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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°25065558
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 15:26:34  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Badcow a écrit :


 
Je dois avouer avoir parfois du mal à faire la différence entre les deux, mais visiblement pour toi c'est simple, donc à ton avis, le lancement d'un programme pour un second porte-avion qui viendrait en complément du CdG, c'est un investissement ou une dépense courante ?
 
Pour le reste, les investissements peuvent aussi être financés par des excédents budgétaires (je concède cependant que le concept soit abscons), et dire que "le Franc n'a jamais subi de dévaluation extraordinaire", pour une monnaie qui entre 1914 et 2000 a perdu 99,9% de sa valeur, c'est assez savoureux à lire...
 
Pour rappel, l'histoire des dévaluations successives du Franc au cours du 20ème siècle.
 
http://www.finances.gouv.fr/notes_ [...] 27_dev.htm


Un porte avion est un investissement, qui doit être amorti par l'impôt sur la durée de vie du porte avion..
Les charges de personnel sont des dépenses courantes.
 
Aucune raison de faire appel au marché. Si avant 1973, l'état n'était pas en déficit, c'est parce qu'il gérait ses finances comme ça, et la Banque de France finançait les investissements.
 
Ensuite ton échelle de temps pour observer les dévaluations est ridicule.
Les guerres mondiales, sont des ruptures quelque soient les monnaies!  
Si, sur cette période, on s'était financé exclusivement sur les marchés, le franc ne s'en serait pas mieux porté,
Il n'aurait pas empêché les déficits nécessités par l'effort de guerre.  
car la guerre passe avant les déficits!
 
Et puis ça veut dire quoi que la valeur soit divisée par 100, si par ailleurs le PIB est multiplié par 100?...

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 01-01-2011 à 15:40:10

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
mood
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Posté le 01-01-2011 à 15:26:34  profilanswer
 

n°25065646
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 15:44:40  profilanswer
 


 
Résumé que tu n'as visiblement pas lu (le document de base non plus, apparemment) et que j'avais déjà fait auparavant...Tu reviens toujours avec la même chose et tu fermes les yeux sur mes réponses. Magique. Je m'y remets une dernière fois:
 

Citation :

Le premier chapitre porte sur les statistiques du pouvoir d'achat.[/b] On peut le résumer en disant que l'indice des prix à la consommation, en tant que moyenne, ne capture pas la dynamique des inégalités, ce qui rend son utilisation nettement moins générale et justifie les différences perçues entre ce qu'il annonce et ce qu'une partie de la population (celle qui a vu ses revenus relatifs varier défavorablement) ressent. Or, les inégalités, au travers des inégalités de patrimoine et de la hausse très conséquente des plus hauts salaires, ont crû, selon les auteurs. Utiliser l'indice des prix moyen permet donc de relativiser une éventuelle baisse de pouvoir d'achat, en compensant les baisses effectives d'une partie de la population par la hausse du reste des individus.


 
C'est donc bien que le gouvernement qui communique sur base d'un indice calculé en moyenne. Toutes les études de l'INSEE prennent en compte une analyse par déciles lorsqu'il s'agit d'analyser l'évolution des inégalités. Et de nombreux rapports de l'INSEE montrent que ces inégalités ont subi des changements importants, la fameuse évolution en U des revenus.
 
L'INSEE est donc au-dessus de tout soupçon pour cette remarque.
 

Citation :

Dans le deuxième chapitre, l'auteur de la contribution explique comment les chiffres du chômage sont bricolés[/b] depuis 2005.  La contribution démarre par une explication méthodologique sur les difficultés de mesure du chômage à court terme. D'un point de vue méthodologique, pour obtenir une information normalisée au niveau international (au sens du BIT), les chiffres publiés par l'enquête emploi sont les plus pertinents. Ceux de l'ANPE ne sont pas adéquats, à la base. En soi, tant que leur mode de calcul reste identique, ce n'est pas un problème, l'écart entre les deux taux restant sensiblement identique. Les difficultés apparaissent lorsque les catégories sont modifiées. Or, c'est ce à quoi s'est livré le gouvernement à diverses reprises. Il faut ajouter à cela que les règles administratives d'inscription à l'ANPE ont été elles aussi chngées, induisant un nombre de radiations très élevé, sans qu'on puisse pour autant conclure que les chômeurs ainsi radiés étaient des profiteurs du système.


 
Ceci ne concerne donc pas l'INSEE.
 

Citation :

Le livre revient sur la polémique concernant la publication des chiffres de la dernière enquête emploi  à la veille des présidentielles, montrant en quoi elle n'était qu'une manipulation destinée à ne pas ternir le tableau dressé par la majorité. Ce chapitre montre également comment les données concernant le succès supposé du CNE n'était qu'une nouvelle entourloupe statistique, assez rudimentaire pour un statisticien sans dons exceptionnels (on citera l'anecdote suivante : alors que le CNE n'était pas envigueur depuis un an, des statistiques corrigées des variations saisonnières sont publiées... Or, une désaisonnalisation n'est possible que lorsqu'on dispose de données sur plusieurs années).


 
L'enquête emploi est une initiative européenne et les changements adoptés par l'INSEE étaient destinés à coller aux définitions européennes:
 

Citation :

Rapprochement avec l’interprétation communautaire (Eurostat) de la définition du chômage au sens du BIT : - 0,7 pt


 
http://www.jobetic.net/L-INSEE-con [...] _a890.html
 
Ces adaptations se font aussi parfois à la hausse:
 

Citation :

Intégration des Dom dans le calcul du taux de chômage : + 0,4 pt


 
Et, à tout hasard, l'INSEE avait reporté la publication de ses résultats:
 

Citation :

Selon le gouvernement, il y avait "2.066.100 chômeurs" fin février 2007. Un chiffre qui demeure sujet à caution, l'Insee ayant reporté la publication des résultats de l'Enquête emploi à l'après présidentielle.


 
http://tempsreel.nouvelobs.com/act [...] mique.html
 
 
D'où la dernière phrase du résumé qui sonne le glas de la vue zmédique:
 

Citation :

La légèreté des évaluations, couplée à l'utilisation des chiffres qui arrangent ont permis au gouvernement de se targuer de succès durant de longs mois, avant un retour à la réalité des chiffres (après l'élection présidentielle).


 
Une communication gouvernementale ne peut tenir bien longtemps face aux chiffres...de l'INSEE.
 
La messe est dite. Se basant sur des données partielles et non-confirmées par l'Enquête Emploi de l'INSEE, le gouvernement a communiqué en vue de la présidentielle. Mais la réalité leur est revenu dans la figure...grâce à l'INSEE.  
 
Tiens, d'ailleurs, que dit Eurostat à propos des chiffres de l'INSEE du chômage?
 

Citation :

Or, selon Eurostat, qui a établi sa correction des chiffres du chômage français à partir des enquêtes emploi que l'Insee lui a fournies, assorties certes de "réserves", "l'enquête (de l'Insee) est utilisable" et elle présente "plus de fiabilité" que les chiffres fournis par les "sources administratives" (services de l'emploi de l'ANPE). C'est ce qu'a déclaré Philippe Bautier, ajoutant: "C'est vrai, l'enquête présente quelques problèmes de qualité, mais il s'agit plus de problèmes structurels de méthodologie, qui ne sont pas liés à un trimestre particulier". "L'Insee avait déjà formulé de telles réserves dans le passé", a précisé le responsable du service de presse d'Eurostat.


 
Je fais grâce du reste, j'ai la flemme.
 
Et l'on en revient donc toujours au même point. L'INSEE subit les récriminations du gouvernement en place, ses manipulations de communication mais, grâce à l'appui Européen (qui exige une indépendance réelle des instituts de statistiques), elle continue à fournir les données les plus fiables et objectives possibles. En tapant sur l'INSEE, Zmed se trompe de cible. As usual.
 
Mais est-ce que Zmed va prendre en compte mes remarques? Non. Bien sûr. Pour Zmed, aucun chiffre n'est assez fiable, assez objectif pour être utilisé. Cela évite évidemment de confronter son raisonnement à la réalité, et c'est très bien ainsi.  :o

n°25065661
Badcow
Posté le 01-01-2011 à 15:46:53  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Un porte avion est un investissement, qui doit être amorti par l'impôt sur la durée de vie du porte avion..
Les charges de personnel sont des dépenses courantes.
 
Aucune raison de faire appel au marché. Si avant 1973, l'état n'était pas en déficit, c'est parce qu'il gérait ses finances comme ça, et la Banque de France finançait les investissements.
 
Ensuite ton échelle de temps pour observer les dévaluations est ridicule.
Les guerres mondiales, sont des ruptures quelque soient les monnaies!  
Si, sur cette période, on s'était financé exclusivement sur les marchés, le franc ne s'en serait pas mieux porté,
Il n'aurait pas empêché les déficits nécessités par l'effort de guerre.  
car la guerre passe avant les déficits!
 


 
Comme quoi, j'avais bien fait de poser la question. Et les missiles et munitions embarqués sur un PA, c'est de l'investissement ou de la dépense courante ?
 
Concernant le Franc, puisque visiblement tu n'a pas lu le lien que j'avais indiqué, je vais faire quelques C/C (et je m'en excuse d'avance auprès de ceux qui ont lu le lien)
 

Citation :


1958 : de nouveau, l’ultime dévaluation
 
C’est en 1958 que, pour la première fois depuis 1928, on a pu croire venue l’heure d’un véritable « retour à la normale ».
L’année 1958 a connu, en fait, deux dévaluations, celle de juin et celle de décembre. Celle de juin n’est que la régularisation d’une dévaluation camouflée opérée sous la IVe République en 1957, et elle vise seulement à améliorer l’équilibre extérieur en effaçant le différentiel d’inflation accumulé depuis 1949. Cet objectif est du reste atteint dans l’immédiat, avec la réalisation d’un quasi-équilibre de la balance commerciale au dernier trimestre de 1958.
Mais c’est la dévaluation de décembre 1958 qui revêt une tout autre portée, parce qu’elle s’insère dans un plan d’ensemble de redressement de l’économie française, le plan Rueff-de Gaulle [...].


 
1958, c'est la seconde guerre mondiale, pour sûr !
 

Citation :


1969 : la dévaluation contestée
 
Si l’espace réservé à chaque dévaluation devait être proportionnel à son intensité, la dévaluation de 1969 n’aurait droit qu’à un bref paragraphe, puisque son taux de 11,1 % est nettement plus faible que celui de toutes les dévaluations antérieures.
Mais elle mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle présente quelques singularités remarquables et pose plusieurs questions encore controversées.
La première singularité est qu’on peut lui assigner une origine directe clairement identifiée : le choc salarial de mai-juin 1968 et son impact sur l’équilibre extérieur de la France, alors que le différentiel d’inflation avec les partenaires de la France était presque éliminé les années précédentes [...].


 
1969, encore un coup de la seconde guerre mondiale ! (et je passe sur les dévaluations de 1981, 1982 et 1983...)
 
Rythme décennal de dépréciation du franc vis-à-vis du mark
 
Période  Variation (en %) de la parité du franc
1949 - 1959 - 28,8 %
1959 - 1969 - 25,7 %
1969 - 1979 - 33,9 %
1979 - 1989 - 30 %
 
Le Franc, "une monnaie solide, qui n'a jamais connue de dévaluation extraordinaire"...
 


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°25065664
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 15:47:23  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 
 
Aucune raison de faire appel au marché. Si avant 1973, l'état n'était pas en déficit, c'est parce qu'il gérait ses finances comme ça, et la Banque de France finançait les investissements.
 


 
On parle de solde primaire. Le mode de financement (matérialisé par la charge d'intérêts) n'a rien à voir là-dedans. Si, avant 1973, le solde primaire était positif, c'est en raison de la situation économique favorable qui a pris fin avec les chocs pétroliers et l'arrivée à maturité d'une certaine société de consommation, des évolutions démographiques et des évolutions géo-politiques au niveau international.

n°25065682
korrigan73
Membré
Posté le 01-01-2011 à 15:51:43  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Je dois avouer avoir parfois du mal à faire la différence entre les deux, mais visiblement pour toi c'est simple, donc à ton avis, le lancement d'un programme pour un second porte-avion qui viendrait en complément du CdG, c'est un investissement ou une dépense courante ?
 
Pour le reste, les investissements peuvent aussi être financés par des excédents budgétaires (je concède cependant que le concept soit abscons), et dire que "le Franc n'a jamais subi de dévaluation extraordinaire", pour une monnaie qui entre 1914 et 2000 a perdu 99,9% de sa valeur, c'est assez savoureux à lire...
 
Pour rappel, l'histoire des dévaluations successives du Franc au cours du 20ème siècle.
 
http://www.finances.gouv.fr/notes_ [...] 27_dev.htm


ouai, bon, sachant qu'on a eu 2 fois le pays ruiné par la guerre, devoir devaluer n'est pas fondamentalement un probleme...
et au passage, avant l'arrivée de l'euro, la pays n'etait pas au bord du gouffre. il en etait meme beaucoup plus loin qu'aujourd'hui.
quand aux monnaies "fortes" ou "faibles" franchement, quel interet pour un peuple?
y'a t'il moins de pauvreté en allemagne qu'en france ou en angleterre?


---------------
El predicator du topic foot
n°25065722
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 01-01-2011 à 15:59:00  profilanswer
 

beurre et epinard a écrit :

 

La zone euro est la zone de plus faible croissance mondiale. "Plus d'Europe", qu'ils continuent de dire, malgré tout. Du fanatisme.


Et c'est, bien sûr, de la faute de l'Europe ! Mais jamais de vieux encroûtés qui votent, de politiques absurdes, le tout à l'échelon national !
LEs gens savent bien se foutre dans la merde seuls sans Europe...
Sans compter l'imbécilité de comparer la Chine et l'Europe, par exemple... :o

Message cité 2 fois
Message édité par radioactif le 01-01-2011 à 15:59:29

---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°25065752
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 16:04:09  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Et c'est, bien sûr, de la faute de l'Europe ! Mais jamais de vieux encroûtés qui votent, de politiques absurdes, le tout à l'échelon national !
LEs gens savent bien se foutre dans la merde seuls sans Europe...
Sans compter l'imbécilité de comparer la Chine et l'Europe, par exemple... :o


 
Elle a toujours bon dos l'Europe...Le quidam moyen ne sait pas trop ce que l'Europe fait, ne sait pas trop comment l'Europe fonctionne...C'est un gros machin lointain. On peut tout lui faire porter à l'Europe: le chômage, la faible croissance, les trous dans les routes, la fuite d'eau au 8ème... :o  
 

n°25065753
korrigan73
Membré
Posté le 01-01-2011 à 16:04:14  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Et c'est, bien sûr, de la faute de l'Europe ! Mais jamais de vieux encroûtés qui votent, de politiques absurdes, le tout à l'échelon national !
LEs gens savent bien se foutre dans la merde seuls sans Europe...
Sans compter l'imbécilité de comparer la Chine et l'Europe, par exemple... :o


sachant que 80% des lois sont simplement des retranscription que ce qui se passe a bruxelles, et que de toute maniere, TOUS les leviers les plus importants (monnaie, taxes douanieres) sont geré par bruxelles, on peut dire que oui, bruxelles et responsable.
si leur unique prerogative n'etait pas de juguler l'inflation afin de garantir une rente aux oligarque et autres ploutocrates, alors peut etre bien que l'UE se porterait mieux.


---------------
El predicator du topic foot
n°25065763
Profil sup​primé
Posté le 01-01-2011 à 16:07:09  answer
 

korrigan73 a écrit :


sachant que 80% des lois sont simplement des retranscription que ce qui se passe a bruxelles, et que de toute maniere, TOUS les leviers les plus importants (monnaie, taxes douanieres) sont geré par bruxelles, on peut dire que oui, bruxelles et responsable.


Ah ouais ? Alors Bruxelles est aussi responsable de la croissance de 3.4% de l'Allemagne, non ?

n°25065775
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 16:08:30  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


sachant que 80% des lois sont simplement des retranscription que ce qui se passe a bruxelles, et que de toute maniere, TOUS les leviers les plus importants (monnaie, taxes douanieres) sont geré par bruxelles, on peut dire que oui, bruxelles et responsable.
si leur unique prerogative n'etait pas de juguler l'inflation afin de garantir une rente aux oligarque et autres ploutocrates, alors peut etre bien que l'UE se porterait mieux.


 
Comme si Bruxelles concoctait ses gentilles lois à l'abri des regards et qu'elles n'étaient pas le résultat d'un consensus entre pays.
 
Pour être en plein dans un processus de régulation menée par la commission européenne, je peux te dire que ceux qui font le plus chier dans le bouzin, ce sont les différents états membres avec leurs intérêts particuliers.
 
Si l'Europe fonctionne de manière imparfaite, c'est en grande partie à cause de ceux qui la composent. Et pas à cause des fonctionnaires européens qui font leur possible pour dégager un consensus. Je peux détailler par des exemples précis si ça t'intéresse, car le discours perpétuel de "Bruxelles" est à mille lieux de la réalité du processus d'élaboration des directives et autres règlements européens.
 
Il est par ailleurs étrange que tu critiques la lutte contre l'inflation lorsqu'on voit le résultat qui s'est produit aux US avec une politique monétaire laxiste.

mood
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Posté le 01-01-2011 à 16:08:30  profilanswer
 

n°25065784
Badcow
Posté le 01-01-2011 à 16:09:54  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


ouai, bon, sachant qu'on a eu 2 fois le pays ruiné par la guerre, devoir devaluer n'est pas fondamentalement un probleme...
et au passage, avant l'arrivée de l'euro, la pays n'etait pas au bord du gouffre. il en etait meme beaucoup plus loin qu'aujourd'hui.
quand aux monnaies "fortes" ou "faibles" franchement, quel interet pour un peuple?
y'a t'il moins de pauvreté en allemagne qu'en france ou en angleterre?


 
Et bien prend la peine de lire le lien que j'avais mis, tu verra que les dévaluations se sont continuées tout au long des années '50, '60, (edit : '70) et jusqu'au début des années '80 pour finalement arriver au "franc fort", prémices à la construction de l'euro.
 
Donc, avant l'euro, il y avait déjà un franc qui avait cessé de se dévaluer face au DM, et avoir une monnaie qui ne passe pas son temps à se dévaluer, "le peuple" se rend facilement compte de l'intérêt que ça a à chaque fois qu'il va faire son plein à la station-service du coin...

Message cité 1 fois
Message édité par Badcow le 01-01-2011 à 16:12:38

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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°25065785
IMGaia
Posté le 01-01-2011 à 16:10:28  profilanswer
 

mise à part depuis la crise, la dette (comme l'inflation?) de la France n'a pas plus augmenter avec l'euro que durant les années 90 et en pourcentage du pib ça va  nettement mieux : http://blog.crottaz-finance.ch/wp- [...] france.jpg

n°25065797
Badcow
Posté le 01-01-2011 à 16:11:44  profilanswer
 

double post...


Message édité par Badcow le 01-01-2011 à 16:12:15

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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°25065798
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 01-01-2011 à 16:12:19  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


sachant que 80% des lois sont simplement des retranscription que ce qui se passe a bruxelles, et que de toute maniere, TOUS les leviers les plus importants (monnaie, taxes douanieres) sont geré par bruxelles, on peut dire que oui, bruxelles et responsable.
si leur unique prerogative n'etait pas de juguler l'inflation afin de garantir une rente aux oligarque et autres ploutocrates, alors peut etre bien que l'UE se porterait mieux.


Bah si tu trouves que l'univers normatif, qui est une grande partie des lois retranscrites en droit national, est un enjeu majeur de la politique économique, en effet.
Quant aux taxes et à la monnaie, lol. T'es pas content, achète Made in France ou Made in Europe (ce que je fais quand je peux :o), et quant à la monnaie... Ca aurait changé quoi ? Soit tu construis une monnaie stable et solide, de confiance, comme l'ont été le yen, la livre, le dm, le franc suisse, et tu tentes de juguler l'inflation pour laisser un horizon stable aux investisseurs et autres agents économiques, soit tu laisses la France gérer le machin et tu sais que la monnaie se dépréciera, donc tu décourageras en plus de créer des coûts annexes.

 

Après, il faut bien se mettre en tête que l'inflation n'érode plus depuis longtemps les grandes fortunes... Ca fait du mal aux portefeuilles des banques fondés sur du taux fixe, mais c'est tout. Et encore, valable seulement si l'inflation n'est pas anticipée...

Message cité 1 fois
Message édité par radioactif le 01-01-2011 à 16:13:04

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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°25065807
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 16:14:20  profilanswer
 

Par ailleurs, le chiffre de 80% est une caricature cité régulièrement par l'extrême-droite et qui ne tient pas compte de la complexité des différents processus:
 

Citation :

Concrètement, en France, en 2007, 87 lois ont été promulguées. 51 avaient pour objet d’autoriser la ratification ou l’approbation d’accords internationaux (dont 8 négociés par l’Union) ; sur les 36 autres lois, 10 comportaient des dispositions d’origine communautaire. Au final, ce sont donc  seulement 25 % des lois adoptées qui étaient d’origine communautaire.


 
http://www.forumdesforums.com/modu [...] ryid=28235
 
Ou ici aussi:
 
http://www.eppj.eu/ressource/stati [...] web_fr.pdf
 
Ou là pour le Luxembourg:
 

Citation :

Selon
les statistiques sur le nombre de textes normatifs (voir chapitre 4), les textes transposant une
ou plusieurs directives européennes ont représenté selon les années de 16 à 30% des
nouveaux lois et règlements grand-ducaux sur la période 2005-08.


 
http://www.oecd.org/dataoecd/47/49/46121980.pdf


Message édité par Camelot2 le 01-01-2011 à 16:23:05
n°25065870
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 16:20:43  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Rythme décennal de dépréciation du franc vis-à-vis du mark
 
Période  Variation (en %) de la parité du franc
1949 - 1959 - 28,8 %
1959 - 1969 - 25,7 %
1969 - 1979 - 33,9 %
1979 - 1989 - 30 %
 
Le Franc, "une monnaie solide, qui n'a jamais connue de dévaluation extraordinaire"...
 

Ah?  3% de dévaluation, ça pose problème?  à qui?     :heink:  


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25065911
maponos
Posté le 01-01-2011 à 16:25:31  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Je dois avouer avoir parfois du mal à faire la différence entre les deux, mais visiblement pour toi c'est simple, donc à ton avis, le lancement d'un programme pour un second porte-avion qui viendrait en complément du CdG, c'est un investissement ou une dépense courante ?
 
Pour le reste, les investissements peuvent aussi être financés par des excédents budgétaires (je concède cependant que le concept soit abscons), et dire que "le Franc n'a jamais subi de dévaluation extraordinaire", pour une monnaie qui entre 1914 et 2000 a perdu 99,9% de sa valeur, c'est assez savoureux à lire...
 
Pour rappel, l'histoire des dévaluations successives du Franc au cours du 20ème siècle.
 
http://www.finances.gouv.fr/notes_ [...] 27_dev.htm


Le dollar a perdu combien dans le même temps ?

n°25065960
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 16:30:12  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

On parle de solde primaire. Le mode de financement (matérialisé par la charge d'intérêts) n'a rien à voir là-dedans. Si, avant 1973, le solde primaire était positif, c'est en raison de la situation économique favorable qui a pris fin avec les chocs pétroliers et l'arrivée à maturité d'une certaine société de consommation, des évolutions démographiques et des évolutions géo-politiques au niveau international.


ça a pris fin aussi avec l'obligation faite de se financer sur les marchés, moyennant copieux intérêts.
Et la politique de certains gouvernement, qui allait dans l'intérêt des financiers en général, plutôt que dans l'intérêt du pays. (à commencer par Giscard)

 

Et du fait aussi que l'accroissement de la productivité a servi a augmenter le chômage, plutôt que à gérer de manière positive la réduction du temps de travail. (toujours dans l'intérêt de la finance)
Le pétrole  a bon dos.

 

En résumé, en 73 on a décidé de faire passer les intérêts du marché, au dessus de ceux du peuple.
Le peuple est devenu le serviteur du marché, alors que auparavant c'était l'inverse.

 

C'est un choix purement politique, idéologique.  

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 01-01-2011 à 16:35:19

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25065976
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 16:32:22  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Comme si Bruxelles concoctait ses gentilles lois à l'abri des regards et qu'elles n'étaient pas le résultat d'un consensus entre pays. gouvernements pro libéralisation. [:aloy]    
 
Pour être en plein dans un processus de régulation menée par la commission européenne, je peux te dire que ceux qui font le plus chier dans le bouzin, ce sont les différents états membres avec leurs intérêts particuliers.
 
Si l'Europe fonctionne de manière imparfaite, c'est en grande partie à cause de ceux qui la composent. Et pas à cause des fonctionnaires européens qui font leur possible pour dégager un consensus. Je peux détailler par des exemples précis si ça t'intéresse, car le discours perpétuel de "Bruxelles" est à mille lieux de la réalité du processus d'élaboration des directives et autres règlements européens.
 
Il est par ailleurs étrange que tu critiques la lutte contre l'inflation lorsqu'on voit le résultat qui s'est produit aux US avec une politique monétaire laxiste.


Message édité par poilagratter le 01-01-2011 à 16:35:44

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25065979
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 16:32:46  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


ça a pris fin aussi avec l'obligation faite de se financer sur les marchés, moyennant copieux intérêts.
Et la politique de certains gouvernement, qui allait dans l'intérêt des financiers en général, plutôt que dans l'intérêt du pays.
 
Et du fait aussi que l'accroissement de la productivité a servi a augmenter le chômage, plutôt que à gérer de manière positive la réduction du temps de travail. (toujours dans l'intérêt de la finance)
Le pétrole  a bon dos.
 
En résumé, en 73 on a décidé de faire passer les intérêts du marché, au dessus de ceux du peuple.
Le peuple est devenu le serviteur du marché, alors que auparavant c'était l'inverse.
 
C'est un choix purement politique, idéologique.  


 
Je viens de t'expliquer qu'on parle du solde primaire (soit sans les intérêts), et tu me reparles des intérêts. Décidément, ça a du mal à rentrer.

n°25065992
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 16:34:36  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Bah si tu trouves que l'univers normatif, qui est une grande partie des lois retranscrites en droit national, est un enjeu majeur de la politique économique, en effet.
Quant aux taxes et à la monnaie, lol. T'es pas content, achète Made in France ou Made in Europe (ce que je fais quand je peux :o), et quant à la monnaie... Ca aurait changé quoi ? Soit tu construis une monnaie stable et solide, de confiance, comme l'ont été le yen, la livre, le dm, le franc suisse, et tu tentes de juguler l'inflation pour laisser un horizon stable aux investisseurs et autres agents économiques, soit tu laisses la France gérer le machin et tu sais que la monnaie se dépréciera, donc tu décourageras en plus de créer des coûts annexes.
 
Après, il faut bien se mettre en tête que l'inflation n'érode plus depuis longtemps les grandes fortunes... Ca fait du mal aux portefeuilles des banques fondés sur du taux fixe, mais c'est tout. Et encore, valable seulement si l'inflation n'est pas anticipée...


Ce qu'on a fait avec l'Euro, et on peut voir les formidables résultats que ça a donné... :sarcastic:


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25066012
korrigan73
Membré
Posté le 01-01-2011 à 16:36:47  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Et bien prend la peine de lire le lien que j'avais mis, tu verra que les dévaluations se sont continuées tout au long des années '50, '60, (edit : '70) et jusqu'au début des années '80 pour finalement arriver au "franc fort", prémices à la construction de l'euro.
 
Donc, avant l'euro, il y avait déjà un franc qui avait cessé de se dévaluer face au DM, et avoir une monnaie qui ne passe pas son temps à se dévaluer, "le peuple" se rend facilement compte de l'intérêt que ça a à chaque fois qu'il va faire son plein à la station-service du coin...


le peuple s'en rend compte aussi quand il voit ses gosses au chomage.


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El predicator du topic foot
n°25066033
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 16:39:41  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

Je viens de t'expliquer qu'on parle du solde primaire (soit sans les intérêts), et tu me reparles des intérêts. Décidément, ça a du mal à rentrer.


Ben le solde primaire résulte aussi de choix politiques.
Curieusement, depuis que l'on doit se financer sur les marchés, il n'arrête pas d'augmenter!
 ce qui a l'avantage d'engraisser les détenteurs de dette de l'état de 40milliards/an .

 

Le combo gagnant c'est:

 

1 - obliger l'état à se financer sur les marchés
2 - augmenter les déficits.

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 01-01-2011 à 16:40:34

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25066282
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 17:06:08  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ben le solde primaire résulte aussi de choix politiques.
Curieusement, depuis que l'on doit se financer sur les marchés, il n'arrête pas d'augmenter!
 ce qui a l'avantage d'engraisser les détenteurs de dette de l'état de 40milliards/an .
 
Le combo gagnant c'est:
 
1 - obliger l'état à se financer sur les marchés
2 - augmenter les déficits.  


 
 :heink:  
 
Au contraire, le solde primaire ne fait que diminuer...et ça date d'avant 1973. Depuis 1959, on était sur une pente descendante. Tu vas peut-être me dire que cette combinaison gagnante était déjà appliqué durant ta période fétiche?
 
Rappel:
 
http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1136/img/graphique6.jpg
 

n°25066404
Badcow
Posté le 01-01-2011 à 17:16:03  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


le peuple s'en rend compte aussi quand il voit ses gosses au chomage.


 
Quel est le lien logique ?
En 1986, on avait un taux de chômage à 12%, et pas d'euro ni de monnaie "forte"...


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°25066553
Badcow
Posté le 01-01-2011 à 17:35:16  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Ah?  3% de dévaluation, ça pose problème?  à qui?     :heink:  


 
Tiens, on est passé de "une monnaie solide, qui n'a jamais connue de dévaluation extraordinaire" à "3% de dévaluation (ndlr : annuel), ça pose problème ?"
 
3% de dévaluation pendant 40 ans, ça fait quoi... une perte de 70% de sa valeur ? Pour un pays qui importe 100% de son pétrole et de son gaz naturel, c'est sûr que ça n'aurait aucune influence sur la vie quotidienne des gens.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°25066585
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 17:38:02  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Tiens, on est passé de "une monnaie solide, qui n'a jamais connue de dévaluation extraordinaire" à "3% de dévaluation (ndlr : annuel), ça pose problème ?"
 
3% de dévaluation pendant 40 ans, ça fait quoi... une perte de 70% de sa valeur ? Pour un pays qui importe 100% de son pétrole et de son gaz naturel, c'est sûr que ça n'aurait aucune influence sur la vie quotidienne des gens.


 
Je prédis un "De toute façon, les chiffres, on s'en fout." d'ici quelques messages.  :o

n°25066687
Profil sup​primé
Posté le 01-01-2011 à 17:53:47  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je prédis un "De toute façon, les chiffres, on s'en fout." d'ici quelques messages.  :o


C'est "A la rigueur, [tel truc] on s'en fout, le problème c'est surtout que depuis la loi gnagnagna on paie des intérêts sur la dette au lieu de se financer à 0% et le déficit c'est surtout les intérêts gnagnagna".

n°25066692
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 01-01-2011 à 17:54:39  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ce qu'on a fait avec l'Euro, et on peut voir les formidables résultats que ça a donné... :sarcastic:


Grave, la gestion des Etats étant en parallèle tellement vertueuse  :sarcastic:


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°25066707
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 01-01-2011 à 17:57:15  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ben le solde primaire résulte aussi de choix politiques.
Curieusement, depuis que l'on doit se financer sur les marchés, il n'arrête pas d'augmenter!  
 ce qui a l'avantage d'engraisser les détenteurs de dette de l'état de 40milliards/an .
 
Le combo gagnant c'est:
 
1 - obliger l'état à se financer sur les marchés
2 - augmenter les déficits.  


Curieusement les vieux coûtent de plus en plus cher [:transparency]
Et ils votent dans leur propre intérêt, ça doit faire un truc un peu logique ça sachant qu'ils claqueront avant de supporter le poids de la dette qu'ils ont contracté [:transparency]


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°25066963
Terminatux
Communiste
Posté le 01-01-2011 à 18:24:55  profilanswer
 

beurre et epinard a écrit :

La zone euro est la zone de plus faible croissance mondiale. "Plus d'Europe", qu'ils continuent de dire, malgré tout. Du fanatisme.


 
Compare ce qui est comparable, pas des pays en développement avec des pays développés qui ne font « que » rattraper un retard de développement.
Par ailleurs, parmi les pays baltes l'Estonie est rentré aujourd'hui même dans la zone euro (une majorité d'estoniens sont favorables à cette entrée selon les sondages récents). La Lituanie et la Lettonie n'en font pas partie.
Regarde les taux d'évolution du PIB réel des pays baltes depuis 2008 :
 
Estonie :
2008 : - 5,1%
2009 : - 13,9%
2010 : 2,4%
 
Lituanie :
2008 : 2,9%
2009 : - 14,7%
2010 : 0,4%
 
Lituanie :  
2008 : - 4,2%
2009 : - 18%
2010 : - 0,4%
 
Je ne pense évidemment pas qu'avec leur entrée dans l'euro en 2002 ces pays n'auraient pas subi de crise économique, j'insiste seulement sur le fait qu'on ne peut pas annoncer que l'euro est à l'origine de tous les maux simplement en prenant appui sur le fait que la zone euro soit en crise. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué la crise concerne tous les pays, mais pour un pays en développement, une croissance faible est déjà anormale. Alors que pour une zone développée (parmi les zones de la Triade notamment) une crise se caractérise par une stagnation complète ou pire, par une récession.

n°25067073
maponos
Posté le 01-01-2011 à 18:39:15  profilanswer
 

En tout cas comme en 29 c'est encore les américains qui nous foutent dans la merde.

n°25067214
Terminatux
Communiste
Posté le 01-01-2011 à 18:56:23  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Curieusement les vieux coûtent de plus en plus cher [:transparency]
Et ils votent dans leur propre intérêt, ça doit faire un truc un peu logique ça sachant qu'ils claqueront avant de supporter le poids de la dette qu'ils ont contracté [:transparency]


 
Un jeune prolétaire a plus en commun avec un vieux prolétaire qu'avec un jeune exploiteur. :o

n°25067233
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 18:58:07  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Tiens, on est passé de "une monnaie solide, qui n'a jamais connue de dévaluation extraordinaire" à "3% de dévaluation (ndlr : annuel), ça pose problème ?"
 
3% de dévaluation pendant 40 ans, ça fait quoi... une perte de 70% de sa valeur ? Pour un pays qui importe 100% de son pétrole et de son gaz naturel, c'est sûr que ça n'aurait aucune influence sur la vie quotidienne des gens.


Dans la mesure ou les salaires augmentent de la même chose, oui on s'en fout.
 
Mettons que tu gagne 1, et que tu paye ton gas oil 1.
Ensuite, tu gagnes 10, et tu paye ton pétrole 10.
 
ça change quoi? :ouch:  
 


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25067249
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 19:00:17  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Quel est le lien logique ?
En 1986, on avait un taux de chômage à 12%, et pas d'euro ni de monnaie "forte"...


Le chômage a commencé son envolée dans les années 70.
 
Avant, la monnaie était tout aussi "faible", et le chômage était nul.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25067281
maponos
Posté le 01-01-2011 à 19:04:33  profilanswer
 

Comme dirait l'autre ce n'est pas un hasard  :o

n°25067282
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 19:04:37  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
 :heink:  
 
Au contraire, le solde primaire ne fait que diminuer...et ça date d'avant 1973. Depuis 1959, on était sur une pente descendante. Tu vas peut-être me dire que cette combinaison gagnante était déjà appliqué durant ta période fétiche?
 
Rappel:
 
http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/i [...] hique6.jpg
 


Jusqu'en 73, il n'y avait pas de dette, d'après ta courbe.  Et pourtant à l'époque, il y avait d'énormes investissements, pour financer tous les grands plans d'équipement du pays, et certaines industries stratégiques, qui suffisent à expliquer la pente.
 
Depuis on ne finance plus aucun investissement, on privatise les biens publics, et pourtant la dette atteint des records!  Si ce n'est pas voulu, c'est quand même une sacré performance.

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 01-01-2011 à 19:05:25

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25067317
Profil sup​primé
Posté le 01-01-2011 à 19:09:03  answer
 

Badcow a écrit :

 

Tiens, on est passé de "une monnaie solide, qui n'a jamais connue de dévaluation extraordinaire" à "3% de dévaluation (ndlr : annuel), ça pose problème ?"

 

3% de dévaluation pendant 40 ans, ça fait quoi... une perte de 70% de sa valeur ? Pour un pays qui importe 100% de son pétrole et de son gaz naturel, c'est sûr que ça n'aurait aucune influence sur la vie quotidienne des gens.

 

tu caricatures, la dévaluation n'a pas que effets néfastes. Cela serait très pénalisant pour des pays qui importent 100% de leur consommation et sans rien exporté. Mais si la France importe, elle a aussi beaucoup exporté et là une monnaie faible est un atout. D'ailleurs pourquoi les ricains dévaluent leur monnaie ?

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 01-01-2011 à 19:09:43
n°25067365
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 19:15:59  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Jusqu'en 73, il n'y avait pas de dette, d'après ta courbe.  Et pourtant à l'époque, il y avait d'énormes investissements, pour financer tous les grands plans d'équipement du pays, et certaines industries stratégiques, qui suffisent à expliquer la pente.
 
Depuis on ne finance plus aucun investissement, on privatise les biens publics, et pourtant la dette atteint des records!  Si ce n'est pas voulu, c'est quand même une sacré performance.


 
Ton propos était que si l'état n'était pas en déficit avant 1973, c'était en raison du financement via la BdF, soit un financement sans charge d'intérêt. Or, l'évolution du solde primaire montre qu'il n'en est rien. C'est cette évolution qui explique l'endettement, pas la manière de se financer.
 
Autrement dit, ce n'est pas le changement des statuts en 1973 qui a provoqué l'endettement. Ce changement de statut était une réponse à la dégradation du solde primaire et aux besoins en capitaux naissant. Ces besoins en capitaux ne faisant presque que croître depuis lors.
 
Tu confonds cause et conséquence.
 
C'est l'inadéquation grandissante entre recettes et dépenses, hors charges d'intérêt, qui est la cause du besoin en capitaux. Celui-ci ayant été rencontré via les marchés financiers.

n°25067464
Terminatux
Communiste
Posté le 01-01-2011 à 19:32:29  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Dans la mesure ou les salaires augmentent de la même chose, oui on s'en fout.
 
Mettons que tu gagne 1, et que tu paye ton gas oil 1.
Ensuite, tu gagnes 10, et tu paye ton pétrole 10.
 
ça change quoi? :ouch:


 
Une inflation galopante (100% par an par exemple) perturbe les prévisions économiques, il devient difficile de savoir si tel investissement sera rentable, s'il faut acheter telle chose...
C'est pour ça qu'elle a un impact négatif sur l'économie.

n°25067471
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 19:33:58  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Ton propos était que si l'état n'était pas en déficit avant 1973, c'était en raison du financement via la BdF, soit un financement sans charge d'intérêt. Or, l'évolution du solde primaire montre qu'il n'en est rien. C'est cette évolution qui explique l'endettement, pas la manière de se financer.
 
Autrement dit, ce n'est pas le changement des statuts en 1973 qui a provoqué l'endettement. Ce changement de statut était une réponse à la dégradation du solde primaire et aux besoins en capitaux naissant. Ces besoins en capitaux ne faisant presque que croître depuis lors.
 
Tu confonds cause et conséquence.
 
C'est l'inadéquation grandissante entre recettes et dépenses, hors charges d'intérêt, qui est la cause du besoin en capitaux. Celui-ci ayant été rencontré via les marchés financiers.


Sur que c'est l'inadéquation recettes dépenses qui fait un trou...
 


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
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