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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26281749
Betcour
Building better worlds
Posté le 28-04-2011 à 08:54:54  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

otobox a écrit :


D'un autre coté, c'est une bonne façon pour faire payer un impôt à tout le monde, pas comme aujourd'hui où les plus riches arrivent à y échapper avec les niches fiscales et autres combines.
Et chacun payerait suivant ses moyens, les pauvres étant moins touchés financièrement que les très riches.


Ben là les riches y échapperont en investissant sur des supports pas touchés par l'inflation (obligations indexées, immobilier, matières premières, etc.)
 
L'inflation "ruine des rentiers" c'est un truc qui date de l'entre-deux guerres, le système économique et financier a un poil évolué depuis  [:aloy]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 28-04-2011 à 08:54:54  profilanswer
 

n°26285718
sinbadlema​rin
Posté le 28-04-2011 à 15:01:51  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ben là les riches y échapperont en investissant sur des supports pas touchés par l'inflation (obligations indexées, immobilier, matières premières, etc.)
 
L'inflation "ruine des rentiers" c'est un truc qui date de l'entre-deux guerres, le système économique et financier a un poil évolué depuis  [:aloy]


Les matières premières pas touchées par l'inflation  [:tibo2002]

n°26285767
LooSHA
D'abord !
Posté le 28-04-2011 à 15:05:24  profilanswer
 

maponos a écrit :

Mais non ce n'est pas du tout ce qu'il dit, il fait juste preuve de bon sens.


Le bon sens, c'est du solide [:rom']  


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°26285849
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 28-04-2011 à 15:12:49  profilanswer
 

sinbadlemarin a écrit :


Les matières premières pas touchées par l'inflation  [:tibo2002]


 
Je crois que tu n'as pas compris ce que disait Betcour. Je lui laisse le soin de corriger ton erreur... ;)  

n°26285990
patx3
Posté le 28-04-2011 à 15:24:53  profilanswer
 

sinbadlemarin a écrit :


Les matières premières pas touchées par l'inflation  [:tibo2002]


 
Euh, comment dire, ... :lol:
 
On va dire que tu as réagi un peu trop vite ! :jap:

n°26287175
sinbadlema​rin
Posté le 28-04-2011 à 17:01:14  profilanswer
 

Je comprends toujours pas  [:delarue3]

Message cité 1 fois
Message édité par sinbadlemarin le 28-04-2011 à 17:01:22
n°26287385
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 28-04-2011 à 17:18:54  profilanswer
 


 
Evidemment, les deficits chroniques et les depenses publiques qui explosent n'y sont absolument pour rien :D
 
Zmed, soyons serieux : comment veux-tu qu'un Etat qui depense chaque annee plus qu'il ne gagne ne soit pas endette ?
 

le pote a écrit :

Quelqu'un pourrait expliquer ce que signifie au juste "monétiser la dette" ?  :heink:  
Merci  :p


 
Monetiser la dette = la banque centrale rachete les obligations d'Etat (obligation d'Etat = titre de dette). Au final, ca revient a ce que la banque centrale prete directement a l'Etat, ce qui revient a creer l'argent a partir de rien - la banque centrale dispose de ce pouvoir de facon illimitee et sans contrepartie.
 

otobox a écrit :


D'un autre coté, c'est une bonne façon pour faire payer un impôt à tout le monde, pas comme aujourd'hui où les plus riches arrivent à y échapper avec les niches fiscales et autres combines.
Et chacun payerait suivant ses moyens, les pauvres étant moins touchés financièrement que les très riches.


 
C'est la classe moyenne qui prendrait cher, simplement parce que sont epargne est liquide, et donc vulnerable face a l'inflation. En ce qui concerne la classe populaire, elle risque de souffrir a cause du decalage qui a tendance a survenir entre prix et salaires (les salaires et les prix ne s'ajustent pas au meme rythme).
 
Et au final, les riches qui ont du patrimoine en actions, en immobilier, en or, ou en autres produits proteges contre l'inflation ne vont pas tellement en faire les frais.
 
C'est ce qu'explique tres bien Betcour :
 

Betcour a écrit :


Ben là les riches y échapperont en investissant sur des supports pas touchés par l'inflation (obligations indexées, immobilier, matières premières, etc.)
 
L'inflation "ruine des rentiers" c'est un truc qui date de l'entre-deux guerres, le système économique et financier a un poil évolué depuis  [:aloy]


 
 
 

sinbadlemarin a écrit :

Je comprends toujours pas  [:delarue3]


 
Ce que sous-entend Betcour, c'est que les MP suivent l'inflation. En consequence, si tu detiens des MP, ton placement ne subira pas l'inflation (= pas de perte de valeur).


---------------
https://elan.school/
n°26287725
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 28-04-2011 à 17:45:00  profilanswer
 

Débat sur les intérêts de la dette qui plombe le budget à venir, 3...2...


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Horse_man
n°26289120
maponos
Posté le 28-04-2011 à 20:25:13  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


Le bon sens, c'est du solide [:rom']  


99% du temps oui

n°26289125
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 28-04-2011 à 20:26:02  profilanswer
 

maponos a écrit :


99% du temps oui


 
Hmm, nan
 
Du point de vue des gens qui raisonnent avec le bon sens, oui, mais par construction c'est logique :D


---------------
https://elan.school/
mood
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Posté le 28-04-2011 à 20:26:02  profilanswer
 

n°26289138
maponos
Posté le 28-04-2011 à 20:27:16  profilanswer
 

Non la vérité est simplement que le bon sens n'est pas de la même qualité d'une personne à l'autre.

n°26289199
Profil sup​primé
Posté le 28-04-2011 à 20:34:30  answer
 

maponos a écrit :

Non la vérité est simplement que le bon sens n'est pas de la même qualité d'une personne à l'autre.

 

Quand on dit , "l'eau mouille" c'est du bons sens, et je vois pas qui pourrais avoir un avis différent, sauf a troller. [:potemkin]

 

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 28-04-2011 à 20:34:49
n°26289249
Badcow
Posté le 28-04-2011 à 20:40:22  profilanswer
 


 
L'eau, portée à -50°C sous forme de glace, ne mouille pas... et je vois pas qui pourrais avoir un avis différent, sauf a troller.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°26289381
xilebo
noone
Posté le 28-04-2011 à 20:57:08  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
L'eau, portée à -50°C sous forme de glace, ne mouille pas... et je vois pas qui pourrais avoir un avis différent, sauf a troller.


 
 
ca depend de la pression ambiante  :jap:

n°26289446
le pote
Day ON
Posté le 28-04-2011 à 21:03:47  profilanswer
 

Bon :o


---------------
Il y a un filtre Sallen-Key qui coupe à 440 Hz après le buffer a ampli-op'. C'est pour ça que j'entends pas ta grande gueule de pucelle.
n°26289447
Profil sup​primé
Posté le 28-04-2011 à 21:03:57  answer
 

Badcow a écrit :


 
L'eau, portée à -50°C sous forme de glace, ne mouille pas... et je vois pas qui pourrais avoir un avis différent, sauf a troller.


 
Même pas drôle..  :o

n°26290215
maponos
Posté le 28-04-2011 à 22:19:05  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
L'eau, portée à -50°C sous forme de glace, ne mouille pas... et je vois pas qui pourrais avoir un avis différent, sauf a troller.


Vu la chaleur du doigt ça laisse quand même de l'humidité dessus.

n°26291033
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 28-04-2011 à 23:46:41  profilanswer
 

maponos a écrit :

Non la vérité est simplement que le bon sens n'est pas de la même qualité d'une personne à l'autre.


 
"bon sens" = "ce que pense le pequin moyen"
 
Apres, chacun a sa vision du bon sens, et c'est pas tres scientifique tout ca. Le bon sens ne peut pas etre invoque pour condamner ou justifier quoi que ce soit


---------------
https://elan.school/
n°26291347
maponos
Posté le 29-04-2011 à 00:43:15  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


 
"bon sens" = "ce que pense le pequin moyen"
 
Apres, chacun a sa vision du bon sens, et c'est pas tres scientifique tout ca. Le bon sens ne peut pas etre invoque pour condamner ou justifier quoi que ce soit


Ah ouaiisss...
 
Pour moi "bon sens" était synonyme de logique.
 
Bon ben je n'emploierais plus ce terme.

n°26291667
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-04-2011 à 03:40:47  profilanswer
 

Pour ceux qui avaient aimé le rap Keynes vs Hayek, ils ont sortis une suite :
http://www.youtube.com/watch?v=GTQnarzmTOc


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26291672
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-04-2011 à 03:47:34  profilanswer
 

Et sinon un chouette édito du Point : L'extravagant retour de l'économie administrée :

Citation :

Les dirigeants français prétendent plus que jamais distribuer plus en produisant moins, traquant vainement le pseudo-trésor caché de l'économie française. Or, loin de regorger de richesses enfouies, la France est un pays appauvri par trente années de croissance molle, de chômage structurel et de dérive de la dette publique. Le partage de la valeur ajoutée est resté stable tout au long de cette période et demeure largement favorable aux salaires (67 %). A l'inverse, le taux de marge des entreprises a chuté de 33 à 29 % et les profits de 8,5 à 5,5 % du PIB depuis 2000, soit leur niveau le plus faible depuis 1985. Les fantasmes qu'alimentent les bénéfices et les dividendes du CAC 40, qui s'élèvent respectivement à 83 et 40 milliards d'euros, ne peuvent masquer ni le fait qu'ils sont principalement générés hors du territoire national ni la paupérisation de l'immense majorité des entreprises.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26291709
freeza01
Posté le 29-04-2011 à 05:28:18  profilanswer
 

j'ai quand même l'impression qu'en dehors de l'Allemagne et de la Suisse, l'ensemble de l'Europe de l'Ouest élargie s'appauvrit économiquement, industriellement et politiquement...


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°26291734
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-04-2011 à 06:12:36  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

j'ai quand même l'impression qu'en dehors de l'Allemagne et de la Suisse, l'ensemble de l'Europe de l'Ouest élargie s'appauvrit économiquement, industriellement et politiquement...


Mouais, c'est quand même contrasté : les scandinaves et l'Europe du nord en général s'en sortent pas mal. Je crois que le problème fondamental c'est la culture : les pays de tradition catholique ont visiblement un problème avec le capitalisme et l'argent, et du coup ils ont du mal avec la mondialisation.
 
Limonaire a raison en parlant d'économie malthusienne et de pénurie : voir tout ce monde se chamailler pour savoir comment se partager le travail ou les profits de Total ça donne un peu l'impression de types coincés sur un radeau en train de se chamailler pour savoir qui va bouffer le dernier rat. C'est triste, et je suis content d'être loin :/


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26291744
freeza01
Posté le 29-04-2011 à 06:31:16  profilanswer
 

ton visa est temporaire :o
 
La culture, ca peut evoluer. En fait, et je pense pas qu'a nous deux en particulier, j'ai l'impression que ce sont les français de l'étranger qui sauveront la France  [:zyx] C'est un peu difficile a expliquer comme impression...  
 
Ce qui va terrasser l'Europe, c'est surtout la vague de cheveux gris, qui en plus refusent l'immigration. C'est ce que j'arrête pas de dire a ma famille: vous refusez Djibril et Said ? C'est votre volonté... mais qui paiera vos retraites alors ? et encore mieux, qui vous torchera le cul lorsque vous vivrez en maison de retraite ?


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°26291768
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-04-2011 à 07:09:38  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

ton visa est temporaire :o


J'ai des solutions de replis :o
 

Citation :

En fait, et je pense pas qu'a nous deux en particulier, j'ai l'impression que ce sont les français de l'étranger qui sauveront la France  [:zyx] C'est un peu difficile a expliquer comme impression...


Je vois ce que tu veux dire, le problème des français de l'étranger ben c'est qu'ils ont pas forcément envie de rentrer pour tenter de sauver malgré eux ceux qui sont restés. :D
 

Citation :

Ce qui va terrasser l'Europe, c'est surtout la vague de cheveux gris, qui en plus refusent l'immigration. C'est ce que j'arrête pas de dire a ma famille: vous refusez Djibril et Said ? C'est votre volonté... mais qui paiera vos retraites alors ? et encore mieux, qui vous torchera le cul lorsque vous vivrez en maison de retraite ?


+1, mais y'a quand même un soucis avec l'immigration française : elle est très orientée vers des personnes peu qualifiées, donc des gens qui vont faire des boulots à faible valeur ajoutée et peu contribuer au budget de l'état. A contrario les profils "les plus rentables" pour la nation vont plutôt voir d'autres pays où ils sont mieux reçus et où les perspectives d'enrichissement sont meilleures.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26292521
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 29-04-2011 à 09:50:23  profilanswer
 

[:william l petersen] La crise, quelle crise, elle est finie la crise [:william l petersen]  
 

Citation :

Espagne : le chômage grimpe au-dessus des 21%, au plus haut depuis 1997.
 
Le chômage a grimpé de près d'un point au premier trimestre en Espagne, à 21,29%, son plus haut niveau depuis début 1997, selon les chiffres officiels publiés vendredi, alors que le gouvernement doit approuver dans la journée un nouveau plan contre le travail au noir.
 
A fin mars, le pays s'approchait du chiffre symbolique des 5 millions de chômeurs, avec 4,91 millions de demandeurs d'emploi, a annoncé l'Institut national de la statistique (Ine).
 
Avec un taux de 21,29%, le chômage égale presque le niveau du premier trimestre 1997 (21,30%). Il avait atteint son minimum au deuxième trimestre 2007, à 7,95%.
 
Ce chiffre est publié alors que le Conseil des ministres doit approuver à la mi-journée un plan pour lutter contre l'économie souterraine, qui représente selon plusieurs études près du quart du PIB du pays et quelques millions d'emplois non déclarés.
 
Le ministre du Travail Valeriano Gomez avait anticipé jeudi "un mauvais chiffre de l'emploi", alors que le nombre de sans emploi en Espagne est déjà le plus élevé parmi les pays de l'OCDE.
 
La ministre de l'Economie, Elena Salgado, disait elle ne pas s'attendre à une amélioration, car le nombre de demandeurs d'emploi, un chiffre publié tous les mois par le gouvernement, selon un calcul différent de celui de l'Ine, "montre que le chômage a augmenté au premier trimestre".
 
M. Gomez et Mme Salgado ont toutefois tous deux assuré jeudi que le nombre de demandeurs d'emploi n'atteindrait pas la barrière des 5 millions de chômeurs.
 
Le chômage reste le principal point noir de l'économie espagnole, avec un taux deux fois supérieur à la moyenne dans l'UE et dans les pays de l'OCDE.
 
Madrid a récemment revu à la hausse sa prévision pour 2011, à un taux de 19,8% de la population active contre 19,3% prévu auparavant.
 
Toutefois, à partir de cette année, le taux de chômage espagnol devrait commencer à diminuer pour atteindre 18,5% en 2012, puis 17,3% en 2013 et 16% en 2014, selon les prévisions du gouvernement.


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°26293243
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 29-04-2011 à 10:45:10  profilanswer
 

http://lexpansion.lexpress.fr/econ [...] 54263.html
 
Les traders au chomage  :love:  :love:


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°26294714
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 29-04-2011 à 12:06:42  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

ton visa est temporaire :o

 

La culture, ca peut evoluer. En fait, et je pense pas qu'a nous deux en particulier, j'ai l'impression que ce sont les français de l'étranger qui sauveront la France [:zyx] C'est un peu difficile a expliquer comme impression...

 

Ce qui va terrasser l'Europe, c'est surtout la vague de cheveux gris, qui en plus refusent l'immigration. C'est ce que j'arrête pas de dire a ma famille: vous refusez Djibril et Said ? C'est votre volonté... mais qui paiera vos retraites alors ? et encore mieux, qui vous torchera le cul lorsque vous vivrez en maison de retraite ?

 


Non mais ça va les chevilles :D

 

Si ça ne tenait qu'à moi on retirerait leurs nationnalités aux gens qui partent à l'étranger, où du moins on ferait comme le font pleins d'état : on les imposerait fortement.

 

Parce que c'est bien joli de partir quand on est djeuns et qu'on veut pas payer d'impot, mais bizarrement tout le monde reviens vers 40 ans quand on se rappelle que quand même un pays social c'est cool...

Message cité 1 fois
Message édité par dante2002 le 29-04-2011 à 12:08:16

---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°26294859
Profil sup​primé
Posté le 29-04-2011 à 12:15:34  answer
 

dante2002 a écrit :

Si ça ne tenait qu'à moi on retirerait leurs nationnalités aux gens qui partent à l'étranger


Vive l'Etat de Droit, quand même. Et vive la construction européenne avec des gens comme ça. Planquez-vous derrière vos frontières si ça vous chante, m'enfin arrêtez d'emmerder ceux que ce modèle de vie ne séduit pas.

 
dante2002 a écrit :

Parce que c'est bien joli de partir quand on est djeuns et qu'on veut pas payer d'impot, mais bizarrement tout le monde reviens vers 40 ans quand on se rappelle que quand même un pays social c'est cool...


N'importe quoi, les Français de l'étranger n'ont pas tous eu leurs études payées par la France. Y'en a aussi qui bougent avant leurs études sans faire un petit calcul comptable merdique. Et tout le monde ne revient pas forcément vers 40 ans, sans compter que la France n'est pas le seul pays social du monde.


Message édité par Profil supprimé le 29-04-2011 à 12:17:25
n°26294982
yoyo173
Posté le 29-04-2011 à 12:21:21  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Et sinon un chouette édito du Point : L'extravagant retour de l'économie administrée :

Citation :

Les dirigeants français prétendent plus que jamais distribuer plus en produisant moins, traquant vainement le pseudo-trésor caché de l'économie française. Or, loin de regorger de richesses enfouies, la France est un pays appauvri par trente années de croissance molle, de chômage structurel et de dérive de la dette publique. Le partage de la valeur ajoutée est resté stable tout au long de cette période et demeure largement favorable aux salaires (67 %). A l'inverse, le taux de marge des entreprises a chuté de 33 à 29 % et les profits de 8,5 à 5,5 % du PIB depuis 2000, soit leur niveau le plus faible depuis 1985. Les fantasmes qu'alimentent les bénéfices et les dividendes du CAC 40, qui s'élèvent respectivement à 83 et 40 milliards d'euros, ne peuvent masquer ni le fait qu'ils sont principalement générés hors du territoire national ni la paupérisation de l'immense majorité des entreprises.



 Je ne sais pas si le texte est juste, mais 2011-30 ca nous fait du 1981, soit l'abandon de l'économie à l'ancienne et l'entrée dans les privatisations et le désengagement de l'état.
Curieux, non ?

n°26295409
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-04-2011 à 12:55:53  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


 Je ne sais pas si le texte est juste, mais 2011-30 ca nous fait du 1981, soit l'abandon de l'économie à l'ancienne et l'entrée dans les privatisations et le désengagement de l'état.
Curieux, non ?


Ressort tes livres d'histoire: 1981 c'est l'arrivée de la gauche et les grandes nationalisations.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26295558
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 29-04-2011 à 13:06:54  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ressort tes livres d'histoire: 1981 c'est l'arrivée de la gauche et les grandes nationalisations.


Et tout a été foutu en l'air dès 1983...


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°26295613
yoyo173
Posté le 29-04-2011 à 13:10:32  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ressort tes livres d'histoire: 1981 c'est l'arrivée de la gauche et les grandes nationalisations.


Avant de'écrire ce genre de choses, tu l'as ouvert le livre d'histoire ?
Allez, puisque tu as du mal:  
"
L'élection du président de la République François Mitterrand s'accompagne d'une nouvelle vague de nationalisations indemnisées à hauteur de 39 milliards de francs. Ce plan de nationalisation figure au « programme commun de gouvernement » signé le 27 juin 1972 entre le Parti socialiste, le Parti communiste et les Radicaux de gauche et repris parmi les « 110 propositions » du candidat Mitterrand en 1980-81. La loi de nationalisation devient effective le 13 février 1982 et touche de nombreux secteurs : industrie (Thomson, Saint-Gobain-Pont-à-Mousson, Rhône-Poulenc, Pechiney-Ugine-Kuhlmann, Sacilor, Usinor) ou finances (Paribas, Suez, CIC, Crédit du Nord, Crédit commercial de France, Banque Rothschild, Banque Worms, Banque La Hénin...) tout particulièrement. En 1983, un salarié sur quatre travaille dans le secteur public.
Ces entreprises qui jouent la carte de l'économie mixte en introduisant notamment des filiales sur le marché privé dès 1983, sont privatisées suite au retour aux affaires de la droite après leur succès aux élections législatives (16 mars 1986). C'est la première fois en France qu'un gouvernement pratique des « dénationalisations ». Le krach de 1987 met un terme à cette politique de privatisation. La réélection du président Mitterrand en 1988 donne naissance à la politique du « ni-ni1» : ni nationalisation, ni privatisation. La victoire de la droite aux élections législatives de 1993 change la donne et une nouvelle vague de privatisations à partir du 19 juillet 1993 rend au secteur privé plus d'un million d'emplois. À la surprise de beaucoup, ce programme est également suivi par le gouvernement de la « gauche plurielle » dirigé par Lionel Jospin entre 1997 et 2002. On peut y voir, déjà, l'impact des problèmes croissants posés par la dette publique de la France. Au retour de la droite aux affaires en mai 2002, le mouvement de privatisations est ralenti en raison de la crise économique marquant la fin de la « bulle internet » et des résistances fortes de certains employés du secteur public (EDF-GDF, par exemple). Les privatisations reprennent les années suivantes : vente de la majorité du capital de France Télécom, réduction à 15% des parts dans Renault, ouverture du capital de Gaz de France, de la SNECMA, procédures d'ouverture pour Électricité de France, privatisation des sociétés d'autoroutes..."
 
Où on y lit qu'on nationalise de 81 à .. 83 !!!!! . Puis privatisation jusqu'en 87 (période deux fois plus longue ), statut quo et ça repart pour le désengagement de l'état de 93 à aujourd'hui. Bref, sur 30 ans, 2 de politique de gauche, économiquement, le reste, c'est pour la droite, avec les conséquences qu'on connait et dont tu nous a donné un bilan :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par yoyo173 le 29-04-2011 à 14:52:42
n°26296742
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-04-2011 à 14:31:17  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Avant de'écrire ce genre de choses, tu l'as ouvert le livre d'histoire ?
Allez, puisque tu as du mal:
"Des années 1950 à 1981, le secteur nationalisé change peu..."

 

Où on y lit qu'on nationalise de 81 à .. 83 !!!!! . Puis privatisation jusqu'en 87 (période deux fois plus longue ), statut quo et ça repart pour le désengagement de l'état de 93 à aujourd'hui. Bref, sur 30 ans, 2 de politique de gauche, économiquement, le reste, c'est pour la droite, avec les conséquences qu'on connait et dont tu nous a donné un bilan :jap:

 

On ne va pas recommencer le débat. Certes, les trente dernières années sont celles des privatisations et de l'ouverture aux échanges extérieurs, mais c'est aussi :
- le taux de fonctionnaires qui passe de 20 à 25%
- 50% des salariés dont le salaire est subventionné (allègement de charges sociales de 1 à 1,6 Smic)
- les dépenses publiques qui augmentent pour atteindre 56% du PIb,
- le salaire minimum qui augmente plus vite que le salaire moyen
- 70% des revenus du travail qui sont socialisés (Sur une rémunération brute de 100,  le salarié n'est libre de n'en dépenser que 30, le reste est prélevé par la puissance publique)
- un tiers de l'activité économique qui relève de monopoles publics (santé, retraites, éducation), soit beaucoup plus qu'en 1980.
- le temps de travail qui diminue de 14% (5ème semaine de congés payés et 35h)

 

Bref, vu sous cet angle, l'Etat intervient beaucoup plus qu'il y a 30 ans dans l'économie.

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Message édité par limonaire le 29-04-2011 à 14:33:14
n°26297382
yoyo173
Posté le 29-04-2011 à 15:09:46  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
On ne va pas recommencer le débat. Certes, les trente dernières années sont celles des privatisations et de l'ouverture aux échanges extérieurs, mais c'est aussi :
- le taux de fonctionnaires qui passe de 20 à 25%
- 50% des salariés dont le salaire est subventionné (allègement de charges sociales de 1 à 1,6 Smic)
- les dépenses publiques qui augmentent pour atteindre 56% du PIb,
- le salaire minimum qui augmente plus vite que le salaire moyen
- 70% des revenus du travail qui sont socialisés (Sur une rémunération brute de 100,  le salarié n'est libre de n'en dépenser que 30, le reste est prélevé par la puissance publique)
- un tiers de l'activité économique qui relève de monopoles publics (santé, retraites, éducation), soit beaucoup plus qu'en 1980.
- le temps de travail qui diminue de 14% (5ème semaine de congés payés et 35h)
 
Bref, vu sous cet angle, l'Etat intervient beaucoup plus qu'il y a 30 ans dans l'économie.


 
On ne va pas y revenir, les 30 dernières années, tu le reconnais toi même, c'est la privatisation et la globalisation de l'économie. Merci de confirmer mes propos .
 
Pour le reste, si tu ne veux pas recommencer le débat, évite donc de poser ton idéologie comme vérité première .
Car, vu les items que tu relèves, j'y vois plus un état qui panse les blessures causées par la libéralisation économique qu'autre chose. Ex: en quoi l'état est il responsable du fait que les salaires stagnent alors que les profits progressent ? Pas lui qui à interdit de redistribuer les richesses aux travailleurs que je sache .

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Message édité par yoyo173 le 29-04-2011 à 15:09:57
n°26297457
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-04-2011 à 15:14:09  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :

 

On ne va pas y revenir, les 30 dernières années, tu le reconnais toi même, c'est la privatisation et la globalisation de l'économie. Merci de confirmer mes propos .

 

Pour le reste, si tu ne veux pas recommencer le débat, évite donc de poser ton idéologie comme vérité première .
Car, vu les items que tu relèves, j'y vois plus un état qui panse les blessures causées par la libéralisation économique qu'autre chose. Ex: en quoi l'état est il responsable du fait que les salaires stagnent alors que les profits progressent ? Pas lui qui à interdit de redistribuer les richesses aux travailleurs que je sache .

 

1) Quand un Etat intervient plus comme je l'ai montré plus haut, ce n'est pas du libéralisme économique, c'est au contraire moins de libéralisme. Ta phrase sur l'Etat qui panserait les conséquences d'un libéralisme accru n'a donc pas de sens.

 

2) Le poids croissant de l'Etat est sans doute pour quelque chose dans le ralentissement de la croissance en France, donc du ralentissement de la croissance des salaires.  Du coup les plaies à panser (chômage persistant, salaires nets faibles, loyers élevés, récessions ) ne peuvent être pansées par l'Etat puisque c'est largement lui qui contribue à les créer (Etat au sens de puissance publique). Ou alors c'est le pompier pyromane. Une observation non idéologique des faits montrerait plutôt qu'il faut au contraire panser les plaies d'un Etat qui intervient trop et mal, et crée une société de la pénurie, alimentant la rivalité entre groupes sociaux.

 


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Message édité par limonaire le 29-04-2011 à 15:26:26
n°26300155
Profil sup​primé
Posté le 29-04-2011 à 20:12:15  answer
 

limonaire a écrit :

 

1) Quand un Etat intervient plus comme je l'ai montré plus haut, ce n'est pas du libéralisme économique, c'est au contraire moins de libéralisme. Ta phrase sur l'Etat qui panserait les conséquences d'un libéralisme accru n'a donc pas de sens.

 

2) Le poids croissant de l'Etat est sans doute pour quelque chose dans le ralentissement de la croissance en France, donc du ralentissement de la croissance des salaires.  Du coup les plaies à panser (chômage persistant, salaires nets faibles, loyers élevés, récessions ) ne peuvent être pansées par l'Etat puisque c'est largement lui qui contribue à les créer (Etat au sens de puissance publique). Ou alors c'est le pompier pyromane. Une observation non idéologique des faits montrerait plutôt qu'il faut au contraire panser les plaies d'un Etat qui intervient trop et mal, et crée une société de la pénurie, alimentant la rivalité entre groupes sociaux.

 

J'ai l'impression que c'est toi comprend de travers. Il parfaitement résumé la situation. Les états n'ont  jamais autant lâchés la bride aux marchés et a la finance... Depuis 35 ans on assiste a une marche triomphante du néolibéralisme économique basé en partie sur l’idéologie libérale, que cela te plaise ou non... Et depuis 5 ans rien ne va plus,  il y a le feu au lac, les états sont devenus des pompiers malgré eux.

 

Mais c'est la faute a personne, pire on a pas suffisamment  libéralisé.  [:bledi51]  Je ris, mais jaune  :mouais:

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Message édité par Profil supprimé le 29-04-2011 à 20:32:10
n°26300205
moonboots
Posté le 29-04-2011 à 20:19:13  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Je vois ce que tu veux dire, le problème des français de l'étranger ben c'est qu'ils ont pas forcément envie de rentrer pour tenter de sauver malgré eux ceux qui sont restés. :D


par contre ils sont politiquement favorables à ceux qui enfoncent la France, tout cela est super logique   :sweat:

n°26301433
yoyo173
Posté le 29-04-2011 à 22:42:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Quand un Etat intervient plus comme je l'ai montré plus haut, ce n'est pas du libéralisme économique, c'est au contraire moins de libéralisme. Ta phrase sur l'Etat qui panserait les conséquences d'un libéralisme accru n'a donc pas de sens.
 
2) Le poids croissant de l'Etat est sans doute pour quelque chose dans le ralentissement de la croissance en France, donc du ralentissement de la croissance des salaires.  Du coup les plaies à panser (chômage persistant, salaires nets faibles, loyers élevés, récessions ) ne peuvent être pansées par l'Etat puisque c'est largement lui qui contribue à les créer (Etat au sens de puissance publique). Ou alors c'est le pompier pyromane. Une observation non idéologique des faits montrerait plutôt qu'il faut au contraire panser les plaies d'un Etat qui intervient trop et mal, et crée une société de la pénurie, alimentant la rivalité entre groupes sociaux.
 
 


Et ben.
Ce que j'aime c'est que tu semble croire que tes affirmations sont des démonstrations. J'ai essayé, via un exemple, de te faire comprendre en quoi ton raisonnement était purement idéologique, apparemment sans succès.
Ensuite, tu l'as dit toi même, on ne va pas refaire le débat.
 
Le fait est que, comme l'a pointé betcour avec son article, la france s'est ruinée en 30 ans et que, sur cette période, on a assisté à une privatisation croissante ainsi qu'à une libéralisation de l'économie. De là à y voir un lien de cause à effet, il n'y a qu'un pas que les gauchistes sans scrupule comme moi franchissent allègrement . :D

n°26301514
maponos
Posté le 29-04-2011 à 22:53:50  profilanswer
 

Betcour a écrit :


J'ai des solutions de replis :o
 

Citation :

En fait, et je pense pas qu'a nous deux en particulier, j'ai l'impression que ce sont les français de l'étranger qui sauveront la France  [:zyx] C'est un peu difficile a expliquer comme impression...


Je vois ce que tu veux dire, le problème des français de l'étranger ben c'est qu'ils ont pas forcément envie de rentrer pour tenter de sauver malgré eux ceux qui sont restés. :D
 

Citation :

Ce qui va terrasser l'Europe, c'est surtout la vague de cheveux gris, qui en plus refusent l'immigration. C'est ce que j'arrête pas de dire a ma famille: vous refusez Djibril et Said ? C'est votre volonté... mais qui paiera vos retraites alors ? et encore mieux, qui vous torchera le cul lorsque vous vivrez en maison de retraite ?


+1, mais y'a quand même un soucis avec l'immigration française : elle est très orientée vers des personnes peu qualifiées, donc des gens qui vont faire des boulots à faible valeur ajoutée et peu contribuer au budget de l'état. A contrario les profils "les plus rentables" pour la nation vont plutôt voir d'autres pays où ils sont mieux reçus et où les perspectives d'enrichissement sont meilleures.


Justement un pays à besoin d'enormément de boulot de ce type là. De toute façon quelqu'un qui fait un travail à forte valeur ajouté sera toujours bien rémunéré peu importe le pays où il est. On a bien vu depuis 20 ans que la Chine s'est élevé grâce aux travaux à faible valeur ajoutée. C'est le seul moyen d'enrichir toute une nation, y en a pas d'autre. Croire qu'il peut exister des nations constituées uniquement d'ingénieur c'est de l'utopie.

n°26302251
Profil sup​primé
Posté le 30-04-2011 à 00:43:04  answer
 

Citation :

Le préalable à toute réflexion, c’est de constater l’échec total du système capitaliste et libéral et de sa « mondialisation marchande », qui est en fait une guerre épouvantable et absurde entre citoyens du monde entier, pour le seul profit de leurs exploiteurs, patrons et actionnaires, au détriment de nous-mêmes et de notre environnement. La catastrophe est telle que l’humanité risque purement et simplement de disparaître dans quelques générations à peine.

Deuxième évidence : face à l’urgence et la gravité de la situation, toute politique qui s’accomoderait de ce système est vouée à l’échec. Il n’est plus question d’accompagner, de réguler ou d’amender, il faut tout réécrire en partant d’une feuille blanche. Pour ceux qui ne sont pas convaincus, je rappelle que les « socialistes » français qui vont selon toute vraisemblance remplacer Sarkozy en 2012 vont globalement mener la même politique, à base de mesures de restriction des déficits pour « relancer la croissance ». Peut être des nécessités électorales les conduiront-elles à nommer Nicolas Hulot ministre de l’environnement (j’en vois qui toussent, là…). Pourquoi réussirait-il là où tous les autres n’ont servi que de faire-valoir ? Il y a eu Dominique Voynet, il y a eu Corinne Lepage, il y a même eu le décroissant Yves Cochet, personne ne se souvient plus de ce qu’ils ont fait qui aurait pu influer sur la course de la croissance vers le mur.
 
Rappelez-vous encore les promesses Sarkozystes, de faire du ministre de l’environnement un « premier ministre bis » qui aurait droit de véto sur toutes les mesures gouvernementales… Quelle pignolade ! La montagne a accouché d’un foutage de gueule, d’un « Grenelle de l’environnement » désarmé, pro-nucléaire, et fracassé sur l’autel de la « relance »…
 
Au plan international, c’est encore pire. Toutes les grand messes environnementales (Rio, Kyoto, Copenhague), ont été des échecs retentissants. Ce n’est même pas discutable, les chiffres parlent d’eux-mêmes : malgré les exhortations à réduire consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre, malgré les mesures capitalistes de quotas et de bourse du carbone, c’est le contraire qui se produit  : on continue à consommer de plus en plus d’énergie et à émettre de plus en plus de CO2. Plus drôle : seules les « crises économiques », dont le rapprochement est un symptôme de l’explosion prochaine du système, permettent de ralentir la machine.
 
Qu’attend-on ? C’est simple, les capitalistes attendent qu‘« on » invente un système qui permette d’enfouir le CO2, de le bouffer, et se réjouissent de pouvoir vendre plus de climatiseurs… Ils se jetteront sur des aberrations technologiques, comme celle qui a pour conséquence de pourrir ad vitam aeternam les nappes phréatiques pour prolonger de quelques années l’approvisionnement en gaz…
 
Toute solution passe nécessairement par l’abandon du dogme de la croissance. Tout politicien qui ne s’engagerait pas clairement et sans équivoque dans cette voie n’est qu’un charlatan irresponsable.

Un « point de détail » :
si les objecteurs de croissance sont divers, si certains sont même de droite, d’autre cathos, d’autres « apolitiques » (?), la majorité considère avec Paul Ariès (et accessoirement avec moi) que la décroissance est forcément « de Gauche ».
 
Ce genre de chose est devenu assez difficile à expliquer, tant les usurpateurs qui se réclament actuellement de la Gauche en ont trahi sans vergogne les principes les plus élémentaires pour se vautrer dans l’idéologie libéralo-mondialisto-croissanciste. Il y a aussi les micros tendus à un ramassis d’inconséquents, qui se réclament souvent du « centre » (et qui sont donc de droite), et qui pour des raisons de propagande électoraliste brament que « la droite, la gauche, tout ça c’est dépassé ».
 
La décroissance, ce n’est pas appauvrir encore les pauvres, ni ceux qui crèvent de faim à se rationner encore. Au contraire. La décroissance doit toucher en premier lieu les riches et leur mode de vie indécent, et mettra l’accent sur l’aide aux plus faibles, en créant notamment des emplois dans ce domaine.
 
Autre « point de détail » : la décroissance n’est pas le malthusianisme ! On entend et on lit souvent, y compris dans les commentaires de ce blog : « y’a trop de monde sur terre ! On ne pourra pas nourrir tout le monde ! Il faut que la population diminue ! ». Ce qu’il y a de désagréable dans ces mots, c’est d’une part que les personnes qui les prononcent font partie du milliard de riches qui pillent le plus la planète, et dont le mode de vie est simplement insoutenable; et d’autre part qu’ils visent les ultra-pauvres, les crève-la-faim qui n’ont rien.
 
Alors oui, la planète peut nourrir 9 ou 12 milliards d’habitants, mais pas supporter le mode de vie occidental. Un chanteur, désormais décédé ce qui lui épargnera mes sarcasmes, disait naguère que la famine en Afrique était due à « la bite des noirs ». Cette brillante analyse ne résiste pas à une autre : la déconfiture de la planète n’a rien à voir avec « la bite des noirs », mais plutôt au « 4x4 des blancs », ou aux « usines des jaunes qui produisent des saloperies pour les blancs ».
 
Rompre avec le dogme de la croissance ne sera pas simple. Cela implique d’oublier l’économie traditionnelle. D’oublier tout ce qu’on nous a appris depuis le berceau. D’oublier la publicité, qui nous explique que nous sommes nés pour consommer, que la seule mesure du bonheur est le « pouvoir d’achat ».
 
Les OC partent du constat suivant : « On confond souvent bien-être et abondance matérielle ». Le défi consiste à faire admettre qu’on peut « faire mieux avec moins ».
 
C’est ainsi que leur première proposition est d’adopter la « simplicité volontaire », dont j’ai parlé précédemment.

Le maître mot, c’est Ralentir.

 
D’où l’escargot. Ralentir cette course folle et insensée qui nous emporte et nous empêche de profiter de la vie.
 
« Drrriiing ! Putain, faut que je me dépêche, je suis déjà à la bourre. Vite, vite, la douche. Vite, vite, le p’tit déj… Ah merde, pas le temps de finir, je vais être en retard. Vite vite, la bagnole TDI machin…. Broum, broum… Ah, zut il faut que je fasse le plein… Houlala, tant que ça ? Ça a encore augmenté, c’est plus possible… Vite, vite, il faut que je fonce, je suis encore plus en retard que je croyais. Ah, merde un bouchon… Alors, t’avances avec ton 54 ? Bon cette fois, c’est sûr, je serai pas à 8h30 pour la réunion avec Dugenou. Je vais encore me faire engueuler par Dugland…. Bon, je l’appelle avec mon iPhone 4 (avec iOS 4.3). Allo, chef, vous allez pas me croire, il y a eu un bouchon et… Oui, c’est la troisième fois cette semaine, je sais, mais ils font chier avec leurs travaux… Oui oui, je me dépêche… Vite vite !
 
Putain, qu’est-ce qu’on s’emmerde dans cette réunion… C’est pas possible de perdre son temps avec des conneries pareilles… Déjà 2 heures, et ça n’en finit pas.
 
Bon, ouf fini, il faut se dépêcher de bouffer, je suis en retard sur le dossier Duschmol, il vient la semaine prochaine et il n’y aura rien de prêt. Bon, tant pis, je vais bouffer cet infâme sandwich insipide, tout mou, et plein de conservateurs devant mon écran. Vite, vite…
 
Incroyable ce qu’il est chiant, ce dossier, putain… Je suis crevé, je ferais bien un p’tit somme… Mais j’peux pas… Allez une canette de Red Bull, et ça repart ! Je suis à la bourre, j’aurais jamais fini à temps. Tiens, un mail de Dugland sur mon iPhone 4… Où j’en suis sur le dossier Machepro ? Ah, merde, j’l’avais oublié, celui-là. C’est pour demain ? Ben tant pis, j’amène le dossier à la maison, j’finirai ce soir, sinon on perd l’affaire… Merde, quelle heure il est ? Déjà ? Faut vraiment que j’y aille, là… Oui Monsieur Dugland, j’aurai fini le dossier Machepro demain. Que je vous explique ? Euh, attendez, je fais un SMS à ma nounou, heureusement avec l’iPhone ça va vite… Bon, alors, Machepro, blablabla et blablabla… Au revoir Monsieur Dugland… Oui oui, je sais, y’a la conf call avec Dugommier demain à 8h00. Je serai à l’heure promis…
 
Ah merde, vite, vite, je suis grave à la bourre… Grrr, y manquait plus que ça, encore un bouchon. Pourquoi mon GPS Tomtom dernier cri ne me l’a même pas indiqué, hein ? Au prix que je l’ai payé, “c abusé”®… Et leurs travaux, ils pouvaient pas les faire ailleurs ? Et t’avances avec ton 54 ? Putain, trois quarts d’heure de retard, ça va encore me coûter bonbon, la nounou ce mois-ci… C’est pas la peine de faire la gueule comme ça, connasse, tu crois que je te paie pour quoi, hein ? Ah, ils n’ont pas mangé ? Pas grave, je m’en occupe. Bingo, le frigo est vide. Ah ouais, fallait que je fasse les courses, merde, merde, encore oublié… J’irai… euh… demain… Si j’ai le temps… Sinon samedi, avec tous les autres blaireaux… Bon, je file à la station acheter des chips et une pizza surgelée, vous pouvez regarder la télé LED d’1m50, mais seulement Gulli, hein ? Promis ? Ou la DS, si tu veux. Ton copain il a la nouvelle DS 3D et tu veux la même ? On verra, si t’es sage… Bon bougez-pas, faut que je me dépêche sinon ça va être fermé. je reviens…. Ah, un SMS sur mon iPhone 4. Bon c’est votre mère, elle a encore un dossier à finir, elle sera en retard, je vous ferai un bisou de sa part, d’accord. Quoi, ouin ouin, tu veux une beigne, p’tit con ? Tu devrais savourer ta chance d’être élevé dans une famille à fort pouvoir d’achat et de pas habiter à Borny. Attends-moi je reviens… Vite, vite !
 
Pffff… Même à 20 heures y’a la queue à la station… Bon, cette merde-là ou celle-là ? Bon celle-là, allez. Alors les enfants, c’est bon ? Non, ben tant pis, au lit, vite, vite on est déjà en retard… Les dents ? L’histoire ? Demain ! Enfin, si j’ai le temps…
 
Bon, Machepro…Pfff que c’est chiant… Je suis crevé, j’en ai marre… Tant pis, je bâcle… Ah, bonsoir ma chérie, ta journée s’est bien passée ? Non ? T’as été obligée d’amener ton dossier et tu dois le finir pour demain ? Non, y’a plus rien à bouffer… Tiens, prend un Lysanxia, t’as raison. Moi je suis crevé je vais me coucher, je finirai Machepro entre midi et 2 demain… On devrait se faire des vacances en République Dominicaine. Du soleil, une piscine et des buffets à volonté, c’est ça qu’il nous faut. On prendrait juste un maillot de bain et l’iPhone 5 au cas où…(ben oui, il sera sorti et mon iPhone 4 sera ringard) Bonne nuit ma chérie… Putain, vivement la retraite…»

 
J’exagère ? Bah, si peu… Trouvez-vous franchement que cette vie de cons soit satisfaisante ? Et pourtant, c’est ça ou le chômage, et il faut bien payer le crédit de la baraque dans le lotissement de cadres moyens, les traites de la bagnole (pour aller au boulot), etc etc… C’est même la vie que les pauvres et les chômeurs envient.
 
Ceux qui aiment la philo iront lire Paul Virilio, et en retireront en particulier l’enseignement suivant : l’accélération se fait toujours au détriment des plus pauvres. Alors ralentissons !
 
Autre conséquence probable de l’abandon du dogme de la croissance : la fermeture de milliers de sociétés, spécialisées dans des domaines toxiques, anachroniques, ou simplement socialement inutiles.
 
Il y aura en revanche des millions d’emplois à créer dans l’énergie, le bâtiment, l’agriculture bio, les « services à la personne » qui permettront la reconversion des salariés au travail dont l’inutilité totale aura éclaté au grand jour. Et bien entendu, ceux qui se pensent supérieurs au reste de l’humanité parce qu’ils travaillent 70 heures par semaine (j’en connais un paquet) et fustigent les feignasses devront rentrer dans le rang : l’avenir est au partage, y compris du travail.
 
Mais que veulent donc les décroissants?
 
J’entends bien les objections : « tu imagines une entreprise prôner la décroissance ? » Non, évidemment. Mais bon nombre d’entre elles n’auront d’autre choix que de s’adapter ou de mettre la clé sous la porte… Ce ne sont pas les « philosophes de la décroissance » qui menacent par exemple l’industrie automobile. C’est la pénurie de pétrole et de matières premières qui va rendre cette activité obsolète. Quant à la « croissance dématérialisée », laissez-moi pouffer : derrière l’idéologie croissanciste, il y a o-bli-ga-toi-re-ment et de tout temps, en bout de chaîne, l’achat de biens matériels, qui ne peut, au risque de me répéter, que décroître.
 
Et quand je disais que le préalable à toute décroissance est la sortie du système capitaliste, ce ne sont pas des mots, c’est une réalité : il faudra tout reprendre, tout repenser.
 
Autre principe de base : Relocaliser
 
Conséquence de la hausse du prix du transport et le cas échéant de mesures protectionnistes appropriées, d‘autres emplois, envolés en Asie, au Maghreb ou en Europe de l’Est, reviendront à la maison par la grâce de la relocalisation.
 
La relocalisation, c’est l’échec de la délocalisation et des excès scandaleux et grotesques auxquels elle a donné lieu. Catastrophe sociale, catastrophe environnementale. Des emplois industriels aux produits agricoles, il est complètement idiot de mettre au chômage des salariés pour les remplacer par des moins chers à l’autre bout du monde, ou de faire traverser les océans à des produits agricoles qui poussent très bien localement. N’importe qui peut comprendre et admettre cela. Pourtant, une clique d’abrutis délirants l’a fait. C’est simple, défaisons-le !
 
Les OC rajoutent volontiers l’adjectif « ouverte », afin de se démarquer du discours chauvin et xénophobe, typique des milieux d’extrême-droite.
 
Dans la relocalisation, il y a aussi les monnaies locales : il s’agit de développer et généraliser les SEL, et de se préserver autant que possible des aléas des monnaies traditionnelles… Ce n’est pas demain que Standard & Poors et ses funestes collègues se pencheront sur la Questche des SEL mosellans !
 
Partager : l’une des propositions des OC dans ce domaine est… La dotation inconditionnelle d’autonomie.
 
Avant d’expliquer de quoi il retourne, précisons que cette mesure spectaculaire est âprement discutée chez les OC, et la vérité oblige à dire qu’elle ne fait pas l’unanimité. A mon sens, c’est pourtant la proposition la plus révolutionnaire, la colonne vertébrale du dispositif.
 
Il s’agit en fait d’une variante du « revenu inconditionnel » proposé notamment par Utopia, par Christine Boutin aussi, et même tout récemment, et de manière fort surprenante par un certain Villepin, (qui ne sait manifestement plus quoi inventer pour se donner une « stature sociale », lui le promoteur du CPE…).
 
La différence, et elle est de taille, consiste à attribuer à tous, non pas simplement une somme d’argent, mais des prestations en nature (ou des Questches venant d’un SEL)
 
L’idée de base est simple : tout individu quel qu’il soit a le droit, de sa naissance à sa mort, de manger à sa faim, de vivre dans un logement digne, d’être en sécurité, d’être soigné, d’être instruit… et ce qu’il ait ou non un travail.
 
Comme dans la théorie d’Utopia, le but est de combattre « l’aliénation à la valeur travail », qui oblige des individus à accepter un travail parfois inutile, dangereux, fatigant, stressant, sous payé, précaire, sans droits, pour ne même pas pouvoir en vivre dignement; tandis que des esclavagistes des temps modernes, patrons, banksters, amassent des fortunes considérables.

Ainsi, le chômage ne serait plus un problème, et le temps de travail de chacun diminuerait nécessairement, pour le bien-être de tous.
 
La DIA repose sur la théorie de la différenciation entre « usage » et « mésusage ». Il paraît idiot de payer le même prix pour l’eau qui sert à se laver (ou à laver ses légumes) que pour celle qui sert à laver son 4x4 à la première chiure de mouche, ou à remplir sa piscine. Et pourtant, c’est bien le système actuel.
 
La DIA fournirait la quantité d’eau nécessaire aux tâches élémentaires, et les mètres cubes supplémentaires seraient facturés au prix fort.
 
La DIA comprend aussi l’accès aux services publics, de la scolarité aux services funéraires…
 
La DIA serait évidemment couplée à un « Revenu Maximum ». Rien à voir avec la pitrerie électoraliste que propose le P« S », qui le réserve à une poignée de patrons de sociétés encore partiellement publiques, tandis que tous les autres pourraient comme avant continuer à se gaver comme des gorets. Non, ce « RMA » s’appliquerait aussi à tous, et à tous les revenus.
 
Abandon du programme nucléaire.
 
Voilà un point du programme qui sera désormais plus facile à faire passer ! Le cataclysme de Fukushima et la démonstration d’impuissance des nucléolâtres aura au moins permis de clarifier la situation : défendre le nucléaire ne sera plus l’apanage que des cyniques et des corrompus : bon nombre de politiciens vont désormais défendre une sortie planifiée du nucléaire, qui passe en premier lieu par des mesures drastiques de sobriété énergétique. Même Nicolas Hulot, naguère sponsorisé par EDF, vient de faire son mea culpa et reconnaître qu’il a été trompé à l’insu de son plein gré…
 
Cependant, je l’ai dit maintes fois ici, on ne remplace pas si facilement la production d’une centrale nucléaire. Et si la solution adoptée (et c’est selon toute vraisemblance ce qui va se passer) consiste à construire à tour de bras de nouvelles centrales à gaz, le bilan en CO2 ne risque guère de s’améliorer… D’où l’évidence de la décroissance, qui permettrait de provoquer une baisse de la consommation électrique, évitant justement d’avoir à construire de nouvelles centrales.

Mise en place d’une assemblée constituante.

 
C’est une proposition commune à bon nombre de formation de la « vraie gauche ». Constatant que la 5e République et sa constitution sont désormais des carcans dont il faut absolument sortir pour entreprendre quoi que ce soit qui sortirait des clous capitalistes, libéraux et croissancistes, la première mesure des OC serait de nommer une « assemblée constituante », qui écrirait la nouvelle constitution de la 6e République, qui serait ainsi armée pour prendre toutes les mesures sus-évoquées.
 
C’est tout de même marrant, la politique. Rappelez-vous le parcours des « Verts ». Trente ans avant les OC, ils avaient déjà un parcours similaire. Des dirigeants sincères et passionnés, de bonnes idées, des militants convaincus. Mais ils passaient tellement de temps à discutailler, à se chamailler, à faire des « courants » dans tous les sens, qu’ils vendangeaient totalement leur potentiel électoral qui était immense, et limitaient la diffusion de leurs idées. En fait, ils n’ont réellement décollé que ces dernières années, quand ils se sont trouvé un chef de file ultramédiatique, un bateleur d’estrade, invité sur tous les plateaux : Daniel Cohn Bendit. Le hic c’est que Cohn-Bendit n’est pas un vrai écolo, puisqu’il est libéral et adepte de la croissance, même repeinte en vert. Pour cette raison, il a été la cible privilégiée des attaques incessantes du journal « La Décroissance ».
 
En 2012, les « Verts » vont probablement se doter d’une autre bête médiatique : Nicolas Bertrand Hulot, autre cible de « La Décroissance ». Hulot n’est pas un écologiste, mais un hélicologiste sponsorisé, (gros) salarié de TF1, marchand de shampooing, et caution des multinationales. Jamais on ne l’a entendu parler de la responsabilité du système capitaliste et libéral dans le saccage de la planète.
 
Les objecteurs de croissance, quant à eux, en sont encore à la phase des chamailleries. J’ai eu quelques échos de la nouvelle réunion des groupes d’OC qui a eu lieu ce week-end à Paris. A priori aucune union en vue, bien au contraire, hélas… 2012 ne verra sans doute pas de candidature escargot.

Mais le temps travaille pour eux. La décroissance sera fatalement bientôt réalité, et un jour pas si lointain nous serons tous décroissants… De gré ou de force…

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