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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26659420
maponos
Posté le 31-05-2011 à 17:37:55  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :


 
Et les Allemands sont arrivés à quelques kilomètres de Moscou.  :o


Non mais il a raison, on ne peut pas dire que l'URSS n'a créé aucune richesse, ou n'a fait aucun progrès technologique ou scientifique. Parce que c'est bien ce que disent certains sur ce topic. L'URSS selon eux c'était technologiquement plus arriéré que l'homme des cavernes.

mood
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Posté le 31-05-2011 à 17:37:55  profilanswer
 

n°26659547
zad38
Posté le 31-05-2011 à 17:44:48  profilanswer
 

On reconnait une bonne économie quand elle parvient à satisfaire les besoins des gens : les communistes auraient bien pu avoir la meilleur technologie du monde et aller sur Mars, si de l'autre côté le russe moyen crevait la dalle et chialait en allant visiter un supermarché occidental c'est que leur économie n'était pas bonne, désolé.

Message cité 4 fois
Message édité par zad38 le 31-05-2011 à 17:46:01
n°26659668
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-05-2011 à 17:52:00  profilanswer
 

zad38 a écrit :

On reconnait une bonne économie quand elle parvient à satisfaire les besoins des gens : les communistes auraient bien pu avoir la meilleur technologie du monde et aller sur Mars, si de l'autre côté le russe moyen crevait la dalle et chialait en allant visiter un supermarché occidental c'est que leur économie n'était pas bonne, désolé.


 
Mises a très bien montré que la planification soviétique n'a pu durer 70 ans que parce qu'elle côtoyait un monde libéral où étaient déterminés de vrais prix. Dès lors, les prix de la planification soviétique n'était pas autant à côté de la plaque qu'ils auraient pu l'être sans le référent américain. Si le monde soviétique avait été unique, il se serait effondré bien avant, les prix fixés par les planificateurs devenant alors totalement déconnectés des niveaux de rareté relative et conduisant à des gaspillages de ressources encore plus grands.
 
Bref,
1- le système planificateur est condamné à échouer, car il supprime les signaux d'information sur la rareté des ressources que sont les prix
2- il dure cependant plus longtemps s'il vit en parallèle avec une économie de marché. Ce qui peut donner l'illusion qu'il marche. Mais ce n'est qu'une illusion.

n°26659890
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 31-05-2011 à 18:08:11  profilanswer
 

maponos a écrit :


Non mais il a raison, on ne peut pas dire que l'URSS n'a créé aucune richesse, ou n'a fait aucun progrès technologique ou scientifique. Parce que c'est bien ce que disent certains sur ce topic. L'URSS selon eux c'était technologiquement plus arriéré que l'homme des cavernes.


Technologiquement, ça ne nourrit pas les gens.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°26660163
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 31-05-2011 à 18:28:57  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Technologiquement, ça ne nourrit pas les gens.


 
On peut trouver pas mal de pays Africain qui ont suivi à la lettre l'idéologie libérale du FMI et où le peuple crève la dalle.
 
Comme quoi, on peut trouver de mauvaises applications du communisme (URSS) et de mauvaises applications du libéralisme...


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°26660196
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 31-05-2011 à 18:31:21  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
On peut trouver pas mal de pays Africain qui ont suivi à la lettre l'idéologie libérale du FMI et où le peuple crève la dalle.
 
Comme quoi, on peut trouver de mauvaises applications du communisme (URSS) et de mauvaises applications du libéralisme...


Et d'autres qui sont allés à contre-courant et qui crèvent la dalle (développement endolol). Plus même, j'imagine.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°26660237
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 31-05-2011 à 18:34:14  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Et d'autres qui sont allés à contre-courant et qui crèvent la dalle (développement endolol). Plus même, j'imagine.


 
Bien sûr. Mais mon propos cherchait simplement à démontrer qu'il ne suffisait pas d'appliquer l'idéologie libérale pour que les gens n'aient plus faim. Tout comme l'application du communisme créé forcement la famine... Faut arrêter de penser que c'est aussi simple que ça.


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°26660322
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-05-2011 à 18:40:27  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
On peut trouver pas mal de pays Africain qui ont suivi à la lettre l'idéologie libérale du FMI et où le peuple crève la dalle.
 
Comme quoi, on peut trouver de mauvaises applications du communisme (URSS) et de mauvaises applications du libéralisme...


 
Les solutions du FMI sont macro-économiques. D'où leur succès relatif, libéralisme et macro-économie faisant rarement bon ménage (la macro-économie est en fait la fille du keynésianisme). Le FMI ne s'est pas attaqué à l'essentiel : les droits de propriété. Or, une économie libérale est fondée sur l'échange de droits de propriété légitimes. Pas de droits de propriétés légitimes, pas de développement économique et pas de prospérité : c'est ce que le FMI n'a pas vu. En ce sens, les politiques du FMI n'étaient pas vraiment libérale car elles ne remettaient pas en cause l'emprise des Etats corrompus sur l'économie.Hernando de Soto a bien montré que c'est le manque de droits de propriété qui crée le sous-développement en Afrique.  http://fr.wikipedia.org/wiki/Hernando_de_Soto_Polar

n°26660692
Profil sup​primé
Posté le 31-05-2011 à 19:11:29  answer
 

zad38 a écrit :

On reconnait une bonne économie quand elle parvient à satisfaire les besoins des gens : les communistes auraient bien pu avoir la meilleur technologie du monde et aller sur Mars, si de l'autre côté le russe moyen crevait la dalle et chialait en allant visiter un supermarché occidental c'est que leur économie n'était pas bonne, désolé.

 

C'est guère mieux aujourd’hui, dans l’économie libérale. Sans la rente pétrolière et minières, ce pays rongé par le corruption serait laminé.  Mais je te rassure, la capitalisme, en tous cas sous sa forme actuelle (néolibérale) ne survivra pas au stalinisme. Il est lui aussi sous nos yeux entrain de effondré. C'est qu'une question de mois ou quelques années tout au plus.


Message édité par Profil supprimé le 31-05-2011 à 20:04:26
n°26660985
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 31-05-2011 à 19:30:07  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les solutions du FMI sont macro-économiques. D'où leur succès relatif, libéralisme et macro-économie faisant rarement bon ménage (la macro-économie est en fait la fille du keynésianisme).  


Et l'équilibre général walrasien ?


---------------
Horse_man
mood
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Posté le 31-05-2011 à 19:30:07  profilanswer
 

n°26661086
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-05-2011 à 19:37:15  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


Et l'équilibre général walrasien ?


 
Ce n'est pas de la macro. C'est toujours de la micro.
 
Pas d'agrégats qui ne veulent rien dire chez Walras. :o  

n°26661097
poilagratt​er
Posté le 31-05-2011 à 19:37:59  profilanswer
 

zad38 a écrit :

On reconnait une bonne économie quand elle parvient à satisfaire les besoins des gens   -   solvables -   : les communistes auraient bien pu avoir la meilleur technologie du monde et aller sur Mars, si de l'autre côté le russe moyen crevait la dalle et chialait en allant visiter un supermarché occidental c'est que leur économie n'était pas bonne, désolé.


Même si le capitalisme produit (normalement) en abondance, il suffit de se retrouver avec de trop faibles revenus (sans emploi, travail partiel) pour devoir faire appel à un système communiste (?) de charité publique.
 
De plus les - nécessaires ( :sarcastic: ) - politiques d'austérité, ne vont pas arranger les choses.
 
Personne ne voit comment ça pourrait ne pas s'aggraver.  Effondrement?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26661277
docmaboul
Posté le 31-05-2011 à 19:48:11  profilanswer
 

maponos a écrit :


Non mais il a raison, on ne peut pas dire que l'URSS n'a créé aucune richesse, ou n'a fait aucun progrès technologique ou scientifique. Parce que c'est bien ce que disent certains sur ce topic. L'URSS selon eux c'était technologiquement plus arriéré que l'homme des cavernes.


 
T'es pas la moitié d'un malhonnête toi au moins.

Message cité 1 fois
Message édité par docmaboul le 31-05-2011 à 19:48:30
n°26661386
docmaboul
Posté le 31-05-2011 à 19:59:29  profilanswer
 


 
1°) "l'état cherche à le dépenser le mieux possible": rien n'est moins sûr. Les politiques clientélistes de Sarkozy menées par l'Etat sont le parfait contre-exemple. En outre, la problématique se situe plus à une question d'échelle. Jamais l'Etat n'inventera le frigo, le micro-ordinateur, le transistor ou l'aspirateur dyson: il est un peu beaucoup trop gros pour ça. De même, jamais Dyson ne concevra de station spatiale, il est un peu beaucoup trop petit pour ça.
2°) certes ils ont réussi quelques trucs d'envergure. En attendant, si tu fais la liste de tout ce qui t'entoure et que tu cherches ce qui a été inventé par ou grâce à l'URSS, ça ne va pas aller bien loin, en admettant déjà que tu trouves quelque chose. C'est à peine moins vrai pour l'Etat en tant que cas général (et donc en incluant le capitalisme).

n°26661596
maponos
Posté le 31-05-2011 à 20:15:59  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
 
Prends une entreprise privée qui embauche un parasite qui ne fait rien et qu'elle paie 100. La VA de l'entreprise n'a pas varié (puisque ce salarié ne fait rien, ne produit rien). Le PIb national est identique, et les 100 versés en salaires le sont au détriment des profits (de l'EBE pour être précis)
 
Embauche un parasite dans le public et verse lui un salaire de 100. D'après les règles de la compta nationale utilisées par l'INSEE, le Pib augmente de 100. Miraculeux, non ?
 
 
 


Il est aussi de notoriété qu'à compétences et travail égal le publique paye moins bien. Il y a aussi les cas où l'Etat paye moins cher que la VA de ses fonctionnaires.

n°26661663
maponos
Posté le 31-05-2011 à 20:21:30  profilanswer
 

zad38 a écrit :

On reconnait une bonne économie quand elle parvient à satisfaire les besoins des gens : les communistes auraient bien pu avoir la meilleur technologie du monde et aller sur Mars, si de l'autre côté le russe moyen crevait la dalle et chialait en allant visiter un supermarché occidental c'est que leur économie n'était pas bonne, désolé.


Entre pas bonne (ou moins bonne) et derrière tout ce que l'humanité à pu connaitre y a une sacré différence. Ce que je dénonce ce sont les exagérations, comme le fait de croire que le monde est né il y a 200 ans.

n°26661697
maponos
Posté le 31-05-2011 à 20:24:34  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
T'es pas la moitié d'un malhonnête toi au moins.


Oui en effet je ne le suis pas du tout. Relis le topic, je n'exagère pas.

n°26661844
docmaboul
Posté le 31-05-2011 à 20:37:27  profilanswer
 

J'suis venu, j'ai relu, j'ai rien vu :o


Message édité par docmaboul le 31-05-2011 à 20:37:44
n°26662126
Badcow
Posté le 31-05-2011 à 21:02:28  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Quand on a plus de moyens, on peut plus facilement satisfaire ses citoyens (les citoyens peuvent plus facilement se satisfaire).  
 
Par contre, payer quelqu'un à déplacer des tas de terre, ça fait progresser le PIB. Si on se base sur le seul PIB comme indicateur pour la prise de décision, il faudrait payer des gens à déplacer des tas de terre.  
Confier l'entretien de sa maison et l'élevage de ses gamins à des prestataires, ça fait progresser le PIB, quand passer à mi-temps pour le prendre en charge soi-même le fait baisser.
 
=> Si l'indicateur est biaisé, il ne permet pas de prendre les bonnes décisions. Ce n'est pas l'accroissement des échanges marchands qui rend heureux, et à mon sens, maximiser le "bonheur" devrait être l'objet de la politique publique.
 
Bref, je trouve que c'est une très bonne chose que d'essayer de définir d'autres indicateurs agrégés. Et heureusement que ces indicateurs sont plus ou moins corrélés au PIB, car sinon ça voudrait dire qu'on est passé totalement à côté du sujet depuis près d'un siècle.


 
Pas vraiment en fait... c'est l'histoire du type qui casse les vitres et de celui qui les répare. A partir du moment où tu mobilise des moyens pour réparer quelque chose qui était en parfait état de fonctionnement et que tu a cassé volontairement, tu ne fais pas progresser le PIB (sauf pour certains qui créent des richesses à volonté en faisant tourner la planche à billets).
 
Idem pour un état qui dépenserait des sommes folles à employer des gens pour déplacer des tas de terre, les moyens utilisés pour payer ces personnes à faire une activité sans intérêt sont soit prélevés sur des activités qui ont un intérêt et qui gagneraient à être développées, donc moins taxées, soit ce sont des moyens qui manqueront pour faire des choses utiles.
 
Bref, un tel système est forcément "sub-optimal" et un pays avec un tel système économique verra dans un premier temps son PIB progresser moins vite que celui d'autres états utilisant des mécanismes d'allocations des ressources plus efficaces, puis stagner du fait de l’absence d'investissements.
 
De même, lorsqu'on en arrive à "confier l'entretien de sa maison et de ses gamins à des prestataires", c'est que le couple est capable de générer suffisamment de revenu pour rendre l'opération rentable, ce qui dans nos sociétés occidentales actuelles signifie que l'épouse peut, par son travail, générer plus de richesse qu'en restant simplement à la maison pour préparer la cuisine.
 
A titre personnel (ce qui veut dire que je n'ai pas fais la démonstration), je suis convaincu que l'émancipation des femmes dans les sociétés occidentales après la 2ème guerre mondiale est au moins autant à l'origine des "trente glorieuses" que la mécanisation et le plan Marshall, et que le rejet de l'immigration et le repli sur soi seront à l'origine de notre "chute".
 
A moins que le repli sur soi et le refus de l'immigration ne soient que les symptômes d'une société qui vieilli, se sclérose, et n'offre finalement plus d'avenir pour sa jeunesse (à part "torcher les vieux", bien sûr).


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°26662307
Badcow
Posté le 31-05-2011 à 21:17:02  profilanswer
 

maponos a écrit :


Il est aussi de notoriété qu'à compétences et travail égal le publique paye moins bien. Il y a aussi les cas où l'Etat paye moins cher que la VA de ses fonctionnaires.


 
Ce n'est plus vrai depuis quelques années déjà... une administration publique de ma connaissance (qui utilise la grille de la fonction publique) embauche les thésards à 2400 € net mensuel, alors que chez EADS (une boite réputée pour donner des salaires confortables), c'est moins de 2000 € net (en ajoutant les avantages du CE et la participation à la mutuelle de santé, on arrive peut être à 2200 net mensuel, mais pas beaucoup plus).


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°26662639
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 31-05-2011 à 21:37:18  profilanswer
 

Badcow a écrit :

Ce n'est plus vrai depuis quelques années déjà...


 
Dans l'informatique, c'est toujours vrai. J'ai cherché plusieurs postes dans des mairies de 30 000 habitants.
 
Salaire actuel dans le privé : 2600 € + Avantage d'une grosse boîte de 2000 € + Reconnaissance positive de mon entourage et de la société en général.
Salaire + primes + heures sup' déguisés : 2200 € avec quasiment pas d'avantage et une reconnaissance négative de l'entourage et de la société (l'image du fonctionnaire quoi...)
 
Sachant que je devais assurer une nocturne jusqu'à 20h00 une fois par semaine, que je devais gérer un budget d'environ 150 000 € annuel, gérer 2 personnes (technicien) et que je devais être d'astreinte H24.
 
Alors qu'actuellement, je ne fais rien de tout ça (pas de nocturne, pas de budget à gérer, pas de personne à encadrer, pas d'astreintes.
 
Bref, je ne vois pas qui peut aller bosser dans le public à part ceux qui le font vraiment pour rendre service à la nation... Ou ceux qui ne sont pas embauché par les SSII.
 

Badcow a écrit :

une administration publique de ma connaissance (qui utilise la grille de la fonction publique) embauche les thésards à 2400 € net mensuel, alors que chez EADS (une boite réputée pour donner des salaires confortables), c'est moins de 2000 € net (en ajoutant les avantages du CE et la participation à la mutuelle de santé, on arrive peut être à 2200 net mensuel, mais pas beaucoup plus).


 
Comme quoi, il n'y a pas de règle :p


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°26663054
Badcow
Posté le 31-05-2011 à 22:09:04  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Dans l'informatique, c'est toujours vrai. J'ai cherché plusieurs postes dans des mairies de 30 000 habitants.
 
Salaire actuel dans le privé : 2600 € + Avantage d'une grosse boîte de 2000 € + Reconnaissance positive de mon entourage et de la société en général.
Salaire + primes + heures sup' déguisés : 2200 € avec quasiment pas d'avantage et une reconnaissance négative de l'entourage et de la société (l'image du fonctionnaire quoi...)
 
Sachant que je devais assurer une nocturne jusqu'à 20h00 une fois par semaine, que je devais gérer un budget d'environ 150 000 € annuel, gérer 2 personnes (technicien) et que je devais être d'astreinte H24.
 
Alors qu'actuellement, je ne fais rien de tout ça (pas de nocturne, pas de budget à gérer, pas de personne à encadrer, pas d'astreintes.
 
Bref, je ne vois pas qui peut aller bosser dans le public à part ceux qui le font vraiment pour rendre service à la nation... Ou ceux qui ne sont pas embauché par les SSII.
 


 
L'informatique est un monde à part, les directions (dans le privé) ne comprennent pas trop ce qu'ils font, n'arrivent pas à évaluer s'ils glandent ou s'ils travaillent, mais comme ils sont les seuls à comprendre comment remettre un serveur de mail en route lorsque des dizaines d'utilisateurs hurlent à la mort parce qu'ils ne peuvent plus recevoir les e-mails avec le calendrier Pirelli, et bien ce sont des compétences payées fort chères, et tant mieux pour eux (un peu comme les traders, à échelle réduite).
 
Alors que dans le public, c'est payé en fonction du niveau d'étude, que tu sois ingénieur ponts et chaussés ou ingénieur informatique (j’exagère un peu, mais pas tant que cela).


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°26663148
poilagratt​er
Posté le 31-05-2011 à 22:17:35  profilanswer
 

En ce moment sur Arte une émission sur ces privilégiés de retraités dans le modèle que nous devrions suivre: l'Allemagne, et aussi la France et le RU...
 
En résumé, ça craque de partout, et on se demande bien pourquoi.


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26664782
python
Posté le 01-06-2011 à 01:02:01  profilanswer
 

http://argent.canoe.ca/lca/affaire [...] 42454.html
 
Encore une  fusion qui va mettre sur le carreau des milliers d'emplois bien rémunérés. :fou:


Message édité par python le 01-06-2011 à 01:30:56
n°26664917
python
Posté le 01-06-2011 à 01:33:59  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

En ce moment sur Arte une émission sur ces privilégiés de retraités dans le modèle que nous devrions suivre: l'Allemagne, et aussi la France et le RU...
 
En résumé, ça craque de partout, et on se demande bien pourquoi.


 
parce que les retraités ont cotisé pendant quelques années pour une retraite plus longue que la durée de cotisation.  
 
 Les députés et tous leurs ti-amis politiques c'est encore pire il leur faut à peine 6 ans pour une rente garantie à vie. :/

Message cité 1 fois
Message édité par python le 01-06-2011 à 01:34:53
n°26664961
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 01-06-2011 à 01:40:21  profilanswer
 

python a écrit :

parce que les retraités ont cotisé pendant quelques années pour une retraite plus longue que la durée de cotisation.


 
37,5 ans de cotisation, c'est quelques années ?
 
Et si un retraité part à 60 ans, il faudrait qu'il vive jusqu'à 97,5 ans.
 
Sérieux, tu devrais calculer avant de dire n'importe quoi...


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°26665270
markesz
Destination danger
Posté le 01-06-2011 à 06:19:05  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
37,5 ans de cotisation, c'est quelques années ?
 
Et si un retraité part à 60 ans, il faudrait qu'il vive jusqu'à 97,5 ans.
 
Sérieux, tu devrais calculer avant de dire n'importe quoi...


 
Il n'a pas cotisé l'équivalent d'un salaire complet à chaque mois, sois un peu réaliste! La somme totale épargnée lors des 37 années de salaire ne représente pas du tout la somme qui lui reviendra en vivant plus de 10 ans sans rien faire. Une année de cotisation ne paye pas une année complète de rente. J'espère que tu en es conscient.


---------------
Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°26665385
poilagratt​er
Posté le 01-06-2011 à 07:48:31  profilanswer
 

markesz a écrit :


 
Il n'a pas cotisé l'équivalent d'un salaire complet à chaque mois, sois un peu réaliste! La somme totale épargnée lors des 37 années de salaire ne représente pas du tout la somme qui lui reviendra en vivant plus de 10 ans sans rien faire. Une année de cotisation ne paye pas une année complète de rente. J'espère que tu en es conscient.


Et les jeunes qui à 30 ou 35ans sont toujours chômeurs ou précaires,  que doivent ils faire pour  s'assurer une retraite convenable?  (ils sont nombreux...)


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26665938
vandepj0
Posté le 01-06-2011 à 09:35:04  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Pas vraiment en fait... c'est l'histoire du type qui casse les vitres et de celui qui les répare. A partir du moment où tu mobilise des moyens pour réparer quelque chose qui était en parfait état de fonctionnement et que tu a cassé volontairement, tu ne fais pas progresser le PIB (sauf pour certains qui créent des richesses à volonté en faisant tourner la planche à billets).


Justement, si tu fais progresser le PIB, qui est un compteur de flux, mais tu ne fais pas progresser la "valeur" du pays.  
 
Comme la prime à la casse est une machine à "faire" du PIB, en mettant à la réforme des véhicules encore roulant.
 
Et c'est justement une des limites du PIB.

Badcow a écrit :


Idem pour un état qui dépenserait des sommes folles à employer des gens pour déplacer des tas de terre, les moyens utilisés pour payer ces personnes à faire une activité sans intérêt sont soit prélevés sur des activités qui ont un intérêt et qui gagneraient à être développées, donc moins taxées, soit ce sont des moyens qui manqueront pour faire des choses utiles.


Ou qui envoierait des véhicules en parfait état de fonctionnement à la casse?

Badcow a écrit :


Bref, un tel système est forcément "sub-optimal" et un pays avec un tel système économique verra dans un premier temps son PIB progresser moins vite que celui d'autres états utilisant des mécanismes d'allocations des ressources plus efficaces, puis stagner du fait de l’absence d'investissements.


D'abord plus vite, mais sans bénéfice pour les citoyens.

Badcow a écrit :


De même, lorsqu'on en arrive à "confier l'entretien de sa maison et de ses gamins à des prestataires", c'est que le couple est capable de générer suffisamment de revenu pour rendre l'opération rentable, ce qui dans nos sociétés occidentales actuelles signifie que l'épouse peut, par son travail, générer plus de richesse qu'en restant simplement à la maison pour préparer la cuisine.


1/ Tu serais pas un peu macho? Pourquoi c'est Bobonne à la maison?
2/ Sur le fond, oui, encore faudrait-il que la décision soit prise sur la base de coûts réel. Je viens de faire une simulation pour une garde d'enfants à domicile, en gros ça "vaut" 1600€ par mois, mais ça me "coute" 600€ par mois.

Badcow a écrit :


A titre personnel (ce qui veut dire que je n'ai pas fais la démonstration), je suis convaincu que l'émancipation des femmes dans les sociétés occidentales après la 2ème guerre mondiale est au moins autant à l'origine des "trente glorieuses" que la mécanisation et le plan Marshall, et que le rejet de l'immigration et le repli sur soi seront à l'origine de notre "chute".
 
A moins que le repli sur soi et le refus de l'immigration ne soient que les symptômes d'une société qui vieilli, se sclérose, et n'offre finalement plus d'avenir pour sa jeunesse (à part "torcher les vieux", bien sûr).


+1.

n°26666594
Betcour
Building better worlds
Posté le 01-06-2011 à 10:35:08  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

En effet, le marché n'est pas forcément capable d'évaluer correctement certaines ressources dès l'instant où leur "extinction" peut paraître lointaine par rapport au business model ou à l'espérance de vie d'un groupe d'individus/actionnaires dans la société. Notamment en raison de l'information imparfaite dont dispose les acteurs et de leur préférence pour le présent (phénomène d'actualisation des flux). Face à ces aspects, il faut choisir une option prudentielle qui peut être sous-optimale à l'instant présent pour tel ou tel acteur (car cela suppose une immobilisation de capital/stock plus importante) mais optimale sur une durée de temps plus longue et pour l'ensemble des acteurs.


Ça revient à dire (pour simplifier) que les marchés ne sont pas capables d'anticiper à long terme. Hors il existe plusieurs exemples qui montrent le contraire : par ex. les logements construits sur des beaux emphytéotiques de 99 ans se vendent moins cher que sur des terrains en pleine propriété, ou bien les obligations de 50 ou 100 ans (ou même 1000 ans mais là c'est des équivalent à des perpétuelles), ou encore les réserves des compagnies pétrolières qui portent sur des décennies mais sont passées au crible par les analystes.
 
Après il y a une myopie éventuelle vis à vis de risques rares mais ravageurs (les fameux "cygnes noirs" ) mais c'est une myopie humaine qui affuble tout aussi bien l'état. Et des acteurs en tirent partie (les assureurs :o)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26666680
markesz
Destination danger
Posté le 01-06-2011 à 10:41:06  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Et les jeunes qui à 30 ou 35ans sont toujours chômeurs ou précaires,  que doivent ils faire pour  s'assurer une retraite convenable?  (ils sont nombreux...)


 
Tu voudrais quoi ? Qu'ils touchent de meilleurs revenus une fois à la retraite ? La vie dans nos sociétés modernes seraient donc pour beaucoup une longue attente de paresse crasse pour toucher le jack pot à 65 ans ?


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Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°26666796
Betcour
Building better worlds
Posté le 01-06-2011 à 10:49:43  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

Par exemple le coût du risque nucléaire: la vitrification de 200 km² coûte nettement plus que la capacité de responsabilité de l'exploitant. Celui ci à donc intérêt à se conformer aux normes, à éviter l'accident, mais pas "à tout prix". Le niveau de sécurité doit être calibré en fonction du risque sur le capital de l'exploitant, pas du risque sur la population.


Ce coût a une espérance mathématique (proba*coût si ça arrive), qu'un réassureur va prendre soin de calculer et de facturer.
 
En fait je ne vois aucune différence état/privé ici : tout projet, entreprise, construction, etc. est calibré en tenant compte des coûts et risques inhérents. Quand l'union soviétique à construit des centrales nucléaires sans enceinte de confinement, ils ont calculé que la probabilité d'un accident était trop faible rapporté au surcoût de l'enceinte. L'état aussi prend des risques, il est tout aussi financièrement contraint qu'une entreprise privé, il lui coûte tout autant d'améliorer la sécurité ou de dédommager des victimes. Certes une entreprise peut faire faillite et ainsi mettre fin aux indemnisations, mais un état peu aussi envoyer les victimes se faire voir... les victimes de Tchernobyl peuvent en témoigner.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26667029
poilagratt​er
Posté le 01-06-2011 à 11:05:48  profilanswer
 

markesz a écrit :


 
Tu voudrais quoi ? Qu'ils touchent de meilleurs revenus une fois à la retraite ? La vie dans nos sociétés modernes seraient donc pour beaucoup une longue attente de paresse crasse pour toucher le jack pot à 65 ans ?


Non, mais je constate    comme toi     que si ce système ne change pas, ils sont condamnés à la pauvreté pour la vie.
 
=>  Echec du système capitaliste.
 


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26667350
Camelot2
Posté le 01-06-2011 à 11:26:58  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ça revient à dire (pour simplifier) que les marchés ne sont pas capables d'anticiper à long terme. Hors il existe plusieurs exemples qui montrent le contraire : par ex. les logements construits sur des beaux emphytéotiques de 99 ans se vendent moins cher que sur des terrains en pleine propriété, ou bien les obligations de 50 ou 100 ans (ou même 1000 ans mais là c'est des équivalent à des perpétuelles), ou encore les réserves des compagnies pétrolières qui portent sur des décennies mais sont passées au crible par les analystes.
 
Après il y a une myopie éventuelle vis à vis de risques rares mais ravageurs (les fameux "cygnes noirs" ) mais c'est une myopie humaine qui affuble tout aussi bien l'état. Et des acteurs en tirent partie (les assureurs :o)


 
Je dirais que ni les marchés ni un quelconque acteur publique n'est capable de correctement anticiper le long terme car l'incertitude y est trop importante. Concernant tes exemples,
 
-Le premier concerne une différence relative de prix...qui ne se retrouve pas forcément dans tous les cas (situation particulière de Louvain-La-Neuve) où le marché a tendance à oublier cette composante de long-terme des beaux accordés par l'université vu la composante court-terme du marché immobilier lié à la pression du nombre d'étudiants.
-Je ne vois pas vraiment où tu veux en venir...la valorisation de tels obligations est basé sur des hypothèses d'actualisation (best-estimate).  
-Réserves où il existe encore une très forte inconnue (rien que le peak oil déchire les spécialistes) et où l'on raisonne, là encore, en best-estimate. Les compagnies pétrolières ne construisent pas leur business model sur base du pire cas possible...qui serait une diminution rapide des réserves découvertes dans les dix prochaines années.
 
En fait, la myopie ne concerne pas uniquement des risques rares. Ceux-ci sont inclus car l'information disponible est faible voire inexistante. La myopie est simplement tirée du fait que la valorisation se fait conditionnellement à l'information disponible (V|Information). Il faut donc, dans certains cas, se choisir une marge de sécurité qui protègerait contre ce manque d'information et la sur-estimation possible de cette valorisation. C'est une culture du risque très difficile à mettre en place...même les assureurs en sont encore loin dans leur business...
 

n°26667627
tocmai
Posté le 01-06-2011 à 11:46:51  profilanswer
 

Badcow a écrit :


De même, lorsqu'on en arrive à "confier l'entretien de sa maison et de ses gamins à des prestataires", c'est que le couple est capable de générer suffisamment de revenu pour rendre l'opération rentable, ce qui dans nos sociétés occidentales actuelles signifie que l'épouse peut, par son travail, générer plus de richesse qu'en restant simplement à la maison pour préparer la cuisine.


Oui mais il y a quand-même sur-gonflement du PIB, pour example:
 
situation A: conjoint(e) sans activité rémunérée et s'occupant des enfants et du ménage
situation B: conjoint(e) employé à mi-temps pour 1000 euros - 600 euros de frais (garde, transport, etc).
 
Pour le couple, le gain est de 400 euros.
Pour la société, la "richesse" supplémentaire est de 1000 euros max.
Les chiffres du PIB gonflent de 1600 euros.


---------------
« Le seul antidote à la guerre, ce n'est pas la paix, c'est la vérité
n°26667667
poilagratt​er
Posté le 01-06-2011 à 11:49:41  profilanswer
 

Badcow a écrit :


A moins que le repli sur soi et le refus de l'immigration ne soient que les symptômes d'une société qui vieilli, se sclérose, et n'offre finalement plus d'avenir pour sa jeunesse (à part "torcher les vieux", bien sûr).


Lorsque le tissu industriel a été dévasté par  "l'ouverture aux autres",
imposée par la libéralisation des échanges,  
que le pays est sur la voie de la faillite,
il parait sage de se "replier sur soi", le temps de tout remettre en ordre, avant de "s'ouvrir aux autres", avec d'autres obectifs que la "libre concurrence"...
 
Quand on ne peut plus rien vendre (ou presque), et que l'on a plus les moyens d'acheter,
quelle autre option que celle du repli sur soi?
 
A titre d'exemple: la Grèce...

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 01-06-2011 à 13:35:34

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26667912
Betcour
Building better worlds
Posté le 01-06-2011 à 12:08:39  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Je dirais que ni les marchés ni un quelconque acteur publique n'est capable de correctement anticiper le long terme car l'incertitude y est trop importante. Concernant tes exemples,
 
-Le premier concerne une différence relative de prix...qui ne se retrouve pas forcément dans tous les cas (situation particulière de Louvain-La-Neuve) où le marché a tendance à oublier cette composante de long-terme des beaux accordés par l'université vu la composante court-terme du marché immobilier lié à la pression du nombre d'étudiants.
-Je ne vois pas vraiment où tu veux en venir...la valorisation de tels obligations est basé sur des hypothèses d'actualisation (best-estimate).  
-Réserves où il existe encore une très forte inconnue (rien que le peak oil déchire les spécialistes) et où l'on raisonne, là encore, en best-estimate. Les compagnies pétrolières ne construisent pas leur business model sur base du pire cas possible...qui serait une diminution rapide des réserves découvertes dans les dix prochaines années.


Mon point est seulement que les investisseurs sont capables de se projeter et d'investir sur 50 ou 100 ans, avec le risque qui accompagne de telles durées (et donc des risques de probabilité faible, mais qui sur la durée ont une probabilité significative de se produire). Ils peuvent investir sur 50 ou 100 dans une ressource. La surexploitation de cette ressource est pénalisante car elle dévalue immédiatement la valeur résiduelle de l'investissement : ils ont donc intérêt à la gérer "en bon père de famille" sinon il faut passer des dépréciations d'actifs.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26667930
python
Posté le 01-06-2011 à 12:10:03  profilanswer
 

markesz a écrit :


 
Tu voudrais quoi ? Qu'ils touchent de meilleurs revenus une fois à la retraite ? La vie dans nos sociétés modernes seraient donc pour beaucoup une longue attente de paresse crasse pour toucher le jack pot à 65 ans ?


Je ne vois pas ce que la paresse vient faire dans cette question.  
 
Si un étudiant passe 25 sur ans sur les bancs de l'école.  Il est normal qu'il puisse avoir la possibilité de trouver un bon travail sinon il aurait investit son argent ailleurs  
 
ce n'est pas les jeunes qui sont paresseux, c'est la société qui est paresseuse pour offrir des bons emplois

Message cité 1 fois
Message édité par python le 01-06-2011 à 12:12:35
n°26668054
Betcour
Building better worlds
Posté le 01-06-2011 à 12:21:18  profilanswer
 

python a écrit :

Si un étudiant passe 25 sur ans sur les bancs de l'école.  Il est normal qu'il puisse avoir la possibilité de trouver un bon travail sinon il aurait investit son argent ailleurs


Le problème c'est que justement, il n'a quasiment rien payé pour cette éducation (rapporté à ce que ça coûte réellement). Du coup ils sont nombreux à étudier en touriste aux frais de l'état, sans aucun projet professionnel sérieux derrière.
 
Fait payer aux étudiants le coût réel de leur scolarité et tu verras qu'ils iront pas tous s'entasser en socio/psycho/histoire de l'art...


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26668269
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 01-06-2011 à 12:50:52  profilanswer
 

Interessant
 

Citation :

Gérard Filoche nous rappelle que c'est dans les pays où les salaires sont les plus bas que les durées du travail et le taux de chômage sont les plus élevés.
 
Évidemment, la prime de 1.000 euros de Sarkozy, c’est de la fumée : la voilà réservée, sur la base du volontariat patronal, aux entreprises de plus de 50 salariés qui versent des dividendes à leurs actionnaires, soumise à négociation et défiscalisée, non soumise à cotisations sociales, donc payée en partie par les impôts des salariés. Or, seulement 3% des entreprises ont plus de 50 salariés et 1/3 de celles-ci versent des dividendes. Environ 1,5 million de salariés sur 18,3 millions y seraient éligibles, et encore…
 
Pendant ce temps-là, les salaires des 5 millions de fonctionnaires sont gelés, c’est-à-dire qu’ils baissent, puisque l’inflation progresse de 2 à 4 points.
 
Un bluff trompeur
 
Pourtant, l’effet d’annonce électoral a joué. Dans tel meeting, à La Courneuve, on rencontre des modestes employés d’une maison de retraite de plus de 50 salariés qui croient encore recevoir bientôt 1.000 euros… parce que cela a été dit «à la télé».
 
L’élection présidentielle mobilise 42 millions d’électeurs, elle se joue au second tour entre 18 et 20 millions de voix. Laisser traîner dans les oreilles que Sarkozy fait donner 1.000 euros et que le Parti socialiste ne sait plus à quelle hauteur il propose de porter le Smic, cela pose problème.
 
Anne-Sophie Lapix, sur Canal +, dimanche 22 mai à midi, interroge Bertrand Delanoë : «En 2007 vous étiez pour un Smic à 1.500 euros, pas cette fois. Pourquoi ? N’était-ce pas un marqueur ?» Bertrand Delanoë esquive, explique que cela concerne tous les salaires et pas seulement le Smic, et qu’il faudra une conférence annuelle pour revoir ceux-ci… Il s’enlise. Pourquoi exiger 1.500 euros en 2006 et ne pas exiger 1.600 euros en 2011 ? Pourquoi ne plus chiffrer ? Qu’est ce que ça cache ?
 
Sarkozy a bloqué le Smic pendant cinq ans. Cinq ans !
 
C’est si long, si dur que 10% des salariés ont été rajoutés aux 8 millions de travailleurs pauvres. On ne peut pas vivre décemment à ce prix.
 
Pire, il démantèle le principe même du Smic ! Déjà, le 28 février 2010 à Blois, Fillon s’était autocritiqué «d’avoir cautionné une hausse trop rapide du Smic» et depuis, le gouvernement a baissé sciemment les bas salaires :
 
1) Ils ont fixé le taux du Smic au 1er janvier au lieu du 1er juillet, pour mieux peser par le bas sur la négociation de branche ou d’entreprise qui a lieu en début d’année.
 
2) La fixation se fait désormais au plus bas niveau sur les propositions d’une «commission d’experts» prétendue indépendante, selon le souhait de Laurence Parisot.
 
3) La COE — Commission d’orientation de l’emploi — va mettre en œuvre une désindexation du Smic, en conformité avec le «pacte de compétitivité» de Merkel/Sarkozy.
 
4) Le gouvernement a supprimé jusqu’en 2013 les sanctions éventuelles applicables aux entreprises bénéficiant d’exonérations de cotisations (à hauteur de 20 milliards entre 1 et 1,3 fois le Smic) qui ne respecteront pas le Smic.
 
5) Les branches dont le salaire minima conventionnel est inférieur au Smic ont obtenu l’autorisation d’y rester pendant 2 ans.
 
6) Le Medef pousse à l’annualisation du Smic et sa régionalisation. Ce qui aurait définitivement pour double effet de le rendre incontrôlable et de le supprimer comme instrument d’une politique nationale des salaires.
 
7) L’inflation a repris et c’est avec retard, sans rattrapage, que le Smic sera réajusté de 2% par la loi le 1er juillet 2011.
 
Tout cela parce que le Smic serait trop contraignant, trop élevé, etc...
 
À qui faire gober qu’une prime de 1.000 euros corrigerait le blocage du pouvoir d’achat organisé par Sarkozy depuis 5 ans ? C’est un leurre, c’est une farce qui cherche à masquer ce déclin organisé du Smic.
 
Or, la moyenne de nos salaires n’est pas trop élevée : elle se situe dans la moyenne de l’Union européenne. Les cotisations sociales des employeurs ont baissé de 40 à 14% depuis 1993. En Espagne où les salaires sont plus bas, il y a davantage de chômage; dans les pays scandinaves ou les salaires sont plus élevés, il y en a moins. Ce sont les pays les plus pauvres qui ont des durées du travail plus élevées. Les salariés ayant les plus bas salaires et le moins de qualifications reconnues sont les plus exposés au chômage. Les salariés de la restauration, par exemple, qui ne sont soumis à aucune concurrence internationale, ont le plus triste sort.
 
Et le sinistre Laurent Wauquiez propose d’amputer ceux qui sont réduits aux minima sociaux à 75% du Smic. Il prétend que les chômeurs sont des «assistés» ! Pur mensonge, car les chômeurs sont des «assurés» : ils ont cotisé à une assurance-chômage et leurs indemnités en retour sont un dû, pas un assistanat. Les seuls «assistés» de ce pays sont les patrons qui reçoivent 45 milliards d’exonérations de cotisation sociales sans aucune contrepartie.
 
Les salariés sont en train de s’appauvrir chaque jour !
 
Les prix valsent depuis des mois, énergie, logement, transports, assurances, alimentation, etc… au point qu’au 1er juillet 2012, c’est la loi qui impose de faire un rattrapage et de réajuster le Smic pour courir après l’inflation.
 
Le salaire médian est de 1.580 euros, c’est-à-dire que 50% des salariés gagnent moins. 98% des salaires sont en dessous de 3.200 euros. La principale fonction de «président du pouvoir d’achat» du «gagner plus» de Sarkozy s'est traduite par un appauvrissement de ceux qui produisent l’essentiel des richesses de ce pays et qui n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent.
 
Une prime de 1.000 euros ? Et on ne serait pas pour un Smic de 1.600 euros ?
 
Alors que les négociations sur les salaires sont bloquées, alors que les syndicats n’ont pas été consultés et que le patronat en profite pour refuser, l’antisocial forcené de l’Elysée joue du pipeau avec une vraie fausse prime, content de n’avoir pas une opposition en face qui ose réclamer un Smic digne de ce nom.
 
Cela peut-il durer ?
 
Un rattrapage du Smic à 1.600 euros, comme le réclame la CGT, principal syndicat de ce pays, est urgent et nécessaire.
 
Que l’on ne dise pas que cela ferait fermer des entreprises (à part les canards boîteux et autres fraudeurs) : en juin 1968, la hausse de 33% du Smig (et de 55% du Smag) n’a fait fermer aucune entreprise, cela a même relancé l’économie ! Cela a permis aux salariés de mieux vivre et d’acheter des choses essentielles qu’ils ne pouvaient pas s’offrir auparavant. Appliquer une hausse de 33% aujourd’hui porterait le Smic à… 1.750 euros !
 
Les minima conventionnels devraient être automatiquement aligné par la loi sur le Smic : car il est indécent que des branches négocient en dessous de la loi.
 
Ni l’intéressement, ni la participation ne sont du «vrai salaire», avec cotisations sociales, du net et du brut. Les «primes» éphémères ne remplacent la hausse régulière, le nécessaire rattrapage des salaires.
 
Lorsqu’il y a des NAO — des négociations annuelles obligatoires —, l’État a un rôle à jouer, car c’est de lui que dépend «l’extension» des conventions collectives : il peut ainsi peser sur leur contenu, et sur les carrières, les niveaux, les coefficients, les échelons, les grilles de métiers. Des garanties de progression collective, détruites par le Medef depuis huit ans, peuvent être restaurées sous la pression de la puissance publique pour les salariés.
 
1.600 euros, il faut le dire !
 
Mais pour cela, le Parti socialiste et toute la gauche doivent savoir dire à quelle hauteur on veut situer le Smic. Car c’est le marqueur, le «booster» pour les autres salaires, les autres négociations.
 
Dans tous les sondages, la principale question est celle des salaires. Il faut reprendre aux actionnaires ce qu’ils ont pris aux salaires. Pour gagner en 2012 à coup sûr et mobiliser notre électorat, la revendication est incontournable.


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°26668357
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 01-06-2011 à 13:02:33  profilanswer
 

Citation :

La Grèce baisserait la TVA pour imposer son plan d'austérité
 
La Grèce et les inspecteurs de l'UE, du FMI et de la BCE se sont entendus sur une baisse de la TVA afin d'obtenir un consensus politique sur de nouvelles mesures d'austérité, rapporte ce mardi la presse grecque.


Source: http://www.latribune.fr/actualites [...] erite.html
 
Déjà première erreur, ils n'obtiendront jamais le consentement des partis d'opposition de gauche...
 
Comment rembourser leurs dettes alors que les rentrées fiscales vont dégringoler avec la baisse de la TVA et les privatisations en cours?
On est dans une impasse...à moins qu'on privatise tout le secteur public grec (pour avoir des infrastuctures dignes du tiers monde) dans l'année à venir. C'est ce que demande l'Union Européenne et le FMI...


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Tu l'as voulu, tu l'as eu...
mood
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