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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26090451
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 07-04-2011 à 23:23:13  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Non non, là je parle des running gag avec les réponses hyper bien sourcées et logiques...pas la même chose, après bien sûr qu'il y a d'autres fractures.


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Horse_man
mood
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Posté le 07-04-2011 à 23:23:13  profilanswer
 

n°26090463
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 07-04-2011 à 23:24:15  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Non non, là je parle des running gag avec les réponses hyper bien sourcées et logiques...pas la même chose, après bien sûr qu'il y a d'autres fractures.


 
On devrait creer un pool de reponses pre-construites pour les debats qui reviennent tout le temps, ca nous eviterait bien des peines


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https://elan.school/
n°26090464
yoyo173
Posté le 07-04-2011 à 23:24:15  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :

Si la mediane etait vraiment meilleure et plus representative que la moyenne, on n'utiliserait pas systematiquement la moyenne.
 
Quand tu veux faire une analyse un peu raffinee, tu tiendras en compte les 2, plus la repartition par deciles, l'ecart-type ... etc.


En quoi donc la moyenne est elle plus représentative ?
Il me semble que, pour les salaires par exemple, c'est bien la médiane qui donne une vision plus juste de ce que vit la majorité.

n°26090521
yoyo173
Posté le 07-04-2011 à 23:28:51  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Non non, là je parle des running gag avec les réponses hyper bien sourcées et logiques...pas la même chose, après bien sûr qu'il y a d'autres fractures.


parce que tu as déjà vu des réponses logiques sur le communisme, par exemple ?
Prends juste ce topic et tu verras le nombre d'affirmations ridicules à ce sujet, et bien sûr réfractaires à la raison.
C'est juste qu'il y a des évidences réfutées qui te hérissent et qu'il en existe d'autres pour moi. Et, accessoirement, je ne suis pas exempt de sortir des énormités moi aussi :jap:

n°26090551
Camelot2
Posté le 07-04-2011 à 23:31:38  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Tu ne réponds pas à la question.
Pourquoi donner une moyenne qui est moins représentative qu'une médiane. (si c'est le cas, comme pour les salaires, par exemple) .
C'est incroyable de se servir de zmed pour éviter de répondre  ;)
 
 
La médiane quand elle est représentative de la majorité, me semble plus intéressante que la moyenne.
 Quand c'est la cas, quel intérêt de fournir la moyenne qui n'est alors qu'une vision déformée de la réalité de la majorité des français, d'autant plus que médiane et moyenne dépendent des mêmes chiffres à la base, pas besoin d'études et recherches spécifiques.


 
La moyenne peut servir, par exemple, de comparatif entre pays.
La moyenne peut servir, par exemple, d'évaluation des politiques macroéconomiques (monétaires notamment) en évaluant la masse de façon globale et non sa répartition au travers de la population (qui peut relever d'une politique différente).
 
On construit une politique économique de manière globale. Pas "uniquement la moyenne", pas "uniquement la médiane", pas "uniquement le D1",... Après, que les politiques (au sens pas noble du terme) choisissent certains indices, c'est enfoncer des portes ouvertes à grand coup d'eau tiède.  
 
Ce n'est pas pour rien si l'on caractérise une distribution par plusieurs paramètres: moyenne, écart-type, asymétrie, TVaR et autres joyeusetés. Parce qu'une distribution est un ensemble d'éléments dont chacun a sa pertinence en fonction de l'information/de l'objectif recherché. Vouloir remplacer la moyenne par la médiane est aussi stupide que de vouloir ériger la moyenne en unique indicateur.  
 
L'INSEE pratique un travail de fond en prenant presque toujours les deux composantes: moyenne et écart-type. Si des types comme zmed tombent dans le panneau de la communication gouvernementale ou d'autres lobbys divers et variés, ce n'est pas à l'INSEE qu'il faut s'en prendre...mais à l'incapacité de zmed d'aller s'informer à la source.
 
Je trouve inacceptable que ce soit toujours les mêmes (oui, toujours) qui aillent se coltiner la récolte des données ou la lecture des dits rapports. Tout cela parce que zmed ne veut pas pratiquer une démarche un tant soi peu scientifique.

n°26090552
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 07-04-2011 à 23:31:44  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


parce que tu as déjà vu des réponses logiques sur le communisme, par exemple ?
Prends juste ce topic et tu verras le nombre d'affirmations ridicules à ce sujet, et bien sûr réfractaires à la raison.
C'est juste qu'il y a des évidences réfutées qui te hérissent et qu'il en existe d'autres pour moi. Et, accessoirement, je ne suis pas exempt de sortir des énormités moi aussi :jap:


Tu comprends mal ce que j'ai écrit.


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Horse_man
n°26090569
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 07-04-2011 à 23:33:39  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


En quoi donc la moyenne est elle plus représentative ?
Il me semble que, pour les salaires par exemple, c'est bien la médiane qui donne une vision plus juste de ce que vit la majorité.


 
D'ou sort cette affirmation ? Il te semble.
 
Apres meme en supposant que c'est vrai, on utilise generalement la moyenne parce que c'est tout simplement beaucoup plus facile a calculer (PIB / habitant par exemple). Et quand tu as acces a une mediane, en general tu a acces a des donnees bien plus precises qui te permettent de faire un histogramme des revenus par centile, qui pour le coup te donne acces a toute l'information.
 
Moyenne et mediane sont biaisees de toutes facons. On peut prendre les series suivantes, avec 4 quartiles et leur revenu moyen :
A - 5 5 5 25 (moyenne a 10, mediane a 5)
B - 10 10 10 10 (moyenne a 10, mediane a 10)
C - 5 10 10 20 (moyenne a 10, mediane a 10)
D - 5 5 15 15 (moyenne a 10, mediane a 10)
 
Avec une richesse totale toujours egale, donc une moyenne toujours egale, j'obtiens des medianes differentes. La mediane ne me rend donc pas compte de la richesse dans le pays.
 
Mais elle ne me rend pas vraiment compte des inegalites non plus, parce que je peux avoir 3 medianes egales avec 3 distributions differentes. D'ou la necessite d'aller chercher un peu plus loin.


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https://elan.school/
n°26090578
Profil sup​primé
Posté le 07-04-2011 à 23:34:47  answer
 

yoyo173 a écrit :


Tu ne réponds pas à la question.
Pourquoi donner une moyenne qui est moins représentative qu'une médiane. (si c'est le cas, comme pour les salaires, par exemple) .


il n'y a aucune raison pour que la mediane soit plus "representative" que la moyenne.

 

L'insee donne bien plus qu'un seul indicateur, moyenne ou mediane.

 

Si tu veux comprendre une distribution, il te faut bien plus qu'une statistique, et tu peux facilement concevoir des cas ou la moyenne fonctionne mieux que la mediane.


Message édité par Profil supprimé le 07-04-2011 à 23:40:03
n°26090583
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 07-04-2011 à 23:35:07  profilanswer
 

D'où l'utilité de boire un bon soda, un bon Gini par exemple.


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Horse_man
n°26090584
Camelot2
Posté le 07-04-2011 à 23:35:12  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


En quoi donc la moyenne est elle plus représentative ?
Il me semble que, pour les salaires par exemple, c'est bien la médiane qui donne une vision plus juste de ce que vit la majorité.


 
L'INSEE donne accès à toutes les informations. Il paraît un peu absurde de faire une analyse sur base de la médiane lorsque l'on a accès aux différentes déciles...mais je peux me tromper...je ne suis pas spécialiste en statistiques....mmmh...wait.  :heink:  
 
Au passage:
 

Citation :

Revenu disponible par ménage (moyenne et médiane)


 
http://www.insee.fr/fr/themes/tabl [...] atsos04202
 
Alors? Heureux?

mood
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Posté le 07-04-2011 à 23:35:12  profilanswer
 

n°26090599
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 07-04-2011 à 23:36:41  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

D'où l'utilité de boire un bon soda, un bon Gini par exemple.


 
lapin


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https://elan.school/
n°26090632
Profil sup​primé
Posté le 07-04-2011 à 23:42:02  answer
 


Courbe de Gini j'imagine.  
 
M'enfin en général c'est non paramétrique, les indicateurs que tu peux construire là-dessus, donc pour en tirer quelque chose de fiable, bof...

n°26094222
yoyo173
Posté le 08-04-2011 à 12:36:28  profilanswer
 

Bonjour
Je me suis mal fait comprendre apparemment.
1- je sais que insee donne les deux valeurs et plein d'autres, là n'est pas le problème.
2- prenant l'exemple du salaire, avec la médiane, on sais que la moitié des salariés gagnent moins. Avec la moyenne, c'est bien plus mais on en ignore la proportion. résultat moins précis et moins représentatif. Avantage pour la médiane.
3-Quand on a les deux chiffres et que l'un donne une image plus floue, pourquoi le choisir ?
 
Après on peut toujours affiner les études mais, à donner un chiffre, pourquoi prendre le moins représentatif quand on en a un qui l'est plus ?
Serais ce par facilité comme le suggère lehman brothers ?
 
 
 
 
 

n°26094332
yoyo173
Posté le 08-04-2011 à 12:53:48  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


 
D'ou sort cette affirmation ? Il te semble.
 


 Je la sorts de mon raisonnement.
Sur les salaires, si on prends les chiffres insee donnés en lien par camelot2, la moyenne fait passer une majorité de français pour plus riches qu'ils ne le sont. Une grande partie des salariés ne gagne pas ce salaire moyen, et on en ignore la proportion. Un chiffre qui ne représente donc rien ou presque.
 
 La donnée médiane est plus précise et plus juste, on sait que la moitié des français ne gagne même pas cette médiane., du coup on peut en tirer un enseignement, la moitié des salaires sont inférieurs.
 La moyenne ne donne rien de précis, on ne peu rien en conclure. Il est possible que tous les salariés aient le même salaire, qu'une immense majorité se contente d'un euros/mois avec un unique super riche qui bouffe tout le reste, ou tout autre scénario intermédiaire. Bref, le flou le plus absolu.


Message édité par yoyo173 le 08-04-2011 à 12:56:59
n°26094353
yoyo173
Posté le 08-04-2011 à 12:55:47  profilanswer
 

double post


Message édité par yoyo173 le 08-04-2011 à 12:56:03
n°26094378
Camelot2
Posté le 08-04-2011 à 12:59:02  profilanswer
 

T'as pensé à comparer l'évolution du niveau de vie moyen et médian du tableau que j'ai donné? Ca devrait te donner quelques indications précieuses...Notamment sur le fait que la médiane en soi n'est pas suffisante (tout comme la moyenne) pour caractériser une distribution salariale ou de niveau de vie.
 
Franchement, t'es en train de te tripoter la nouille pour "remplacer" la moyenne par la médiane alors qu'aucun des deux indicateurs ne permet d'être précis "en terme de répartition". L'analyse par décile reste le moyen de référence pour analyser les inégalités.

n°26096471
yoyo173
Posté le 08-04-2011 à 15:24:28  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

T'as pensé à comparer l'évolution du niveau de vie moyen et médian du tableau que j'ai donné? Ca devrait te donner quelques indications précieuses...Notamment sur le fait que la médiane en soi n'est pas suffisante (tout comme la moyenne) pour caractériser une distribution salariale ou de niveau de vie.
 
Franchement, t'es en train de te tripoter la nouille pour "remplacer" la moyenne par la médiane alors qu'aucun des deux indicateurs ne permet d'être précis "en terme de répartition". L'analyse par décile reste le moyen de référence pour analyser les inégalités.


Têtu le garçon.
Je ne me tripote pas la nouille, j'explique en quoi la médiane est, de mon point de vue plus précise que la moyenne, dans certains cas, comme les salaires. S j'ai tords, je veux bien savoir en quoi.
 
Je te redis, apparemment tu aimes qu'on te le dise, sinon tu ne referais pas x fois le même post, oui, tu as raison, la médiane n'explique pas tout. Oui tu as raison, une étude plus fine donne des résultats plus justes. content ?
Maintenant, tu réponds à la question ou pas ?
Pourquoi préférer la moyenne quand la médiane donne un résultat plus précis (si c'est la cas ) .

n°26096701
Camelot2
Posté le 08-04-2011 à 15:38:03  profilanswer
 

Vu que moyenne et médiane ne donne pas le même type d'information, il est absurde de vouloir comparer leur niveau de "précision". Ils sont tout aussi précis (ou biaisé) l'un que l'autre, mais ils ne racontent pas la même chose.
 
Je ne "préfère" ni la moyenne ni la médiane. Tout dépend de l'information que l'on recherche. En terme d'évolution générale (production de richesse, politique monétaire,...), on passera le plus souvent par la moyenne. En terme de répartition/inégalité, on passera le plus souvent par l'analyse des déciles. En règle générale, une analyse statistique doit se faire sous les deux aspects: moyenne et écart-type.
 
Fin soit,  
 

n°26096823
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 08-04-2011 à 15:44:48  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Têtu le garçon.
Je ne me tripote pas la nouille, j'explique en quoi la médiane est, de mon point de vue plus précise que la moyenne, dans certains cas, comme les salaires. S j'ai tords, je veux bien savoir en quoi.
 
Je te redis, apparemment tu aimes qu'on te le dise, sinon tu ne referais pas x fois le même post, oui, tu as raison, la médiane n'explique pas tout. Oui tu as raison, une étude plus fine donne des résultats plus justes. content ?
Maintenant, tu réponds à la question ou pas ?
Pourquoi préférer la moyenne quand la médiane donne un résultat plus précis (si c'est la cas ) .


 
C'est plutot a toi de montrer que la mediane serait plus precise que la moyenne, et on serait ravis d'entendre l'explication
 
Je ne pretends pas que l'une est mieux que l'autre, et idealement il faut avoir les 2
 
Mais a tout hasard, pense a une classe de 6e : on leur donne la moyenne de classe, qui est pourtant plus chiante a etablir que la mediane (dans ce cas precis). Les medianes dans une classe sont toujours plus ou moins egales : en revanche, la moyenne bougera bien davantage, de meme que les notes extremes, ce qui sera plus pertinent pour evaluer la variation du niveau de la classe dans le temps.
 
En gros ces deux mesures ne sont pas forcement "meilleures" ou "mauvaises", elles sont adaptees ou pas a des situations differentes. A toi de montrer que la mediane est meilleure que la moyenne si tu penses que c'est vrai.


---------------
https://elan.school/
n°26098955
Profil sup​primé
Posté le 08-04-2011 à 18:40:35  answer
 

yoyo173 a écrit :

Bonjour
Je me suis mal fait comprendre apparemment.
1- je sais que insee donne les deux valeurs et plein d'autres, là n'est pas le problème.
2- prenant l'exemple du salaire, avec la médiane, on sais que la moitié des salariés gagnent moins. Avec la moyenne, c'est bien plus mais on en ignore la proportion. résultat moins précis et moins représentatif. Avantage pour la médiane.


gne?

 

Avec la moyenne c'est bien plus, mais ca peut aussi etre bien moins.

 

Et avec la mediane, tu connais la proprtio. Maos tu ne sais rien sur les niveaux au dessus et au dessous. Je ne vois pas pourquoi ca serait un "avantage a la mediane".

 

Mediane, moyenne, en terme d'avantages ou de defauts, chacun a sa dose de tout.

 


Il te faut plusieurs statistiques. C'est tout.

 



Message édité par Profil supprimé le 08-04-2011 à 18:42:41
n°26104315
Profil sup​primé
Posté le 09-04-2011 à 14:04:31  answer
 

Citation :

Portugal: ce sont les traders qui ont organisé la crise!

 


Interrogé par Hervé Nathan, Pascal de Lima, directeur des études économiques chez Altran, explique les raisons de la récente demande de soutien financier du Portugal à l'Europe et au FMI, entre réactions à trop court terme et crise politique.

 


Le Portugal n'est pas dupe du «plan de sauvetage» européen

Marianne : Le Portugal affirmait voici quelques semaines ne pas avoir besoin de l’aide du FMI et de l’Europe, et brutalement, il demande un soutien financier…

 

Pascal de Lima (PDL) : Certes mais entre temps, il y a eu deux évènements majeurs : une crise politique importante, et des réactions très court-termistes des marchés financiers secondaires (ceux qui échangent des bons du Trésor toute la journée, après leur vente par les Etats).
On a mis beaucoup de temps à le comprendre, mais en Europe, ce sont les marchés financiers de la renégociation permanente qui font la pluie et le beau temps. Maintenant, c’est sûr : Il faut bien prendre cette variable en compte dans les prises de décisions politiques. Désormais cela n’a plus de sens de parler d’harmonisation des politiques budgétaires et fiscales en Europe, sans envisager la réaction – prévisible, ou irrationnelle - des marchés secondaires, qui peuvent changer la donne.
L’autre certitude, lorsque la politique politicienne – le jeu de dupe entre la droite et la gauche portugaise - vient se mêler aux soubresauts des marchés, cela crée un détonateur phénoménal, capable de forcer un gouvernement à demander l’aide… refusée quelques jours plus tôt, toujours par l’entremise de la panique boursière. Ceci étant accentué par le fait que l’irrationalité mimétique à grande échelle fait que des traders sur dette publique peuvent parfaitement avoir l’impression d’être rationnels.

Cette situation était évitable au Portugal :
moyennant un minimum de raison du coté des « traders du citoyen lambda » - ceux qui gèrent l’argent des clients et de leur banque en le plaçant au jour le jour -, il était inutile de demander l’aide du FMI ou de la commission européenne.  Mais comme ces traders ont vendu massivement la dette portugaise, par défiance, cela a fait monter les taux d’intérêt auxquels le Portugal peut emprunter, le mettant dans une situation intenable, nonobstant sa crise politique, qui n’a fait infine que renforcer la défiance des marchés secondaires.
 
Le Portugal contrairement à la Grèce n’avait donc pas menti, pas triché il y a quelques semaines, en disant qu’il n’avait pas besoin d’aide ?
PDL : Exactement ! Le summum de l’irrationalité exubérante des marchés financiers secondaires, c’est qu’il y avait déjà eu trois plans d’austérité au Portugal qui n’avaient pourtant pas permis d’apaiser les tensions. Les taux d’intérêt à dix ans des obligations publiques portugaises, il y a six mois, étaient au même niveau que ceux de l’Espagne aujourd’hui. Cela en dit quand même long sur la justification économique de la panique généralisée à laquelle on a assisté depuis six mois !
En six mois, qu’a-t-il pu se passer pour qu’un pays, en convalescence positive et même en bon rétablissement, se retrouve étranglé par la rumeur ? Nous sommes au summum de l’incompréhension, et nous nous retrouvons avec une BCE qui augmente ses taux. Cela ne risque-t-il pas d’annuler les effets positifs du Fonds Européen de Stabilité ? Alors que les taux commençaient à baisser pour le Portugal, depuis jeudi matin, avec la perspective d’une aide extérieure, voilà que la BCE augmente ses taux, ce qui au final coutera plus cher aux finances publiques européennes, qui abondent virtuellement le FES. Et au final cela profite… aux investisseurs financiers.
 
Voilà deux raisons pour dire un grand bravo à cette Europe, ou la politique budgétaire, financière, et de change, a laissé la place à la loi des marchés financiers secondaires.
Quant aux fonds structurels, les aides de l’Europe au Portugal versées ces dernières années, ils ne servent à rien : tout l’argent des dotations européennes a été englouti, est parti en fumée en six mois : il a servi à financer une dette qui explose à cause de la dramatique hausse des taux d’intérêt des prêts consentis au Portugal !
Enfin qu’on le dise haut et fort, l’endettement d’un Etat, à ce niveau là, n’est qu’argent et l’argent n’a aucune valeur, c’est une création humaine qui se retourne contre lui aujourd’hui.


http://www.marianne2.fr/Portugal-c [...] 04784.html

 


Quant on sait que les Banques espagnols ont massivement prêtées au Portugal, il y a le feu a la maison. Si l'Espagne tombe l'Europe coule. La haute finance Européenne essai de calmer les marchés en distribuant maladroitement et hypocritement des bons points à l'Espagne , mais ce n'est qu'incantatoire, et ils croisent les doigts.

 

D'ailleurs qui contrôle quoi aujourd'hui ? On a l'impression d’être dans une voiture folle avec un chauffard au volant qui a l'accélérateur bloqué et plus de freins.  :o


Message édité par Profil supprimé le 09-04-2011 à 14:05:35
n°26104325
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 09-04-2011 à 14:06:00  profilanswer
 

Ouh les méchants traders qui empêchent le Portugal de s'endetter encore plus !


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°26104364
Profil sup​primé
Posté le 09-04-2011 à 14:15:57  answer
 

radioactif a écrit :

Ouh les méchants traders qui empêchent le Portugal de s'endetter encore plus !


 
 Toujours la même rengaine  :sleep:  :sleep:  
 
Vous en avez pas marre de défendre l'indéfendable  plutôt que de regarder la réalité en face. Ça devient pénible....

n°26104379
Profil sup​primé
Posté le 09-04-2011 à 14:19:58  answer
 


Mon dieu, les banques ont osé se dire que le Portugal n'avait que peu de chances de rembourser sa dette s'il n'acceptait pas d'aide, quelle défiance, c'est vraiment ODIEUX :sleep: Chacun sait que le Portugal allait super bien (pareil pour la Grèce et l'Irlande, d'ailleurs), ce sont les banques qui font croire que le déficit est élevé et que la situation n'est pas bonne.

 

Ta lecture est, comme toujours, à côté du problème.

 

C'est du même ordre d'idée que le machin que tu nous avais posté à coups de "l'entreprise allait très bien, on l'a forcée à faire faillite" parce que les banques ont fait jouer les conventions dans leurs prêts (comme si la boîte n'avait pas été contente d'avoir un prêt à taux plus faible en acceptant la présence de conventions :o).

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 09-04-2011 à 14:23:13
n°26104461
starwaste
WYSIWYG
Posté le 09-04-2011 à 14:34:02  profilanswer
 

Les banques et la finance accusent les Etats alors qu'ils se nourrissent de ceux ci :
 
La finance est parasitaire et dois disparaître sous la forme que nous connaissont : Elle nous tue tous petit à petit au profit d'une poignée de gens qui s'en sortiront toujours sur cette foutue planète...
 
Décote d'un Pays entier : Depuis quand les États sont ils aussi fragiles devant des institutions "virtuelles" ?
 
Surement depuis que la finance tiens les Etats par les Couilles.
 
Une entreprise peut être rentable économiquement et pas assez rentable financièrement (ça c'est l'aspect "arbitraire" et ultra subjectif des actionnaires court termistes)
 
Il faut simplement autoriser certaines actions avec des seuils de rentabilité maxi et quelques règles : Une action avec un "motif" (actionariat de long terme, court terme...) avec des proportions de quantités d'actions en fonction des types d'actionnariat (le requin serait minoritaire dans les boites et donc n'influerait quasi pas l'entreprise dans la réalité)...
 
Pour éviter que les gens qui achètent les actions et les revendent en vitesse en maxant le profit ne parasitent et ne perturbent la santé réelle d'une entreprise :
 
Peu d'actionnaires = peu de notoriété = moins de prets = moins de rentabilité économique , financiere (plus dur donc moins performant)
 
C'est la mm chose avec les obligations pour les Etats : Cercle vicieux spotted !!!
 
rumeur "l'espagne c'est la ruine elle remboursera jamais "= baisse des cours = Espagne coulée  :lol:  
 
L'autoréalisation dans toute sa laideur.


Message édité par starwaste le 09-04-2011 à 14:40:27

---------------
Vaincre ou Périr Être aussi exigent envers soi qu'envers les autres Socialo economico méritocrate républicain en devenir La plupart des gens veulent survivre ou vivre : Moi je veux bien vivre
n°26104494
Profil sup​primé
Posté le 09-04-2011 à 14:39:42  answer
 


 
De mieux en mieux, et dire que tous ces pays Irlande, Grèce, Espagne, Portugal étaient il n'y pas 3 ans les porte drapeau d'un néolibéralisme triomphant  [:debeman]  
 
Mais cracher sur ce qu'on adorait hier est commun a beaucoup d'adorateurs du veau d'or  :o  
 
«Si la dette espagnole est attaquée, le fonds européen s'effondrera»
 

n°26104609
Betcour
Building better worlds
Posté le 09-04-2011 à 15:00:40  profilanswer
 


Mais tu fume quoi exactement pour raconter des anneries pareille ? :D
La Grêce, le pays où toutes les professions sont réglementées, modèle libéral  [:power600]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26104645
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 09-04-2011 à 15:08:40  profilanswer
 

En tout cas ils échappent facilement aux impôts...


---------------
Horse_man
n°26104782
Profil sup​primé
Posté le 09-04-2011 à 15:39:17  answer
 

Le portugal n'est pas specialement liberal (Socrates est socialiste, non?) et de toute maniere je ne vois pas le rapport.

 

Le portugal demande l'aide de l'UE parce que les banques ne veulent plus lui preter. Et ce parce qu'il est en difficulte, et que lui preter maintenant c'est prendre un sacre risque.

 

Pretendre que l'etat Du pays est la faute des banques parce qu'elles ont refuse de preter afin que le Portugal puisse continuer a payer ses dettes, ca n'a aucun sens.

 

Si le Portugal allait si bien que ça, elles se precipiteraient pour preter a ces taux.


Message édité par Profil supprimé le 09-04-2011 à 15:40:41
n°26104816
Camelot2
Posté le 09-04-2011 à 15:46:25  profilanswer
 

Citation :

voilà que la BCE augmente ses taux, ce qui au final coutera plus cher aux finances publiques européennes, qui abondent virtuellement le FES. Et au final cela profite… aux investisseurs financiers.


 
lol.
 
La BCE baisse ses taux : ça profite aux financiers ("4%-1% = 3% de marge" ), c'est odieux!
La BCE augmente ses taux: ça profite aux financiers, c'est odieux!
 
Ce topic est merveilleux.  :D

n°26106169
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 09-04-2011 à 20:15:37  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

voilà que la BCE augmente ses taux, ce qui au final coutera plus cher aux finances publiques européennes, qui abondent virtuellement le FES. Et au final cela profite… aux investisseurs financiers.


 
lol.
 
La BCE baisse ses taux : ça profite aux financiers ("4%-1% = 3% de marge" ), c'est odieux!
La BCE augmente ses taux: ça profite aux financiers, c'est odieux!
 
Ce topic est merveilleux.  :D


 
Oui, c'est un peu Bouvard et Pécuchet qui découvrent l'économie. On pourrait en sourire si cela n'avait pas de tragiques conséquences...

n°26107092
docmaboul
Posté le 09-04-2011 à 22:42:40  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Y a des sujets comme ça dont on ne regrette pas (ou...pas) leur caractère de running gag : le rôle des intérêts dans la formation de la dette de l'Etat et le rétablissement de la monnaie gratuite par la BCF, la stabilité dans le temps de la part de la VA accordée aux salaires, et maintenant la manipulation des chiffres par l'Insee. On tient notre triade diabolique, le secret pour provoquer la fin du monde sans l'aide des mayas, l'explication la plus rationnelle pour l'existence et la prolifération des francs-maçons, entre autres...


 
en parlant de ça, poil@ ne participe plus? :??:

n°26107273
Profil sup​primé
Posté le 09-04-2011 à 23:12:16  answer
 

Betcour a écrit :


Mais tu fume quoi exactement pour raconter des anneries pareille ? :D
La Grêce, le pays où toutes les professions sont réglementées, modèle libéral  [:power600]


 
 
Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière. — Michel Audiard    :o


Message édité par Profil supprimé le 09-04-2011 à 23:14:53
n°26109780
Profil sup​primé
Posté le 10-04-2011 à 11:43:25  answer
 

Citation :


Les Islandais rejettent l'accord Icesave

 

Le "non" l'a emporté pour la deuxième fois en Islande lors d'un référendum sur l'accord conclu par le gouvernement pour rembourser la Grande-Bretagne et les Pays-Bas à la suite de la faillite de la banque en ligne Icesave en 2008.

 

"La pire option a été choisie. Le vote a coupé le pays en deux", a réagi le Premier ministre, Johanna Sigurdardottir, à l'antenne de la télévision publique, tard samedi soir.

 

Après dépouillement d'environ 169.000 bulletins de vote, le "non" est en tête avec près de 60% des suffrages, selon les derniers résultats officiels relayés dimanche matin par la télévision islandaise et portant sur cinq des six circonscriptions électorales.

 

L'Islande compte 230.000 électeurs et on ignore le taux de participation à cette consultation.

 

Les électeurs de l'île étaient appelés à se prononcer sur un accord portant sur 3,5 milliards d'euros, la somme déboursée par Londres et Amsterdam pour indemniser leurs ressortissants ayant déposé de l'argent sur la banque en ligne gérée par Landsbanki, un des trois établissements du pays emportés par la crise financière.

 

Le gouvernement islandais assurait que le nouvel accord Icesave avait été mieux négocié qu'un autre arrangement rejeté par un précédent référendum en mars 2010, mais la population refuse d'être mise à contribution pour la faillite de banques jugées irresponsables.

 

"J'ai conscience que cela va certainement nous affecter sur le plan international mais cela vaut le coup de prendre position", soulignait Thorgerdun Asgeirsdottir, une barmaid de 28 ans, rencontrée à la sortie d'un bureau de vote.

 

Cette victoire du "non" constitue indubitablement un revers pour la coalition de centre gauche qui gère le pays depuis la crise de 2008.

 

Johanna Sigurdardottir, qui avait souligné les risques d'une victoire du "non" pour l'économie islandaise, n'a pas dévoilé ses intentions quant à une éventuelle démission de son gouvernement. "Nous devons tout faire pour éviter un chaos politique et économique après ce résultat", a-t-elle dit samedi soir.

 

DÉCEPTION EN GRANDE-BRETAGNE ET AUX PAYS-BAS

 

Avec le rejet de l'accord, le dossier Icesave devrait se retrouver devant une cour européenne, une solution qui pourrait coûter davantage au pays, assurent des économistes.

 

La Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont fait part de leur déception face à un résultat qui, selon le ministre néerlandais des Finances Jan Kees de Jager, n'est "bon ni pour l'Islande, ni pour les Pays-Bas".

 

"Le temps des négociations est terminé, l'Islande demeure dans l'obligation de rembourser, la question relève désormais des tribunaux", a-t-il ajouté dans un communiqué.

 

"Nous respectons naturellement la volonté du peuple islandais sur ce sujet et nous allons devoir à présenter discuter avec nos partenaires internationaux (...) Il semble désormais que ce processus finira devant les tribunaux", a réagi de son côté le ministre britannique du Budget, Danny Alexander, au micro de la BBC.

 

Le gouvernement islandais et les économistes faisaient valoir qu'un règlement du dossier Icesave aurait permis à l'Islande de revenir sur les marchés pour financer son économie, après l'expiration cette année du plan de sauvetage accordé par le Fonds monétaire international (FMI).

 

Le retour sur les marchés est une condition à la levée des contrôles sur les flux de capitaux.

 

Ces restrictions sur les flux de capitaux, imposées par les autorités pour prévenir une dégringolade de la couronne, la devise nationale, font que 465 milliards de couronnes (2,86 milliards d'euros), soit un quart du PIB islandais, restent entre les mains d'investisseurs étrangers, qui, pour la plupart, semblent vouloir s'en débarrasser le plus vite possible.

 

Avec Avril Ormsby à Londres; Jean-Stéphane Brosse, Bertrand Boucey et Henri-Pierre André pour le service français
http://fr.news.yahoo.com/4/2011041 [...] 5ae06.html

 

[:shay]


Message édité par Profil supprimé le 10-04-2011 à 11:43:55
n°26110092
Profil sup​primé
Posté le 10-04-2011 à 12:11:06  answer
 

Super pour les Islandais : l'affaire passera devant une cour de justice, et ça leur coûtera plus cher.

 

Ca serait vraiment super sympa qu'une banque étrangère fasse faillite, et que le gouvernement français doivent assurer les dépôts des Français à la place du pays où opérait la banque parce que ce pays a décidé d'accorder les actifs de la banque à ses citoyens et que les autres peuvent crever. Je suis sûr que zmed ferait des grands gestes de victoire.

 


Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 10-04-2011 à 13:28:28
n°26110191
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-04-2011 à 12:21:26  profilanswer
 

Petites réflexions sur la crise de la zone euro
 
1) Le spread OAT-Bund ne cesse d'augmenter (voir graphique sur cette page http://www.fairness-finance.com/j/ [...] -2011.html ) : cela signifie que les investisseurs considèrent que la dette française devient  plus risquée que la dette allemande. La phase de convergence entamée en 1999 est donc achevée : le système va entrer dans des turbulences graves.
 
2) Les taux français commencent donc à diverger des taux allemands. Le scénario grec se met en place : de 2001 à 2008, les taux grecs convergeaient vers les taux allemands. A partir de 2008, ils s'en sont écartés d'abord légèrement (phase 1), puis brutalement, débouchant sur la crise financière grecque actuelle (phase 2). La divergence OAT-Bund signifie que la France est déjà entrée dans la phase 1 : la phase 2, c'est pour 2012, 2013 ou 2014.
 
3) Il se passe ce que les économistes prévoyaient-craignaient lors de la mise en place de l'euro : le risque de passager clandestin. La mise en place de l'euro favorise en effet les stratégies de dérives budgétaires nationales, chacun se sentant autorisé à laisser filer son déficit, le surcoût en terme de hausse de taux d'intérêt étant dilué sur l'ensemble de la zeone euro et non plus sur le seul marché national. On peut ainsi avoir le beurre et l'argent du beurre : l'avantage du déficit public sans la contrepartie de hausse des taux. Mieux encore : beaucoup de pays ont vu leur taux d'intérêt fortement diminuer à l'occasion de leur entrée dans la zone euro. Ils bénéficiaient de la crédibilité de l'Allemagne, leader monétaire vertueux dela zone euro, et de la suppression du risque de dévaluation (les taux d'intérêt élevés sont souvent la compensation d'un risque de dévaluation future, risque qui disparaît avec la suppression des devises nationales). Les pays du Sud (les Pigs) mais aussi la France ont ainsi bénéficié d'un curieux paradoxe au cours des années 2000 : alors que leur endettement augmentait, ce qui normalement aurait dû entraîner une augmentation progressive des taux d'intérêt, le risque augmentant avec la montée de l'endettement, ces pays ont connu une baisse régulière des taux sur leur dette : la fameuse convergence avec les taux allemands évoqués plus haut. C'est ainsi que la France n'a jamais été aussi endettée (on approche les 100% du PIb) et que simultanément elle n'a jamais obtenu des taux d'intérêt aussi faibles : 2,6% sur les OAT à 10 ans. Une vraie incitation à s'endetter plus, et à financer par l'emprunt plutôt que par l'impôt la dérive des dépenses publiques. D'où le scénario français qui nous mène à la catastrophe prochaine : des dépenses publiques non contrôlées (+6% par an pour les dépenses sociales), financées par un emprunt pour l'instant indolore puisqu'obtenu à des taux historiquement bas (merci la crédibilité allemande derrière laquelle nous nous abritons, et merci aussi la création monétaire inouïe de la BCE, torrents de liquidités qui se déversent sur les marchés obligataires pour alimenter la bulle obligataire qui éclatera un jour, vers 2013 sans doute).
 
4) C'est pour éviter ce comportement de passager clandestin que la mise en place de l'euro s'est accompagnée de garde-fous budgétaires : les fameux critères de Maastricht plafonnant dettes publiques et déficits à 60% et 3% du Pib, contre lesquels les keynésiens n'ont pas eu de mots assez durs. On sait ce que valent ces garde-fous aujourd'hui : ils n'ont pas été respectés, les Etats sous la pression de leur opinion publique préférant laisser filer les dépenses publiques en les finançant à crédit plutôt que d'adopter des plans de rigueur impopulaires. Le scénario était écrit lors de la gestation de l'euro : il n'a pas fallu 10 ans pour qu'il se réalise.
 
5) En schématisant le cas français, avec une dette pesant 80% du Pib, et un intérêt de 2,6%, le service de la dette pèse 2% du PIb, soit un quart des rentrées fiscales actuelles. Mais des taux si bas ne peuvent durer : l'avenir est à la hausse des taux. La divergence des taux entre OAT et Bund en est le signe précurseur : c'est le début d'un scénario dont on connaît déjà l'issue (cf le cas grec). Autre indice : la remontée des taux de la BCE. D'où ce petit calcul sur un coin de table : quand les taux remonteront à 5% avec une dette pesant 100% du PIB, le service de la dette sera multipliée par 2,5 et pèsera 5% du Pib : c'est énorme. Cela promet pour sauver l'Etat de la faillite des mesures draconiennes de baisse des dépenses publiques et/ou d'augmentation des impôts.
 
6) Pour éviter ce scénario catastrophe, le gouvernement multiplie les effets d'annonce : le plan de réforme des retraites, le non remplacement d'un fonctionnaire sur 2, la fin du bouclier fiscal, la constitutionnalisation de l'équilibre budgétaire. Mais de telles promesses à la veille d'élections majeures sont peu crédibles : on ne gagne pas les élections en promettant du sang et des larmes. Et la dynamique des dépenses sociales (+6% par an), qui représentent plus de la moitié des dépenses publiques, risque de rendre inefficace à court terme ces mesures. La crise financière de 2013 (doublement du poids du service de la dette) semble inéluctable. Elle n'est pas la conséquence de spéculateurs moutonniers : c'est bien la crise de l'Etat-providence, que l'on en sait plus financer. Quand les dépenses sociales croissent au rythme de 6% par an alors que la croissance annuelle du Pib (donc des revenus) est de 1,5% depuis 20 ans, quand les dépenses publiques dépassent en 2010 56% du PIb, la  banqueroute n'est pas loin. Nous sommes en 1788.
 
7) Les solutions pour la France ne sont pas nombreuses : baisse drastique des dépenses publiques (au moins 5 points de Pib : on imagine le climat social que cela va générer quand le peuple s'apercevra que l'Etat ne peut honorer ses promesses), hausse de la fiscalité et des prélèvements sociaux (mais ils sont déjà élevés au regard des standards de l'OCDE), ou pression sur la BCE pour accepter une inflation de 4% par an pendant 10 ans (solution en apparence indolore mais qui fera beaucoup de dégâts : mais son côté indolore à court terme laisse à penser que ce sera le scénario retenu).
 
8) Pour ce qui concerne les Pigs, il est piquant de constater que les réticences de l'Allemagne à leur égard lors de la mise en place de l'euro se sont concrétisées. Outre le problème de passager clandestin inévitable dans le système euro tel qu'il a été conçu, la crise des pays des Pigs traduit le fait que la zone euro n'est pas une zone monétaire optimale : le système en l'état actuel ne peut perdurer (et là encore de nombreux économistes l'avaient prévu dans les années 90). Il n'y en a que trois solutions possibles pour en sortir :
- garder l'euro tel quel ; les ajustements se font alors au prix d'un chômage élevé dans certains pays (comme le Franc monnaie uniuqe en France s'est payée de chômage élevé en Lorraine ou dans le Nord-pas de Calais, puisqu'il n'existait pas de Franc lorrain, flamand ou artésien que l'on aurait pu dévaluer)
- ne conserver dans la zone euro que les pays ayant des conjonctures synchrones et formant grosso modo une zone monétaire optimale (Allemagne, Benelux, France) : en gros, l'Europe carolingienne. Les autres pays quittent l'euro : tout le monde, eux et nous, s'en portera mieux.
- combler le défaut d'optimalité de la zone euro en mettant en place un fédéralisme budgétaire, comme aux EU : çàd confier à Bruxelles un budget qui pèse plus que le 1% du Pib actuel. Mais aller vers 10 ou 15% de PIb de budget fédéral européen, c'est-à-dire confier à Bruxelles tout ou partie de la TVA par exemple, c'est poser la question démocratique et de la souveraineté nationale. Pas simple. Et pas sûr que les opinions publiques nationales acceptent ce saut vers plus de fédéralisme encore.

n°26110280
Betcour
Building better worlds
Posté le 10-04-2011 à 12:32:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Elle n'est pas la conséquence de spéculateurs moutonniers : c'est bien la crise de l'Etat-providence, que l'on en sait plus financer.


+1, je pense qu'on arrive à la fin de l'ère de l'état providence à l'européenne : les dépenses sociales financées à crédit vont toucher à leur fin, et il va falloir payer l'addition de 30 ans d'insouciance. La cigale ayant chantée tout l'été...
 
En attendant je suis bien embêté pour placer mes (modestes :o) économies. Les prochaines années vont être mouvementées et ce qui a l'apparence du roc n'a que la solidité du sable...


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26110347
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 10-04-2011 à 12:41:41  profilanswer
 

Met tout dans la pierre c'est du solide :o²


---------------
Horse_man
n°26110533
Profil sup​primé
Posté le 10-04-2011 à 13:16:11  answer
 

Black_Jack a écrit :

Met tout dans la pierre c'est du solide :o²


En plus, ça fait qu'augmenter de valeur ™

n°26110613
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-04-2011 à 13:31:19  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
en parlant de ça, poil@ ne participe plus? :??:


 
Zmed l'a remplacé :/


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°26110733
tom555
Posté le 10-04-2011 à 13:48:50  profilanswer
 


 
Et pourquoi le GVT français devrait assurer les français spéculateurs plaçant leur argent à l'étranger? Si j'ai bien compris les taux d’intérêts étaient nettement plus haut en Islande. Le passif des opérations financières privées foireuses a-t-il pour vocation à toujours être épongé par le contribuable?
 

mood
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Posté le   profilanswer
 

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