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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°19830412
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2009 à 23:06:38  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

moonboots a écrit :


Bah tu poses des questions mais tu n'y réponds pas... oui : pourquoi ? (j'ai mes réponses mais j'aimerais connaître les tiennes)


 
Pas le temps cette fois-ci. Une autre fois.

mood
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Posté le 12-09-2009 à 23:06:38  profilanswer
 

n°19830469
moonboots
Posté le 12-09-2009 à 23:13:28  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Et comment se fait-il que le marché arrive à nourir tout le monde, sans que l'Etat mette en place une grande politique de l'alimentation ?


Ah ? Le marché arrive à nourrir tout le monde ? Il faut croire que non, ni dans les pays occidentaux ni encore moins dans le monde
 

limonaire a écrit :

Et qu'est-ce que cette spéculation, dont il suffit d'avoir prononcé le nom pour penser avoir résolu le problème ? comment est-elle financée ? Autre question : Si les loyers sont si chers à cause de la spéculation, pourquoi des promoteurs cupides et vénaux ne se lancent-ils  pas dans la construction de logements pour en tirer des profits juteux ? ce faisant, l'offre de logements augmenterait, ce qui satisfairait tout les mal logés et ferait baisser les loyers ? Mais non, aucun investisseur ne fait ce qu'un paysan ferait s'il voyait le cours de la tomate s'envoler : curieux, non ?  


La spéculation est financée par les bénéfices qui ne tombent plus dans la poche des salariés mais dans celle des actionnaires, c'est un problème de redistribution. Les promoteurs ne se lancent pas (plus) à outrance dans des constructions parce que les salariés privés de revenus ne peuvent plus y accéder, même à crédit (subprimes). C'est la crise qu'on connaît aujourd'hui. On ne peut pas baser un système économique sur l'enrichissement à outrance d'un petit nombre et le marasme pour les autres. Pour que la mécanique tourne il faut de l'huile dans l'offre et la demande, c'est pourtant un des principes fondamentaux de l'économie de marché, que les libéraux ont complètement oublié, je ne sais pas pourquoi (enfin si je sais, ce sont les plus riches qui dictent la doxa). Je passe sur le fait que même une économie de marché bien huilée pose des problèmes, notamment écologiques.

Message cité 2 fois
Message édité par moonboots le 12-09-2009 à 23:14:47
n°19830501
poilagratt​er
Posté le 12-09-2009 à 23:17:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
On avance. Deux questions :
 
1 - pourquoi les entreprises n'ont-elles  plus confiance dans l'avenir ?
 
2 - pourquoi ne construit-on pas plus de logements, alors que la demande existe ? pour le dire autrement, pourquoi le marché arrive en France à nourrir tout le monde (au moins sur le plan du nombre de calories) alors que ce même marché n'arriverait pas à satisfaire la demande de logements ? c'est bizarre, non , le marché arriverait à satisfaire un secteur vital (manger) et pas l'autre (se loger ?) Il doit y a voir anguille sous roche.


1 - Parce que:
-concurrence de pays à bas cout,
-s'il y a de la demande, elle n'est pas suffisament solvable (pb de redistribution)
 
2- La demande de logements existe evidement, mais pas suffisament solvable (pb de redistribution), ce qui décourage les investisseurs.
 
La bouffe c'est très différent. En France du moins, il y a plein de producteurs prêts à casser les prix, (voir le lait...),  
Pas besoin d'apporter des garanties de solvabilité pour manger, suffit de payer au jour le jour comme on peut.
S'il fallait payer 3 4 mois d'avance de bouffe pour pouvoir se nourrir... :p et montrer des fiches de paye..

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 12-09-2009 à 23:22:44

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19830546
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2009 à 23:23:08  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Si ça ne te pose pas de problèmes d'agglomérer le revenu de quelqu'un qui gagne 2x le salaire médian avec celui d'un autre qui gagne 200x le salaire médian et de considérer qu'il s'agit d'une tranche statistiquement homogène...
 
J'avais pris l'exemple des USA car non seulement eux tiennent à jour ces statistiques (10% les plus riches, 5% les plus riches, 1% les plus riches et millième le plus riche), mais cela permet de comparer que depuis les années 80 la part de revenu des 90% les moins riches de la population diminue année après année, tandis que la tranche 90-95% se maintien juste, et que ce sont les tranches 5%, 1% et 0,1% qui "explosent"
 
regarde ce document qui couvre la période 1913-2006 :
 
http://elsa.berkeley.edu/~saez/sae [...] 06prel.pdf
 
en particulier la figure 2. Elle indique clairement que si la tranche "90 - 95%" s'est maintenue depuis les années 80, c'est réellement le "top 1%" qui a profité pleinement de la croissance.
 
http://upload4pict.free.fr/img.php [...] igure2.jpg
 
Et comme pour entrer dans le "top 10%" aux USA il faut avoir 2x le salaire médian (comme en France), et que les écarts de salaires en France sont les mêmes qu'aux USA, on peut se dire que la situation en France ne dois pas être fondamentalement différente.


 
Ok, mais :
 
- s'ils se sont enrichis et que les autres ne se sont pas appauvris, est-ce vraiment un problème ? la situation de tout le mondee s'est améliorée ?
 
- ou alors il faut montrer que l'enrichissement des riches s'est fait au détriment des pauvres. Pas si évident, l'économie n'étant pas un jeu à somme nulle. Autrement dit, si ces riches n'avaient pas existé, ou s'ils avaient été taxés à 99%, y aurait-il eu plus de richesses pour les pauvres ?
 
- je ne suis pas naïf : je vois bien le problème moral que cela pose à certains. Mais en même temps, ce problème moral n'est-il pas en fait le masque de l'envie ? je m'interroge. On dira que c'est pour améliorer le sort des plus pauvres, en leur reversant le produit de la taxe sur les riches. Mais justement à moyen terme, taxer à 90% les ultra-riches permettra-t-il d'avoir assez de croissance pour améliorer le sort des pauvres ?
 
- la bonne question pour moi est plutôt de se demander si ces revenus élevés sont obtenus librement sur le marché, ou s'ils ne sont pas le fruit d'une rente de monopole, d'une profession à l'accès fermé (type notaires, pharmaciens en France), etc... Si oui, là est le scandale. Si non, je crois qu'il vaut mieux porter son énergie sur la recherche de l'égalité des chances : école, éducation, accès libre à toutes les professions, etc. Il faut non pas égaliser à tout prix les conditions mais plutôt abolir les privilèges, les corporations, les rentes de monopole : c'est-à-dire retrouver l'esprit de 1789. Et là, ici comme ailleurs, il y a encore du boulot !

n°19830589
poilagratt​er
Posté le 12-09-2009 à 23:27:03  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ok, mais :
 
- s'ils se sont enrichis et que les autres ne se sont pas appauvris, est-ce vraiment un problème ? la situation de tout le mondee s'est améliorée ?
 
- ou alors il faut montrer que l'enrichissement des riches s'est fait au détriment des pauvres. Pas si évident, l'économie n'étant pas un jeu à somme nulle. Autrement dit, si ces riches n'avaient pas existé, ou s'ils avaient été taxés à 99%, y aurait-il eu plus de richesses pour les pauvres ?
 
- je ne suis pas naïf : je vois bien le problème moral que cela pose à certains. Mais en même temps, ce problème moral n'est-il pas en fait le masque de l'envie ? je m'interroge. On dira que c'est pour améliorer le sort des plus pauvres, en leur reversant le produit de la taxe sur les riches. Mais justement à moyen terme, taxer à 90% les ultra-riches permettra-t-il d'avoir assez de croissance pour améliorer le sort des pauvres ?
 
- la bonne question pour moi est plutôt de se demander si ces revenus élevés sont obtenus librement sur le marché, ou s'ils ne sont pas le fruit d'une rente de monopole, d'une profession à l'accès fermé (type notaires, pharmaciens en France), etc... Si oui, là est le scandale. Si non, je crois qu'il vaut mieux porter son énergie sur la recherche de l'égalité des chances : école, éducation, accès libre à toutes les professions, etc. Il faut non pas égaliser à tout prix les conditions mais plutôt abolir les privilèges, les corporations, les rentes de monopole : c'est-à-dire retrouver l'esprit de 1789. Et là, ici comme ailleurs, il y a encore du boulot !


C'est curieux la manière dont tu raisonnes. On dirait que tu vis dans une bulle déconnectée des réalités bassement terre à terre.
 
La redistribution ne fonctionne pas comme il faudrait. Le fric ne circule plus comme il devrait. A partir de la tout par en vrille, le reste c'est blabla.


Message édité par poilagratter le 12-09-2009 à 23:31:33

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19830632
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2009 à 23:31:29  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Je voudrais rappeler que sur le fond,  la "crise" (qui a démarrée il y a 30ans) vient de ce que les fortunés n'ont plus besoin du travail de tous les autres pour satisfaire l'ensemble de leurs besoins (grace à la mécanisation)
 
Du coup ils accumulent le fric, qui devient donc indisponible pour le reste de la société. D'ou crise, SDF, etc.
 
Pour Betcour, limonaire, etc.:
S'il y avait beaucoup de pauvres dans les années 50/60/70, c'est peur etre parce qu'on sortait de la guerre...
Mais au moins ça s'améliorait considérablement d'une année sur l'autre, contrairement à ce qu'on connait depuis 2 décennies.


 
Ce sont des fadaises. On disait déjà ça en 1997 (cf "la fin du travail" de Rifkin et "l'horreur économique" de Forrester). Manque de bol, les faits ont démenti ces prévisions pessimistes : on a créé énormément d'emplois en France de 97 à 2000, et ce indépendamment, ou même malgré les 35h.  
 
Du travail, il y en aura toujours, en fait, car les besoins sont illimités. A condition bien sûr que le coût du travail ne dépasse pas sa productivité : difficle de payer plus ce que quelqu'un nous rapporte.
 
Fadaises aussi, car de toutes façons, l'économie de marché connaît des cycles tous les 10ans environ. On est en plein dedans : le marasme actuel est en partie conjoncturel.
 
Fadaises enfin car si 2009 s'annonce une année noire pour l'emploi, c'est dû non pas à "la fin du travail" mais  à la mauvaise gestion de la création monétaire depuis 30 ans, qui a conduit les banques à trop prêter, d'où une explosion des endettements publics et privés. Il y a donc de nombreuses "fausses créances", çàd des créances qui ne valent rien, à purger. Forcément, ça fait des dégâts... mais le problème est monétaire, et n'a rien à voir avec une quelconque "fin du travail".

n°19830656
poilagratt​er
Posté le 12-09-2009 à 23:33:54  profilanswer
 

Oui, il y a de plus en plus de besoin, et donc de travail.
Mais ces besoins ne sont pas solvables.  Les gens qui ont des besoins n'ont pas assez de fric.  
Le fric s'accumule chez ceux dont les besoins sont saturés...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19830660
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2009 à 23:34:25  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


La redistribution se faisait dans les 30 glorieuses via le travail, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.


 
Effectivement, les entreprises gardaient du sureffectif, ce qu'elles ne font plus aujourd'hui. Pourquoi ? la réponse est à chercher du côté de l'évolution du SMIC d'un côté, et du manque de capitaux propres des entreprises de l'autre. En posant ainsi le bon diagnostic, il est plus facile d'y remédier.

n°19830663
poilagratt​er
Posté le 12-09-2009 à 23:34:41  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ce sont des fadaises. On disait déjà ça en 1997 (cf "la fin du travail" de Rifkin et "l'horreur économique" de Forrester). Manque de bol, les faits ont démenti ces prévisions pessimistes : on a créé énormément d'emplois en France de 97 à 2000, et ce indépendamment, ou même malgré les 35h.  
 
Du travail, il y en aura toujours, en fait, car les besoins sont illimités. A condition bien sûr que le coût du travail ne dépasse pas sa productivité : difficle de payer plus ce que quelqu'un nous rapporte.
 
Fadaises aussi, car de toutes façons, l'économie de marché connaît des cycles tous les 10ans environ. On est en plein dedans : le marasme actuel est en partie conjoncturel.
 
Fadaises enfin car si 2009 s'annonce une année noire pour l'emploi, c'est dû non pas à "la fin du travail" mais  à la mauvaise gestion de la création monétaire depuis 30 ans, qui a conduit les banques à trop prêter, d'où une explosion des endettements publics et privés. Il y a donc de nombreuses "fausses créances", çàd des créances qui ne valent rien, à purger. Forcément, ça fait des dégâts... mais le problème est monétaire, et n'a rien à voir avec une quelconque "fin du travail".

:sarcastic: bla-bla.


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19830669
poilagratt​er
Posté le 12-09-2009 à 23:35:21  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Effectivement, les entreprises gardaient du sureffectif, ce qu'elles ne font plus aujourd'hui. Pourquoi ? la réponse est à chercher du côté de l'évolution du SMIC d'un côté, et du manque de capitaux propres des entreprises de l'autre. En posant ainsi le bon diagnostic, il est plus facile d'y remédier.


Ou comment noyer le poisson dans des théories fumeuses.
(ceci dit, si on supprime le salaire, on peut créer beaucoup d'emplois..., mais on peut se demander qui pourra acheter)


Message édité par poilagratter le 12-09-2009 à 23:40:29

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
mood
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Posté le 12-09-2009 à 23:35:21  profilanswer
 

n°19830675
moonboots
Posté le 12-09-2009 à 23:36:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Effectivement, les entreprises gardaient du sureffectif


quoi ? non les entreprises étaient plutôt en sous-effectif

n°19830779
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2009 à 23:49:25  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Au contraire, c'est central parce que typiquement ça met à bas toute ta théorie, et la théorie libérale de manière générale, ces dernières années l'accroissement naturel de l'Afrique tournait autour de 2,3% quand la croissance économique tournait autour de 6,2%, donc un différentiel de presque 4% si je m'en réfère à ta façon de corréler croissance et démographie (sic)
 
Bref tu prétends que le droit de propriété est un des principes qui assure la croissance, je te démontre avec l'Afrique que c'est faux, ça te gêne, je le comprends, maintenant pour approfondir tes réflexions, il faudrait tout de même que tu résolves cette contradiction...


 
Parce que forcément, quand on raisonne comme je le fais sur le temps long, on schématise.  
 
Admettons que tes chiffres soient justes. On aurait donc une croissance de 3 à 4% l'an, ce qui est élevé. Or,il ne peut y avoir croissance que s'il y a accumulation du capital. Et il ne peut y avoir accumulation du capital que si le cadre institutionnel (paix, Etat de droit, droits de propriété) s'améliore. C'est sans doute ce qu'on connaît depuis quelques années, puisqu'effectivement la Chine par exemple investit en Afrique. Si elle le fait, c'est dans des conditions institutionelles sûres : certitude que ses biens ne seront pas nationalisés, certitude d'une fiscalité décente, etc...  
 
 C'est donc une bonne nouvelle qui conforte ce que je dis. D'ailleurs, la banque mondiale ne dit pas autre chose :  ce sont bien les investissements en capital, physique ou humain, et le cadre institutionnel qui ont permis cette croissance. Et cette croissance concerne aussi les pays sans ressources naturelles, dixit la World bank : http://web.worldbank.org/WBSITE/EX [...] 75,00.html
 
les pays ont amélioré leur situation dans un nombre accru de domaines fondamentaux. Cela concerne notamment l’amélioration de la gestion macroéconomique, l’accroissement des investissements consacrés au développement des ressources humaines, ou les progrès apportés aux institutions et aux performances du secteur public.
 
 Pour M. Page, le pessimisme exprimé jusqu’ici sur la capacité de l’Afrique à croître au plan économique et à concurrencer le reste du monde « ne découle pas des défaillances de l’entreprise Afrique et de ses travailleurs ». Il tient plutôt « au fait que le continent est confronté à un manque d’infrastructures et à un niveau de coûts indirects qui sont, grosso modo, deux à trois fois plus élevés que ceux des économies d’Asie concurrentes ».
 
Parvenir à un équilibre approprié entre les investissements dans le capital humain et ceux consacrés au capital physique contribuera à assurer des progrès réguliers sur la voie des ODM et à combler les besoins non satisfaits de l’Afrique en termes d’infrastructures, indique encore le rapport. Ces besoins en infrastructures se chiffrent, selon les estimations, à 22 milliards de dollars par an, soit 5 % du PIB de la région.
 
Mais les infrastructures ne sont pas tout. Pour atteindre et maintenir des taux de croissance plus soutenus en Afrique, il y a aussi lieu, selon le rapport, d’améliorer le climat de l’investissement, d’encourager l’innovation et d’établir les capacités institutionnelles qui permettront aux pays de bien se gouverner.
 

 
Ca n'empêche que cette croissance est récente. Auparavant, l'Afrique était dans la misère, en raison d'un cadre institutionnel instable. Les choses changent, et c'est tant mieux. Preuve que tous les pays sous toutes les latitudes, climats, cultures, peuvent se développer...

n°19830837
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2009 à 23:58:05  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Tu n'expliques pas ce qui a amené à la révolution industrielle, ce n'est pas le droit de propriété en soi puisqu'il existait depuis plusieurs dizaines de milliers d'années, ce qui a amené la révolution industrielle c'est une longue histoire des progrès de la philosophie, des sciences, de la culture, de l'éducation, etc... à travers les civilisations. Le droit de propriété est essentiellement l'une des conditions de la marche de l'économie libérale, et non du développement, mais là ça devient un sujet de discussion encore plus complexe...
Quant aux ressources naturelles, puisque tu y reviens, c'est un paramètre parmi d'autres de la croissance, je n'ai dit nulle part que les ressources naturelles étaient indispensables.


 
Non, non et non ! Les droits de propriété n'ont pas été crée une fois pour toutes au néolithique. De même qu'aujourd'hui, il n'y a pas de droits de propriété privé partout. Par exemple, les baleines n'appartiennent à personne, c'est d'ailleurs pourquoi elles sont en voie d e disparition, ce qui, tu l'auras observé, n'est pas le cas des vaches. Le droit de propriété ne se développe que quand son coût devient faible (car créer un droit de propriété, une clôture, uen surveillance, etc, c'est coûteux)  
 
Pour revenir à la révolutuion industrielle, les champs étaient communaux au Moyen-Age, d'où une stagnation économique, personne n'ayant intérêt à entretenir et rentabiliser ces champs. En Angleterre sont apparues les enclosures, çàd la propriété privée des champs où paissaient les moutons. Et boom : croissance économique, révolution industrielle, gain de productivité dans l'agriculture, qui libère de la main d'oeuvre pour travailler dans les usines... Le processus était enclenché. Idem aux Etats-Unis une fois la question de la propriété des terres réglées au XIXè (il y avait de nombreux litiges, plusieurs droits se concurrençaient : celui de l'ancienne métropole, l'Angleterre, le droit du pionnier premier occupan, d'où une incertitude juridique qui plombait le développement économique).

n°19830878
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-09-2009 à 00:05:10  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Ah ? Le marché arrive à nourrir tout le monde ? Il faut croire que non, ni dans les pays occidentaux ni encore moins dans le monde
 


[/quotemsg]
 
On ne meurt pas de faim en France. Un paquet de chips coûte moins d'un euro. Je ne dis pas que tout le monde mange sainement et de façon équilibrée, hein, on est d'accord; mais tout le monde a ses 2000 calories. Cela ne signifie pas non plus que les SDF ne me scandalisent pas, au contraire : c'est pour moi le scandale absolu de nos sociétés riches. Je dis seulement que le marché arrive à produire des biens alimentaires bon marché, sans politique de l'alimentation avec un ministre à sa tête.  
 
On ne meurt donc pas de faim en France, mais certains meurent de froid, faute de logement. Sans parler des sans-logis et des mal-logés. Si le marché est inefficace  (admettons ce point de vue), que dire alors de l'Etat, qui mène une politique du logement avec de si piteux résultats ? Danone et Auchan font mieux sur le plan de l'alimentation de tous.

n°19830920
Badcow
Posté le 13-09-2009 à 00:14:47  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ok, mais :
 
- s'ils se sont enrichis et que les autres ne se sont pas appauvris, est-ce vraiment un problème ? la situation de tout le mondee s'est améliorée ?
 
- ou alors il faut montrer que l'enrichissement des riches s'est fait au détriment des pauvres. Pas si évident, l'économie n'étant pas un jeu à somme nulle. Autrement dit, si ces riches n'avaient pas existé, ou s'ils avaient été taxés à 99%, y aurait-il eu plus de richesses pour les pauvres ?
 
- je ne suis pas naïf : je vois bien le problème moral que cela pose à certains. Mais en même temps, ce problème moral n'est-il pas en fait le masque de l'envie ? je m'interroge. On dira que c'est pour améliorer le sort des plus pauvres, en leur reversant le produit de la taxe sur les riches. Mais justement à moyen terme, taxer à 90% les ultra-riches permettra-t-il d'avoir assez de croissance pour améliorer le sort des pauvres ?
 
- la bonne question pour moi est plutôt de se demander si ces revenus élevés sont obtenus librement sur le marché, ou s'ils ne sont pas le fruit d'une rente de monopole, d'une profession à l'accès fermé (type notaires, pharmaciens en France), etc... Si oui, là est le scandale. Si non, je crois qu'il vaut mieux porter son énergie sur la recherche de l'égalité des chances : école, éducation, accès libre à toutes les professions, etc. Il faut non pas égaliser à tout prix les conditions mais plutôt abolir les privilèges, les corporations, les rentes de monopole : c'est-à-dire retrouver l'esprit de 1789. Et là, ici comme ailleurs, il y a encore du boulot !


 
Pour les 2 premiers points, je n'ai pas de réponse tranchée, mais il y a quelques pages il y avait eu un argumentaire plutôt bien fait concernant l'amélioration du sentiment de bonheur en fonction du revenu, et du fait que si tu donne1 million d'euro à quelqu'un qui en possède déjà 1, tu n'augmente que marginalement sa satisfaction, et qu'économiquement tu mobilise une somme de ressources de manière tout à fait inefficace.
 
Pour le point en gras, ce taux d'imposition a été utilisé aux USA entre les années '40 et le début des années '80, et tu peux constater que c'est un bon moyen pour éviter l'explosion de la richesse du "top 1%" et la maintenir aux alentour de 10 % du revenu global.
Cette fiscalité a été profondément modifiée par Reagan, avec comme conséquence (?) l'explosion des hauts revenus.
 
Il ne faut pas se voiler la face, cette perte de ressources potentielles pour l'Etat se traduit par la fourniture d'un "service" réduit pour les autres citoyens, donc d'une "perte".
 
Concernant ton dernier point, je considère que l'existence même des taux d'intérêts implique que ces hauts revenus ne sont pas obtenus "librement sur le marché", mais qu'il s'agit bien d'une "rente de situation", sauf qu'il ne s'agit pas "d'être pharmacien", mais "d'être riche".
 
Si tu donnes 1€ à 60 millions de personnes, tu ne change rien à leur situation, mais si tu donnes 60 millions d'€ à une seule personne, même en les plaçant à un taux de banque centrale, elle deviendra milliardaire en "quelques" années, mathématiquement, sans avoir à faire quoi que ce soit (même si en ce moment, il lui faudra vraiment beaucoup de temps).


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°19830975
moonboots
Posté le 13-09-2009 à 00:22:27  profilanswer
 

limonaire a écrit :

C'est donc une bonne nouvelle qui conforte ce que je dis.


Non, la croissance de l'Afrique ne repose pas sur une évolution du droit de propriété qui y prévaut mais de l'exploitation de ses ressources naturelles, accessoirement il faut préciser que ce n'est nullement signe de bonne santé économique. Si des organismes internationaux se réjouissent c'est de voir que les pays occidentaux peuvent se servir grassement sur la bête.

n°19830993
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-09-2009 à 00:25:34  profilanswer
 


 
 

moonboots a écrit :


La spéculation est financée par les bénéfices qui ne tombent plus dans la poche des salariés mais dans celle des actionnaires, c'est un problème de redistribution. Les promoteurs ne se lancent pas (plus) à outrance dans des constructions parce que les salariés privés de revenus ne peuvent plus y accéder, même à crédit (subprimes). C'est la crise qu'on connaît aujourd'hui. On ne peut pas baser un système économique sur l'enrichissement à outrance d'un petit nombre et le marasme pour les autres. Pour que la mécanique tourne il faut de l'huile dans l'offre et la demande, c'est pourtant un des principes fondamentaux de l'économie de marché, que les libéraux ont complètement oublié, je ne sais pas pourquoi (enfin si je sais, ce sont les plus riches qui dictent la doxa). Je passe sur le fait que même une économie de marché bien huilée pose des problèmes, notamment écologiques.


 
J'essaie de comprendre ton raisonnement. Les salaires sont trop faibles pour pouvoir faire face aux loyers élevés. Ok, mais dans ce cas, pourquoi les loyers restent-ils si élevés ? d'après la loi de l'offre et de la demande, s'il n'y a plus de demande, les prix doivent chuter. Or, ce n'est pas le cas depuis 10 ans (sauf un peu cette année). Curieux, non ? Il faut bien que la demande soit alimentée par quelque chose, si ce n'est pas par les salaires, qui sont trop faibles, j'en suis d'accord.  

n°19831017
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-09-2009 à 00:30:04  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


1 - Parce que:
-concurrence de pays à bas cout,
-s'il y a de la demande, elle n'est pas suffisament solvable (pb de redistribution)
 
2- La demande de logements existe evidement, mais pas suffisament solvable (pb de redistribution), ce qui décourage les investisseurs.
 
La bouffe c'est très différent. En France du moins, il y a plein de producteurs prêts à casser les prix, (voir le lait...),  
Pas besoin d'apporter des garanties de solvabilité pour manger, suffit de payer au jour le jour comme on peut.
S'il fallait payer 3 4 mois d'avance de bouffe pour pouvoir se nourrir... :p et montrer des fiches de paye..


 
1- la concuurence, Ok, je veux bien; En même temps,,les entreprises qui n'ont pas à souffrir de la concurrence chinoise serrent aussi leurs effectifs. Il doit bien y avoir une raison, non ?  
 
2- pourquoi les producteurs de lait sont-ils prêts à casser les prix, et pas les producteurs de logements , c'est incohérent, non ? ou alors, il y a bien une raison ?  
 
(réponse demain si j'ai le temps)

n°19831028
moonboots
Posté le 13-09-2009 à 00:31:17  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, non et non ! Les droits de propriété n'ont pas été crée une fois pour toutes au néolithique. De même qu'aujourd'hui, il n'y a pas de droits de propriété privé partout. Par exemple, les baleines n'appartiennent à personne, c'est d'ailleurs pourquoi elles sont en voie d e disparition, ce qui, tu l'auras observé, n'est pas le cas des vaches. Le droit de propriété ne se développe que quand son coût devient faible (car créer un droit de propriété, une clôture, uen surveillance, etc, c'est coûteux)  


Le concept date sans doute du néolithique, tu l'as dit toi-même il me semble
 

limonaire a écrit :

Pour revenir à la révolutuion industrielle, les champs étaient communaux au Moyen-Age, d'où une stagnation économique, personne n'ayant intérêt à entretenir et rentabiliser ces champs. En Angleterre sont apparues les enclosures, çàd la propriété privée des champs où paissaient les moutons. Et boom : croissance économique, révolution industrielle, gain de productivité dans l'agriculture, qui libère de la main d'oeuvre pour travailler dans les usines... Le processus était enclenché. Idem aux Etats-Unis une fois la question de la propriété des terres réglées au XIXè (il y avait de nombreux litiges, plusieurs droits se concurrençaient : celui de l'ancienne métropole, l'Angleterre, le droit du pionnier premier occupan, d'où une incertitude juridique qui plombait le développement économique).


Les champs étaient propriété des seigneurs... ensuite je ne connais pas le processus historique que tu décris et qui est intéressant, mais tu parles de processus enclenché, quel processus ? Le progrès technique qui a porté le développement économique puis l'industrialisation n'a rien à voir avec la propriété, c'est le résultat d'un très long processus historique qui a vu l'évolution des sciences, de la philosophie, de la culture, des idées, etc... et qui voit son apogée dans l'occident du XIXè et XXème siècle.
 
Mais tu en reviens sans cesse à la propriété, c'est d'ailleurs tout à fait normal, c'est la clé de l'idéologie libérale.

n°19831077
moonboots
Posté le 13-09-2009 à 00:38:05  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
J'essaie de comprendre ton raisonnement. Les salaires sont trop faibles pour pouvoir faire face aux loyers élevés. Ok, mais dans ce cas, pourquoi les loyers restent-ils si élevés ? d'après la loi de l'offre et de la demande, s'il n'y a plus de demande, les prix doivent chuter. Or, ce n'est pas le cas depuis 10 ans (sauf un peu cette année). Curieux, non ? Il faut bien que la demande soit alimentée par quelque chose, si ce n'est pas par les salaires, qui sont trop faibles, j'en suis d'accord.  


Bah si justement les prix s'écroulent parce que justement il y a une crise générale de la demande, ce que j'ai décrit.
D'autre part des propriétaires ou investisseurs riches ont pu se permettre pendant longtemps de garder un prix élevé. Au bout d'un moment fatalement l'économie réelle les rappelle à l'ordre.

n°19831113
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-09-2009 à 00:43:35  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Le concept date sans doute du néolithique, tu l'as dit toi-même il me semble
 


 

moonboots a écrit :


Les champs étaient propriété des seigneurs... ensuite je ne connais pas le processus historique que tu décris et qui est intéressant, mais tu parles de processus enclenché, quel processus ? Le progrès technique qui a porté le développement économique puis l'industrialisation n'a rien à voir avec la propriété, c'est le résultat d'un très long processus historique qui a vu l'évolution des sciences, de la philosophie, de la culture, des idées, etc... et qui voit son apogée dans l'occident du XIXè et XXème siècle.
 
Mais tu en reviens sans cesse à la propriété, c'est d'ailleurs tout à fait normal, c'est la clé de l'idéologie libérale.


 
Bon, je ne peux pas me battre sur tous les fronts : les droits de propriété, le logement, les inégalités salariales... je m'épuise à répondre et argumenter, seul contre tous. Et puis, il faut que je me couche : je vais demain à la fête de l'Huma
 
On reprendra donc ça demain, ou plus tard, quand j'aurai un peu temps. Merci à tous.  ;) Moonboots, relis bien ce que j'ai écrit, ligne à ligne : on gagnera ainsi du temps, sans que j'aie tout à réexpliquer.  

n°19831130
power600
Toujours grognon
Posté le 13-09-2009 à 00:45:29  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
 
 
 
2- pourquoi les producteurs de lait sont-ils prêts à casser les prix, et pas les producteurs de logements , c'est incohérent, non ? ou alors, il y a bien une raison ?  
 
 


Les producteurs n'acceptent pas le cassage des prix, justement.


---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°19831136
moonboots
Posté le 13-09-2009 à 00:45:58  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 ;) Moonboots, relis bien ce que j'ai écrit, ligne à ligne : on gagnera ainsi du temps, sans que j'aie tout à réexpliquer.


 :D   genre
 
bonne nuit

n°19832366
le_noob
Posté le 13-09-2009 à 05:57:02  profilanswer
 

python a écrit :


 
Dans la crise du début 2009, ceux qui se sont mangé les pertes en pleine tronche sont ceux qui ont entre 18 et 25 ans donc des gens qui ont peu de scolarité ou peu d'expérience de travail.
 
Le chômage est moins élevé pour ceux qui ont 25 ans et +
 
Le risque financier repose sur ceux qui sont trop nombreux pour occuper le même poste. :o soit les caristes et les ouvriers


Pas en temps normal, contrairement à d'autres secteurs ils sont pile poil le nombre qu'il faut en permanence.
 

limonaire a écrit :


 
Le libre-échange ne détruit pas les économies : ou alors il faut le prouver, ce qui sera bien difficile ! Par exemple, la France a connu une croissance continue depuis 1945 tout en ouvrant ses frontières. Preuve que libre-échange et croissance sont compatibles. C'est d'ailleurs le cas de tous les pays qui ont ouvert leurs frontières. A l'inverse les pays restés en autarcie (Corée du Nord) sont incapables de se développer. De même, on sait que le protectionnisme des années 1930 a plongé les économies dans la récession. En fait, cela ne doit pas surprendre : l'échange est toujours créateur de valeur, qu'il ait lieu entre deux résidents de Marseille, entre un Marseillais et un Lillois, entre un Marseillais et un Turinos ou entre un Marseillais et un Malgache. La nationalité importe peu : il sfuiit que je trouve un fournisseur moins cher (pour mon pain, mon forfait mobile, ma voiture, mes vêtements) pour que le fournisseur et moi soyons gagnants. L'économie que je ferai sur mon pain, mon mobile, mes vêtements, me donnera du pouvoir d'achat pour acheter d'autres biens, dont profiteront d'autres fournisseurs. En d'autres termes, si l'échange détruisait de la richesse, on ne voit pas pourquoi l'acheteur et le vendeur échangeraient !  
 
Sur le long terme, le libre-échange crée donc de la croissance sans chômage. Il a en fait le même effet que le progrès technique : acheter un produit à l'étranger 20% moins cher, c'est comme si tout d'un coup une découverte technique abaissait le coût de production de 20%. Il faut plutôt s'en féliciter. Voir Pierre Cahuc par exemple (et la plupart des économistes honnêtes et un peu rigoureux).  
 
Bref, attention aux idées reçues. Dire que le libre-échange détruit les économies, c'est se fier aux apparences, comme celui qui penserait, sur la base des mêmes apparences, que c'est le soleil qui tourne autour de la terre. Car si on veut fermer les frontières entre la France et la Chine, pourquoi ne pas le faire entre la France et la Pologne, ou même entre Paris et la Creuse ? Croît-on vraiment que si l'Ile-de-France frappait ses importations d'une taxe de 10%, 20% ou 50%, que ces importations viennent d'autres régions françaises ou de l'étranger, cela améliorerait son économie ? poser la question, c'est y répondre...
 
Les problèmes de croissance en France ne viennent pas de l'étranger, des méchants Arabes comme en 1974 ou des fourbes Chinois comme aujourd'hui : il faut chercher les causes ailleurs.


 :sweat:  
 
Non mais sérieux toi tu me fais halluciner. C'est dingue comment tu omets plein (énormissimiment) d'informations. On ne peux pas supprimer des variables d'une équation pour que le résultat nous arrange hein  :hello:  
 
C'est bien beau l'argent que t'as économisé t'en fait autre chose, mais ton ancien fournisseur il devient quoi ?
 
Et puis tes gains de productivité et tes délocalisations, si c'est pour faire des chômeurs sans allocation chômage ou des travailleurs sans revenus, c'est de la grosse merde.
 

limonaire a écrit :


 
Limiter les importations, c'est limiter les exportations, car pour acheter, il faut vendre : le solde de la balance commerciale restera donc inchangé. D'ailleurs, les politiques protectionnistes échouent toujours : elles ont pour elles le bon sens et l'opnion publique, mais elles échouent toujours. C'est que le solde de la balance commerciale dépend fondamentalement du niveau d'épargne et de consommation d'un pays. Les Chinois sont en excédent non pas parce qu'ils sont compétitifs, mais parce qu'ils consomment peu (ou épargnent beaucoup, ce qui revient au même). Et les Etats-Unis sont en déficit, non par manque de compétitivité, mais parce qu'ils consomment plus que leur revenu (épargne négative). Le solde commercial n'a donc rien à voir avec la compétitivité : des pays du tiers-monde, peu compétitifs, ont des balances commerciales positives car ils épargnent beaucoup. Mais un tel raisonnement heurte tellement les idées reçues...


Mais t'es complètement à l'ouest toi  :sweat:  
 
Les gains fait en Afrique ne profitent pas aux africains c'est tout, ils n'épargnent rien du tout, ils se font voler.
 

moonboots a écrit :


J'ai l'impression que dans tes analyses tu passes toujours à la trappe la moitié des facteurs à prendre en considération...


C'est pas une impression  :D
 

limonaire a écrit :


Ca n'empêche que cette croissance est récente. Auparavant, l'Afrique était dans la misère, en raison d'un cadre institutionnel instable. Les choses changent, et c'est tant mieux. Preuve que tous les pays sous toutes les latitudes, climats, cultures, peuvent se développer...


Parceque tu en doutais ?
 
Et aussi tu ne dis pas pourquoi globalement le continent africain est instable politiquement.
 

limonaire a écrit :


 
J'essaie de comprendre ton raisonnement. Les salaires sont trop faibles pour pouvoir faire face aux loyers élevés. Ok, mais dans ce cas, pourquoi les loyers restent-ils si élevés ? d'après la loi de l'offre et de la demande, s'il n'y a plus de demande, les prix doivent chuter. Or, ce n'est pas le cas depuis 10 ans (sauf un peu cette année). Curieux, non ? Il faut bien que la demande soit alimentée par quelque chose, si ce n'est pas par les salaires, qui sont trop faibles, j'en suis d'accord.  


Le logement est un produit dont on ne peut pas se passer, donc on peut monter les prix très très haut avant que la demande ne s'écroule. Mais en faisant ça tu réduis forcément la demande sur tout un tas d'autres secteurs de l'économie.
 

moonboots a écrit :


Le concept date sans doute du néolithique, tu l'as dit toi-même il me semble
 


Il est même bien plus ancien que ça si l'on se réfère à l'animal.

Message cité 2 fois
Message édité par le_noob le 13-09-2009 à 06:21:59
n°19832388
le_noob
Posté le 13-09-2009 à 06:32:56  profilanswer
 

En faite limonaire plutôt que nous faire des démonstrations foireuses, ce serait pas plus simple de nous dire directement quelles sont les causes du manque de croissance en France, puisque tu sembles le savoir. Et aussi tu pourrais nous dire comment se fait-il que la crise économique soit parti des Etats-Unis et que cette nation soit si durement touchée ?
 
Non parceque normalement tout aurais du toujours bien se passer puisqu'il n'y a aucune conséquence négative dans le libéralisme.
 
Je trouve ça incroyable de ne pas être capable de voir au 13/09/2009 que les conséquences négatives du libéralisme ont fini par entrainer le système dans sa chute.
 
C'est un système qui a des qualités et des défauts, et les défauts(ou méfaits) en s'accumulant ont définitivement pris le pas sur les qualités (ou biens faits) de ce système.

n°19832402
le_noob
Posté le 13-09-2009 à 07:03:17  profilanswer
 

Ce qui permet à une société de se développer et de croître c'est l'accès au savoir pour tous (pour ne pas laisser à la porte de la connaissance ceux qui auront les capacités d'inover) et l'accès au capital (ou au crédit) pour tous afin que celui qui a de bonnes idées puissent les réaliser.
Deux choses qui dans ta logique libérale n'existe pas avec son système d'école privée et de prêt qu'aux riches (ou alors prêt aux pauvres mais avec des intérêts variables  :whistle: )

Message cité 1 fois
Message édité par le_noob le 13-09-2009 à 07:08:17
n°19832404
kanoncs
20th Century Boy
Posté le 13-09-2009 à 07:08:11  profilanswer
 

le_noob a écrit :

Ce qui permet à une société de se développer et de croître c'est l'accès au savoir pour tous (pour ne pas laisser à la porte de la connaissance ceux qui auront les capacités d'inover) et l'accès au capital (ou au crédit) pour tous afin que celui qui a de bonnes idées puissent les réaliser.
Deux choses qui dans ta logique libérale n'existe pas avec son système d'école privée et de prêt qu'aux riches.


il en a justement fait mention à la page précédente
 
 

Citation :

la bonne question pour moi est plutôt de se demander si ces revenus élevés sont obtenus librement sur le marché, ou s'ils ne sont pas le fruit d'une rente de monopole, d'une profession à l'accès fermé (type notaires, pharmaciens en France), etc... Si oui, là est le scandale. Si non, je crois qu'il vaut mieux porter son énergie sur la recherche de l'égalité des chances : école, éducation, accès libre à toutes les professions, etc. Il faut non pas égaliser à tout prix les conditions mais plutôt abolir les privilèges, les corporations, les rentes de monopole : c'est-à-dire retrouver l'esprit de 1789. Et là, ici comme ailleurs, il y a encore du boulot !


http://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] #t19830546


Message édité par kanoncs le 13-09-2009 à 07:08:22
n°19832415
poilagratt​er
Posté le 13-09-2009 à 07:34:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1- la concuurence, Ok, je veux bien; En même temps,,les entreprises qui n'ont pas à souffrir de la concurrence chinoise serrent aussi leurs effectifs. Il doit bien y avoir une raison, non ?  
 
2- pourquoi les producteurs de lait sont-ils prêts à casser les prix, et pas les producteurs de logements , c'est incohérent, non ? ou alors, il y a bien une raison ?  
 
(réponse demain si j'ai le temps)


1 - du fait de la concurrence des pays à bas couts, nos entreprises du même secteur disparaissent.  
Donc les revenus de leurs employés disparaissent.
Donc ces derniers consomment moins de ce que produisent les entreprises qui ne sont  pas directement concernées par la concurrence des pays bas coûts,  
qui doivent donc aussi  réduire leurs effectifs. (sans parler du resserement du crédit qui aggrave...)
 
2 - moonboots a répondu :jap:  


Message édité par poilagratter le 13-09-2009 à 07:49:43

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19832583
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-09-2009 à 09:50:47  profilanswer
 

le_noob a écrit :

En faite limonaire plutôt que nous faire des démonstrations foireuses, ce serait pas plus simple de nous dire directement quelles sont les causes du manque de croissance en France, puisque tu sembles le savoir. Et aussi tu pourrais nous dire comment se fait-il que la crise économique soit parti des Etats-Unis et que cette nation soit si durement touchée ?
 
Non parceque normalement tout aurais du toujours bien se passer puisqu'il n'y a aucune conséquence négative dans le libéralisme.
 
Je trouve ça incroyable de ne pas être capable de voir au 13/09/2009 que les conséquences négatives du libéralisme ont fini par entrainer le système dans sa chute.
 
C'est un système qui a des qualités et des défauts, et les défauts(ou méfaits) en s'accumulant ont définitivement pris le pas sur les qualités (ou biens faits) de ce système.


 
La crise financière actuelle vient d'un excès de création monétaire, notamment de dollars. Or, le dollar n'est pas un bien émis par une entreprise privée mais par une institution publique qui en a le monopole (la banque centrale américaine) : la gestion monétaire est donc tout sauf libérale, puisque la banque centrale peut baisser les taux d'intérêt à 1% en 2000 puis les remonter à 4% et les redescendre à 0 aujourd'hui. Imaginons que Danone ait le monopole des yaourts en France (un Français ne pourrait acheter autre chose que du Danone) et que Danone s'amuse à faire varier le prix  du yaourt à un euro en 2000 puis le quadruple à 4 euros en 2005 pour le vendre le yaourt quasi gatuitement aujourrdhui : les consommateurs seraient débousssolés dans leurs habitudes alimentaires. C'est ce qui se passe pour la monnaie.  
 
Le dollar a ainsi perdu 97% de sa valeur en 30 ans, si on observe l'envolée du cours de l'or sur cette période.  Or, une bonne monnaie doit être stable et non fondante, pour permettre aux agents de se projeter dans le futur, pour épargner ou investir. D'où les dégâts actuels : en créant de la monnaie à outrance, on finance des investissements qu'on croit rentables mais qui ne le sont pas. D'où la montagne de dettes, qu'on ne pourra pas rembourser étant donné que les projets qu'elles ont financés ne sont pas tous rentables, loin de là. On sème alors des illusions : plus dure est la chute. Une telle crise n'aurait pas eu lieu si on avait conservé l'étalon-or : impossible de créer de l'or comme on a créé du dollar à outrance...

n°19832658
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-09-2009 à 10:13:58  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Pas en temps normal, contrairement à d'autres secteurs ils sont pile poil le nombre qu'il faut en permanence.

 


 
le_noob a écrit :


 :sweat:

 

Non mais sérieux toi tu me fais halluciner. C'est dingue comment tu omets plein (énormissimiment) d'informations. On ne peux pas supprimer des variables d'une équation pour que le résultat nous arrange hein  :hello:

 

C'est bien beau l'argent que t'as économisé t'en fait autre chose, mais ton ancien fournisseur il devient quoi ?

 

Et puis tes gains de productivité et tes délocalisations, si c'est pour faire des chômeurs sans allocation chômage ou des travailleurs sans revenus, c'est de la grosse merde.

 


 
le_noob a écrit :


Mais t'es complètement à l'ouest toi  :sweat:

 

Les gains fait en Afrique ne profitent pas aux africains c'est tout, ils n'épargnent rien du tout, ils se font voler.

 


 
le_noob a écrit :


C'est pas une impression  :D

 


 
le_noob a écrit :


Parceque tu en doutais ?

 

Et aussi tu ne dis pas pourquoi globalement le continent africain est instable politiquement.

 


 
le_noob a écrit :


Le logement est un produit dont on ne peut pas se passer, donc on peut monter les prix très très haut avant que la demande ne s'écroule. Mais en faisant ça tu réduis forcément la demande sur tout un tas d'autres secteurs de l'économie.

 


  
le_noob a écrit :


Il est même bien plus ancien que ça si l'on se réfère à l'animal.

 


1) Je n'ai pas dit que le libre-échange ne créait pas de chômage. Je dis qu'il n'en crée pas à long terme. Mais il en crée bien sûr à court terme pour la raison que tu as dite. On a donc le choix suivant : du libre-échange avec de la croissance, avec du chômage à court terme qui se résorbe à long terme (plusieurs années). Ou moins de libre-échange, donc moins de croissance et moins de chômage à court terme. A la limite, on a la société rurale traditionelle : pas de libre-échange, mais pas de croissance non plus et pas de chômage non plus. On est paysan de père en fils, chacun récupère l'emploi de ses parents, on vit comme ses parents, le niveau de vie est stable.  Nos sociétés soumises au libre-échange fonctionnent différemment : à population constante, pour que 500.000 informaticiens apparaissent en France, comme c'est le cas depuis 30 ans, il a bien fallu détruire 500.000 emplois ailleurs, dans l'agriculture ou dans les usines. On ne peut pas créer 500.000 informaticiens avec le même nombre d'ouvriers ou de paysans, si la population est constante. Pour qu'il y ait croissance, il faut en effet que de nouveaux secteurs émergent, qui vont recruter, ce qui implique que d'autres licencient, créant un chômage provisoire. C'est la destruction créatrice : c'est pas toujours drôle, mais l'alternative, c'est figer les emplois, donc figer la croissance à zéro, d'où une stagnation. On peut juger que notre richesse est suffisante : pour toi et moi, peut-être, mais pour la caissière de supermarché qui bosse à mi-temps pour élever seule ses 2 enfants, j'en doute.

 

2) L'instabilité politique vient largement de l'économie prédatrice. Tant qu'on pense que pour s'enrichir, il faut prendre le bien du voisin, c'est la guerre, civile ou entre Etats. On a connu ça en Europe jusqu'en 1945. Par exemple, sous Louis XIV, le seul moyen de s'enrichir était de piller l'or des voisins, d'où les guerres du Grand siècle. C'est ce qui se passe quand on pense que l'économie est à somme nulle : ce que je gagne, l'autre l'a forcément perdu. Quand on découvre que l'échange est bénéfique aux deux parties, on s'aperçoit qu'on peut s'enrichir sans piller l'autre simplement en échangeant. Ca diminue l'intabilité politique et les guerres.

 

3) Tu expliques l'envolée des loyers par le fait que le logement est un bien dont on ne peut se passer. Parce qu'on peut se passer de manger peut-être ? or, les prix des biens alimentaires en grande surface sont plus stables que les loyers.  La part de l'alimentation dans les budgets n'a cessé de baisser, alors que celle consacré au logement augmente. Ton argument ne tient donc pas : il faut trouver autre chose...

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 13-09-2009 à 10:29:43
n°19832678
Betcour
Building better worlds
Posté le 13-09-2009 à 10:20:51  profilanswer
 

Badcow a écrit :

Si ça ne te pose pas de problèmes d'agglomérer le revenu de quelqu'un qui gagne 2x le salaire médian avec celui d'un autre qui gagne 200x le salaire médian et de considérer qu'il s'agit d'une tranche statistiquement homogène...


Non ça ne me pose pas de problème. Le problème est dans ce que tu veux mesurer : c'est quoi les "inégalités" ? Une société où 99% des gens ont un revenu identique mais 1% est 1000000x plus riche que le reste est elle très égalitaire ou très inégalitaire ? Le concept est flou et idéologiquement chargé, donc la définition statistique...


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19832687
poilagratt​er
Posté le 13-09-2009 à 10:24:07  profilanswer
 

@limonaire  
Je n'avais encore jamais vu autant de confusion, de mélange de tout avec n'importe quoi, dans une "pensée" économique.  :o    
C'est épuisant. [:airforceone]  
 
Rien que sur le dernier point 3),  j'ai deja expliqué la différence entre le marché  de la bouffe et celui du logement. :o :
 
<<La bouffe c'est très différent. Pas besoin d'apporter des garanties de solvabilité pour manger, suffit de payer au jour le jour comme on peut.  
S'il fallait payer 3 4 mois d'avance de bouffe pour pouvoir se nourrir...  et montrer des fiches de paye.. ben y'aurait autant de morts de faim que de mal logés>>

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 13-09-2009 à 10:33:08

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19832694
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-09-2009 à 10:25:54  profilanswer
 


 

le_noob a écrit :


Il est même bien plus ancien que ça si l'on se réfère à l'animal.


 
 
 
Mais vous pensez de façon binaire : le droit de propriété existe ou il n'existe pas. Dès lors, comme pour vous il a été inventé au néolithique, mieux même, les animaux en possèdent un (ce n'est pas faux d'ailleurs), alors, ce n'est pas le droit de propriété qui peut explique la croissance, puisque cette dernière est plus récente, alors que le droit de propriété est de toute éternité, ou presque..
 
Sauf que le Moyen age ne connaît que la propriété collective des champs : la propriété privée, c'est après. Sauf que le droit d'auteur ne date que de Beaumarchais : avant ce droit de propriété n'existe pas (je fais court). Sauf que certains biens aujourd'hui ne peuvent être possédés (le sang humain, les baleines, l'Antarctique...) : je ne dis pas que c'est bien ou non, mais je veux dire que la mise en place de droits de propriété est un processus, ce n'est pas du tout ou rien.
 
De même, la forme de ces droits de propriété varie : avant le Code Napoléon, le droit d'aînesse transférait la propriété au premier des enfants, les autres n'avaient rien. Depuis Napoléon,la propriété du défunt est partagée de façon égale entre ses héritiers. Le contenu du droiyt de propriété évolue donc. Je pourrais prendre d'autres exemples. Ils montrent que le droit de propriété évolue, en "quantité et en "qualité". D'où son impact sur la croissance.  

n°19832698
moonboots
Posté le 13-09-2009 à 10:27:33  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Non ça ne me pose pas de problème. Le problème est dans ce que tu veux mesurer : c'est quoi les "inégalités" ? Une société où 99% des gens ont un revenu identique mais 1% est 1000000x plus riche que le reste est elle très égalitaire ou très inégalitaire ? Le concept est flou et idéologiquement chargé, donc la définition statistique...


bah ce que tu décris est clairement inégalitaire, pas de doute

n°19832707
poilagratt​er
Posté le 13-09-2009 à 10:31:12  profilanswer
 

@limonaire
bientôt on va parler de l'age du feu...
 
A part ça, les caissières devont bientôt se reconvertir, vu que l'informatique aura précisement pu les remplacer par des machines.
 
Tu n'a visiblement pas pigé que l'informatique permettait de supprimer beaucoup plus d'emplois qu'elle n'en créé. :o   C'est d'ailleurs son principal intérêt, l'automatisation.

Message cité 3 fois
Message édité par poilagratter le 13-09-2009 à 10:31:35

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19832722
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 13-09-2009 à 10:34:31  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
J'essaie de comprendre ton raisonnement. Les salaires sont trop faibles pour pouvoir faire face aux loyers élevés. Ok, mais dans ce cas, pourquoi les loyers restent-ils si élevés ? d'après la loi de l'offre et de la demande, s'il n'y a plus de demande, les prix doivent chuter. Or, ce n'est pas le cas depuis 10 ans (sauf un peu cette année). Curieux, non ? Il faut bien que la demande soit alimentée par quelque chose, si ce n'est pas par les salaires, qui sont trop faibles, j'en suis d'accord.  


Appliquer la loi de l'offre et de la demande sans prendre en compte les spécificités du marche de la location immobilière, ce n'est pas très honnête.
On a un marché visqueux, aidé de toute part, qui repose sur un besoin primaire, à très forte intensité capitalistique et qui fait appel à énormément de subconscient.
 
S'il n'y a plus de demande, ben c'est que les gens sont à la rue... Le rôle des aides n'est pas négligeable, mais c'est loin d'être le seul facteur.

n°19832726
moonboots
Posté le 13-09-2009 à 10:36:43  profilanswer
 


tu fais une fixation sur le droit de propriété, c'est proprement hallucinant, le droit de propriété est une condition du système capitaliste c'est évident, ensuite tu as l'air complètement sourd à tous les autres facteurs qui déterminent la marche d'une économie...
le droit de propriété existait bel et bien au moyen-âge, sauf que les terrains étaient la propriété des seigneurs et non de ceux qui l'exploitaient, d'ailleurs en un sens l'économie inspirée du libéralisme ressemble de plus en plus à un système féodal où quelques uns possèdent le capital et font travailler le reste de la population, ça devrait te donner à réfléchir, le droit de propriété n'est pas vertueux en soi, c'est lui qui maintient des populations entières en quasi esclavage dans les énormes exploitations brésiliennes pour prendre un exemple parlant, mais le principe est exactement le même quand des individus se retrouvent à la tête de fortunes colossales, sauf que le lien de soumission et les mécanismes d'exploitation sont moins explicites.

n°19832729
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 13-09-2009 à 10:37:07  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1- la concuurence, Ok, je veux bien; En même temps,,les entreprises qui n'ont pas à souffrir de la concurrence chinoise serrent aussi leurs effectifs. Il doit bien y avoir une raison, non ?  
 
2- pourquoi les producteurs de lait sont-ils prêts à casser les prix, et pas les producteurs de logements , c'est incohérent, non ? ou alors, il y a bien une raison ?
 
(réponse demain si j'ai le temps)


Parce que c'est un marché où les particuliers sont en grand nombre, et pas très futés. Contrairement au lait donc, où on peut jouer sur les volumes.

n°19832734
moonboots
Posté le 13-09-2009 à 10:37:38  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Appliquer la loi de l'offre et de la demande sans prendre en compte les spécificités du marche de la location immobilière, ce n'est pas très honnête.
On a un marché visqueux, aidé de toute part, qui repose sur un besoin primaire, à très forte intensité capitalistique et qui fait appel à énormément de subconscient.
 
S'il n'y a plus de demande, ben c'est que les gens sont à la rue... Le rôle des aides n'est pas négligeable, mais c'est loin d'être le seul facteur.


surtout que Limonaire n'a pas l'air de savoir que les prix de l'immobilier s'effondrent...

n°19832740
Betcour
Building better worlds
Posté le 13-09-2009 à 10:38:54  profilanswer
 

moonboots a écrit :

bah ce que tu décris est clairement inégalitaire, pas de doute


Pour toi, pour d'autres elle est très égalitaire dans la mesure où 99% des gens gagnent pareil. A comparer a une société où par ex. il y aurait 50% de très pauvres et 50% de très riches, mais un écart de seulement 100x entre les deux : l'écart riche-pauvre est plus réduit mais la répartition est nettement moins homogène et les inégalités seront nettement plus visibles et mal vécues.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19832753
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 13-09-2009 à 10:42:19  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
La crise financière actuelle vient d'un excès de création monétaire, notamment de dollars. Or, le dollar n'est pas un bien émis par une entreprise privée mais par une institution publique qui en a le monopole (la banque centrale américaine) : la gestion monétaire est donc tout sauf libérale, puisque la banque centrale peut baisser les taux d'intérêt à 1% en 2000 puis les remonter à 4% et les redescendre à 0 aujourd'hui. Imaginons que Danone ait le monopole des yaourts en France (un Français ne pourrait acheter autre chose que du Danone) et que Danone s'amuse à faire varier le prix  du yaourt à un euro en 2000 puis le quadruple à 4 euros en 2005 pour le vendre le yaourt quasi gatuitement aujourrdhui : les consommateurs seraient débousssolés dans leurs habitudes alimentaires. C'est ce qui se passe pour la monnaie.  
 
Le dollar a ainsi perdu 97% de sa valeur en 30 ans, si on observe l'envolée du cours de l'or sur cette période.  Or, une bonne monnaie doit être stable et non fondante, pour permettre aux agents de se projeter dans le futur, pour épargner ou investir. D'où les dégâts actuels : en créant de la monnaie à outrance, on finance des investissements qu'on croit rentables mais qui ne le sont pas. D'où la montagne de dettes, qu'on ne pourra pas rembourser étant donné que les projets qu'elles ont financés ne sont pas tous rentables, loin de là. On sème alors des illusions : plus dure est la chute. Une telle crise n'aurait pas eu lieu si on avait conservé l'étalon-or : impossible de créer de l'or comme on a créé du dollar à outrance...


Danone a des actionnaires privés, mûs par un désir de rentabilité. LA vente du yahourt et son tarif n'ont de but que le replissage des poches.
 
Une banque centrale est garante de la stabilité monétaire et/ou des coups de pouces çà et là.
 
L'étalon-or a d'autres inconvénients : la sur- et la sous-évaluation d'une monnaie sont durables. Pour moi la meilleure solution serait un serpent monétaire.

mood
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