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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26206276
Camelot2
Posté le 19-04-2011 à 22:33:15  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

lehman brothers a écrit :

Bah si le risk-free augmente, les autres taux suivent. Bon toute l'ironie de la chose est que le risk-free n'est plus risk-free ...
 
En ce qui concerne l'immobilier le lien est assez logique


 
Pour l'immobilier, aucun souci. Mais en quoi une hausse des taux (surtout vu leur niveau actuel) pénaliserait les investissements les plus productifs?

mood
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Posté le 19-04-2011 à 22:33:15  profilanswer
 

n°26206668
Profil sup​primé
Posté le 19-04-2011 à 23:14:32  answer
 

Citation :

Pouvoir d'achat: 340% d'augmentation pour les plus riches en 30 ans

 
Alors que le gouvernement s'enlise sur la question du pouvoir d'achat, une étude universitaire fait le point sur 30 ans d'évolution des salaires. Pour 90 % des salariés, la progression de leur pouvoir d'achat est à peine visible, quand le haut du panier s'est acordé de royales augmentations. Résultat: une hausse des inégalités. Le rapport entre les salaires moyens de ces deux populations est passé de 1 à 23 en 1980 à 1 à 81 en 2007.
 
 
« Je serai le président de l’augmentation du pouvoir d’achat ». Si Nicolas Sarkozy peine à tenir la promesse de campagne du candidat qu’il fut en 2006, la faute toute entière en reviendrait à cette satanée « crise sans précédent ». Les heures sup inclues dans la loi TEPA (Travail, emploi, pouvoir d’achat) la réforme phare de juillet 2007 : raté question pouvoir d’achat ! La baisse de la TVA dans la restauration : encore ratée !
 
En sortant la fameuse prime de 1 000 euros pour les salariés des entreprises qui versent de plantureux dividendes, Nicolas Sarkozy croyait tenir sa recette miracle. Mais ni le patronat, ni les syndicats n’ont gouté la cuisine élaborée à l’Elysée et servie dès vendredi par François Baroin, le ministre du budget.
 
Laurence Parisot, la patronne du Medef, n’avale pas  :D le coté obligatoire de la mesure. Et de prêcher pour une baisse des charges et de la fiscalité, façon de retourner la balle à l'envoyeur. Du coté des syndicats, on n’apprécie guère l’épaississement de la feuille de salaire via une prime, par nature non permanente, surtout quand seulement « 15 à 20% des salariés », principalement au sein  des grandes entreprises, seraient concernés, comme le martèle François Chéréque, patron de la CFDT. « Que demandent les salariés aujourd'hui ? Ils veulent plus sur leur fiche de paye, c'est tout simple », conclu Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière.

augmenter les salaires

Une récente étude réalisée par Olivier Godechot, chercheur à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris, confirme cette atonie de la feuille de salaire des salariés du privé. Certes cela ne date pas d’hier. La dynamique inégalitaire qui a vu les 0,01% plus riches capter l’essentiel des augmentations de salaires, à l’œuvre depuis près de 30 ans, s’est cependant amplifiée.  
 
 
Quand en 1980, ce gros millier de super salariés gagnaient 23 fois ce que 90% des salariés touchaient (413 035 euros de 2007 par an contre 17 716 euros). 27 ans plus tard en 2007, ce ratio est multiplié par presque 4 : il monte à 81. En réalité, cette explosion des inégalités résulte d’une course entre les lièvres du top management, sphère où se côtoient les stars du sport, des PDG, mais surtout les beaux gosses du monde de la finance et les cohortes de tortues où se mêlent ouvriers, employés et cadres.  

Entre 1980 et 2007, le salaire moyen de l’immense majorité des salariés
(les 90 % les moins bien payés) progresse de 0,82% par an net de l’inflation. Résultat, sur la période, le travail n’a rapporté que 26 % de pouvoir d’achat supplémentaire. 40% pour les cadres sup qui, avec 65 000 euros annuels bruts occupent la place entre les 1% très riches et le gros de la troupe. Tout en haut, le salaire moyen des 0,01% les mieux rémunérés est multiplié par 3,4, soit une progression annuelle de 5,7%. En 2007, ces 1 692 bienheureux carburaient chacun à 1,8 millions d’euros en moyenne.  

Les travaux d’économistes
comme Thomas Landais, Thomas Piketty, et Emmanuel Saez avaient déjà donné à voir une telle évolution. Leurs études tirées des déclarations fiscales permettaient de mesurer l’évolution des revenus pris dans leur totalité, y compris les revenus du capital, et ceux pour l’ensemble des salariés. En se focalisant sur les seuls revenus du travail des salariés du privé, Olivier Godechot, dresse un tableau encore plus noir de l’évolution de la politique de rémunération au sein des entreprises.  
 
Evidemment, on ne distribue que ce que l’on peut produire, ou que l’on prévoit de produire. Sur la période 1980-2007, la valeur ajoutée créée en France a progressé de 72 %, soit 794 milliards d’euros en plus. Les salariés du privé eux n’auront reçu que 280 milliards d’euros en plus. Compte tenu de la progression du nombre de travailleurs, presque 6 millions, ce n’est pas 280 milliards d’euros qu’il convient de retenir comme supplément de salaire individuel mais un peu moins de la moitié, soit 134 milliards d’euros.  
 
Aussi, la vitesse entre les lièvres et les tortues se révèle-t-elle violemment quand on compare comment, à l’arrivée, se sont partagés ces 134 milliards d’euros de pouvoir d’achat supplémentaire du travail.  

Selon les travaux d’Olivier Godechot,
les 0,01% ont plus que triplé leur part du gâteau. En 27 ans, celle-ci est passée de 0,19% à 0,65%. Ensemble avec leurs suivants immédiats, ces 0,1% les plus riches, 16 922 personnes, ont presque doublé la leur, passant de 1,08% à 2,01%. Traduction : un gain de 4,5 milliards d’euros.  
 

Voilà donc comment en moins de 30 ans,
au sein du monde du travail, cette poignée de salariés (0,1% du total) a détourné à son profit une part importante des hausses de salaires consentie par les entreprises. Autrement dit, pour chaque euro d’augmentation consenti à un salarié lambda, un de ces seigneurs en recevait, lui, 35.  
 
Derrière cette déformation du partage des revenus entre salariés apparaît également l’évolution de la société vers un capitalisme financiarisé. Il n’est pas anodin, et c’est là l’objet du travail du chercheur, que l’essentiel (57%) de la progression des très hauts salaires est le fait des traders. En France, en 2007, on en comptait 626 parmi les 1 692 bienheureux très riches du haut du panier. Ensemble cette petite poignée de salariés de luxe s’est accaparée 0,25% du total des salaires versés dans le privé en 2007, soit 1,2 milliards d’euros. La crème de la crème, les 100 salariés de la finance les mieux payés gagnaient en moyenne 4,65 millions d’euros chacun….10 fois plus qu’en 1997…En une année, de tels traders gagnaient donc 284 années de Smic, presque 7 vies de Smicard, à raison de 42 années de travail.  
 
Merci pour eux.  

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 19-04-2011 à 23:14:59
n°26206697
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 19-04-2011 à 23:18:11  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Pour l'immobilier, aucun souci. Mais en quoi une hausse des taux (surtout vu leur niveau actuel) pénaliserait les investissements les plus productifs?


 
C'est pas ce qu'ils disent
 
Ils disent "les investissements productifs"
 
La rentabilite d'une activite n'est pas la meme si le cout du financement est de 5% ou de 7%


---------------
https://elan.school/
n°26206742
Camelot2
Posté le 19-04-2011 à 23:25:45  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


 
C'est pas ce qu'ils disent
 
Ils disent "les investissements productifs"
 
La rentabilite d'une activite n'est pas la meme si le cout du financement est de 5% ou de 7%


 
C'est complètement ridicule comme remarque de leur part vu que tant les investissements productifs que "non-productifs" vont être impactés. J'ai même tendance à penser qu'un renchérissement du coût du capital pousse à privilégier les investissements les plus productifs par rapport aux autres (seuil de rentabilité différent).
 
Je trouve la formulation foireuse et j'ai du mal à voir l'intérêt sur le fond.  :o

n°26207016
le pote
Day ON
Posté le 20-04-2011 à 00:01:53  profilanswer
 

J'aimerai quelques commentaires sur ce texte que j'ai trouvé sur Internet:

Citation :

 
L'ENA est une école prestigieuse, selon ceux qui en sortent. Pour tous les autres, c'est un sinistre ramassis (....).  Il faut hélas reconnaître que tous les (....) correspondent généralement au descriptif ci-dessus.
Cet établissement, qui se donne le titre d'école pour sauver les apparences, doit plutôt être assimilé à une secte particulièrement dangereuse. L'enseignement qui y est pratiqué est l'apprentissage de l'enrichissement personnel par techniques malhonnêtes, et l'expression par la "langue de bois".
Certes, les énarques tentent de faire croire qu'ils étudient des techniques de gestion de la nation, mais il suffit de constater leur incapacité pour ne pas douter de leur totale nullité. Le problème est que ces parfaits (....) occupent les places les plus élevées de la nation, tant sur le domaine public (administrations), que privé, (grosses entreprises).
 
Il faut reconnaître une chose, c'est qu'il suffit de très peu de temps à un énarque à qui l'on confie la direction d'une entreprise florissante pour la mener au bord de la faillite, quatre à cinq années suffisent généralement.
Le problème est que ces prouesses coûtent très cher au contribuable et entraînent dans les entreprises de nombreuses suppressions de postes. Quant aux énarques coupables, ils perçoivent des indemnités énormes  et retrouvent vite un emploi grâce à leurs relations et au copinage...
 
Quelques exemples :
 
CREDIT  LYONNAIS, VIVENDI, FRANCE  TELECOMS, ALSTOM
 
CRÉDIT  LYONNAIS
Le Crédit Lyonnais fut longtemps une banque sans histoire. Et puis, un jour, le gouvernement en place nomma à sa tête un copain énarque, Jean Yves Haberer, un (....) notoire qui, en cinq ans, réussit à mener cette banque florissante tout près du dépôt de bilan.
Certes, cet escroc fut questionné par la justice pour extorsion de fonds, faux bilans financiers, etc. Mais il n'en reste pas moins que ce sinistre individu, protégé par les politiciens, a coûté 150 milliards de francs aux contribuables. (francs lourds, bien entendu) !
Il ne faut pas oublier de préciser qu'après son licenciement du Crédit Lyonnais, il fut nommé par le gouvernement : Président du"Crédit National". Vous pensez que c'est un gag ?
Non, c'est malheureusement réel !
 
VIVENDI
Après divers parachutages  en entreprises, Jean-Marie Messier, J2M devenu au fil des temps J10M (Jean Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde, Meilleur Magouilleur, Minable Margoulin), s'est vu confier par les copains la Présidence de VIVENDI.
En un temps record, il parvenait à mener cette entreprise prospère au bord du dépôt de bilan, avec un passif de 30 milliards d'euros !  Il était contraint de démissionner, était mis en examen mais versait une caution de 1.350.000 euros, une broutille pour lui.  Ensuite, il réclamait une indemnité de licenciement de 20 millions d'euros...
A son départ, l'entreprise VIVENDI était ruinée. Un nouveau "copain", Jean-René Fourtou est nommé. Il s'empresse alors de se gratifier de 1 million d'options à un cours ridiculement bas. Résultat : dix huit mois après son arrivée, il a réalisé une jolie plus-value de 7 millions d'euros ! Pendant cette période, le cours de l'action a chuté de 75 % !
Incroyable, mais vrai !
 
FRANCE TELECOM
Michel Bon, un énarque bien connu dans le monde des affaires sous le pseudo de (....), brillait par sa nullité dans toutes les entreprises où il était placé par ses anciens camarades d'ENA. Il passa ainsi chez "Carrefour", comme PDG, poste qu'il occupa assez peu, l'ensemble des cadres ayant envoyé une lettre exigeant son renvoi car il risquait de faire couler rapidement le groupe...Puis il fut nommé Président de l'ANPE où il brilla par son incroyable nullité... Finalement, son copain d'ENA Alain Juppé, conscient de son incurable incompétence, le nomma PDG de France Télécoms. Ce "(....)", qui s'octroyait un salaire de 50.000 euros par mois, a réussi à mener l'entreprise au bord du dépôt de bilan avec une perte nette de 8,28 milliards d'euros, et un endettement de 60,7 milliards d'euros L'action qui valait 28 euros en 1997, tombait à 6 euros... Après ses prouesses, Michel Bon a été nommé récemment Président de "L'Institut de l'Entreprise"...
 
ALSTOM
Alstom (ex Alsthom), 120.000 salariés, était un fleuron de l'industrie française. Premier ou second rang mondial dans les centrales électriques, le matériel ferroviaire (TGV, métros), et la marine (paquebots).
La direction était assurée par Pierre Suard, extrêmement compétent, qui sut développer considérablement l'entreprise. Mais Suard avait un défaut impardonnable : il n'était pas énarque ! Une campagne de dénigrements et calomnies fut orchestrée par l'énarchie gouvernementale qui aboutit à la mise en examen de l'intéressé...
Peu après, en 1988, un énarque, Pierre Bilger était parachuté par copinage... Celui-ci faisait alors preuve d'une incompétence rare ! Il s'empresse de faire rentrer dans l'entreprise des petits copains d'école, la plupart des individus mal famés, à la recherche d'un emploi mirifique !
Il embauche ainsi : Philippe Jaffré, énarque ancien président d'Elf et condamné pour escroqueries diverses, Loïc Le Floch Prigent, énarque ancien patron d'Elf lui aussi, condamné lui aussi, et prend pour lieutenant Georges Chodron de Courcel, qui, par coïncidence,  porte le même nom que Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel... Bref, du beau monde...
Et un jour, c'est la surprise !  On découvre subitement qu'Alstom  est au bord de la faillite avec une dette de 5,3 milliards d'euros.Le cours de l'action est passé de 32 euros à moins de 1 euro en deux mois ! Pierre Bilger est licencié avec un chèque de dédommagement de 5 millions d'euros, rendu entre temps. (ces gens là ne passent pas par l'ANPE)... Bof, c'est le contribuable qui paye !
Il est certain qu'à la lecture de tels avantages, on peut être tenté de  devenir énarque soi-même ! Mais, autant il est aisé d'entrer à l'ENA avec du piston, autant c'est difficile sans une lettre d'introduction...
 
A quoi servent les énarques ?
 
En ce qui concerne leur utilité pour la nation, la réponse est claire : ils ne servent à rien. Leur unique préoccupation est l'enrichissement de leur famille et de tous les proches et copains. Ceci est admis depuis longtemps et se vérifie quotidiennement. L'une des seules choses enseignées à l'ENA est la "langue de bois", qui permet de répondre à toutes les questions en formulant quelques généralités hors sujet. C'est très utile pour ne pas avoir à donner son propre avis et pour détourner la conversation de son idée de base.
 
L'enseignement qui leur est prodigué dans la secte ENA est entièrement orienté dans ce sens. Ils apprennent à mentir en gardant la tête haute et en affirmant leur intégrité. Certes, leurs multiples forfaits les conduisent souvent à l'inculpation, mais une justice trop souvent servile et à leurs ordres a pris l'habitude de les blanchir en prononçant des non-lieux...
 
Certains vont même jusqu'à faire voter des lois interdisant toute poursuite judiciaire à leur encontre à la fin de leur mandat, ceci au grand dam de quelques politiciens intègres, non énarques, écoeurés par toutes ces pratiques scandaleuses !
 
C'est ainsi qu'on voit des politiciens soutenir la cause des dictateurs et tyrans contre la rébellion de peuples désespérés, en envoyant des troupes pour aider lesdits dictateurs, sachant bien que quelques chèques de remerciement arriveront à leur nom dans des paradis fiscaux...
 
L'action néfaste des énarques est catastrophique. Depuis la création de L'ENA par un (....) nommé Michel Debré, la France a perdu sa richesse et ses valeurs morales. La mafia énarque a mis la main sur tous les postes clés des secteurs publics et privés, et se livre à un pillage systématique.
 
C'est ainsi que petit à petit, la France est devenue un pays sous- développé. Pour compenser toutes les richesses volées sans vergogne, l'énarchie emprunte constamment à l'étranger, ce qui augmente indéfiniment la dette extérieure du pays !
 
Un ménage honnête et sensé gère son budget et sait surveiller ses dettes. Le tout est d'avoir quelques notions de gestion. Pour ce qui est des énarques, la seule gestion qu'ils connaissent est celle de leurs affaires privées. Non seulement ils ne se soucient pas de rembourser la dette, mais ils empruntent chaque année pour payer les intérêts !
 
Un Président a même répondu à quelqu'un qui se souciait de cette dette, qu'il suffisait de vendre un peu d'or des réserves de la Banque de France, sans savoir que ces réserves représentent seulement 15% de la dette ! Et un premier ministre a dit qu'au besoin, on vendrait les trésors du musée du Louvre ! Inutile de dire qu'ils sont tous les deux énarques !
 
Mais cette fameuse dette, dont on évite de parler, quel est son montant ? A la fin de l'année 2003, elle était de mille milliards d'euros !  C'est-à-dire environ 17.000 euros par français, ou encore près de 110.000 francs (lourds).
Un couple avec 3 enfants doit donc 550.000 francs à l'étranger!
 
Voilà où l'incompétence des énarques a mené la France !
 
Et cette (....) ne cesse de proliférer impunément !
 
Il est triste de voir un pays riche et prospère comme la France, réduit par l'ENA (créée en 1945) à l'état de pays sous-développé et ruiné, ridiculisé aux yeux des pays voisins. La France, qui tenait le premier rang est Europe, est maintenant bonne dernière !
 
Tout cela, les énarques s'en moquent éperdument, ils ont des richesses largement suffisantes pour s'assurer un train de vie fastueux pour eux-mêmes et leur descendance !
 
Ce n'est pas eux qui rembourseront la dette qu'ils ont créée,
c'est le  dernier de leurs soucis...
 
Pauvre France !


Les "(...)" sont des auto-censures.
Le texte provient d'ici: http://au-bord-du-gouffre.voila.net/L_ENA.html
 
Doit-on croire tout ceci ?


---------------
Il y a un filtre Sallen-Key qui coupe à 440 Hz après le buffer a ampli-op'. C'est pour ça que j'entends pas ta grande gueule de pucelle.
n°26207366
maponos
Posté le 20-04-2011 à 01:30:23  profilanswer
 

C'est ce que dit en gros Eric Verhaeghe (un des derniers énarques issue du monde ouvrier, chose impossible aujourd'hui selon lui) dans son bouquin mais de manière argumentée et moins extrême (il ne parle pas de secte et compagnie, mais il site l'exemple du crédit lyonnais).
 
Je viens de tomber là-dessus http://www.france24.com/fr/2011021 [...] mie-marche
 
Et je viens découvrir qu'il a un blog
http://www.eric-verhaeghe.fr/


Message édité par maponos le 20-04-2011 à 01:31:02
n°26207385
maponos
Posté le 20-04-2011 à 01:34:50  profilanswer
 

Au fond il prône ce que disent les libéraux de ce topic, qu'il faut moins d'Etat.
Dans son livre il explique que les grands dirigeants français malgré leur discours réclament toujours l'intervention de l'Etat. Et ils sont contre par exemple des négociations syndicat/patronat sans main mise de l'Etat.

n°26207410
Profil sup​primé
Posté le 20-04-2011 à 01:42:46  answer
 

le pote a écrit :

J'aimerai quelques commentaires sur ce texte que j'ai trouvé sur Internet:
[quote]  
...


 
 
ça me fait penser à la fameuse promotion de l'ENA "Titanic" :  
 
Michel Albert (9.1)  Jacques Attali  Jean-Michel Bloch-Lainé (22.9)  Georges Bonin (16)
Patrick Careil (1.8)  Patrice Chevallier (16)  Jacques Friedmann (3)  Michel Gallot (6.1)
Jean-Yves Haberer (150)  Jean-Maxime Lévêque (15)  Pierre Moussa (12)  Jean-Claude Trichet
Jean-Claude Jolain  Raymond Fekik  Bernard Attali (12)  Michel Bon (680)
Jean-François Cirelli (120)  Louis Gallois  Alain Minc (6)  Yves Roland-Billecart (2.3)
François Roussely (258)  Pierre Blayau  Jean-Marie Messier (720)  Guillaume Hannezo
Guy de Panafieu (2.5)  André Tarallo  Jean-Pierre Lieb  Bruno Parent
François Villeroy de Galhau  Valéry Giscard d’Estaing  Jacques Chirac  Martine Aubry
Laurent Fabius  Jack Lang  Dominique Strauss-Kahn  
 
(entre parenthèse ordre de grandeur des pertes)
 
et les recordmans :  
 
Messier - Hannezo  Vivendi Universal  ≈72 milliards d’euros
Bon  France Telecom  ≈68 milliards d’euros
Haberer - Lévêque  Gallot Crédit Lyonnais  ≈15 milliards d’euros  
 
 [:tinostar]


Message édité par Profil supprimé le 20-04-2011 à 01:43:14
n°26207432
maponos
Posté le 20-04-2011 à 01:51:47  profilanswer
 

Euh de mémoire DSK n'a pas fait l'ENA. Mais il y a enseigné.

n°26207444
Profil sup​primé
Posté le 20-04-2011 à 01:56:22  answer
 

maponos a écrit :

Euh de mémoire DSK n'a pas fait l'ENA. Mais il y a enseigné.


 
C'est une promotion fictive, tous n'ont en effet pas fait l'ENA mais yen à un bon paquet  :D

mood
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Posté le 20-04-2011 à 01:56:22  profilanswer
 

n°26207492
Betcour
Building better worlds
Posté le 20-04-2011 à 02:21:57  profilanswer
 

De toute façon on touche là à un vieux problème français : la concentration des élites toutes sorties des mêmes écoles (ENA et X), les liens étroits entre les grands groupes privés et l'état. Il y a un effet miroir : plus l'état veut agir sur le secteur privé et plus le secteur privé se retrouve impliqué dans l'état


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26207551
Betcour
Building better worlds
Posté le 20-04-2011 à 03:07:08  profilanswer
 

Oldies but goodies, un article très intéressant sur le partage de la VA (je sais que ça vous intéresse, si si !) et qui va au delà des idées reçues : Les dividendes plombent-ils les salaires ? :

Citation :

Il s'agit donc bien d'une fausse croyance. Cette part avait augmenté suite au Grenelle de 68 puis une nouvelle poussée avec l'arrivée de la gauche au pouvoir (76% en 1983). Problème: la somme des résultats des entreprises dans l'Hexagone était devenue négative. Le secteur privé, dans son ensemble, perdait de l'argent: L'augmentation des salaires dans la valeur ajoutée avait dégradé très fortement la marge, rendant les entreprises déficitaires.


L'article montre que le partage est plus favorable aux actionnaires dans les grands groupes, mais paradoxalement les salariés y sont aussi mieux payés. Il revient aussi sur le fait que les dividendes sont plus élevés mais les intérêts ont baissés. Bref ça reprend pas mal de discussions ici, c'est bien écrit et assez complet. [:vinz416:1]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26207572
le pote
Day ON
Posté le 20-04-2011 à 03:23:19  profilanswer
 

Wat, "partage de la VA" ?
EDIT: Valeur Ajoutée, OK :jap:


Message édité par le pote le 20-04-2011 à 03:24:58

---------------
Il y a un filtre Sallen-Key qui coupe à 440 Hz après le buffer a ampli-op'. C'est pour ça que j'entends pas ta grande gueule de pucelle.
n°26207634
Camelot2
Posté le 20-04-2011 à 03:49:32  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Oldies but goodies, un article très intéressant sur le partage de la VA (je sais que ça vous intéresse, si si !) et qui va au delà des idées reçues : Les dividendes plombent-ils les salaires ? :

Citation :

Il s'agit donc bien d'une fausse croyance. Cette part avait augmenté suite au Grenelle de 68 puis une nouvelle poussée avec l'arrivée de la gauche au pouvoir (76% en 1983). Problème: la somme des résultats des entreprises dans l'Hexagone était devenue négative. Le secteur privé, dans son ensemble, perdait de l'argent: L'augmentation des salaires dans la valeur ajoutée avait dégradé très fortement la marge, rendant les entreprises déficitaires.


L'article montre que le partage est plus favorable aux actionnaires dans les grands groupes, mais paradoxalement les salariés y sont aussi mieux payés. Il revient aussi sur le fait que les dividendes sont plus élevés mais les intérêts ont baissés. Bref ça reprend pas mal de discussions ici, c'est bien écrit et assez complet. [:vinz416:1]


 
Hého...il m'a piqué mes tableaux excel.  :o  
 
Il arrive quasi-exactement aux mêmes conclusions que moi:
 

Citation :

Là ou l'évolution commence à poser question, c'est à partir de 2003. La période de croissance forte est passée, les marges des entreprises chutent. Et pourtant, elles choisissent de continuer à verser de plus en plus de dividendes. Ainsi, la part des dividendes dans l'EBE passe de 17% en 2001 à près de 26% en 2007. Et pourtant, sur la même période, la part des intérêts augmente aussi et la part d'IS reste stable. On arrive donc à une situation aberrante où les entreprises, depuis 2003, payent plus de dividendes que leur résultat net: en clair, elles s'endettent pour payer leurs actionnaires.


 
J'aime.  :o

n°26207763
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 20-04-2011 à 06:52:21  profilanswer
 

Hier soir j'ai regardé un film très interessant : la statégie du choc.
 
 

Citation :

Synopsis : En 2007, Naomi Klein publiait La Stratégie du choc.  
Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976.
Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc.  
Naomi Klein la qualifie de "stratégie du choc".
En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister.


 
Et ce film tiré d'un bouquin démontre de manière factuelle ce que les "gauchistes" d'ici pressentent depuis des années.
 
Tout y est : Friedmann, pinochet, tatcher, la guerre en irak, les oligarques russes...


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°26207808
Betcour
Building better worlds
Posté le 20-04-2011 à 07:22:49  profilanswer
 


Sur cette partie là on il compare la somme des résultats (qui peuvent être <0) et celle des dividendes (qui est nécessairement >=0). De fait tu peux avoir le dividende total > résultat total (comme c'est le cas à la fin de son graph) sans pour autant qu'une seule entreprise de l'ensemble étudié ne verse plus de dividende que de résultat. De fait c'est un cas assez rare, à part FT une fois, qui d'autre l'à fait ?


Message édité par Betcour le 20-04-2011 à 07:25:01

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26207811
Betcour
Building better worlds
Posté le 20-04-2011 à 07:24:02  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Hier soir j'ai regardé un film très interessant : la statégie du choc.


Bon si tu va te coltiner tous les trucs plus ou moins conspirationnistes et antilibéraux je te fais gagner du temps, regarde "Le Cauchemar de Darwin" et tous les Michael Moore. :)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26208765
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 20-04-2011 à 10:14:29  profilanswer
 

Naomi Klein, la meuf dont 3/4 des sources de ses bouquins sont des éditos ou des avis posté dans des "tribunes d'idée" dans de grand journaux :o
 


Message édité par n0name le 20-04-2011 à 10:14:38

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26213906
Hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 20-04-2011 à 17:19:58  profilanswer
 

le pote a écrit :


 
Doit-on croire tout ceci ?


Non, c'est complètement débile. Tu peux jeter un œil au concours d'entrée à l'ENA, et aux copies des majors de promotion, ça donne une idée du niveau intellectuels des bonhommes qui passent par là. C'est le seul dénominateur commun des gens qui ont fait cette école. Parmi eux, des cons, des gros, des escrocs, des gentils, des méchants. Bien sûr, leur pouvoir de nuisance est forcément d'autant plus gros qu'ils ont les capacités intellectuelles et le réseau qui va avec.

n°26222866
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-04-2011 à 14:13:21  profilanswer
 


 
Le problème de ce genre d'article, ce sont les erreurs conceptuelles. C'est la limite de l'analyse statistique. Parmi ces erreurs :
 
- penser que la richesse est créée collectivement, et que sa répartition doit avoir lieu collectivement également
- penser que la répartition de la richesse a lieu postérieurement à sa création, alors que création et répartition  ont lieu simultanément. Dès lors intervenir sur sa répartition n'est pas neutre sur la création de richesses, contrairement à l'implicite du texte.
- penser que ce que gagnent les uns l'est automatiquement au détriment des autres, çàd avoir une vison pré-capitaliste de l'économie, où l'économie n'est qu'une économie de pénurie, à somme nulle. Une véritable régression de la pensée.
- penser que le niveau de revenu est lié au mérite, alors qu'il est lié à la capacité à satisfaire des besoins solvables
- ne pas faire le lien entre la rémunération élevée des traders, la création monétaire et le monopole des banques centrales.
 
Bref,  de l'économie bas de gamme absolument incapable de porter un diagnostic correct sur la situation actuelle.

n°26222896
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-04-2011 à 14:16:19  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Hého...il m'a piqué mes tableaux excel.  :o  
 
Il arrive quasi-exactement aux mêmes conclusions que moi:
 

Citation :

Là ou l'évolution commence à poser question, c'est à partir de 2003. La période de croissance forte est passée, les marges des entreprises chutent. Et pourtant, elles choisissent de continuer à verser de plus en plus de dividendes. Ainsi, la part des dividendes dans l'EBE passe de 17% en 2001 à près de 26% en 2007. Et pourtant, sur la même période, la part des intérêts augmente aussi et la part d'IS reste stable. On arrive donc à une situation aberrante où les entreprises, depuis 2003, payent plus de dividendes que leur résultat net: en clair, elles s'endettent pour payer leurs actionnaires.


 
J'aime.  :o

$
 
Vision macro-économique qui n'a aucun sens.  

n°26222944
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 21-04-2011 à 14:21:07  profilanswer
 

limonaire a écrit :

- penser que la richesse est créée collectivement, et que sa répartition doit avoir lieu collectivement également


 
Dans une entreprise, c'est pourtant le cas. La richesse est créée par l'ensemble des employés (avec l'aide financière des actionnaires) et elle est répartie parmi l'ensemble des salariés et des actionnaires.
 

limonaire a écrit :

- penser que ce que gagnent les uns l'est automatiquement au détriment des autres


 
C'est pourtant le cas dans mon entreprise lorsqu'à la fin de l'année, on réparti les bénéfices. Ce que gagne les salariés, les actionnaires ne le gagnent pas (et inversement).


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°26223099
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 21-04-2011 à 14:31:18  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Dans une entreprise, c'est pourtant le cas. La richesse est créée par l'ensemble des employés (avec l'aide financière des actionnaires) et elle est répartie parmi l'ensemble des salariés et des actionnaires.
 


 
Mais est-elle creee de facon egale par tous les participants ?
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
C'est pourtant le cas dans mon entreprise lorsqu'à la fin de l'année, on réparti les bénéfices. Ce que gagne les salariés, les actionnaires ne le gagnent pas (et inversement).


 
Dans ce cas, pourquoi t'ont-ils embauche s'ils doivent accepter de perdre une partie du gateau ? A priori c'est parce qu'ils y gagnaient plus (v.a.) qu'ils n'y perdaient (ton salaire) en t'ayant dans l'entreprise.


---------------
https://elan.school/
n°26223268
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-04-2011 à 14:43:23  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Dans une entreprise, c'est pourtant le cas. La richesse est créée par l'ensemble des employés (avec l'aide financière des actionnaires) et elle est répartie parmi l'ensemble des salariés et des actionnaires.
 


 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
C'est pourtant le cas dans mon entreprise lorsqu'à la fin de l'année, on réparti les bénéfices. Ce que gagne les salariés, les actionnaires ne le gagnent pas (et inversement).


 
Je répondrai plus tard, quand j'aurai le temps...  

n°26223316
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 21-04-2011 à 14:46:54  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :

Mais est-elle creee de facon egale par tous les participants ?


 
Dans une entreprise, la majorité des travailleurs occupe leur emploi à temps à peu près égal.
 
Il y a bien sûr un spectre de compétences différent ce qui peut justifier des écarts de 2, 3, 4 ou 5.
 
Après, es-ce qu'un employé produit 100 fois plus de valeur ou a des compétences 100 fois plus rare qu'un autre ce qui pourrait justifier un écart de salaire de 100. A mon sens, non.
 

lehman brothers a écrit :

Dans ce cas, pourquoi t'ont-ils embauche s'ils doivent accepter de perdre une partie du gateau ? A priori c'est parce qu'ils y gagnaient plus (v.a.) qu'ils n'y perdaient (ton salaire) en t'ayant dans l'entreprise.


 
Chaque nouveau salarié produit de la richesse. Donc le gateau de l'entreprise s'accroit. Mais à la fin de l'exercice, ce gâteau est bien réparti entre les salariés et les actionnaires.
 


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°26223815
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 21-04-2011 à 15:23:28  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Dans une entreprise, la majorité des travailleurs occupe leur emploi à temps à peu près égal.
 
Il y a bien sûr un spectre de compétences différent ce qui peut justifier des écarts de 2, 3, 4 ou 5.
 
Après, es-ce qu'un employé produit 100 fois plus de valeur ou a des compétences 100 fois plus rare qu'un autre ce qui pourrait justifier un écart de salaire de 100. A mon sens, non.
 


 
Dans la mesure ou des gens sont devenus milliardaires en creeant leurs propres entreprises - les google boyz par exemple - il ne me semble pas irrealiste de penser que si certains peuvent creer une valeur ajoutee immense par l'entreprenariat, d'autres peuvent creer cette meme valeur ajoutee dans le cadre du salariat.
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Chaque nouveau salarié produit de la richesse. Donc le gateau de l'entreprise s'accroit. Mais à la fin de l'exercice, ce gâteau est bien réparti entre les salariés et les actionnaires.
 


 
Tu fais exactement ce que limonaire te reproche : tu separes la creation et la repartition. Elles sont indissociables au sens ou la repartition est justement le reflet de la creation de richesse - c'est pour ca que je te donnais l'exemple de l'embauche.


---------------
https://elan.school/
n°26223872
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-04-2011 à 15:27:44  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Dans une entreprise, la majorité des travailleurs occupe leur emploi à temps à peu près égal.
 
Il y a bien sûr un spectre de compétences différent ce qui peut justifier des écarts de 2, 3, 4 ou 5.
 
Après, es-ce qu'un employé produit 100 fois plus de valeur ou a des compétences 100 fois plus rare qu'un autre ce qui pourrait justifier un écart de salaire de 100. A mon sens, non.
 


 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Chaque nouveau salarié produit de la richesse. Donc le gateau de l'entreprise s'accroit. Mais à la fin de l'exercice, ce gâteau est bien réparti entre les salariés et les actionnaires.
 


 
Non, pas à la fin de l'exercice. La richesse est répartie au moment où elle est produite.

n°26224013
Camelot2
Posté le 21-04-2011 à 15:38:47  profilanswer
 

limonaire a écrit :

$
 
Vision macro-économique qui n'a aucun sens.  


 
Je pense qu'on a tous compris de quelle école de pensée tu tenais.  :o  

n°26224185
le-poulpe
CONTRADICTION IS BALANCE
Posté le 21-04-2011 à 15:47:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Le problème de ce genre d'article, ce sont les erreurs conceptuelles. C'est la limite de l'analyse statistique. Parmi ces erreurs :
 
- penser que la richesse est créée collectivement, et que sa répartition doit avoir lieu collectivement également
- penser que la répartition de la richesse a lieu postérieurement à sa création, alors que création et répartition  ont lieu simultanément. Dès lors intervenir sur sa répartition n'est pas neutre sur la création de richesses, contrairement à l'implicite du texte.
- penser que ce que gagnent les uns l'est automatiquement au détriment des autres, çàd avoir une vison pré-capitaliste de l'économie, où l'économie n'est qu'une économie de pénurie, à somme nulle. Une véritable régression de la pensée.
- penser que le niveau de revenu est lié au mérite, alors qu'il est lié à la capacité à satisfaire des besoins solvables
- ne pas faire le lien entre la rémunération élevée des traders, la création monétaire et le monopole des banques centrales.
 
Bref,  de l'économie bas de gamme absolument incapable de porter un diagnostic correct sur la situation actuelle.


 
Toi tu ne me sembles faire qu'une seule erreur conceptuelle, mais de taille :
 
Penser que la richesse (l'argent) ne se crée que pour elle-même (lui-même) : considérer la création de richesse comme objectif final, et non comme simple moyen d'une autre finalité, plus noble.

n°26224238
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-04-2011 à 15:50:31  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je pense qu'on a tous compris de quelle école de pensée tu tenais.  :o  


 
Bon, tu bottes en touches, là : peu importe l'école de pensée, mais en quoi peut-on tenir pour vrai une phrase aussi absurde que :
"les entreprises s'endettent pour verser des dividendes" ? Aucune entreprise (ou alors c'est dans un contextes exceptionnel très précis) ne procède ainsi. Tu touches là du doigt, j'espère, les limites de l'utilisation des stats en économie, notamment des agrégats, et partant, les limites conceptuelles de la macro-économie.  

n°26224255
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-04-2011 à 15:51:51  profilanswer
 

le-poulpe a écrit :


 
Toi tu ne me sembles faire qu'une seule erreur conceptuelle, mais de taille :
 
Penser que la richesse (l'argent) ne se crée que pour elle-même (lui-même) : considérer la création de richesse comme objectif final, et non comme simple moyen d'une autre finalité, plus noble.


 
Chaque individu est libre de ses finalités : ai-je dit le contraire ? Et on peut vouloir travailler, çàd créer des richesses, pour financer le NPA par exemple...

n°26224623
Camelot2
Posté le 21-04-2011 à 16:14:31  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Bon, tu bottes en touches, là : peu importe l'école de pensée, mais en quoi peut-on tenir pour vrai une phrase aussi absurde que :
"les entreprises s'endettent pour verser des dividendes" ? Aucune entreprise (ou alors c'est dans un contextes exceptionnel très précis) ne procède ainsi. Tu touches là du doigt, j'espère, les limites de l'utilisation des stats en économie, notamment des agrégats, et partant, les limites conceptuelles de la macro-économie.  


 
Je ne vais pas reprendre ce débat. Je rappellerai simplement que tu utilises assez souvent l'argument de stabilité d'un certain aggrégat dans le temps comme justification d'une espèce d'ordre spontané/main invisible.
 
Comme quoi...
 
Pour le constat sur l'endettement, même s'il n'a aucune signification en soi et relève d'une erreur conceptuelle (car la répartition des bénéfices se fait avant aggrégation du résultat des entreprises et qu'il faudrait donc construire un aggrégat sur base d'un lien dividendes/endettement établi de manière individuel), il est symptomatique d'une inversion de tendance lourde ces dix dernières années.
 
Autant, de 86 à 2000, cela pouvait se comprendre par le désendettement progressif des entreprises, autant après...

n°26225039
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-04-2011 à 16:36:36  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je ne vais pas reprendre ce débat. Je rappellerai simplement que tu utilises assez souvent l'argument de stabilité d'un certain aggrégat dans le temps comme justification d'une espèce d'ordre spontané/main invisible.
 
Comme quoi...
 
Pour le constat sur l'endettement, même s'il n'a aucune signification en soi et relève d'une erreur conceptuelle (car la répartition des bénéfices se fait avant aggrégation du résultat des entreprises et qu'il faudrait donc construire un aggrégat sur base d'un lien dividendes/endettement établi de manière individuel), il est symptomatique d'une inversion de tendance lourde ces dix dernières années.
 
Autant, de 86 à 2000, cela pouvait se comprendre par le désendettement progressif des entreprises, autant après...


 
En même temps, les deux phénomènes ne sont pas forcément liés :
 
- l'endettement (pour une série d'entreprises A)  peut s'expliquer par la baisse des taux directeurs de la banque centrale et par des politiques fiscales qui pénalisent la constitution de fonds propres. D'où le recours à l'effet de levier...
 
- les dividendes (pour une série d'entreprises B) peuvent s'expliquer par des entreprises au cash très élévé qui préfèrent le rendre aux actionnaires, faute de projets rentables suffisants en interne. Voir l'investissement en berne en France : pas facile de trouver des investissements rentables dans une économie qui ne croît qu'au rythme de 1,1% depuis 10 ans. Les seuls investissements en apparence rentables aujourd'hui, ce sont les emprunts d'Etat, qui siphonnent l'épargne disponible. Emprunts d'Etat dont on sait qu'ils n'ont pour contrepartie aucun capital productif, puisqu'ils financent des dépenses de fonctionnement.  

n°26229214
Profil sup​primé
Posté le 22-04-2011 à 00:09:46  answer
 

Citation :

Le billet vert est devenu la plus grande bulle spéculative de l’histoire et va s'effondrer prochainement. Quant aux attaques à l’encontre de l’euro, elles ne sont qu’un écran de fumée pour masquer la faillite de l’économie américaine, soutient Myret Zaki dans son dernier livre.

«Un krach du billet vert se prépare. Il est inévitable. Le principal risque planétaire actuel, c’est une crise de la dette souveraine américaine. La plus grande économie du monde n’est plus qu’une vaste illusion. Pour produire 14'000 milliards de revenu national (PIB), les Etats-Unis ont généré plus de 50'000 milliards de dette totale, qui leur coûte 4000 milliards d’intérêts par an».
http://www.swissinfo.ch/fre/econom [...] d=30005786

 

Vous pourrez pas dire que vous saviez pas...  :o


Message édité par Profil supprimé le 22-04-2011 à 00:10:15
n°26229436
scrouffi
Posté le 22-04-2011 à 01:14:51  profilanswer
 

Question: quel serait l'impact de la restructuration de la dette grecque sur notre secteur bancaire ? Et a fortiori sur l'économie française ? Licenciements massifs ? Gel des embauches ? Peanuts ?

n°26229673
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-04-2011 à 04:36:20  profilanswer
 

scrouffi a écrit :

Question: quel serait l'impact de la restructuration de la dette grecque sur notre secteur bancaire ? Et a fortiori sur l'économie française ? Licenciements massifs ? Gel des embauches ? Peanuts ?


L'impact immédiat est réduit, la Grèce est pas un gros pays et une restructuration n'implique qu'une réduction de la dette. Le soucis est psychologique : si on commence à restructurer la Grèce, un tabou est levé, ça veut dire que d'autres pays risquent de le faire.
 
Dans un incendie, la panique fais parfois plus de victimes que les flames...


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26229828
Profil sup​primé
Posté le 22-04-2011 à 07:34:25  answer
 

limonaire a écrit :

Aucune entreprise (ou alors c'est dans un contextes exceptionnel très précis) ne procède ainsi.


 
Naïf  :o  

n°26230364
scrouffi
Posté le 22-04-2011 à 09:34:36  profilanswer
 

Betcour a écrit :


L'impact immédiat est réduit, la Grèce est pas un gros pays et une restructuration n'implique qu'une réduction de la dette. Le soucis est psychologique : si on commence à restructurer la Grèce, un tabou est levé, ça veut dire que d'autres pays risquent de le faire.
 
Dans un incendie, la panique fais parfois plus de victimes que les flames...


D'accord, mais si tu dis justement que c'est un verrou qui saute, j'imagine qu'on vise à plus long terme la restructuration des dettes de pays tels que le Portugal, l'Irlande et même l'Espagne. Quid de la situation à ce moment là ?

n°26230562
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 22-04-2011 à 09:53:13  profilanswer
 

scrouffi a écrit :


D'accord, mais si tu dis justement que c'est un verrou qui saute, j'imagine qu'on vise à plus long terme la restructuration des dettes de pays tels que le Portugal, l'Irlande et même l'Espagne. Quid de la situation à ce moment là ?


Un conseil trouve toi un terrain assez grand pour un potager et une maison, et regarde tout cela se peter la gueule en te marrant :)


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°26230673
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-04-2011 à 10:02:01  profilanswer
 

scrouffi a écrit :

D'accord, mais si tu dis justement que c'est un verrou qui saute, j'imagine qu'on vise à plus long terme la restructuration des dettes de pays tels que le Portugal, l'Irlande et même l'Espagne. Quid de la situation à ce moment là ?


Si l'Espagne est menacée d'une restructuration alors là c'est sauve qui peu. [:slyde]  
 
A mon sens la restructuration grecque ne fait plus de doute (la seule question est la méthode), par contre si un deuxième pays s'y met faudra liquider son épargne en Euro rapidement :D


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26231559
sinbadlema​rin
Posté le 22-04-2011 à 11:06:12  profilanswer
 

scrouffi a écrit :

Question: quel serait l'impact de la restructuration de la dette grecque sur notre secteur bancaire ? Et a fortiori sur l'économie française ? Licenciements massifs ? Gel des embauches ? Peanuts ?


Bah les banques qui ont les emprunts grecques ne seront pas complétement remboursées voire jamais, elles perdront de l'argent et ne remboursement pas d'autres banques et ça impactera toute l’Europe...
 
Enfin je crois que c'est ça  [:eraser17]

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