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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26145184
Profil sup​primé
Posté le 13-04-2011 à 14:53:29  answer
 

Reprise du message précédent :

lehman brothers a écrit :

 

Ne pas se rendre compte qu'un monopole d'Etat n'est pas liberal, c'est etre con

 

Le FED monople d'etat, faut arrêter vos délires  :pfff:  :pfff:

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 13-04-2011 à 14:53:42
mood
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Posté le 13-04-2011 à 14:53:29  profilanswer
 

n°26145226
zad38
Posté le 13-04-2011 à 14:55:39  profilanswer
 

zmed what else [:pikitfleur:2]

n°26145274
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 14:58:29  profilanswer
 


 
 
www.federalreserve.gov :D
 
Membres nommés par le président et confirmés par le Sénat...
La FED n'a que des missions politiques et monétaires...
 
Qu'elle soit en apparence "indépendante" (dans le sens "séparation des pouvoirs" ), ce qui est comique pour une institution dont les membres sont nommés par le président lui même, n'empêche en rien qu'il s'agit d'une institution politique.


Message édité par n0name le 13-04-2011 à 15:01:00

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26145353
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 15:03:10  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


 
Ne pas se rendre compte qu'un monopole d'Etat n'est pas liberal, c'est etre con


 
 
 
 [:roi]
 
CQFD
 


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26145476
vandepj0
Posté le 13-04-2011 à 15:10:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Sur la croissance des Trente glorieuses, qui serait due à un "Etat planificateur limite socialisant", comme tu dis : c'est très contestable. Deux séries d'arguments :
 
- dans d'autres pays, il n'y a pas eu cette planification à la française, et la politique industrielle associée (en Allemagne par exemple), et pourtant la croissance a été similaire. Cela relativise beaucoup le rôle de cet Etat planificateur : il n'a fait que déplacer des ressources (en capital et en travail pour les orienter dans les secteurs voulus), il n'a pas forcément créé de richesses. Peut-être même, en soutenant des activités non rentables au-delà du raisonnable (charbonnage, sidérurgie, chantiers navals, plan calcul) a-t-il gaspillé des ressources qui ont manqué au développement d'autres secteurs.
 
- la croissance des Trente Glorieuses s'explique en fait par un effet de rattrapage après la guerre (lié au rendement décroissant du capital, je peux y revenir), à un Etat peu interventionniste contrairement à la légende (dépenses publiques égales à 35% du PIb, moins de 20% de fonctionnaires, marché du travail peu réglementé avec un faible salaire minimum, ouverture au libre-échange via le Marche commun) et enfin à une création monétaire responsable d'une croissance en partie artificielle qui débouchera sur la stagnation des années 70. Le rôle planificateur de l'Etat n'y est pour rien : la France est en croissance à cette période car elle s'ouvre au marché et que l'Etat intervient dans l'économie bien moins qu'aujourd'hui, contrairement à la légende.


Je n'ai pas le sentiment que l'Etat intervienne plus dans l'économie aujourd'hui.  
Si tu regardes les postes de dépense de l'Etat, on trouve l'éducation, le service de la dette, et ça fait déjà presque la moitié du budget.  
 
Ensuite, tu as les services de protection sociales. Alors, oui, les dépenses de santé ont augmenté, et on a pris le parti en France de les mutualiser en les faisant porter sur le travail. On peut discuter du parti pris, mais au global, on est à un niveau de dépenses équivalent aux autres pays, pour un niveau de santé équivalent également (voire moins cher qu'aux USA pour un niveau de santé meilleur). Tu as également les assurances retraite: de la même façon, le parti pris de les prendre en charge par répartition, avec un système obligatoire et mutualisé, ou par capitalisation, ne change pas fondamentalement l'équilibre économique global de la chose: les actifs fournissent leur travail, les retraités le consomment, que ce soit intégré aux prélèvements obligatoires ou une gestion individuelle. La différence avec "avant", c'est la gueule de la pyramide des âges. Et il y a l'assurance chômage obligatoire, qui est par contre un véritable choix de société, et qui tend à augmenter le chômage, mais aussi la capacité des gens à réorienter leurs carrières plus sereinement vers des métiers en phase avec les besoins du moment. Le système correspond à un choix de société, répond à un besoin (celui de sécurité pour l'individu, qui n'est pas praïcé dans le coût du système, mais valorisé dans le vote dudit individu), il est certainement imparfait, et on peut sans doute l'améliorer.  
 
Et pour finir, tu as les entreprises publiques, qui le sont de moins en moins, ce qui à mon sens n'est pas gênant dans certains secteurs (automobile, aviation...), mais l'intervention publique a peut-être aidé à construire ces réussites, et ce qui l'est beaucoup plus dans d'autres où:
 - la mutualisation d'infrastructure et de service peut générer un vrai gain, qu'une meilleure efficacité supposée d'un système privé peut atteindre (téléphonie mobile) ou pas (rail, téléphonie fixe, distribution d'électricité, routes...), sachant que la compétition augmente le coût de transaction pour le consommateur (ce qui n'est pas praïcé dans la libéralisation), et augmente les frais de commercialisation pour les opérateurs.  
 - les enjeux du domaine du bien public ne se retrouvent pas dans les comptes des opérateurs privés (si le résultat croit de 10%, qu'est ce qu'on s'en fout d'être en légère sous-capacité de production électrique en hiver, yaka couper le courant de façon équitable, si on passe les tests de sécurité, qu'est ce qu'on s'en fout de savoir qu'on a une centrale nucléaire un peu dangereuse, si on accroit le bénéfice, qu'est ce qu'on s'en fout que les clients captifs des transports en commun soient en retard à leur travail car les défaillances de matériel roulant s'accroissent...).
 
Pour finir sur la croissance des Trentes Glorieuses, je ne dis pas qu'elle est le résultat d'une politique planificatrice forte, je dis que celle-ci ne l'a pas empêchée (contrairement à ton assertion initiale), et qu'elle a permis en plus:
 - de paumer des ressources sur le plan Calcul, mais no risk, no reward. "There is no free lunch"
 - de créer le numéro 1 mondial de l'aéronautique  
 - d'être un des pays où l'électricité est la moins dépendante des prix du pétrole
 - d'avoir jusqu'à récemment un des meilleurs systèmes de transports en commun (oui, les Suisses sont bons aussi)
...
 
Et si les USA sont le numéro 1 mondial dans certains secteurs, ce n'est aucunement grâces aux monstrueux budgets de R&D militaire alloués par l'Etat, qui évite ainsi d'accorder des subventions et d'avoir une politique interventionniste?
 

limonaire a écrit :


2) Sur ton diagnostic écologique (épuisement du pétrole notamment):
 
- on nous l'a déjà prédit en 1970 pour l'an 2000 : le fameux rapport du Club de Rome. Ces prédictions ont été démenties par les faits. Pourquoi en serait-il autrement aujourd'hui ? Ceux qui jouent les Cassandre devraient d'abord rendre des comptes : pourquoi leurs prévisions de 197à ne se sont pas avérées ?
 
- il n'y a jamais eu autant de réserves de pétrole qu'aujourd'hui (c'est aisé à vérifier) : les réserves prouvées ne diminuent donc pas à mesure de l'augmentation de la consommation (chinoise notamment), au contraire, elles ne cessent d'augmenter depuis 1970. Tout simplement parce qu'en économie l'offre (comme la demande) n'est pas rigide mais dépend du prix. La raréfaction du pétrole a entraîné une hausse de son prix qui incite à découvrir de nouveaux gisements (dans les fonds marins ou dans les glaces du Canada) ou à développer des énergies alternatives moins coûteuses.


 
Le peak oil, ce n'est pas moi qui en parle le mieux. Je préfère laisser la parole à un écologiste illuminé, le patron de Total:
Total CEO Predicts Approach of Peak Oil
 
Ensuite, là où je te rejoins, c'est que nous allons aller vers un pétrole cher, voire très cher, et que nous allons nous adapter, notamment en utilisant les réserves de charbon, nettement plus importante.  
 
Par contre, ce qu'on ne prend pas en compte, c'est que le stock de ressources fossiles, est fini. (contrairement à la taille du gâteau dans les modèles économiques).  
Et que nous consommons ces ressources plus vite qu'elles ne se régénèrent.  
Ce qui implique que nous allons vers un mur, la seule discussion possible étant sur la vitesse à laquelle nous y allons.  
Et encore une fois, les comptes de résultats praïcent le coût du travail et des pots de vin nécéssaires pour extraire et distribuer le pétrole, praïcent éventuellement l'écart entre la demande et la capacité de l'offre (si on est limité à 85 MdB/an, ça va monter chérie), mais ne praïcent en aucun cas:
 - le fait que nous consommions un stock fini.
 - le fait que nous dégradions par cette consommation un deuxième élément, qui est le climat terrestre.  
 

limonaire a écrit :


- au fur et à mesure que le pétrole se raréfiera et que son prix augmentera, la demande se modifiera également : c'est déjà le cas aujourd'hui, avec des moteurs de BMW qui consomment moins de 5 litres au 100, avec la voiture électrique, avec le recyclage des plastiques. D'ailleurs, la consommation énergétique de la France est stable depuis 1980, malgré un eforte augmentation du PIb (et des quantités produites) : http://alternatives-economiques.fr [...] graph9.jpg Peut-être à l'avenir, du fait du renchérissement du prix du pétrole y aura-t-il une relocalisation, une réduction des distances domicile-travail (ou un développement du télé-travail), ou d'autres solutions que je suis incapable encore d'imaginer maintenant, 6 milliards de cerveaux humains étant beaucoup plus imaginatifs que mon cerveau ou celui de 500 cerveaux d'experts : bref, les êtres humains, toi, moi, les autres, ont assez de ressources et d'intelligence pour s'adapter progressivement à un renchérissement du pétrole. C'est pourquoi il est absurde de prolonger les courbes de demande, comme on le fait dans les graphiques que tu nous présentes. Car la demande s'adapte au prix : si 1 milliard de chinois possèdent une voiture au lieu de 100 millions, il n'est pas vrai de dire que la consommation de pétrole chinoise sera multipliée par 10. L'augmentation sera moindre. C'est l'erreur du rapport Meadows que l'on recommence aujourd'hui.  


 
Oui, il y aura des évolutions. Faut-il attendre qu'elles soient imposées par les contraintes environnementales (tiens, le Havre est sous l'eau, déménageons le Havre), ou serait-il judicieux de les anticiper par une politique publique?
 

limonaire a écrit :


L'économie n'est pas de la physique : l'offre et la demande, de tomates, de travail ou de pétrole, dépendent toujours du prix, le prix dans une économie de marché véhiculant l'information quant à la rareté relative des biens.


 
Je pense que là tu fais une erreur fondamentale. L'économie est une modélisation avec des euros l'univers réel.  
 
Cette modélisation peut être pertinente dans un certain cadre, encore faut il que les règles du modèle soient bien définies.  
 
Mais ce qui compte à la fin, ce n'est pas combien d'euros j'ai sur mon plan d'épargne retraite à 70 ans. Ce qui compte, c'est de savoir si j'ai des tomates et du pain à manger à 70 ans, et quelque part où habiter.  
 
Et quand on vit des périodes de forte transition (transition démographique, pression environnementale de l'homme, raréfaction des ressources, dégradation de l'environnement terrestre), il faut savoir remettre en question son modèle, et se dire que peut-être écouter 500 bonshommes qui étudient un sujet depuis trente ans est plus pertinent pour préparer l'avenir que faire confiance aux anticipations sur la rareté de marchés financiers. Comment expliquer une volatilité des cours de 500% en 5 ans, si les anticipations des marchés sont pertinentes? Elles sont pertinentes à un facteur 5 prêt?
 
Pour finir par un petit exemple, sans règlementation contraignante sur une ressource renouvelable, mais dont l'exploitation peut dépasser le taux de renouvellement, comme la ressource halieutique, comment expliquer que l'Etat (ou l'UE) soit obligé d'intervenir pour éviter l'extinction du thon rouge, alors que le marché devrait praïcer la surexploitation et permettre de reconstituer le stock?
 
Parce qu'il faut une gestion de la ressource, ce qui est embryonnaire pour la ressource halieutique, et quasi inexistant pour beaucoup d'autres, comme le climat.  
 

limonaire a écrit :


3) Je laisse volontairement de côté le changement climatique et le rapport marché-entreprises en concurrence-coût de la pollution, pour qu'on ne se disperse pas. Mais on y revient si tu veux. Mais j'aimerais juste régler d'abord le problème de l'Etat interventionniste des Trente glorieuses et celui du pétrole. Sinon on n'avance pas...


Du coup j'y reviens...
 
Et je ne dis pas que l'économie de marché est un mauvais outil d'affectation des ressources, contrairement au ressenti que tu pourrais avoir avec mon discours d'écolo-gauchisant, je dis juste que l'économie de marché est un outil et pas un dogme, et que tout outil à ses limites qu'il faut comprendre si on veut éviter de faire de trop grosses conneries.  
 
On peut presque tout faire avec une perceuse visseuse dévisseuse ponceuse scie circulaire meuleuse Bosch, et même du travail de pro, mais on ne peut pas planter un clou avec.

n°26145563
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 15:15:44  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Je n'ai pas le sentiment que l'Etat intervienne plus dans l'économie aujourd'hui.  
Si tu regardes les postes de dépense de l'Etat, on trouve l'éducation, le service de la dette, et ça fait déjà presque la moitié du budget.  


 
Intervenir, ce n'est pas juste dépenser. C'est influencer les comportements via les lois et les niches, c'est limiter la liberté contractuelle, etc.


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n°26145625
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 15:19:12  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Pour finir sur la croissance des Trentes Glorieuses, je ne dis pas qu'elle est le résultat d'une politique planificatrice forte, je dis que celle-ci ne l'a pas empêchée (contrairement à ton assertion initiale), et qu'elle a permis en plus:
- d'avoir jusqu'à récemment un des meilleurs systèmes de transports en commun (oui, les Suisses sont bons aussi)
...


 
Les bras m'en tombent.
 


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n°26145635
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-04-2011 à 15:19:42  profilanswer
 


 
General Motors n'a pas le monopole aux EU : car tu peux acheter une Ford ou un VW si tu le désires. Il existe une offre et une demande de voitures : l'offre est assurée par des producteurs différents, qui se font concurrence et qui proposent des produits différents (une Ford n'est pas une GM)
 
Mais aux EU, tu n'as pas le droit de payer dans une autre monnaie que le dollar : on appelle ça un monopole, et il est géré par la Fed. L'offre de monnaie est géré par un cartel de banques (Citycorp, Chase...) dominé par la Fed, et qui ne produit qu'une seule monnaie, le dollar (le dollar émis par la Citycorp est le même que celui émis par la Chase).  
 
On peut juger ce monopole souhaitable : il n'en reste pas moins que c'est un monopole. Comme la justice, la défense ou la police. A tel point que certains (pas tous, mais certains), considèrent la monnaie comme un attribut régalien, ce qui signifie en langage économique que la monnaie doit être produite par l'Etat seulement : c'est bien la définition d'un monopole, non ?
 
Ps : tu viens de lire un post 100% sans OGM ni smileys. Un vrai post bio. Si, si, c'est possible...


Message édité par limonaire le 13-04-2011 à 15:20:32
n°26145670
vandepj0
Posté le 13-04-2011 à 15:22:10  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je cite : si les politiques d’austérité avaient relancé l’emploi, cela ferait 30 ans qu’on le saurait.

 
Mais de quelle politique d'austérité parle-t-on ? En France, par exemple, les dépenses publiques n'ont jamais été si élevées, le salaire minimum augmente plus vite que les salaires moyens, le temps de travail a été diminué de 14% depuis 30 ans, il y a au moins un million de fonctionnaires de plus depuis 30 ans, et le tout est financé en partie à crédit (voir les déficits publics récurrents depuis 35 ans), c'est-à-dire qu'on bénéficie d'allocations et de services publics qu'on ne paie pas en totalité immédiatement : ce n'est pas ce qu'on peut appeler de l'austérité.
 
Mais les mots n'ont plus de sens :
- toujours plus dépenses publiques et de fonctionnaires, c'est de l'austérité et de l'ultra-libéralisme
- un monopole public (comme la banque centrale), c'est aussi du libéralisme
 
Le monde d'Orwell.


 
Les prélèvements obligatoires hors cotisations sociales représentaient 27,7% du PIB en 2005.
Les cotisations sociales (qui sont des revenus différés / en nature) 16,2% du PIB en 2005.
 
ET il faut se rappeler:
 

Citation :

Des comparaisons internationales difficiles
 
Le taux de prélèvements obligatoires (TPO) apparaît relativement élevé en France par rapport aux autres grands pays développés. En 2006, le TPO calculé par l’OCDE, selon des modalités légèrement différentes de celles de l’INSEE, s’élevait ainsi à 44,2 % en France (43,6 % en 2007), contre 37,1 % au Royaume-Uni, 35,6 % en Allemagne, 28 % aux États-Unis, 27,9 % au Japon et 35,9 % en moyenne dans l’OCDE. La baisse du TPO est ainsi devenue un objectif emblématique de la baisse des impôts.
 
Cependant, le taux de prélèvements obligatoires est une construction statistique dont la pertinence ne doit pas être surestimée. Le taux de prélèvements obligatoires n’est pas un bon indicateur du "poids" de l’État. Ainsi, la définition des prélèvements obligatoires englobe aussi les impôts et les cotisations sociales que les administrations publiques se versent entre elles. On dit alors que les prélèvements obligatoires ne sont pas "consolidés", les prélèvements obligatoires "consolidés" recouvrant seulement ceux versés par les agents du secteur privé.
 
Plus généralement, la signification des comparaisons internationales de TPO est limitée. En effet, ce taux apparaît plus faible dans les pays, comme les États-Unis, où l’assurance maladie et les régimes de retraite sont très largement privés. Les cotisations sont alors versées à des mutuelles, des assurances ou des fonds de retraite privés et ne constituent pas des prélèvements obligatoires.
 
L’évolution du TPO d’une année sur l’autre doit être également interprétée avec précaution. Ainsi, ce taux diminue, toutes choses égales par ailleurs, si la Sécurité sociale baisse les cotisations sociales obligatoires et cesse de rembourser certains médicaments qui sont ensuite pris en charge par les ménages ou par des mutuelles dont le coût augmente en proportion. De même, à déficit budgétaires cumulés des administrations centrales, locales et de sécurité sociale. constant, une nouvelle subvention à la recherche tend à accroître les prélèvements obligatoires, alors que cela n’est pas le cas d’une nouvelle exonération d’impôt en faveur de la recherche.


http://www.vie-publique.fr/decouve [...] ntaux.html

n°26145710
vandepj0
Posté le 13-04-2011 à 15:24:16  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Les bras m'en tombent.
 


TIP pour noname: la voiture aux USA ou au Canada n'est PAS un moyen de transport en commun.

mood
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Posté le 13-04-2011 à 15:24:16  profilanswer
 

n°26145735
Camelot2
Posté le 13-04-2011 à 15:25:56  profilanswer
 

Citation :

Il faut souligner la vitalité de la démocratie islandaise, exemplaire depuis qu’elle s’est remise de ses illusions. Le différend va finir devant les tribunaux et réduirait les chances de l’Islande d’entrer dans la sacro sainte Union Européenne. Vu les circonstances, il n’est pas dit que cela soit vraiment un problème.


 
Par "les circonstances", fait-il référence à la chute vertigineuse de la couronne islandaise uniquement rattrapée (oserais-je dire "masquée" ) par l'action de la banque centrale islandaise? :
 
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f5/EUR_against_ISK_2000-2009.png/800px-EUR_against_ISK_2000-2009.png
 
Pour un pays principalement importateur, l'entrée dans l'Euro lui serait fortement bénéficiaire.

n°26145848
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 15:31:47  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


TIP pour noname: la voiture aux USA ou au Canada n'est PAS un moyen de transport en commun.


 
Oui, je sais que tu parles du rail qui est largement plus cher que chez tous nos voisins :o


---------------
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n°26145904
vandepj0
Posté le 13-04-2011 à 15:34:42  profilanswer
 

n0name a écrit :

Intervenir, ce n'est pas juste dépenser. C'est influencer les comportements via les lois et les niches, c'est limiter la liberté contractuelle, etc.


 
vandepj0:
Va en Somalie, il y a là-bas finalement assez peu de lois.
 
noname:
Ouinn, mais non, il faut garantir la propriété privée, là-bas le moindre cake avec une kalachnikov te pique ton or et ton pétrole
 
vandepj0:
A ce moment là, embauche deux mecs avec des kalachnikovs pour protéger ton or et ton pétrole
 
noname:
Oui mais ça coûte un bras, c'est nul, c'est pas ça la liberté.
 
vandepj0:
Du coup faudrait-il un Etat et des lois pour mutualiser à plusieurs le coût de protection de ton patrimoine, et ainsi éviter que chacun ait à mobiliser des mecs avec des kalachnikovs pour protéger sa maison, sa femme, ses enfants et son or?
 
noname:
Ben oui, un peu, mais tout petit alors, parce que ça coûte cher quand même, cet Etat spoliateur...
 
 
=> pourquoi le raisonnement serait valable uniquement pour protéger la liberté des individus de gens avec un pouvoir physique supérieur (kalachnikovs), et pas pour protéger la liberté des individus de gens avec un pouvoir économique supérieur par exemple?
 
=> pourquoi cela ne serait il pas valable pour protéger nous et nos enfants de l'usage de ressources finies, ou l'exploitation de ressources plus rapidement que leur renouvellement?

n°26145916
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-04-2011 à 15:35:18  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Je n'ai pas le sentiment que l'Etat intervienne plus dans l'économie aujourd'hui.  
Si tu regardes les postes de dépense de l'Etat, on trouve l'éducation, le service de la dette, et ça fait déjà presque la moitié du budget.  
 
Ensuite, tu as les services de protection sociales. Alors, oui, les dépenses de santé ont augmenté, et on a pris le parti en France de les mutualiser en les faisant porter sur le travail. On peut discuter du parti pris, mais au global, on est à un niveau de dépenses équivalent aux autres pays, pour un niveau de santé équivalent également (voire moins cher qu'aux USA pour un niveau de santé meilleur). Tu as également les assurances retraite: de la même façon, le parti pris de les prendre en charge par répartition, avec un système obligatoire et mutualisé, ou par capitalisation, ne change pas fondamentalement l'équilibre économique global de la chose: les actifs fournissent leur travail, les retraités le consomment, que ce soit intégré aux prélèvements obligatoires ou une gestion individuelle. La différence avec "avant", c'est la gueule de la pyramide des âges. Et il y a l'assurance chômage obligatoire, qui est par contre un véritable choix de société, et qui tend à augmenter le chômage, mais aussi la capacité des gens à réorienter leurs carrières plus sereinement vers des métiers en phase avec les besoins du moment. Le système correspond à un choix de société, répond à un besoin (celui de sécurité pour l'individu, qui n'est pas praïcé dans le coût du système, mais valorisé dans le vote dudit individu), il est certainement imparfait, et on peut sans doute l'améliorer.  
 
Et pour finir, tu as les entreprises publiques, qui le sont de moins en moins, ce qui à mon sens n'est pas gênant dans certains secteurs (automobile, aviation...), mais l'intervention publique a peut-être aidé à construire ces réussites, et ce qui l'est beaucoup plus dans d'autres où:
 - la mutualisation d'infrastructure et de service peut générer un vrai gain, qu'une meilleure efficacité supposée d'un système privé peut atteindre (téléphonie mobile) ou pas (rail, téléphonie fixe, distribution d'électricité, routes...), sachant que la compétition augmente le coût de transaction pour le consommateur (ce qui n'est pas praïcé dans la libéralisation), et augmente les frais de commercialisation pour les opérateurs.  
 - les enjeux du domaine du bien public ne se retrouvent pas dans les comptes des opérateurs privés (si le résultat croit de 10%, qu'est ce qu'on s'en fout d'être en légère sous-capacité de production électrique en hiver, yaka couper le courant de façon équitable, si on passe les tests de sécurité, qu'est ce qu'on s'en fout de savoir qu'on a une centrale nucléaire un peu dangereuse, si on accroit le bénéfice, qu'est ce qu'on s'en fout que les clients captifs des transports en commun soient en retard à leur travail car les défaillances de matériel roulant s'accroissent...).
 
Pour finir sur la croissance des Trentes Glorieuses, je ne dis pas qu'elle est le résultat d'une politique planificatrice forte, je dis que celle-ci ne l'a pas empêchée (contrairement à ton assertion initiale), et qu'elle a permis en plus:
 - de paumer des ressources sur le plan Calcul, mais no risk, no reward. "There is no free lunch"
 - de créer le numéro 1 mondial de l'aéronautique  
 - d'être un des pays où l'électricité est la moins dépendante des prix du pétrole
 - d'avoir jusqu'à récemment un des meilleurs systèmes de transports en commun (oui, les Suisses sont bons aussi)
...
 
Et si les USA sont le numéro 1 mondial dans certains secteurs, ce n'est aucunement grâces aux monstrueux budgets de R&D militaire alloués par l'Etat, qui évite ainsi d'accorder des subventions et d'avoir une politique interventionniste?
 


 
Je ne réponds qu'à cette partie pour ne pas allonger mon post.
 
1) Tu fais comme si dépenser 10% du Pib par un monopole public était équivalent à 10% dépensés auprès d'une offre privée concurrentielle. Ce n'est bien sûr pas le cas : un monopole rationne toujours les quantités et capture une rente au détriment des consommateurs. Et s'il facture en deçà de son coût de revient, il crée des situations de pénurie, de file d'attente, etc. Et si le consommateur ne suporte pas directement le coût de ce qu'il dépense, il est incité à surconsommer.  
 
En outre, aujourd'hui plus d'un tiers de l'activité est sous monopole public (education, santé, retraite) alors que ce sont les secteurs d'avenir les plus dynamique, à la plus foret croissance, étant donné le vieillissement de la population et l'élasticité-revenu supérieure à 1 de ce type de dépenses (ce sont des biens "de luxe", dont la consommation croît plus vite que le revenu). C'est un interventionnisme très fort, vu la taille (30% du PIb) et le dynamisme de ces secteurs  :  on peut certes justifier cet interventionnisme économique dans ces 3 secteurs, on ne peut pas dire que l'Etat se désengage de l'économie compte tenu de son poids dans ces secteurs.
 
2) Sur les choix de société (type assurance chômage, qui crée du chômage mais sécurise les parcours) : ok, je veux bien. Mais la présentation honnête que tu fais est rarement celle qu'on entend. Ok pour une assurance chômage publique si les gens le veulent, mais à condition qu'ils en acceptent le coût en chômage supplémentaire. Le coût est peut-être inférieur au bénéfice qu'on en retire (la sécurité), mais il faut le dire (à asvoir que l'assurance chômage crée du chômage : et plus elle est généreuse, plus le chômage statistique augmentera).
 
3) Sur les bienfaits de la politique industrielle (notre Airbus par exemple). Ok, mais il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. L'Etat en investissant dans Airbus a déplacé des emplois et du capital qui étaient auparavant employés dans d'autres secteurs, et qui ont fait défaut à ces secteurs. Du coup, certes Airbus s'est développé ("ce qui se voit" ) mais d'autres secteurs n'ont pas le faire faute de ressources, ou n'ont pas pu émerger ("ce qui ne se voit pas" ). Or, comme il est plus facile de comptabiliser les emplois créés par Airbus que les emplois qui non pas été créées ailleurs, on a le sentiment que le solde de la politique industrielle est positif. Ce n'est bien sûr pas le cas.

n°26145930
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-04-2011 à 15:36:13  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Les prélèvements obligatoires hors cotisations sociales représentaient 27,7% du PIB en 2005.
Les cotisations sociales (qui sont des revenus différés / en nature) 16,2% du PIB en 2005.
 
ET il faut se rappeler:
 

Citation :

Des comparaisons internationales difficiles
 
Le taux de prélèvements obligatoires (TPO) apparaît relativement élevé en France par rapport aux autres grands pays développés. En 2006, le TPO calculé par l’OCDE, selon des modalités légèrement différentes de celles de l’INSEE, s’élevait ainsi à 44,2 % en France (43,6 % en 2007), contre 37,1 % au Royaume-Uni, 35,6 % en Allemagne, 28 % aux États-Unis, 27,9 % au Japon et 35,9 % en moyenne dans l’OCDE. La baisse du TPO est ainsi devenue un objectif emblématique de la baisse des impôts.
 
Cependant, le taux de prélèvements obligatoires est une construction statistique dont la pertinence ne doit pas être surestimée. Le taux de prélèvements obligatoires n’est pas un bon indicateur du "poids" de l’État. Ainsi, la définition des prélèvements obligatoires englobe aussi les impôts et les cotisations sociales que les administrations publiques se versent entre elles. On dit alors que les prélèvements obligatoires ne sont pas "consolidés", les prélèvements obligatoires "consolidés" recouvrant seulement ceux versés par les agents du secteur privé.
 
Plus généralement, la signification des comparaisons internationales de TPO est limitée. En effet, ce taux apparaît plus faible dans les pays, comme les États-Unis, où l’assurance maladie et les régimes de retraite sont très largement privés. Les cotisations sont alors versées à des mutuelles, des assurances ou des fonds de retraite privés et ne constituent pas des prélèvements obligatoires.
 
L’évolution du TPO d’une année sur l’autre doit être également interprétée avec précaution. Ainsi, ce taux diminue, toutes choses égales par ailleurs, si la Sécurité sociale baisse les cotisations sociales obligatoires et cesse de rembourser certains médicaments qui sont ensuite pris en charge par les ménages ou par des mutuelles dont le coût augmente en proportion. De même, à déficit budgétaires cumulés des administrations centrales, locales et de sécurité sociale. constant, une nouvelle subvention à la recherche tend à accroître les prélèvements obligatoires, alors que cela n’est pas le cas d’une nouvelle exonération d’impôt en faveur de la recherche.


http://www.vie-publique.fr/decouve [...] ntaux.html


 
C'est du flan. J'y reviendrai plus tard

n°26145996
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 15:40:14  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
vandepj0:
Va en Somalie, il y a là-bas finalement assez peu de lois.
 
noname:
Ouinn, mais non, il faut garantir la propriété privée, là-bas le moindre cake avec une kalachnikov te pique ton or et ton pétrole
 
vandepj0:
A ce moment là, embauche deux mecs avec des kalachnikovs pour protéger ton or et ton pétrole
 
noname:
Oui mais ça coûte un bras, c'est nul, c'est pas ça la liberté.
 
vandepj0:
Du coup faudrait-il un Etat et des lois pour mutualiser à plusieurs le coût de protection de ton patrimoine, et ainsi éviter que chacun ait à mobiliser des mecs avec des kalachnikovs pour protéger sa maison, sa femme, ses enfants et son or?
 
noname:
Ben oui, un peu, mais tout petit alors, parce que ça coûte cher quand même, cet Etat spoliateur...
 
 
=> pourquoi le raisonnement serait valable uniquement pour protéger la liberté des individus de gens avec un pouvoir physique supérieur (kalachnikovs), et pas pour protéger la liberté des individus de gens avec un pouvoir économique supérieur par exemple?
 
=> pourquoi cela ne serait il pas valable pour protéger nous et nos enfants de l'usage de ressources finies, ou l'exploitation de ressources plus rapidement que leur renouvellement?


 
vandepj0:
Et si je me renseignais sur la notion d'Etat régalien et sur la différence entre anarcho-capitalisme et minarchisme ?


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26146027
vandepj0
Posté le 13-04-2011 à 15:42:03  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Oui, je sais que tu parles du rail qui est largement plus cher que chez tous nos voisins :o


Tu veux parler de l'aller retour Londres Oxford à 52£ pour faire 95km en 1h15?
Et le comparer à l'A/R Paris Rouen qui te coûte 42€ pour faire 135km en 1h15?

n°26146081
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 15:44:22  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Tu veux parler de l'aller retour Londres Oxford à 52£ pour faire 95km en 1h15?
Et le comparer à l'A/R Paris Rouen qui te coûte 42€ pour faire 135km en 1h15?


 
Non.
Rassures moi.  
Tu n'es quand même pas assez bête pour réellement croire que le prix réel et complet d'un voyage est le prix du billet.

Message cité 2 fois
Message édité par n0name le 13-04-2011 à 15:44:50

---------------
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n°26146110
vandepj0
Posté le 13-04-2011 à 15:45:53  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
vandepj0:
Et si je me renseignais sur la notion d'Etat régalien et sur la différence entre anarcho-capitalisme et minarchisme ?


 
Je ne sais pas, tu avais l'air de chouiner sur la règlementation par la puissance publique, qui pourtant il me semble est une fonction régalienne:

n0name a écrit :

Intervenir, ce n'est pas juste dépenser. C'est influencer les comportements via les lois et les niches, c'est limiter la liberté contractuelle, etc.


n°26146128
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 13-04-2011 à 15:46:50  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Non.
Rassures moi.  
Tu n'es quand même pas assez bête pour réellement croire que le prix réel et complet d'un voyage est le prix du billet.


 
 :heink:


---------------
https://elan.school/
n°26146159
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 15:48:29  profilanswer
 


 
"there is no free lunch".
(indice : subvention, RFF, etc.)


Message édité par n0name le 13-04-2011 à 15:48:53

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26146239
Profil sup​primé
Posté le 13-04-2011 à 15:53:40  answer
 

 

Arrêtes ton délires de gamin acnéique, c'est minable .

 
Citation :

La Réserve fédérale est détenue par douze Regional Federal Reserve Banks, et est donc à ce titre, une institution fédérale. Ce statut est censé lui assurer l’indépendance de ses choix vis-a-vis du gouvernement. La Réserve fédérale ne reçoit pas de subsides du congrès pour son fonctionnement.


http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3% [...] 9tats-Unis

 

Qestion 1 : A qui appartient ces 12 banques régionales ?

 

Question 2 : sur les 7 postes deux sont vacant, pourquoi ? Ce qui dont une majorité aux 6 autres membres du board of directors controlé par les banques privés

 

http://www.federalreserve.gov/abou [...] efault.htm
 
Parlons un peu des gouverneurs nommés par le président

 

Deux des 5 gouverneurs  ont été  très liés avec les banques privés

 

http://www.federalreserve.gov/abou [...] d/duke.htm

 

[b]Elizabeth A. Duke :
Raskin Bloom Sarah :

 

Et je parle même pas de la  partouze géant qui a toujours existé entre politiciens et banquiers
 
Dans ces conditions parler de monopole d’état de la FED est une fumisterie !!!  :o

 


 

 

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 13-04-2011 à 15:56:54
n°26146293
vandepj0
Posté le 13-04-2011 à 15:56:48  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je ne réponds qu'à cette partie pour ne pas allonger mon post.
 
1) Tu fais comme si dépenser 10% du Pib par un monopole public était équivalent à 10% dépensés auprès d'une offre privée concurrentielle. Ce n'est bien sûr pas le cas : un monopole rationne toujours les quantités et capture une rente au détriment des consommateurs. Et s'il facture en deçà de son coût de revient, il crée des situations de pénurie, de file d'attente, etc. Et si le consommateur ne suporte pas directement le coût de ce qu'il dépense, il est incité à surconsommer.  
 
En outre, aujourd'hui plus d'un tiers de l'activité est sous monopole public (education, santé, retraite) alors que ce sont les secteurs d'avenir les plus dynamique, à la plus foret croissance, étant donné le vieillissement de la population et l'élasticité-revenu supérieure à 1 de ce type de dépenses (ce sont des biens "de luxe", dont la consommation croît plus vite que le revenu). C'est un interventionnisme très fort, vu la taille (30% du PIb) et le dynamisme de ces secteurs  :  on peut certes justifier cet interventionnisme économique dans ces 3 secteurs, on ne peut pas dire que l'Etat se désengage de l'économie compte tenu de son poids dans ces secteurs.


 
 

limonaire a écrit :


3) Sur les bienfaits de la politique industrielle (notre Airbus par exemple). Ok, mais il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. L'Etat en investissant dans Airbus a déplacé des emplois et du capital qui étaient auparavant employés dans d'autres secteurs, et qui ont fait défaut à ces secteurs. Du coup, certes Airbus s'est développé ("ce qui se voit" ) mais d'autres secteurs n'ont pas le faire faute de ressources, ou n'ont pas pu émerger ("ce qui ne se voit pas" ). Or, comme il est plus facile de comptabiliser les emplois créés par Airbus que les emplois qui non pas été créées ailleurs, on a le sentiment que le solde de la politique industrielle est positif. Ce n'est bien sûr pas le cas.


Peut-être, et même probablement.  
 
Par contre, des projets industriels majeurs ont peu de chance d'émerger  par "entropie capitaliste"...
 
Si le risque de ne pas y arriver est important, que l'enjeu financier l'est aussi, il va être difficile de trouver des investisseurs pour financer un projet "from scratch" pour arriver à un résultat industriel majeur.  
 
Les plus grandes "success-story" privées actuelles ont été créées "dans un garage" parce que l'intensité capitalistique pour amorcer le business était faible.  
 
Mais on ne verra jamais le patron de GDF Suez dire que la fusion est l'avenir de l'Homme, et qu'il oriente la totalité des ressources disponibles dans son entreprise vers cette voie pour être leader de l'énergie mondiale dans 30 ans:
 1) il est trop petit
 2) il serait viré instantanément
 
Le nombre de projets industriels majeurs (investissement >1% du PIB) du fait des Etats est à mon avis largement supérieur à celui de projets issu de l'entropie capitaliste (le tunnel sous la Manche est un exemple de projet issu de l'entropie capitaliste: ce n'est donc pas impossible pour autant).

n°26146323
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 13-04-2011 à 15:58:16  profilanswer
 


 
Je crois que tu confonds "monopole", "Etat", "collusion", "secteur public"
 
Tout ca n'est pas tres clair dans ta petite tete


---------------
https://elan.school/
n°26146387
Profil sup​primé
Posté le 13-04-2011 à 16:01:38  answer
 

lehman brothers a écrit :


 
Je crois que tu confonds "monopole", "Etat", "collusion", "secteur public"
 
Tout ca n'est pas tres clair dans ta petite tete


 
quand les  banque privés sièges au Board  tu appelles ça un monope d'etat   [:bledi51]

n°26146403
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 16:02:41  profilanswer
 


 
Enlève les lois qui les protègent, et le chateau de carte s'écroule. C'est donc bien un problème légal ==> politique.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26146416
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-04-2011 à 16:03:21  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Peut-être, et même probablement.  
 
Par contre, des projets industriels majeurs ont peu de chance d'émerger  par "entropie capitaliste"...
 
Si le risque de ne pas y arriver est important, que l'enjeu financier l'est aussi, il va être difficile de trouver des investisseurs pour financer un projet "from scratch" pour arriver à un résultat industriel majeur.  
 
Les plus grandes "success-story" privées actuelles ont été créées "dans un garage" parce que l'intensité capitalistique pour amorcer le business était faible.  
 
Mais on ne verra jamais le patron de GDF Suez dire que la fusion est l'avenir de l'Homme, et qu'il oriente la totalité des ressources disponibles dans son entreprise vers cette voie pour être leader de l'énergie mondiale dans 30 ans:
 1) il est trop petit
 2) il serait viré instantanément
 
Le nombre de projets industriels majeurs (investissement >1% du PIB) du fait des Etats est à mon avis largement supérieur à celui de projets issu de l'entropie capitaliste (le tunnel sous la Manche est un exemple de projet issu de l'entropie capitaliste: ce n'est donc pas impossible pour autant).


 
On est presque d'accord, donc  ;)  Et à la fin, tu donnes un exemple (il en est d'autres) de projet lourd rentable à long terme satisfait par le privé, qui est parfois moins myope que l'Etat soumis aux cycles électoraux et à la "dictature" court termiste de l'opinion. En fait plus un investissement est long, plus sa rentabilité sera forte : des investissements sur 3 jours ne rapportent généralement pas grand chose. Et comme les capitalistes, avec leurs doigts crochus, sont attirés par l'esprit de lucre et le profit maximal, ils savent que le profit maximal (et le risque maximal aussi), c'est dans les projets lourds à long terme  

n°26146431
Camelot2
Posté le 13-04-2011 à 16:04:06  profilanswer
 


 
Halalala...mon pauvre zmed:
 

Citation :

The Federal Reserve System is not "owned" by anyone and is not a private, profit-making institution. Instead, it is an independent entity within the government, having both public purposes and private aspects.
 
As the nation's central bank, the Federal Reserve derives its authority from the U.S. Congress. It is considered an independent central bank because its decisions do not have to be ratified by the President or anyone else in the executive or legislative branch of government, it does not receive funding appropriated by Congress, and the terms of the members of the Board of Governors span multiple presidential and congressional terms. However, the Federal Reserve is subject to oversight by Congress, which periodically reviews its activities and can alter its responsibilities by statute. Also, the Federal Reserve must work within the framework of the overall objectives of economic and financial policy established by the government. Therefore, the Federal Reserve can be more accurately described as "independent within the government."


 

Citation :

Since the Federal Reserve has considerable discretion in carrying out its responsibilities, to whom is it accountable?
 
The Federal Reserve's ultimate accountability is to Congress, which at any time can amend the Federal Reserve Act. Legislation requires that the Fed report annually on its activities to the Speaker of the House of Representatives, and twice annually on its plans for monetary policy to the banking committees of Congress. Fed officials also testify before Congress when requested.
 
To ensure financial accountability, the financial statements of the Federal Reserve Banks and the Board of Governors are audited annually by an independent outside auditor. In addition, the Government Accountability Office, as well as the Board's Office of Inspector General, can audit Federal Reserve activities.


 
The end.
 

n°26146437
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-04-2011 à 16:04:27  profilanswer
 


 
Ces banques ont-elles le pouvoir d'émettre leur propre monnaie, une monnaie qui soit différente du dollar imposé par la Fed ?  

n°26146440
vandepj0
Posté le 13-04-2011 à 16:04:40  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Non.
Rassures moi.  
Tu n'es quand même pas assez bête pour réellement croire que le prix réel et complet d'un voyage est le prix du billet.


Je suis par contre assez confiant sur le fait que tu es incapable d'aller me chercher les rapports annuels de RFF et de la SNCF, ainsi que des équivalents britanniques, pour produire une analyse pertinente sur le construire le "coût" réel et complet de ces trajets comparés.  
 
Et que tu es encore moins en mesure de me dire si le niveau d'investissement actuel de la RFF et de la SNCF (ou de leurs équivalents britanniques) permet ou non de protéger le patrimoine de l'entreprise en terme de qualité d'infrastructure et de matériel roulant, étant donné que ces données ne sont pas prises en compte dans les résultats desdites entreprises...  
 
Par contre, pour les phrases àlacon de deux lignes, tu es champion :o

n°26146467
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 13-04-2011 à 16:06:02  profilanswer
 


 
Eh oui, ca en serait un parce qu'un monopole garanti par la loi est un monopole d'Etat
 
Ca n'est pas le cas en l'occurrence mais ca resterait un monopole tout de meme


---------------
https://elan.school/
n°26146494
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-04-2011 à 16:07:42  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
vandepj0:
Va en Somalie, il y a là-bas finalement assez peu de lois.
 
noname:
Ouinn, mais non, il faut garantir la propriété privée, là-bas le moindre cake avec une kalachnikov te pique ton or et ton pétrole
 
vandepj0:
A ce moment là, embauche deux mecs avec des kalachnikovs pour protéger ton or et ton pétrole
 
noname:
Oui mais ça coûte un bras, c'est nul, c'est pas ça la liberté.
 
vandepj0:
Du coup faudrait-il un Etat et des lois pour mutualiser à plusieurs le coût de protection de ton patrimoine, et ainsi éviter que chacun ait à mobiliser des mecs avec des kalachnikovs pour protéger sa maison, sa femme, ses enfants et son or?
 
noname:
Ben oui, un peu, mais tout petit alors, parce que ça coûte cher quand même, cet Etat spoliateur...
 
 
=> pourquoi le raisonnement serait valable uniquement pour protéger la liberté des individus de gens avec un pouvoir physique supérieur (kalachnikovs), et pas pour protéger la liberté des individus de gens avec un pouvoir économique supérieur par exemple?
 
=> pourquoi cela ne serait il pas valable pour protéger nous et nos enfants de l'usage de ressources finies, ou l'exploitation de ressources plus rapidement que leur renouvellement?


 
C'est une excellent question aussi : pas le temps d'y répondre maintenant, mais relance moi si j'oublie.  
 
Ca fait donc question excellentes posées par Vandepjo
 
- les cotisations sociales ont un statut différents des impôts, car il y aune contrepartie directe sous forme d'allocations
- si l'Etat nait spontanément pour limiter la violence physique, pourquoi ne limiterait-il pas aussi la violence de ceux qui ont un pouvoir économique supérieur ?
 
 

n°26146496
vandepj0
Posté le 13-04-2011 à 16:07:49  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
On est presque d'accord, donc  ;)  Et à la fin, tu donnes un exemple (il en est d'autres) de projet lourd rentable à long terme satisfait par le privé, qui est parfois moins myope que l'Etat soumis aux cycles électoraux et à la "dictature" court termiste de l'opinion. En fait plus un investissement est long, plus sa rentabilité sera forte : des investissements sur 3 jours ne rapportent généralement pas grand chose. Et comme les capitalistes, avec leurs doigts crochus, sont attirés par l'esprit de lucre et le profit maximal, ils savent que le profit maximal (et le risque maximal aussi), c'est dans les projets lourds à long terme  


Au détail près que le capitaliste "rationnel" actualise ses bénéfices futurs, ce qui raccourci sa vision à une dizaine d'années.
 
Du coup, les projets de long terme sont lancés par des capitalistes "irrationnels", c'est à dire des gens qui n'ont pas besoin d'argent mais qui recherchent le pouvoir à long terme.

n°26146589
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-04-2011 à 16:12:52  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Au détail près que le capitaliste "rationnel" actualise ses bénéfices futurs, ce qui raccourci sa vision à une dizaine d'années.
 
Du coup, les projets de long terme sont lancés par des capitalistes "irrationnels", c'est à dire des gens qui n'ont pas besoin d'argent mais qui recherchent le pouvoir à long terme.


 
Et quelle est la part d'investissement dans les dépenses publiques : ce doit-être 15% des dépenses de l'Etat, soit moins de 5% du total des dépenses publiques. L'Etat a une vision très raccourcie aussi, du fait de la pression électorale : l'Etat n'est pas un être pur désincarné, il s'incarne dans des élus qui ont le souci d'être réélus à court terme, fût-ce au prix de la démagogie (distribution de pain et de jeux).
 
 

n°26146649
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 16:16:20  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Je suis par contre assez confiant sur le fait que tu es incapable d'aller me chercher les rapports annuels de RFF et de la SNCF, ainsi que des équivalents britanniques, pour produire une analyse pertinente sur le construire le "coût" réel et complet de ces trajets comparés.  
 
Et que tu es encore moins en mesure de me dire si le niveau d'investissement actuel de la RFF et de la SNCF (ou de leurs équivalents britanniques) permet ou non de protéger le patrimoine de l'entreprise en terme de qualité d'infrastructure et de matériel roulant, étant donné que ces données ne sont pas prises en compte dans les résultats desdites entreprises...  
 
Par contre, pour les phrases àlacon de deux lignes, tu es champion :o


 
vandepj0 :
On a quasi les meilleurs transports au monde.
 
[b]n0name :

Tu racontes n'imp
 
vandepj0 :
Sisi, regarde j'ai la preuve ultime les billets français sont moins cher que les anglais !!
 
n0name :
Ce n'est pas un argument
 
vandepj0 :
Prouve moi que le coût du ferroviaire est moins élevé aux UK qu'en France.
 
Arrête de retourner le débat STP. C'est toi qui raconte de la merde, moi qui te répond. Je n'ai par contre jamais dit que le ferroviaire était forcément moins cher aux UK ni prétendu pouvoir le prouver (contrairement au rigolo qui me sort des prix de billet...)
 
(Pour l'ile de France :
http://www.lefigaro.fr/actualite-f [...] a-sncf.php )
 


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26146667
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 16:17:43  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Au détail près que le capitaliste "rationnel" actualise ses bénéfices futurs, ce qui raccourci sa vision à une dizaine d'années.
 
Du coup, les projets de long terme sont lancés par des capitalistes "irrationnels", c'est à dire des gens qui n'ont pas besoin d'argent mais qui recherchent le pouvoir à long terme.


 
Virgin Galactic recherche le pouvoir  :??:  :??:


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26146749
vandepj0
Posté le 13-04-2011 à 16:23:43  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Virgin Galactic recherche le pouvoir  :??:  :??:


 
Virgin ~ Richard Branson
 
On sort donc du cadre de l'investisseur "rationnel", ce qui était mon point.  
L'investisseur "rationnel" actualise les bénéfices et voit donc difficilement à plus de 10 ans.

n°26146779
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 16:25:45  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Virgin ~ Richard Branson
 
On sort donc du cadre de l'investisseur "rationnel", ce qui était mon point.  
L'investisseur "rationnel" actualise les bénéfices et voit donc difficilement à plus de 10 ans.


 
 
Au passage, ça me rappelle une anecdote assez drôle de notre ami entrepreneur libertarien :o
 
http://www.lexpress.fr/actualite/e [...] 17650.html


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26147190
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 13-04-2011 à 16:51:34  profilanswer
 

@vandepj0 : la gestion des ressources halieutiques n'a pas forcement a être étatisée. Si leur gestion est si calamiteuse, c'est surtout que c'eat un bien pour lequel personne ne se sent responsable, c'est la tragédie des communs.


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°26147193
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 13-04-2011 à 16:51:57  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
 
Au passage, ça me rappelle une anecdote assez drôle de notre ami entrepreneur libertarien :o
 
http://www.lexpress.fr/actualite/e [...] 17650.html


 
On veut savoir :o


---------------
https://elan.school/
n°26147241
Volkhen
Posté le 13-04-2011 à 16:54:50  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
vandepj0:
Et si je me renseignais sur la notion d'Etat régalien et sur la différence entre anarcho-capitalisme et minarchisme ?


Pourtant les questions posées sont bonnes, surtout en ce qui concerne le minarchisme et les fonctions régaliennes.
De base celles-ci sont justice, police et armée. Certains y mettraient la monnaie.
Maintenant, la gestion de la production et de la disponibilité d'énergie, des infrastructures peuvent être argumentées, de même que la santé et l'éducation.
 
Mais personnellement, quoi qu'on foute dans les fonctions régaliennes il ne faut pas empêcher la concurrence venant du privé.


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