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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26055762
Profil sup​primé
Posté le 04-04-2011 à 22:29:02  answer
 

Reprise du message précédent :

Citation :

Une banque américaine a blanchi 380 milliards de dollars des cartels mexicains
 
Un géant bancaire américain, Wachovia, est au coeur d'un des plus gros scandales de blanchiment d'argent sale de tous les temps. 380 milliards de dollars issus du trafic de drogue seraient passés par ses succursales, en toute impunité. Une bombe à fragmentation balancée hier par le Guardian.
 
La banque a fait l'objet de poursuites judiciaires acharnées. Et comment ! En Mars 2010, en vertu de la loi américaine sur le secret bancaire, Wachovia et l'administration américaine ont signé un accord amiable, resté secret jusqu'ici : 110 millions de dollars d'amende pour avoir autorisé des transactions relatives à des trafics de drogue et 50 millions pour avoir échoué à surveiller les mouvements de capitaux utilisés pour le transport de 22 tonnes de cocaïne. Et... c'est tout ! Aucun dirigeant n'a jamais été inquiété à titre personnel.
 
Du "too big to fail" au "too big to jail"...
 
Pourtant, l'enquête a montré que Wachovia était au courant de ces petits trafics depuis 2004. Entre 2006 et 2007, la banque a même fait l'objet de 6000 à 7000 procédures de redressement, mais ça n'a pas eu l'air de gêner grand monde. "Un nombre absurde", selon Martin Woods, un employé londonien de la banque embauché pour lutter contre le blanchiment. Dans ces conditions, comment se peut-il que la direction n'ait pas eu "le sentiment que quelque chose allait très, très mal ?" Heinh, comment ? D'ailleurs, à plusieurs reprises, ce Woods a balancé des rapports incendiaires à sa hiérarchie, car le pot aux roses n'était finalement pas si difficile à mettre à jour... Mais ça n'a pas eu l'air de gêner grand monde.

Coke en stock

 
En mai 2007, suite aux pressions exercées par le ministère de la justice des États-Unis, Wachovia décide d'interrompre ses relations avec certains de ses bureaux de change mexicains. Mais plutôt que de lancer une enquête interne, comme le veut l'usage, la banque choisit de faire l'autruche. Un peu plus tard, les médias américains évoquent (timidement) l'affaire. Wachovia prend alors la lourde décision de cesser toutes ses activités au Mexique. Mais toujours pas d'enquête. Pire, en juin 2007, Woods apprend que ses alertes ont été volontairement cachées aux autorités américaines et britanniques. Et le trafic a pu continuer comme si de rien n'était...
 
C'est est trop ! Fin 2007, Martin Woods se retrouve dans les locaux de Scotland Yard. Là, il se rend compte que personne n'a encore pris la mesure du scandale. Alors il balance tout. C'est à ce moment là que tout bascule et les autorités américaines et britanniques ne lâcheront plus l'affaire.

Alors... pourquoi une si faible amende ? Pourquoi aucune action pénale ? Quelques indices :

 
- En janvier 2010, Antonio Maria Costa, directeur de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a déclaré que le plus gros de l'argent issu du trafic de drogue avait été sciemment blanchi par les institutions financières. Courant 2008, il a ainsi reçu la preuve que les profits de la criminalité organisée ont été "la seule source de liquidités" pour certaines banques au bord de la faillite. "Les prêts interbancaires ont été financés par l'argent du trafic de drogue et d'autres activités illégales... Il y a des signes qui indiquent que certaines banques ont été sauvées de cette façon" a-t-il déclaré. En clair, le trafic de drogue a participé à sauver l'économie mondiale.
 
- Robert Mazur, ancien responsable américain de la lutte contre les cartels sud-américains, a déclaré au Guardian que "beaucoup d'agents ont été déçus de voir un règlement" à l'amiable entre l'administration et Wachovia. "Mais, a-t-il continué, je sais qu'il y a eu des circonstances extérieures qui ont travaillé au profit de Wachovia, notamment le fait que le système bancaire américain était au bord de l'effondrement".
 
Le trafic de drogue serait-il l'opium des banques ?


 
http://www.lesmotsontunsens.com/un [...] ains-10218

mood
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Posté le 04-04-2011 à 22:29:02  profilanswer
 

n°26059200
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 10:39:38  answer
 


 
[:implosion du tibia]

n°26062223
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 14:50:47  answer
 

Citation :

POUVOIR D'ACHAT : le scandale des chiffres !
 
Dans la série "On ne nous dit pas tout !", voici encore une annonce de chiffres en trompe l'oeil, qui agace les Français au plus haut point. Selon une étude de l'Insee parue le 25 mars 2011 (ici version en PDF résumée), le pouvoir d'achat des Français aurait augmenté de 1,2%,en 2010 (après +1,6 % en 2009). Mesuré par unité de consommation, ce qui permet de le ramener à un niveau individuel moyen, il aurait augmenté de 0,4 % (après +0,8 %).
 
En moyenne sur 2010, Le taux d'épargne a quant à lui baissé de 0,4 point, pour s’établir à 15,8 %. Notons aussi au passage que au total, le taux de marge des entreprises (SNF, Sociétés Non financières) diminue de 0,5 point, à 29,3 % fin 2010.
 
Or, les Français ont majoritairement l'impression que leur pouvoir d'achat et leur niveau de vie en général s'est bien dégradé : d'après un sondage CSA pour '20 minutes' rendu public le 4 avril 2011 (résultats complets ici), une grande majorité de la population française (77%) estime que son pouvoir d'achat a diminué au cours des derniers mois.

Et ce n'est pas qu'une impression
quand on regarde la réalité des hausses des prix face aux revenus des ménages qui ont augmenté de 2,4% en valeur nominale en 2010 (1,2 après prise en compte de l'inflation basée elle-même su un indice global). Les prix ont beaucoup augmenté à la consommation, dans l'alimentaire notamment, comme l'a montré cette étude de l'association de consommateur CLCV et comme l'expliquait un article de La rédaction du Post, et ce n'est pas fini ! cette augmentation s'ajoutant à celle de la flambée des prix de d'électricité (+6,4% en un an, 30% annoncé sur prochaines années), du gaz (+16%), des carburants (+17,3%).

Il se trouve que ces hausses de prix touchent beaucoup plus
les ménages modestes et les classes moyennes que les plus favorisées, en proportion des revenus, car la structure de consommation des ménages est très différente selon les niveaux de revenus.
 
Il se trouve également que les hauts revenus ont beaucoup plus augmenté, notamment les revenus financiers (dividendes, plus-values, revenus immobiliers), en ligne avec la hausse des profits du CAC40 en 2010 (+85%, passant de 50 à 82 milliards d'euros) et des distribution de dividendes (40 milliards en 2010).
 
Conclusion : en moyenne l'Insee a probablement raison, le pouvoir d'achat par unité de consommation s'est accru de 0,4% mais c'est la hausse de pouvoir d'achat d'une minorité des plus riches qui compense une baisse notable du pouvoir d'achat des plus défavorisés et des classes moyennes !

Il faut exiger la transparence des chiffres. Demandons que l'Insee fournisse des chiffres par classe de revenu ! Bien sûr c'est plus difficile à faire car cela nécessite une analyse plus fine que la compilation macroéconomique des chiffres globaux de la comptabilité nationale. Il faudrait d'une part reprendre les données d'évolution des revenus par classe de revenu, différencier les revenus salariaux ou des professions commerçantes et libérales des revenus purement financiers, d'autre part les mettre en regard pour chaque classe d'une structure de consommation moyenne (part des dépenses contraintes de loyer (ou crédit immobilier), d'électricité, de gaz, de carburant/ transport, de téléphonie-internet,d'équipement, d'habillement, de loisir,...), chacune des rubriques étant soumise à une évolution de prix, ce qui permettrait de calculer un taux d'inflation par budget et donc un pouvoir d'achat réel moyen par classe de revenu.
 
C'est possible. Exigeons-le !


 
http://www.lepost.fr/article/2011/ [...] ffres.html

n°26066218
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 20:25:33  answer
 


C'est vraiment un scandale, il faudrait changer la définition de moyenne, parce que merde ça ne colle pas à ma situation à moi!

 


T'as raison mon gars, exige, écris un truc sur le Post, et ensuite tu feras trois secondes de recherche:

 

http://www.insee.fr/fr/themes/indi [...] _categ.htm

 
Citation :


Indice des prix à la consommation

 
  • Selon l'âge de la personne de référence du ménage  
  • Selon que le ménage est propriétaire ou locataire de son logement
  • Selon le revenu
  • Selon le niveau de vie
  • Selon la catégorie socio-professionnelle de la personne de référence du ménage  
  • Selon la composition du ménage  Télécharger au format pdf 130 Ko
  • Selon la taille de la commune de résidence
  • Selon la région d'habitation (zone d'étude et d'aménagement du territoire)


Sérieux quoi, avant d'aller copier-coller n'importe quoi, ça coûte quoi de se renseigner ?

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 20:27:45
n°26066642
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 21:03:06  answer
 


 
 
 
N'importe quoi  :pfff:  :pfff:  
 
1 - Déjà si tu regarde bien ces tableaux ils ne font qu’appuyer le propos de l'article
2 - L'article parle de cette étude  que tu fais semblant de pas voir ---> http://insee.fr/fr/indicateurs/ind [...] /RD104.pdf
 

Citation :

pas besoin de faire de grand discours, pour comprendre, que si :
 
- on augmente le salaire, d’un couple, propriétaire de son logement, qui gagne à eux deux, 4 500€ de seulement 1,5 %, soit de 67,50€ par mois, soit de 810€ par AN
 
leur pouvoir d’achat augmente.
 
- si tu augmentes de 1,5% le RSA d’un célibataire, qui gagne 404,88€ soit de 6,07€ par mois, soit de 72,84€ par AN, lui c’est archi certain, que son pouvoir d’achat va baisser GRAVE.
 
en augmentant les 2 foyers de 1,5%
le foyer le + aisé, gagne 10 FOIS + que le foyer pauvre...
 
et le riche subira BIEN MOINS les augmentations contraintes :
 
- il n’aura pas un LOYER qui augmente
- il aura un logement bien isolé, le pauvre + de chance d’avoir un logement mal isolé, donc de + grosses factures EDF.
 
exemple : conso EDF pour le pauvre 90€ par mois soit 1080€/an
edf augmente de disons 5% soit 4,50€ de + par mois soit 54€ an
son loyer de 450€ augmente de 1,5%, soit 6,75€/mois soit 81€ par an
 
augmentation revenu : 42,84€ / an
augmentation EDF et loyer : 81 + 54 = 135€ / an
 
135€ - 42,84€ = 92,16€ de perte de pouvoir d’achat pour le pauvre, un mois de bouffe.
 
le riche :
conso EDF 60€ ( logement bien isolé ) soit 720€/an
augmentation EDF 5% soit de 3€ par mois, soit de 36€ par an.
 
augmentation revenus : 810€
augmentation edf 36€
 
810€ - 36€ = 774€ d’augmentation du pouvoir d’achat.


 
 
3 -  Tu penses sincèrement que le pouvoir d'achat des français a augmenté en 2010 ?  [:bledi51]  
 
Mais continuez a prendre les gens pour des cons avec des études statistiques qui ne font que noyer le poisson.  
 

n°26066904
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 21:24:56  answer
 

Citation :

Un Français sur trois pense à réduire ses dépenses d'alimentation

 


Entre des pommes en vrac, et des pommes emballées, le prix varie du simple au double. Le prix de l'emballage.

 

Quatre ans après l’élection d’un «président du pouvoir d’achat», les frais quotidiens continuent de grimper. A tel point qu’ils pensent réduire leurs dépenses de base: le chauffage, le carburant et même l’alimentation pour un tiers d’entre eux. C’est ce que révèle un sondage CSA/20Minutes, alors que l’Insee annonçait la semaine passée que le pouvoir d’achat avait… augmenté de 1,2 % en 2010.

 

«Avec les dépenses alimentaires, on touche au quotidien, à ce qu’il y a de plus vital», estime Jérôme Sainte-Marie, directeur de CSA. «Un tiers des Français qui réduit ce budget-là, c’est la preuve d’un malaise profond.»

 

« Un sentiment de déclin »

 

Pour cet analyste, les Français vivent «depuis deux ou trois ans» dans «un sentiment de déclin». Le pétrole, l’énergie, la nourriture deviennent des sources d’angoisse. Beaucoup de foyers vivent même « avec une double peur : celle de la pénurie, et celle des prix qui montent ». Pour les Français, les causes de la baisse du pouvoir d’achat sont multiples: passage à l’euro (37 %), hausse du prix des matières premières (36 %), salaires qui n’augmentent pas assez (36 %) «Ils ne désignent pas de coupable particulier», estime Jérôme Sainte-Marie. «Mais les hommes politiques sont devenus les paratonnerres de leur colère.» En 2012, le pouvoir d’achat pourrait bien jouer le premier rôle.

 


[b]L’insee, des chiffres en décalage

 

A contre-courant du ressenti des Français, l’Insee
avait annoncé le 25 mars dernier que si le pouvoir d’achat avait ralenti en 2010, il avait tout de même augmenté (+ 1,2 %). Ce décalage apparent s’explique par l’approche globale de l’Insee, où la hausse des très hauts revenus compense la baisse des revenus «moyens».

 

http://www.20minutes.fr/article/70 [...] imentation

 

L'Insee s'est plus fort quoi !!!

 

Même l'article reprendre les principes qui  font qu'on prend les français sont des cons "Ont le sentiment" sous entendu  que c'est pas une réalité seulement un rêve éveillé .  [:bledi51]

 

T'as juste fermer ta gueule, dieu a dis t'es plus plus riche en 2010. Et gare a celui qui contredit dieu, les chiens de garde veillent !!!!

 


Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 21:38:21
n°26066954
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 21:28:02  answer
 


Non mais de quoi tu parles ? Je dis juste que le mec fait tout un post pour demander à l'INSEE de publier des indicateurs parce que c'est un scandale et gnagnagna alors que ces indicateurs sont publiés, et qu'au passage il se plaint parce que dans la moyenne, on compte aussi les hauts revenus (t'as raison mon gars, faudrait les exclure, mais bon, à ce moment là c'est plus le pouvoir d'achat moyen en France mais juste le pouvoir d'achat moyen d'une catégorie de la population).

 

C'est pas la première fois que des gens se plaignent parce qu'ils ne comprennent pas que leur cas particulier n'est pas la moyenne, et que l'INSEE n'est pas là pour ne parler que de leur cas à eux.

 

Ouais, le pouvoir d'achat moyen en France augmente. C'est tout. Si ça te pose un problème qu'on ne définisse pas le "pouvoir d'achat moyen" comme "le pouvoir d'achat des 5 premiers déciles de revenus", ben mon gars on n'y peut rien. On va pas changer la définition de moyenne juste parce que t'es infoutu d'en comprendre le sens.

 

Une moyenne, c'est une moyenne. Pas besoin d'un PhD en stats pour comprendre que ça peut cacher des disparités (et c'est justement pour ça que l'INSEE propose des enquêtes globales ET des enquêtes plus granulaires).

 

"Mon prof a dit que la moyenne de classe baissait, c'est n'importe quoi, moi avec mes trois potes on a des meilleures notes"  :sleep:

 

Si tu penses que les études statistiques sont "fausses", t'as le droit de le prouver, mais ça n'est pas en ne comprenant pas le sens du mot "moyenne" et en reprochant à l'INSEE de ne pas publier des données alors qu'elle les publie que tu vas convaincre grand monde.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 21:37:14
n°26067084
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 21:37:34  answer
 

 

Entre dire qu'elles sont fausses au lieu de TROMPEUSES il y a gouffre. On parfaitement avoir des études exacts mais qui ne reflète en rien la réalité. D'ailleurs l'Insee le montre tous les jours.

 

On est avec les statistiques exactement dans le même cas que les sondages . On nous décrit une réalité trompeuse , qui n'a qu'un but manipuler l'opinion.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 21:46:35
n°26067099
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 05-04-2011 à 21:38:41  profilanswer
 

PArce que les Français pensent que leur pouvoir d'achat a baissé, alors il a baissé. Sacré argument.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°26067133
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 21:40:27  answer
 


Les enquêtes sont trompeuses que pour ceux qui ne comprennent pas que lorsqu'on parle de moyenne, ça peut ne pas refléter chaque cas particulier, et qui ne savent pas faire une conne de recherche sur leur site pour trouver des données plus granulaires (pardon : "moins trompeuses" ).

 

1. L'INSEE publie des enquêtes granulaires, par revenus, par type de ménage, niveau de vie, etc...
2. L'INSEE publie aussi des enquêtes globables, qui comme leur nom l'indique sont globables, ce qui veut dire qu'on ne va pas s'amuser à enlever une partie de la population sous prétexte que du coup, ça ne reflète pas ta situation.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 21:42:07
mood
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Posté le 05-04-2011 à 21:40:27  profilanswer
 

n°26067228
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 21:46:09  answer
 


 
 
 :sleep:  :sleep:  :sleep:  
 
Continuez, mais plus personne n'est dupe des magouilles gouvernementales via les sondages et les stats pour nous la mettre bien profond http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSwbtPIdlrnv_wXt9HTTyRBUteQdE97WO-z0ETmn-3fJ3B1UenmIA

n°26067301
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 21:50:48  answer
 


Puissante argumentation.

 

Résumons :

 

Quand l'INSEE parle de pouvoir d'achat moyen de tous les Français, elle inclut tous les Français dans l'étude et en calcule le pouvoir d'achat moyen, c'est un scandale.

 

Elle ne devrait pas avoir le droit de parler de ça, elle ne devrait avoir le droit de ne parler QUE du pouvoir d'achat moyen des 5 premiers déciles de revenus, et appeler ça "pouvoir d'achat moyen des Français". Là, ça ne serait pas "trompeur".

 

L'INSEE devrait aussi faire des enquêtes sur des sous-catégories de la population. Le fait qu'elle le fasse déjà et que ces enquêtes et les données brutes soient sur son site ne devrait pas être un frein à la demande légitime de ces enquêtes.

 

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 21:53:20
n°26067343
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 21:53:23  answer
 


 
ET que dit l'article que tu traites de débile  :heink:  :heink:  :heink:  
 

Citation :

Conclusion : en moyenne l'Insee a probablement raison, le pouvoir d'achat par unité de consommation s'est accru de 0,4% mais c'est la hausse de pouvoir d'achat d'une minorité des plus riches qui compense une baisse notable du pouvoir d'achat des plus défavorisés et des classes moyennes !
 
Il faut exiger la transparence des chiffres. Demandons que l'Insee fournisse des chiffres par classe de revenu ! Bien sûr c'est plus difficile à faire car cela nécessite une analyse plus fine que la compilation macroéconomique des chiffres globaux de la comptabilité nationale. Il faudrait d'une part reprendre les données d'évolution des revenus par classe de revenu, différencier les revenus salariaux ou des professions commerçantes et libérales des revenus purement financiers, d'autre part les mettre en regard pour chaque classe d'une structure de consommation moyenne (part des dépenses contraintes de loyer (ou crédit immobilier), d'électricité, de gaz, de carburant/ transport, de téléphonie-internet,d'équipement, d'habillement, de loisir,...), chacune des rubriques étant soumise à une évolution de prix, ce qui permettrait de calculer un taux d'inflation par budget et donc un pouvoir d'achat réel moyen par classe de revenu.
 
C'est possible. Exigeons-le !

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 21:53:39
n°26067366
Camelot2
Posté le 05-04-2011 à 21:54:40  profilanswer
 


 
 
 
 
Bel effort, mais c'est zmed en face... :D


Message édité par Camelot2 le 05-04-2011 à 21:55:27
n°26067382
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 05-04-2011 à 21:55:28  profilanswer
 

L'Insee étudie aussi la pauvreté et la précarité hein, si tu te refuses à interpréter les chiffres alors qu'on te donne tout l'arsenal libre à toi.


---------------
Horse_man
n°26067388
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 21:55:48  answer
 


En fait, t'as toujours pas compris que les chiffres en question, l'INSEE les fournit, on les trouve ici.

 

T'es surpuissant. Y'a pas d'autre mot.

 
Camelot2 a écrit :

 

Bel effort, mais c'est zmed en face... :D


Merci de compatir :D Un vrai culbuto. Tu lui démontres par A+B que ce qu'il reproche à l'INSEE de ne pas publier est en fait publié, et il répète son message.

 

Je me demande comment font ses proches [:ddr555]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 21:59:06
n°26067592
otobox
Posté le 05-04-2011 à 22:08:07  profilanswer
 

radioactif a écrit :

PArce que les Français pensent que leur pouvoir d'achat a baissé, alors il a baissé. Sacré argument.


Moi, je ne pense pas que mon pouvoir d'achat a baissé depuis deux ans, je le sais. Mes comptes peuvent le prouver. A chaque poste de dépense, en pourcentage de mon salaire, ils prennent de plus en plus d'importance. C'est pas une impression, c'est mesurable.
Bien sûr, je ne suis pas le français moyen, le français étalon, mais je le constate froidement en calculant les ratios factures EDF/salaire, factures assurances/salaire, budget bouffe/salaire, carburant/salaire etc.
Avant où j'allais chez Carrouf faire mon plein de bouffe pour 100 euros la semaine, aujourd'hui je vais chez Lidl faire mon plein de bouffe pour 70 euros pour équilibrer mon budget. Alors que j'ai été augmenté cette année (contrairement à l'an passé).
Je sais que mon pouvoir 'achat à baissé, c'est un fait, pas une impression. Et on est nombreux, très nombreux à l'avoir constaté.
 
Et dire que je peux avoir autant avec 100 euros chez Carrouf avec 70 chez Lidl, c'est de la connerie ! En regardant les étiquettes décrivant la composition des produits, je bouffe beaucoup plus de merdes qu'avant : la poudre de lait à remplacé le lait, les arômes artificiels ont remplacé le naturel etc.

n°26067596
Camelot2
Posté le 05-04-2011 à 22:08:21  profilanswer
 

A titre d'information, entre les deux déciles extrêmes de niveau de vie, on obtient 1.6335% d'évolution annuelle de l'indice des prix sur la période 1996-2009 pour le D1 contre 1.4223% pour le D10. L'ensemble est à 1.5228%.
 
Voilà voilà...Bon...de toute façon, les évolutions du niveau de vie par décile sont forcément présents quelque part sur le site.
 
Article débile Le Post-Agogovox relayé par Zmed, as usual.
 
 

n°26067611
Camelot2
Posté le 05-04-2011 à 22:09:28  profilanswer
 

otobox a écrit :


Moi, je ne pense pas que mon pouvoir d'achat a baissé depuis deux ans, je le sais. Mes comptes peuvent le prouver. A chaque poste de dépense, en pourcentage de mon salaire, ils prennent de plus en plus d'importance. C'est pas une impression, c'est mesurable.
Bien sûr, je ne suis pas le français moyen, le français étalon, mais je le constate froidement en calculant les ratios factures EDF/salaire, factures assurances/salaire, budget bouffe/salaire, carburant/salaire etc.
Avant où j'allais chez Carrouf faire mon plein de bouffe pour 100 euros la semaine, aujourd'hui je vais chez Lidl faire mon plein de bouffe pour 70 euros pour équilibrer mon budget. Alors que j'ai été augmenté cette année (contrairement à l'an passé).
Je sais que mon pouvoir 'achat à baissé, c'est un fait, pas une impression. Et on est nombreux, très nombreux à l'avoir constaté.
 
Et dire que je peux avoir autant avec 100 euros chez Carrouf avec 70 chez Lidl, c'est de la connerie ! En regardant les étiquettes décrivant la composition des produits, je bouffe beaucoup plus de merdes qu'avant : la poudre de lait à remplacé le lait, les arômes artificiels ont remplacé le naturel etc.


 
C'est mignon ce topic.  :o

n°26067675
otobox
Posté le 05-04-2011 à 22:14:56  profilanswer
 

Je sais que t'en a rien à foutre de ma personne et de mon cas perso, je ne rentre bien sûr pas dans tes sacro-saintes statistiques qui nivellent la société.
Mais curieusement, on est très nombreux ainsi, n'en déplaisent à tes chiffres... Et si un jour ça doit péter, tes statistiques, toutes aussi puissantes et détentrices de la Vérité ne pourront sauver ton système.

n°26067725
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 22:17:13  answer
 

otobox a écrit :

Je sais que t'en a rien à foutre de ma personne et de mon cas perso, je ne rentre bien sûr pas dans tes sacro-saintes statistiques qui nivellent la société.


Au contraire : tu rentres dedans, mais tu n'es pas le seul.

 
otobox a écrit :


Moi, je ne pense pas que mon pouvoir d'achat a baissé depuis deux ans, je le sais. Mes comptes peuvent le prouver. A chaque poste de dépense, en pourcentage de mon salaire, ils prennent de plus en plus d'importance. C'est pas une impression, c'est mesurable.
Bien sûr, je ne suis pas le français moyen, le français étalon


Non mais personne n'est "le Français étalon".

 

Aucune femme en France ne fait 1.7 enfants au cours de sa vie, pourtant c'est bien ça l'indice de fécondité. Je ne vais pas aller gueuler sur l'INSEE parce que mes parents ont eu trois enfants et moi et ma femme zéro.

 
otobox a écrit :


Mais curieusement, on est très nombreux ainsi, n'en déplaisent à tes chiffres...


Les chiffres ne disent pas le contraire (sauf pour les gens qui confondent moyenne et cas particulier, mais là ce n'est pas le problème de l'INSEE, juste un problème du lecteur).

 
otobox a écrit :


Et si un jour ça doit péter, tes statistiques, toutes aussi puissantes et détentrices de la Vérité ne pourront sauver ton système.


OK, il faut faire mentir les chiffres parce qu'ils ne vous plaisent pas, et que si l'INSEE persiste, méchante, à publier des données qui ne vous conviennent pas, ça va tout péter le système.

 


Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 22:22:39
n°26067794
Camelot2
Posté le 05-04-2011 à 22:21:14  profilanswer
 

otobox a écrit :

Je sais que t'en a rien à foutre de ma personne et de mon cas perso, je ne rentre bien sûr pas dans tes sacro-saintes statistiques qui nivellent la société.
Mais curieusement, on est très nombreux ainsi, n'en déplaisent à tes chiffres... Et si un jour ça doit péter, tes statistiques, toutes aussi puissantes et détentrices de la Vérité ne pourront sauver ton système.


 
Oui, voilà. "On est très nombreux"...Brrr...Ca me rappelle le "On en a gros" de Kaamelott.  :D

n°26067848
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 22:23:42  answer
 


 
 
 
Tu peux me  montrer tu les chiffres que tu veux, quant ils sont tronqués et biaisés dès le départ  ils ne servent pas a grand choses. ET c'est cela que pointe l'article "Il faut exiger la transparence des chiffres."
 
Exemple : donne moi la liste complète composant le "panier" de l'Insee

n°26067895
otobox
Posté le 05-04-2011 à 22:25:40  profilanswer
 


Franchement, j'en ai rien à foutre que ma femme ait fait qu'un seul enfant, au lieu d'en faire 2, 3, 4 ou 1,7.
On est 3 dans notre famille, en deçà des stats mais on en a rien à battre, on a aucune raison de protester.

 

Par contre, malgré ce que je peux gagner chaque mois, qui est beaucoup mieux que ceux que peuvent avoir d'autres dans ma configuration familliale, je vois que plus je bosse, plus je le fais pour payer le quotidien et que l'épargne pour les vacances ou les loisirs devient de plus en plus une peau de chagrin. On vit de plus en plus chichement, c'est clair et net. Et ça, je proteste !


Message édité par otobox le 05-04-2011 à 22:29:36
n°26067953
otobox
Posté le 05-04-2011 à 22:28:48  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

Oui, voilà. "On est très nombreux"...Brrr...Ca me rappelle le "On en a gros" de Kaamelott.  :D


Je ne vais pas te citer tous les noms de mes collègues qui sont dans le même cas que moi. Mais, bien sûr tu préfères te réfugier derrière les stats et les moyennes qui ne veulent au final pas dire grand chose.
C'est pas la première fois que tu me fais le coup, et c'est pas non plus la première fois que je te réponds lève la tête de tes chiffres et va respirer l'air extérieur : tu y trouveras un climat qui infirme ce que tes colonnes de chiffres veulent te faire croire.

Message cité 3 fois
Message édité par otobox le 05-04-2011 à 22:31:00
n°26068040
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 22:33:26  answer
 

otobox a écrit :


Je ne vais pas te citer tous les noms de mes collègues qui sont dans le même cas que moi. Mais, bien sûr tu préfères te réfugier derrière les stats et les moyennes qui ne veulent au final pas dire grand chose.
C'est pas la première fois que tu me fais le coup, et c'est pas non plus la première fois que je te réponds lève la tête de tes chiffres et va respirer l'air extérieur : tu y trouveras un climat qui infirme ce que tes colonnes de chiffres veulent te faire croire.


 
Le pire , il est Belge  mais parle au nom des français  :o

n°26068043
Camelot2
Posté le 05-04-2011 à 22:33:34  profilanswer
 

otobox a écrit :


Je ne vais pas te citer tous les noms de mes collègues qui sont dans le même cas que moi. Mais, bien sûr tu préfères te réfugier derrière les stats et les moyennes qui ne veulent au final pas dire grand chose.
C'est pas la première fois que tu me fais le coup, et c'est pas non plus la première fois que je te réponds lève la tête de tes chiffres et va respirer l'air extérieur : tu y trouveras un climat qui infirme ce que tes colonnes de chiffres veulent te faire croire.


 
Y a ptêtre aussi ton épicier au coin de la rue, n'hésite pas à lui poser la question.  :o  
 
Et zmed qui repart dans son discours habituel dont il connaît déjà les réponses. C'est beau.

n°26068065
Camelot2
Posté le 05-04-2011 à 22:34:43  profilanswer
 


 
En citant un type qui se croit "très nombreux" et utilise le "on" à toutes les sauces. Right.

n°26068076
otobox
Posté le 05-04-2011 à 22:35:21  profilanswer
 

otobox a écrit :


Je ne vais pas te citer tous les noms de mes collègues qui sont dans le même cas que moi. Mais, bien sûr tu préfères te réfugier derrière les stats et les moyennes qui ne veulent au final pas dire grand chose.
C'est pas la première fois que tu me fais le coup, et c'est pas non plus la première fois que je te réponds lève la tête de tes chiffres et va respirer l'air extérieur : tu y trouveras un climat qui infirme ce que tes colonnes de chiffres veulent te faire croire.


 
Edit: et je rajouterai que si les économistes font les même analyses que toi parce qu'il constatent que la moyenne augmentent sans prendre en compte que c'est parce que quelques nantis voient leur pouvoir d'achat exploser en contrepartie de la majorité qui voit le leur stagner ou diminuer, c'est pas étonnant qu'on va droit dans le mur.

n°26068147
Camelot2
Posté le 05-04-2011 à 22:39:40  profilanswer
 

otobox a écrit :


 
Edit: et je rajouterai que si les économistes font les même analyses que toi parce qu'il constatent que la moyenne augmentent sans prendre en compte que c'est parce que quelques nantis voient leur pouvoir d'achat exploser en contrepartie de la majorité qui voit le leur stagner ou diminuer, c'est pas étonnant qu'on va droit dans le mur.


 
T'as pas peur du ridicule pour me balancer ça.  
 

n°26068154
otobox
Posté le 05-04-2011 à 22:39:55  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
En citant un type qui se croit "très nombreux" et utilise le "on" à toutes les sauces. Right.


Mais bordel ! sors un peu ! va discuter avec les gens, les ouvriers, employés, les salariés, et vas leur expliquer que leur pouvoir d'achat a augmenté en moyenne et qu'ils sont plus riches qu'hier. Vas y !

n°26068168
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 22:40:48  answer
 

otobox a écrit :


Mais bordel ! sors un peu ! va discuter avec les gens, les ouvriers, employés, les salariés, et vas leur expliquer que leur pouvoir d'achat a augmenté en moyenne et qu'ils sont plus riches qu'hier. Vas y !


Mais bordel, essaie de comprendre que lorsqu'on parle de tous les français, on ne parle pas que des ouvriers.

 

Personne n'a dit que le pouvoir d'achat moyen des gens que tu cites augmente. C'est justement ce qu'on se tue à te dire depuis des pages: qu'il faut arrêter de confondre moyenne générale et moyenne de sous-catégorie.

 

Faut le dire en quelle langue ?

 

Au passage, l'INSEE n'est pas constitué de faux gens qui font des fausses statistiques sur la fausse vie de fausses personnes. C'est bien gentil de dire "sors un peu", mais le boulot du statisticien c'est de produire des données construites un peu mieux qu'en discutant au bar du coin.

 

Et c'est pas pour autant qu'il s'agit de fausses données.

 

Franchement ça fait des pages et des pages que vous reprochez à l'INSEE de faire un truc qu'elle ne fait pas, tout en faisant exactement ce que vous lui reprochez: ne pas prendre en compte toutes les données mais juste une partie.

 
otobox a écrit :


Franchement, j'en ai rien à foutre que ma femme ait fait qu'un seul enfant, au lieu d'en faire 2, 3, 4 ou 1,7.


Non mais t'as compris que c'était un exemple, pour indiquer qu'une moyenne n'est qu'une moyenne et peut ne pas correspondre à un cas particulier, tout en n'étant pas "fausse" ? On ne dirait pas, c'est inquiétant.

 


Tu peux bien sûr démontrer cette affirmation (ce qui signifie définir ce que sont des chiffres "tronqués" et "biaisés", et montrer que ceux de l'INSEE le sont autrement que par un smiley ou un "tout le monde le sait" ).

 


Non. Il demande l'évolution de l'IPC par revenu, et en trois minutes de Google je trouve cette évolution sur le site de l'INSEE.

 


Tu en trouves facilement la décomposition en COICOP, avec les poids : http://www.indices.insee.fr/bsweb/ [...] 0000000000

 


Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 22:50:04
n°26068212
Camelot2
Posté le 05-04-2011 à 22:43:05  profilanswer
 

otobox a écrit :


Mais bordel ! sors un peu ! va discuter avec les gens, les ouvriers, employés, les salariés, et vas leur expliquer que leur pouvoir d'achat a augmenté en moyenne et qu'ils sont plus riches qu'hier. Vas y !


 
Là tout de suite, il fait froid. Donc bon...

n°26068216
Volkhen
Posté le 05-04-2011 à 22:43:20  profilanswer
 

Sinon, il paraît qu'il vous serait possible de calculer les statistiques que vous souhaitez (par exemple la variation de pouvoir d'achat pour la population française ne faisant pas partie du dernier décile) à partir de ce que publie l'INSEE. Les chiffres ne seraient donc pas cachés, mais en faire quelque chose demanderait un effort plus gros que de copier-coller de la merde depuis Vomigorax.


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°26068231
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 22:44:33  answer
 

J'en remet une couche, vu que Camelot adore....

 

l'article n'est pas récent mais hélas bien d'actualité.

 
Citation :

Indice des prix de l’INSEE : les limites d’utilisation

 

Deux articles récents publiés dans Agoravox ont abordé le problème de l’indice des prix (1,2), véritable outil de mesure de l’augmentation du coût de la vie. Cet indice est aujourd’hui discuté car il ne semble pas refléter l’évolution perçue des prix et du pouvoir d’achat. Examen des données.

 

« Je n’y arrive plus », « Tout augmente », autant de phrases entendues ou dites par tous... Les causes sont multiples. Citons l’augmentation de certains prélèvements obligatoires, ou les nouveaux besoins des Français, par exemple en matière de téléphonie et d’internet, qui ont eu un impact fort dans leur budget. De même le passage à l’Euro et son coût réel devraient être examinés en regard des bénéfices tirés par les pays de la zone Euro en termes de stabilité économique. Enfin, la liberté des prix ne s’est pas révélée être toujours une bonne chose, car la concurrence n’est pas réellement garantie, et le consommateur reste démuni face aux nombre d’offres ou à la complexité des informations comparatives. Tous ces points ne seront pas discutés ici. En revanche, l’accusée principale reste une inflation, supposée être plus forte que celle mesurée par l’indice des prix de l’INSEE. Il est donc légitime de se pencher sur le mode de calcul de cet indice et sur des dérives constatées.

Un indice pour tous et pour personne

 

L’indice des prix est établi par le relevé de prix des produits et de services par les agents de l’Etat, transmis ensuite aux statisticiens de l’INSEE. Les statisticiens ont calculé un « panier » de consommation moyen, en tenant compte de différents paramètres affectant sensiblement ce panier, tels la composition du ménage (personne seule, couple mariée sans ou avec enfants, etc.), le lieu d’habitation (grandes villes, banlieue, province, campagne, dom ...). Une péréquation, fondée sur la structure globale des ménages, permet ensuite de calculer un indice moyen (3). Première constatation : l’indice publié est donc à la fois l’indice de tout le monde et celui de personne (4). Cette remarque, plusieurs syndicalistes et politiques se la sont faite. Thierry Breton est même allé jusqu’à proposer la publication de quatre indices (5), correspondant à différentes typologies de familles. Attendons de voir si ces bonnes paroles seront suivies d’effets.

Un secret bien gardé

 

Il est ensuite légitime de se pencher sur la composition du panier. Correspond-elle vraiment à ce que les ménages achètent ? L’INSEE (3) l’affirme. Cependant, là, nous abordons un des secrets les mieux gardés de la République. La liste des produits et services est indisponible sur le site de l’INSEE, fort instructif par ailleurs. De même, toute demande de communication de cette liste restera vaine (1). L’INSEE affirme que cette liste reste confidentielle pour éviter toute manipulation des prix de ces articles... Vu le nombre d’items vérifiés, plus de 200 000 par mois, compte tenu du fait que les comparaisons se font théoriquement dans le même magasin de mois en mois, cet argument ne tient pas vraiment.

 

De plus, des interrogations se font jour si l’on examine la composition moyenne de ce panier, composition qui est disponible (3). On constate par exemple que 10% de l’indice est constitué par des biens et services non référencés. On constate aussi que le logement représente en moyenne 13,6% des dépenses. Cette valeur prend-elle en compte le remboursement des intérêts des prêts immobiliers ? Selon nos informations, la réponse serait non. Se fonde-t-elle sur des relevés de loyers réels ou sur le coût de l’indice de la construction ? Mystère. En tout cas - il s’agit d’une illustration du fait que l’indice des prix est celui de tous et de personne - ce chiffre semble sous-évalué quand on connaît le niveau d’endettement des ménages (30% des revenus affectés au remboursement d’emprunt étant un cas fréquent), la charge que représentent les loyers, et la progression du coût de l’immobilier en général en France (de 10 à 20% en moyenne selon la FNAIM). Enfin, raisonnons par l’absurde. Si l’on divulguait cette liste, et si l’on retenait l’argument de l’INSEE, des pressions devraient se faire jour. Celles-ci ne peuvent que s’exercer à la baisse (on ne comprendrait pas qu’un magasin ou qu’un gouvernement soit fier d’augmenter les prix et tire avantage de cette publicité !), donc vers une modération de prix. Cela ne pourrait ainsi que bénéficier au consommateur. Dès lors, pourquoi s’en priver ? Et pourquoi cacher ce panier ?

Les hausses déguisées et invisibles

 

Autre problème lié au calcul de l’indice des prix : celui de l’indisponibilité d’articles ou leur remplacement par des produits non équivalents. Pour comprendre ce problème, il faut savoir que les agents de l’Etat ne relèvent que les prix des mêmes produits achetés aux mêmes endroits. La liste est réactualisée en revanche tous les ans. Il est très fréquent que des fabricants remplacent un emballage par un autre, le volume ou le poids d’un produit par un autre, entraînant une impossibilité de comparaison. Or, ces modifications sont souvent accompagnées d’une hausse très sensible du prix. Les fabricants arguent de leur côté d’un meilleur « service rendu » (meilleur bouchon, prise en main, etc.), mais ce point reste très discutable.

 

Des exemples de telles manipulations sont régulièrement donnés par le magazine Que-Choisir ? En voici quelques-uns pris au hasard : remplacement d’une cartouche d’imprimante par une autre, de la même marque mais contenant 40% d’encre en moins (6), adoucisseur textile en bidon de 750 ml comparé à la même marque mais en doses lessive, hausse de prix +83%, lessive en bidon d’1,5 comparée à la même lessive en dosettes, + 126% (7), etc. Curieusement, les produits les moins chers disparaissent des rayons ; la hausse y reste en revanche, toujours invisible pour l’INSEE puisque les produits ne sont plus comparables ! Ces hausses dissimulées concernent aussi la santé : des témoignages de lecteur de 60 Millions ou de Que Choisir révèlent que le prix de certains génériques est supérieur à celui des médicaments prescrits, et que le prix de médicaments « déremboursés » (donc a priori moins contrôlés) avait augmenté sur le même lieu de vente de 1000% (8) !

 

Certains services publics ont aussi eu recours à ces changements tarifaires statistiquement invisibles. Ainsi un aller-retour en TGV entre A et B qui coûtait 100 euros l’année dernière coûtera 125 euros cette année parce que l’horaire est passé de « période creuse » à « période de pointe ». De même, la Poste proposait l’année dernière des envois en « colieco » pour la France (moins de 500 g) à un peu plus de 4 Euros. Début janvier, le service a été supprimé, et remplacé par un colissimo à 5,10 euros. Augmentation de 15% au bas mot, complètement invisible pour l’indice des prix. Pourtant, pour le consommateur qui cherchera à aller de A à B, ou à envoyer un colis au tarif le plus intéressant, la hausse est réelle et sensible. Il est difficile d’estimer le montant de cette « dissimulation » d’augmentation, mais des enquêteurs de Que Choisir m’ont indiqué qu’elle représentait de 10 à 15% des produits répertoriés dans leurs études de prix. Une hausse moyenne de 50% sur ces produits, cas fréquent, implique donc une hausse cachée des prix de 5% environ... Cette impossibilité de comparaison n’est pas donc virtuelle. Elle a été confirmée à Agoravox par des agents de la DGCCRF, aussi impliqués dans le relevé des prix et des services. L’INSEE la reconnaît à demi-mot en parlant de produits et de services de qualité non équivalente (3).

Des prix furtifs, à géométrie variable

 

Un autre biais plus récent a été constaté dans la grande distribution, où de nombreux Français se fournissent en produits de consommation courante. Il s’agit de l’existence de divergences fortes entre les prix portés sur les linéaires (les rayons) et ceux facturés à la caisse. Ces différences sont dans 95% des cas favorables au magasin, et peuvent atteindre sur un produit donné plus de 40%. Le plus souvent, elles se limitent à environ 15 %, et deviennent difficiles à repérer. Point critique, ces hausses sont furtives et restent invisibles pour l’INSEE, puisque seul le prix affiché est enregistré ! Elles le sont aussi pour le consommateur. Il devient dès lors important de noter les prix des produits sur les produits eux-mêmes avant le passage en caisse. Dès lors, un retour à l’étiquetage individuel obligatoire des produits serait peut-être une bonne chose !

Un outil soumis à de fortes pressions

 

L’indice INSEE joue un tel rôle dans la vie économique du pays qu’il est tentant pour quelque gouvernement que ce soit, d’exercer des pressions sur les statisticiens de l’INSEE. Celles-ci ont été particulièrement fortes en 2004, ce qui a valu un certain nombre de mises au point de l’intersyndicale de l’INSEE. On pouvait lire sur un de leurs communiqués : Ce débat [sur la validité de l’indice des prix à la consommation] doit prendre place hors de la pression politique liée à la conjoncture immédiate et pour un autre indice (des prix en grandes surface), L’INSEE produit un indice dont il n’est pas très fier, eu égard aux pressions subies pour le réaliser (9)... On ne saurait être plus explicite.

 

Le véritable problème lié à l’indice des prix reste son utilisation dans le cadre social, puisqu’il sert de base à toutes discussions sur l’augmentation des salaires et des retraites, ou au réajustement des pensions alimentaires. Or l’indice des prix ne mesure pas le pouvoir d’achat des ménages. C’est bien là d’ailleurs la limite de son utilisation. Toujours d’après l’INSEE (3), ce pouvoir d’achat (mesuré par l’indice du même nom) n’augmente plus ou presque plus entre 2002 et 2004. Quant au niveau de vie, c’est-à-dire au revenu disponible des ménages par tête, il a baissé en 2002, 2003 et 2004, les chiffres pour 2005 et 2006 n’étant pas disponibles. En relation avec ce qui précède, le revenu des ménages a aussi baissé sur la même période. Nous étions fin 2004 sensiblement au même niveau qu’en 2001 ! Or sur la même période, la hausse des prix avoisinait 10%.

 

Le décalage fort qui existe entre indice INSEE des prix et inflation perçue est donc lié à trois facteurs au moins :

 

- le fait que l’indice des prix est un indice moyen qui correspond à tous et à personne ;

 

- des augmentations de prix et de services cachées pour les statisticiens de l’INSEE ;

 

- le fait que l’indice des prix ne mesure pas le pouvoir d’achat des ménages, celui-ci ressortant en baisse entre fin 2001 et 2004.

 

La perception qu’ont les Français de ce décalage correspond à un sentiment partagé. Ce décalage était d’ailleurs, dès 2003, à son plus haut niveau depuis 30 ans (10).

 

Références

 

1  Laurent Guerby. Inflation et transparence. Agoravox 2006.
    Url : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16006.
2  La taverne des poêtes. Pouvoir d’achat, entre fantasmes et réalités. Agoravox 2007.
    Url : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16992
3   Site de l’INSEE - Indice des prix
    Url : http://www.insee.fr/fr/indicateur/ [...] c_cons.asp
4 Florent Latrive, Tonino Serafini. L’indice Insee sur les prix en accusation.
    Libération 14 Décembre 2006.
5 Thierry Breton. Conférence de presse trimestrielle, 19 décembre 2006
    http://www.finances.gouv.fr/presse [...] 612191.php
6 Que-Choisir n°412, p15, 2004.
    Pas de quoi s’emballer, Que Choisir n° 423, p 48-52, 2005.
7 Que Choisir n°419, p 14, 2004.
8 http://cgtinsee.free.fr/dossiers/T [...] esprix.htm
9 Direction de la prévision. Ministère des Finances. Novembre 2003
10 http://www.minefi.gouv.fr/fonds_do [...] 118-20.pdf

 

http://www.agoravox.fr/actualites/ [...] -les-18251

 

Je devance vos objections par votre seul argument béton, indiscutable et irréfutable .   Un  article agoravox .... [:kzimir]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 22:51:20
n°26068270
otobox
Posté le 05-04-2011 à 22:46:50  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Là tout de suite, il fait froid. Donc bon...


Ben voilà, c'est avec ça que notre avenir est mis en boite : par des analystes économiques qui restent au chaud dans leur bureau. Trop frileux pour aller prendre la température dehors, et préférant faire confiance à lecture de leurs appareils de mesures qui sont complètement déréglés.

n°26068347
Camelot2
Posté le 05-04-2011 à 22:51:58  profilanswer
 


 
1.L'indice est aussi disponible par décile, type de ménage, âge,...Fail.
2.Changement de qualité du produit pris en compte et représente peanuts au niveau impact de l'évolution des prix.
3.Ce n'est pas le but de l'indice.
 
Ok...longue prose pour que dalle.
 
Au passage, un zoli document pour toi:
 

Citation :

L’indice des prix à la consommation
harmonisé et l’indice des prix
à la consommation national en
Belgique : principales caractéristiques
méthodologiques


 

Citation :

L’analyse se fonde sur l’indice des prix à la consommation
harmonisé (IPCH) pour deux raisons. D’une part, le calcul
de cet indice repose sur une méthodologie harmonisée
entre les différents États membres de l’UE, ce qui permet
une comparaison aisée des évolutions des prix.


 
http://www.nbb.be/doc/TS/Publicati [...] 008_H3.pdf
 
Une manipulation de l'indice serait donc dénoncée par les autorités européennes et visible au niveau des résultats européens(qui seraient fortement différent d'un pays voisin à l'autre).  
 
 

n°26068351
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 22:52:05  answer
 

otobox a écrit :


Ben voilà, c'est avec ça que notre avenir est mis en boite : par des analystes économiques qui restent au chaud dans leur bureau. Trop frileux pour aller prendre la température dehors, et préférant faire confiance à lecture de leurs appareils de mesures qui sont complètement déréglés.

 

Sérieux vous êtes infoutus de comprendre un concept de BASE (la MOYENNE), vous êtes infoutus de vous rendre compte que les données granulaires sont sur le site, et vous continuez à prétendre que les indicateurs sont "déréglés".

 

La fécondité en France, c'est déréglé, je connais PERSONNE qui ait 1.7 enfant.

 

Ils ne sont pas déréglés. Ils disent juste une situation MOYENNE, à un niveau GLOBAL.

 

MOYENNE.

 

GLOBAL.

 

MOYENNE CA VEUT DIRE QUE C'EST PAS CHAQUE CAS PARTICULIER.

 

GLOBAL CA VEUT DIRE PAS JUSTE LES OUVRIERS.

 

Sérieux si tu veux l'indice pour les ouvriers, ben tu ouvres la page de l'INSEE que j'ai linké, et tu te rends compte que tu trouves l'incice par profession du chef de famille, y compris les ouvriers.

 

http://www.insee.fr/fr/indicateurs/indic_cons/fcsp.pdf

 

Ouaaaaaaaaaaaaaaah, magique. L'INSEE s'est même intéressé aux ouvriers tavu.

 

Mais bon, tu vas encore me dire que c'est complètement déréglé, parce que c'est pas la situation des trois ouvriers que toi tu connais.

 

En fait l'INSEE devrait faire un indice par personne, et le publier. Sinon c'est déréglé, BENWAI.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 23:02:12
n°26068369
Camelot2
Posté le 05-04-2011 à 22:53:36  profilanswer
 

otobox a écrit :


Ben voilà, c'est avec ça que notre avenir est mis en boite : par des analystes économiques qui restent au chaud dans leur bureau. Trop frileux pour aller prendre la température dehors, et préférant faire confiance à lecture de leurs appareils de mesures qui sont complètement déréglés.


 
Mais ouais...on est un peu les ingénieurs de Fukushima de l'Insee.

n°26068640
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 23:10:44  answer
 

 


La réalité des salaires en "Statitsie" --->

 

salaire 1  > 800€
 
2 > 800€
3 > 900€
4 > 900€
5 > 950€
6 > 1000€
7 > 1000€
8 > 1200€
9 > 1500€
10  > 100.000€

 

La moyenne des salaires en Statitsie est de 10.905€. Sont riche statites  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 23:12:17
n°26068819
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2011 à 23:22:37  answer
 


T'as raison, faudrait dire que le salaire moyen est de 800€.

 

Ca serait faux, mais au moins ça contenterait les gens qui ne comprennent pas le mot "moyenne".

 

Ou alors, on pourrait découper la populations en plusieurs parties assez homogènes, et donner le salaire moyen pour chacune, et EN PLUS donner le salaire moyen global.

 

Ah mais attends, c'est pas un peu comme ce que fait l'INSEE avec le pouvoir d'achat ? [:dawa] Des indicateurs granulaires et des indicateurs globaux ? [:dawa]


Message édité par Profil supprimé le 05-04-2011 à 23:25:03
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