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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°25167294
patx3
Posté le 11-01-2011 à 11:47:45  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
 
Ils ont vécu toute leur vie en province et veulent passer leur retraite à Paris, c'est ça le problème !!! :pfff:
 
Le diplôme et les études sont toujours un élément essentiel pour sécuriser son emploi et pour vivre correctement mais de tous temps, le diplome n'est pas le meilleur moyen de s'enrichir. L'effet de levier s'est toujours obtenu par le capital et ce phénomène n'est pas nouveau.
 
Après que ce capital soit obtenu par l'immo, ou par l'entreprise, c'est un choix en fonction de ses compétences personnelles et du risque que chacun aura voulu prendre.
 
Mais sans prise de risque et sans effet de levier, il ne faut pas s'attendre à un retour sur investissement important, c'est la base de la finance ! :jap:

mood
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Posté le 11-01-2011 à 11:47:45  profilanswer
 

n°25167520
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 12:10:30  profilanswer
 
n°25167596
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 12:20:14  answer
 

n0name a écrit :

Mais lisez ce bouquin bourdel.
 
http://www.crisepublique.fr/


Comment explique tu que c'est pareil voir pire dans les pays qui n'ont pas cette politique publique [:tinostar]

n°25167605
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 12:21:22  answer
 

patx3 a écrit :


 
Ils ont vécu toute leur vie en province et veulent passer leur retraite à Paris, c'est ça le problème !!! :pfff:
 
 


Non ils finissent leurs carrière à paris nuance :o
 

Citation :

Le diplôme et les études sont toujours un élément essentiel pour sécuriser son emploi et pour vivre correctement mais de tous temps, le diplome n'est pas le meilleur moyen de s'enrichir. L'effet de levier s'est toujours obtenu par le capital et ce phénomène n'est pas nouveau.
 
Après que ce capital soit obtenu par l'immo, ou par l'entreprise, c'est un choix en fonction de ses compétences personnelles et du risque que chacun aura voulu prendre.
 
Mais sans prise de risque et sans effet de levier, il ne faut pas s'attendre à un retour sur investissement important, c'est la base de la finance ! :jap:


Je ne suis pas censé gérer ma carrière comme de la finance désolé... la vie n'est pas une question de "risque" ou de "retour sur investissement". Je bosse je crée de la valeur j'estime devoir être payé correctement en retour.


Message édité par Profil supprimé le 11-01-2011 à 12:22:00
n°25167664
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 12:28:48  profilanswer
 
n°25168207
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 13:25:55  answer
 

n0name a écrit :


 
Quel pays ?


Les prix des logement ont explosé partout en occident en particulier dans les grandes capitales, c'est le cas du Royaume Unis par exemple qui est pourtant un pays très "libérale".

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-01-2011 à 13:29:08
n°25168247
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 13:29:54  answer
 

Le prix des logements n'a pas connu la meme hausse qu'en France, c'est faux. Et de plus, il est redescendu plus fortement qu'en France depuis. C'est un marche volontairement fausse par les gouvernements qui souhaitent a tout prix se mettre les vieux dans la poche en leur donnant une illusion de richesse (l'evaluation du patrimoine, elle vaut peau de balle tant que tu n'as pas vendu).
Va te renseigner un peu sur le topic immo, tu trouveras toutes les donnees sans pb.

n°25168271
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 11-01-2011 à 13:32:14  profilanswer
 

Citation :

WikiLeaks dévoile aussi comment fut gérée la crise bancaire
 
Un câble diplomatique américain mettant en scène Mervyn King, le président de la Banque d'Angleterre, Robert Kimmitt, alors sous-secrétaire au Trésor américain, et Robert Tuttle, l'ambassadeur des Etats-Unis en Grande-Bretagne, a été divulgué par WikiLeaks.
 
Il montre ces acteurs s'accordant, le 17 mars 2008, sur un diagnostic de la crise : celle-ci, admettent-ils, a cessé dès l'été 2007 d'être une crise de liquidité pour devenir une crise d'insolvabilité généralisée du secteur bancaire.
 
Bien que largement partagé par les commentateurs de la presse financière à l'époque, ce sera cependant le diagnostic inverse que ces acteurs choisiront de présenter à l'opinion, position dont ils ne se départiront jamais.
 
Ce câble offre une réponse tardive à une question que l'on se posait alors, tant les décisions prises contrevenaient à celles qu'il aurait fallu prendre : les instances dirigeantes faisaient-elles preuve d'incompétence ou de rouerie ? La réponse est claire désormais : il ne s'agissait pas d'incompétence.
 
La dissimulation des faits avait pour seul objectif de justifier pourquoi, entre deux décisions possibles, c'était systématiquement la pire qui était prise.
 
Il ne s'agissait donc pas, comme on le constate parfois, d'une ruse paternaliste permettant de faire valoir l'intérêt général contre des intérêts particuliers mal avisés, non, il s'agissait de l'inverse : il fallait faire prévaloir l'intérêt particulier de la coterie à laquelle appartiennent ces preneurs de décisions contre l'intérêt général.
LA FACE CACHEE DES DECIDEURS
 
Il y a donc deux versants à l'information financière, dont le contenu est cependant le même : la face visible que l'on trouve dans les écrits de commentateurs sans responsabilité que sont les journalistes, chercheurs et autres blogueurs, s'exprimant au nom de l'intérêt général ; et la face cachée des décideurs, qui partagent la vision des premiers, mais en affirmant le contraire pour pouvoir mettre en application des mesures qui ne bénéficieront qu'au petit groupe de privilégiés dont ils font partie.
 
Il y eut une époque où des fonctionnaires intègres, empreints du sens de l'Etat, constituaient un rempart. Leur credo était précisément que leur intérêt particulier devait s'effacer devant l'intérêt général dont ils se considéraient les porte-parole et les défenseurs.
 
La pratique du lobbying a eu raison d'eux. C'est l'intérêt particulier qui trouve désormais accès aux instances supérieures pendant que l'intérêt général négligé languit dans les antichambres.
 
Les défenseurs des intérêts particuliers l'ont emporté, sous le prétexte - né au XIXe siècle à l'école de Vienne et grandi au département d'économie de l'université de Chicago - que l'intérêt général, même s'il existait, est impossible à définir, alors que les intérêts particuliers de ceux qui disposent des moyens de se faire entendre sont, eux, clairs.
 
La leçon du câble révélé par WikiLeaks est sans ambiguïté : il n'y a pas deux cultures financières, l'une faite d'incompétents chargés de présider à notre destin, l'autre faite de sages informant le public par les voies de la presse, de la radio et de la télévision, il n'y en a en réalité qu'une, faite d'hommes et de femmes compétents mais partagés : d'un côté, ceux qui veillent à la défense de leurs propres intérêts et qui ont accès aux manettes du pouvoir ; de l'autre, ceux qui dénoncent ce scandale et sont soigneusement maintenus à distance des centres de décision.


Source: http://www.lemonde.fr/idees/articl [...] _3232.html
 
On comprend pourquoi les puissants veulent la peau de Wikileaks.

Message cité 1 fois
Message édité par Vaulti le 11-01-2011 à 13:32:41

---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°25168277
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 13:32:53  answer
 


http://www.diagnostic-expertise.co [...] rre-31.php
A londres les prix sont monté bien plus haut qu'a paris.
Après oui en général la france étant un pays plus "socialiste" donc avec plus de mécanisme d'amortissement ça monte moins haut et ça redescend moins bas. Mais il est totalement trollesque de dire que les prix actuelles sont dût a l'action des états. la bulle immobilière c'est pas le PS qui l'a inventé  :whistle:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle [...] .A9es_2000

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-01-2011 à 13:35:47
n°25168304
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 13:34:56  profilanswer
 


 
Mauvais exemple, les lois foncières à Londres sont justement très proches des françaises.
 
http://www.objectifliberte.fr/2008 [...] tiale.html


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
mood
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Posté le 11-01-2011 à 13:34:56  profilanswer
 

n°25168323
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 13:36:43  answer
 

n0name a écrit :


 
Mauvais exemple, les lois foncières à Londres sont justement très proches des françaises.
 
http://www.objectifliberte.fr/2008 [...] tiale.html


Citation :

Le magazine The Economist est le premier média à mettre en garde dans un article du 16 juin 2005 [18] sur les risques liés à l'emballement du marché immobilier dans les pays suivants : États-Unis, Angleterre, Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande, Espagne, (voir à ce sujet l'article Bulle immobilière espagnole), Afrique du Sud, Inde, Chine et France. L'essor du crédit à l'échelle mondiale durant cette période soutenu par la tritisation [19] de ces emprunts est désormais identifié comme la cause principale de cette bulle


Oui oui c'est la faute des lois socialistes françaises :whistle:  
Dogmatisme quand tu nous tiens...

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-01-2011 à 13:38:21
n°25168340
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 13:38:29  profilanswer
 


 
Droit des sols, plannification foncière, etc. Tu connais ? Je n'ai pas l'impression.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°25168368
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 13:40:42  profilanswer
 


 
C'est quoi ton problème ? Ton incapacité à comprendre qu'une bulle immobilière est le fruit de plusieurs forces ?  
Le dogmatique ici c'est toi.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°25168383
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 13:41:52  profilanswer
 

Vaulti a écrit :

[quote]WikiLeaks dévoile aussi comment fut gérée la crise bancaire
 
Les défenseurs des intérêts particuliers l'ont emporté, sous le prétexte - né au XIXe siècle à l'école de Vienne et grandi au département d'économie de l'université de Chicago - que l'intérêt général, même s'il existait, est impossible à définir, alors que les intérêts particuliers de ceux qui disposent des moyens de se faire entendre sont, eux, clairs.


 
Mais quel torchon ce journal.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°25168404
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 13:43:13  answer
 

n0name a écrit :


 
Droit des sols, plannification foncière, etc. Tu connais ? Je n'ai pas l'impression.


Tu es pour construire n'importe où n'importe quoi.... Pour préserver la qualité de vie des gens, l'écosystème et l'identité architectural des pays ils faut de l'aménagement du territoire, de la planification, il faut réglementer  où on peut et où on ne peut pas construire et comment....

n°25168413
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 13:44:07  answer
 

n0name a écrit :


 
 Ton incapacité à comprendre qu'une bulle immobilière est le fruit de plusieurs forces ?  
.


C'est pas moi qui prétend que tout les problèmes économiques (voir même écologiques et sociaux  :o ) ont une seul cause (l'état) et un seul remède (la libéralisation)  [:clooney16]  

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-01-2011 à 13:46:05
n°25168431
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 13:46:09  profilanswer
 


 
La gestion des conflits des droit de propriété est en général bien suffisante pour régler ce genre de problèmes.
Quand bien même, je ne suis pas là pour dire si c'est bien ou mal, je suis là pour dire que ça a un impact direct sur l'offre immobilière qui ne peut pas rejoindre la demande.
 
Tu veux que Paris soit "beau" selon tes standard. OK. Ca sera 9000€ le mètre carré pour les gens qui y vivent.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°25168447
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 11-01-2011 à 13:47:42  profilanswer
 

n0name a écrit :

 

Mais quel torchon ce journal.

 


Vu les sources de merde que tu balances, t'es mal placé pour émettre des critiques sur Le Monde...

 
n0name a écrit :

Mais lisez ce bouquin bourdel.

 

http://www.crisepublique.fr/

 
n0name a écrit :

 

Mauvais exemple, les lois foncières à Londres sont justement très proches des françaises.

 

http://www.objectifliberte.fr/2008 [...] tiale.html

 

:sleep: super objectives tes sources... tes favoris ça doit etre la bible du parfait intégriste libéral...

 


Message cité 3 fois
Message édité par Serpico7 le 11-01-2011 à 13:48:14
n°25168453
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 13:48:11  answer
 

n0name a écrit :


 
La gestion des conflits des droit de propriété est en général bien suffisante pour régler ce genre de problèmes.


Non :o
(vue la puissance de ton argumentaire je ne me sens pas obligé de détailler plus le mien...)


Message édité par Profil supprimé le 11-01-2011 à 13:48:28
n°25168463
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 13:49:06  profilanswer
 


 
Si tu veux des exemples plus simple et avec moins de variables, compare les villes US et leurs politiques foncières.
Les conclusions sont simple : la libéralisation est le meilleur moyen de faire baisser les prix.  
 
Je te renvois une fois de plus vers Vincent Bénard*, qui est, hélas, le seul spécialiste francophone sur la question :
 
http://www.larevueparlementaire.fr [...] benard.htm
 
*(et dont Zmed est un grand fan :o )


---------------
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n°25168468
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 13:49:38  answer
 

Serpico7 a écrit :


 
 
Vu les sources de merde que tu balances, t'es mal placé pour émettre des critiques sur Le Monde...
 


 
Le Monde c'est pas assez libéral c'est donc un torchon l'argument me parait recevable  :jap:  
 

Serpico7 a écrit :


 
 :sleep: super objectives tes sources... tes favoris ça doit etre la bible du parfait intégriste libéral...
 
 


Wikilibéral  :lol:

n°25168474
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 13:50:13  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
 :sleep: super objectives tes sources... tes favoris ça doit etre la bible du parfait intégriste libéral...
 
 


 
Donne moi un analyste immo plus rigoureux que lui, je suis preneur.
Century21 ne compte pas :o


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°25168480
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 13:50:46  answer
 

n0name a écrit :


 
 
Les conclusions sont simple : la libéralisation est le meilleur moyen de faire baisser les prix.  
 
 


Alleluya mes frères  :lol:  
 

Citation :

Je te renvois une fois de plus vers Vincent Bénard*, qui est, hélas, le seul spécialiste francophone sur la question :


Oui parceque ceux qui ne sont pas d'accord avec le dogme libéral sont des tocard  :jap:

n°25168504
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 13:52:32  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
 
Vu les sources de merde que tu balances, t'es mal placé pour émettre des critiques sur Le Monde...
 


 
Quand on voit l'interprération biaisée qu'il fait de l'école autrichienne (en la citant indirectement, le lâche) et l'association malsaine qu'il en fait avec le lobbying (alors que l'économie autrichienne dénonce le lobbying), on peut effectivement dire que Le Monde, et ce journaliste en particuliers, est un magazine tout juste bon pour se torcher.


---------------
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n°25168512
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 13:53:13  profilanswer
 


 
J'attend tes sources.

Message cité 1 fois
Message édité par n0name le 11-01-2011 à 13:53:23

---------------
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n°25168541
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 13:54:55  answer
 

n0name a écrit :


 
J'attend tes sources.


Je te cite la source de wiki au pif
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHA [...] -TRK-NC_01
Mais tu vas pas être d'accord , ça viendra d'un torchon ça sera un tocard, car ils est pas de la bonne religion. :sarcastic:

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-01-2011 à 13:56:58
n°25168608
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 13:59:14  profilanswer
 


 
Ba c'est évident que les bulles sont liées aux taux directeurs qui ne sont pas le fruit de l'offre et de la demande de capital.
Spa pour rien que les Autrichiens veulent réformer le système économique, par exemple pour revenir à de l'étalon.
 
Mais pour en revenir à la critique de l'Etat, je te rappelle que c'est ce dernier qui donne des monopoles de gestion de monnaie aux banques centrales. Bref, les taux directeurs au doigt mouillé, et l'absence de solvabilité des banques qui incite à l'expansion monétaire, il en est un peu beaucoup responsable.
 
A côté de ça, la centralisation, les lois foncières, la plannification, etc. Ont aussi une énorme part de responsabilité. Je n'ai pas accès à ton articles en entier, mais il y a peu de chance qu'il dise le contraire.
 


---------------
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n°25168775
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 14:10:31  answer
 


 
Journal coco  :o

n°25168940
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 11-01-2011 à 14:21:01  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Quand on voit l'interprération biaisée qu'il fait de l'école autrichienne (en la citant indirectement, le lâche) et l'association malsaine qu'il en fait avec le lobbying (alors que l'économie autrichienne dénonce le lobbying), on peut effectivement dire que Le Monde, et ce journaliste en particuliers, est un magazine tout juste bon pour se torcher.


 
Euh si tu n'étais pas aveuglé par ta ferveur idéologique...tu aurais noté que le Monde a classé cet article dans la catégorie : "idées" ...
 
D'autre part, Paul Jorion a démontré qu'il avait du nez en prévoyant la crise des subprime et de l'immobilier américain:  
 
Un article de 2007 : http://archives.lesechos.fr/archiv [...] 59-ECH.htm
 
De ce fait meme si je trouve qu'il a un panel de connaissance très large (trop ?) je lui accorde du crédit et meme si il n'est pas à l'abri d'erreurs ou d'approximations, un sens développé et complet des complexes socio-économiques.
 
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Jorion
 

Citation :

Finance
 
Il s'installe aux États-Unis en 1997 et y travaille dans le secteur du crédit à la consommation en tant qu’expert dans le calcul du prix et la validation des modèles financiers. Il publie en 2003, Investing in a Post-Enron World, un ouvrage en anglais relatif aux répercussions pour les marchés boursiers de la faillite de la compagnie Enron. Il publie ensuite une série d'articles consacrés aux implications sociales et politiques du système financier américain. De 2005 à 2009, il est chercheur associé du programme inter-départemental « Human Complex Systems » de l'université de Californie à Los Angeles (UCLA). En 2004, il rédige La Crise du capitalisme américain qu'aucun éditeur français ne veut alors publier. En 2005, la revue Mauss publie l'introduction de l'ouvrage. Finalement, c'est en 2007, Alain Caillé, informé de l'intérêt que porte Jacques Attali au manuscrit, qui édite le livre aux éditions de La Découverte en le réintitulant euphémistiquement Vers la crise du capitalisme américain ?[6]. Paul Jorion y annonce la crise des subprimes qui se révèlera au grand public effectivement quelques semaines plus tard. Il publie ensuite en mai 2008, L’Implosion. La finance contre l'économie : ce qu’annonce et révèle la crise des subprimes où il décrit et explique le déroulement de la crise des subprimes, puis en novembre 2008, La Crise. Des subprimes au séisme financier planétaire, en octobre 2009, L'argent mode d'emploi, enfin, en septembre 2010, Le prix.
 
Depuis quelques années, il anime un blog dans lequel il traite surtout de matières économico-financières avec un regard anthropologique.

n°25168992
Profil sup​primé
Posté le 11-01-2011 à 14:24:19  answer
 


Tu ne peux comparer une evolution des prix qu'a une evolution du pouvoir d'achat.
En l'occurence, dire que les prix ont triple au RU ne signifie rien sans le correler au pouvoir d'achat en parallele.
Sinon, tu prends un pays a forte inflation, et hop, les prix ont ete multiplie par X !
 
En l'occurence, ce qui choque en France, c'est la correlation tres forte hausse des prix de l'immo et stagnation du pouvoir d'achat.
 
Tiens, regarde cela : http://www.immobilier-danger.com/I [...] tional.png


Message édité par Profil supprimé le 11-01-2011 à 14:26:40
n°25169214
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 14:37:21  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Euh si tu n'étais pas aveuglé par ta ferveur idéologique...tu aurais noté que le Monde a classé cet article dans la catégorie : "idées" ...
 
D'autre part, Paul Jorion a démontré qu'il avait du nez en prévoyant la crise des subprime et de l'immobilier américain:  
 
Un article de 2007 : http://archives.lesechos.fr/archiv [...] 59-ECH.htm
 
De ce fait meme si je trouve qu'il a un panel de connaissance très large (trop ?) je lui accorde du crédit et meme si il n'est pas à l'abri d'erreurs ou d'approximations, un sens développé et complet des complexes socio-économiques.
 
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Jorion


 
Merci pour l'interprétation "aveuglé par ta ferveur idéologique" alors que l'explication qu'il n'y avait pas de précision dans la citation pouvait mené en erreur (on ne clique pas tous sur les liens) est plus plausible
 
Quant à la crise des subprimes, elle est analysé depuis plus de 60 ans par les libertariens et la théorie des cycles économiques... Les warning de Paul et Schiff sont d'ailleurs assez interessant.
 
http://www.youtube.com/watch?v=2I0QN-FYkpw

Message cité 1 fois
Message édité par n0name le 11-01-2011 à 14:52:21

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°25169317
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 11-01-2011 à 14:43:14  profilanswer
 

euh "ferveur idéologique" ne se voulait pas blessant ...  

n°25169331
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 14:44:27  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

euh "ferveur idéologique" ne se voulait pas blessant ...  


 
trop tard, je suis un animal blessé :'(


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°25169378
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 11-01-2011 à 14:47:25  profilanswer
 

L'argent dette c'est paul grignon :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°25169455
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 14:51:54  profilanswer
 

peaceful a écrit :

L'argent dette c'est paul grignon :o


 
Mais pourquoi tu me dis ça ? :o :o :o

Message cité 2 fois
Message édité par n0name le 11-01-2011 à 14:52:59

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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°25169508
LooSHA
D'abord !
Posté le 11-01-2011 à 14:55:14  profilanswer
 

n0name a écrit :

Mais quel torchon ce journal.


Le mec qui disqualifie un journal à cause d'une chronique, même pas d'un article [:rofl]  
 
Le mec qui ne sait pas lire [:rofl]  
 
Le mec qui lorsqu'il y aura une tribune d'un libéco quelconque, encensera Le Monde :ouimaitre:
 
 
De quoi produire pas mal d'énergie finalement http://www.lyline.com/divers/eolienne.gif


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Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°25169534
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 11-01-2011 à 14:57:18  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Mais pourquoi tu me dis ça ? :o :o :o


 
Ce message ne t'était pas destiné, quelle idée :o


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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°25169572
LooSHA
D'abord !
Posté le 11-01-2011 à 14:59:20  profilanswer
 

n0name a écrit :

Merci pour l'interprétation "aveuglé par ta ferveur idéologique" alors que l'explication qu'il n'y avait pas de précision dans la citation pouvait mené en erreur (on ne clique pas tous sur les liens) est plus plausible


A vue d'œil on peut voir qu'il y a "idees" dans l'adresse, et au mieux, on vérifie.
 

n0name a écrit :

Quant à la crise des subprimes, elle est analysé depuis plus de 60 ans par les libertariens et la théorie des cycles économiques... Les warning de Paul et Schiff sont d'ailleurs assez interessant.


C'est pas depuis 82 ans ?


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Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°25169626
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 11-01-2011 à 15:02:57  profilanswer
 

peaceful a écrit :

L'argent dette c'est paul grignon :o


 
Merci NoName a tendance à confondre les auteurs  [:loxmab]  
 

n0name a écrit :


 
Mais pourquoi tu me dis ça ? :o :o :o


 
 [:c0rent1n] Bel edit de lache :o
 

peaceful a écrit :


 
Ce message ne t'était pas destiné, quelle idée :o


 
Zetes de meche ?  [:gordon shumway]  

n°25169669
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 15:06:49  profilanswer
 


LooSHA a écrit :


C'est pas depuis 82 ans ?


 
Non, 75 :o
 

Citation :

La Théorie dite autrichienne du cycle économique
Publié dans le Bulletin périodique de la Société Belge d'Études et d'Expansion, (35:103) décembre 1936, pp. 459-464
 
 
par Ludwig von Mises
 
Professeur à l'Université de Vienne et à l'Institut Universitaire de Hautes Études Internationales à Genève
 
 
Il est aujourd'hui courant dans la science économique de parler de la théorie autrichienne du Cycle économique. Cette désignation est extrêmement flatteuse pour nous autres économistes autrichiens et nous apprécions fort l'honneur qui nous est ainsi fait. Il en est toutefois de l'explication moderne des crises économiques comme de toute autre contribution scientifique : elle ne saurait être l'œuvre d'une seule nation ; de même que les autres éléments de nos connaissances économiques présentes, cette conception est le fruit de la collaboration mutuelle des économistes de tous les pays.
 
L'explication des fluctuations des conjonctures par des causes d'ordre monétaire ne date pas d'aujourd'hui. L'école anglaise dite la Currency School avait déjà tenté d'expliquer la hausse par l'extension des crédits résultant de l'émission des billets de banque sans couverture métallique. Elle n'avait pas su voir cependant que les comptes en banque dont on peut disposer à tout moment au moyen de chèques, c'est-à-dire les comptes-courants, jouent le même rôle exactement, dans l'octroi de crédits, que les billets de banques, et que l'extension du crédit peut résulter par suite non seulement de l'émission de billets de banque en surnombre, mais tout aussi bien de l'ouverture de comptes-courants en nombre excessif. C'est parce qu'elle a méconnu cette vérité, que la Currency School a cru qu'il suffirait, pour éviter le retour des crises économiques, d'édicter une législation restreignant l'émission de billets de banque sans couverture métallique, mais en ne réglementant pas l'extension du crédit par le moyen des comptes-courants. La loi bancaire de Peel de 1844, de même que toutes les lois analogues d'autres états, n'ont pu par suite aboutir au résultat voulu. On en a tiré à tort la conclusion que la tentative de l'école anglaise pour expliquer les fluctuations des conjonctures par des raisons monétaires avait été démentie par les faits.
 
Le second défaut de la Currency School est qu'elle se borne dans l'analyse du mécanisme de l'extension du crédit et de la crise qui en résulte, à envisager le cas où l'extension du crédit n'intervient que dans un seul pays et où la politique bancaire de tous les autres pays demeure conservatrice. La réaction qui se produit dans ce cas résulte de l'évolution du commerce extérieur. La hausse des prix à l'intérieur du pays favorise l'importation et paralyse l'exportation. La monnaie métallique se trouve drainée vers les pays étrangers. Les banques doivent faire face par suite à une augmentation des demandes de remboursement des effets mis en circulation par elles (tels que les billets et les comptes-courants qui n'ont point de couverture métallique), jusqu'au moment où elles se voient contraintes de restreindre les crédits. L'exportation monétaire entraîne finalement l'arrêt du mouvement de hausse des prix. La théorie de la Currency School n'a analysé que ce cas uniquement, sans songer à celui d'une extension des crédits ayant un caractère international et pratiqué simultanément par tous les pays capitalistes.
 
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, cette théorie et l'explication qu'elle fournit des fluctuations des conjonctures, sont tombées en discrédit. L'idée s'était affirmée à cette époque que les fluctuations des conjonctures ne sauraient être considérées comme liées au système monétaire et au crédit. La tentative de Wicksell (1898) de réhabiliter la Currency School n'eut pas de lendemain.
 
Les fondateurs de l'école autrichienne d'économie politique — Carl Menger, Böhm-Bawerk et Wieser — ne se sont pas intéressés au problème des fluctuations des conjonctures. L'analyse de ce problème devait être la tâche de la seconde génération d'économistes autrichiens 1.
 
En émettant des billets de banque sans couverture-or ou en ouvrant des comptes-courants qui ne sont pas entièrement couverts par leur encaisse d'or, les banques sont en mesure d'étendre considérablement le crédit. La création de ces moyens fiduciaires additionnels leur permet d'octroyer ses crédits bien au delà des limites tracées par leurs propres disponibilités et par les fonds qui leur ont été confiés par leurs clients. Elles interviennent en ce cas sur le marché comme « offreurs » de crédits additionnels, créés par elles, et elles amènent ainsi une baisse du taux de l'intérêt, qui tombe en dessous du niveau auquel il se serait maintenu sans leur intervention. La baisse du taux de l'intérêt stimule l'activité économique. Des affaires qui n'eussent pas été jugées « rentables » alors que le taux de l'intérêt n'avait pas encore subi l'influence des manipulations opérées les banques et qui n'auraient pas été entreprises par conséquent sont désormais jugées « rentables » et peuvent être tentées. L'activité plus intense des affaires amène une demande accrue de moyens matériels de production et de main-d'œuvre. Les prix des moyens de production montent, les salaires augmentent, et la hausse des salaires entraîne à son tour celle des prix des biens de consommation. Si les banques s'abstenaient de toute extension du crédit et se bornaient à celle qu'elles ont déjà opérée, la hausse se trouverait rapidement enrayée. Mais les banques ne s'arrêtent point dans la voie où elles se sont engagées ; elles continuent d'étendre le crédit, dans une mesure de plus en plus large, et les prix ainsi que les salaires continuent à monter dans une mesure correspondante.
 
Ce mouvement de hausse ne pourra toutefois pas continuer indéfiniment. Les moyens matériels de production et la main-d'œuvre disponible n'ont pas augmenté ; seule a été accrue la quantité des moyens fiduciaires susceptibles de jouer le même rôle que l'argent dans la circulation des biens. Les moyens de production et la main-d'œuvre qui ont afflué aux nouvelles entreprises ont dû par conséquent être prélevés sur d'autres entreprises. La société n'est pas suffisamment riche pour subvenir à la création de nouvelles entreprises sans rien prendre à d'autres entreprises. Aussi longtemps que se poursuivra l'extension du crédit, on ne s'en apercevra pas, mais cette extension ne peut pas être poussée indéfiniment. Car si l'on voulait tenter, en recourant à la création de crédits additionnels de plus en plus nombreux, d'empêcher le brusque arrêt du mouvement de hausse (et l'effondrement des prix qui en résulterait), on déterminerait une augmentation continue, et de plus en plus rapide, des prix. Mais l'inflation et la hausse ne peuvent se poursuivre sans heurts qu'aussi longtemps que le public croit que le mouvement ascendant des prix s'arrêtera dans un avenir rapproché. Aussitôt que l'opinion publique se rend compte qu'il n'y a pas lieu d'escompter un arrêt de l'inflation et du mouvement de hausse, et que l'idée se fait jour que les prix continueront à monter sans arrêt, la panique intervient. Nul ne veut plus garder de l'argent, car la possession de celui-ci implique des pertes de jour en jour plus élevées ; tous le monde s'efforce d'échanger l'argent contre des marchandises ; on achète ce dont on n'a et n'aura jamais besoin, sans même se préoccuper du prix, dans le seul but de se débarrasser de l'argent. Tel est le phénomène qui s'est produit dans le Reich, ainsi que dans d'autres pays qui se sont abandonnés à une politique d'inflation prolongée, et qu'on a appelé la « fuite dans les valeurs réelles ». Les prix des marchandises montent démesurément, de même que les cours des monnaies étrangères, tandis que celui de la monnaie du pays tombe presque à zéro. La valeur de la monnaie du pays tombe presque à zéro. La valeur de la monnaie s'effondre, ainsi que ce fut le cas en Allemagne en 1923.
 
Si par contre, les banques se décident à arrêter à temps l'extension du crédit, afin d'éviter l'effondrement de la monnaie, et si le mouvement de hausse se trouve enrayé par ce moyen, on s'aperçoit brusquement que l'impression de « rentabilité » créée par l'extension du crédit a entraîné des investissements injustifiés. De nombreuses entreprises ou affaires qui avaient été lancées à la faveur de la baisse artificielle du taux de l'intérêt, et qui avaient pu être maintenues grâce à la hausse également artificielle des prix, apparaissent dès lors comme n'étant plus « rentables ». Certaines entreprises réduisent leur exploitation : d'autres l'arrêtent ou font faillite. Les prix s'effondrent ; la crise et la dépression qui la prolonge sont l'aboutissement de la période d'investissements injustifiés amenée par l'extension du crédit. Les entreprises qui ne doivent d'exister qu'au fait qu'elles ont paru quelque temps « rentables » dans les conditions factices créées sur le marché par l'extension du crédit et la hausse des prix qui en a résulté, ont cessé d'être « rentables ». Le capital investi dans ces entreprises est perdu dans la mesure où il n'est pas possible de l'en retirer. L'économie doit s'adapter à ces pertes et la situation qu'elles déterminent. Il s'agit tout d'abord, en ce cas, de restreindre la consommation et de constituer, à forces d'économies, de nouveaux capitaux, afin d'adapter l'appareil de production aux besoins effectifs, et non pas aux besoins artificiels qui n'ont pu se manifester et être considérés comme des besoins réels qu'en raison des faux calculs de « rentabilité » fondés sur l'extension du crédit.
 
Le « boom » artificiel avait été amené par l'extension du crédit et par la baisse du taux de l'intérêt, à la suite de l'intervention des banques. Au cours de la période d'extension du crédit, les banques ont, il est vrai, relevé progressivement le taux de l'intérêt ; d'un point de vue purement arithmétique, celui-ci se trouve, de ce fait, plus élevé qu'il ne l'avait été avant le début de la période de hausse. Cette élévation du taux de l'intérêt n'est toutefois pas suffisante pour rétablir l'équilibre sur le marché et pour mettre un terme à la hausse malsaine. Car sur un marché où les prix montent continuellement, l'intérêt brut doit contenir, en plus de l'intérêt proprement dit du capital — c'est-à-dire de l'intérêt net — un autre élément encore, représentant une compensation pour la hausse des prix intervenue durant la période de prêt. Su les prix montent de manière continue et si l'emprunteur retire de ce fait un bénéfice supplémentaire de la vente des marchandises qu'il a achetées avec l'argent du prêt, il se verra disposé à payer un intérêt plus élevé qu'il ne l'aurait fait en période de prix stables ; le capitaliste, d'autre part, ne sera disposé à prêter dans ces conditions, que si l'intérêt lui apporte une compensation pour les pertes que la diminution du pouvoir d'achat de la monnaie entraîne pour les créanciers. Si les banques ne tiennent pas compte de ces conditions dans la fixation de l'intérêt brut qu'elles exigent, cet intérêt devra être considéré comme maintenu artificiellement à un niveau trop bas, même si, d'un point de vue purement arithmétique, il paraît beaucoup plus élevé que celui qui était en usage en période « normale ». C'est ainsi qu'en Allemagne, un intérêt de plusieurs fois 100% pouvait être considéré comme trop bas durant l'automne de 1923, par suite de la dévaluation accélérée du mark.
 
Au moment où l'intervient le renversement de la conjoncture à la suite du changement de la politique bancaire, il devient très difficile d'obtenir des crédits en raison de la restriction générale du crédit. Le taux d'intérêt monte par conséquent très vite sous l'effet d'une panique subite. Par la suite, il baissera de nouveau. C'est un phénomène bien connu, en effet, qu'en période de dépression, un taux d'intérêt même très bas — considéré du point de vue arithmétique — n'arrive pas à stimuler l'activité économique. L'encaisse des particuliers et des banques s'accroît, les capitaux liquides s'accumulent, et cependant la dépression persiste. Dans la période de crise actuelle, l'accumulation de ces réserves d'or « inactives » a pris, pour une raison déterminée, des proportions démesurées. Les capitalistes désirent, ainsi qu'il est naturel, éviter les pertes qui risquent de leur causer les mesures de dévaluation envisagées par divers gouvernements. Étant donné que les risques monétaires considérables qu'entraîne la possession d'obligations ou d'autres titres portant intérêt ne sont point compensés par une élévation correspondante du taux de l'intérêt, les capitalistes préfèrent conserver leurs capitaux sous une forme qui leur permette, le cas échéant, de les mettre à l'abri des pertes inhérentes à une dévaluation éventuelle, par une opération rapide de change dans une monnaie sur laquelle ne pèse point encore la menace de dévaluation. Telle est la raison très simple qui explique pourquoi les capitalistes répugnent aujourd'hui à se lier, par des investissements durables, à une monnaie déterminée. C'est pourquoi ils laissent s'accroître leurs comptes en banque, bien que ceux-ci ne rapportent que très peu d'intérêts, et pratiquent la thésaurisation de l'or, laquelle, en plus de la perte d'intérêts qu'elle implique, entraîne des frais continus.
 
Une autre cause qui contribue à prolonger la période actuelle de dépression, est la fixité des salaires. Ceux-ci augmentent en période de hausse ; en période de baisse, ils devraient diminuer, non seulement en valeur monétaire, mais également en valeur réelle. En réussissant à empêcher la baisse des salaires en période de dépression, la politique des syndicats aboutit à faire du chômage un phénomène massif persistant. Elle retarde d'autre part indéfiniment l'heure de la reprise ; la situation normale ne pourra se rétablir en effet que lorsque les prix et les salaires se seront adaptés aux conditions de la circulation monétaire.
 
L'opinion publique a parfaitement raison de voir dans le renversement de la conjoncture et dans le passage de la période de hausse à la crise un effet de la politique des banques. Celles-ci auraient eu incontestablement la possibilité de retarder, pendant quelque temps encore, l'évolution défavorable. Elles auraient pu persévérer, durant un certain temps, dans leur politique d'extension du crédit. Mais — ainsi qu'on l'a déjà vu — elles n'auraient pu y persévérer indéfiniment, sans risquer d'amener l'effondrement complet du système monétaire. La période de « boom » amenée par la politique bancaire d'extension du crédit doit forcément se terminer un jour ou l'autre ; et si l'on ne veut point qu'elle s'achève par l'effondrement total du système monétaire et du crédit, force est alors aux banques d'y mettre elles-mêmes un terme, et plus graves seront les conséquences des investissements injustifiés et de la spéculation démesurée de la période de « boom » ; la période de dépression en sera d'autant plus longue, et l'heure du redressement et du retour à l'activité économique normale d'autant plus incertaine.
 
La suggestion a été faite fréquemment de « stimuler » l'activité économique, et d'amener un « démarrage » en recourant à une nouvelle extension du crédit, qui permettrait de mettre fin à la dépression et d'amener une reprise, ou à tout le moins le retour à des conditions normales ; les partisans de cette méthode oublient toutefois que si elle permettait peut-être de surmonter les difficultés de l'heure, elle aboutirait, à coup sûr, à une situation plus grave encore dans un avenir point trop éloigné.
 
Il faudra bien qu'on comprenne finalement que les tentatives d'abaisser artificiellement, par l'extension du crédit, le taux de l'intérêt qui se forme librement sur le marché, ne peuvent aboutir qu'à des résultats provisoires, et que la reprise des affaires qui intervient au début sera forcément suivie d'une rechute plus profonde, qui se traduira par une stagnation complète de l'activité industrielle et commerciale. L'économie ne pourra se développer harmonieusement et sans heurts que si l'on renonce, une fois pour toutes, à influer par des mesures artificielles sur les niveaux des prix, des salaires et du taux de l'intérêt, tels qu'ils résultent du libre jeu des forces économiques.
 
Ce n'est point la tâche des banques de remédier, par l'extension du crédit, aux conséquences de la disette des capitaux ou aux effets d'une politique économique fausse. Il est certes malheureux que le retour à une situation économique normale se trouve retardé aujourd'hui par la politique néfaste des entraves au commerce, par les armements et par la crainte, qui n'est que trop justifiée, de la guerre, comme aussi par la fixité des salaires. Mais ce n'est pas par des mesures bancaires et par l'extension du crédit qu'on améliorera, à cet égard, la situation.
 
Je n'ai donné, dans les pages qui précèdent, qu'un exposé sommaire et forcément insuffisant des conceptions de la théorie monétaire des crises économiques. Il m'était malheureusement impossible, dans les limites fixées à cet article, d'entrer dans de plus amples détails ; ceux que le sujet intéresse pourront les trouver du reste dans les diverses publications que j'ai mentionnées.
 


Message édité par n0name le 11-01-2011 à 15:07:12

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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°25169685
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-01-2011 à 15:07:44  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Merci NoName a tendance à confondre les auteurs  [:loxmab]  
 


 
T'avais pas relevé non plus :o


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
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