement : la durée moyenne de chômage était de 9,4 semaines en 2008, de 15,1 semaines en 2009, de 21,4 semaines en 2010. Il semblerait qu’on dépasse 37 semaines pour ce début 2011. Tout va bien ?
 
Certains médias applaudissent la « hausse des revenus » et de la consommation, en oubliant de préciser que la -relative- « hausse des revenus » est complètement rognée par l’inflation, et pour les bas revenus, le pouvoir d’achat diminue clairement.
 
Enfin, l’endettement des ménages US se rapproche de celui du pays, à près de 14.000 milliards de dollars fin 2007. Un ménage US était alors endetté à hauteur de 140% de ses revenus, et il en épargnait 0,2%. Il semble que ce taux d’endettement ait baissé en raison de la contraction des crédits de la part des banques.
 
 
Les Etats Unis, puissance surendettée
 
Passée de 10.000 milliards de dollars en septembre 2008[4] à plus de 14.000 milliards deux ans plus tard (14.300 milliards aujourd’hui, pour bank_cartoonun déficit de 1.400 milliards[5], soit 10% du PIB environ[6]), la dette publique US explose de 40 % en deux ans et dépasse le PIB, la richesse produite sur une année. Et sa structure est de plus en plus branlante. Si on ajoute la dette des ménages et des entreprises, la dette US revient à 360% de son PIB, 50.000 milliards de dollars.

Et si on regarde la dette nette des Etats Unis (la différence entre ce qu’ils doivent à l’étranger et ce que les pays étrangers leur doivent), la somme grimpe à 3.600 milliards de dollars entre janvier et septembre 2010 (un quart du PIB) contre 2.540 milliards en 2006 et 1.380 milliards en 2000.


Même si les marchés font mine que tout va bien aux Etats Unis depuis deux ans, et préfèrent s’attaquer à l’Europe, l’agence de notation Standard & Poors a quand même déclaré le 18 avril qu’elle pourrait abaisser la note de la dette US[7], qui est toujours, il faut le dire, classée AAA. Il paraît que c’est sans précédent dans l’histoire du pays, et ça a fait flipper « les marchés »[8], c’est-à-dire les spéculateurs.

 
La dette US est plus dangereuse que celles de la Grèce ou de l’Irlande, mais fort heureusement le dollar est bas comparé à l’euro. Sinon, ce serait le carnage. L’économiste suisse Myret Zaki considère que « le dollar est devenu la plus grande bulle spéculative de l'histoire ». Elle expliquait qu’à chaque crise spéculative, les Etats Unis renflouent les banques en imprimant des billets sans augmenter la production. Logiquement, le dollar perd de sa valeur à chaque fois. Zaki expliquait encore : « Le pays a besoin de 6 dollars de dette pour produire 1 dollar de richesse. Trouvez-vous réellement que nous sommes là face à une économie saine?»[9].
 
C’en est au point où un ponte du Trésor US a clairement évoqué « Les risques qu'un défaut de paiement (…) si élevés que tout retard dans le relèvement du plafond de la dette est susceptible d'avoir des conséquences négatives sur les marchés bien avant que ledit défaut se produise réellement ». Ledit plafond est pour l’instant fixé, quand-même, à plus de 14.200 milliards de dollars[10], et il n’en reste plus qu’une petite cinquantaine à perdre pour atteindre ce plafond.  Si le plafond n’est pas relevé, c’est très simple : l’Etat fédéral va se retrouver très rapidement (deux semaines) en défaut de paiement. Autrement dit : ça craint.
 
Et ce ne sont pas les milliards de dollars injectés par la FED dans l’économie qui vont arranger les choses. Ce qui est appelé « quantitative easing » afin de renflouer l’économie n’est rien d’autre que faire marcher la planche à billets : 600 milliards en 2010, par exemple, basés sur aucune création de richesse, sur rien d’autre que le besoin d’absorber les actifs pourris des banques (Quantitative easing I, soit le rachat de titres pourris à hauteur de 1.750 milliards de dollars) et autres bons du Trésor (Quantitative easing II, qui doit s’arrêter d’ici juin 2011). Total en trois ans : 2.350 milliards de dollars.
 
Bref, pour en revenir au plafond de la dette, les Républicains veulent qu’Obama coupe dans les dépenses sociales avant de le relever, ce qui promet de riches débats au Congrès. Et PIMCO, très important fonds spéculatif qui murmure à l’oreille du gouvernement, aussi.
 
Sinon, ça ne va pas mieux du côté du PIB US, qui commence à bien ralentir, mais que voulez-vous  tant que les problèmes structurels de chômage et de pauvreté ne sont pas réglés, les Etats Unis sont voués à s’endetter toujours plus. Comme nous d’ailleurs, mais bref.
 
Une partie de la dette US, transformée en titres de dette portant échéance à 1 an (bills), 2 à 10 ans, (notes), ou plus de 14 ans (bonds), ou d’autres machins comme les TIPS indexés sur l’inflation, soit un peu plus de 8.000 milliards de dollars, est détenue à un peu moins de 50% par des pays étrangers dont des pays asiatiques (Chine, Japon, Taiwan, Hong Kong), mais d’une manière générale les pays étrangers se ruent de moins en moins sur les titres de dette US depuis quelques mois, notamment la Chine.
 
Autre aspect important : les ventes de titres payables à court terme ralentissent, ce qui montre un scepticisme des marchés. Mi 2010, donc, les bons du Trésor représentant de la dette US étaient détenus à 47 % par des étrangers, à 12% par les ménages US, à 9% par la FED, à 11% par les fonds de pension, et seulement à 3% par des banques commerciales. Au final, c’est donc la FED qui est l’organisme ayant le plus de dette US dans son portefeuille, avec plus de 1.000 milliards de dollars. Ce renversement, quand les étrangers et plus particulièrement la Chine[11] se sont détournés des titres de dette US,  s’est produit en 2010, quand l’Etat a emprunté en masse pour renflouer les banques et autres multinationales de l’automobile etc.
 
Il n’y a pas que la Chine à être pressée de lâcher ses bons du Trésor : le plus gros fonds spéculatif au monde, PIMCO[12], a déclaré en février SPvouloir se séparer de ses bons du trésor, ce qui fut fait dans la foulée. Avant de redire sa confiance dans la dette US en avril, tout en précisant que l’endettement US était pire que celui de la Grèce. On se disait bien que ce n’était pas normal : PIMCO collabore depuis longtemps à la politique économique US, surtout en ce qui concerne les plans de sortie de crise. En 2010, PIMCO a réclamé la « nationalisation complète » du système de financement des prêts hypothécaires, c’est-à-dire de Fannie Mae et Freddie Mac, qui étaient bourrés d’actifs pourris.
 
Comme les étrangers et les spéculateurs n’en voulaient plus parce qu’ils étaient trop risqués à court comme à long terme, c’est aux ménages US qu’on a refilé ces titres pourris. Et à la FED, par ailleurs mal barrée avec un tiers de son portefeuille constitué de bons du Trésor (presque des titres pourris, pour plus de 776 milliards de dollars), et près de la moitié constitué de titres pourris détenus par des entreprises aidées par l’Etat, c’est-à-dire des banques, et ces titres sont donc nos bons vieux CDO, CDS et compagnie (plus de 900 milliards fin 2009)[13]. Cependant, la FED a prévenu qu’elle arrêterait le rachat de bons du trésor en juin 2011… Fin de la planche à billets ? Pas sûr, certains anticipent un Quantitative easing III… Les agences financières fédérales détenaient fin 2010 pour plus de 5.100 milliards de dollars de prêts hypothécaires, dont une partie sera difficile à recouvrir.
 
Ca, c’était pour l’Etat fédéral. Quand on regarde du côté de certains Etats, le tableau n’est pas plus rassurant. La Californie par exemple, qui représente l’équivalent de la 7e puissance du monde, est endettée à 90% de son PIB.
 
Il est également possible, au vu des ‘évolutions’ depuis la crise, que « les marchés » tentent d’éviter une faillite des Etats-Unis, parce qu’elle entrainerait un mécanisme d’appauvrissement de tous les détenteurs de dette US, encore fort nombreux en dehors des Etats Unis. Mais, cette option ne tiendrait pas longtemps, car les Etats Unis risquent de devoir emprunter à des taux toujours plus importants, ce qui fait que le risque de cessation de paiement deviendra prégnant de plus en plus tôt dans l’année. On observe d’ailleurs que la défiance des « marchés » commence, avec une hausse de 16% du prix des CDS portant échéance à 5 ans sur la dette US le 20 avril, et 35% d’augmentation entre le 6 et le 20 avril, avant même l’annonce de Standard & Poor’s. Les CDS, ce sont ces contrats d’assurance en cas de défaillance du prêteur. S’ils augmentent c’est que les spéculateurs parient sur la baisse du dollar et les difficultés des Etats Unis à rembourser leur dette.
 
US_DebtOn pourrait aussi parler de la balance commerciale de plus en plus déficitaire des Etats-Unis : moins 40 milliards en octobre 2010, moins 46 milliards en mars 2011, essentiellement à cause du déficit avec la Chine[14]. A tel point que Poutine se fiche carrément d’eux.
 
Une chose est sûre en tout cas : le deal est de diminuer au maximum toutes les dépenses sociales, de baisser les impôts de riches en augmentant ceux qui pèsent sur tout le monde, et de continuer à augmenter le budget de la Défense, comme ça a toujours été le cas aux Etats Unis. C’est ce qui est arrivé in extremis lors du vote du budget le 8 avril: moins 37,8 milliards dans le budget 2011 (c’est mieux que rien), et 4.000 milliards sur 10 ans…
 
Pour conclure avec ce chapitre sur la dette, il faut ajouter que malgré tous les indicateurs catastrophiques concernant les Etats Unis, ces messieurs les banquiers continuent à se mettre la tête dans le sable. Jean Claude Trichet, patron de la BCE, s’est ainsi déclaré « convaincu que les Etats-Unis vont assainir leur situation budgétaire », ajoutant, quand-même, que la dette était une question sérieuse, mais comme partout en somme. Le secrétaire US au Trésor, l’inénarrable Geithner, s’est quant à lui dit « sûr » que les Etats Unis pourront faire face, notamment grâce au « taux sous-jacent de croissance [qui] est considérablement plus fort que celui de n'importe quelle grande économie ».
 
Rappelons que ce sont les mêmes qui n’avaient rien vu venir à la crise subprime avant la faillite de Lehman Brother.  
 
La santé des banques US en question
 
On n’a pas non plus évoqué l’ampleur de la dette des banques, le gouffre des subprime et dérivés. Car oui, les banques affichent des usa_manufactures_debtbénéfices : la preuve, elles rémunèrent très bien leurs traders[15] et même leurs actionnaires, cette année. Comme s’il n’y avait jamais eu de crise, en somme.
 
Arrêtons le LSD deux minutes, et reprenons.
 
1.      Les banques se sont mises à faire des crédits hypothécaires à n’importe qui parce que ça gonflait leur bilan.
 
2.      Dans les années 90, elles se sont mises à transformer ces prêts, donc des dettes, en produits dérivés, comme les CDS[16], les CDO[17] etc. qui sont en fait de simples contrats d’assurance sur ladite dette, sont hors bilan et échappent donc à la régulation[18]. On n’a donc pas moyen de connaître leur ampleur, d’autant que ces dérivés ont été revendus moult et moult fois.
 
3.      Il a fallu donner des milliards aux banques parce que quand les prix de l’immobilier se sont effondrés, elles se sont retrouvées à sec.
 
4.      Elles ont remboursé en grande partie, affichent des bénéfices, et font comme si tous les produits dérivés toxiques avaient disparu comme par enchantement. Rappelons que leur montant s’élevait à plus de 660.000 milliards de dollars en 2008, pour un PIB mondial d’environ 60.000 milliards.
 
Officiellement, « les banques américaines se sont refait une santé », comme, d’ailleurs, les banques européennes. Toutes affichent des bénéfices, de gros bonus, bref tout va bien, il n’y a plus de titres pourris nulle part. Paradoxalement, une partie de ces banques sont en trop mauvaise santé pour payer des impôts, semble-t-il. En 2010, Citigroup ou Wells Fargo[19] n’ont pas payé un seul dollar d’impôts, mais Bank of America a fait encore mieux : elle s’est fait rembourser 1,9 milliard de dollars de la part du fisc. Pourquoi ? Elle a affiché ses pertes aux Etats-Unis qui, pour l’aider, lui font un petit versement.

Certes, les Etats  ont racheté une partie de ces titres pourris, une autre a été revendue à des fonds de pension et autres. Certes, les banques ont trouvé un nouvel eldorado dans la spéculation sur les dettes souveraines -toutefois ce système reste très proche des subprime et est donc très risqué.
 
Mais quand on pense au gouffre financier crée par la chute des junk bonds, ces titres pourris que toutes les banques se sont refilé (600.000 milliards de dollars en 2008), on comprend mal comment la dette pourrait déjà être apurée. Ces titres invendables, ils sont où ?
 
Prenons simplement le cas de l’Irlande, dont les banques nationalisées ont trop spéculé sur les titres pourris : tous les ans, lesdites banques rallongent la facture pour l’Etat de quelques milliards, ce qui plombe toujours davantage les comptes nationaux[20]. Pourquoi n’ont-ils pas annoncé la note tout de suite ?
 
Pour ne pas faire peur aux contribuables qui doivent la renflouer. Et où étaient planquées ces dettes depuis 2008 ?  Dans les paradis fiscaux, bien sûr[21]. Chez nous, la Société générale a ainsi rapatrié en France « 35 milliards » (mais peut-être bien plus) d’actifs pourris qui étaient logés « dans différentes localités », dont très probablement quelques paradis fiscaux, puisqu’elle y détenait 40 filiales. Accessoirement, en 2010 la Soc Gen n’a pas payé d’impôts : elle a reçu 1,1 milliard de la part de l’Etat. Pourquoi ? Pertes de l’affaire Kerviel, rapatriement des pertes dans Inter Europe Conseil, et bénéfices potentiels dans les paradis fiscaux. Pourquoi Inter Europe Conseil est-il basé en France ? Parce que c’est le meilleur régime fiscal en cas de pertes.
 
Les banques sont en effet des pros pour masquer les pertes. Goldman Sachs n’a-t-elle pas conseillé Athènes pour planquer son déficit aux instances européennes ?

En matière de rapatriement des pertes, Citigroup vient d’annoncer qu’elle va se débarrasser de 12,7 milliards de dollars d’actifs pourris. Où étaient-ils planqués, on ne le précise évidemment pas dans la dépêche de Reuters. On sait aussi que l’assureur AIG, avait créé des dizaines de sociétés off shore pour gérer des transactions non publiées dans la comptabilité et les des yeux des contrôleurs éventuels et des agences de notation qui devaient la noter AAA. Lehman Brother, quant à elle, avait carrément son siège dans le Delaware, où personne ne vérifie la comptabilité.
 
Les banques US font la même chose : 83 des 100 plus grandes compagnies US cotées en bourse possèdent des filiales dans les paradis usa_debt_chinafiscaux. Quatre ont même plus de 100 filiales : Morgan Stanley, obligée de se vendre en 2008 car plombée à mort, Citigroup, Bank of America et News Corp. Citigroup aurait même eu en 2007 par moins de 427 succursales dans ces « tax haven »[22], Morgan Stanley 273, Bank of America 152 et News Corp 115. Les trois première sont pourtant reçu 700 milliards de dollars d’aides de l’Etat. Goldman Sachs n’en aurait que 29, JP morgan Chase 50, Wachovia 59, Lehman 57, AIG 18.
 
Ainsi, on a découvert il y a un an que pas moins de 18 grandes banques US, dont JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America ou Citigroup, avaient dissimulé une partie de leurs dettes juste avant la publication des comptes. Quelle part de leurs dettes aurait été planquée ? 42% à chaque trimestre… Qu’on se rassure : la pratique n’a rien d’illégal !
 
C’est ainsi qu’en 2011, JP Morgan affiche un bénéfice en augmentation de 67% (et un revenu net de 5,5 milliards de dollars au premier trimestre 2011[23]) et multiplie par cinq les dividendes versés aux actionnaires, soit 25 cents par action, ce qui revient à dépenser 3,1 milliard de dollars. La banque a aussi décidé de procéder à des rachats d’actions à hauteur de 15 milliards en quelques années. Pourtant, les spéculateurs estiment que les titres hypothécaires pourris devraient être refinancés à hauteur de 11,2 milliards de dollars d’ici peu.
 
Soyons honnêtes, les banques osent afficher une baisse de leurs bénéfices, mais des bénéfices tout de même, à l’image de Morgan Stanley, dont le bénéfice net diminue de 48% au premier trimestre (au final 736 millions de dollars de bénef), quand son chiffre d’affaires diminue de 16% sur un an (7,6 milliards de dollars). Idem pour Citigroup  banque qui avait touché 45 milliards du gouvernement US: 3 milliards de bénef au premier trimestre, 32% de moins que l’année dernière. Mais peut-être que la banque paiera quelques dollars d’impôts cette année.
 
Goldman, qui s’était fait plus de 12 milliards de dollars en 2009, a aussi vu son bénéfice chuter au premier trimestre (moins 72%, soit 908 millions de dollars), mais c’est parce qu’elle a injecté ses gains dans les dividendes aux actionnaires (1,64 milliard sont allés directement dans le holding de Warren Buffet, Berkshire Hathaway afin de racheter des titres). Mais, la FED limite l’augmentation des dividendes à quelques cents. Quant au chiffre d’affaires, il est de près de 12 milliards de dollars sur un an, soit une baisse de 7%. Bref, des chiffres qui ne veulent rien dire, qui reflètent seulement la réalité qu’on veut bien nous donner à voir. Comment les banques auraient-elles épongé en deux ans les désastres de la crise subprime ?
 
Et quand on voit des chiffres d’affaires aussi bas, on se demande comment lesdites banques ont fait pour s’engager sur des sommes aussi astronomiques en matière d’actifs pourris.
 
En décembre 2010, l’Etat de New York a accusé le cabinet d’audit Ernst & Young d’avoir aidé Lehman Brothers à dissimuler une partie de ses titres pourris et cela durant sept ans, jusqu’au dépôt de bilan en septembre 2008. On parle de « dizaines de milliards de titres financiers liés au marché du crédit, afin de tromper le grand public sur l'état réel de ses liquidités ». Le système était très simple : le temps de faire les comptes trimestriels, on prête un tas d’actifs pourris (de la dette pure, en fait), à un autre établissement.
 
La question est : combien de temps ce petit jeu va-t-il durer ? Et, si les banques vont aussi bien, pourquoi ont-elles pompé autant d’argent public ?
 
Aux Etats Unis, c’est la FED qui fait office de bad bank, ces structures qui rachètent ces titres pourris à tour de bras pour délester les banques, avec l’argent du contribuable.
 
Quant aux banques US, elles sont très engagées sur les dettes souveraines, notamment celles de l’Angleterre (506 milliards d’euros), de l’Irlande (65 milliards d’euros), de la France (180 milliards), des Pays Bas (98 milliards) et de l’Allemagne (157 milliards). Pour ces dettes, qu’on se rassure : le Fmi veille à ce que les banques soient bien remboursées, et avec intérêts.
 
Il est quasiment impossible aujourd’hui de savoir à quel point les banques sont endettées, pour plusieurs raisons : les paradis fiscaux, les modifications des normes comptables[24], le saucissonnage des comptabilités, la surévaluation des actifs pourris, le shadow banking[25] en font partie. Il faut aussi savoir que les titres pourris ne sont pas comptés comme de la dette, ou du passif, mais comme des actifs, largement surévalués.
 
On sait qu’une partie de la bonne santé financière des banques est due au changement des normes comptables US en 2008, quand on s’est dit qu’il fallait donner un petit coup de fouet à la valeur des actifs dépréciés à cause de la crise.
 
Au tout début de la crise en 2008, Natixis considérait que le secteur financier US était endetté à hauteur de 120% du PIB. En 2009, 44,7% des banques ayant plus de 10 milliards de fonds perdaient de l’argent. Fin 2010, l’ensemble des « grandes institutions financières » détenaient pour 4.584 milliards de dollars de prêts hypothécaires. Pas tous pourris, certes, mais certainement pas tous recouvrables notamment à cause des fraudes du foreclosure gate. Mais tout cela n’est pas grave : on permet aux banques, comme ce fut le cas pour Lehman Brothers, d’avoir un ratio d’endettement proche de 1 pour 30, c’est-à-dire que pour un dollar de fonds propres et d’actifs récupérables à court termes, les banques peuvent engager 30 dollars. Too big to fail…
 
C’est le principe de l’effet de levier[26], de la vente à découvert[27], qui permettent de gagner le gros lot en spéculant à court terme et sans mise de fonds ou presque. Dans le cas d’un rachat d’entreprise, il s’agira d’en tirer un maximum de bénéfice en un minimum de temps, et de revendre le tout. C’est de cette manière que les fonds spéculatifs foutent le bordel partout. Dans le cas des dettes souveraines, les fonds spéculatifs etc. peuvent acheter des titres en prévoyant de les revendre 6 mois plus tard, encaissant au passage une plus value sans avoir l’argent au moment de l’achat. Ce système amplifie encore la spéculation.
 
Et en ce qui concerne les prêts douteux  des banques US, ils ont augmenté de 149% en un an et dépassent pour 163 grandes banques (2% des banques US) le capital disponible, alors que c’était le cas pour seulement 13 établissements l’année d’avant. Et selon la FDIC sept banques sur dix étaient moins aptes à assumer des pertes que l’année dernière.
 
Quant aux produits dérivés de prêts hypothécaires et autres CDS, l’office of the comptroller of the currency estimait qu’ils s’élevaient au premier trimestre 2010 à 210.000 milliards de dollars. Une paille. Goldman Sachs détient ainsi six fois plus de produits dérivés qu’elle n’a de capital. C’est mieux qu’il y a deux ans, mais ça reste risqué. Dans le même temps, les prêts les plus sûrs (prêts aux commerces et industrie) se sont contractés de 20%, davantage que tous les autres types de prêts.
 
Au 20 avril, les banques commerciales US affichaient encore un passif de près de 11.000 milliards de dollars, pour des actifs s’élevant 12.158 milliards, d’après la FED, soit 1.400 milliards de boni. Mais rien ne nous garantit qu’il n’y a pas des pertes bien plus importantes dissimulées quelque part.


http://dondevamos.canalblog.com/

n°26800549
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 13:03:39  answer
 
n°26800870
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 13:33:45  answer
 


C'est pas le sujet mais j'ai ma théorie là dessus. Pour moi la représentativité doit être limité à 1 échelon. Cad des représentant qui rendent des comptes aux peuple directement par sufrage universel. Quand tu mets plus d’échelon (des mecs nomé par des gars nomé qui sont nomé par des représentant d'élus) tu crée une aristocratie du pouvoir et la démocratie s'affaiblis...

n°26802628
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 15:43:42  answer
 

Citation :

En Chine, la révolte violente des travailleurs migrants du sud

 


Aujourd'hui la Chine(De Pékin) Depuis vendredi dernier, la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, est le théâtre de violentes émeutes qui rassemblent des milliers de travailleurs migrants. C'est la dernière manifestation de la violence qui couve dans ce bassin industriel où les conditions de travail sont souvent déplorables.

 

Pour déclencher un incendie, il suffit parfois d'une étincelle, et c'est ce qui semble s'être passé vendredi dans cette province méridionale où de violentes émeutes se sont prolongées tout le week-end.

 

C'est un incident banal qui a entrainé des manifestations de plusieurs milliers de personnes. Tout à commencé dans la ville de Xintang par une altercation entre un couple de vendeurs de rue originaires du Sichuan, et des « chengguan » (sorte de policiers municipaux détestés par beaucoup de Chinois, ndlr).

 

Désireux de déloger le couple, car la vente à la sauvette (bien que très répandue) est illégale, ils auraient violemment bousculé la femme, qui est enceinte, provoquant la colère de la foule alentour, et d'immenses manifestations qui se sont répétées chaque jour jusqu'à dimanche.

 

Selon le quotidien hongkongais South China Morning Post, des voitures de police auraient été détruites et des bureaux du gouvernement local saccagés vendredi et samedi soir. Et hier, malgré une présence policière renforcée, plus de 1000 personnes sont ressorties dans la rue et ont laissé libre cours à leur rage, et derrière eux, de nombreux véhicules retournés. (Voir la vidéo)

 

Selon le site de Radio Free Asia, une radio financée par les Etats-Unis, 25 personnes seraient encore détenues par la police.
Un contexte violent

 

Cette irruption de violence n'est pas isolée, et dans les usines, les nombreux conflits du travail dégénèrent souvent. Rien que la semaine dernière, toujours dans le Guangdong, plusieurs centaines de migrants avaient manifesté devant le gouvernement central de la ville de Chaozhou.

 

Ils s'étaient rassemblés pour exprimer leur indignation après qu'un ouvrier qui réclamait des salaires impayés ait été grièvement blessé au couteau par les dirigeants de l'entreprise.

 

Des centaines de policiers avaient été mobilisés pour calmer les manifestants, qui avaient également dans leur colère détruit plusieurs véhicules. Neufs personnes avaient été arrêtées.

 

Ces derniers jours à Xintang, des internautes ont affirmé que les autorités avaient déployé des véhicules militaires, bien que cette information n'ait pas pu être confirmée.
Dans les usines, rien de nouveau

 

Les autorités doivent sortir les grands moyens pour calmer un malaise social profond chez les travailleurs migrants, qui s'était déjà exprimé il y a un an par une série de grèves et de manifestations.

Jeffrey Crothall, porte-parole de l'ONG China Labor Bulletin, basée à Hong Kong, explique :

    « Le cas des deux vendeurs n'a été qu'une étincelle. Cela a servi à ces gens de prétexte pour exprimer leur frustration ».

 

Venus de campagnes pauvres pour travailler dans les bassins industriels du pays comme le Guangdong, les travailleurs migrants (les mingongs, « paysans-ouvriers ») sont les laissés pour compte par excellence du « miracle chinois ».

 

Et même si l'année dernière, ils avaient réussi à obtenir des augmentations de salaire et, dans certains cas, une relative amélioration de leurs conditions de travail, leur situation reste peu enviable.

Jeffrey Crothall précise :

 

   « Ils ont des horaires de travail très lourds et souffrent de discriminations. Certes, grâce au manque de main d'oeuvre, les travailleurs ont gagné du pouvoir de négociation dans certains secteurs. Mais dans beaucoup d'endroits, ils sont encore très mal traités par leurs patrons, qui refusent souvent de les payer. Quant aux augmentations de salaires, de toutes façons leur effet a été largement amoindri par l'inflation ».

 

Rien de bien neuf, donc, dans l'usine du monde, mais il semble bien que le gouvernement ait de plus en plus de mal à contenir la colère de son peuple, malgré le fait que le budget alloué à la sécurité intérieure soit désormais supérieur à celui de la


http://www.rue89.com/2011/06/14/en [...] sud-209237

 

Voilà la Chine qu'on essai de nous vendre a coups de clichés bidons. Une Chine devenue le centre industriel d'un occident qui ferme les yeux sur les conditions de travail proches de l'esclavage. Mais c'est pas Apple et les autres qui vont s'en plaindre vu les profits mirifiques.

 

Mais c'est tabou de parler de ça, mieux vanter les 20 ou 25% de chinois qui tirent eux aussi profits de l’exploitation des leurs et qui vivent a l'occidental. Cette Chine moderne,  cliché qu'on met en avant dans les reportages télés. Alors que les néolibéraux sont si prompts a dénoncer les dictatures communistes curieusement pour la Chine c'est tout le contraires, ça devient l'exemple a suivre...
Mais le pire c'est que nous suivons.  Chaque jour qui passe, ici en occident, on détruite un peu plus les acquits sociaux. Pas assez vite malheureusement pour les "néoliberaux" la Chine et toujours devant, plus compétitive que jamais avec ses millions d'esclaves  :sweat:


Message édité par Profil supprimé le 14-06-2011 à 21:56:47
n°26802686
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 14-06-2011 à 15:48:14  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Ils sont un acteur du marché comme les autres. En quoi seraient ils inutiles ? :heink:


Parce qu'un PC fait leur boulot mieux qu'eux pour pas un rond  [:power600]  
 
Ou http://www.lepost.fr/article/2010/ [...] ciers.html  [:power600]  
 
Ca se prend pour l'elite et leur metier c'est "pousse-bouton"  [:power600]

Message cité 1 fois
Message édité par voor0ck le 14-06-2011 à 16:33:17

---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°26802999
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 16:12:54  answer
 

patx3 a écrit :

 

Ils sont un acteur du marché comme les autres. En quoi seraient ils inutiles ? :heink:


Sauf qu'ils sont payé 12fois plus que les autres :o
Ils sont pas inutile ils sont globalement "nuisibles" [:aloy]


Message édité par Profil supprimé le 14-06-2011 à 16:13:19
n°26804441
Wotton
Grumpy young guy
Posté le 14-06-2011 à 17:55:51  profilanswer
 

voor0ck a écrit :


Parce qu'un PC fait leur boulot mieux qu'eux pour pas un rond  [:power600]  
 
Ou http://www.lepost.fr/article/2010/ [...] ciers.html  [:power600]  
 
Ca se prend pour l'elite et leur metier c'est "pousse-bouton"  [:power600]


 
La stupidité de cette "expérience" est sans limite. A chaque fois on la balance. D'abord parce que 30 entreprises c'est rien et que l'éventail de décisions s'offrant à un trader est différent. Ensuite parce que les equities ne représentent qu'une partie du volume de trading et que j'aimerais bien voir un singe sur un desk de trading exo. Ensuite parce que la durée choisie est extrêmement faible et qu'un bon trader faut regarder son pnl sur la durée, même un an suffit pas à juger de son rendement et faut le faire en comparant ce qui est comparable en étudiant la volatilité et la rentabilité conjointement. Enfin le trader en général est un market maker, il travaille pour un client qui lui dit d’exécuter tels ou tels trades pour tels limites de prix et le trader prend une commission parce qu'il sait gérer une position suffisamment bien pour être assez loin des limites fixées par son client... Rien à voir avec le trading propriétaire décrit dans l'article. Tu mélanges tout.

n°26804869
luckynick
esclave de chat
Posté le 14-06-2011 à 18:36:52  profilanswer
 


 
la technocratie est l'antichambre de la tyrannie :o


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°26805480
poilagratt​er
Posté le 14-06-2011 à 19:45:50  profilanswer
 

Wotton a écrit :

 

La stupidité de cette "expérience" est sans limite. A chaque fois on la balance. D'abord parce que 30 entreprises c'est rien et que l'éventail de décisions s'offrant à un trader est différent. Ensuite parce que les equities ne représentent qu'une partie du volume de trading et que j'aimerais bien voir un singe sur un desk de trading exo. Ensuite parce que la durée choisie est extrêmement faible et qu'un bon trader faut regarder son pnl sur la durée, même un an suffit pas à juger de son rendement et faut le faire en comparant ce qui est comparable en étudiant la volatilité et la rentabilité conjointement. Enfin le trader en général est un market maker, il travaille pour un client qui lui dit d’exécuter tels ou tels trades pour tels limites de prix et le trader prend une commission parce qu'il sait gérer une position suffisamment bien pour être assez loin des limites fixées par son client... Rien à voir avec le trading propriétaire décrit dans l'article. Tu mélanges tout.


Et sinon, ils apportent quoi comme valeur ajoutée, à l'économie réelle?

 

Participer à une augmentation de capital, je comprends,
mais acheter/vendre des titres de boites existantes, ou spéculer sur les MP, ça apporte quoi, ???  (à part répondre à la logique du système, pour le système, et des tunes pour les plus malins/chanceux, en siphonnant une part de la VA.)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 14-06-2011 à 19:49:40

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26805624
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 20:01:44  answer
 

poilagratter a écrit :


Et sinon, ils apportent quoi comme valeur ajoutée, à l'économie réelle?
 
Participer à une augmentation de capital, je comprends,  
mais acheter/vendre des titres de boites existantes, ou spéculer sur les MP, ça apporte quoi, ???  (à part répondre à la logique du système, pour le système, et des tunes pour les plus malins/chanceux, en siphonnant une part de la VA.)


Les défenseur vont te dire que la spéculation permet d'avoir des liquidité dans le "marché" donc de faciliter d'emprunt. On a vue récemment ce que la facilité d'emprunt voulait dire in fine pour le contribuable moyen.

n°26808664
poilagratt​er
Posté le 14-06-2011 à 23:32:01  profilanswer
 

En clair (désolé, mais je comprends pas le sens de ta phrase ;) ),  tu veux dire quoi?
 
(les défenseurs...  sont plutôt aux abonnés absents, sur ce coup   :D )


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26808753
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2011 à 23:44:59  answer
 

poilagratter a écrit :

En clair (désolé, mais je comprends pas le sens de ta phrase ;) ),  tu veux dire quoi?
 
(les défenseurs...  sont plutôt aux abonnés absents, sur ce coup   :D )


Bcp de Spéculation=>l'argent bouge vite et bcp d'argent "fictif". Donc les caisse paraisse pleine , l'argent n'est pas cher et chacun emprunte facilement. Le marché est très "dynamique". C'est ce que j'ai compris du "rôle" de la spéculation sur les marché,mais peut être que je me plante. Après perso je ne trouve pas que ce soit une bonne chose justement ce "dynamisme" et surtout cette facilité d'emprunt. Les caisses "paraisse" pleine mais ne le sont pas forcément, et la volatilité de l'économie est trop importante. Je prêcherait  pour plus d'inertie, ce qui veut dire monter moins haut dans les période faste mais surtout descendre moins bas pendant les crises.

n°26808821
poilagratt​er
Posté le 14-06-2011 à 23:58:23  profilanswer
 


Ok, l'argent bouge vite, mais ça apporte quoi à l'économie réelle?
 
il ne sert pas à financer du concret, de l'utile,  c'est juste un énorme tourbillon qui aspire de la VA, non?
 
ça me fait penser à une tornade... :D


Message édité par poilagratter le 14-06-2011 à 23:59:19

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26809067
zad38
Posté le 15-06-2011 à 00:37:25  profilanswer
 


Spéculation =/= crédit facile attention ! C'est bien le second qui génère du pognon fictif "comme" tu dis.
Et la spéculation a un effet contra-cyclique, vu que les spéculateurs vont en général dans le sens inverse du marché (sinon ce ne serait pas des spéculateurs mais des monsieur-tout-le-monde, qui décident d'investir dans la dernière bulle du moment après en avoir vaguement entendu parler au dernier repas de famille, preuve que c'est déjà trop tard pour le faire :o ). Contrairement aux idées reçues ils le stabilisent.


Message édité par zad38 le 15-06-2011 à 00:37:48
n°26809252
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 01:42:41  answer
 

Ca se sent hein ! ... Vous sentez pas ?  C'est dans l'air, un peu partout, la colère monte, l'indignation gagne du terrain, la révolte gronde, c'est l'air que je vous dit !!!

 

Alors c'est pour quand cette révolution ?

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-06-2011 à 01:46:34
n°26809271
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-06-2011 à 01:51:16  profilanswer
 


Le discours rabâché depuis 150 ans par l'extrême gauche.  [:neokill@h]  
 
Ce coup ci c'est sûr, la révolution ça va être bientôt ! [:gracchus13:1]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26809307
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 02:09:30  answer
 

Betcour a écrit :


Le discours rabâché depuis 150 ans par l'extrême gauche.  [:neokill@h]  
 
Ce coup ci c'est sûr, la révolution ça va être bientôt ! [:gracchus13:1]


 
T'es pas couché toi...  
 
Elle a déja commencé, tu le sais pas c'est tout  :o

mood
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