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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26127054
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 12-04-2011 à 03:33:34  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

johnbroot a écrit :


 
Tu es vraiment dangereux comme mec j'ai failli me pisser dessus.
Ton lien présentant des montants bruts des recettes parce qu'ils sont croissants sont censés prouver qu'il n'y a pas eu baisse de certains taux de prélèvements et donc des manques à gagner plus ou moins énormes en terme de rentrées fiscales?  [:al zheimer]  
Qui plus est ces chiffres s'arrêtent comme par hasard en 2007 alors ne prend pas tes interlocuteurs pour aussi stupides que tu peux l'être en osant présenter ce lien comme "démonstration".
Je veux bien avoir tort mais il va falloir faire un peu mieux pour le montrer parce que pour le coup tu viens de prouver que tu dis effectivement de la merde en barre. [:cend]


 
[:poutrella]
 
Tu peux presenter les montants nets d'inflation, sachant qu'elle est d'environ 2% / an sur la periode [:botman]
 
Il n'a jamais ete question de taux de prelevements, tu disais que le deficit augmentait a cause d'une diminution des recettes, et je te montre que c'est faux. Tu peux toujours brailler parce que les chiffres ne vont pas apres 2007, mais les gouvernements de droite sont au pouvoir depuis 2002, devrais-je te signaler
 
Alors tu peux toujours essayer de te cacher en trouvant des arguments pour eviter de regarder la realite [:chapi]
 
Mais la tu viens de te faire rouler dessus par ta propre merde [:caleb2000]


---------------
https://elan.school/
mood
Publicité
Posté le 12-04-2011 à 03:33:34  profilanswer
 

n°26127208
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 12-04-2011 à 07:51:31  profilanswer
 

Ca sent l'amour sur ce topic  [:skylie]


---------------
Horse_man
n°26127249
johnbroot
n00b Inside
Posté le 12-04-2011 à 08:05:41  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


 
[:poutrella]
 
Tu peux presenter les montants nets d'inflation, sachant qu'elle est d'environ 2% / an sur la periode [:botman]
 
Il n'a jamais ete question de taux de prelevements, tu disais que le deficit augmentait a cause d'une diminution des recettes, et je te montre que c'est faux. Tu peux toujours brailler parce que les chiffres ne vont pas apres 2007, mais les gouvernements de droite sont au pouvoir depuis 2002, devrais-je te signaler
 
Alors tu peux toujours essayer de te cacher en trouvant des arguments pour eviter de regarder la realite [:chapi]
 
Mais la tu viens de te faire rouler dessus par ta propre merde [:caleb2000]


 
Belle collection de smiley de kikoolol mon canard!
Tu ferais mieux de rester concentré sur le fond et tu es "sauvé" par le fait que j'ai effectivement mal formulé ma première proposition ou j'ai effectivement omis de parler de taux de prélèvement ce qui était le fond de ma pensée.
Bravo tu m'as bien mouché.  [:-cas-:3]  
Ca ne change en rien le fond du problème des manques à gagner dus à des politiques fiscale accommodantes.
Pour la réalité comme tu dis si bien il est connu depuis des lustres que dés que les déficits, en % du pib, ont globalement connu les plus faibles augmentations ou des diminutions sous les gouvernements de gauche c'était grâce à leur veine de cocu de se retrouver systématiquement aux manettes pendant des périodes fastes économiquement.
Mais non dans un budget si quelque chose cloche c'est automatiquement un problème de dépenses et jamais de recettes.  [:tartalap]

Message cité 2 fois
Message édité par johnbroot le 12-04-2011 à 08:23:49

---------------
"Tout le monde sait que les immigrés viennent vivre du RSA en prenant les emplois des français. L'immigré de Schrödinger" Gottorp
n°26127324
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 12-04-2011 à 08:25:37  profilanswer
 

[:rion]


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Horse_man
n°26127326
Betcour
Building better worlds
Posté le 12-04-2011 à 08:25:45  profilanswer
 

johnbroot a écrit :

Ca ne change en rien le fond du problème des manques à gagner dus à des politiques fiscale accommodantes.


Le taux de prélèvement obligatoire était de 42,8% en 1985, 42,9% en 1995 et 44,1% en 2005 (source).
Depuis en gros 25 ans ils fluctuent entre 41 et 45%. Je ne vois donc aucune "politique fiscale accommodante".
 
Par contre ça fait aussi 30 ans que l'état dépense plus qu'il ne gagne (le dernier budget en excédent date de 1980), autrement dit "vis au dessus de ses moyens". De fait la droite a été mauvaise depuis 30 ans, la gauche elle n'a jamais présenté un seul budget qui ne soit en déficit.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26127783
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 12-04-2011 à 09:47:29  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Ca sent l'amour sur ce topic  [:skylie]


 
Vivement la kimousse :-)


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26128143
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-04-2011 à 10:21:54  profilanswer
 

Et pendant ce temps, le Fmi prévoit une croissance de 4,4% en 2011 pour l'ensemble de la planète  http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html

 

et seulement 1,6% en France (ce qui pourrait même paraître optimiste). Et ça fait au moins 15 ans que ce différentiel existe. Faites le calcul en écart cumulé.

 

La France s'enfonce peu à peu dans le malthusianisme économique, çàd dans l'économie de la pénurie (pénurie d'emplois, pénurie de logements, stagnation des revenus) où, pour donner à Paul, il faut prendre à Pierre (ou Charles-Henri ou Mouloud). D'où le climat très français de déprime et d'angoisse (nous sommes plus pessimistes quant à l'avenir que les Afghans, c'est dire !), ou les récents débats médiatiques sur les immigrés qui nous piquent notre pain, débats délétères qui prospèrent toujours dans les économies devenues à somme nulle, sans croissance ou presque, où le seul moyen de s'en sortir est de prendre à l'autre (le cadre, le retraité, l'immigré) puisque le gâteau ne grossit plus.

 

On entendra encore dire que cette pénurie de logements/d'emplois/de salaires est due à la mondialisation, au progrès technique qui fait que "y a pus d'empois", aux femmes qui travaillent au lieu de rester au foyer, au trop plein d'immigrés, aux baby boomers, aux patrons du cac 40, au pétrole trop cher... sans voir qu'ailleurs la même mondialisation, le même progrès technique, le même pétrole trop cher,etc permettent une création de richesses de 4,4% par an. C'est désespérant, un tel aveuglement idéologique.

 

La seule chose qui soit encourageante, c'est qu'on voit que le malheur français n'est pas une fatalité, puisque le reste de la planète fait mieux : il est donc possible de s'en sortir, et par le haut, çàd avec plus de logements, plus d'emplois, plus de revenus pour tous. Encore faut-il voir le monde avec d'autres lunettes que celles de Marx et Keynes.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 12-04-2011 à 10:24:03
n°26128708
vandepj0
Posté le 12-04-2011 à 11:03:03  profilanswer
 

On peut aussi voir que presque tous les Français mangent à leur faim, vivent dans des logements chauffés, travaillent sans se tuer à la tâche, et qu'au global le confort de vie a progressé sur les 30 dernières années.

 

Mais que les modèles proposés par les médias (i.e. les très très riches), les exemples à suivre, surconsomment comme des gorets, et qu'en bonus sur les 5 dernières années, on les a aidés à surconsommer encore plus en leur demandant de moins en moins d'efforts pour participer à la bonne marche de la société.

 

Qu'en bonus numéro deux, on porte haut et fort le discours de la méritocratie, "quand on veut on peut", tout en diminuant la taxation des successions et autres mutations à titre gratuit, en désinvestissant l'enseignement public, bref en mettant en place les conditions qui favorisent la reproduction sociale.

 

Et après on s'étonne qu'un discours populiste gauchisant modèle Mélenchon trouve une oreille attentive auprès de la population...

Message cité 2 fois
Message édité par vandepj0 le 12-04-2011 à 11:03:49
n°26129376
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-04-2011 à 11:49:33  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

On peut aussi voir que presque tous les Français mangent à leur faim, vivent dans des logements chauffés, travaillent sans se tuer à la tâche, et qu'au global le confort de vie a progressé sur les 30 dernières années.  
 
Mais que les modèles proposés par les médias (i.e. les très très riches), les exemples à suivre, surconsomment comme des gorets, et qu'en bonus sur les 5 dernières années, on les a aidés à surconsommer encore plus en leur demandant de moins en moins d'efforts pour participer à la bonne marche de la société.
 
Qu'en bonus numéro deux, on porte haut et fort le discours de la méritocratie, "quand on veut on peut", tout en diminuant la taxation des successions et autres mutations à titre gratuit, en désinvestissant l'enseignement public, bref en mettant en place les conditions qui favorisent la reproduction sociale.  
 
Et après on s'étonne qu'un discours populiste gauchisant modèle Mélenchon trouve une oreille attentive auprès de la population...


 
1) le confort de vie a progressé mais moins qu'il n'aurait pu. Depuis 1990, la croissance cumulée n'est que de 35% environ. Cela a certes permis de financer un allongement des études, une augmentation des pensions versées (3 points), un allègement du temps de travail (10 points), autant de sommes qu'il faut prélever de ces 35 points : il ne reste plus grand chose pour l'amélioration du confort matériel (taille du logements, départ en vacances, soins, éducation... : le confort matériel ne se limitant pas à la caricature de l'iphone).  
 
2) Par ailleurs, sur ces 35 points, il ne reste plus grand chose non plus pour renouveler le capital (nos infrastructures par exemple) : on vit dessus sans mettre de côté pour le renouveler, ce qui est confortable à court terme, mais désastreux à long terme quand ce capital deviendra incapable de rendre les services pour lesquels il est fait. Et voilà pourquoi les trains de banlieue à Paris sont en retard, faute d'investissements en capital (voir l'état des infrastructures ferroviaires) ; et voilà pourquoi on prolonge de façon imprudente la vie de nos centrales nucléaires, faute de capital pour les démanteler et en construire d'autres. Cela promet une chute de niveau de vie à l'avenir assez importante, quand ce capital sera épuisé et non renouvelé puisqu'aujourd'hui, on mange ce capital (rails, centrales...) accumulé par les générations précédentes, du fait de politiques qui taxent les revenus (donc l'épargne aussi) pour financer uniquement des dépenses de fonctionnement (les salaires des fonctionnaires et les allocations, en gros), et non pas de l'investissement.  Mais le poids de l'opinion publique est tel, les besoins sociaux et la demande politique sont si illimités, que les politiques ne peuvent y résister (et ce serait le marché qui serait myope et l'Etat qui serait long termiste : ben voyons!). D'où ce biais en faveur de la hausse des dépenses publiques (au détriment de l'épargne privée, çàd du capital futur), et au sein de ces dépenses publiques, le poids croissant des dépenses de fonctionnement (qui soulage la misère aujourd'hui mais ne prépare ne rien l'avenir)
 
3) la surconsommation, au détriment de l'épargne, vient peut-être aussi de politiques publiques ayant un biais prononcé en faveur de la consommation. Autre remarque : quand on diminue les impôts des plus riches (à la marge, je te rassure : le bouclier fiscal, c'est 500 millions d'euros, pour un déficit public de 160 milliards, en fait les prélèvements obligatoires sur le dernier décile n'ont pas vraiment diminué), ces derniers épargnent plus qu'ils ne surconsomment (c'est d'ailleurs je crois le b-a ba de la théorie keynésienne, la décroissance de la propension à consommer avec le revenu, il faudrait savoir ! ce sont les pauvres qui consomment 100% de leur revenu, parait-il, pas les riches). Donc les riches épargnent une partie de leur supplément de revenu : par exemple, ils placent massivement en assurance-vie bourrée d'OAT, çàd qu'ils financent les déficits de l'Etat, ce qui lui permet de payer à crédit sur 10 ans les salaires d'avril 2011 des enseignants et des infirmières.  
 
4) Quant à la dégradation de l'enseignement public qui fabrique des ignorants et accroit la reproduction sociale, elle doit peu à la réduction des moyens (ils n'ont cessé d'augmenter depuis 20ans, ce n'est pas leur baisse depuis 3 ans qui à elle seule suffirait à expliquer la plus grande reproduction sociale que l'on observe depuis 20 ans : un phénomène sur 3 ans ne peut expliquer un autre phénomène apparu 20 ans auparavant, soyons rigoureux). Elle doit en fait plus aux méthodes pédagogiques délirantes que les sociologues de l'éducation imposent à l'école depuis plus de 20 ans. Mais ces politiques ne doivent rien au marché : c'est bien l'Etat qui les impose. Mais, ça ne rentre pas dans l'idéologie dominante, qui veut que ce soit le marché, la mondialisation libérale, l'ultra libéralisme (à 56% de dépenses publiques, on rigole!), qui explique tous nos maux.
 

n°26129557
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 12-04-2011 à 11:59:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) le confort de vie a progressé mais moins qu'il n'aurait pu. Depuis 1990, la croissance cumulée n'est que de 35% environ. Cela a certes permis de financer un allongement des études, une augmentation des pensions versées (3 points), un allègement du temps de travail (10 points), autant de sommes qu'il faut prélever de ces 35 points : il ne reste plus grand chose pour l'amélioration du confort matériel (taille du logements, départ en vacances, soins, éducation... : le confort matériel ne se limitant pas à la caricature de l'iphone).  
 
2) Par ailleurs, sur ces 35 points, il ne reste plus grand chose non plus pour renouveler le capital (nos infrastructures par exemple) : on vit dessus sans mettre de côté pour le renouveler, ce qui est confortable à court terme, mais désastreux à long terme quand ce capital deviendra incapable de rendre les services pour lesquels il est fait. Et voilà pourquoi les trains de banlieue à Paris sont en retard, faute d'investissements en capital (voir l'état des infrastructures ferroviaires) ; et voilà pourquoi on prolonge de façon imprudente la vie de nos centrales nucléaires, faute de capital pour les démanteler et en construire d'autres. Cela promet une chute de niveau de vie à l'avenir assez importante, quand ce capital sera épuisé et non renouvelé puisqu'aujourd'hui, on mange ce capital (rails, centrales...) accumulé par les générations précédentes, du fait de politiques qui taxent les revenus (donc l'épargne aussi) pour financer uniquement des dépenses de fonctionnement (les salaires des fonctionnaires et les allocations, en gros), et non pas de l'investissement.  Mais le poids de l'opinion publique est tel, les besoins sociaux et la demande politique sont si illimités, que les politiques ne peuvent y résister (et ce serait le marché qui serait myope et l'Etat qui serait long termiste : ben voyons!). D'où ce biais en faveur de la hausse des dépenses publiques (au détriment de l'épargne privée, çàd du capital futur), et au sein de ces dépenses publiques, le poids croissant des dépenses de fonctionnement (qui soulage la misère aujourd'hui mais ne prépare ne rien l'avenir)
 
3) la surconsommation, au détriment de l'épargne, vient peut-être aussi de politiques publiques ayant un biais prononcé en faveur de la consommation. Autre remarque : quand on diminue les impôts des plus riches (à la marge, je te rassure : le bouclier fiscal, c'est 500 millions d'euros, pour un déficit public de 160 milliards, en fait les prélèvements obligatoires sur le dernier décile n'ont pas vraiment diminué), ces derniers épargnent plus qu'ils ne surconsomment (c'est d'ailleurs je crois le b-a ba de la théorie keynésienne, la décroissance de la propension à consommer avec le revenu, il faudrait savoir ! ce sont les pauvres qui consomment 100% de leur revenu, parait-il, pas les riches). Donc les riches épargnent une partie de leur supplément de revenu : par exemple, ils placent massivement en assurance-vie bourrée d'OAT, çàd qu'ils financent les déficits de l'Etat, ce qui lui permet de payer à crédit sur 10 ans les salaires d'avril 2011 des enseignants et des infirmières.  
 
4) Quant à la dégradation de l'enseignement public qui fabrique des ignorants et accroit la reproduction sociale, elle doit peu à la réduction des moyens (ils n'ont cessé d'augmenter depuis 20ans, ce n'est pas leur baisse depuis 3 ans qui à elle seule suffirait à expliquer la plus grande reproduction sociale que l'on observe depuis 20 ans : un phénomène sur 3 ans ne peut expliquer un autre phénomène apparu 20 ans auparavant, soyons rigoureux). Elle doit en fait plus aux méthodes pédagogiques délirantes que les sociologues de l'éducation imposent à l'école depuis plus de 20 ans. Mais ces politiques ne doivent rien au marché : c'est bien l'Etat qui les impose. Mais, ça ne rentre pas dans l'idéologie dominante, qui veut que ce soit le marché, la mondialisation libérale, l'ultra libéralisme (à 56% de dépenses publiques, on rigole!), qui explique tous nos maux.
 


 
  [:cerveau +1]  


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Posté le 12-04-2011 à 11:59:43  profilanswer
 

n°26129697
vandepj0
Posté le 12-04-2011 à 12:08:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) le confort de vie a progressé mais moins qu'il n'aurait pu. Depuis 1990, la croissance cumulée n'est que de 35% environ. Cela a certes permis de financer un allongement des études, une augmentation des pensions versées (3 points), un allègement du temps de travail (10 points), autant de sommes qu'il faut prélever de ces 35 points : il ne reste plus grand chose pour l'amélioration du confort matériel (taille du logements, départ en vacances, soins, éducation... : le confort matériel ne se limitant pas à la caricature de l'iphone).  
 
2) Par ailleurs, sur ces 35 points, il ne reste plus grand chose non plus pour renouveler le capital (nos infrastructures par exemple) : on vit dessus sans mettre de côté pour le renouveler, ce qui est confortable à court terme, mais désastreux à long terme quand ce capital deviendra incapable de rendre les services pour lesquels il est fait. Et voilà pourquoi les trains de banlieue à Paris sont en retard, faute d'investissements en capital (voir l'état des infrastructures ferroviaires) ; et voilà pourquoi on prolonge de façon imprudente la vie de nos centrales nucléaires, faute de capital pour les démanteler et en construire d'autres. Cela promet une chute de niveau de vie à l'avenir assez importante, quand ce capital sera épuisé et non renouvelé puisqu'aujourd'hui, on mange ce capital (rails, centrales...) accumulé par les générations précédentes, du fait de politiques qui taxent les revenus (donc l'épargne aussi) pour financer uniquement des dépenses de fonctionnement (les salaires des fonctionnaires et les allocations, en gros), et non pas de l'investissement.  Mais le poids de l'opinion publique est tel, les besoins sociaux et la demande politique sont si illimités, que les politiques ne peuvent y résister (et ce serait le marché qui serait myope et l'Etat qui serait long termiste : ben voyons!). D'où ce biais en faveur de la hausse des dépenses publiques (au détriment de l'épargne privée, çàd du capital futur), et au sein de ces dépenses publiques, le poids croissant des dépenses de fonctionnement (qui soulage la misère aujourd'hui mais ne prépare ne rien l'avenir)
 
3) la surconsommation, au détriment de l'épargne, vient peut-être aussi de politiques publiques ayant un biais prononcé en faveur de la consommation. Autre remarque : quand on diminue les impôts des plus riches (à la marge, je te rassure : le bouclier fiscal, c'est 500 millions d'euros, pour un déficit public de 160 milliards, en fait les prélèvements obligatoires sur le dernier décile n'ont pas vraiment diminué), ces derniers épargnent plus qu'ils ne surconsomment (c'est d'ailleurs je crois le b-a ba de la théorie keynésienne, la décroissance de la propension à consommer avec le revenu, il faudrait savoir ! ce sont les pauvres qui consomment 100% de leur revenu, parait-il, pas les riches). Donc les riches épargnent une partie de leur supplément de revenu : par exemple, ils placent massivement en assurance-vie bourrée d'OAT, çàd qu'ils financent les déficits de l'Etat, ce qui lui permet de payer à crédit sur 10 ans les salaires d'avril 2011 des enseignants et des infirmières.  
 
4) Quant à la dégradation de l'enseignement public qui fabrique des ignorants et accroit la reproduction sociale, elle doit peu à la réduction des moyens (ils n'ont cessé d'augmenter depuis 20ans, ce n'est pas leur baisse depuis 3 ans qui à elle seule suffirait à expliquer la plus grande reproduction sociale que l'on observe depuis 20 ans : un phénomène sur 3 ans ne peut expliquer un autre phénomène apparu 20 ans auparavant, soyons rigoureux). Elle doit en fait plus aux méthodes pédagogiques délirantes que les sociologues de l'éducation imposent à l'école depuis plus de 20 ans. Mais ces politiques ne doivent rien au marché : c'est bien l'Etat qui les impose. Mais, ça ne rentre pas dans l'idéologie dominante, qui veut que ce soit le marché, la mondialisation libérale, l'ultra libéralisme (à 56% de dépenses publiques, on rigole!), qui explique tous nos maux.
 


1/ En terme de besoins "fondamentaux", les Français sont globalement couverts, et le confort de vie progresse (le surpeuplement a quand même bien reculé en trente ans: http://www.insee.fr/fr/themes/tabl [...] ATTEF05247). Ce qui est vécu comme insupportable est la comparaison avec les "voisins", sachant que les voisins où modèles aujourd'hui, avec la progression de l'individualisme, sont les people et riches qui sur-consomment.  
Je t'invite à rechercher les études sur le lien entre bonheur et revenu, certaines montrent que passé un certain niveau de revenu, c'est la comparaison au voisin qui permet d'accroitre le bonheur, et plus le confort matériel.
 
2/ On pourrait aussi penser que les méthodes comptables issues du privé, notamment sur l'actualisation des bénéfices futurs, font que je préfère 1 euro aujourd'hui plutôt que 2 euros dans 6 ans. Que la pression sur les résultats des entreprises publiques ou ce qu'il en reste, et les privatisations en vue de libéralisations du marché, fait que je coupe mes effectifs de maintenance (ce qui se voit dans les comptes), quitte à dégrader mes infrastructures (ce qui ne se voit pas dans le bilan d'aujourd'hui, et ne se verra que dans les comptes d'exploitation de dans 10 ans).
 
3/ Quand je parle de surconsommation, je ne l'oppose pas à l'épargne. Simplement, acheter un yacht, c'est utiliser des ressources (matières premières et travail) pour une augmentation relativement faible du bien-être marginal d'un individu, d'autant plus que ce qui compte c'est la taille de son yacht par rapport à celui du voisin.
 
4/ J'ai été au lycée à Versailles et à Evry. Je peux te le dire, les moyens alloués sont différents. Dans certains lycées parisiens, ils ont une heure de maths en plus, car ce sont des lycées d'excellence...

n°26129828
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-04-2011 à 12:19:33  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

...

 

Et après on s'étonne qu'un discours populiste gauchisant modèle Mélenchon trouve une oreille attentive auprès de la population...

 

En fait, l'économie de pénurie, le mathusianisme économique, génère toujours des insatisfactions, qui trouvent toujours des débouchés dans des votes populistes, protestataires ou extrêmes. La France des 20 dernières années ne déroge pas à cette règle. Il se met en place le mécanisme suivant :

 

1- Le gâteau ne grossit plus du fait des politiques malthusiennes menées, çàd pour faire court des taxations et réglementations mises en place par l'Etat. Or, dès qu'on taxe une activité, ou qu'on la réglemente, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne l'encourage pas d'où son moindre développement : que l'on taxe par exemple les producteurs de tomates, et la production de tomates diminuera. Que l'on taxe le travail, et celui-ci s'évanouira. Que l'on taxe l'épargne indispensable à la formation du capital, qui est la seule source de gains de productivité, et l'épargne s'évanouira. Je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire (il ya de bonnes raisons de taxer) : je dis juste quelle en est la conséquence économique, sans idéologie, par le raisonnement. Le résultat : c'est le ralentissement de la croissance, la stagnation des salaires nets, la pénurie d'emplois et de logements. C'est d'ailleurs ce qu'on observe partout : la corrélation est nette entre l'augmentation des prélèvements obligatoires (et la réglementation des libertés économiques) et le ralentissement de la croissance.

 

2- Cette stagnation, cette économie de pénurie génère à juste titre des frustrations et une demande de plus d'Etat, les démagogues ou les ignorants insistant sur le fait que la situation de stagnation, de chômage, de pénurie est due au marché, à la mondialisation, à l'ultra-libéralisme.

 

3- Ce faisant, on augmente encore l'intervention de l'Etat : depuis 30 ans par exemple, un million de fonctionnaires en plus, 8 points de Pib de dépenses publiques supplémentaires, une réduction imposée du temps de travail de 14%, une augmentation du salaire minimum plus rapide que les salaires moyens, la création d'aides découplant un peu plus le revenu de l'effort pour l'obtenir (RMI, CMU), une taxation accrue de l'épargne, plus du tiers de l'activité économique dépendant de monopoles publics (santé, retraite, enseignement, émission de monnaie), des pans entiers de l'activité réglementés (marchés agricoles, grandes surfaces, pharmacies, taxis, notaires, foncier, marché du travail...). Et les mêmes causes produisant les mêmes effets, cela produit un ralentissement de l'activité, du chômage en plus, des logements plus chers, une hausse du prix des biens alimentaires, etc. Et, partant, face à ce désastre économique, on redemande encore, sous la pression des démagogues et des ignorants, encore plus de réglementation, de taxes, d'intervention économique (dernier exemple en date : le plafonnement des prix du gaz étudié par le gouvernement, soi disant ultra libéral). En diminuant les libertés économiques, on aura les mêmes effets, c'est sûr. Et on redemandera encore plus d'Etat.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 12-04-2011 à 12:34:55
n°26129989
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-04-2011 à 12:33:46  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


1/ En terme de besoins "fondamentaux", les Français sont globalement couverts, et le confort de vie progresse (le surpeuplement a quand même bien reculé en trente ans: http://www.insee.fr/fr/themes/tabl [...] ATTEF05247). Ce qui est vécu comme insupportable est la comparaison avec les "voisins", sachant que les voisins où modèles aujourd'hui, avec la progression de l'individualisme, sont les people et riches qui sur-consomment.
Je t'invite à rechercher les études sur le lien entre bonheur et revenu, certaines montrent que passé un certain niveau de revenu, c'est la comparaison au voisin qui permet d'accroitre le bonheur, et plus le confort matériel.

 

2/ On pourrait aussi penser que les méthodes comptables issues du privé, notamment sur l'actualisation des bénéfices futurs, font que je préfère 1 euro aujourd'hui plutôt que 2 euros dans 6 ans. Que la pression sur les résultats des entreprises publiques ou ce qu'il en reste, et les privatisations en vue de libéralisations du marché, fait que je coupe mes effectifs de maintenance (ce qui se voit dans les comptes), quitte à dégrader mes infrastructures (ce qui ne se voit pas dans le bilan d'aujourd'hui, et ne se verra que dans les comptes d'exploitation de dans 10 ans).

 

3/ Quand je parle de surconsommation, je ne l'oppose pas à l'épargne. Simplement, acheter un yacht, c'est utiliser des ressources (matières premières et travail) pour une augmentation relativement faible du bien-être marginal d'un individu, d'autant plus que ce qui compte c'est la taille de son yacht par rapport à celui du voisin.

 

4/ J'ai été au lycée à Versailles et à Evry. Je peux te le dire, les moyens alloués sont différents. Dans certains lycées parisiens, ils ont une heure de maths en plus, car ce sont des lycées d'excellence...

 

1) Je connais ce lien entre bonheur et comparaison avec le voisin. mais ce n'est à nous d'en juger. Chacun est libre de voir midi à sa porte et d'avoir sa conception du bonheur. Libre à toi de faire du prosélytisme pour que le gens se contentent de ce qu'ils ont, aient une démarche plus spirituelle ou zen ou philosophique, au lieu de vouloir sans cesse toujours plus. Mais pourquoi l'imposer ?  

 

2) Si les entreprises publiques n'ont plus les moyens d'investir, c'est que :
- l'Etat privilégie les dépenses de fonctionnement qui se voient et permettent de gagner les élections futures. Georges Frêche disait : si je construis des digues sur le Rhône, ça ne me rapporte aucune voix ; si je distribue des chocolats aux vieux, je gagne les élections. Alors je distribue des chocolats. D'où la part sans cesse croissante dans les dépenses publiques des dépenses de fonctionnement
- les entreprises publiques souffrent de sureffectifs (SNCF, France Télécom) : les syndicats de ces entreprises ont réussi à capter la rente de monopole à leurs profits. Ces sursalaires distribués réduisent d'autant la part disponible pour l'investissement.
- les entreprises privées ne peuvent être court termistes comme tu le dis : si elles coupent leur dépenses d'investissement pour privilégier leurs profits d'aujourd'hui, elles condamnent leur pérennité future. Bouygues, Renault qui investit dans la voiture électrique, Total qui cherche chaque année de nouveaux gisements, Sanofi qui cherche de nouvelles molécules ne sabrent jamais dans leurs investissements : l'Etat et les entreprises publiques, si.

 

3) Les riches n'achètent pas que des yachts : ils épargnent et prêtent à l'Etat, lui permettent de vivre à crédit. Les yachts ou l'iphone, c'est l'économie façon café du commerce qui passe complètement à côté des vrais enjeux. Les riches, c'est d'abord du patrimoine (immobilier et financier) qui permet d'accumuler du capital, de dégager les gains de productivité futurs, et non pas des Rolls et des yachts.

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 12-04-2011 à 12:37:06
n°26131117
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 12-04-2011 à 14:09:39  profilanswer
 

Sympa une citation de Georges Frêche [:buk'] (nicollin proof)


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Horse_man
n°26131235
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-04-2011 à 14:17:43  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Sympa une citation de Georges Frêche [:buk'] (nicollin proof)


 
La classe, non ?  :sol:  

n°26131683
vandepj0
Posté le 12-04-2011 à 14:43:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Je connais ce lien entre bonheur et comparaison avec le voisin. mais ce n'est à nous d'en juger. Chacun est libre de voir midi à sa porte et d'avoir sa conception du bonheur. Libre à toi de faire du prosélytisme pour que le gens se contentent de ce qu'ils ont, aient une démarche plus spirituelle ou zen ou philosophique, au lieu de vouloir sans cesse toujours plus. Mais pourquoi l'imposer ?  
 
2) Si les entreprises publiques n'ont plus les moyens d'investir, c'est que :
- l'Etat privilégie les dépenses de fonctionnement qui se voient et permettent de gagner les élections futures. Georges Frêche disait : si je construis des digues sur le Rhône, ça ne me rapporte aucune voix ; si je distribue des chocolats aux vieux, je gagne les élections. Alors je distribue des chocolats. D'où la part sans cesse croissante dans les dépenses publiques des dépenses de fonctionnement
- les entreprises publiques souffrent de sureffectifs (SNCF, France Télécom) : les syndicats de ces entreprises ont réussi à capter la rente de monopole à leurs profits. Ces sursalaires distribués réduisent d'autant la part disponible pour l'investissement.
- les entreprises privées ne peuvent être court termistes comme tu le dis : si elles coupent leur dépenses d'investissement pour privilégier leurs profits d'aujourd'hui, elles condamnent leur pérennité future. Bouygues, Renault qui investit dans la voiture électrique, Total qui cherche chaque année de nouveaux gisements, Sanofi qui cherche de nouvelles molécules ne sabrent jamais dans leurs investissements : l'Etat et les entreprises publiques, si.
 
3) Les riches n'achètent pas que des yachts : ils épargnent et prêtent à l'Etat, lui permettent de vivre à crédit. Les yachts ou l'iphone, c'est l'économie façon café du commerce qui passe complètement à côté des vrais enjeux. Les riches, c'est d'abord du patrimoine (immobilier et financier) qui permet d'accumuler du capital, de dégager les gains de productivité futurs, et non pas des Rolls et des yachts.


1) Quel objectif selon toi doit avoir le gouvernement d'un pays? Accroitre le PIB, ou accroitre le "bien-être" ou "bonheur" moyen de ses citoyens?
Si tu pars d'un postulat qui est faux (le PIB est une mesure du bien-être), les solutions que tu proposes seront forcément inadéquates.
 
Pour mémoire, des études démontrent que ton accroissement de bonheur marginal en fonction de la croissance de ton niveau de revenu/dépense est:
 - relativement élevé quand tu es pauvre et très faible quand tu es riche (http://www.psychomedia.qc.ca/pn/mo [...] e&sid=4466)
 - dépendant des revenus / dépenses du voisin quand tu es aisé :o (http://www.savoirs.essonne.fr/doss [...] e-bonheur/)
 

Citation :

De nombreuses enquêtes et expériences de laboratoire (où on analyse le comportement des individus mis en relation avec d'autres individus ou face à un ordinateur) ont analysé et confirmé cette idée de satisfaction relative. Une des enquêtes les plus éloquentes consiste à demander à des individus de choisir entre des salaires annuels hypothétiques : 50 000 dollars pour eux contre 25 000 pour leur entourage ou bien 100 000 dollars contre 200 000 pour l'entourage. Aussi étonnant que cela puisse paraître, beaucoup préfèrent gagner moins, mais plus que le voisin (50 % dans la dernière enquête menée à Harvard en 2005) ! D'autres études du même type ont montré que la satisfaction face à un salaire est aussi fortement corrélée au salaire de l'année passée, et aux attentes de chacun (les exigences augmentant avec le revenu).


 
Donc en gros, en ayant des revenus très élevés, tu vas dépenser énormément (et donc consommer beaucoup de ressources et de travail) pour un accroissement relativement faible de ton niveau de bonheur marginal. Ces ressources et ce travail que tu t'es accaparés grâce à tes revenus importants auraient pu être utilisés à meilleur escient, pour augmenter de façon plus importante le niveau de bonheur/bien-être marginal d'un grand nombre de personnes.
 
Le fait d'avoir des personnes dans la société ayant des niveaux de vie est donc d'un côté un facteur de motivation pour les autres, mais aussi (et surtout de mon point de vue) un facteur de gaspillage de travail et de ressources pour le bien-être/bonheur des individus composant la société.
 
Il n'y a donc pas la volonté d'imposer quoi que ce soit, mais juste de se donner un peu de hauteur sur les objectifs et les enjeux, de façon d'éviter de compter des euros, mais bien la satisfaction des citoyens.
 
2) Tu n'as pas l'impression de m'asséner une vision dogmatique plus que construite?
Oui, les élus doivent se faire élire, et les électeurs sont parfois un peu con.  
Mais sinon, dans les entreprises détenues par des actionnaires physiques, ayant une durée d'investissement >10 ans, oui, l'investissement est correctement pris en compte car on lui donne une valeur.  
Le problème, ce sont les entreprises dont les patrons voient leurs résultats jugés à l'aune des comptes sociaux, comptes sociaux qui ne sont qu'une vision parcellaire de la réalité. Cela est vrai pour les entreprises à actionnariat diffus (dont la mienne), et les entreprises avec des actionnaires de faible qualité (donc l'Etat actionnaire aujourd'hui), qui voit les comptes sociaux sans se soucier des fondamentaux de l'activité.  
Et ta charge sur les effectifs pléthoriques de la SNCF par exemple, j'ai des retours terrains très concrets de mon beau-frère qui m'explique que ce sont justement les sous-effectifs en maintenance qui entraine une dégradation des voies et matériels roulant, et que les chantiers d'infrastructure sont confiés systématquement au mons disant, indépendamment de la qualité des travaux réalisés. Bref, encore une fois, la préservation du capital physique ne se voit pas dans les comptes, et les investissements en maintenance et entretien se font aussi avec du personnel qualifié qui travaille sur des infrastructures physiques, et pas uniquement dans des bureaux à signer des contrats et réaliser des dépenses d'"investissement".
 
3) S'ils vivent comme le père Goriot, les riches ne sont pas nuisibles à la société. Mais quel intérêt d'être riche si c'est pour vivre comme un pauvre?

Citation :

26.000 avions d'affaires devront être livrés entre 2010 et 2029 pour quelque 661 milliards de dollars


Citation :

C'est au début des années 2000 que le juteux marché des grands yachts a littéralement explosé. Une quantité de professions a investi cette niche, à commencer par les constructeurs, les courtiers et les banquiers... Et pour cause. Plus de la moitié de la flotte actuelle de yachts de plus 24 mètres (5 000 unités) a été construite au cours de cette période.


Citation :

Selon une étude du courtier Camper & Nicholson, 261 bateaux de plus de 30 mètres ont été livrés [en 2008]. Une année exceptionnelle (+20% par rapport à 2007), à peine ternie par la crise. Ces 10 000 mètres de yachts livrés ont représenté pour les chantiers navals un chiffre d'affaires total de 5,45 milliards d'euros. Tout cela, sans compter les yachts d'un peu moins de 30 mètres !


Alors, oui, ce sont des épiphénomènes(niveau Café du Commerce comme tu dis), mais ils sont le reflet d'une surconsommation également en logement, services, etc...
Et encore une fois, qu'un riche consomme, on ne peut pas lui en vouloir, mais au moins nous pourrions le taxer convenablement, cela ne le rendrait pas plus malheureux (puisque c'est la consommation relative, et pas absolue, qui est importante à ce niveau).
Et plus les très riches consomment, plus ils aiguisent le désir de consommer des classes inférieures (riches), etc., ceci combiné à une société plus individualiste qui nous fait nous mesurer plus ou moins directement à la consommation des classes très supérieures.

n°26131903
vandepj0
Posté le 12-04-2011 à 14:54:08  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
En fait, l'économie de pénurie, le mathusianisme économique, génère toujours des insatisfactions, qui trouvent toujours des débouchés dans des votes populistes, protestataires ou extrêmes. La France des 20 dernières années ne déroge pas à cette règle. Il se met en place le mécanisme suivant :
 
1- Le gâteau ne grossit plus du fait des politiques malthusiennes menées, çàd pour faire court des taxations et réglementations mises en place par l'Etat. Or, dès qu'on taxe une activité, ou qu'on la réglemente, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne l'encourage pas d'où son moindre développement : que l'on taxe par exemple les producteurs de tomates, et la production de tomates diminuera. Que l'on taxe le travail, et celui-ci s'évanouira. Que l'on taxe l'épargne indispensable à la formation du capital, qui est la seule source de gains de productivité, et l'épargne s'évanouira. Je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire (il ya de bonnes raisons de taxer) : je dis juste quelle en est la conséquence économique, sans idéologie, par le raisonnement. Le résultat : c'est le ralentissement de la croissance, la stagnation des salaires nets, la pénurie d'emplois et de logements. C'est d'ailleurs ce qu'on observe partout : la corrélation est nette entre l'augmentation des prélèvements obligatoires (et la réglementation des libertés économiques) et le ralentissement de la croissance.
 
2- Cette stagnation, cette économie de pénurie génère à juste titre des frustrations et une demande de plus d'Etat, les démagogues ou les ignorants insistant sur le fait que la situation de stagnation, de chômage, de pénurie est due au marché, à la mondialisation, à l'ultra-libéralisme.
 
3- Ce faisant, on augmente encore l'intervention de l'Etat : depuis 30 ans par exemple, un million de fonctionnaires en plus, 8 points de Pib de dépenses publiques supplémentaires, une réduction imposée du temps de travail de 14%, une augmentation du salaire minimum plus rapide que les salaires moyens, la création d'aides découplant un peu plus le revenu de l'effort pour l'obtenir (RMI, CMU), une taxation accrue de l'épargne, plus du tiers de l'activité économique dépendant de monopoles publics (santé, retraite, enseignement, émission de monnaie), des pans entiers de l'activité réglementés (marchés agricoles, grandes surfaces, pharmacies, taxis, notaires, foncier, marché du travail...). Et les mêmes causes produisant les mêmes effets, cela produit un ralentissement de l'activité, du chômage en plus, des logements plus chers, une hausse du prix des biens alimentaires, etc. Et, partant, face à ce désastre économique, on redemande encore, sous la pression des démagogues et des ignorants, encore plus de réglementation, de taxes, d'intervention économique (dernier exemple en date : le plafonnement des prix du gaz étudié par le gouvernement, soi disant ultra libéral). En diminuant les libertés économiques, on aura les mêmes effets, c'est sûr. Et on redemandera encore plus d'Etat.  


 
J'en retiens que tu n'as comme objectif que de faire "grossir le gâteau". De mon point de vue, le gâteau (surtout en occident) est largement assez gros pour satisfaire les citoyens, et la question que nous devrions nous poser est plus de la soutenabilité de notre gâteau vis à vis de ressources naturelles dont nous atteignons les limites à grande vitesse.  
 
Et à te lire, on a l'impression qu'il ne faudrait rien taxer, rien règlementer, rien imposer. Pour quels résultats?  
De plus, il est un élément qui est encore très loin d'être pris en compte dans la comptabilité d'un Etat, qui est l'"usure" des ressources naturelles par ce pays (dégradation de l'atmosphère, usage d'énergies non renouvelables, de matières premières à stocks finis, stocks halieutiques, etc...), qui fait que nous allons à grande vitesse vers les limites physiques de notre planète, et nous paierons les conséquences de nos dépenses actuelles d'ici 10 à 90 ans, bref à un horizon de temps dont le marché n'a strictement rien à carrer.  
 
Je te conseille (ainsi qu'à tous les lecteurs du topic) de lire ce bouquin, qui est parfois un peu limite sur l'aspect "économique" des choses, mais qui à le mérite de repositionner le problème entre compter des euros et la réalité physique des choses (notre première priorité devrait être de nous trouver à manger, nous loger, nous soigner, et garantir la couverture de ces besoins pour nos enfants).  
http://www.manicore.com/documentation/articles/maintenant_graph.jpg

n°26132362
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 12-04-2011 à 15:19:12  profilanswer
 

C'est comme le jeu de l'ultimatum. L'humain est jaloux, et il préfère se pénaliser plutôt que de subir une soit disante "injustice".
 
*je finirais un autre jour*


Message édité par n0name le 12-04-2011 à 15:27:44

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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26133731
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-04-2011 à 16:38:34  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

 

J'en retiens que tu n'as comme objectif que de faire "grossir le gâteau". De mon point de vue, le gâteau (surtout en occident) est largement assez gros pour satisfaire les citoyens, et la question que nous devrions nous poser est plus de la soutenabilité de notre gâteau vis à vis de ressources naturelles dont nous atteignons les limites à grande vitesse.

 

Et à te lire, on a l'impression qu'il ne faudrait rien taxer, rien règlementer, rien imposer. Pour quels résultats?
De plus, il est un élément qui est encore très loin d'être pris en compte dans la comptabilité d'un Etat, qui est l'"usure" des ressources naturelles par ce pays (dégradation de l'atmosphère, usage d'énergies non renouvelables, de matières premières à stocks finis, stocks halieutiques, etc...), qui fait que nous allons à grande vitesse vers les limites physiques de notre planète, et nous paierons les conséquences de nos dépenses actuelles d'ici 10 à 90 ans, bref à un horizon de temps dont le marché n'a strictement rien à carrer.

 

Je te conseille (ainsi qu'à tous les lecteurs du topic) de lire ce bouquin, qui est parfois un peu limite sur l'aspect "économique" des choses, mais qui à le mérite de repositionner le problème entre compter des euros et la réalité physique des choses (notre première priorité devrait être de nous trouver à manger, nous loger, nous soigner, et garantir la couverture de ces besoins pour nos enfants).
http://www.manicore.com/documentat [...] _graph.jpg

 

1)Non, je ne veux pas faire grossir le gâteau : je veux que les gens décident eux mêmes, individuellement. Certains veulent plus : ils travailleront plus, feront des études, investiront. D'autres veulent une vie frugale, décroissante; ils cultiveront leur potager, vivront dans une yourte. Que chacun fasse ce qu'il veut.

 

Mais ce que j'observe, c'est que, quand l'Etat intervient, la croissance diminue. Elle est plus forte dès qu'il recule. C'est donc que, en moyenne (pas tout le monde, mais la plupart), les gens veulent de la croissance, çàd des revenus supplémentaires en récompense de leurs efforts (travail, épargne investissement, études...). Ce n'est pas moi qui veut : j'observe juste que sans l'Etat, çàd quand les gens décident librement, ils travaillent plus, investissent plus, épargnent plus. Ils veulent donc plus de croissance que l'Etat (çàd qq députés, ministres, énarques) ne les y autorise. Et comme je ne considère pas que mon point de vue soit plus éclairé que le leur, au nom de quoi je leur dirai qu'il faut qu'ils deviennent décroissants par exemple ?

 

2) Les livres écolos fondés sur la soutenabilité physique, c'est bullshit. l'économie n'est pas la physique. On nous a déjà fait le coup en 1970 (rapport Meadows, club de Rome) : en prolongeant les courbes jusqu'en 2000, on prédisait l'épuisement des ressources et la fin de la croissance. Sauf que, pas de bol, il n'y a jamais eu autant de réserves de pétrole qu'aujourd'hui en 2011, malgré l'explosion de la croissance économique et démographique depuis. Car ce qui compte, ce ne sont pas les tonnes, mais les prix. Et quand le prix monte, la demande diminue, et l'offre augmente. Se demander : comment fera-t-on quand un milliard de Chinois seront équipés d'automobiles n'a donc pas de sens.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 12-04-2011 à 16:39:05
n°26134196
vandepj0
Posté le 12-04-2011 à 17:04:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


1)Non, je ne veux pas faire grossir le gâteau : je veux que les gens décident eux mêmes, individuellement. Certains veulent plus : ils travailleront plus, feront des études, investiront. D'autres veulent une vie frugale, décroissante; ils cultiveront leur potager, vivront dans une yourte. Que chacun fasse ce qu'il veut.


 
 
 

limonaire a écrit :


quand l'Etat intervient, la croissance diminue. Elle est plus forte dès qu'il recule.  


 
C'est un peu osé comme observation. Durant les trentes glorieuses, n'avions nous pas un Etat planificateur limite socialisant?
Les taux d'imposition aux USA et en France n'étaient ils pas largement supérieurs à ceux d'aujourd'hui?
 

limonaire a écrit :


C'est donc que, en moyenne (pas tout le monde, mais la plupart), les gens veulent de la croissance, çàd des revenus supplémentaires en récompense de leurs efforts (travail, épargne investissement, études...). Ce n'est pas moi qui veut : j'observe juste que sans l'Etat, çàd quand les gens décident librement, ils travaillent plus, investissent plus, épargnent plus. Ils veulent donc plus de croissance que l'Etat (çàd qq députés, ministres, énarques) ne les y autorise. Et comme je ne considère pas que mon point de vue soit plus éclairé que le leur, au nom de quoi je leur dirai qu'il faut qu'ils deviennent décroissants par exemple ?


 
Et ta conclusion en est d'autant plus hallucinante: ce que veulent les gens, c'est donc travailler plus pour gagner plus.  
Mais pourquoi avons nous des congés payés? Une limite au temps de travail? Pourquoi ces énarques tentent-ils à tout prix de limiter l'entrain capitaliste du bon peuple qui ne demande qu'à travailler?
 
Peut-être parce que le peuple, au-delà du travail qu'il fournit, pense également à voter pour exprimer ce qu'il veut? Voter pour élire des énarques et autres clowns qui prennent globalement les décisions attendues par le peuple?
 
Et peut-être que justement, en apportant sur la place publique un débat sur la politique économique à tenir, le peuple pourrait avoir un avis qui ne serait pas "plus de croissance plus vite". A voir après comment le peuple voterait.
 
Sérieusement, tu n'as pas l'impression de verser dans le dogmatisme minarchiste?
 

limonaire a écrit :


2) Les livres écolos fondés sur la soutenabilité physique, c'est bullshit. l'économie n'est pas la physique. On nous a déjà fait le coup en 1970 (rapport Meadows, club de Rome) : en prolongeant les courbes jusqu'en 2000, on prédisait l'épuisement des ressources et la fin de la croissance. Sauf que, pas de bol, il n'y a jamais eu autant de réserves de pétrole qu'aujourd'hui en 2011, malgré l'explosion de la croissance économique et démographique depuis. Car ce qui compte, ce ne sont pas les tonnes, mais les prix. Et quand le prix monte, la demande diminue, et l'offre augmente. Se demander : comment fera-t-on quand un milliard de Chinois seront équipés d'automobiles n'a donc pas de sens.


La consommation de pétrole plus rapide que la découverte de réserves, c'est bullshit?
http://s1.lemde.fr/image/2008/05/23/985x450/1048980_5_875c_ill-1048980-charte-petrole-985.gif
Le changement climatique, c'est bullshit?  
L'augmentation du CO2 et d'autres gaz à effet de serre, c'est bullshit?
Le fait que l'usage du pétrole, du gaz et surtout du charbon fasse croitre le CO2 dans l'atmosphère, c'est bullshit?
Ce qui est discutable, ce sont les conséquences de ce changement climatique à horizon 10 ans, 20 ans et 100 ans. Est-ce que nous aurons 10 millions, 100 millions, 1 milliards de morts de faim à cause de la désertification? à cause des conflits territoriaux en raison de la diminution des rendements agricoles, en raison de la montée des eaux? à cause des conflits globaux pour l'accès aux ressources fossiles restantes?
 
Et comment est ce que ces enjeux sont pris en compte dans les comptes de résultat des entreprises? Un industriel qui met un piège à CO2 sur sa centrale à charbon aura un avantage concurrentiel sur les autres? C'est aux consommateurs de décider de n'acheter de l'électricité verte?  
Et donc les consommateurs qui n'en on rien à foutre pourront avoir plus d'énergie pour le même prix que les vertueux?
 
J'ose espérer que tu peux comprendre que les règles du jeu pour la prise en compte des enjeux de long terme doivent être fixées par la communauté, pour ensuite que les mécanismes de marché aident à répartir les ressources pour optimiser la production à la demande dans le cadre de ces règles du jeu...
 

n°26135400
maponos
Posté le 12-04-2011 à 18:34:45  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Et pendant ce temps, le Fmi prévoit une croissance de 4,4% en 2011 pour l'ensemble de la planète  http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html
 
et seulement 1,6% en France (ce qui pourrait même paraître optimiste). Et ça fait au moins 15 ans que ce différentiel existe. Faites le calcul en écart cumulé.
 
La France s'enfonce peu à peu dans le malthusianisme économique, çàd dans l'économie de la pénurie (pénurie d'emplois, pénurie de logements, stagnation des revenus) où, pour donner à Paul, il faut prendre à Pierre (ou Charles-Henri ou Mouloud). D'où le climat très français de déprime et d'angoisse (nous sommes plus pessimistes quant à l'avenir que les Afghans, c'est dire !), ou les récents débats médiatiques sur les immigrés qui nous piquent notre pain, débats délétères qui prospèrent toujours dans les économies devenues à somme nulle, sans croissance ou presque, où le seul moyen de s'en sortir est de prendre à l'autre (le cadre, le retraité, l'immigré) puisque le gâteau ne grossit plus.  
 
On entendra encore dire que cette pénurie de logements/d'emplois/de salaires est due à la mondialisation, au progrès technique qui fait que "y a pus d'empois", aux femmes qui travaillent au lieu de rester au foyer, au trop plein d'immigrés, aux baby boomers, aux patrons du cac 40, au pétrole trop cher... sans voir qu'ailleurs la même mondialisation, le même progrès technique, le même pétrole trop cher,etc permettent une création de richesses de 4,4% par an. C'est désespérant, un tel aveuglement idéologique.  
 
La seule chose qui soit encourageante, c'est qu'on voit que le malheur français n'est pas une fatalité, puisque le reste de la planète fait mieux : il est donc possible de s'en sortir, et par le haut, çàd avec plus de logements, plus d'emplois, plus de revenus pour tous. Encore faut-il voir le monde avec d'autres lunettes que celles de Marx et Keynes.


En tout cas ce sont bien les élites françaises responsables de cette situation.

n°26135494
maponos
Posté le 12-04-2011 à 18:46:06  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Je connais ce lien entre bonheur et comparaison avec le voisin. mais ce n'est à nous d'en juger. Chacun est libre de voir midi à sa porte et d'avoir sa conception du bonheur. Libre à toi de faire du prosélytisme pour que le gens se contentent de ce qu'ils ont, aient une démarche plus spirituelle ou zen ou philosophique, au lieu de vouloir sans cesse toujours plus. Mais pourquoi l'imposer ?  
 
2) Si les entreprises publiques n'ont plus les moyens d'investir, c'est que :
- l'Etat privilégie les dépenses de fonctionnement qui se voient et permettent de gagner les élections futures. Georges Frêche disait : si je construis des digues sur le Rhône, ça ne me rapporte aucune voix ; si je distribue des chocolats aux vieux, je gagne les élections. Alors je distribue des chocolats. D'où la part sans cesse croissante dans les dépenses publiques des dépenses de fonctionnement
- les entreprises publiques souffrent de sureffectifs (SNCF, France Télécom) : les syndicats de ces entreprises ont réussi à capter la rente de monopole à leurs profits. Ces sursalaires distribués réduisent d'autant la part disponible pour l'investissement.
- les entreprises privées ne peuvent être court termistes comme tu le dis : si elles coupent leur dépenses d'investissement pour privilégier leurs profits d'aujourd'hui, elles condamnent leur pérennité future. Bouygues, Renault qui investit dans la voiture électrique, Total qui cherche chaque année de nouveaux gisements, Sanofi qui cherche de nouvelles molécules ne sabrent jamais dans leurs investissements : l'Etat et les entreprises publiques, si.
 
3) Les riches n'achètent pas que des yachts : ils épargnent et prêtent à l'Etat, lui permettent de vivre à crédit. Les yachts ou l'iphone, c'est l'économie façon café du commerce qui passe complètement à côté des vrais enjeux. Les riches, c'est d'abord du patrimoine (immobilier et financier) qui permet d'accumuler du capital, de dégager les gains de productivité futurs, et non pas des Rolls et des yachts.


Mais quel est l'intérêt de gagner les élections si c'est pour faire de la merde.

n°26135663
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 12-04-2011 à 19:06:06  profilanswer
 

johnbroot a écrit :


 
Belle collection de smiley de kikoolol mon canard!
Tu ferais mieux de rester concentré sur le fond et tu es "sauvé" par le fait que j'ai effectivement mal formulé ma première proposition ou j'ai effectivement omis de parler de taux de prélèvement ce qui était le fond de ma pensée.
Bravo tu m'as bien mouché.  [:-cas-:3]  
Ca ne change en rien le fond du problème des manques à gagner dus à des politiques fiscale accommodantes.
Pour la réalité comme tu dis si bien il est connu depuis des lustres que dés que les déficits, en % du pib, ont globalement connu les plus faibles augmentations ou des diminutions sous les gouvernements de gauche c'était grâce à leur veine de cocu de se retrouver systématiquement aux manettes pendant des périodes fastes économiquement.
Mais non dans un budget si quelque chose cloche c'est automatiquement un problème de dépenses et jamais de recettes.  [:tartalap]


 
Comme l'a tres bien explique Betcour, il n'y a pas de "politiques fiscales accomodantes". Elles ne le sont qu'a la marge, comme par exemple le bouclier fiscal qui coute 500mm e/an mais qui fait brailler tout le monde. Le taux de prelevement est globalement constant depuis des annees.
 
En ce qui concerne le fond du probleme, je vais t'inviter a faire un raisonnement simple : si les recettes sont en augmentation et que le deficit augmente, qu'est-ce que tu en deduis sur les depenses ? Si pour toi le probleme vient du fait que les recettes devraient augmenter encore plus, tu as de serieux problemes en gestion du budget [:transparency]
 
Tu peux regarder l'augmentation de la dette en France, tu verras que le probleme est structurel et va bien au-dela du probleme droite-gauche. Mais bon, vu ce que tu as l'air de comprendre, on n'est peut etre pas sortis de l'auberge


---------------
https://elan.school/
n°26135679
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 12-04-2011 à 19:08:26  profilanswer
 

maponos a écrit :


Mais quel est l'intérêt de gagner les élections si c'est pour faire de la merde.


Se faire du fric...D'ailleurs, le gouvernement actuel en est un exemple flagrant.
Ils ne sont pas connus pour leur compétence mais qu'est-ce qu'ils ramassent.  [:cisco1:1]


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°26138515
Profil sup​primé
Posté le 12-04-2011 à 22:48:02  answer
 

Betcour a écrit :


L'impôt sur les sociétés suisse n'a rien de "moins disant", c'est 8,5%+impôt cantonal ce qui donne des taux autour de ~20%. Un taux qu'on trouve dans de nombreux pays du monde et même en France si on regarde le taux réel payé, une fois les niches fiscales habituelles utilisées.


L'impôt cantonal dont tu ne donnes pas le taux varie énormément d'un canton à l'autre. Zurich n'est pas Berne, et si tu vas dans certains cantons tu trouves des bleds typiquement Suisses où la gare est soudainement remplie aux heures de pointe de gens parlant anglais et lisant le Financial Times. C'est pas pour la qualité de l'air, hein.

 

Si Cadbury a pris récemment la décision d'installer son siège dans le Canton de Zurich, c'est parce que la boîte y paie un impôt sur les sociétés de l'ordre de 10%:

 
Citation :

Alors que le chancelier de l’Echiquier George Osborne a annoncé vouloir baisser l’impôt sur le bénéfice des sociétés de 28 à 24% d’ici à 2014, la Suisse offre aux sièges de multinationales des conditions nettement plus favorables, moyennant certaines conditions. Le taux d’imposition pour certaines sociétés se situe souvent autour des 10%.


http://www.hebdo.ch/cadbury_paiera [...] 5586_.html

 

Alors avec tes 20%, tu repasseras [:ddr555]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-04-2011 à 22:57:37
n°26140006
Betcour
Building better worlds
Posté le 13-04-2011 à 01:41:06  profilanswer
 


La Suisse (comme d'autres pays) ne retaxe pas les bénéfices qui remontent dans les holding. Ce qui est assez normal.

 

En France il y a des dispositifs comparables : le taux d'imposition réel des entreprises du CAC40 est de l'ordre de 8% : L'Irlande suggère à la France d'augmenter son impôt sur les sociétés :

Citation :

Selon un récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, organe rattaché à la Cour des comptes, les grandes entreprises du CAC 40, officiellement assujetties à ce taux d'IS de 33%, ne seraient en fait taxées qu'à hauteur de 8% en moyenne, contre 22% pour les PME.


I rest my case.

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 13-04-2011 à 01:42:11

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26140354
freeza01
Posté le 13-04-2011 à 06:54:30  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Vivement la kimousse :-)


 
Prochaine Kimousse en queue de manif' a theme social, un jour ou la nuit tombe tot !  [:ach_lette]  
 
( en parlant de queue, la vendeuse de chez PPR t'a montre sa collection personnelle de pret a porter ?  [:zebra33]  )


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°26140997
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 09:46:59  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


 
Prochaine Kimousse en queue de manif' a theme social, un jour ou la nuit tombe tot !  [:ach_lette]  
 
( en parlant de queue, la vendeuse de chez PPR t'a montre sa collection personnelle de pret a porter ?  [:zebra33]  )


 
Sma nouvelle copine :o :sol:


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26142744
docmaboul
Posté le 13-04-2011 à 11:52:43  profilanswer
 

Betcour a écrit :


+1, on peut penser ce qu'on veut, mais les libéraux français arrivent tout seul à leurs idées (c'est pas dans les médias français qu'on va expliquer les effets négatifs du SMIC...). Alors que les antilibéraux n'ont qu'à recracher bêtement ce que la TV/presse/radio leur raconte à longueur de journée, suffit d'allumer Mermet, d'ouvrir Marianne ou de regarder Envoyé Spécial, le prêt-à-penser financé par la redevance.
 
(et avant de me faire traiter de troll ça ne veut pas dire que tous les antilibéraux ne réfléchissent pas, mais qu'ils n'ont aucun mérite à soutenir des idées qui sont largement diffusées et qui font plus ou moins consensus)


 
Ce qui est amusant d'ailleurs, c'est la petite touche "anti-système/rebelle" en sus qu'on trouve chez certains [:nafou]

n°26143256
Betcour
Building better worlds
Posté le 13-04-2011 à 12:26:48  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

Ce qui est amusant d'ailleurs, c'est la petite touche "anti-système/rebelle" en sus qu'on trouve chez certains [:nafou]


Effectivement c'est ça le plus beau. Ils s'habillent en Levis et Reebok car c'est des fringues de rebelz, ils discutent de la prochaine manif contre Monsanto autour d'un BigMac arrosé de Coca, ils écoutent des MP3 piratés (sur leur iPhone 4 version 32 Go) pour faire la nique aux multinationales, ils lisent Charlie Hebdo car ça fait rager les vieux de droite... qui le lisaient déjà y'a 40 ans en fumant des pétards.
 
S'il te plaît... dessine-moi un mouton :D


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26143478
moonboots
Posté le 13-04-2011 à 12:51:30  profilanswer
 

donc en fait quand les gauchistes sont pauvres vous expliquez qu'ils défendent ces idées parce qu'ils sont jaloux et flemmards, et quand ils sont riches ils ne sont pas cohérents parce qu'ils ne devraient rien posséder pour pouvoir défendre leurs idées...
en fait vous êtes tellement à court d'arguments que vous vous attaquez aux personnes, en faisant de pures suppositions qui plus est, c'est assez pathétique...

n°26143565
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-04-2011 à 13:01:20  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
C'est un peu osé comme observation. Durant les trentes glorieuses, n'avions nous pas un Etat planificateur limite socialisant?
Les taux d'imposition aux USA et en France n'étaient ils pas largement supérieurs à ceux d'aujourd'hui?
 


 

vandepj0 a écrit :


 
Et ta conclusion en est d'autant plus hallucinante: ce que veulent les gens, c'est donc travailler plus pour gagner plus.  
Mais pourquoi avons nous des congés payés? Une limite au temps de travail? Pourquoi ces énarques tentent-ils à tout prix de limiter l'entrain capitaliste du bon peuple qui ne demande qu'à travailler?
 
Peut-être parce que le peuple, au-delà du travail qu'il fournit, pense également à voter pour exprimer ce qu'il veut? Voter pour élire des énarques et autres clowns qui prennent globalement les décisions attendues par le peuple?
 
Et peut-être que justement, en apportant sur la place publique un débat sur la politique économique à tenir, le peuple pourrait avoir un avis qui ne serait pas "plus de croissance plus vite". A voir après comment le peuple voterait.
 
Sérieusement, tu n'as pas l'impression de verser dans le dogmatisme minarchiste?
 


 

vandepj0 a écrit :


La consommation de pétrole plus rapide que la découverte de réserves, c'est bullshit?
http://s1.lemde.fr/image/2008/05/2 [...] le-985.gif
Le changement climatique, c'est bullshit?  
L'augmentation du CO2 et d'autres gaz à effet de serre, c'est bullshit?
Le fait que l'usage du pétrole, du gaz et surtout du charbon fasse croitre le CO2 dans l'atmosphère, c'est bullshit?
Ce qui est discutable, ce sont les conséquences de ce changement climatique à horizon 10 ans, 20 ans et 100 ans. Est-ce que nous aurons 10 millions, 100 millions, 1 milliards de morts de faim à cause de la désertification? à cause des conflits territoriaux en raison de la diminution des rendements agricoles, en raison de la montée des eaux? à cause des conflits globaux pour l'accès aux ressources fossiles restantes?
 
Et comment est ce que ces enjeux sont pris en compte dans les comptes de résultat des entreprises? Un industriel qui met un piège à CO2 sur sa centrale à charbon aura un avantage concurrentiel sur les autres? C'est aux consommateurs de décider de n'acheter de l'électricité verte?  
Et donc les consommateurs qui n'en on rien à foutre pourront avoir plus d'énergie pour le même prix que les vertueux?
 
J'ose espérer que tu peux comprendre que les règles du jeu pour la prise en compte des enjeux de long terme doivent être fixées par la communauté, pour ensuite que les mécanismes de marché aident à répartir les ressources pour optimiser la production à la demande dans le cadre de ces règles du jeu...
 


 
1) Sur la croissance des Trente glorieuses, qui serait due à un "Etat planificateur limite socialisant", comme tu dis : c'est très contestable. Deux séries d'arguments :
 
- dans d'autres pays, il n'y a pas eu cette planification à la française, et la politique industrielle associée (en Allemagne par exemple), et pourtant la croissance a été similaire. Cela relativise beaucoup le rôle de cet Etat planificateur : il n'a fait que déplacer des ressources (en capital et en travail pour les orienter dans les secteurs voulus), il n'a pas forcément créé de richesses. Peut-être même, en soutenant des activités non rentables au-delà du raisonnable (charbonnage, sidérurgie, chantiers navals, plan calcul) a-t-il gaspillé des ressources qui ont manqué au développement d'autres secteurs.
 
- la croissance des Trente Glorieuses s'explique en fait par un effet de rattrapage après la guerre (lié au rendement décroissant du capital, je peux y revenir), à un Etat peu interventionniste contrairement à la légende (dépenses publiques égales à 35% du PIb, moins de 20% de fonctionnaires, marché du travail peu réglementé avec un faible salaire minimum, ouverture au libre-échange via le Marche commun) et enfin à une création monétaire responsable d'une croissance en partie artificielle qui débouchera sur la stagnation des années 70. Le rôle planificateur de l'Etat n'y est pour rien : la France est en croissance à cette période car elle s'ouvre au marché et que l'Etat intervient dans l'économie bien moins qu'aujourd'hui, contrairement à la légende.
 
2) Sur ton diagnostic écologique (épuisement du pétrole notamment):
 
- on nous l'a déjà prédit en 1970 pour l'an 2000 : le fameux rapport du Club de Rome. Ces prédictions ont été démenties par les faits. Pourquoi en serait-il autrement aujourd'hui ? Ceux qui jouent les Cassandre devraient d'abord rendre des comptes : pourquoi leurs prévisions de 197à ne se sont pas avérées ?
 
- il n'y a jamais eu autant de réserves de pétrole qu'aujourd'hui (c'est aisé à vérifier) : les réserves prouvées ne diminuent donc pas à mesure de l'augmentation de la consommation (chinoise notamment), au contraire, elles ne cessent d'augmenter depuis 1970. Tout simplement parce qu'en économie l'offre (comme la demande) n'est pas rigide mais dépend du prix. La raréfaction du pétrole a entraîné une hausse de son prix qui incite à découvrir de nouveaux gisements (dans les fonds marins ou dans les glaces du Canada) ou à développer des énergies alternatives moins coûteuses.
 
- au fur et à mesure que le pétrole se raréfiera et que son prix augmentera, la demande se modifiera également : c'est déjà le cas aujourd'hui, avec des moteurs de BMW qui consomment moins de 5 litres au 100, avec la voiture électrique, avec le recyclage des plastiques. D'ailleurs, la consommation énergétique de la France est stable depuis 1980, malgré un eforte augmentation du PIb (et des quantités produites) : http://alternatives-economiques.fr [...] graph9.jpg Peut-être à l'avenir, du fait du renchérissement du prix du pétrole y aura-t-il une relocalisation, une réduction des distances domicile-travail (ou un développement du télé-travail), ou d'autres solutions que je suis incapable encore d'imaginer maintenant, 6 milliards de cerveaux humains étant beaucoup plus imaginatifs que mon cerveau ou celui de 500 cerveaux d'experts : bref, les êtres humains, toi, moi, les autres, ont assez de ressources et d'intelligence pour s'adapter progressivement à un renchérissement du pétrole. C'est pourquoi il est absurde de prolonger les courbes de demande, comme on le fait dans les graphiques que tu nous présentes. Car la demande s'adapte au prix : si 1 milliard de chinois possèdent une voiture au lieu de 100 millions, il n'est pas vrai de dire que la consommation de pétrole chinoise sera multipliée par 10. L'augmentation sera moindre. C'est l'erreur du rapport Meadows que l'on recommence aujourd'hui. L'économie n'est pas de la physique : l'offre et la demande, de tomates, de travail ou de pétrole, dépendent toujours du prix, le prix dans une économie de marché véhiculant l'information quant à la rareté relative des biens.
 
3) Je laisse volontairement de côté le changement climatique et le rapport marché-entreprises en concurrence-coût de la pollution, pour qu'on ne se disperse pas. Mais on y revient si tu veux. Mais j'aimerais juste régler d'abord le problème de l'Etat interventionniste des Trente glorieuses et celui du pétrole. Sinon on n'avance pas...

n°26143570
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 13:02:12  profilanswer
 

moonboots a écrit :

donc en fait quand les gauchistes sont pauvres vous expliquez qu'ils défendent ces idées parce qu'ils sont jaloux et flemmards, et quand ils sont riches ils ne sont pas cohérents parce qu'ils ne devraient rien posséder pour pouvoir défendre leurs idées...
en fait vous êtes tellement à court d'arguments que vous vous attaquez aux personnes, en faisant de pures suppositions qui plus est, c'est assez pathétique...


 
Apparemment, certains gauchistes comprennent tout de travers :D


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26143619
moonboots
Posté le 13-04-2011 à 13:09:08  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Apparemment, certains gauchistes comprennent tout de travers :D


en plus !

n°26143622
Profil sup​primé
Posté le 13-04-2011 à 13:09:41  answer
 

Citation :

La FED et le FMI en décapilotade
 
 
Alors que la FED court à la faillite et que le FMI est déclaré incompétent, Flore Vasseur se penche sur l'inefficacité des politiques d'austérité et fait du peuple irlandais un exemple à suivre dans la lutte contre l'influence néo-libérale.
 
C’est comme si les révoltes arabes, le tsunami, le nucléaire avait détourné notre attention de cette filou de finance. Pourtant dans l’intermède, elle s’enfonce toujours plus loin dans l’absurde. Et nous avec ! Ecrasées sous le poids des événements et des catastrophes, au moins deux informations capitales sont passées à la trappe ces dernières semaines.
 
La première en date est la faillite quasi annoncée de la Banque Centrale Américaine, la FED. Elle a 50 milliards de fonds propres pour 2050 milliards d’actifs engagés dont au moins la moitié sont complètement pourris. Seule solution : s’endetter encore plus en demandant au Trésor, dont elle a obtenu en janvier dernier la tutelle, d’émettre des obligations d’Etat. La FED s’endette pour des recettes qui n’en seront jamais et tout le monde le sait. Pour ne pas être plombée, à court terme, par les intérêts, elle maintient des taux proches de zéro dont la faiblesse pousse les investisseurs à privilégier des produits risqués, puisque les produits sûrs ne rapportent rien. Moyennant quoi : vous avez votre explication à l’excellente santé des marchés financiers. L’injection de liquidités ne vise pas à relancer l’économie, mais à maintenir la FED en vie. En résumé : qui impose un décrochement toujours plus terrible entre marchés financiers et réalité économique ? La FED, une banque en faillite.

La seconde information qui pourrait nous être utile mais qui, elle aussi, s’est faite bizarrement discrète :
l’officialisation de l’incompétence du Fonds Monétaire International. Médecin urgentiste appelé à contre cœur, il euthanasie ses malades. C’est la conclusion du IEO, le Independent Evaluation Office du FMI, un organisme d’évaluation mis en place par les 187 membres. Son dernier rapport, publié en janvier dernier, sur l’action du FMI pendant la crise financière et monétaire est terrible pour ses dirigeants et notamment pour notre DSK national. En résumé, le FMI est englué dans le dogme néo-libéral (les marchés ont toujours raison, les crises financières majeures dans les économies développées cela n’arrive jamais, etc, etc). « Cette emprise intellectuelle du FMI altère ses capacités à identifier les risques ». Le rapport préconise des solutions comme « créer un environnement qui encourage la franchise et respecte les vues divergentes ; modifier le système de primes pour encourager le franc parler ; dépasser la culture en silo et la pensée insulaire »…
 
La FED et le FMI en décapilotade
 
Les médias ont peu parlé de ce rapport à charge contre un potentiel candidat à la présidentielle. Mais le plus absurde est que le FMI s’est vu doter ces derniers mois d’un budget monstre (il a triplé) et d’attributions élargies. Le volume de ses Droits de Tirages Spéciaux, une « créance virtuelle » (selon le FMI lui même), sortie de nulle part, compensée par rien mais échangeables à l’envi contre l’une des quatre monnaies majeures (Dollar, Euro, Yen, Livre Sterling), a été multiplié, d’un coup d’un seul en 2009 par 9, pour atteindre un montant de 380 milliards d’euros. La trousse à pharmacie du docteur nul est bien remplie. Pour rassurer qui ? Nos politiques d’austérité sont dictées par u ne institution à l’aveuglement avéré, dont inefficacité est démontrée et à laquelle les Etats dépassés viennent de donner carte blanche !! Nos gouvernements ont réinventé le Monopoly et le concept de prime à la casse.
 
D’ailleurs, dimanche dernier, à Gobolo en Hongrie, les Ministres des finances de l’Union Européennes se sont réunis pour décider des sanctions, pardon des « conditions de l’octroi des prêts » au vilain petit canard portugais (enfin à ses banques, dont beaucoup d’américaines, surtout). Sentant les opinions publiques enfin se réveiller et peut-être entendant la clameur des 50 000 manifestants qui défilaient, les ministres se sont fendus de quelques phrases du style : « Bien sûr que c’est un programme difficile, mais il faut expliquer que pour améliorer la croissance et créer des emplois nous devons réduire la consommation budgétaire. » Une bonne fois pour toutes : si les politiques d’austérité avaient relancé l’emploi, cela ferait 30 ans qu’on le saurait. Visiblement, le FMI n’est pas le seul à souffrir d’emprise intellectuelle.
 
S’il y a un peuple qui est en train de se dégager de cette emprise néo libérale c’est bien les Islandais. Interrogés par referendum ce week end, ils ont rejeté, massivement et pour la deuxième fois, le plan de remboursement des pertes liées à la faillite de la banque islandaise Icesave. L’Angleterre et les Pays Bas, pays dans lesquels Icesave disposait de filiales et dont la disparition a ruiné les clients, lui réclament 3.9 milliards d’Euros. Rappelons que l’affaire s’est doublée d’une crise diplomatique grave, l’Angleterre gelant, en 2008, les avoirs islandais sur son territoire en dégainant, allez savoir pourquoi, le Terrorism Act. Humiliée, ruinée, la population islandaise, qui a cru au miracle néo libéral comme personne, ne veut pas débourser un copeck pour les banques privées.
 
Il faut souligner la vitalité de la démocratie islandaise, exemplaire depuis qu’elle s’est remise de ses illusions. Le différend va finir devant les tribunaux et réduirait les chances de l’Islande d’entrer dans la sacro sainte Union Européenne. Vu les circonstances, il n’est pas dit que cela soit vraiment un problème.
 
Alors peut-être, enfin un espoir ! Rompre avec l’emprise absurde de la finance sur nos vies implique de se dégager « de gouvernements sous l’emprise d’institutions sous emprise ». Il y a du boulot. Cela s’appelle le jeu démocratique.
 
Pour aller plus loin :
 
Rapport de l’IEO sur la gestion de la crise financière par le FMI : téléchargez ici
 
Déclaration à la presse internationale d’Islande à la suite du referendum du 10 avril 2011 : téléchargez ici


http://www.marianne2.fr/La-FED-et- [...] 05005.html

n°26143711
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-04-2011 à 13:17:52  profilanswer
 


 
La Fed en faillite : guère étonnant vu la masse d'actifs pourris, sans valeurs, qu'elle a rachetées au banque. On l'a déjà évoqué ici plusieurs fois.
 
Mais n'oublions pas que la Fed a un monopole, octroyé par l'Etat américain, celui de l'émission du dollar, qui a cours légal et forcé : pas vraiment une situation concurrentielle, ni une situation de marché. Sa faillite serait en fait celle, banale somme toute, d'un monopole octroyé par la loi. Elle montre la faillite de l'intervention de l'Etat dans la gestion de la monnaie.  
 
Mais cela n'empêchera pas les ignorants et les démagogues d'essayer de montrer que la faillite de la Fed est une faillite du libéralisme. C'est qu'il n'est pas toujours facile de raisonner avec rigueur et logique.

n°26143845
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 13-04-2011 à 13:27:44  profilanswer
 

C'est clair que c'est funky d'accuser le néo-libéralisme d'un monopole de droit étatique. :D


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26143975
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-04-2011 à 13:38:11  profilanswer
 


 
Je cite : si les politiques d’austérité avaient relancé l’emploi, cela ferait 30 ans qu’on le saurait.

 
Mais de quelle politique d'austérité parle-t-on ? En France, par exemple, les dépenses publiques n'ont jamais été si élevées, le salaire minimum augmente plus vite que les salaires moyens, le temps de travail a été diminué de 14% depuis 30 ans, il y a au moins un million de fonctionnaires de plus depuis 30 ans, et le tout est financé en partie à crédit (voir les déficits publics récurrents depuis 35 ans), c'est-à-dire qu'on bénéficie d'allocations et de services publics qu'on ne paie pas en totalité immédiatement : ce n'est pas ce qu'on peut appeler de l'austérité.
 
Mais les mots n'ont plus de sens :
- toujours plus dépenses publiques et de fonctionnaires, c'est de l'austérité et de l'ultra-libéralisme
- un monopole public (comme la banque centrale), c'est aussi du libéralisme
 
Le monde d'Orwell.

n°26144873
Profil sup​primé
Posté le 13-04-2011 à 14:35:23  answer
 

n0name a écrit :

C'est clair que c'est funky d'accuser le néo-libéralisme d'un monopole de droit étatique. :D


 
Faire semblant de pas croire que c'est la vision  néolibérale (économique) qui prédomine aussi bien Washington qu'a la FED ou au FMI c'est franchement prendre les gens pour cons !!!!  

n°26145133
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 13-04-2011 à 14:50:47  profilanswer
 


 
Ne pas se rendre compte qu'un monopole d'Etat n'est pas liberal, c'est etre con


---------------
https://elan.school/
n°26145184
Profil sup​primé
Posté le 13-04-2011 à 14:53:29  answer
 

lehman brothers a écrit :

 

Ne pas se rendre compte qu'un monopole d'Etat n'est pas liberal, c'est etre con

 

Le FED monople d'etat, faut arrêter vos délires  :pfff:  :pfff:

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 13-04-2011 à 14:53:42
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