Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
1782 connectés 

 


La crise actuelle sera...




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter
Les invités peuvent voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  2865  2866  2867  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976
Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26382052
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 08-05-2011 à 17:32:27  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

poilagratter a écrit :

Tu mélanges tout [:airforceone]  
 
 
Imagines une famille ou chacun doit effectuer une tache ménagère.
 
Chacun se fait payer par les autres en argent. Globalement ça s'équilibre, et donc ça fonctionne.
 
 
Retire l'argent.  Paf ça plante. Plus personne n'effectue sa tâche alors que les besoins sont là!!!

Nous (le peuple) sommes dans cette situation ridicule.
 
 
C'est ce que Chouard a tenté d'expliquer. :sleep:


Preuve ?
 
De plus, si tu retires l'argent, la valeur des travaux effectués change ? Si tu double la quantité de monnaie ?


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
mood
Publicité
Posté le 08-05-2011 à 17:32:27  profilanswer
 

n°26382087
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 17:35:15  profilanswer
 


Je connais pas grand monde qui accepte de travaillr sans être payé.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26382110
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 17:37:47  profilanswer
 

radioactif a écrit :


De plus, si tu retires l'argent, la valeur des travaux effectués change ? Si tu double la quantité de monnaie ?


Non, mais personne ne veut travailler si la rétribution n'est pas convenable

 

Si tu doubles la quantité de monnaie, elle perd en valeur vis à vis des biens réels.
ça suppose donc aussi, par ailleurs, que celui qui contrôle la monnaie détienne aussi le capital réel (physique), pour qu'il soit à l'intérieur du système, ce qui peut etre le cas de l'état s'il en a la volonté.....

 

(pour ça, en particulier, qu'il est impératif de nationaliser ce qui fait l'essentiel de l'économie...)


Message édité par poilagratter le 08-05-2011 à 18:05:41

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26382277
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2011 à 18:05:49  answer
 

 

A combien ce refinance actuellement les banques privées auprès de la BCE et a combien elles prêtent ? Ce coût est pratiquement nul . Sans compter que les banques s'arrangent justement pour ne pas refinancer tout en prêtant un max, grâce au jeu création/destruction et l'effet multiplicateur.

 

Et un état ne pourrais pas emprunter sans intérêt sa propre monnaie ? On est vraiment dans un monde fou. Surtout que les états fonctionnaient de cette manière avant 73 (pour la France). Et le l'argument(je le répète) de la planche a billet et de l'inflation est vraiment plus que bidon.

 

D'ailleurs ces messieurs vont me dire que cela va beaucoup, beaucoup mieux depuis que les états achètent leur propre monnaie. Ils sont pratiquement tous en banqueroute...Oui mais tu comprends, l'inflation et la planche a billet c'est pire que tout, même des états en faillite.  Qui connait Kafka  :pt1cable:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 08-05-2011 à 22:28:08
n°26382281
Camelot2
Posté le 08-05-2011 à 18:06:21  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Tu mélanges tout [:airforceone]  
 
 
Imagines une famille ou chacun doit effectuer une tache ménagère.
 
Chacun se fait payer par les autres en argent. Globalement ça s'équilibre, et donc ça fonctionne.
 
 
Retire l'argent.  Paf ça plante. Plus personne n'effectue sa tâche alors que les besoins sont là!!!

Nous (le peuple) sommes dans cette situation ridicule.
 
 
C'est ce que Chouard a tenté d'expliquer. :sleep:


 
Non, ça ne plante pas.  
 
Imagine une famille où chacun doit effectuer une tâche ménagère.
Sur base de ces tâches, chacun convient de se faire rétribuer sous la forme "argent" soit, selon la définition stricte, des pièces sonnantes et trébuchantes.
Imaginons maintenant qu'on retire ce moyen d'échange.
La famille en trouvera un nouveau, les peaux de castor par exemple.
 
A l'extrême, si aucun moyen d'échange n'existe, ils s'échangeront simplement leur savoir-faire: je fais la vaisselle trois fois par semaine si tu tonds la pelouse chaque mois. Ce qui est, d'ailleurs, la manière de procéder dans des structures familiales où la proximité permet ce genre de "commerce". Tout comme le troc peut encore fonctionner à échelle réduite (et a d'ailleurs fonctionné durant des siècles...)
 
Mais dans une société complexe avec des nécessités de thésaurisation, de rapidité, de contrôle, ..., il était nécessaire d'améliorer ces moyens d'échange (billet-papier et finalement dématérialisé).
 
Ce n'est pas l'argent qui est en soi le créateur d'initiative/de richesse.  
 
 

n°26382313
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 18:13:39  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

Non, ça ne plante pas.

 

Imagine une famille où chacun doit effectuer une tâche ménagère.
Sur base de ces tâches, chacun convient de se faire rétribuer sous la forme "argent" soit, selon la définition stricte, des pièces sonnantes et trébuchantes.
Imaginons maintenant qu'on retire ce moyen d'échange.
La famille en trouvera un nouveau, les peaux de castor par exemple.

 

A l'extrême, si aucun moyen d'échange n'existe, ils s'échangeront simplement leur savoir-faire: je fais la vaisselle trois fois par semaine si tu tonds la pelouse chaque mois. Ce qui est, d'ailleurs, la manière de procéder dans des structures familiales où la proximité permet ce genre de "commerce". Tout comme le troc peut encore fonctionner à échelle réduite (et a d'ailleurs fonctionné durant des siècles...)

 

Mais dans une société complexe avec des nécessités de thésaurisation, de rapidité, de contrôle, ..., il était nécessaire d'améliorer ces moyens d'échange (billet-papier et finalement dématérialisé).

 

Ce n'est pas l'argent qui est en soi le créateur d'initiative/de richesse.

 



Je me vois mal en effet payer mon garagiste en peaux de castor (surtout pour acheter une voiture).  Donc ça plante.  (mon histoire était une image du système dans lequel on vit), ou faute d'argent,  
il y a simultanément
- quantité de gens sans emplois,
- quantité de besoins non satisfaits, bien que socialement ou écologiquement indispensables.

 

Car ceux qui détiennent le capital réel et le contrôle de la monnaie,
ne veulent surtout pas que l'état prenne le contrôle de leurs  petites affaires.

   

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 08-05-2011 à 18:15:49

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26382323
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 08-05-2011 à 18:15:40  profilanswer
 

 

La planche à billets des années 60 a créé la stagflation des années 70; la création monétaire des années 2000 a créé la crise des subprimes. Mais effectivement, la planche à billets, c'est le remède. Ben voyons. Le problème est que l'inflation au début est indolore et ne crée des problèmes qu'à moyen terme, si bien qu'on ne fait plus le lien entre ces problèmes et l'inflation créée auparavant. Ce qui peut expliquer que l'inflation soit à la mode dans certains milieux.

 

Il n'y a en fait pas de ressources gratuites : si l'Etat embauche des ouvriers pour construire une route et qu'il les paie par la planche à billets, il détourne des ressources. Ces ouvriers travaillaient peut-être auparavant dans la chaussure : il y aura donc désormais moins d'ouvriers dans la chaussure puisqu'il y en a plus pour construire les routes, à population active constante. D'où une moindre production de chaussures. La production globale n'aura pas changé : plus de routes mais moins de chaussures. Les billets supplémentaires qui circulent alors que la production n'a pas varié créeront une hausse des prix. Cette hausse des prix pénalisera surtout les ouvriers restés dans la chaussure, qui auront le même salaire mais subiront la hausse des prix.

Message cité 3 fois
Message édité par limonaire le 08-05-2011 à 18:17:48
n°26382340
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 18:18:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

La planche à billets des annes 60 a créé la stagflation des années ; la création monétaire des années 2000 a créé la crise des subprimes. Mais effectivement, la planche à billets, c'est le remède. Ben voyons. Le problème est que l'inflation au début est indolore et ne crée des problèmes qu'à moyen terme, si bien qu'on ne fait plus le lien entre ces problèmes et l'inflation créée auparavant. Ce qui peut expliquer que l'inflation soit à la mode dans certains milieux.

 

Il n'y a en fait pas de ressources gratuites : si l'Etat embauche des ouvriers pour construire une route et qu'il les paie par la planche à billets, il détourne des ressources. Ces ouvriers travaillaient peut-être auparavant dans la chaussure : il y aura donc désormais moins d'ouvriers dans la chaussure puisqu'il y en a plus pour construire les routes. D'où une moindre production de chaussures. La production globale n'aura pas changé : plus de routes mais moins de chaussures.

Et si ces ouvriers étaient auparavant sans emplois, ou est le détournement de ressource?
Il faudra seulement payer ces ouvriers, et ils achèteront des chaussures...qui embauchera d'autres ex-chômeurs...

 

En fait tu fais pas la différence entre une société ou il y a plein emploi, et une société ou il y a plein de chômage!  Navrant.

 

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 08-05-2011 à 18:21:07

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26382367
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2011 à 18:22:15  answer
 

limonaire a écrit :

 

La planche à billets des annes 60 a créé la stagflation des années ; la création monétaire des années 2000 a créé la crise des subprimes. Mais effectivement, la planche à billets, c'est le remède. Ben voyons. Le problème est que l'inflation au début est indolore et ne crée des problèmes qu'à moyen terme, si bien qu'on ne fait plus le lien entre ces problèmes et l'inflation créée auparavant. Ce qui peut expliquer que l'inflation soit à la mode dans certains milieux.

 

Il n'y a en fait pas de ressources gratuites : si l'Etat embauche des ouvriers pour construire une route et qu'il les paie par la planche à billets, il détourne des ressources. Ces ouvriers travaillaient peut-être auparavant dans la chaussure : il y aura donc désormais moins d'ouvriers dans la chaussure puisqu'il y en a plus pour construire les routes. D'où une moindre production de chaussures. La production globale n'aura pas changé : plus de routes mais moins de chaussures.

 

J'ai jamais dit que la planche a billet c’était le remède, voir les ricains qui font tourner la planche dans la zone rouge jusqu'au prochain coulage de bielles.  Mais votre façon de mettre en avant d'une manière  ridicule la peur de l'inflation et de la planche billet pour ne rien faire et surtout empêcher les états de reprendre en main leur monnaie, et pour moi une escroquerie intellectuelle et surtout économique.  

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 08-05-2011 à 18:27:29
n°26382396
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 18:28:50  profilanswer
 

Dans la série idées tordues, qqun disait que les délocalisations n'étient responsables que de peu de chômage.
 
Sauf qu'il oublie les usines fermées en France suite aux importations de produits manufacturés.
 
ça fait en gros le nombre d'heures nécessaires à leur fabrication.
 
Combien d'emplois ça fait tout ça?  Un économiste a t'il fait le calcul?
 


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
mood
Publicité
Posté le 08-05-2011 à 18:28:50  profilanswer
 

n°26382444
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2011 à 18:35:54  answer
 

poilagratter a écrit :


Ben si l'état se prête à lui même, ça lui coute quoi?


Le fait que le coût ne soit pas pour l'Etat ne signifie pas qu'il est nul. L'inflation est un impôt. Avant l'apparition des billets, on frappait les monnaies avec de moins en moins de métal précieux pour financer le royaume, le coût était là pour le clampin de base.

 

Tant qu'à avoir un impôt, autant qu'il soit décrit, contrôlable, contrôlé.

 

Avant de vouloir faire marcher la planche à billets pour financer les déficits, si on évitait des déficits, particulièrement structurels ?

 


"Les banques privées" ne sont pas les seules à prêter aux Etats, loin de là. Parmi les acheteurs, tu trouves des investisseurs institutionnels, des fonds de pension, et des... banques centrales [:ddr555]

 

Par ailleurs, les banques empruntent à court terme et prêtent à long terme. Ca n'a aucun sens de comparer les deux taux. Le prêt d'un jour à l'autre ou d'une semaine à l'autre comporte nettement moins de risque que le prêt à 30 ans, c'est pas pour rien que les taux ne sont pas les mêmes.


Message édité par Profil supprimé le 08-05-2011 à 18:41:00
n°26382453
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 08-05-2011 à 18:37:29  profilanswer
 


 
Quand les Etats prennent en main la monnaie, comme tu dis, ça finit toujours en inflation : c'est le cas aujourd'hui quand Obama demande à Bernanke d'acheter les bons du trésor US, ce fut le cas dans les années 60, ce qui a finit en stagflation. L"inflation, c'est euphorisant au début, c'est aussi un impôt indolore qui évite de rendre apparent le prélèvement fiscal mais ça finit toujours mal. Car l'inflation est une facilité pour l'Etat pour se procurer des ressources à bon compte : il faudrait alors être très vertueux pour résister. Et les Etats qui ont à portée de main la planche à billets en usent et en abusent toujours. C'est pourquoi on s'est rangé peu à peu à l'idée de l'indépendance des banques centrales (ce qui cependant ne suffit pas tant que le dollar reste la monnaie mondiale et que la Fed gère la monnaie non pas pour préserver la stabilité des prix, mais aussi dans une optique keynésienne de relance de la croissance et de l'emploi).
 
Quand les Etats ont un moyen de financement aussi rapide et indolore que l'inflation à disposition, ils s'en servent pour augmenter les dépenses publiques, ce qui permet de plaire à l'électorat et aux fonctionnaires : coup double. Mais une telle facilité ne pousse pas à réaliser des gains de productivité dans la fonction publique, à rendre efficace la dépense publique, à produire plus ou autant avec moins : d'où un gaspillage des ressources utilisées par l'Etat et en conséquence un ralentissement de la croissance, ces ressources en hommes ou en capital ayant manqué à d'autres secteurs plus productifs que l'Etat. Dans le même temps, l'inflation décourage l'épargne, ce qui ne contribue pas à favoriser la croissance. Enfin, l'inflation fausse les prix relatifs, et crée ainsi des malinvestissements et des bulles dans certains secteurs, qui aboutissent tôt ou tard à des crises. C'est toute l'histoire du XXème siècle que je résume là. Histoire mal connue car le lien entre inflation et ralentissement économique ou crise n'est pas apparent, de même que l'organisation du système solaire autour du solaire ne l'est pas non plus. D'où la ferveur populaire pour l'inflation, ce doux remède indolore.
 

n°26382465
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 08-05-2011 à 18:38:47  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Et si ces ouvriers étaient auparavant sans emplois, ou est le détournement de ressource?
Il faudra seulement payer ces ouvriers, et ils achèteront des chaussures...qui embauchera d'autres ex-chômeurs...
 
En fait tu fais pas la différence entre une société ou il y a plein emploi, et une société ou il y a plein de chômage!  Navrant.
 


Pourquoi ne pas emprunter su l'activité est si rentable ?


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°26382484
Camelot2
Posté le 08-05-2011 à 18:40:36  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Je me vois mal en effet payer mon garagiste en peaux de castor (surtout pour acheter une voiture).  Donc ça plante.  (mon histoire était une image du système dans lequel on vit),


 
Non, ça va juste être plus compliqué de s'échanger des services. On reviendra soit à des moyens d'échanges plus anciens soit on inventera autre chose.
 
Mais il y a en effet de fortes chances que tu payes ton garagiste avec ta montre en or. Oui.
 

poilagratter a écrit :


 ou faute d'argent,    
il y a simultanément
- quantité de gens sans emplois,
- quantité de besoins non satisfaits, bien que socialement ou écologiquement indispensables.
 


 
L'argent ne crée pas la richesse en soi. Bis repetita. Ce n'est pas en donnant 100.000 euros à tout le monde que tout va s'arranger. Sinon, autant leur donner 1.000.000.000.000 et ce sera la fin de la pauvreté et de la misère dans le monde.  
 
Bon allez, j'ai eu ma dose de poil@ et j'ai mieux à faire.  :hello:  
 

n°26382503
maponos
Posté le 08-05-2011 à 18:43:29  profilanswer
 

Ca aurait au moins le mérite de remettre tout le monde sur un pied d'égalité.
 
On repartirait à zéro.

n°26382504
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2011 à 18:43:37  answer
 

limonaire a écrit :


 
La planche à billets des années 60 a créé la stagflation des années 70; la création monétaire des années 2000 a créé la crise des subprimes. Mais effectivement, la planche à billets, c'est le remède. Ben voyons. Le problème est que l'inflation au début est indolore et ne crée des problèmes qu'à moyen terme, si bien qu'on ne fait plus le lien entre ces problèmes et l'inflation créée auparavant. Ce qui peut expliquer que l'inflation soit à la mode dans certains milieux.
 
Il n'y a en fait pas de ressources gratuites : si l'Etat embauche des ouvriers pour construire une route et qu'il les paie par la planche à billets, il détourne des ressources. Ces ouvriers travaillaient peut-être auparavant dans la chaussure : il y aura donc désormais moins d'ouvriers dans la chaussure puisqu'il y en a plus pour construire les routes, à population active constante. D'où une moindre production de chaussures. La production globale n'aura pas changé : plus de routes mais moins de chaussures. Les billets supplémentaires qui circulent alors que la production n'a pas varié créeront une hausse des prix. Cette hausse des prix pénalisera surtout les ouvriers restés dans la chaussure, qui auront le même salaire mais subiront la hausse des prix.


 
Mais c'est tellement mieux de faire bosser les chinois la place des français. D'ailleurs, il reste quoi de l'industrie en France et en Europe. Mais là cela  te défrise moins que de voir des ouvriers français changer de métiers.  En plus ta démonstration ne tient pas la route une seconde. Je vois pas par quel miracle des ouvriers fabricants de chaussures iraient sur les routes  :??:  
 
Déjà, il n'y a plus d'ouvriers dans la chaussures, et ensuite tu fais quoi des millions de chômeurs, tu les laisses au chômage. Et puis tous les chômeurs embauchés à construire des routes pourront enfin s'acheter de belle chaussures au lieu des merdes made in China a 5 ou 10€  :o  

n°26382515
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2011 à 18:45:38  answer
 

limonaire a écrit :

 

Quand les Etats prennent en main la monnaie, comme tu dis, ça finit toujours en inflation : c'est le cas aujourd'hui quand Obama demande à Bernanke d'acheter les bons du trésor US, ce fut le cas dans les années 60, ce qui a finit en stagflation. L"inflation, c'est euphorisant au début, c'est aussi un impôt indolore qui évite de rendre apparent le prélèvement fiscal mais ça finit toujours mal. Car l'inflation est une facilité pour l'Etat pour se procurer des ressources à bon compte : il faudrait alors être très vertueux pour résister. Et les Etats qui ont à portée de main la planche à billets en usent et en abusent toujours. C'est pourquoi on s'est rangé peu à peu à l'idée de l'indépendance des banques centrales (ce qui cependant ne suffit pas tant que le dollar reste la monnaie mondiale et que la Fed gère la monnaie non pas pour préserver la stabilité des prix, mais aussi dans une optique keynésienne de relance de la croissance et de l'emploi).

 

Quand les Etats ont un moyen de financement aussi rapide et indolore que l'inflation à disposition, ils s'en servent pour augmenter les dépenses publiques, ce qui permet de plaire à l'électorat et aux fonctionnaires : coup double. Mais une telle facilité ne pousse pas à réaliser des gains de productivité dans la fonction publique, à rendre efficace la dépense publique, à produire plus ou autant avec moins : d'où un gaspillage des ressources utilisées par l'Etat et en conséquence un ralentissement de la croissance, ces ressources en hommes ou en capital ayant manqué à d'autres secteurs plus productifs que l'Etat. Dans le même temps, l'inflation décourage l'épargne, ce qui ne contribue pas à favoriser la croissance. Enfin, l'inflation fausse les prix relatifs, et crée ainsi des malinvestissements et des bulles dans certains secteurs, qui aboutissent tôt ou tard à des crises. C'est toute l'histoire du XXème siècle que je résume là. Histoire mal connue car le lien entre inflation et ralentissement économique ou crise n'est pas apparent, de même que l'organisation du système solaire autour du solaire ne l'est pas non plus. D'où la ferveur populaire pour l'inflation, ce doux remède indolore.

 

Mais arretez avec cette escroquerie idéologique, ça devient lassant  :sleep:  :sleep:  :sleep:  :sleep:  :sleep:  :sleep:  :sleep:

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 08-05-2011 à 18:47:14
n°26382611
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 18:55:14  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
L'argent ne crée pas la richesse en soi. Bis repetita. Ce n'est pas en donnant 100.000 euros à tout le monde que tout va s'arranger. Sinon, autant leur donner 1.000.000.000.000 et ce sera la fin de la pauvreté et de la misère dans le monde.  
 
Bon allez, j'ai eu ma dose de poil@ et j'ai mieux à faire.  :hello:  
 


L'argent ne créé pas de richesse en soi, personne ne discute de ça.
 
Par contre l'argent est indispensable - en pratique - à l'échange de richesses, tout comme le sang est indispensable aux échanges dans le corp animal.
 
Supprime l'argent, et il devient impossible à ceux qui en sont dépourvus d'échanger avec le monde extérieur.(pour ça qu'ils sont réduits à la pauvreté)
 
Il y a un truc que tu saisis pas (bis répétita  :D ) c'est que ça sert à rien de créer de la richesse si on ne peut l'échanger.  

C'est pour ça qu'un tas de boite ferment tous les jours, faute de pouvoir écouler leur prod,  
bien que certains (dépourvus d'argent) en aient besoin!
 
Il faut un moyen de produire des richesses,
et un moyen de les échanger.
 
C'est si dur à comprendre?
 
 
Pour illustrer, notre système est un organisme ou le sang serait concentré dans quelques organes, les autres en étant dépourvus.  =>  l'organisme crève.  (faillite)


Message édité par poilagratter le 08-05-2011 à 19:02:59

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26382651
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2011 à 18:59:20  answer
 

Entre l'un qui dit qu'il y a trop de monnaie et l'autre qui dit qu'il n'y en a pas assez, on se demande quelle "théorie" est la plus convaincante.

n°26382662
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 19:00:27  profilanswer
 


Le rigolo est que durant les 30 glorieuses les états européens de l'ouest contrôlaient la monnaie,
et l'économie ne s'est jamais si bien portée, alors que tout était en ruine.

 

Si l'Europe était en ruine aujourd'hui, faudrait pas trop compter sur les banques et les capitaux privés pour reconstruire.  L’Europe ressemblerait à l'Amérique du sud...

 

Mais bon...

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 08-05-2011 à 19:11:07

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26382681
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 19:02:10  profilanswer
 


C'est surtout qu'elle est très mal répartie.
 
On peut donc améliorer sa répartition en en retirant la ou il y en a trop;
et en en injectant la ou il en manque.
 
Les deux peuvent avoir raison. ;)


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26382698
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2011 à 19:04:00  answer
 

poilagratter a écrit :

On peut donc améliorer sa répartition en en retirant la ou il y en a trop;
et en en injectant la ou il en manque.


Et donc, les impôts comme système pour le faire, c'est trop pragmatique ?

n°26382710
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 19:05:04  profilanswer
 


C'est un moyen parmi d'autres dont on parle (création monétaire d'état). Les deux pourraient se compléter.
 
D'ailleurs l'impôt permet d'améliorer la répartition de la monnaie.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 08-05-2011 à 19:06:39

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26382759
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2011 à 19:08:25  answer
 

poilagratter a écrit :


C'est un moyen parmi d'autres dont on parle (création monétaire d'état). Les deux pourraient se compléter.
 
D'ailleurs l'impôt permet d'améliorer la répartition de la monnaie.


Je ne comprends plus alors le rapport entre la dette et la création monétaire.
 

poilagratter a écrit :


Le rigolo est que durant les 30 glorieuses les états européens de l'ouest contrôlaient la monnaie,  
et l'économie ne s'est jamais si bien portée, alors que tout était en ruine.
 
Mais bon...


Il n'y a pas que pendant les 30 glorieuses que les Etats contrôlaient la monnaie, et ce n'est pas pour autant que l'économie s'est toujours bien portée. Et les trente glorieuses, c'est aussi un filtre qui les fait voir comme formidables.

n°26382856
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 19:17:24  profilanswer
 

Y a pas nécessairement de rapport:
 
La création monétaire d'état peut ou non etre remboursée à lui même.  
Par ex. la monnaie fiduciaire n'a pas à être remboursée, bien qu'elle ait été émise un jour.
 
La dette doit toujours (sauf si ça devient impossible) être remboursée.
 
 
Tu conteste encore les fabuleux taux d'enrichissement (richesse réelle, physique) durant les 30 glorieuses?  
Avant: des ruines, après:  quasiment tout était reconstruit/construit.
 
On a fait quoi les 30 années suivantes, en rapport?  Mis à part le chômage de masse et mettre le pays sur la voie de la faillite?


Message édité par poilagratter le 08-05-2011 à 19:18:16

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26382955
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 08-05-2011 à 19:26:29  profilanswer
 

 

Eh ben, t'as du mal avec le raisonnement économique : la chaussure, c'est un exemple, tu peux la remplacer par n'importe quelle autre activité. Quand le sage montre la lune,...

 

Si je reprends rapidement :

 

1) L'industrie régresse en France, en Europe, aux EU et va bientôt régresser en Chine aussi. Tout simplement parce qu'à cause des gains de productivité et de la baisse des prix industriels, la part dans l'industrie dans le monde ne cesse de diminuer. C'est dingue mais c'est vrai : la désindustrialisation, si on la mesure par sa part dans le Pib ou la part des emplois industriels dans l'emploi, ne peut que s'accroître. Même en Chine à terme. On n'a jamais nourri autant de personnes avec aussi peu de paysans ; on n'aura jamais autant de biens industriels que demain, avec très peu d'ouvriers, même en Chine.

 

En Chine, par exemple, de 1990 à 2004, l'agriculture a perdu 14 points de PIb qui ont alimenté l'industrie pour 4 points seulement et les services pour 10 points : le Pib de la Chine, pour la moitié maintenant, ce sont les services. Idem pour l'Inde : 10 points de moins dans l'agriculture, industrie stable, et 10 points de plus dans les services.  http://www.cairn.info/revue-politi [...] ge-319.htm  (graphique au repère 11, vers le milieu)

 

2) Quand une population connaît le plein emploi, si l'Etat embauche plus pour satisfaire ses besoins (fonctionnaires pour faire tourner les services publics, ouvriers pour faire des routes); c'est autant de ressources qui manquent au secteur privé. C'est donc a priori neutre sur la production. Et il y a  des chances (sauf activités à externalités positives) que ce soit même plutôt négatif, la productivité dans des monopoles publics sans pression de la concurrence n'ayant aucune raison d'augmenter, ce qui n'est pas le cas dans le privé. On crée donc des emplois peu productifs en supprimant des emplois plus productifs dans le privé : le bilan en terme de richesse globale créée est négatif.

 

3) Si l'Etat embauche les chômeurs et les paie par la planche à billets : ces chômeurs sont pour la plupart au chômage car leur productivité est inférieure au salaire du marché. Si l'Etat les paie au salaire du marché par la planche à billets, ces chômeurs en travaillant vont certes produire mais une quantité assez faible (au regard des salaires versés). La production globale augmentera peu : petite augmentation de la production publique, stabilité de la production privée. La monnaie créée va donc croître plus vite que la production globale, ce qui créera de l'inflation : le pouvoir d'achat des salariés du privé diminuera, l'épargne subira aussi le prélèvement de l'inflation. Cette inflation réduira l'accumulation du capital et la croissance. Par ailleurs, il est rare que l'Etat embauche des chômeurs (sauf dans le cas des emplois-jeunes ?) : souvent, il recrute par concours, et on ne sait pas si ceux qu'ils recrutent étaient auparavant chômeurs ou s'ils avaient un emploi dans le privé. Le risque en cas de recrutement massif de fonctionnaires est que cela se fasse au détriment de l'emploi privé, çàd de la production privée: on l'a bien vu en 1981, l'embauche massive de fonctionnaires n'ayant pas résorber le chômage, au contraire.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 08-05-2011 à 19:29:25
n°26383336
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 19:57:52  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Eh ben, t'as du mal avec le raisonnement économique : la chaussure, c'est un exemple, tu peux la remplacer par n'importe quelle autre activité. Quand le sage montre la lune,...

 

Si je reprends rapidement :

 

1) L'industrie régresse en France, en Europe, aux EU et va bientôt régresser en Chine aussi. Tout simplement parce qu'à cause des gains de productivité et de la baisse des prix industriels, la part dans l'industrie dans le monde ne cesse de diminuer. C'est dingue mais c'est vrai : la désindustrialisation, si on la mesure par sa part dans le Pib ou la part des emplois industriels dans l'emploi, ne peut que s'accroître. Même en Chine à terme. On n'a jamais nourri autant de personnes avec aussi peu de paysans ; on n'aura jamais autant de biens industriels que demain, avec très peu d'ouvriers, même en Chine.

 

En Chine, par exemple, de 1990 à 2004, l'agriculture a perdu 14 points de PIb qui ont alimenté l'industrie pour 4 points seulement et les services pour 10 points : le Pib de la Chine, pour la moitié maintenant, ce sont les services. Idem pour l'Inde : 10 points de moins dans l'agriculture, industrie stable, et 10 points de plus dans les services.  http://www.cairn.info/revue-politi [...] ge-319.htm  (graphique au repère 11, vers le milieu)

 

2) Quand une population connaît le plein emploi, si l'Etat embauche plus pour satisfaire ses besoins (fonctionnaires pour faire tourner les services publics, ouvriers pour faire des routes); c'est autant de ressources qui manquent au secteur privé. C'est donc a priori neutre sur la production. Et il y a  des chances (sauf activités à externalités positives) que ce soit même plutôt négatif, la productivité dans des monopoles publics sans pression de la concurrence n'ayant aucune raison d'augmenter, ce qui n'est pas le cas dans le privé. On crée donc des emplois peu productifs en supprimant des emplois plus productifs dans le privé : le bilan en terme de richesse globale créée est négatif.

 

3) Si l'Etat embauche les chômeurs et les paie par la planche à billets : ces chômeurs sont pour la plupart au chômage car leur productivité est inférieure au salaire du marché. Si l'Etat les paie au salaire du marché par la planche à billets, ces chômeurs en travaillant vont certes produire mais une quantité assez faible (au regard des salaires versés). La production globale augmentera peu : petite augmentation de la production publique, stabilité de la production privée. La monnaie créée va donc croître plus vite que la production globale, ce qui créera de l'inflation : le pouvoir d'achat des salariés du privé diminuera, l'épargne subira aussi le prélèvement de l'inflation. Cette inflation réduira l'accumulation du capital et la croissance. Par ailleurs, il est rare que l'Etat embauche des chômeurs (sauf dans le cas des emplois-jeunes ?) : souvent, il recrute par concours, et on ne sait pas si ceux qu'ils recrutent étaient auparavant chômeurs ou s'ils avaient un emploi dans le privé. Le risque en cas de recrutement massif de fonctionnaires est que cela se fasse au détriment de l'emploi privé, çàd de la production privée: on l'a bien vu en 1981, l'embauche massive de fonctionnaires n'ayant pas résorber le chômage, au contraire.

Tu viens de montrer que lorsque le pouvoir d'achat du travail ne permet plus d'écouler ce que l'on serait capable de produire avec un quasi plein emploi, le système entre en crise.

 

C'est ce qui se passe depuis 30ans.

 

Ce système capitaliste de marché est devenu inadapté à l'efficacité de l'outil de production.

 

Autrement dit:
Dans ce système, le travail ne permet plus d'acheter ce qui est produit. (le travail ne vaut pas grand chose car le nombre de travailleurs est surabondant)
=> récession inévitable et perpétuelle, seulement freinée à coup d'artifices (emplois bidons, alloc diverses et variées...), et faillites de pays entiers.

 

Seuls ceux qui détiennent le capital pourront s'en sortir (très) convenablement, soit une petite minorité.

 

L'avenir du plus grand nombre passe inévitablement par un changement de système et de paradigme.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 08-05-2011 à 19:59:46

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26383589
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 08-05-2011 à 20:25:34  profilanswer
 


 
Les années 60 ? inflation d'où la stagflation.
 
Depuis la démonétisation de l'or (la fin de la convertibilité du dollar) : excès de création de dollar et crises à répétition, la dernière n'étant pas la plus petite...
 
Je ne connais pas d'exemples d'inflation qui ne débouche pas sur une crise. Et je ne parle pas d'hyperinflation style Weimar ou Zimbabwe, non, je parle d'une inflation apparente de 5 à 6% (mesure Insee) avec une inflation cachée derrière (montée de l'endettement global de tous les acteurs, publics et privés). L'inflation des 30 Glorieuses ne se voyait pas car elle était masquée par un contrôle des prix : résultat, la création de monnaie entrainait une forte demande nominale que l'offre ne pouvait satisfaire, puisque les prix étaient bloqués. D'où la situation de pénurie : des mois pour avoir une voiture ou un logement.  
 
Voilà ce qu'en disait un premier ministre de l'époque, Jacques Chaban-Delmas (juin 1969 – juillet 1972) dans « Mémoires pour demain », Paris, Flammarion, 1997, p.432-434 : « Fragile économiquement […], la France prenait du retard sur les grandes nations industrielles […]. [La société] était bloquée par l’état de notre économie, sujette aux désastreux coups de chauffe de l’inflation. Et elle était malade des insuffisances de notre industrie. Crispée sur son passé, la France avait un portefeuille d’activités mal équilibré ; les secteurs traditionnels y étaient sur-représentés ; les secteurs du présent, très insuffisants ; quant aux secteurs de pointe, nécessaires pour ensemencer l’avenir, notre présence n’y était qu’esquissée. L’ensemble n’était pas à la mesure d’une puissance économique du XXe siècle. L’industrie ne créait pas d’emplois. Sa faiblesse freinait nos exportations. À l’intérieur, elle ralentissait la modernisation si nécessaire […]. Nous n’avions pas d’autre solution, pour rétablir l’équilibre de nos paiements, que de nous doter d’une base industrielle forte aux relations sociales assainies »

 
Jacques Rueff, conseiller du président de Gaulle, écrivait en 1976 dans un papier fameux du Monde, à propos des politiques des gouvernements des années 50 et 60 :  
 
La politique de plein emploi a d’abord été pratiquée systématiquement par l’organisation de grands travaux, puis par l’acceptation et la création volontaire de déficits budgétaires. Mais à partir de la fin des années 50, par une tragique coïncidence, les gouvernements ont été dispensés du soin de créer eux-mêmes l’inflation génératrice d’abord de plein emploi, puis de suremploi. Le dérèglement du système monétaire international, dû à la pratique généralisée de l’étalon de change-or (Gold Exchange Standard), a engendré, dans tout l’Occident, des balances dollar génératrices d’inflation. Cette inflation est restée modérée jusqu’au 17 mars 1968 parce qu’elle s’étanchait par l’absorption des réserves d’or et de devises du pool de l’or — essentiellement celles des Etats-Unis — mais lorsque, à cette date, le dollar est devenu en fait inconvertible, avant de le devenir en droit temporairement le 15 août 1971, le processus inflationniste s’est spontanément accéléré pour devenir, le 15 mars 1973, galopant.
 
L’accélération de la hausse des prix infligeait de cruels sacrifices aux travailleurs, dont les revenus ne suivaient qu’avec retard la hausse des prix. La mise en vigueur de ces procédures a empêché d’abord la baisse du rapport salaires-prix, puis provoqué son augmentation. Comme l’a démontré l’article précédent, ce double mouvement a mis fin à l’état de suremploi. Le chômage est apparu et s’est généralisé dans tout l’Occident.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 08-05-2011 à 20:29:37
n°26383959
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 20:59:25  profilanswer
 


Tu es vachement culturé en inflation! :D  


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26384134
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 08-05-2011 à 21:12:22  profilanswer
 

Tiens, voilà un article écrit par pascal Riché, à la mort de Pinay. On voit bien le côté inflationniste des Trente Glorieuses, qui ne pouvait pas durer : http://www.liberation.fr/evenement [...] apeau-rond
 
 
Se souvient-on par exemple que la croissance industrielle atteignait 12% en 1951, et seulement 1% à la fin de 1952, après les dix mois passés par Pinay à la présidence du Conseil? Non. On se souvient seulement que Pinay a stoppé à 3,1% une inflation qui flirtait avec les 23% avant son arrivée. Se souvient-on que, pour casser cette inflation, il a dû se résoudre à bloquer les prix? Non: on se souvient de sa politique «psychologique» visant à convaincre les entreprises françaises à la modération. Se souvient-on encore que le déficit budgétaire a doublé sous son mandat, pour passer à 800 milliards de francs (5% du PNB, soit autant qu'aujourd'hui!). Non. On ne garde en mémoire que ce bon sens qui lui faisait dire qu'on ne dépense pas plus que ce que les recettes rapportent!
 
Antoine Pinay, lorsqu'il arrive au pouvoir en mars 1952, doit s'attaquer à une situation de surchauffe. Le retournement de la conjoncture internationale, liée à la crise de Corée, a déjà commencé à lui préparer le terrain: entre janvier et mars, sous l'effet de la baisse des prix mondiaux, l'indice des prix de gros a déjà baissé de 2%... Sur le reste de l'année, il poursuivra cette baisse (­ 5,8% entre mars et décembre).
 
Malgré cette aide extérieure, les prix de détail continuent à dériver. Le plan engagé par Antoine Pinay n'y change pas grand-chose. Il taille dans les dépenses publiques d'investissement (notamment les dépenses de reconstruction), mais s'abstient de réduire les dépenses de fonctionnement et les dépenses militaires. Il renonce à relever les impôts et décrète même une amnistie fiscale. Et il lance un emprunt, ce qui, à l'époque, n'était pas encore synonyme de laxisme budgétaire. Au total, il est difficile de parler d'un «plan de stabilisation économique».
 
La pièce maîtresse de sa politique est immatérielle: c'est la «persuasion». Il multiplie les contacts avec les organisations professionnelles pour obtenir des «baisses volontaires» de prix, et lance une grande campagne médiatique. Antoine Pinay veut «mettre la France au régime» sans augmenter les impôts. L'emprunt, par exemple, a pour but de freiner le dérapage du déficit, mais aussi de réconcilier les Français «surconsommateurs» avec l'épargne. Enfin, pour montrer qu'il a confiance, il fait voter le smig ­ salaire minimum interprofessionnel garanti ­, qui lie les bas salaires à l'inflation.
 
Cette politique de «persuasion» est un échec: les prix de détail ne suivent pas la baisse des prix de gros. Pendant l'été, Pinay durcit le ton contre les industriels et les commerçants, mais il est lui-même responsable de cette inflation: en émettant à tour de bras des bons du Trésor pour tenter de limiter le déséquilibre budgétaire, il alimente la création monétaire (la masse monétaire augmente de 12% en 1952).
 
Le libéral Antoine Pinay bat retraite en septembre, et décrète le blocage des prix, mesure autoritaire contraire à toute sa doctrine.

n°26384716
moonboots
Posté le 08-05-2011 à 21:50:41  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Tu viens de montrer que lorsque le pouvoir d'achat du travail ne permet plus d'écouler ce que l'on serait capable de produire avec un quasi plein emploi, le système entre en crise.
 
C'est ce qui se passe depuis 30ans.
 
Ce système capitaliste de marché est devenu inadapté à l'efficacité de l'outil de production.
 
Autrement dit:
Dans ce système, le travail ne permet plus d'acheter ce qui est produit. (le travail ne vaut pas grand chose car le nombre de travailleurs est surabondant)
=> récession inévitable et perpétuelle, seulement freinée à coup d'artifices (emplois bidons, alloc diverses et variées...), et faillites de pays entiers.
 
Seuls ceux qui détiennent le capital pourront s'en sortir (très) convenablement, soit une petite minorité.
 
L'avenir du plus grand nombre passe inévitablement par un changement de système et de paradigme.


oui mais le consumérisme c'est mauvais pour la Terre ---> le projet libéral est écologique

n°26385723
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 22:52:49  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Tiens, voilà un article écrit par pascal Riché, à la mort de Pinay. On voit bien le côté inflationniste des Trente Glorieuses, qui ne pouvait pas durer : http://www.liberation.fr/evenement [...] apeau-rond
 
 
Se souvient-on par exemple que la croissance industrielle atteignait 12% en 1951, et seulement 1% à la fin de 1952, après les dix mois passés par Pinay à la présidence du Conseil? Non. On se souvient seulement que Pinay a stoppé à 3,1% une inflation qui flirtait avec les 23% avant son arrivée. Se souvient-on que, pour casser cette inflation, il a dû se résoudre à bloquer les prix? Non: on se souvient de sa politique «psychologique» visant à convaincre les entreprises françaises à la modération. Se souvient-on encore que le déficit budgétaire a doublé sous son mandat, pour passer à 800 milliards de francs (5% du PNB, soit autant qu'aujourd'hui!). Non. On ne garde en mémoire que ce bon sens qui lui faisait dire qu'on ne dépense pas plus que ce que les recettes rapportent!
 
Antoine Pinay, lorsqu'il arrive au pouvoir en mars 1952, doit s'attaquer à une situation de surchauffe. Le retournement de la conjoncture internationale, liée à la crise de Corée, a déjà commencé à lui préparer le terrain: entre janvier et mars, sous l'effet de la baisse des prix mondiaux, l'indice des prix de gros a déjà baissé de 2%... Sur le reste de l'année, il poursuivra cette baisse (­ 5,8% entre mars et décembre).
 
Malgré cette aide extérieure, les prix de détail continuent à dériver. Le plan engagé par Antoine Pinay n'y change pas grand-chose. Il taille dans les dépenses publiques d'investissement (notamment les dépenses de reconstruction), mais s'abstient de réduire les dépenses de fonctionnement et les dépenses militaires. Il renonce à relever les impôts et décrète même une amnistie fiscale. Et il lance un emprunt, ce qui, à l'époque, n'était pas encore synonyme de laxisme budgétaire. Au total, il est difficile de parler d'un «plan de stabilisation économique».
 
La pièce maîtresse de sa politique est immatérielle: c'est la «persuasion». Il multiplie les contacts avec les organisations professionnelles pour obtenir des «baisses volontaires» de prix, et lance une grande campagne médiatique. Antoine Pinay veut «mettre la France au régime» sans augmenter les impôts. L'emprunt, par exemple, a pour but de freiner le dérapage du déficit, mais aussi de réconcilier les Français «surconsommateurs» avec l'épargne. Enfin, pour montrer qu'il a confiance, il fait voter le smig ­ salaire minimum interprofessionnel garanti ­, qui lie les bas salaires à l'inflation.
 
Cette politique de «persuasion» est un échec: les prix de détail ne suivent pas la baisse des prix de gros. Pendant l'été, Pinay durcit le ton contre les industriels et les commerçants, mais il est lui-même responsable de cette inflation: en émettant à tour de bras des bons du Trésor pour tenter de limiter le déséquilibre budgétaire, il alimente la création monétaire (la masse monétaire augmente de 12% en 1952).
 
Le libéral Antoine Pinay bat retraite en septembre, et décrète le blocage des prix, mesure autoritaire contraire à toute sa doctrine.


Et ça a géné qui ou quoi cette inflation?
 
L'économie tournait à donf, du boulot pour tous, des salaires en hausse, un pays qui se reconstruit, il te faut quoi en plus?   Mais qu'est ce qu'on en avait à foutre de l'inflation?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26385776
poilagratt​er
Posté le 08-05-2011 à 22:55:43  profilanswer
 

moonboots a écrit :


oui mais le consumérisme c'est mauvais pour la Terre ---> le projet libéral est écologique


 :D    
Trêve de plaisanterie, faut remplacer cette merde de système libéral et mafieux (les deux sont inséparables), par un système à la fois écologique et social.


Message édité par poilagratter le 08-05-2011 à 22:56:08

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26387177
freeza01
Posté le 09-05-2011 à 07:17:28  profilanswer
 
n°26387225
Betcour
Building better worlds
Posté le 09-05-2011 à 07:42:48  profilanswer
 

Ça fait combien d'année déjà que le LEAP annonce la fin du monde ?


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26387228
freeza01
Posté le 09-05-2011 à 07:45:07  profilanswer
 

Certes ! Mais le truc, c'est que ça se précise de plus en plus, non ? :D Les nuages ne cessent de s'amonceler, plutôt que le ciel de s’éclaircir .o


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°26387278
Betcour
Building better worlds
Posté le 09-05-2011 à 08:06:00  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

Certes ! Mais le truc, c'est que ça se précise de plus en plus, non ? :D Les nuages ne cessent de s'amonceler, plutôt que le ciel de s’éclaircir .o


Bof, en fait y'a un biais de perception : les dangers actuels nous semblent bien plus menaçant que ceux du passés (vu que ces derniers ne nous menacent plus /moto proof).

 

A mon sens on est pas plus proche du gouffre qu'il y a 10, 20, 30 ou 40 ans. Dans les années 70 et 80 c'était la fin du pétrole et la guerre atomique qui allait tous nous tuer, après y'a eu la vache folle, le sida ensuite on était menacé par un conflit planétaire occident-orient, le tout sur fond d'effondrement du dollar (30 ans qu'on l'annonce), etc.

 

Pour rependre l'article en question je vois déjà un gros gros problème dans le raisonnement : les USA ne peuvent pas faire faillite, puisqu'ils ont une jolie planche à billet (qui sert d'ailleurs déjà pas mal avec le QE 1 & 2).

 

Si je me piquais de faire quelques pronostics :
- successions de bulles à court et moyen terme, à cause des taux bas $ et €
- restructuration des dettes grecques, irlandaises et portugaises
- chute à long terme de la valeur du dollar (merci "Helicopter Bernanke" )
- libéralisation et appréciation progressive du Yuan
- éclatement de la Belgique en deux états quasi-indépendants
- encore quelques décennies d'agitation au moyen orient
- long peak-oil d'ici quelques années, qui n'aura en fait pas l'effet dramatique attendu car basculement progressif sur le gaz/nucléaire/alternatives et gains d'efficacité
- lent déclin du Japon et de l'Europe (faible croissance, démographie décroissante, austérité pour payer les 30 dernières années de gabegie budgétaire et perte d'influence politique)

 

[:michaeldell]

 

Edit: et pour les marchés financier, cf ma signature :o


Message édité par Betcour le 09-05-2011 à 08:08:07

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26388366
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 09-05-2011 à 10:43:15  profilanswer
 


 
Bande de charlatans, c'est pas comme si on le disait depuis 2009 :D


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°26388400
kadreg
profil: Utilisateur
Posté le 09-05-2011 à 10:46:14  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Ça fait combien d'année déjà que le LEAP annonce la fin du monde ?


 
depuis 1997 :o


---------------
brisez les rêves des gens, il en restera toujours quelque chose...  -- laissez moi troller sur discu !
n°26388582
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 09-05-2011 à 11:00:54  profilanswer
 

Ca me fait marrer le couplet sur les grands de ce monde qui ecoutent le LEAP. C'est un peu du niveau d'un president qui ecouterait les anticipations d'Elizabeth Tessier... Heu... :o


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°26391857
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 09-05-2011 à 15:02:36  profilanswer
 

Banksters; vous avez dit banksters ??
 

Citation :

GB : les banques vont compenser des centaines de milliers de clients grugés
 
Les banques britanniques ont admis lundi avoir grugé des centaines de milliers de clients en leur imposant des assurances crédits, finalement assimilées à une forme de racket, et se préparent désormais à verser des milliards de livres de compensations.
 
Après des années de bataille judiciaire, l'Association des banques britanniques a jeté l'éponge en renonçant à faire appel d'une récente décision de la Haute Cour de Londres qui leur avait donné tort.
 
Selon les différentes estimations, l'affaire devrait coûter entre 6 et 9 milliards de livres (entre 6,9 et 10,3 milliards d'euros) au secteur bancaire, un record pour un litige de ce type.
 
Poussées par certaines des leurs, les banques tentent ainsi de tourner la page d'un scandale qui finissait de ternir la réputation d'un secteur dont la cote d'amour auprès des Britanniques est proche de zéro après la crise financière et l'attribution renouvelée de bonus astronomiques.
 
Le produit au coeur de l'affaire, surnommé PPI (Product Payment Insurance), a été longtemps vendu d'office aux clients souscrivant certains crédits, notamment immobiliers, pour les garantir contre des risques comme le chômage ou la maladie.
 
Mais les plaintes se sont rapidement multipliées, des PPI étant par exemple imposés à des emprunteurs déjà au chômage ou malades, donc inéligibles. Plus d'un million de cartes bancaires ont aussi été vendus avec cette assurance, dont les souscripteurs croyaient à tort qu'elle faciliterait ensuite l'octroi d'un crédit.
 
L'Autorité de régulation des services financiers (FSA) a également mis en évidence le fait que les assureurs indépendants proposaient le même type de produits à des tarifs nettement moins prohibitifs.
 
Selon les autorités, les assurances PPI ont été vendues à plus de trois millions de personnes et ont généré plus d'un million et demi de plaintes depuis 2005. Un chiffre qui devrait encore gonfler maintenant que les banques ont éte contraintes de reconnaître leurs torts.
 
Pour la City, les choses ont commencé à se gâter il y a deux ans lorsque la FSA avait imposé une nouvelle réglementation des PPI et réclamé des dédommagements pour les clients lésés par les anciens contrats.
 
Les banques avaient contesté la décision devant la Haute Cour, qui les a déboutées le mois dernier.
 
Un appel restait possible, mais Lloyds Banking Group (LBG), première banque de détail du pays, a pris tout le monde de court la semaine dernière en annonçant unilatéralement qu'elle dédommagerait ses clients sans attendre.
 
Son nouveau patron, Antonio Horta-Osorio, a estimé urgent de repartir sur de nouvelles bases. Pour solder l'affaire, il a passé une provision de 3,2 milliards de livres, dont l'ampleur a surpris les analystes.
 
Barclays a suivi lundi, en provisionnant 1 milliard de livres, précédant de peu HSBC (près de 300 millions de livres de provisions).
 
La quatrième grande banque britannique, Royal Bank of Scotland, n'a pas fourni d'estimation mais n'avait guère d'autre choix que de s'aligner. "C'est une étape importante dans les efforts fournis par les banques britanniques pour retrouver la confiance de leurs clients", a-t-elle assuré dans un communiqué.
 
Saluant une "victoire magnifique", les associations de défense des consommateurs ont appelé lundi les banques à rembourser les plaignants "le plus vite possible".


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  2865  2866  2867  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La crise du couple SARKOZY : INFO ou INTOX ?Géopolitique : Face au Pic Pétrolier et la Future Crise Economique
Crise bancaire au Royaume UniJET : Les jeux en direct (relais appel gagnant -)
crise d'angoisseChanger autoradio d'origine (beta) VW POLO
Peut-on acheter ou vendre une voiture sans carte crise?Le modèle social Francais est-il en crise ?
Gratte-ciel et architecture : quel impact de la crise sur les projets? 
Plus de sujets relatifs à : [ECO] Can it run Crises ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)