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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°24684506
yannick
Posté le 23-11-2010 à 19:32:42  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

uxam a écrit :


 

Citation :

occupation :  Student


lolilol


 
Mes excuses, il est vrai que mon profil date d'il y a quelques années :). Je n'ai hélas plus la chance d'être un étudiant.  
 
Je vais opter pour un dévelopement plus détaillé. A titre d'information, une des mesures phares (il va y en avoir tellement :D) en Irlande est l'augmentation des droits universitaires de 1500 à 3000 euros par an. Fut un temps il n'y avait pas de droits universitaires à payer.  

mood
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Posté le 23-11-2010 à 19:32:42  profilanswer
 

n°24684614
yannick
Posté le 23-11-2010 à 19:41:58  profilanswer
 

Bon plus sérieusement:
 
Pour comprendre la crise, il faut d'abord comprende le boom, ou plutôt les 2 booms sucessifs.
 
L'Irlande connait une première vague de croissance entre 1994-5 et 2000-2002 due à une combinason de plusieurs facteurs:
 
1) Langue anglaise
 
2) Accès au marché européen depuis 1973.
 
3) Taxe sur les entreprises très faible qui attire les entreprises comme google, MS, HP, etc...
 
4) Démographie au top avec un max de population active combiné à peu de personnes agée et une diminution des naissance de 3-3.5 a 2. Idéal à court terme, moins à long terme bien sur. Ceci combinée à une immigration de population jeune et souvent qualifié venant d'Europe de l'est.
 
5) Enfin amélioration de l'éducation de la population. Les gouvernements avaient pas mal investit dans les universités. Ceci gràce aux aides européennes atteignant 3% du PIB.  
 
2) et 3) est un pure scandale à mettre à l'actif de l'Europe d'ailleurs. Car si sur le plan locale, cela à permis le venue d'entreprise US comme M$ ou HP, sur le plan européen cela à représenter une perte financière énorme mais je m'égare...
 
Bref les entreprise s'installent, l'argent affluent et de négatif, le solde migratoire devient positif. Tout cela va entrainer un boom immobillier. Jusqu'en 2001-2002 ce boom restera "raisonable". Puis vient la crise des "dot com" fin 2001 qui entraine un ralentissement de la croissance.
 
Puis survint le second boom. Autant le premier boom était relativement sain (pour l'Irlande pas pour l'UE), autant le second boom était principalement due à l'immobilier qui à entrainer tout le reste. Ce boom a été rendu possible grace à des taux d'intérets très bas et une aide gouvernemental aux acquéreurs massives sous forme de crédit d'impôts. Et cela à fonctionné pendant un certain temps. Les prix du logement ne cessa d'augmenter. Les personnes achetaient à des prix exhorbitants des logements ridicules. Pour 3 raisons: Pour se loger (pour certains), pour devenir propriétaire et éviter de payer des loyers et enfin dans l'optique de réaliser une plus value lors d'une éventuelle vente.
 
Ainsi les revenus de l'état irlandais, alimenté par le "stamp duty" ont flambé. Le "stamp duty" est une taxe percu lors de la vente d'un logement. La vente d'un grand nombre de logements à des prix de plus en plus élevé permettaient à l'Irlande de la fois diminuer sa dette, de diminuer les impots (des riches surtout) et dans une certaine mesures d'augmenter les financements du services publiques. L'Irlande était le joyaux du néo libéralisme. L'irlande était cité en example par tous. Par Rafarrin par example. Les étrangers étaient emerveillé par le nombre de grues visible à Dublin. Cela démontrait la vitalité du pays. Apparament certains ici sont toujours emerveillé par ce pays... :D :D :D
 
Les prix ont atteint un sommet fin 2006 - début 2007. Seulement voila, l'Irlande à trop produit de logements. Pour un pays de 4,5 M d'habitant, il y a 300 000 logements (maison et appartements) qui sont vides. Or pour construire ces logements, il faut:
 
1) Des entreprises de constructions.
 
2) Des banques pour prêter l'argent à ces entreprises. Des banques irlandaises certes. Qui elles même enpruntent à des banques européennes.
 
3) Un gouvernement complice qui encourageait ce boom. En alimentant la bulle d'une part et en encourageant ouvertement les irlandais à acheter d'autre part. Certains émettaient des doutes mais le premier ministre d'alors se foutait ouvertement de leur gueule (http://www.rte.ie/news/2007/0704/economy.html).
 
Et ce qui devait arriver arriva car les prix devenaient complètement délirants et dépassaient largement la croissance des salaires. D'ou un sérieux essouflement entre debut 2007 et septembre 2008. La diminution, dans cette période, des prix du logement est de 20 % environ. Pour les banques irlandaise, c'est le début de la fin. La faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 va y apporter le coup de grâce.
 
Pour expliquer la réaction du gouvernement et du parlement, Il faut tout d'abord comprendre que le cercle du pouvoir est restreint (comme en France). Un grand nombre de constructeurs et de banquiers sont aussi membre du Fianna Fáil, partie politique de droite au pouvoir. Les dinners au Fouquet's n'est pas un phénomène réservé à la France. La corruption est grande. Bertie Ahern fait passer Jaques Chirac pour un gentil amateur.
 
Ainsi, le 29 septembre 2008, l'Irlande va guarantir TOUS les fonds pour une valeur de €485 milliards pour un PNB d'environ 200 milliards (en 2008). La suite, concernera les plans de sauvetages ainsi que d'eventuelles questions concernant ce poste.

Message cité 1 fois
Message édité par yannick le 23-11-2010 à 21:19:55
n°24684703
Camelot2
Posté le 23-11-2010 à 19:48:35  profilanswer
 

Citation :

La faillite de Goldman Sachs en septembre 2008 va y apporter le coup de grâce.


 
 :o  
 
Sinon, c'est gentil d'expliquer la formation d'une bulle immobilière.

n°24684728
yannick
Posté le 23-11-2010 à 19:50:50  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le titre de l'article me semble mal choisit : comme ils le disent eux même l’Irlande avait un excédent budgétaire avant la crise et une dette modeste (25% du PIB). Ses problèmes ne viennent que du sauvetage de ses banques et sont donc purement conjoncturels, alors que ceux de la Grèce sont structurels (incapacité à équilibrer un budget, sans parler des "arrangements comptables" des différents gouvernements).
 
Par ailleurs Dublin s'est endetté pour sauver mais aussi nationaliser ses banques : il y a une dette mais aussi un actif en face, qui pourra être revendu plus tard. Athènes à utilisé la dette pour financer ses dépenses courantes.


 
J'ai failli rater ce poste qui m'a fait (presque) autant rire que l'autre.  
 
Tout d'abord un chiffre. 300 000 logements VIDES pour une population de 4.5 millions d'habitants. Population qui ne va d'ailleurs pas manquer de diminuer...  
 
La carte suivante se passe de commentaires:
 
http://ghostestates.com/main.php?g2_view=map.ShowMap
 
Mais le clou final reste ceci:
 
http://www.google.ie/images?q=ghos [...] 40&bih=673
 
Des logements vides, inachevés, en train de se détérioré lentement mais surement. L'état irlandais à du s'endetter à hauteur de 100 milliards d'€ pour ca. Une affaire! :D
 
 
 
 

n°24684748
yannick
Posté le 23-11-2010 à 19:52:43  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

La faillite de Goldman Sachs en septembre 2008 va y apporter le coup de grâce.


 
 :o  
 
Sinon, c'est gentil d'expliquer la formation d'une bulle immobilière.


 
De rien :D. Des explications, viseblement, pas si inutile que ca...  :hello:  

n°24684883
Badcow
Posté le 23-11-2010 à 20:02:56  profilanswer
 

yannick a écrit :


 
De rien :D. Des explications, viseblement, pas si inutile que ca...  :hello:  


 
Si le reste est aussi factuel, ça promet...


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°24684931
Profil sup​primé
Posté le 23-11-2010 à 20:07:15  answer
 

yannick a écrit :


 
De rien :D. Des explications, viseblement, pas si inutile que ca...  :hello:  


Camelot disait aussi que Goldman Sachs n'a pas fait faillite (tu parlais de Lehman Brothers).

n°24685790
yannick
Posté le 23-11-2010 à 21:21:51  profilanswer
 


 
Autant pour moi!  :o  Je parlais naturellement de Lehman Brothers. Non pas que cela change tellement sur le fond de mon poste cependant.  

n°24687371
Profil sup​primé
Posté le 23-11-2010 à 23:40:02  answer
 

Citation :

L'Irlande déchaînée contre Brian Cowen
 
En annonçant, lundi soir, une dissolution du Parlement et la tenue d'élections en début d'année après le vote du budget 2011, Brian Cowen a obtenu un sursis, appelant à une unité nationale face à l'ampleur de la crise.
 
Discrédité politiquement jusque dans ses propres rangs, au plus bas dans les sondages, le premier ministre ne pourra pas conduire les élections et devrait perdre la direction de son parti, le Fianna Fail.
 
Le compte à rebours a commencé pour Brian Cowen à la tête du gouvernement irlandais. La presse unanime réclamait ce mardi son départ: «Endgame» (Fin de partie) annonce en une the Irish Examiner. Plus direct, le tabloïd The Mirror titre «For God's Sake, go Now» (Pour l'amour de Dieu, va-t-en maintenant). Reste à savoir combien de temps le «Taoiseach» (premier ministre en gaélique) pourra tenir. En annonçant, lundi soir, une dissolution du Parlement et la tenue d'élections en début d'année après le vote du budget 2011, Brian Cowen a obtenu un sursis, appelant à une unité nationale face à l'ampleur de la crise. «L'urgence est de passer l'épreuve du budget qui conditionne le plan de sauvetage du FMI et de l'Union européenne», résume Antoin Murphy, économiste au Trinity Collège.

C'est sans compter l'opposition,
très remontée, qui réclame sa tête au plus vite. Le Sinn Féin a déposé ce mardi une motion de censure au Parlement. «Même s'il passe cette motion, le gouvernement n'est pas sûr non plus d'obtenir le vote du budget», relève l'éditorialiste de l'Irish Times, Dan O'Brien. Quelle qu'en soit l'échéance, personne ne parie aujourd'hui sur son avenir politique. «Il est fini!», assène Michael Cronin de la Dublin City University. Discrédité politiquement jusque dans ses propres rangs, au plus bas dans les sondages, Brian Cowen ne pourra pas conduire les élections et devrait perdre la direction de son parti, le Fianna Fail.
 
Pourtant, lorsqu'il devient premier ministre en mai 2008 succédant à Bertie Ahern, tombé pour scandale financier, il est décrit comme l'une des figures politiques les plus talentueuses. Sa longue carrière est un quasi-sans-faute: fils de sénateur, élu plus jeune député à 24 ans, il a connu une fulgurante ascension au sein du Fianna Fail, parti de centre droit, occupant plusieurs portefeuilles ministériels: Travail, Énergie, Transports, Santé, Affaires étrangères jusqu'aux Finances, où il accède en plein boom économique, en 2004. «C'est de cette période de forte croissance qu'il tient cette aura, cette réputation usurpée d'homme bril­lant», commente Michael Cronin. L'avenir le sera moins. «Il n'a pas su prendre les bonnes mesures, comme d'imposer un impôt foncier pour limiter la bulle», critique Antoin Murphy. On lui reproche d'avoir garanti les dépôts des banques, sujet d'autant plus sensible que le marasme vient précisément des banques.
 
Surnommé «Biffo»
 
Ses détracteurs se plaisent à rappeler que son budget 2007 fut l'un des plus dispendieux. Une époque faste d'excédent budgétaire où avec une certaine arrogance il se permettait de somnoler pendant les réunions des ministres des Finances à Bruxelles, causant l'irritation de ses voisins européens. Critiques sur le fond, elles le sont aussi sur la forme. «Il n'a pas de position claire, il se contredit, change d'avis», remarque Michael Cronin. Ironisant sur son côté bourru, maladroit, desservi par un physique rougeau, les tabloïds le surnomment «Biffo» pour «Big Ignorant Fellow From Offaly», en référence à ses origines rurales, le comté d'Offaly. Son cas s'est encore aggravé en septembre dernier, le jour où il a donné une interview désastreuse à la radio après une soirée bien arrosée. Pour Michael Cronin, les Irlandais se sont sentis humiliés: «Ils vivent une crise très grave, qui appelle à plus de dignité.» Et c'était avant un nouveau plan d'austérité, sans précédent, détaillé ce mercredi.


http://www.lefigaro.fr/conjoncture [...] -cowen.php


Message édité par Profil supprimé le 23-11-2010 à 23:40:28
n°24687747
Betcour
Building better worlds
Posté le 24-11-2010 à 00:50:25  profilanswer
 

yannick a écrit :

J'ai failli rater ce poste qui m'a fait (presque) autant rire que l'autre.


Tu rigoles beaucoup mais tu n'as pas le moindre argument contradictoire à ce que j'ai écris...


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 24-11-2010 à 00:50:25  profilanswer
 

n°24688547
Terminatux
Communiste
Posté le 24-11-2010 à 06:53:18  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Tu rigoles beaucoup mais tu n'as pas le moindre argument contradictoire à ce que j'ai écris...

 

Évidemment, si tu cite uniquement une phrase d'accroche tu ne vois pas nombre d'arguments. :sarcastic:

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 24-11-2010 à 06:53:55
n°24688623
Betcour
Building better worlds
Posté le 24-11-2010 à 07:44:46  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

Évidemment, si tu cite uniquement une phrase d'accroche tu ne vois pas nombre d'arguments. :sarcastic:


Tu sais qu'il est possible de lire et de répondre à quelque chose sans le quoter intégralement ? Voire même sans quoter du tout ?  :ouch:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°24688939
Profil sup​primé
Posté le 24-11-2010 à 09:23:09  answer
 

Citation :

Crise économique : Heureux comme une multinationale en Europe ?
Le "tigre Celtique" n'est plus qu'un chaton malingre. Il doit imposer à sa population une cure d'austérité drastique. Austérité à laquelle les multinationales, qu'il a fait venir en abusant du dumping fiscal, se refusent sous peine ... de délocalisation !

Crise économique : Heureux comme une multinationale en Europe ?

 
En toute logique, la justice fiscale devrait dépendre des dirigeants politiques et élus des pays. C'était sans compter sur la mondialisation économique, qui a mis en concurrence les entreprises et salariés du monde entier. Cette concurrence qui a fait flamber le taux de chômage, notamment en Europe.
 
Or, comme diraient les libéraux, comme notre Président : "le travail ne se partage pas". Dans ce cas, la seule solution pour attirer les entreprises consiste au choix : A leur proposer une "rente fiscale" ou à réduire au minimum le droit du travail. Et dans certains pays ... à cumuler les deux !

L'Irlande en est un bon exemple !

 
Souvenez-vous, il y a peu, l'Irlande "ponctionnait tout ce que l'union européenne possédait de spécialistes en tous genres. Ainsi, on pouvait lire en mai 2007
 
" ... / ... Sur cette terre d'émigration séculaire, où le phénomène contraire était inconnu jusqu'au renversement de tendance des années 1990, fruit d'un essor économique aussi étincelant que soudain ... / ... Le recours à l'immigration de masse est l'une des réponses du gouvernement à l'érosion récente de la productivité. Puiser dans un vivier de main-doeuvre sensiblement moins payée que les salariés irlandais donne de l'air aux entreprises ... / ... "  
 
A comparer avec ce qu'écrit Le Monde aujourd'hui
 
" ... / ... Sakinah, 18 ans ... / ... a déjà décidé. Ce sera «Perth [en Australie] ou Londres». Elle assène, lapidaire : «Cette crise nous a montré que la cupidité était partout. Je suis déçue par mon pays. Je dois prendre l'air.» ... / ... Le pays se saigne. «Comme dans les années 50, quand des centaines de milliers d'Irlandais ont traversé la mer d'Irlande pour rejoindre le Royaume-Uni», rappelle Kieran Allen, sociologue à l'Université de Dublin. Ou à l'image des années 80, quand les Etats-Unis incarnaient à nouveau la terre d'exil ? «C'est pire, dit Allen. La crise est mondiale, la concurrence de la mondialisation est féroce. Le peuple paie la facture des "banksters" ... / ... " - Libération
 
Il faut dire que si l'Irlande a pu connaître des sommets de croissance : " Entre 1991 et 2003, l'économie irlandaise connut une croissance de 6,8% par an ... / ... L'apogée de cette croissance (ayant ) eut lieu en 1999, lorsque la croissance du PIB atteint 11,1 %, après 8,7 % et 10,8 % en 1998 et 1997 ... / ..." - France2 ... Elle le devait en grande partie aux aides européennes et ... sa politique fiscale vis a vis des entreprises !

Et dans ce dernier domaine, les irlandais ont fait très fort puisque : " ... / ... En Irlande, le taux d'imposition sur les sociétés est en effet 12,5%, (34% en France et entre 30% et 33% en Allemagne). Mais aussi en permettant aux multinationales américaines comme le "gentil " Google de s'adonner aux techniques de "l'optimisation fiscale" : " ... / ... Google est soumis à l'international à un taux d'imposition de seulement 2,4%. ... / ..." - Nouvel Obs
 
Alors, lorsque la crise touche l'Irlande et que l'Europe et le FMI lui demande de reconsidérer sa politique fiscale " dumping" en ce qui concerne les entreprises, les multinationales, reconnaissantes, menacent de ... se délocaliser !
 
Ainsi : " ... / ... Dans une lettre aux autorités irlandaises que s'est procuré le Daily Telegraph, Microsoft, Hewlett-Packard et Intel, mais aussi Bank of America et Merrill Lynch, évoquent "l'impact négatif" qu'aurait une hausse de la fiscalité sur les entreprises sur la capacité du pays à "attirer et à conserver" des investissements. Le courrier fait également allusion à d'autres pays, comme Singapour, jugés par ces entreprises comme plus compétitifs. Une menace de délocalisation à peine voilée ... / ... " Car elles ont gros à perdre !
 
l'exemple de Google est particulièrement significatif puisque : " ... / ... En faisant transiter ses revenus par les Bermudes via l'Irlande et les Pays-Bas, le géant du Web aurait économisé sur les trois dernières années plus de trois milliards de dollars d'impôts ... / ... " - Le Monde
 
D'où la panique du gouvernement irlandais qui s'essaye une fois de plus au "bras de fer" avec ses prêteurs et préfère sacrifier la population

" ... / ... Le taux d'imposition sur les sociétés en Irlande ne bougera pas, laisse entendre le ministre irlandais des Finances, Brian Lenihan ... / ... La plupart des investissements directs en Irlande viennent de pays n'appartenant pas à l'Union européenne. Nous ne sommes pas en concurrence pour ces investissements avec d'autres pays de l'Union, mais avec ceux de l'Extrême-Orient ... / ..." -  

Où est le "rêve" européen dans tout celà, si ce n'est le triomphe de la "libre circulation des marchandises et capitaux" ?


Car comme l'explique judicieusement Georges Ugeux, PDG de Galileo Global Advisors

 
" Ce qui gène le plus, c’est l’attitude du Gouvernement et du Parlement irlandais. Se drapant dans les pans de sa souveraineté nationale ... / ... Depuis des mois, il ne faisait aucun doute que l’Irlande devrait intervenir pour soutenir ses banques. Celles-ci avaient joué massivement, non pas dans la crise des subprimes américains, mais dans une spéculation immobilière dont chacun savait qu’elle ne pourrait qu’exploser ... / ... En clair, l’absence de revenus de l’Irlande vient du fait qu’elle sous-impose les entreprises sur son territoire ... /... nous allons prêter l’argent dont ils ont besoin pour combler un trou qui est notamment creusé par une utilisation de l’impôt des sociétés désavantageuse pour les autres pays membres ... / ..."

Oui, répondront certains, mais l'Union réfléchit à une harmonisation fiscale de l'impôt sur les sociétés, dont ... " La Commission européenne a cependant plusieurs fois réaffirmé que cette harmonisation n’était pas à l’agenda" ! -  
 
Une certitude toutefois : Il ne fait nul doute que les dirigeants des pays du G20 et ceux des pays de l'Union européenne, après avoir opéré des coupes sombres dans les budgets sociaux de leurs pays, en reparleront ... entre la poire et le fromage ...


http://www.marianne2.fr/SlovarMari [...] _a122.html

n°24689110
Volkhen
Posté le 24-11-2010 à 09:46:39  profilanswer
 

yannick a écrit :


Puis survint le second boom. Autant le premier boom était relativement sain (pour l'Irlande pas pour l'UE), autant le second boom était principalement due à l'immobilier qui à entrainer tout le reste. Ce boom a été rendu possible grace à des taux d'intérets très bas et une aide gouvernemental aux acquéreurs massives sous forme de crédit d'impôts. Et cela à fonctionné pendant un certain temps. Les prix du logement ne cessa d'augmenter. Les personnes achetaient à des prix exhorbitants des logements ridicules. Pour 3 raisons: Pour se loger (pour certains), pour devenir propriétaire et éviter de payer des loyers et enfin dans l'optique de réaliser une plus value lors d'une éventuelle vente.
 
Ainsi les revenus de l'état irlandais, alimenté par le "stamp duty" ont flambé. Le "stamp duty" est une taxe percu lors de la vente d'un logement. La vente d'un grand nombre de logements à des prix de plus en plus élevé permettaient à l'Irlande de la fois diminuer sa dette, de diminuer les impots (des riches surtout) et dans une certaine mesures d'augmenter les financements du services publiques. L'Irlande était le joyaux du néo libéralisme. L'irlande était cité en example par tous. Par Rafarrin par example. Les étrangers étaient emerveillé par le nombre de grues visible à Dublin. Cela démontrait la vitalité du pays. Apparament certains ici sont toujours emerveillé par ce pays... :D :D :D
 
Les prix ont atteint un sommet fin 2006 - début 2007. Seulement voila, l'Irlande à trop produit de logements. Pour un pays de 4,5 M d'habitant, il y a 300 000 logements (maison et appartements) qui sont vides. Or pour construire ces logements, il faut:
 
1) Des entreprises de constructions.
 
2) Des banques pour prêter l'argent à ces entreprises. Des banques irlandaises certes. Qui elles même enpruntent à des banques européennes.
 
3) Un gouvernement complice qui encourageait ce boom. En alimentant la bulle d'une part et en encourageant ouvertement les irlandais à acheter d'autre part. Certains émettaient des doutes mais le premier ministre d'alors se foutait ouvertement de leur gueule (http://www.rte.ie/news/2007/0704/economy.html).
 
Et ce qui devait arriver arriva car les prix devenaient complètement délirants et dépassaient largement la croissance des salaires. D'ou un sérieux essouflement entre debut 2007 et septembre 2008. La diminution, dans cette période, des prix du logement est de 20 % environ. Pour les banques irlandaise, c'est le début de la fin. La faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 va y apporter le coup de grâce.


Cela me rappelle la situation actuelle de deux pays : la Chine (censée sauver les USA de la crise) et en ce qui nous concerne, la France.


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°24689409
Betcour
Building better worlds
Posté le 24-11-2010 à 10:20:24  profilanswer
 

Quand je disais que l'état était un mauvais actionnaire...
Les piètres agissements de l'Etat actionnaire dans le dossier Areva (Le Monde)


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°24689924
moonboots
Posté le 24-11-2010 à 11:04:42  profilanswer
 

tu as des stats ?

n°24691412
LooSHA
D'abord !
Posté le 24-11-2010 à 13:14:02  profilanswer
 


Je pensais que Sakineh serait lapidée en Iran [:delarue3]


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°24691539
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 24-11-2010 à 13:25:33  profilanswer
 

http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/photo/grande-926906-1098501.jpg
 
 :whistle:  
 
 
Double combo : keynesianisme / distorsion de marché. C'est beau :o


Message édité par n0name le 24-11-2010 à 13:34:13

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°24691613
moonboots
Posté le 24-11-2010 à 13:31:12  profilanswer
 

subprimes = keynesianisme ?  :/
tu te fiches du monde ou quoi là ?

n°24691624
LooSHA
D'abord !
Posté le 24-11-2010 à 13:31:54  profilanswer
 

Mé wé, Sarkozy est keynesien.


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°24691680
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 24-11-2010 à 13:36:31  profilanswer
 

Hey les alter-comprennant, il faut lire avec le doigt :o
 
"une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne crois pas en l'avenir [...]"
 
 
Motivation keynesienne, réponse par une distorsion de marché (accès aux crédit pour les insolvables)


Message édité par n0name le 24-11-2010 à 13:39:20

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°24691688
moonboots
Posté le 24-11-2010 à 13:37:21  profilanswer
 

sans commentaire..........   :/

n°24694325
seabee
Posté le 24-11-2010 à 16:47:37  profilanswer
 

Complètement con.
Il n'y a aucun soucis avec les crédits hypothécaires, si les banques assument le risque de MV.
Evidemment, faut pas que le smicard viennent chialer si on saisie sa baraque.. Il se casse et repart en loques location, osef il a plus de dettes.  :o

 

Au US, le soucis n'est pas venu du crédit hypothécaire, une très bonne chose en soi, mais de la répartition qui a été faites des risques de défaut, avec la complicité des préteurs, des banques, des agences de notations et de l'état américain criminel poussant à l'endettement en promettant la lune (l'immo ça monte toujours, endettez-vous pour la patrie).
Il aurait fallu verrouiller le risque dans des structures avec des ratios de fond propres correctes, comme ça s'était fait avant.

 

Dans ce cas, les banques n'auraient jamais pris autant de risques !

Message cité 3 fois
Message édité par seabee le 24-11-2010 à 16:48:31
n°24695359
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 24-11-2010 à 17:56:26  profilanswer
 

seabee a écrit :

Complètement con.
Il n'y a aucun soucis avec les crédits hypothécaires, si les banques assument le risque de MV.
Evidemment, faut pas que le smicard viennent chialer si on saisie sa baraque.. Il se casse et repart en loques location, osef il a plus de dettes.  :o  
 
Au US, le soucis n'est pas venu du crédit hypothécaire, une très bonne chose en soi, mais de la répartition qui a été faites des risques de défaut, avec la complicité des préteurs, des banques, des agences de notations et de l'état américain criminel poussant à l'endettement en promettant la lune (l'immo ça monte toujours, endettez-vous pour la patrie).
Il aurait fallu verrouiller le risque dans des structures avec des ratios de fond propres correctes, comme ça s'était fait avant.
 
Dans ce cas, les banques n'auraient jamais pris autant de risques !


 
Je n'ai pas dit que j'étais contre les crédits hypothécaires :o
C'est plutôt le texte et les justifications associées qui sont débiles et prêtent à sourire. "il faut s'endetter c'est bieng" "il faut que les gens non solvables aient accès au crédit".


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°24695386
patx3
Posté le 24-11-2010 à 17:58:34  profilanswer
 

Le crédit hypothécaire a quand même un autre défaut, c'est quelque part de s'asseoir sur les contraintes de revenus pour accroitre l'endettement.
 
Une des forces de la France sur l'endettement de ses ménages, c'est qu'ils empruntent globalement à taux fixe, et d'autre part, leur endettement est cappé par leur capacité à rembourser leurs échéances d'emprunts. :love:
 
Renoncer à l'un ou à l'autre de ses paramètres accroit le risque. :jap:

n°24695467
seabee
Posté le 24-11-2010 à 18:05:12  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Je n'ai pas dit que j'étais contre les crédits hypothécaires :o
C'est plutôt le texte et les justifications associées qui sont débiles et prêtent à sourire. "il faut s'endetter c'est bieng" "il faut que les gens non solvables aient accès au crédit".


Ah pardon, je finis par voir du TF1 partout...

n°24695505
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 24-11-2010 à 18:08:50  profilanswer
 

seabee a écrit :


Ah pardon, je finis par voir du TF1 partout...


 
Ba quand même, j'ai la route de la servitude dans les chiottes chez moi :o


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°24696063
Camelot2
Posté le 24-11-2010 à 18:57:26  profilanswer
 

seabee a écrit :

Complètement con.
Il n'y a aucun soucis avec les crédits hypothécaires, si les banques assument le risque de MV.
Evidemment, faut pas que le smicard viennent chialer si on saisie sa baraque.. Il se casse et repart en loques location, osef il a plus de dettes.  :o  
 
Au US, le soucis n'est pas venu du crédit hypothécaire, une très bonne chose en soi, mais de la répartition qui a été faites des risques de défaut, avec la complicité des préteurs, des banques, des agences de notations et de l'état américain criminel poussant à l'endettement en promettant la lune (l'immo ça monte toujours, endettez-vous pour la patrie).
Il aurait fallu verrouiller le risque dans des structures avec des ratios de fond propres correctes, comme ça s'était fait avant.
 
Dans ce cas, les banques n'auraient jamais pris autant de risques !


 
La répartition des risques de défaut, qu'est-ce? Simple question technique, je suis d'accord avec le reste.  :o  
 
Je rajouterais tout de même que c'est le système du crédit hypothécaire US qui est foireux vu qu'on peut se barrer en refilant sa maison et qu'il crée un aléa moral très fort des clients...aléa non pris en compte par les dits banquiers vu l'optique "l'immobilier, ça monte toujours".
 
En Europe continentale, une telle augmentation du taux de défaut/du LGD en raison d'un retournement du marché immobilier n'est pas possible.

n°24698133
yoyo173
Posté le 24-11-2010 à 21:50:08  profilanswer
 

seabee a écrit :


Au US, le soucis n'est pas venu du crédit hypothécaire, une très bonne chose en soi,


Sûr
Pousser les gens à l'endettement c'est toujours une bonne chose, reste à savoir pour qui.
 

n°24699323
Profil sup​primé
Posté le 24-11-2010 à 23:07:42  answer
 

yoyo173 a écrit :


Sûr
Pousser les gens à l'endettement c'est toujours une bonne chose, reste à savoir pour qui.
 


 
 :jap:

n°24699815
yannick
Posté le 25-11-2010 à 00:03:18  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Tu rigoles beaucoup mais tu n'as pas le moindre argument contradictoire à ce que j'ai écris...


 
Je n'ai effectivement pas d'argument contradictoire. Du moins pas directement. Les faits que tu énonce sont exactes. Ce sont juste les conclusions dont tu en tires qui m'ont fait rire.  
 
Sauf qu'encore une fois, ils [L'Irlande]  avaient un excédent avant la crise et même fait des provisions pour gérer la situation, ce qu'il fait qu'ils ont encore pas mal de liquidités. Bref, une gestion nickel et que Keynes aurait apprécié.
 
Le gouvernement avait toutes les cartes en main comme je l'avais rapellé dans mon poste précédent. Une taxe sur les entreprises qui favorise localement l'Irlande au détriment du reste de l'Europe. La langue anglaise . Les aides européenne jusqu'au début des années 2000. Aucun de ces atouts n'étant à mettre à l'actif du gouvernement. Sauf les taxes sur les entreprises éventuellement, un parasitage est plus à mettre à l'actif de la passivité du reste de l'UE. La dette publique à 25% et les excedents budgétaires sont donc des conséquences logiques de ces atouts.  
 
Ce gouvernement a en revanche une écrasante responsabilité sur le déclenchement de la bulle immobilière tout d'abord, puis sur les sauvetages couteux et inutile des banques ensuite. Au frais des contribuables, notament les plus modestes. On a pas la même définition du terme "gestion nickel". :D
 
Par ailleurs Dublin s'est endetté pour sauver mais aussi nationaliser ses banques : il y a une dette mais aussi un actif en face, qui pourra être revendu plus tard. Athènes à utilisé la dette pour financer ses dépenses courantes.
 
Oui des actifs. 300 000 logements vide dont un grand nombre inachevé. Un solde migratoire de -120 000 personne d'ici 2 ans donc encore moins de demande de logements. De plus en plus de foyers ayant du mal à payer leur emprunt et donc  d'autres logements vide suplémentaire à prévoir. 15 milliars d'€ ponctionnés sur l'économie. Vers quelle valeur ces actifs va t'elle tendre à ton avis?

n°24700295
Betcour
Building better worlds
Posté le 25-11-2010 à 01:56:58  profilanswer
 

yannick a écrit :

Le gouvernement avait toutes les cartes en main comme je l'avais rapellé dans mon poste précédent. Une taxe sur les entreprises qui favorise localement l'Irlande au détriment du reste de l'Europe. La langue anglaise . Les aides européenne jusqu'au début des années 2000. Aucun de ces atouts n'étant à mettre à l'actif du gouvernement. Sauf les taxes sur les entreprises éventuellement, un parasitage est plus à mettre à l'actif de la passivité du reste de l'UE. La dette publique à 25% et les excedents budgétaires sont donc des conséquences logiques de ces atouts.


Les anglais partent avec des avantages comparables (sans les aides européennes, mais ils ont déjà des infrastructures) et malgré tout une dette bien plus élevée et un déficit chronique.
 
Pourquoi vouloir à ce point nier que le gouvernement irlandais a eu une bonne gestion budgétaire ? Les chiffres sont là ; un excédent budgétaire, peu d'états peuvent se venter d'en avoir, et avant crise la dette était contenue à un niveau particulièrement bas. Il suffit de voir ce qu'à fait la Grèce avec la même monnaie et les mêmes aides, le contraste est saisissant...
 

Citation :

Ce gouvernement a en revanche une écrasante responsabilité sur a) le déclenchement de la bulle immobilière tout d'abord, puis b) sur les sauvetages couteux et inutile des banques ensuite. c) Au frais des contribuables, notament les plus modestes. d) On a pas la même définition du terme "gestion nickel". :D


a) Je n'ai jamais dit le contraire
b) Discutable : toutes les banques du pays qui font faillites, en emportant l'argent déposé avec elles, c'est une catastrophe abominable pour la population comme pour le futur (qui va investir un kopek en Irlande ensuite ?). C'est pas un hasard si partout dans le monde tous les états ont fait des pieds et des mains pour empêcher un effondrement bancaire
c) Pas forcément, dans plusieurs pays (dont la France) le sauvetage des banques a rapporté de l'argent au contribuable. Quand l'état nationalise des banques pour un prix symbolique, il y a une possibilité de grosse plus value en sortie de crise. Il faudra donc attendre le dénouement de la situation pour savoir ce que ça a coûté aux contribuables.
d) Je parlais de gestion budgétaire (puisque c'était le sujet de mon post). J'ai déjà critiqué sa gestion économique (bulle immo/régulation bancaire)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°24700403
RykM
t'as de beaux gènes, tu sais..
Posté le 25-11-2010 à 02:25:01  profilanswer
 

Crash JP Morgan buy silver
 
Un moyen simple de tout mettre a terre:
 
http://www.youtube.com/watch?v=QCM7rMIqxmk


Message édité par RykM le 25-11-2010 à 02:25:48
n°24701016
xilebo
noone
Posté le 25-11-2010 à 09:25:27  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Sûr
Pousser les gens à l'endettement c'est toujours une bonne chose, reste à savoir pour qui.
 


 
 
Ca dépend, tu préfères avoir plus plus tard ou moins tout de suite ?
 
 

n°24702671
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 25-11-2010 à 11:56:49  profilanswer
 

Un peu de prospective Keynesienne qui envisage plusieurs hypotheses :
 
http://futures.over-blog.com/artic [...] horComment
 
vous voteriez pour quel scenario? (ca pourrait faire l'objet d'un nouveau sondage?)


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°24702834
seabee
Posté le 25-11-2010 à 12:09:24  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
La répartition des risques de défaut, qu'est-ce? Simple question technique, je suis d'accord avec le reste.  :o  
 
Je rajouterais tout de même que c'est le système du crédit hypothécaire US qui est foireux vu qu'on peut se barrer en refilant sa maison et qu'il crée un aléa moral très fort des clients...aléa non pris en compte par les dits banquiers vu l'optique "l'immobilier, ça monte toujours".
 
En Europe continentale, une telle augmentation du taux de défaut/du LGD en raison d'un retournement du marché immobilier n'est pas possible.


C'est clair qu'il vaut mieux enchaîner les gens à leur neg. equity jusqu'à la mort. [:lesamericains]  
Le crédit hypothécaire n'offre que des avantages pour l'emprunteur. Les dérives autour sont temporaires et évitables.
Le métier des banques, c'est la gestion du risque. L'erreur c'est de leur avoir laissé la liberté de s'en débarrasser sur le contribuables.  
 

yoyo173 a écrit :


Sûr
Pousser les gens à l'endettement c'est toujours une bonne chose, reste à savoir pour qui.
 


 [:the gr experience]  [:vinceboulet:5]  

n°24704146
Badcow
Posté le 25-11-2010 à 14:25:59  profilanswer
 

The NBoc a écrit :

Un peu de prospective Keynesienne qui envisage plusieurs hypotheses :
 
http://futures.over-blog.com/artic [...] horComment
 
vous voteriez pour quel scenario? (ca pourrait faire l'objet d'un nouveau sondage?)


 
Comme je suis optimiste de nature, je vote pour le scénario "A", mais j'aimerai bien voir arriver le scénario "B"...


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°24704701
Betcour
Building better worlds
Posté le 25-11-2010 à 15:05:01  profilanswer
 

seabee a écrit :

C'est clair qu'il vaut mieux enchaîner les gens à leur neg. equity jusqu'à la mort. [:lesamericains]


La procédure de mise en faillite perso existe toujours hein. Simplement si on décide de planter ses créditeurs, on repart pas tranquillos en ne perdant que la maison.

 
Citation :

Le crédit hypothécaire n'offre que des avantages pour l'emprunteur.


Précisément : et quand la prise de risque ne comporte que des avantages et pas de sanction en cas d'échec, on prend forcément trop de risques (ce qui est alors parfaitement rationnel).
Moi aussi aux USA j'aurais emprunté et spéculé comme un goret sur l'immo  [:cerveau goret]

Message cité 4 fois
Message édité par Betcour le 25-11-2010 à 15:11:39

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°24704777
LooSHA
D'abord !
Posté le 25-11-2010 à 15:10:10  profilanswer
 

Betcour a écrit :

La procédure de mise en faillite perso existe toujours hein. Simplement si on décide de planter ses créditeurs, on repart tranquillos en ne perdant que la maison.


Une paille :o


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°24704930
Betcour
Building better worlds
Posté le 25-11-2010 à 15:23:24  profilanswer
 


Dans la mesure où la maison vaut moins cher que le crédit qu'il y a dessus, c'est même pas une paille, c'est une paille négative. (antimatière ?)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°24705423
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 25-11-2010 à 15:59:30  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Précisément : et quand la prise de risque ne comporte que des avantages et pas de sanction en cas d'échec, on prend forcément trop de risques (ce qui est alors parfaitement rationnel).
Moi aussi aux USA j'aurais emprunté et spéculé comme un goret sur l'immo  [:cerveau goret]


Wayyy spéculer sur ces cons de pauvres !!!! trop coool  [:akilae]  


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
mood
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