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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°25059616
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 31-12-2010 à 16:25:13  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

poilagratter a écrit :


Quelque soit le prêteur, banque privée ou banque centrale, dans tous les cas, l'Etat est aussi celui qui garanti l'emprunt en dernier ressort.
C'est donc curieux qu'il ait à payer ce risque.  (à moins de ne l'obliger à emprunter sur les marchés...)


Ha ouais, genre les faillites c'est du flan et tout défaut est remboursé par l'Etat.
 
Chapeau bas.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
mood
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Posté le 31-12-2010 à 16:25:13  profilanswer
 

n°25059625
Camelot2
Posté le 31-12-2010 à 16:26:29  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


zéro argument, donc.  (ensuite les 2% c'était juste pour montrer que c'est supérieur à 0%)


 
Le problème, ce n'était pas les 2%...c'était l'opposition banques privées/banque centrale.  
 
 

radioactif a écrit :


Dans un certain sens, si on parle d'ABS non-risquées (qualitativement [:ddr555]), donc adossées à un investissement avec une NPV supérieure à zéro, dans un système de création monétaire, la différence est en effet marginale. Pas forcément négligeable.
Cependant, c'est mettre le risque sous le tapis en disant "on verra", ce qui est en fait une mauvaise idée :D
Et ça élude toute sociologie des organisations :o


 
Enlever l'aspect "risque", y en a qui ont essayé...ils ont eu des problèmes.  :o  
 
Sinon, je suis plutôt sur ta dernière phrase. La différence fondamentale entre le marché obligataire et l'émission de prêt par la banque centrale, c'est l'organisation structurelle entre les détenteurs de capitaux et les besoins en capitaux.
 
Le marché obligataire ayant le singulier avantage, en théorie, de donner une vue objective sur ce besoin en capitaux. Tandis que le passage par la banque centrale engendre des effets bien plus diffus et inégalement répartis (en fonction de la proximité vis-à-vis de la source d'émission, comme le rappelait fort bien un article de limonaire).
 
Maintenant, ce qu'on constate, c'est que face à la crise, en se détachant des règles du jeu (via l'appel des états à leurs banques centrales), on augmente l'incertitude du système. Et j'espère ne pas être le seul à me demander quelles vont être les conséquences des petits jeux de la FED et de la BCE lorsqu'il s'agit de déterminer qui va "quantitative easing" le plus.
 
A mon sens, on assiste à un retour en arrière assez fabuleux. Vu qu'un acteur (suivez mon regard) ne veut pas payer le prix de son endettement, il tente de le faire payer aux autres. Soit exactement ce que le marché obligataire était sensé éviter. En même temps, si les gens sont assez cons pour investir en bonds US, c'est leur problème.  :o  

n°25059635
Camelot2
Posté le 31-12-2010 à 16:27:10  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Quelque soit le prêteur, banque privée ou banque centrale, dans tous les cas, l'Etat est aussi celui qui garanti l'emprunt en dernier ressort.
C'est donc curieux qu'il ait à payer ce risque.  (à moins de ne l'obliger à emprunter sur les marchés...)


 
Gné?

n°25059669
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 31-12-2010 à 16:32:39  profilanswer
 


Genre t'es assureur et tu connais pas l'assurance magique ?


---------------
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n°25059695
yoyo173
Posté le 31-12-2010 à 16:37:13  profilanswer
 

Ah ben si. Quand les banques merdent, c'est l'état qui paye. C'est donc bien lui qui assure les risques, non ?

n°25059756
Camelot2
Posté le 31-12-2010 à 16:46:29  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :

Ah ben si. Quand les banques merdent, c'est l'état qui paye. C'est donc bien lui qui assure les risques, non ?


 
Non.

n°25059760
Camelot2
Posté le 31-12-2010 à 16:47:35  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Genre t'es assureur et tu connais pas l'assurance magique ?


 
Ce doit être un poste de bilan IFRS que je n'ai pas encore pu consulter. Sans doute en accès restreint vu sa sensibilité.  :o

n°25059801
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 31-12-2010 à 16:54:46  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :

Ah ben si. Quand les banques merdent, c'est l'état qui paye. C'est donc bien lui qui assure les risques, non ?


Ah ouais, ils ont repris tous les encours de prêts et toutes les dettes ! Vachement sympas ces Etats :o


---------------
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n°25059814
yoyo173
Posté le 31-12-2010 à 16:57:16  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Spéculer, c'est prévoir.
Tu ne gagnes de l'argent que si ta prévision est bonne.
 
En prévoyant juste, tu permets aux forces de production de mieux anticiper les besoins futurs.


 
 
 
Attendez, j'ai un problème de vocabulaire là. Quelle différence entre investir et spéculer alors ?
 
Quand tu achètes du blé lors de famines, quel risque permets tu de transférer, celui de nourrir les affamés ? .
 
Tenez, ça illustre mieux mon propos:"En période d'investissements pure les acheteurs sont à la recherche de revenus issus d'un travail, d'une création réelle de richesse. Les achats d'actions facilitent alors les investissements des entreprises. Ces dernières trouvent la possibilité de se financer en Bourse. Les investissements sont créateurs d'emplois. Pour l'immobilier cette période favorise la construction et la location. Pour la Bourse les créations d'emplois favorisent le développement des entreprises et donc l'augmentation des dividendes.
 
En période de spéculation pure, les achats sont à la recherche de revenus rapides par la vente, par des loyers très élevés espérés mais sans rapport avec la réalité économique des locataires, par des dividendes espérés sans rapport avec la réalité économique de l'entreprise. En fait nous sommes la dans la zone du gain virtuel. On a parlé d'Internet comme d'une économie virtuelle en fait, il n'en ait rien. Ce sont les spéculateurs qui ont rêvé à propos de certaines entreprises se lançant sur Internet. Internet n'est pas virtuel mais les gains espérés ont été virtuels.
 
La spéculation est basée sur des rêves de gain facile sans tenir compte des réalités économiques. Il y a bien sûr des spéculateurs qui gagnent beaucoup d'argent, souvent en exploitant et en soutenant les rêves des autres, mais d'autres en perdent aussi beaucoup. Il n'est pas possible de vendre toujours plus cher le même bien. Cependant la spéculation a des conséquences économiques bien réelles. L'argent qui va à la spéculation n'est pas disponible pour l'investissement
"
 
http://www.orvinfait.fr/speculatio [...] ement.html
 
Et il me semble que les crash boursiers sont bien liés à la spéculation qui a produit des richesses virtuelles (qui n'existent donc pas, il n'y a eu aucune création ) et qui se casse la gueule lorsqu'on la confronte à la réalité. Oui, l'entreprise qui a spéculé à la hausse ne possède pas les richesses qu'elle dit avoir. elle a créé du vide.
Conséquence, comme l'inflation mal maitrisée, la spéculation plombé l'économie et retombe sur ceux qui ne sont en rien responsables.
Plutôt qu'un état qui fait marcher la planche à billet jusqu'à asphyxie, on a des entreprises/particuliers qui créent des richesses virtuelles jusqu'à l'effondrement.

n°25059828
yoyo173
Posté le 31-12-2010 à 16:59:11  profilanswer
 


Si, mais moi j'argumente:
Les banques ont déconné, l'état leur à prêté de l'argent pour qu'elles se renflouent et à payer pour les conséquences de leurs conneries.
 
Et oui, ne pas oublier les conséquences. Quand tu tue quelqu'un en voiture, tu dois payer les réparations de ton véhicule, mais aussi les dommages que tu as occasionné. Une subtilité qui semble vous échapper.

Message cité 1 fois
Message édité par yoyo173 le 31-12-2010 à 17:01:36
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Posté le 31-12-2010 à 16:59:11  profilanswer
 

n°25059888
Camelot2
Posté le 31-12-2010 à 17:09:09  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Si, mais moi j'argumente:
Les banques ont déconné, l'état leur à prêté de l'argent pour qu'elles se renflouent et à payer pour les conséquences de leurs conneries.
 
Et oui, ne pas oublier les conséquences. Quand tu tue quelqu'un en voiture, tu dois payer les réparations de ton véhicule, mais aussi les dommages que tu as occasionné. Une subtilité qui semble vous échapper.


 
Analogie foireuse: checked
Faible compréhension de la crise écononomique: checked
Faible compréhension de la crise financière: checked
 
Je n'argumente pas lorsque, visiblement, tu as déjà une opinion bien tranchée et teintée d'une idéologie certaine.
 
D'autant plus lorsque l'argumentation qu'il s'agirait de développer l'a déjà été pendant des dizaines et des dizaines de pages. Et qu'on en est toujours au même point.

n°25059898
Camelot2
Posté le 31-12-2010 à 17:10:31  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


 
 
 
Attendez, j'ai un problème de vocabulaire là. Quelle différence entre investir et spéculer alors ?
 
Quand tu achètes du blé lors de famines, quel risque permets tu de transférer, celui de nourrir les affamés ? .
 
Tenez, ça illustre mieux mon propos:"En période d'investissements pure les acheteurs sont à la recherche de revenus issus d'un travail, d'une création réelle de richesse. Les achats d'actions facilitent alors les investissements des entreprises. Ces dernières trouvent la possibilité de se financer en Bourse. Les investissements sont créateurs d'emplois. Pour l'immobilier cette période favorise la construction et la location. Pour la Bourse les créations d'emplois favorisent le développement des entreprises et donc l'augmentation des dividendes.
 
En période de spéculation pure, les achats sont à la recherche de revenus rapides par la vente, par des loyers très élevés espérés mais sans rapport avec la réalité économique des locataires, par des dividendes espérés sans rapport avec la réalité économique de l'entreprise. En fait nous sommes la dans la zone du gain virtuel. On a parlé d'Internet comme d'une économie virtuelle en fait, il n'en ait rien. Ce sont les spéculateurs qui ont rêvé à propos de certaines entreprises se lançant sur Internet. Internet n'est pas virtuel mais les gains espérés ont été virtuels.
 
La spéculation est basée sur des rêves de gain facile sans tenir compte des réalités économiques. Il y a bien sûr des spéculateurs qui gagnent beaucoup d'argent, souvent en exploitant et en soutenant les rêves des autres, mais d'autres en perdent aussi beaucoup. Il n'est pas possible de vendre toujours plus cher le même bien. Cependant la spéculation a des conséquences économiques bien réelles. L'argent qui va à la spéculation n'est pas disponible pour l'investissement
"
 
http://www.orvinfait.fr/speculatio [...] ement.html
 
Et il me semble que les crash boursiers sont bien liés à la spéculation qui a produit des richesses virtuelles (qui n'existent donc pas, il n'y a eu aucune création ) et qui se casse la gueule lorsqu'on la confronte à la réalité. Oui, l'entreprise qui a spéculé à la hausse ne possède pas les richesses qu'elle dit avoir. elle a créé du vide.
Conséquence, comme l'inflation mal maitrisée, la spéculation plombé l'économie et retombe sur ceux qui ne sont en rien responsables.
Plutôt qu'un état qui fait marcher la planche à billet jusqu'à asphyxie, on a des entreprises/particuliers qui créent des richesses virtuelles jusqu'à l'effondrement.


 
Ce texte.  :love:

n°25059986
poilagratt​er
Posté le 31-12-2010 à 17:21:52  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ha ouais, genre les faillites c'est du flan et tout défaut est remboursé par l'Etat.
 
Chapeau bas.


Implicitement, l'état était l'emprunteur, qui se garantit à lui même le crédit...  :/


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25060011
poilagratt​er
Posté le 31-12-2010 à 17:24:43  profilanswer
 


Lorsque les banques ont des soucis (...), l'Etat n'est il pas "l'assureur" qui joura les pompiers en dernier ressort?
(style ce qui se passe depuis la crise des subprimes, et ce pourquoi les citoyens doivent se serrer la ceinture, les banques continuant leur business comme si de rien n'était. :love: )

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 31-12-2010 à 17:26:37

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25060135
Camelot2
Posté le 31-12-2010 à 17:40:27  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Lorsque les banques ont des soucis (...), l'Etat n'est il pas "l'assureur" qui joura les pompiers en dernier ressort?
(style ce qui se passe depuis la crise des subprimes, et ce pourquoi les citoyens doivent se serrer la ceinture, les banques continuant leur business comme si de rien n'était. :love: )


 
T'as jeté un oeil à la NPV des investissements des Etats dans les différentes banques?  :o  
 
Ceux qui payent, au final, les défauts sur les subprimes...ce seront soit les emprunteurs (à l'actif du bilan) via des tarifs en conséquences, soit les clients (au passif du bilan) via des tarifs en conséquence, soit les détenteurs de l'entreprise (via une réduction de valeur de leur investissement). L'Etat fournit du capital pour des raisons de solvabilité et il se fait rémunérer pour cela à un taux supérieur que celui pour lequel il emprunte. (vu qu'il est fortement improbable qu'une banque irlandaise ayant fait appel à l'Etat soit mieux cotée que l'état irlandais, je vous laisse deviner pourquoi).  Il fait donc le lien entre les détenteurs de capitaux (qui ne veulent plus prêter à certains établissements bancaires) et ces mêmes établissements.
 
L'Etat ne supporte aucun risque vu qu'il le transfère aux détenteurs d'obligation. D'où, d'ailleurs, une augmentation significative des taux en Irlande, par exemple, à la suite de la reprise des établissements en difficultés.
 
Et vu que l'Etat a du temps devant lui et n'est pas soumis aux mêmes conditions de solvabilité qu'une entreprise, son bilan final sur cette opération sera au minimum break-even. Il n'a aucune obligation de se débarrasser de ses participations dans un temps relativement proche. Sauf celle qu'il se fixe lui-même.
 
L'Etat est un agent économique perpétuel, ça lui donne un sacré avantage concurrentiel.  :o  
 

n°25060151
xilebo
noone
Posté le 31-12-2010 à 17:42:59  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Lorsque les banques ont des soucis (...), l'Etat n'est il pas "l'assureur" qui joura les pompiers en dernier ressort?
(style ce qui se passe depuis la crise des subprimes, et ce pourquoi les citoyens doivent se serrer la ceinture, les banques continuant leur business comme si de rien n'était. :love: )


 
 
Les citoyens se servent la ceinture à cause du fait que les états ont dépensé plus qu'ils ne gagnaient, pas à cause des banques.

n°25060403
poilagratt​er
Posté le 31-12-2010 à 18:21:50  profilanswer
 

xilebo a écrit :


 
 
Les citoyens se servent la ceinture à cause du fait que les états ont dépensé plus qu'ils ne gagnaient, pas à cause des banques.


Indirectement, si. La crise des subprimes a plombé l'économie mondiale. Au final ça se ressent sur le budget de l'état, qui doit aussi se comprimer.
 
Plus fondamentalement, l'économie de marché "libre" et mondialisé (dans l'intérêt des capitaux, et donc des banques) conduit à ça. [:airforceone]


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25060524
yoyo173
Posté le 31-12-2010 à 18:37:50  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Analogie foireuse: checked
Faible compréhension de la crise écononomique: checked
Faible compréhension de la crise financière: checked
 
Je n'argumente pas lorsque, visiblement, tu as déjà une opinion bien tranchée et teintée d'une idéologie certaine.
 
D'autant plus lorsque l'argumentation qu'il s'agirait de développer l'a déjà été pendant des dizaines et des dizaines de pages. Et qu'on en est toujours au même point.


C'est le cas de toute argumentation foireuse :)
 
De toute façon, je ne cherche pas à discuter, tu sembles avoir une opinion bien tranchée et teintée d'une idéologie certaine.
Ce que je constate c'est que la mauvaise gestion des banques à mis tout le monde dans la merde mais qu'elles ne payent pas les pots cassés. après, tu as le doit de trouver ça normal, formidable ou inexcusable, ça ne change rien aux faits. :jap:
 
Enfin, rassures toi, l'année prochaine, ceux qui savent continueront à faire les mêmes conneries pour les mêmes résultats. Tu peux dormir tranquille .
 
Sur ce, bonne année à tous
 :hello:

Message cité 1 fois
Message édité par yoyo173 le 31-12-2010 à 18:46:34
n°25060585
poilagratt​er
Posté le 31-12-2010 à 18:46:14  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

T'as jeté un oeil à la NPV des investissements des Etats dans les différentes banques?  :o

 

Ceux qui payent, au final, les défauts sur les subprimes...ce seront soit les emprunteurs (à l'actif du bilan) via des tarifs en conséquences, soit les clients (au passif du bilan) via des tarifs en conséquence, soit les détenteurs de l'entreprise (via une réduction de valeur de leur investissement). L'Etat fournit du capital pour des raisons de solvabilité et il se fait rémunérer pour cela à un taux supérieur que celui pour lequel il emprunte. (vu qu'il est fortement improbable qu'une banque irlandaise ayant fait appel à l'Etat soit mieux cotée que l'état irlandais, je vous laisse deviner pourquoi).  Il fait donc le lien entre les détenteurs de capitaux (qui ne veulent plus prêter à certains établissements bancaires) et ces mêmes établissements.

 

L'Etat ne supporte aucun risque vu qu'il le transfère aux détenteurs d'obligation. D'où, d'ailleurs, une augmentation significative des taux en Irlande, par exemple, à la suite de la reprise des établissements en difficultés.

 

Et vu que l'Etat a du temps devant lui et n'est pas soumis aux mêmes conditions de solvabilité qu'une entreprise, son bilan final sur cette opération sera au minimum break-even. Il n'a aucune obligation de se débarrasser de ses participations dans un temps relativement proche. Sauf celle qu'il se fixe lui-même.

 

L'Etat est un agent économique perpétuel, ça lui donne un sacré avantage concurrentiel.  :o

 


Ok pour les subprimes, encore que tout le monde trinque,  y compris ceux qui n'y sont pour rien.

 

Par contre, je parlais des emprunts que l'Etat fait sur les marchés (moyennant coûteux intérêts), plutôt que à sa banque centrale...    En cas de pb, et au final, ce sont les citoyens qui payent via rétrécissement des services publics, taxes, impôts, et récession.
Tu as éludé la question.

 

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 31-12-2010 à 18:47:59

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25060620
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 31-12-2010 à 18:51:02  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Ok pour les subprimes, encore que tout le monde trinque,  y compris ceux qui n'y sont pour rien.
 
Par contre, je parlais des emprunts que l'Etat fait sur les marchés (moyennant coûteux intérêts), plutôt que à sa banque centrale...    En cas de pb, et au final, ce sont les citoyens qui payent via rétrécissement des services publics, taxes, impôts, et récession.
Tu as éludé la question.
 


Fallait pas s'endetter.
 
Tu pleurerais sur un mec qui s'endette pour s'acheter un truc visiblement pas dans ses moyens et qui se fout dans la merde à cause de ça ? :o


---------------
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n°25060651
Profil sup​primé
Posté le 31-12-2010 à 18:54:12  answer
 

 

T'es un peu court là, se sont les faits :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 31-12-2010 à 18:54:57
n°25060817
dreamer18
CDLM
Posté le 31-12-2010 à 19:14:27  profilanswer
 

beurre et epinard a écrit :

S'endetter n'est pas un probleme, c'est meme tres sain et ca s'appelle investir.

non


Message édité par dreamer18 le 31-12-2010 à 19:14:34

---------------
"Parceque toi tu fracasses du migrant à la batte de baseball, c'est ça ?" - Backbone-
n°25060891
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 31-12-2010 à 19:26:13  profilanswer
 

beurre et epinard a écrit :


 
 
S'endetter n'est pas un probleme, c'est meme tres sain et ca s'appelle investir. En revanche, s'obliger a s'endetter a taux d'usure est tres malsain, c'est pourquoi il faut supprimer cette loi de 73.


Non. S'endetter pour un actif productif, c'est investir.
S'endetter pour financer un manque récurrent de ressources allouées à des dépenses récurrentes, c'est agir en cigale.


---------------
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n°25060937
Profil sup​primé
Posté le 31-12-2010 à 19:32:37  answer
 

beurre et epinard a écrit :

 


S'endetter n'est pas un probleme, c'est meme tres sain et ca s'appelle investir. En revanche, s'obliger a s'endetter a taux d'usure est tres malsain, c'est pourquoi il faut supprimer cette loi de 73.

 


Entièrement d'accord  :jap:

 

Mais ici les partisans de la finance libérale sont d'une mauvaise foi sans nom, et ne font jamais de rapport entre l'endettement et les intérêts. Pour eux le soit disant risque que prennent les banques justifie toutes les arnaques. Dans la réalité ont voit parfaitement le système bancaire ne prend pas vraiment de risque puisque les états viendront toujours a son secours. l'usure est le cancer de l'économie.  


Message édité par Profil supprimé le 31-12-2010 à 19:33:22
n°25061021
maponos
Posté le 31-12-2010 à 19:42:30  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :

Ah ben si. Quand les banques merdent, c'est l'état qui paye. C'est donc bien lui qui assure les risques, non ?


Oui et en plus c'est lui qui assure que les transactions soient clairs pour les deux parties et que tout le monde respecte sa parole (signature).

n°25061057
super_newb​ie_pro
A ta dispoition frère geek :P
Posté le 31-12-2010 à 19:45:48  profilanswer
 

A voir ; http://blip.tv/file/4570348?utm_source=player_embedded
 
***********
 
La zone euro a seulement une chance sur cinq de survivre dans sa forme actuelle au cours des dix prochaines années, a déclaré vendredi un cercle de réflexion britannique. La raison? Des déséquilibres de compétitivité entre ses membres.  
 
Le Centre for Economics and Business Research (CEBR) a souligné que l'Espagne et l'Italie devraient avoir à se refinancer à hauteur de 400 milliards d'euros en emprunts d'Etat au printemps prochain, ce qui pourrait potentiellement déclencher une nouvelle crise dans la zone. ...(...) ==> http://www.20minutes.fr/article/64 [...] uro-sursis
 
***********
 
A lire également ; http://www.marianne2.fr/L-euro-peu [...] 01114.html


Message édité par super_newbie_pro le 31-12-2010 à 19:46:29

---------------
~ Camping thématique LA RESSOURCE sur l'autonomie ~
n°25061469
Badcow
Posté le 31-12-2010 à 20:42:01  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Quelle différence, du point de vue création de richesse, entre emprunter à des banques privées à disons 2%, et à une banque centrale à 0%?
 
(sachant que la banque privée va imprimer 11/12ème de la somme prêtée)
 
Réponse sérieuse appréciée.


 
Vu qu'on t'a déjà fait des dizaines de réponses sérieuses sans que cela n'ai eu le moindre effet, je ne sais pas trop si c'est la peine mais je vais quand même essayer...
 
On va prendre deux cas, le cas n°1 d'un état qui emprunte à sa banque centrale et le cas n°2 d'un état qui doit "emprunter sur les marchés", et on va commencer par l'hypothèse imaginaire d'un état qui, ayant déjà 1500 milliards de dette, doit trouver 190 milliards pour boucler son budget de l'année suivante.
 
Cas n°1, il demande 190 milliards à sa banque centrale, et comme il est prévoyant il ajoute quelques milliards pour faire bonne mesure en promettant de rembourser l'année d'après. L'année suivante, comme son budget est toujours en déficit, il commence par faire un emprunt de 200 milliards pour rembourser celui de l'année d'avant (ben oui, celui qu'il avait promis de rembourser l'année d'après), et rajoute une demande pour 200 nouveaux milliards qu'il ne manquera pas de rembourser (promis, juré) l'année suivante.
Sauf que les autres pays qui font du commerce avec cet état se rendent bien compte qu'ils sont payés en monnaie de singe, et un jour n'acceptent plus que de commercer dans leur monnaie à eux. La monnaie de l'état se dévalue à vitesse grand V, et comme c'est un pays qui bien qu'ayant plein d'idées n'a pas de pétrole, il arrive un moment où il doit trouver comment s'en passer car à cause de l'inflation plus personne ne peut en acheter...
 
Cas n°2, il lance une campagne de souscription "sur les marchés" et arrive à fourguer ses titres contre une promesse de rendement à 2%. L'année d'après, il est toujours en déficit et relance pour 200 milliards d'obligations, sauf que "les marchés" commencent à se dire que cet état n'est probablement pas géré comme il faudrait, et du coup font la fine bouche pour acheter des obligations, et le taux commence à monter pour atteindre 4%, et une agence de notation indique qu'elle pense diminuer la note de cet état. C'est un signal fort pour l'état en question qui lance un programme de réduction des déficits l'année d'après, et du coup on évite une explosion de l'inflation sur tous les produits importés, comme le pétrole par exemple.
 
Tu va me répliquer que dans la vrai vie, l'état dans le cas n°2 va se contenter de diminuer le nombre de poste de professeurs "pour faire des économies", et continuera à dépenser des sommes énormes pour des tas de trucs inutiles, un peu comme l'US Air Force qui, même si elle supprimait tous ses avions et tous ses pilotes actifs (donc sa raison d'être), n'arriverait à économiser que 25% de son budget, et tu aurais probablement raison, mais c'est la contrepartie de la démocratie, du suffrage universel direct, et du vieillissement de la population...


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°25062137
Badcow
Posté le 31-12-2010 à 23:09:37  profilanswer
 

beurre et epinard a écrit :

Badcow, quelques commentaires.
 
1/ Merci d'avoir repondu longuement.
 
2/ L'option 1 serait donc generatrice d'inflation, contrairement a l'option deux. J'imagine donc qu'avant 1973 il y avait une inflation considerable, et que depuis il n'y en a plus, ou du moins, significativement moins ?  
 
3/ Tu es contre les banques centrales qui font marcher la planche a billet. J'imagine donc que tu appeles a la dissolution de la FED ? EN plus le dollars n'est pas seulement la monnaie de commerce des USA, mais la monnaie de reference depuis ce ceux-ci ont decidé illegalement cesser de convertir l'or en equivalent dollars...
 
4/ Comme tu l'expliques, l'option 2/ implique que la politiques de nations souverainnes (ou qui l'etaient) ne soit plus decidée par ses dirigeants, mais par ce que telle agence Americaine dit (agence AMericain qui notait Lehman A quelque chose la veille de sa faillite).


 
1- De rien, j'espère seulement n'avoir pas écrit trop de conneries, mais dans ce cas d'autres plus compétents corrigerons.
 
2- Avant 1973, le solde primaire était majoritairement positif, donc peu de dette et peu de besoin d'emprunter, la situation est donc plus complexe à analyser que cela (ou alors, il faudra faire la comparaison "avant / après" à besoin de financement équivalent, ce qui est hors de ma portée).
 
3- Je n'appelle pas à la dissolution de la FED (je ne suis pas américain, c'est leur problème), mais effectivement si le $ n'était plus utilisé comme monnaie de référence, cela simplifierait beaucoup de choses et calmerait les ardeurs d'impression US.
 
4- Pas vraiment... un pays qui n'aurait pas besoin de convaincre des milliers de personnes de lui prêter 200 milliards tous les ans se contrefout de la note que lui donne les agences de notation. Par contre, effectivement, quand tu es "obligé" de faire la manche pour boucler ton budget et payer tes fonctionnaires, cela implique de devoir convaincre les gens à qui tu souhaite emprunter de l'argent de te le confier, et ça c'est parfois plus compliqué.


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°25064329
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 09:02:55  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Ok pour les subprimes, encore que tout le monde trinque,  y compris ceux qui n'y sont pour rien.
 
Par contre, je parlais des emprunts que l'Etat fait sur les marchés (moyennant coûteux intérêts), plutôt que à sa banque centrale...    En cas de pb, et au final, ce sont les citoyens qui payent via rétrécissement des services publics, taxes, impôts, et récession.
Tu as éludé la question.
 


 
Relis avec le doigt, je n'ai rien éludé du tout.
 
Je suis parti de la situation problématique des établissements de crédit (dû, en grande partie, à des défauts sur crédits subprimes ou équivalents).
J'explicite le mécanisme que les Etats utilisent, en grande partie, pour venir en aide à ces établissements de crédits en terme de solvabilité (pour la liquidité, c'est le rôle des banques centrales).
Et j'en conclus que, vu son horizon de temps et sa capacité à reporter son défaut sur les possesseurs d'obligations, l'Etat ne peut être que bénéfique sur ce type d'opérations.
 
Les taux sur le marché obligataire sont donc bien le reflet du coût du capital dont l'Etat a besoin. Ce coût est mesurable a-priori et impacte un poste précis du budget. Il est donc aussi contrôlable.
 
A l'inverse, le coût associé à une émission par la banque centrale n'est pas mesurable directement sinon par des mesures a-posteriori d'inflation. Le contrôle est donc très compliqué vu que la mesure du risque pose problème.

n°25064333
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 09:04:30  profilanswer
 


 
J'ai détaillé par la suite.

n°25064337
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 09:07:48  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


 
 
Enfin, rassures toi, l'année prochaine, ceux qui savent continueront à faire les mêmes conneries pour les mêmes résultats. Tu peux dormir tranquille .


 
C'est sûr qu'une discussion sur HFR avec un inconnu aux compétences financières dans la moyenne nationale ne va pas fondamentalement remettre en question la vision que je compte appliquer en Risk Management en 2011.
 
Dors bien petit scarabée, "on" s'occupe de tout.
 

n°25064486
Profil sup​primé
Posté le 01-01-2011 à 11:02:16  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
T'as jeté un oeil à la NPV des investissements des Etats dans les différentes banques?  :o  
 
Ceux qui payent, au final, les défauts sur les subprimes...ce seront soit les emprunteurs (à l'actif du bilan) via des tarifs en conséquences, soit les clients (au passif du bilan) via des tarifs en conséquence, soit les détenteurs de l'entreprise (via une réduction de valeur de leur investissement). L'Etat fournit du capital pour des raisons de solvabilité et il se fait rémunérer pour cela à un taux supérieur que celui pour lequel il emprunte. (vu qu'il est fortement improbable qu'une banque irlandaise ayant fait appel à l'Etat soit mieux cotée que l'état irlandais, je vous laisse deviner pourquoi).  Il fait donc le lien entre les détenteurs de capitaux (qui ne veulent plus prêter à certains établissements bancaires) et ces mêmes établissements.
 
L'Etat ne supporte aucun risque vu qu'il le transfère aux détenteurs d'obligation. D'où, d'ailleurs, une augmentation significative des taux en Irlande, par exemple, à la suite de la reprise des établissements en difficultés.
 
Et vu que l'Etat a du temps devant lui et n'est pas soumis aux mêmes conditions de solvabilité qu'une entreprise, son bilan final sur cette opération sera au minimum break-even. Il n'a aucune obligation de se débarrasser de ses participations dans un temps relativement proche. Sauf celle qu'il se fixe lui-même.
 
L'Etat est un agent économique perpétuel, ça lui donne un sacré avantage concurrentiel.  :o  
 


 
Arrêtes de dire n'importe quoi, ont sait tous qui va payer pour renflouer les banques. En Irlande par exemple se sont les citoyens qui vont payer, ils vont les saigner a blanc, l'injustice est totale...
 
Tu dis que les états ne supporte aucun risque ?  Mais qui met la pression sur les états actuellement avec des plans des rigueurs démentielles.Et c'est qui l'état sinon les citoyens qui la compose . J'ai l'impression que tu confond l'état avec le gouvernement qui le dirige. Les gouvernements, eux ne prennent aucuns risques a part celui d'être impopulaire et ne pas être réélus.  Mais comme ils s'entendent comme larrons en foire avec les dirigeants de la finance, ils n'auront aucun mal a trouver des postes très bien rémunérés une fois débarqué. Le dindon de la farce étant encore une fois le peuple.  
 
Les choses pourrait être tout autre si les gouvernements se souciaient réellement de leur peuple. Mais je pense que l'idéologie néolibérale dominante et d'un cynisme incroyable  est arriver a son terme. Le rejet par les peuples risque d'être hélas très violent dans les années a venir et plusieurs états vont basculer dans les extrêmes.  
 
 

n°25064538
Profil sup​primé
Posté le 01-01-2011 à 11:20:04  answer
 

Certains  sont pas dupes chez les ricains et se prépare au pire !!
 

Citation :

Dans l'Utah, une proposition de loi pour payer en or

Une proposition de loi souhaiterait permettre aux habitants de l'Utah de payer certaines de leurs transactions en or sonnant et trébuchant. Le système proposé par la loi obligerait les agences publiques à accepter, parallèlement au système monétaire actuel, des échanges en or. Une fois adopté, le système serait limité aux échanges au sein de l'Etat.
 
Cette ébauche de loi autoriserait aussi les habitants de l'Utah à frapper leurs propres pièces en argent ou en or. Un entrepôt serait par ailleurs construit pour conserver le métal précieux et la Utah Defense Force, une milice au service de l'état, pourrait être appelée et armée par le gouverneur républicain, Gary Herbert, pour protéger les stocks.
 
Le représentant républicain John Dougall, qui a soumis cette proposition, la qualifie de «méritante». Elle lui a été présentée par un électeur sous la forme d'un cahier de doléances, l'Utah Sound Money Act, et il s'est chargé de la transposer ensuite en projet de loi. The Salt Lake Tribune reste convaincu qu'un autre représentant se chargera de promouvoir, le projet que Dougall explique ainsi:
 
    «Ce que notre initiative veut surtout dire, c'est que les gens sont capables de réagir face à la politique imprudente menée par la Réserve fédérale et l'impact que certaines décisions ont, à long terme, sur la situation financière du pays. L'idée, c'est aussi d'envisager un autre choix dans les outils monétaires qui nous sont proposés pour pouvoir faciliter les transactions financières.»
 
L'inquiétude suscitée par l'augmentation de la dette américaine et les discours politiques qui appellent à augmenter l'argent liquide en circulation en mettant plus de dollars sur le marché semblent valider les arguments des partisans du projet de loi, qui soulignent notamment le risque de dévaluer la devise nationale. Le procureur Larry Hilton, un des auteurs de l'Utah Sound Money Act, déclare au Salt Lake Tribune:
 
    «C'est uniquement dans le but de créer une option supplémentaire. Si le dollar chancelle, c'est une bonne nouvelle de savoir que le gouvernement a une alternative. Ce n'est pas une obligation. L'Etat offrirait simplement la possibilité de payer en or ou en argent.»

 
Depuis la crise, l'or est devenu un argument de poids pour certains porte-paroles du camp conservateur, comme Ron Paul ou Glenn Beck, qui en font la promotion face aux risques d'inflation et de dévaluation du dollar. Une proposition similaire circule par exemple dans l'état de Georgie. À Salt Lake City, le trésorier de l'état, Richard Ellis, se demande cependant comment l'Etat pourrait rendre la monnaie lors d'une transaction si la loi était appliquée: «en rabotant un bout de lingot?».


http://www.slate.fr/lien/32209/uta [...] -or-dollar

n°25064609
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 11:40:56  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Vu qu'on t'a déjà fait des dizaines de réponses sérieuses sans que cela n'ai eu le moindre effet, je ne sais pas trop si c'est la peine mais je vais quand même essayer...
 
On va prendre deux cas, le cas n°1 d'un état qui emprunte à sa banque centrale et le cas n°2 d'un état qui doit "emprunter sur les marchés", et on va commencer par l'hypothèse imaginaire d'un état qui, ayant déjà 1500 milliards de dette, doit trouver 190 milliards pour boucler son budget de l'année suivante.
 
Cas n°1, il demande 190 milliards à sa banque centrale, et comme il est prévoyant il ajoute quelques milliards pour faire bonne mesure en promettant de rembourser l'année d'après. L'année suivante, comme son budget est toujours en déficit, il commence par faire un emprunt de 200 milliards pour rembourser celui de l'année d'avant (ben oui, celui qu'il avait promis de rembourser l'année d'après), et rajoute une demande pour 200 nouveaux milliards qu'il ne manquera pas de rembourser (promis, juré) l'année suivante.
Sauf que les autres pays qui font du commerce avec cet état se rendent bien compte qu'ils sont payés en monnaie de singe, et un jour n'acceptent plus que de commercer dans leur monnaie à eux. La monnaie de l'état se dévalue à vitesse grand V, et comme c'est un pays qui bien qu'ayant plein d'idées n'a pas de pétrole, il arrive un moment où il doit trouver comment s'en passer car à cause de l'inflation plus personne ne peut en acheter...
 
Cas n°2, il lance une campagne de souscription "sur les marchés" et arrive à fourguer ses titres contre une promesse de rendement à 2%. L'année d'après, il est toujours en déficit et relance pour 200 milliards d'obligations, sauf que "les marchés" commencent à se dire que cet état n'est probablement pas géré comme il faudrait, et du coup font la fine bouche pour acheter des obligations, et le taux commence à monter pour atteindre 4%, et une agence de notation indique qu'elle pense diminuer la note de cet état. C'est un signal fort pour l'état en question qui lance un programme de réduction des déficits l'année d'après, et du coup on évite une explosion de l'inflation sur tous les produits importés, comme le pétrole par exemple.
 
Tu va me répliquer que dans la vrai vie, l'état dans le cas n°2 va se contenter de diminuer le nombre de poste de professeurs "pour faire des économies", et continuera à dépenser des sommes énormes pour des tas de trucs inutiles, un peu comme l'US Air Force qui, même si elle supprimait tous ses avions et tous ses pilotes actifs (donc sa raison d'être), n'arriverait à économiser que 25% de son budget, et tu aurais probablement raison, mais c'est la contrepartie de la démocratie, du suffrage universel direct, et du vieillissement de la population...

Ok.   Après plus de 30 ans d'ouverture des marchés, ruineux pour notre économie, et de financement ruineux auprès des marchés, nous sommes très mal.
 
Mais supposons la situation de 1973.
 
Quel intérêt à cette époque pour l'état de financer ses investissements,  amortissables dans le futur, via l'emprunt sur les marchés, plutôt que à sa banque  centrale ?
 
 
(je ne parle pas de financer une dette,  
ni même de financer ses dépenses courantes, qui l'étaient par  l'impôt)
 
---------------------
 
A supposer que nous remboursions totalement notre dette, grâce a un vigoureux serrage de ceinture (c'est imaginaire, pour l'exemple),  
pourquoi ne pas revenir à la situation d'avant 1973, => financement des investissements de l'état auprès de la banque centrale?
 
Pourquoi avant 1973, le franc était il solide, alors que l'état se finançait auprès de sa banque centrale?

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 01-01-2011 à 11:43:38

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25064613
Profil sup​primé
Posté le 01-01-2011 à 11:42:51  answer
 

Pour en revenir aux satistiques et en particulier à l'INSEE que certains ici estiment au dessus de tous soupçons ...
 
Voici un exellent resumé du livre la grande arnaque.  
http://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] #t25064537
 

Citation :

"La raison d'être des statistiques, c'est de vous donner raison". Maxime populaire

Lorraine Data est un pseudonyme
(Lorraine comme la région dans laquelle l'INSEE doit être décentralisée ; Data, qui signifie données en anglais). Derrière celui-ci, on trouve un groupe de statisticiens publics qui, dans Le Grand truquage, souhaite attirer l'attention sur les dérives de l'usage des statistiques publiques faites par les différents gouvernements depuis 2002. Inquiets de ce qu'ils appellent "ingérences de plus en plus fréquentes du politique" dans  la  réalisation et  l'usage des  statistiques  publiques.
 
Ils veulent montrer que le gouvernement utilise quatre techniques de base pour accomoder à sa sauce les statistiques. La première consiste à "ne retenir que ce qui arrange". Changer les indicateurs de référence ou modifier en douce les modes de calcul l'illustrent. La deuxième méthode porte sur l'utilisation d'un "indicateur écran". Il s'agit de retenir un indicateur qui en dit autant sur un phénomène que ce qu'il en cache, dans la mesure où, par exemple, il est une moyenne qui perd son sens dès que la variation de certains paramètres structurels qui le rendaient pertinent changent. La troisième façon de mettre la statistique dans sa poche est de "changer la façon de compter en gardant apparemment le même indicateur". En modifiant les règles organisationnelles des administrations qui collectent elles-mêmes les données entrant dans le calcul des statistiques, on peut les modifier considérablement, que ce soit en changeant les catégories ou en incitant les fonctionnaires à aller dans un sens favorable aux attentes du pouvoir. Enfin, on peut également, c'est la quatrième méthode de "bricolage", faire dire aux chiffres ce qu'ils ne disent pas. "Obnubilés par la qualité de leurs prestations médiatiques, nos gouvernants sont de plus en plus souvent amenés à procéder à de véritables détournements de sens des statistiques qu'ils utilisent.". Au travers de sept chapitres, le collectif montre comment ces quatre techniques sont employées sur des sujets majeurs.

Le premier chapitre porte sur les statistiques du pouvoir d'achat.
On peut le résumer en disant que l'indice des prix à la consommation, en tant que moyenne, ne capture pas la dynamique des inégalités, ce qui rend son utilisation nettement moins générale et justifie les différences perçues entre ce qu'il annonce et ce qu'une partie de la population (celle qui a vu ses revenus relatifs varier défavorablement) ressent. Or, les inégalités, au travers des inégalités de patrimoine et de la hausse très conséquente des plus hauts salaires, ont crû, selon les auteurs. Utiliser l'indice des prix moyen permet donc de relativiser une éventuelle baisse de pouvoir d'achat, en compensant les baisses effectives d'une partie de la population par la hausse du reste des individus.

Dans le deuxième chapitre, l'auteur de la contribution explique comment les chiffres du chômage sont bricolés
depuis 2005.  La contribution démarre par une explication méthodologique sur les difficultés de mesure du chômage à court terme. D'un point de vue méthodologique, pour obtenir une information normalisée au niveau international (au sens du BIT), les chiffres publiés par l'enquête emploi sont les plus pertinents. Ceux de l'ANPE ne sont pas adéquats, à la base. En soi, tant que leur mode de calcul reste identique, ce n'est pas un problème, l'écart entre les deux taux restant sensiblement identique. Les difficultés apparaissent lorsque les catégories sont modifiées. Or, c'est ce à quoi s'est livré le gouvernement à diverses reprises. Il faut ajouter à cela que les règles administratives d'inscription à l'ANPE ont été elles aussi chngées, induisant un nombre de radiations très élevé, sans qu'on puisse pour autant conclure que les chômeurs ainsi radiés étaient des profiteurs du système. Il s'en est suivi une baisse du taux de chômage artificielle, que le gouvernement a utilisé  pour vanter les mérites de sa politique, notamment sous l'ère Villepin. Le livre revient sur la polémique concernant la publication des chiffres de la dernière enquête emploi  à la veille des présidentielles, montrant en quoi elle n'était qu'une manipulation destinée à ne pas ternir le tableau dressé par la majorité. Ce chapitre montre également comment les données concernant le succès supposé du CNE n'était qu'une nouvelle entourloupe statistique, assez rudimentaire pour un statisticien sans dons exceptionnels (on citera l'anecdote suivante : alors que le CNE n'était pas envigueur depuis un an, des statistiques corrigées des variations saisonnières sont publiées... Or, une désaisonnalisation n'est possible que lorsqu'on dispose de données sur plusieurs années). La légèreté des évaluations, couplée à l'utilisation des chiffres qui arrangent ont permis au gouvernement de se targuer de succès durant de longs mois, avant un retour à la réalité des chiffres (après l'élection présidentielle).

Le troisième chapitre est consacré à la loi TEPA,
qui défiscalise notamment les heures supplémentaires. L'enjeu ici est de savoir si cette mesure a conduit à faire "travailler plus pour gagner plus". L'auteur montre que, là encore, les données initiales utilisées (le nombre d'heures sup avant la loi) étaient pour le moins avantageuses pour le gouvernement, ont changé au cours du temps et que le bilan annoncé en très peu de temps ne résistent pas au recoupement avec d'autres données. Au final, le nombre d'heures supplémentaires un an après la loi, en tenant compte de la baisse de l'activité, est dans le meilleur des cas identique à ce qu'il était avant ; inférieur en valeurs brutes quoi qu'il en soit. Ce chapitre, comme le précédent d'ailleurs, pointe l'absence d'évaluation sérieuse du dispositif, pourtant prévu dans la loi. En définitive, le gouvernement affiche sa satisfaction début 2009. Pour quoi ? C'est la question.

La chapitre 4 porte sur la pauvreté.
Nicolas Sarkozy s'est donné comme objectif de réduire la pauvreté d'un tiers durant son quinquénnat. Il a nommé Martin Hirsch à un poste de Haut commissaire aux solidarités actives pour atteindre cet objectif. Pour réaliser cet ambitieux objectif, celui-ci a décidé de modifier l'indicateur de pauvreté de référence. Usuellement, l'UE et la France utilise comme taux de pauvreté un indicateur relatif  : est pauvre celui qui ne dispose pas d'un revenu de 60% de la médiane des revenus. cet indicateur sera remplacé par le taux de pauvreté "ancré dans le temps". Il consiste à un moment donné à constater quel est le seuil de pauvreté relatif et à conserver cette référence pendant 5 ans pour juger des progrès réalisés (en tenant compte de l'inflation). Cet indicateur baisse assez mécaniquement du fait de la croissance, mais laisse de côté les conditions sociales de la pauvreté. Non pas qu'il soit sans intérêt, mais son utilité n'est pertinente que lorsqu'il est étudié aux côtés d'autres indicateurs. En retenant celui-ci, qui a baissé de 40% pendant que le taux de pauvreté relative restait stable sur la période 1997-2002, le gouvernement ne prenait qu'un seul risque : celui que la réalisation de l'objectif ne soit qu'un trompe l'oeil. Le chapitre s'achève sur une critique du RSA, dont il est dit qu'il comporte des risques de cantonnement dans des emplois à temps partiels et de stagnation des salaires pour les bénéficiaires du dispositif.
 
Le chapitre 5 est une étude plus qualitative que les autres, sur l'évolution de l'information au ministère de l'éducation nationale. Il part du constat que l'appareil statistique du ministère s'est largement étoffé (et même au delà via les indicateurs de l'OCDE). L'éducation nationale est dotée d'une direction de l'évaluation qui produit de nombreuses informations. Pour autant, les discours officiels ne semblent pas en faire l'usage qu'il convient. Outre les déclarations simplement fausses autour de l'état de l'école, on s'arrange pour que les rapports gênants restent dans les cartons définitivement ou un temps suffisant pour ne pas entrer en contradiction avec la communication du ministre. Au total, le texte considère que ces petits arrangements n'ont comme objectif que de conclure à la nécessité de réduire les dépenses, notamment au travers de le non-remplacement partiel des postes d'enseignants partis en retraite.

Dans l'avant dernier chapitre
,  c'est le traitement des statistiques d'immigration qui est passé au crible. Il montre tout d'abord que la création du ministère de l'immigration, doté d'une direction de la statistique a eu comme effet de faire quasiment disparaître les statistiques officielles sur les entrées d'étrangers en France, dans la mesure où les rapports publiés auparavant par des officines rattachées à d'autres ministères ne le sont plus. Le constat dressé est assez étonnant : hormis l'OFPRA, plus personne ne publie de statistiques officielles sur les entrées d'étrangers en France. Les données subsistant sont administratives et soumises à ce titre à des mesures dépendant des changements de législation ou d'organisation interne des services (par exemple, résorber sur une année le nombre de dossiers en attente, gonflant ainsi certains chiffres). Le dossier le plus intéressant porte sur la réalisation de l'objectif d'une immigraation économique portée à 50% de l'immigration totale, partant de 7% en 2007. Pas simple. Qu'à cela ne tienne. Premier exercice : supprimer de l'immigration totale certaines catégories non économiques (réfugiés, malades, voire étudiants). Deuxième technique : ajouter des migrants économiques (saisonniers, étudiants doté d'un titre de séjour de salarié, visiteurs ne devant pas travailler mais contribuant à la demande !). 7% devient 26%.  Dans le domaine de l'immigration clandestine, l'auteur reproche à Brice Hortefeux des incohérences dans les chiffres avancés sur le nombre de sans-papiers, ainsi que l'utilisation d'indicateurs dont la collecte des données est jugée peu fiable (les données sur le nombre de bénéficiaires de l'aide médicale d'Etat, par exemple, sont biaisées par des omissions ou des doublons visiblement connus). Enfin, sur l'immigration familiale et les naturalisations, le livre pointe le discours laconique du ministère, où des évolutions non chiffrées sont à peine avancées.
 
Le dernier chapitre du livre porte sur les chiffres de la délinquance. Pour l'auteur, de 2002 à 2009, le gouvernement a réussi à amener les chiffres là où il le voulait, "au prix d'une reprise en main de la production administrative des données (surveillée tout au long de la chaîne hiérarchique) et d'une présentation médiatique (une 'communication') de plus en plus partielle et partiale, à l'occasion quasiment mensongère". Les policiers et gendarmes sont responsables de collecter les données qui in fine permettront leur évaluation, mois après mois. Dès le début de la période, les statistiques de la délinquance montrent une amélioration instantanée et conséquente. Ne pas enregistrer certaines plaintes, ne consigner que des mains courantes, déqualifier des délits en contravention, regrouper des faits dans une même plainte, retarder l'enregistrement au mois suivant sont des techniques simples pour parvenir à un bricolage efficace. Dans le domaine de l'action, se concentrer sur les cas simples permet d'élucider beacoup plus d'affaires. Peu importe leur importance qualitativement parlant. L'ouvrage montre ensuite qu'une partie de la baisse de la délinquance est totalement étrangère à l'action policière. Il en va par exemple ainsi des vols de véhicules, qui peuvent baisser du fait des progrès dans les dispositifs de sécuritédes constructeurs. Peu importe aussi si la baisse avait déjà commencé avant 2002. Peu importe si, globalement, de nombreuses variations liées àa délinquance sont sans rapport direct avec l'activité des forces de l'ordre et du gouvernement.
 
Le grand truquage est définitivement un ouvrage qui mérite le temps et l'argent qu'on peut lui consacrer. En conclusion, les auteurs se disent inquiets de l'évolution de la statistique publique en France en expliquant pourquoi. On sort de l'ouvrage en se disant qu'ils n'ont pas tort.


 
Je vois déjà poindre les coupeurs de cheveux en quatre, qui vont venir dire que ce n'est pas l'INSEE le responsable met le gouvernement. Ils sont totalement responsable dans la mesure ou ils ne font rien pour dénoncer les magouilles gouvernementales bien au contraire ils se soumettent. Heureusement certains au sein même de l'institution n'acceptent pas ces dérivent inacceptables dans une soit disante démocratie, et le font savoir à leur manière.

n°25064907
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 13:12:05  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Relis avec le doigt, je n'ai rien éludé du tout.
 
Je suis parti de la situation problématique des établissements de crédit (dû, en grande partie, à des défauts sur crédits subprimes ou équivalents).
J'explicite le mécanisme que les Etats utilisent, en grande partie, pour venir en aide à ces établissements de crédits en terme de solvabilité (pour la liquidité, c'est le rôle des banques centrales).
Et j'en conclus que, vu son horizon de temps et sa capacité à reporter son défaut sur les possesseurs d'obligations, l'Etat ne peut être que bénéfique sur ce type d'opérations.
 
Les taux sur le marché obligataire sont donc bien le reflet du coût du capital dont l'Etat a besoin. Ce coût est mesurable a-priori et impacte un poste précis du budget. Il est donc aussi contrôlable.
 
A l'inverse, le coût associé à une émission par la banque centrale n'est pas mesurable directement sinon par des mesures a-posteriori d'inflation. Le contrôle est donc très compliqué vu que la mesure du risque pose problème.


Et comment faisait on avant 1973?  !  
Les emprunts pour investissement ne coûtaient rien.
 
De plus l'Etat pilotait l'économie.
 
Depuis qu'il a totalement abandonné l'économie aux marchés,  l'état n'investit plus (tous les grands plans d'équipement du pays datent d'avant 1973),
la dette explose, et la balance commerciale penche du mauvais coté.
 
En fait, c'est logique, les marchés s'en contrefoutent de la situation des différents pays.  
Et comme leurs gouvernements n'ont plus aucun moyen de contrôle, (si ce n'est de serrer la ceinture aux populations), ou pire continuent de déréguler, nous allons vers une catastrophe certaine.


Message édité par poilagratter le 01-01-2011 à 13:54:44

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25065267
Badcow
Posté le 01-01-2011 à 14:31:37  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Ok.   Après plus de 30 ans d'ouverture des marchés, ruineux pour notre économie, et de financement ruineux auprès des marchés, nous sommes très mal.
 
Mais supposons la situation de 1973.
 
Quel intérêt à cette époque pour l'état de financer ses investissements,  amortissables dans le futur, via l'emprunt sur les marchés, plutôt que à sa banque  centrale ?
 
 
(je ne parle pas de financer une dette,  
ni même de financer ses dépenses courantes, qui l'étaient par  l'impôt)
 
---------------------
 
A supposer que nous remboursions totalement notre dette, grâce a un vigoureux serrage de ceinture (c'est imaginaire, pour l'exemple),  
pourquoi ne pas revenir à la situation d'avant 1973, => financement des investissements de l'état auprès de la banque centrale?
 
Pourquoi avant 1973, le franc était il solide, alors que l'état se finançait auprès de sa banque centrale?


 
Tu veux dire, avec un solde primaire qui ne soit pas systématiquement en déficit ? Ce serait une bonne idée en effet... (et pour mémoire, le Franc n'a jamais été une monnaie solide, surtout comparée au Deutschemark).


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°25065356
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 14:48:40  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Tu veux dire, avec un solde primaire qui ne soit pas systématiquement en déficit ? Ce serait une bonne idée en effet... (et pour mémoire, le Franc n'a jamais été une monnaie solide, surtout comparée au Deutschemark).


Est ce que tu fais la différence entre les déficits pour investissement, et les déficits pour dépenses courantes ?...
Déficit pour investissement, est ce un signe de mauvaise gestion?
 
Le franc n'a jamais subi de dévaluation extraordinaire, et était assez solide, du fait de nos ressources.
Après qu'il baisse par rapport au Deutshemark, quelle importance?

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 01-01-2011 à 14:49:26

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°25065442
Badcow
Posté le 01-01-2011 à 15:03:37  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Est ce que tu fais la différence entre les déficits pour investissement, et les déficits pour dépenses courantes ?...
Déficit pour investissement, est ce un signe de mauvaise gestion?
 
Le franc n'a jamais subi de dévaluation extraordinaire, et était assez solide, du fait de nos ressources.
Après qu'il baisse par rapport au Deutshemark, quelle importance?


 
Je dois avouer avoir parfois du mal à faire la différence entre les deux, mais visiblement pour toi c'est simple, donc à ton avis, le lancement d'un programme pour un second porte-avion qui viendrait en complément du CdG, c'est un investissement ou une dépense courante ?
 
Pour le reste, les investissements peuvent aussi être financés par des excédents budgétaires (je concède cependant que le concept soit abscons), et dire que "le Franc n'a jamais subi de dévaluation extraordinaire", pour une monnaie qui entre 1914 et 2000 a perdu 99,9% de sa valeur, c'est assez savoureux à lire...
 
Pour rappel, l'histoire des dévaluations successives du Franc au cours du 20ème siècle.
 
http://www.finances.gouv.fr/notes_ [...] 27_dev.htm


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°25065549
Camelot2
Posté le 01-01-2011 à 15:24:41  profilanswer
 


 
Compilation de lieux communs ne méritant que le mépris comme réponse.
 

n°25065558
poilagratt​er
Posté le 01-01-2011 à 15:26:34  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Je dois avouer avoir parfois du mal à faire la différence entre les deux, mais visiblement pour toi c'est simple, donc à ton avis, le lancement d'un programme pour un second porte-avion qui viendrait en complément du CdG, c'est un investissement ou une dépense courante ?
 
Pour le reste, les investissements peuvent aussi être financés par des excédents budgétaires (je concède cependant que le concept soit abscons), et dire que "le Franc n'a jamais subi de dévaluation extraordinaire", pour une monnaie qui entre 1914 et 2000 a perdu 99,9% de sa valeur, c'est assez savoureux à lire...
 
Pour rappel, l'histoire des dévaluations successives du Franc au cours du 20ème siècle.
 
http://www.finances.gouv.fr/notes_ [...] 27_dev.htm


Un porte avion est un investissement, qui doit être amorti par l'impôt sur la durée de vie du porte avion..
Les charges de personnel sont des dépenses courantes.
 
Aucune raison de faire appel au marché. Si avant 1973, l'état n'était pas en déficit, c'est parce qu'il gérait ses finances comme ça, et la Banque de France finançait les investissements.
 
Ensuite ton échelle de temps pour observer les dévaluations est ridicule.
Les guerres mondiales, sont des ruptures quelque soient les monnaies!  
Si, sur cette période, on s'était financé exclusivement sur les marchés, le franc ne s'en serait pas mieux porté,
Il n'aurait pas empêché les déficits nécessités par l'effort de guerre.  
car la guerre passe avant les déficits!
 
Et puis ça veut dire quoi que la valeur soit divisée par 100, si par ailleurs le PIB est multiplié par 100?...

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 01-01-2011 à 15:40:10

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
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