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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°19815001
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 15:04:31  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

limonaire a écrit :


 
Si je prends le premier lien, je vois qu'à la fin des Trente Glorieuses (1974), les inégalités sont d'un rapport 1 à 5,5. Aujourd'hui, c'est 1 à 3,5. La société est donc plus égalitaire aujourd'hui, contrairement à ce qu'on lit. C'est un fait. Pour le dire autrement, les trente Glorieuses étaient plus inégalitaires. Ce n'est certes pas la vulgate bien pensante enseignée mais c'est un fait : le SMIG des Trente glorieuses était un salaire de misère (d'où mai 68).


Non ce qu'on voit c'est que les inégalités se réduisent massivement jusqu'aux années 70 où elles stagnent
 

limonaire a écrit :

Si je superpose la courbe des inégalités avec celle du taux de croissance du PIB, on verrait que plus les inégalités se réduisent, plus le taux de croissance ralentit. La redistribution a donc sa face cachée : la moindre création de richesses. C'est moins drôle que la fable keynésienne tirée des bisounours, mais c'est ainsi. La fin des Trente glorieuses n'est pas due au choc pétrolier, mais à un choc fiscal.


 :lol:   alors celle-là elle est excellente, moi ce que je vois c'est que plus on réduit les inégalités plus on a de la croissance    :jap:  
 

limonaire a écrit :

Ce n'est donc pas la reidstribution qui a permis la croissance forte des Trente Glorieuses : ce sont au contraire les faibles salaires (SMIG plus bas que le SMIC), la faible fiscalité (par rapport à aujourd'hui), l'ouverture des frontières (entrée dans la CEE en 1958), qui ont permis la forte de croissance,permettant de financer l'Etat-providence... C'est donc la croissance qui a permis l'Etat-providence, pas l'inverse...


 :sarcastic:    non puisque l'état providence a précédé la croissance

mood
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Posté le 11-09-2009 à 15:04:31  profilanswer
 

n°19815088
boblion
Posté le 11-09-2009 à 15:11:27  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Tu faisais allusion à la reconstruction avec "rattrapage", inutile de te raccrocher aux branches d'un arbre mort :o


Reconstruction c'est compris dans rattrapage chouchou [:mullet]
 

peaceful a écrit :


 
Je n'ai jamais fait allusion à la période 70-97, et j'exprimais tout simplement l'évidence qui ne semblait pas sauter aux yeux de tout le monde: La croissance des trentes glorieuses, est le résultat d'un travail acharné et non pas celui de la guerre. (je répondais au mec qui disait que la guerre allait nous sortir de la crise, faut suivre )
 
Je vais te répondre quand même, 70-97 c'est l'énergie, la démographie, le choix de diminuer la durée du travail pour répercuter les innovations technologiques plutôt que de partager la valeur.


Oui mais quand même le troll sur les 35h   :love:

n°19815141
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 11-09-2009 à 15:15:19  profilanswer
 

boblion a écrit :


Oui mais quand même le troll sur les 35h   :love:


 
Quel troll ?
J'ai juste dit qu'on était pas aux 35h, c'est faux ? :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°19815254
boblion
Posté le 11-09-2009 à 15:23:12  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Quel troll ?
J'ai juste dit qu'on était pas aux 35h, c'est faux ? :o


Quelle pertinence :o

n°19815276
Hrolf
Posté le 11-09-2009 à 15:24:36  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je te trouve très patient...  ;)  


 
Il a beaucoup (énormément) de retards à rattraper dans ce domaine lui aussi  :ange: !


---------------
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques !
n°19815313
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 15:27:14  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Non ce qu'on voit c'est que les inégalités se réduisent massivement jusqu'aux années 70 où elles stagnent



 

moonboots a écrit :


 :lol:   alors celle-là elle est excellente, moi ce que je vois c'est que plus on réduit les inégalités plus on a de la croissance    :jap:  
 


 

moonboots a écrit :


 :sarcastic:    non puisque l'état providence a précédé la croissance


 
 
Mais tu sais lire : 5,5 en 74 ; 3,5 aujourd'hui : quand la société était plus égalitaire ? je ne parle pas de tendance, je parle de niveau !
 
Pour le reste, la croissance est plus forte aux Etats-Unis, société inégalitaire, qu'en URSS, qui l'était moins. Cela s'explique : le marché crée de la richesse mais aussi des inégalités. Il est en effet difficile d'avoir l'un sans l'autre. Les trente Glorieuses étaient certes une période de forte croissance mais aussi une société bien plus inégalitaire qu'aujourd'hui (5,5 contre 3,5) : les deux sont liés. Symétriquement, la  diminution des inégalités a corrrespondu avec le ralentissement de la croissance : par exemple, le chômage apparaît en 1968, quand le SMIC remplace le SMIG (+25%), alors qu'on est encore dans les Trente Glorieuses. Ce n'est pas un hasard... De même, dans les années 1970, la part des salaires dans le PIB atteint des niveaux élevés historiques, tandis que les prélèvements obligatoires dépassent 40 % du PIB pour la première fois. Résultat :la croissance est divisée par 2.  
 

n°19815378
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-09-2009 à 15:31:27  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Je te trouve très patient...  ;)


J'espère que ceux qui attendent le boulot que je suis censé faire le seront aussi ;)
NB: puisqu'on est dans les compliments, j'aime beaucoup tes posts :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 11-09-2009 à 15:32:06

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19815394
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 15:32:20  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Mais tu sais lire : 5,5 en 74 ; 3,5 aujourd'hui


8,5 en 1955 / 4,3 en 1975 / 3,3 en 2000... qui doit apprendre à lire ?   :??:  
putain mais vous êtes pas possible dans la mauvais foi    [:vyse]

n°19815408
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 15:33:06  profilanswer
 

Betcour a écrit :

NB: puisqu'on est dans les compliments, j'aime beaucoup tes posts :jap:


 [:vinceboulet]    mmm... quand deux libéraux se rencontrent...    :D

n°19815421
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-09-2009 à 15:33:37  profilanswer
 

moonboots a écrit :


8,5 en 1955 / 4,3 en 1975 / 3,3 en 2000... qui doit apprendre à lire ?   :??:


Toi ? Tu arrêtes pas de raconter que la société était plus égalitaire pendant les 30 glorieuses, on te prouve le contraire et c'est nous qui savons pas lire ???  :pt1cable:

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 11-09-2009 à 15:34:07

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 11-09-2009 à 15:33:37  profilanswer
 

n°19815442
Hrolf
Posté le 11-09-2009 à 15:34:55  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
 
Mais tu sais lire : 5,5 en 74 ; 3,5 aujourd'hui : quand la société était plus égalitaire ? je ne parle pas de tendance, je parle de niveau !
 
Pour le reste, la croissance est plus forte aux Etats-Unis, société inégalitaire, qu'en URSS, qui l'était moins. Cela s'explique : le marché crée de la richesse mais aussi des inégalités. Il est en effet difficile d'avoir l'un sans l'autre[/b]. Les trente Glorieuses étaient certes une période de forte croissance mais aussi une société bien plus inégalitaire qu'aujourd'hui (5,5 contre 3,5) : les deux sont liés. Symétriquement, la  diminution des inégalités a corrrespondu avec le ralentissement de la croissance : par exemple, le chômage apparaît en 1968, quand le SMIC remplace le SMIG (+25%), alors qu'on est encore dans les Trente Glorieuses. Ce n'est pas un hasard... De même, dans les années 1970, la part des salaires dans le PIB atteint des niveaux élevés historiques, tandis que les prélèvements obligatoires dépassent 40 % du PIB pour la première fois. Résultat :la croissance est divisée par 2.  
 


 
Sources ?
 
ton raisonnement est le suivant :
Un chien a quatre pattes,  un chat a quatres pattes donc un chat est forcément un chien.


---------------
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques !
n°19815544
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 15:40:19  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Toi ? Tu arrêtes pas de raconter que la société était plus égalitaire pendant les 30 glorieuses, on te prouve le contraire et c'est nous qui savons pas lire ???  :pt1cable:


bien sûr, je dis ce que dit ce schéma : que l'écart de revenus se sont réduits lors des trente glorieuses ce qui a permis la croissance, ils se sont stabilisés et même aggravés ces dernières années ce qui freine la croissance...
 
allez hop fin de la conversation pour ma part...

n°19815624
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 15:44:11  profilanswer
 

Hrolf a écrit :


 
Sources ?
 
ton raisonnement est le suivant :
Un chien a quatre pattes,  un chat a quatres pattes donc un chat est forcément un chien.


 
Sources pour quoi ?
 
Les inégalités plus fortes dans les 60's qu'aujourd'hui ? voir le lien donné par Moonboots
La corrélation entre l'augmentation du chômage et celle du salaire minimum ? cherche Jacques Rueff sur le net...
 
Pour le reste, je ne sais pas de quoi tu parles, mais il me semble que j'argumente plus que toi.  
 

n°19815701
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-09-2009 à 15:48:20  profilanswer
 

moonboots a écrit :


bien sûr, je dis ce que dit ce schéma : que l'écart de revenus se sont réduits lors des trente glorieuses ce qui a permis la croissance, ils se sont stabilisés et même aggravés ces dernières années ce qui freine la croissance...

 

allez hop fin de la conversation pour ma part...


Je note déjà que tu changes (discrètement) de théorie : ce n'est plus la société égalitaire qui créerait de la croissance mais la réduction des inégalités, quand bien même elles seraient très élevées. Sauf que on a continué à les réduire encore depuis 30 et la croissance aussi s'est réduite... c'est donc l'inverse qui se passe, plus la société est égalitaire et moins y'a de croissance (et c'est logique: moins produire rapporte et moins on se fatigue à produire)

Message cité 2 fois
Message édité par Betcour le 11-09-2009 à 15:48:45

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19815709
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 15:48:43  profilanswer
 

moonboots a écrit :


bien sûr, je dis ce que dit ce schéma : que l'écart de revenus se sont réduits lors des trente glorieuses ce qui a permis la croissance, ils se sont stabilisés et même aggravés ces dernières années ce qui freine la croissance...
 
allez hop fin de la conversation pour ma part...


 
Les inégalités  ont continué à se réduire massivement jusqu'en 1982, plus lentement jusqu'en 2002 (voir ton lien). Normalement, selon ta façon de penser, la croissance aurait dû se poursuivre à vive allure, au moins jusqu'en 1982. Et pourtant, la croissance est cassée dès 1974 : bizarre, non ?
 
Et, toujours dans les années 70, la part des salaires n'a jamais été aussi élevée, celle des profits n'a jamais été aussi faible dans tout le siècle, les prélèvements obligatoires (qui financent l'Etat-providence) ont alors explosé (la barre des 40% est franchi sous Giscard) : et simultanément, la croissance ralentit. Il n'y aurait pas comme un lien , je dis ça, je dis rien...

n°19815836
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 15:56:40  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je note déjà que tu changes (discrètement) de théorie : ce n'est plus la société égalitaire qui créerait de la croissance mais la réduction des inégalités, quand bien même elles seraient très élevées. Sauf que on a continué à les réduire encore depuis 30 et la croissance aussi s'est réduite... c'est donc l'inverse qui se passe, plus la société est égalitaire et moins y'a de croissance (et c'est logique: moins produire rapporte et moins on se fatigue à produire)


non je ne change pas de théorie, réduction des inégalités, société égalitaire, je ne vois pas la différence, pour être précis je pensais que les inégalités étaient moindres à la sortie de la guerre, et justement on a choisi d'arrêter de réduire les inégalités depuis 30 ans ( net freinage sur le schéma) sous la pression du credo libéral (celui que vous défendez = les inégalités créent la croissance) avec le résultat qu'on connaît

n°19815902
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 16:01:03  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les inégalités  ont continué à se réduire massivement jusqu'en 1982, plus lentement jusqu'en 2002 (voir ton lien).


non mais les inégalités ne se réduisent pas naturellement parce qu'il y a de la croissance, ça c'est au pays des bisounours mais dans la pratique ça ne marche pas comme ça, cf Afrique au hasard, les inégalités se réduisent parce qu'il y a une politique volontariste de hausse du salaire minimum, politique sociale de logement, santé, éducation, etc... tout ça a l'air de complètement vous échapper...
 

limonaire a écrit :

Normalement, selon ta façon de penser, la croissance aurait dû se poursuivre à vive allure, au moins jusqu'en 1982. Et pourtant, la croissance est cassée dès 1974 : bizarre, non ?
 
Et, toujours dans les années 70, la part des salaires n'a jamais été aussi élevée, celle des profits n'a jamais été aussi faible dans tout le siècle, les prélèvements obligatoires (qui financent l'Etat-providence) ont alors explosé (la barre des 40% est franchi sous Giscard) : et simultanément, la croissance ralentit. Il n'y aurait pas comme un lien , je dis ça, je dis rien...


1974 c'est la crise pétrolière, qui n'a eu qu'un impact limité dans le temps, mais c'est de manière générale le début des politiques de droite libérale, sous Pompidou mais aussi à l'international, d'ailleurs 1973 c'est la fin de la création monétaire et le début de l'explosion de la dette, tiens tiens, et 1974 c'est le brillant Giscard aux manettes    :jap:

n°19816121
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 16:15:22  profilanswer
 

moonboots a écrit :


non je ne change pas de théorie, réduction des inégalités, société égalitaire, je ne vois pas la différence, pour être précis je pensais que les inégalités étaient moindres à la sortie de la guerre, et justement on a choisi d'arrêter de réduire les inégalités depuis 30 ans ( net freinage sur le schéma) sous la pression du credo libéral (celui que vous défendez = les inégalités créent la croissance) avec le résultat qu'on connaît


 
Moindres qu'aujourd'hui ? Non, non et non ! Regarde le graphique que tu as donné : sois cohérent ! Comment peut-on discuter avec toi sinon ?  
 
2è point : depuis 1974, on n'a pas arrêté de réduire les inégalités, contrairement à ce que tu affirmes: ça a continué et pas qu'un peu. Fortement jusqu'en 1982, plus lentement jusqu'en 2002 (ISF, CSG, CMU, RMI et j'en passe...). Encore une fois, de grâce, regarde ton graphique !  
 
Enfin, une fois qu'on est dans un rapport de 1 à 3, on ne peut pas continuer indéfiniment : il y a un moment où le processus se ralentit, ne serait-ce que parce qu'il est plus difficle de réduire les "petites" inégalités que les plus criantes. Un peu comme quand on perd du poids : les premiers kilos sont plus faciles à perdre que les derniers...

n°19816219
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 16:22:26  profilanswer
 

moonboots a écrit :


non mais les inégalités ne se réduisent pas naturellement parce qu'il y a de la croissance, ça c'est au pays des bisounours mais dans la pratique ça ne marche pas comme ça, cf Afrique au hasard, les inégalités se réduisent parce qu'il y a une politique volontariste de hausse du salaire minimum, politique sociale de logement, santé, éducation, etc... tout ça a l'air de complètement vous échapper...


 
 
Ne change pas d'argumentation : on parlait des inégalités en France ou dans les pays développés, pas en Afrique !  
 
Par ailleurs, je n'ai jamais dit que les inégalités se réduisaient d'elles-mêmes. J'ai même dit le contraire : le marché livré à lui-même sécrète des inégalités. On est donc d'accord : bien sûr que la réduction des inégalités suppose un volontarisme politqiue, des luttes sociales ou syndicales, etc. Je vais même te faire un aveu : je ne suis pas contre la réduction des inégalités. Je dis seulement qu'elles n'ont pas que des avantages, et qu'elles réduisent la croissance. Bref, qu'on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre, la croissance forte et de faibles inégalités : sinon, il faudrait vraiment être con pour s'y opposer.
 
 Pour le dire autrement, je suis pour la réduction des inégalités (dans une certains mesure), bien que cela ralentisse la croissance. Je suis conscient des effets négatifs de la redistribution : et malgré ça, je suis pour. C'est ce qui fait ma différence avec toi. D'une certaine façon, je suis plus "moral" que toi, puisque toi, tu n'as aucun mérite à vouloir la redistribution puisque celle-ci en plus d'être "morale" a des effets bénéfiques sur la croissance...

n°19816286
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 16:27:04  profilanswer
 

Ok je vais formuler autrement ma pensée : Tu peux m'expliquer par quel processus extraordinaire l'égalité freine la croissance ?

n°19816378
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 16:32:11  profilanswer
 

 
moonboots a écrit :


1974 c'est la crise pétrolière, qui n'a eu qu'un impact limité dans le temps, mais c'est de manière générale le début des politiques de droite libérale, sous Pompidou mais aussi à l'international, d'ailleurs 1973 c'est la fin de la création monétaire et le début de l'explosion de la dette, tiens tiens, et 1974 c'est le brillant Giscard aux manettes    :jap:

 


Non, les politiques libérales commencent après. Par exemple, sous Giscard, le chômage est indemnisé à 90% de l'ancien salaire, les dépenses publiques et les prélèvements obligatoires explosent, les salaires voient leur part dans la valeur ajouté atteindre des niveaux inouis dans le siècle, l'autorisation administrative de licenciement est mise ne place en 1975... La dette publique reste liliputienne en 1981, contrairement à ce que tu dis et la création monétaire existe, puisqu'on connaît une inflation record. Bref, il faudrait se renseigner un peu : l'étatisme progresse sous Giscard, ce n'est pas du tout du libéralisme économique. En tout cas, ce n'est pas plus libéral que sous Pompidou ou de Gaulle : au contraire, ce l'est moins.

 

Par la suite (après 1983), les politiques sont peut-être libérales d'un certain point de vue (privatisation, démantèlement des monopoles publics, libre-échange européen et mondial), mais pas sur tous les tableaux : les dépenses publiques atteignent des niveaux records, niveaux jamais atteints pendant les Trente glorieuses ou le septennat giscardien. Des mesures sociales sont mises en oeuvre : RMI, CMU, 35h... Le nombre de fonctionnaires n'a cessé de progresser jusqu'en 2003, etc. Bref, on fait mieux comme politique ultra-libérale.

 

Bref, les choses sont plus ambiguës : trop de "Monde diplo" et de Daniel Mermet conduit à une vision manichéenne du monde. Il faut diversifier ses lectures.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 11-09-2009 à 16:41:26
n°19816410
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 16:34:16  answer
 

moonboots a écrit :

Ok je vais formuler autrement ma pensée : Tu peux m'expliquer par quel processus extraordinaire l'égalité freine la croissance ?


 
Euh... non les lances pas la dessus, ils ont toute l'école de Chicago derrière eux et Le chat Sylvestre :o
 
Sinon, j'ai lu les derniers posts. Il ne faut pas faire de raccourci trop rapide en superposant 2 schémas. La croissance chute, l'inégalité baisse donc elles sont corrélés.
Ce n'est pas forcément vrai. Certaines théories la confirment, d'autres l'atténuent et d'autres l'infirment  :o

n°19816425
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 16:35:01  profilanswer
 

limonaire a écrit :

contrairement à ce que tu dis et la création monétaire existe


Giscard c'est le début des politiques libérales, et pareil partout dans le monde, d'ailleurs Giscard est un libéral, et pour ce qui est de la création monétaire il y a mis fin en 1973 sous Pompidou, à toi de te renseigner un peu    :jap:

n°19816445
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 16:36:24  profilanswer
 


c'est à dire que pour résumer moi et les libéraux avons une lecture inverse des causes et des effets

n°19816485
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 16:40:43  profilanswer
 

moonboots a écrit :

Ok je vais formuler autrement ma pensée : Tu peux m'expliquer par quel processus extraordinaire l'égalité freine la croissance ?


 
Les gens agissent par incitation. Si, quel que soit l'effort fourni, le résultat est le même, l'incitation à l'effort est le même. Aujourd'hui, on voit des bac+5 gagner autant que des bac-12, du fait de l'écrasement de la hiérarchie des salaires ( de 1 à 5 autrefois à 1 à 3 aujourd'hui) et du fait de la redistribution (impôts sur les ahuts salaires, allocations). L'incitation à travailler, à investir, est donc réduite. Autant faire un job alimentaire et avoir des loisirs pour vivre ses passions, ce que font aujourd'hui beaucoup de jeunes, pour qui la vie est ailleurs que de sinvestir dans l'entreprise (et qui les blamerait ?). Cela se ressent sur la croissance.  
 
Autre exemple : pourquoi épargnerais-je, si le fruit de mon épargne est surtaxé ? autant faire comme tout le monde, et consommer l'essentiel. Ce faisant, l'épargne manque, d'où une accumulation plus lente du capital, d'où moins de croissance et des salaires qui stagnent, comme c'est le cas en France depuis 20 ans.

n°19816486
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 16:40:47  answer
 

moonboots a écrit :


c'est à dire que pour résumer moi et les libéraux avons une lecture inverse des causes et des effets


 
Non, les faits sont là. Entre 1948 et 2009, les inégalités ont baissés. C'est un fait. Obvious comme dirait l'autre.
Entre 1948 et 2009, la dérivée de la croissance a diminué aussi pour plonger progressivement. Compiles les données sur chaque année, c'est également obvious.
 
Les libéraux diront que c'est la pression fiscale, le SMIC, la protection sociale, la prise en charge du chômage qui sont les facteurs déclanchant de cette baisse de la croissance.
Les modérés te diront que c'est le changement brutaux amorcé en vers 80 de la libéralisation des échanges et de l'ouverture des échanges.
Les gauchistes te diront que c'est la dictatures des classes dominantes.
 
 [:prodigy]

n°19816501
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 16:42:06  answer
 

limonaire a écrit :


 
Les gens agissent par incitation. Si, quel que soit l'effort fourni, le résultat est le même, l'incitation à l'effort est le même. Aujourd'hui, on voit des bac+5 gagner autant que des bac-12, du fait de l'écrasement de la hiérarchie des salaires ( de 1 à 5 autrefois à 1 à 3 aujourd'hui) et du fait de la redistribution (impôts sur les ahuts salaires, allocations). L'incitation à travailler, à investir, est donc réduite. Autant faire un job alimentaire et avoir des loisirs pour vivre ses passions, ce que font aujourd'hui beaucoup de jeunes, pour qui la vie est ailleurs que de sinvestir dans l'entreprise (et qui les blamerait ?). Cela se ressent sur la croissance.  
 
Autre exemple : pourquoi épargnerais-je, si le fruit de mon épargne est surtaxé ? autant faire comme tout le monde, et consommer l'essentiel. Ce faisant, l'épargne manque, d'où une accumulation plus lente du capital, d'où moins de croissance et des salaires qui stagnent, comme c'est le cas en France depuis 20 ans.


 
 [:haha]  [:aulas]  [:zing]  
 
Révises tes classiques :o

n°19816586
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 16:48:52  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Giscard c'est le début des politiques libérales, et pareil partout dans le monde, d'ailleurs Giscard est un libéral, et pour ce qui est de la création monétaire il y a mis fin en 1973 sous Pompidou, à toi de te renseigner un peu    :jap:


 
Mais on peut être libéral d'esprit et être trahi par ses actes : les dépenses publiques ont augmenté de 10 points de Pib entre 1974 et 1981. Augmenter le poids de l'Etat, ce n'est pas ce que j'appelle du libéralisme !
 
Pour ce qui concerne la monnaie, Giscard a en effet interdit la possibilité pour la Banque de France de monétiser la dette publique, çàd d'acheter des titres de la dette publique en émettant de la monnaie. Mais il n'a pas interdit la création monétaire, comme tu l'écris trop rapidement. Les banques ont continué à créer de la monnaie en prêtant aux entreprises, cette création monétaire excessive entrainant une inflation très forte : 14% en 1981, preuve que la masse monétaire en circulation était loin d'être maîtrisée !
 
Ce que tu veux dire en fait, toi et ton courant de pensée, c'est qu'il faudrait autoriser à nouveau la banque centrale à financer les déficits publics via la création monétaire, plutôt que les Etats empruntent sur les marchés. On a déjà connu ça dans le passé : c'est une solution de facilité qui pousse les Etats à dépenser sans compter et qui ruine l'économie en ruinant la monnaie (voir l'hyper-inflation du Zimbabwe en 2008 : plusieurs millions de % d'inflation par an).  C'est séduisant mais c'est hyper dangereux : c'est comme donner le corrigé d'un sujet à un étudiant avant l'épreuve tout en lui disant de ne le regarder qu'après...

n°19816590
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 16:49:29  profilanswer
 


D'abord tu parles d'inégalités et non d'inégalités salaria qui sont deux choses différentes, l'évolution salariale ne dit rien du niveau de vie ni de la part patrimoniale de la richesse. En fait depuis 30 ans les inégalités se sont creusées parce que pendant que les simples salariés voient leur niveau de vie stagner voire diminuer face aux hausses incompressibles des dépenses élémentaires, ceux qui ont un patrimoine voient leur niveau de vie s'améliorer...

n°19816601
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 16:50:33  profilanswer
 


 
Lapin compris

n°19816612
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 16:51:19  answer
 

limonaire a écrit :


 
Ce que tu veux dire en fait, toi et ton courant de pensée, c'est qu'il faudrait autoriser à nouveau la banque centrale à financer les déficits publics via la création monétaire, plutôt que les Etats empruntent sur les marchés. On a déjà connu ça dans le passé : c'est une solution de facilité qui pousse les Etats à dépenser sans compter et qui ruine l'économie en ruinant la monnaie (voir l'hyper-inflation du Zimbabwe en 2008 : plusieurs millions de % d'inflation par an).  C'est séduisant mais c'est hyper dangereux : c'est comme donner le corrigé d'un sujet à un étudiant avant l'épreuve tout en lui disant de ne le regarder qu'après...


 
Je suis l'arbitre de ce débat et tu lui fait un procès d'intention. Il n'a jamais dit ça. Je te retire un point.

n°19816633
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 16:53:01  profilanswer
 

 

Si, si, c'est ce qu'il voulait dire (autoriser le financement de la dette publique par la banque centrale), je connais cet argument par coeur... Moonboots confirmera certainement

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 11-09-2009 à 16:53:20
n°19816645
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 16:53:45  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais on peut être libéral d'esprit et être trahi par ses actes : les dépenses publiques ont augmenté de 10 points de Pib entre 1974 et 1981. Augmenter le poids de l'Etat, ce n'est pas ce que j'appelle du libéralisme !


Bah c'est normal, le libéralisme ne marche pas   :/   quand ils se retrouvent au pouvoir la dette se creuse...
 

limonaire a écrit :

Pour ce qui concerne la monnaie, Giscard a en effet interdit la possibilité pour la Banque de France de monétiser la dette publique, çàd d'acheter des titres de la dette publique en émettant de la monnaie. Mais il n'a pas interdit la création monétaire, comme tu l'écris trop rapidement. Les banques ont continué à créer de la monnaie en prêtant aux entreprises, cette création monétaire excessive entrainant une inflation très forte : 14% en 1981, preuve que la masse monétaire en circulation était loin d'être maîtrisée !


Mais bien sûr, je ne parlais pas de la création monétaire via les banques privées, je parlais de la création monétaire par la Banque Centrale
 

limonaire a écrit :

Ce que tu veux dire en fait, toi et ton courant de pensée, c'est qu'il faudrait autoriser à nouveau la banque centrale à financer les déficits publics via la création monétaire, plutôt que les Etats empruntent sur les marchés. On a déjà connu ça dans le passé : c'est une solution de facilité qui pousse les Etats à dépenser sans compter et qui ruine l'économie en ruinant la monnaie (voir l'hyper-inflation du Zimbabwe en 2008 : plusieurs millions de % d'inflation par an).  C'est séduisant mais c'est hyper dangereux : c'est comme donner le corrigé d'un sujet à un étudiant avant l'épreuve tout en lui disant de ne le regarder qu'après...


Je ne vois pas le problème, l'état emprunte toujours autant donc zéro effet dissuasif, d'ailleurs l'explosion de la dette date précisément de 1973, et on ne se serait pas tapé les intérêts qui se montent à peu près au niveau actuel de la dette, autant dire qu'on ne serait peut-être pas endettés.

n°19816650
moonboots
Posté le 11-09-2009 à 16:54:09  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Si, si, c'est ce qu'il voulait dire (autoriser le financement de la dette publique par la banque centrale), je connais cet argument par coeur... Moonboots confirmera certainement


 :jap:   exact

 


bon allez à +

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 11-09-2009 à 16:54:26
n°19816658
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 16:54:48  answer
 

moonboots a écrit :


 :jap:   exact
 
 
bon allez à +


 
Ah merde. Bon, ben je te redonne ce point et je dis que je ne suis pas d'accord.

n°19816670
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 16:56:06  answer
 

moonboots a écrit :


Je ne vois pas le problème, l'état emprunte toujours autant donc zéro effet dissuasif, d'ailleurs l'explosion de la dette date précisément de 1973, et on ne se serait pas tapé les intérêts qui se montent à peu près au niveau actuel de la dette, autant dire qu'on ne serait peut-être pas endettés.


 
Inflation, frilosité des investisseurs étrangers, faiblesse de ta monnaie, invasion de la chine :o

n°19816714
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 17:00:14  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Bah c'est normal, le libéralisme ne marche pas   :/   quand ils se retrouvent au pouvoir la dette se creuse...
 


 

moonboots a écrit :


Mais bien sûr, je ne parlais pas de la création monétaire via les banques privées, je parlais de la création monétaire par la Banque Centrale
 


 

moonboots a écrit :


Je ne vois pas le problème, l'état emprunte toujours autant donc zéro effet dissuasif, d'ailleurs l'explosion de la dette date précisément de 1973, et on ne se serait pas tapé les intérêts qui se montent à peu près au niveau actuel de la dette, autant dire qu'on ne serait peut-être pas endettés.


 
 
Sur le dernier argument :
 
Emprunter à la banque centrale, c'est comme tu le sous-entend emprunter à 0%. Emprunter sur les marchés, c'est payer en revanche un intérêt positif.
 
D'après toi, si je te laisse le choix entre payer ton papier pour imprimer ou te le donner gratuitement, tu ne crois pas que dans la seconde hypothèse, tu en abuseras ? C'est pareil pour l'Etat : prêter à 0%, c'est faire croire que les ressources sont gratuites, or rien n'est jamais gratuit. Il ya toujours un coût. Ici, il se manifestera de deux façons :
 
- l'Etat se lancera dans des investissements non rentables, des services de fonctionnaires pléthoriques et à l'efficacité relative, puisque le coût est nul en apparence. D'où un gaspillage de ressources ;
 
- le coût sera supporté par les entreprises et les particuliers, via l'inflation qui en résultera. Or, comme chacun sait, l'inflation est un impôt déguisé.

n°19816716
Hrolf
Posté le 11-09-2009 à 17:00:23  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Sources pour quoi ?
 
Les inégalités plus fortes dans les 60's qu'aujourd'hui ? voir le lien donné par Moonboots
La corrélation entre l'augmentation du chômage et celle du salaire minimum ? cherche Jacques Rueff sur le net...
 
Pour le reste, je ne sais pas de quoi tu parles, mais il me semble que j'argumente plus que toi.  
 


 
Je retourne ton raisonnement :  
Les inégalités pendant les 30 glorieuses ont fortement baissé et ça à entrainé une forte croissance.
C'est donc dans les temps ou les inégalités se réduisent le plus que la croissance est la plus forte.
 
Il faut donc réduire fortement les inégalités pour revenir à une croissance forte durable.
 
Avec les éléments que tu as mis en avant mon raisonnement aussi juste et imparable que le tiens.
Seulement il est totalement faux dans l'absolu tout autant que le tiens, par ce que tu prends une petite portion d'éléments qui n'ont pas forcément de rapports entre eux et que tu leur invente un rapport entre eux.
 
Si tu fais tomber un verre dans la cuisine et que y'a un tremblement de terre au japon, tu en déduis que faire tomber un verre dans ta cuisine créé un tremblement de terre au japon toi :??:
J'imagine bien que non, pourtant c'est exactement ce que tu fais avec ton raisonnement.
Si tu fais tomber 50 fois ton verre et que y'a 50 tremblements de terre alors là oui tu peux faire des déductions, et le cas des 30 glorieuses étant plus ou moins unique dans l'histoire faire des déductions foireuse est extrêmement facile !


---------------
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques !
n°19816746
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 17:03:44  answer
 

limonaire a écrit :


- l'Etat se lancera dans des investissements non rentables, des services de fonctionnaires pléthoriques et à l'efficacité relative, puisque le coût est nul en apparence. D'où un gaspillage de ressources ;


 
Dans l'absolu, je ne suis pas pour la création monétaire mais là, ton argument est ultra foireux. Au mieux, c'est un troll gentillet.  
"C'est de l'argent gratuit donc on va mal s'en servir"  :lol:

n°19816796
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 17:10:08  profilanswer
 

Hrolf a écrit :


 
Je retourne ton raisonnement :  
Les inégalités pendant les 30 glorieuses ont fortement baissé et ça à entrainé une forte croissance.
C'est donc dans les temps ou les inégalités se réduisent le plus que la croissance est la plus forte.
 
Il faut donc réduire fortement les inégalités pour revenir à une croissance forte durable.
 
Avec les éléments que tu as mis en avant mon raisonnement aussi juste et imparable que le tiens.
Seulement il est totalement faux dans l'absolu tout autant que le tiens, par ce que tu prends une petite portion d'éléments qui n'ont pas forcément de rapports entre eux et que tu leur invente un rapport entre eux.
 
Si tu fais tomber un verre dans la cuisine et que y'a un tremblement de terre au japon, tu en déduis que faire tomber un verre dans ta cuisine créé un tremblement de terre au japon toi :??:
J'imagine bien que non, pourtant c'est exactement ce que tu fais avec ton raisonnement.
Si tu fais tomber 50 fois ton verre et que y'a 50 tremblements de terre alors là oui tu peux faire des déductions, et le cas des 30 glorieuses étant plus ou moins unique dans l'histoire faire des déductions foireuse est extrêmement facile !


 
1- Ne me prend pas pour un débile non plus : si je tire de certaines corrélations des causalités, c'est que j'ai en arrire-plan d'autres biscuits qui me permettent d'étayer mon argument, mais qu'il est trop long d'exposer ici en 5 minutes. Pour faire court, j'ai bien étudié la théorie keynésienne, et c'est pour moi du vent, ou presque. Et crois bien que je dis cela après des années de réflexion et de lectures et pas seulement après avoir vu deux graphiques sur HFR.
 
2- ton raisonnement ne tient pas : car le ralentissement de la croissance commence en 1974, alors que les inégalités se réduisent fortement jusqu'en 1982, plus faiblement ensuite. Tu vois, tu manques de rigueur. ;)  
 
3- je suis d'accord avec toi : on ne fait pas d'économie avec des statistiques. Tout au plus infirment-elles ou confirment-elles des intuitions. Pour moi, l'économie est une science hypothético-déductive : on bâtit quelques hypothèses sur le comportement humain, et on en déduit, par le raisonnement logique, des conséquences.  
 
 

n°19816806
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2009 à 17:10:59  profilanswer
 


 
"Et pourtant, elle tourne"

mood
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