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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°19248302
tocmai
Posté le 22-07-2009 à 15:17:58  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

vandepj0 a écrit :

Le versement aux fonds propres est une immobilisation d'un capital permettant de générer une production de service (le crédit) pour la banque.
 
C'est donc un investissement au même titre qu'un paysan va immobiliser son capital dans un champ pour produire du blé, même si dans le cas du banquier c'est immatériel.


Tu n'as pas compris mon argument.
 
Les investissements sont nécessaires car pour produire qqch ou un service, il faut d'abord consommer ou acquérir d'autres biens, produits ou services.
Le paysan qui "immobilise" (comme tu dis) un capital dans son champs le donne en fait à celui à qui il achète le champs.
Ce n'est pas le même cas de figure lors d'un versement aux fonds propre de la banque. Ce capital reste bloqué (ou alors est peut-être prêté contre dette). S'il permet d'accorder plus de prêt, c'est seulement par une règle artificielle, pas par besoin d'investissement.

mood
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Posté le 22-07-2009 à 15:17:58  profilanswer
 

n°19248412
tocmai
Posté le 22-07-2009 à 15:26:08  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

La valeur de marché d'un actif est nulle si cet actif n'est pas rentable! J'ai essayé maladroitement de te le faire toucher, mais c'est un fait.  
 
Tu ne peux pas "décider" de la valeur des actifs dans une économie de marché, puisque justement ces actifs sont valorisés par le marché.  
 
Et le marché les valorise à hauteur de l'espérance de gains qu'il en attend. Si les gains sont nuls, la valeur est nulle.
 
Donc soit tu autorises la rémunération du capital, soit tu abandonnes le capitalisme et choisis le socialisme, ou le communisme.


Euh c'est juste des affirmations, qui sont peut-être vrais dans certaines conditions habituelles dans le passé, mais pas en absolu.
 
En effet, si un actif productif permet de conserver la valeur de son capital alors que sans cela, celui-ci perderait de sa valeur à raison de -2% par an, alors cet actif a encore une valeur aux yeux du marché, même si son rendement est très légérement négatif.

n°19248482
poilagratt​er
Posté le 22-07-2009 à 15:31:11  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Le peuple tout entier à un pouvoir largement supérieur à celui des "patrons". Il a par exemple la capacité de décider de la nationalisation de tout ce qu'il y a sur le territoire s'il le décide. Il est souverain. Simplement, il l'utilise mal en élisant des clowns vendus au capital.


 
Toutafé, Faut aussi dire que le Capital possédant de fait tous les gros médias, a endormi le peuple grace aux bons services de ces gros médias, de sorte q'il vote pour des clowns.  
 
 
 

vandepj0 a écrit :

Quant à ton exemple du chômage, c'est un très mauvais exemple. Tu aurais parfaitement la capacité à souscrire une assurance chômage privée si tu le souhaitais et que c'était un marché libre. Mais le prix te ferait sans doute reculer, et la mutualisation du risque serait moins efficace qu'avec une assurance obligatoire gérée par une agence nationale.
 
Concernant la prise en compte globale des besoins, oui les entreprises ne répondent qu'aux besoins solvables avec comme unique objectif la rentabilité. C'est en ce sens qu'elles sont les plus efficaces pour éviter tout gâchis.  
L'aménagement du territoire, la prise en compte des besoins sociaux et écologiques doivent être décidés par la communauté, et imposés via des règles et des lois aux entreprises, et c'est sur ces sujets que nous subissons la démissions des politiques choisis aujourd'hui pour diriger la communauté.


 
(Tu as beaucoup de mal a dépasser la logique du système actuel...)
 
Le chômage comporte 2 aspects principaux:
 
- le non remplacement des revenus du travail, (d'ou quantité de pb...)
- le gachi d'une vie qui pourrait etre intelligement consacrée a des occupations non financièrement rentables, et utiles à l'individu et a la collectivité. ça ne manque pas, mais puisque ce système ne prévoit pas de financer ce genre d'activité, on jette les personnes concernées. Un peu stupide comme logique.
 
 

vandepj0 a écrit :

Le versement aux fonds propres est une immobilisation d'un capital permettant de générer une production de service (le crédit) pour la banque.
 
C'est donc un investissement au même titre qu'un paysan va immobiliser son capital dans un champ pour produire du blé, même si dans le cas du banquier c'est immatériel.


 
Ben oui, sauf que ces fonds propre génèrent surtout des crédits destinés à la spéculation, (acheter des titres par ex...)
 
 
 

vandepj0 a écrit :


 
A supposer que Robert ait 1M€ à ta disposition pour investir dans un système où la rentabilité du capital investit est légèrement négative.
 
Roger de son côté à une usine, dont tu pourrais estimer la valeur à 1 M€ (prix d'achat du terrain et des machines, par exemple).
 
Que va faire Robert? Investir son pognon dans l'usine pour voir son capital ne rien lui rapporter et perdre jour après jour du pouvoir d'achat?
 
Si Robert n'est pas trop con, il va plutôt utiliser son pognon aujourd'hui pour acheter des choses qui lui procurent un bénéfice direct tant que son million représente un bon pouvoir d'achat.  
En gros il va choisir d'acheter aujourd'hui:
 - Une belle baraque
 - Une résidence secondaire
 - Une Ferrari, deux Maserati et un Kangoo (parce qu'il a aussi des goûts de chiotte)
 - De la coke et des putes
Plutôt que d'acheter demain:
 - Un pavillon de banlieue
 - Un emplacement de camping à vie
 - Un Kangoo (on ne se refait pas)
 - Un repas au Bistrot Romain avec bobonne.
 
Ce qui veut dire, incidemment, que personne ne va vouloir acheter l'usine de Roger, puisque tout le monde va vouloir faire comme Robert.
 
Ce qui veut dire que la valeur de l'usine de Robert en réalité sera nulle, puisque personne ne va vouloir l'acheter.
 
Ce qui veut dire que Marcel, qui est un winner qui gagne bien sa vie, plutôt que de mobiliser son pognon pour l'investir dans un outil de production qui aura une valeur nulle au final va choisir de le claquer lui aussi au fur et à mesure.
 
Ce qui veut dire que personne au final n'investira dans l'outil de production, et que tu seras alors bien emmerdé pour produire.  
 
Et que donc le seul acteur économique qui aura l'envie et l'intérêt à investir sera l'Etat, ce qui donne une société socialiste voire communiste.[/b]
J'ai essayé d'aller un peu plus lentement, j'espère que c'est plus clair. :D


Ok pour ce chapitre qui démontre pourquoi ce système capitaliste ne peut plus fonctionner, et que tu semble incapable d'imaginer une économie dirigée par l'Etat et les citoyens, autre que l'URSS.
 
Merci, c'était pas trop rapide, mais seulement incomplet.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 22-07-2009 à 15:38:15

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19248535
doutrisor
Posté le 22-07-2009 à 15:35:34  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


ca n'a rien d'illegal ni de "revolutionnaire".
c'est malheuresement legal et un beau deni de democratie quand on sait comment ca se passe dans les faits:
les entreprises, ou lobbys redigent directement les textes de lois qu'ils donnent aux deputés pour qu'ils les votent.
eh oui... :/
 
non, ce qu'il faut c'est qq Action directe, de temps a autre pour calmer les ardeurs de certains... :/
c'est grave d'en arriver la mais c'est ainsi :/


 
Ben voyons. Comme cela non seulement cela discrédite toute idée révolutionnaire mais cela justifie la répression. AD n'a servi à rien !


---------------
"A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps"
n°19248543
vandepj0
Posté le 22-07-2009 à 15:36:10  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 
 :non: Ce que tu appelles "l'économie financière" est le système qui devrait permettre au détenteurs de capital d'allouer au mieux selon le principe du marché le capital nécessaire au financement
 
Mais la masse de capitaux utilisée dans la spéculation inutile voire néfaste a l'économie réelle, (causant jusqu' a des famines, hausse excessive du prix de l'énergie, matières premières, immobilier...) est laaargement supérieure aux investissements.., et donc au détriment de ces investissements.    
 
Oui, il va le réinjecter essentiellement dans la spéculation (produits alimentaires, énergie, immobilier, matières premières) ce qui est encore le moyen le plus efficace de pomper l'économie réelle, et sans rien produire.
 
Ben oui, la spéculation a étouffé l'économie réelle. Et l'argent disponible a maintenant peur de s'investir dans  l'économie réelle!  


 
Le rôle du "spéculateur" est de proposer une anticipation de l'avenir et d'effectuer des achats/revente de produits en conséquence pour gagner de l'argent.  
 
Par exemple, le "spéculateur" sur l'alimentation va estimer que vu la prévision de récolte et vu la prévision de consommation, le prix du blé devrait augmenter. Ainsi, il va dès aujourd'hui acheter du blé, et si d'autres anticipent la même chose, le prix du blé va croitre.  
Les gens vont moins consommer, et cette modération AVANT le déficit d'offre permettra d'éviter ou de réduire la gravité de la famine PENDANT le déficit d'offre, tout cela grâce aux spéculateurs qui auront su anticiper cette pénurie.
 
Et finalement, tout le monde spécule à son échelle, sur le marché immobilier (j'achète maintenant car ça monte toujours ou j'attends car je pense que ça va baisser), sur le temps qu'il fera aujourd'hui ou demain (je prends mon parapluie ou pas?)...
 
Et là où je te rejoins, c'est dans le fait que la politique économique, notamment des banques centrales, a fait que le prix des actifs s'est envolé sans raison objective (sans création de valeur), et qu'ainsi du capital a été mobilisé pour acquérir des actifs sans investissement concret derrière, juste parce que "ça va monter".  
 
Si tu veux un exemple réel, c'est équivalent à acheter un appartement, et le laisser vide pendant en espérant le revendre plus cher deux ans après. Tant que tout le monde crois que "ça ne peut que monter", ça fonctionne, et ça mobilise le capital de façon inutile pour la société.  
 
Mais cela n'a rien à voir avec la rémunération du capital, ou plutôt c'en est l'opposé, car l'investisseur lui va acheter un appartement pour fournir un service à son locataire, qui le rémunérera en conséquence.
 
Donc si tu cherches des coupables ou des responsables, regardes plutôt du côté des banquiers centraux, et notamment de Greenspan, qui ont éteint la récession des années 1990 et littérallement étouffé celles des années 2001-2003 sous des montagnes de pognon gratuit, générant une hausse du prix des actifs et notamment de l'immobilier sur une longue période, et créant ainsi une croyance psychologique de masse dans le fait que les actifs "ça monte toujours", ce qui a alimenté la hausse, puis la bulle, jusqu'au point de rupture où nous sommes aujourd'hui.
 

poilagratter a écrit :


Peut etre que si les bonshommes avaient mieux régulé le système, ça aurait continué a tourner un certain temps, mais de toutes façons sur la durée un tel système n'est plus viable.
 
En effet:   Le capital n'a plus suffisament besoin du travail, et le rapport de force capitalistes/travailleurs est définitivement fichu pour ces derniers.  
 
En fait ça a marché tant que le capital avait besoin de la quasi totalité des travailleurs (dans les pays développé, avec les "30 glorieuses" ) pour tirer un max de rendement.  
Avec la mécanisation et l'utilisation de travailleurs sous payés, cette condition n'est plus remplie.
Jusqu'a ???


 
Sans rémunération des citoyens, pas de marché, et sans marché pas de profit pour les entreprises. Comme l'avait compris Ford, nos ouvriers sont nos clients.
 
Il y a un rééquilibrage à faire, et il se fera naturellement, plus ou moins violemment.

n°19248611
Emile Zulu
Posté le 22-07-2009 à 15:40:21  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
 
bon le principal problème c'est que tu augmentes la partie la plus problématique de l'agrégat monétaire (M1), la partie sur laquelle il est le plus difficile d'avoir une politique restrictive par la suite.
l'effet multiplicateur de la relance n'est viable que si les pays qui commercent entre eux ont une stratégie coordonnée au niveau monétaire comme budgétaire, et on a pas l'intégration politique pour cela. (Même aux USA d'un état à l'autre, l'effet de la relance peut être très distordu). Ca pose aussi un énorme problème de propension à consommer : si on te donnes 1000 € en période de crise, même les gens pauvres en épargne le plus possible. C'est toujours comme ca, la chute de la protection sociale renforce la propension à épargner, regarde les taux d'épargne en asie du sud est, c'est un excellent exemple.
Dans le monde anglo saxon c'est différent, la protections sociale est gagée sur le patrimoine cad essentiellement l'immo, d'où le très faible taux d'épargne
 
Les Banques centrales préfèrent apporter des garanties parce que :  
 
- Elles n'auront peut être pas besoin de les dépenser et ca renforce la confiance des agents (donc la propension à consommer/investir, donc la demande globale) pour un cout potentiellement nul.
- Parce que les institutions financières ont des effets de levier, donc pour 1000 donné à une banque ca peut apporter environ 15 000 avec un levier de 15, alors que même avec un gros multiplicateur, ca n'augmente la demande globale que de 1.5 si tu donnes 1000 aux ménages.
- Parce que la faillite des ménages n'est pas un risque systémique.
- e ne suis pas convaincu par une politique faussement volontariste de hausse des salaires, le principal levier pour la hausse des salaires c'est la hausse de la productivité d'une unité de travail (et pas la compétitivité qui est une notion relative).
 
L'arbitrage s'est fait entre :
 
- renflouer une quantité énorme de dette des ménages, avec faible multiplicateur, mais étalable sur la durée des engagements (25/30 ans). Problème : ca ne relance pas grand chose parce que la propension à consommer continue de baisser, ca provoque un terrible aléa moral chez les agents économiques les plus difficiles à encadrer, et ca finance l'endettement des classes moyennes/moyennes sup par le déficit public au lieu d'aider les plus pauvres qui eux payent un max la crise.
 
- renflouer une énorme quantité de dette des institutions financières, sur la courte durée, avec un très fort effet multiplicateur. Problème : aléa moral sur les banques "too big to fail", difficulté de contrôler la finance offshore. Mais ca demande bcp moins de coordination internationale et ca n'oblige aucun changement de politique fiscale.
 
 
après on a un problème persistant de demande globale parce que tous le monde veut épargner, et ce n'est pas parce qu'il y a revenu qu'il y a demande, ce qui absolument incompréhensible pour des gens de droite qu'on sait parfaitement bien depuis 1930
 
 


ils n'ont qu'a faire de la monnaie fondante spécial relance, gessel style...
 
concernant l'effet de levier, ils devraient commencer a s'apercevoir que c'est une lame à double tranchant...

n°19248629
zeloid
Posté le 22-07-2009 à 15:41:18  profilanswer
 

la crise financiere un contre-coup du 11/09 ?  ben laden a fait d'une pierre 2 coups ?
 
http://www.lespacearcenciel.com/in [...] ulson.html
 

n°19248742
vandepj0
Posté le 22-07-2009 à 15:47:41  profilanswer
 

tocmai a écrit :


Tu n'as pas compris mon argument.
 
Les investissements sont nécessaires car pour produire qqch ou un service, il faut d'abord consommer ou acquérir d'autres biens, produits ou services.
Le paysan qui "immobilise" (comme tu dis) un capital dans son champs le donne en fait à celui à qui il achète le champs.
Ce n'est pas le même cas de figure lors d'un versement aux fonds propre de la banque. Ce capital reste bloqué (ou alors est peut-être prêté contre dette). S'il permet d'accorder plus de prêt, c'est seulement par une règle artificielle, pas par besoin d'investissement.


 
Effectivement, la nature de l'immobilisation est légèrement différente, même si l'effet est le même.  
 
En fait, il me semble que les fonds propres doivent être investi selon des règles précises (avec des limites en actions, obligations et immobilier) et une petite partie doit être déposée à la Banque Centrale.  
 
Pour la partie investie, cela revient au même que si la Banque acquérait (ou permettait à des tiers d'acquérir) des outils de production.
 
Pour la partie déposée à la Banque Centrale, tu as raison, mais c'est justement le rôle de la Banque Centrale que de gérer la quantité de monnaie en circulation et de faire en sorte qu'il n'y ait pas de souci.
 

tocmai a écrit :


Euh c'est juste des affirmations, qui sont peut-être vrais dans certaines conditions habituelles dans le passé, mais pas en absolu.
 
En effet, si un actif productif permet de conserver la valeur de son capital alors que sans cela, celui-ci perderait de sa valeur à raison de -2% par an, alors cet actif a encore une valeur aux yeux du marché, même si son rendement est très légérement négatif.


 
1/ c'est quasiment infaisable: comment gérer les bénéfices d'une entreprise?
 
2/ comme dit avec Robert et Roger, un acteur économique qui va anticiper une perte de pouvoir d'achat s'il possède un actif industriel (mécanique et légale, sans parler du risque de faillite existant de toute façon) va orienter son capital vers des actifs personnels (immobilier notamment), et l'actif industriel n'aura plus de valeur de marché puisque personne ne voudra l'acheter.

n°19248860
vandepj0
Posté le 22-07-2009 à 15:55:04  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 
(Tu as beaucoup de mal a dépasser la logique du système actuel...)
 
Le chômage comporte 2 aspects principaux:
 
- le non remplacement des revenus du travail, (d'ou quantité de pb...)
- le gachi d'une vie qui pourrait etre intelligement consacrée a des occupations non financièrement rentables, et utiles à l'individu et a la collectivité. ça ne manque pas, mais puisque ce système ne prévoit pas de financer ce genre d'activité, on jette les personnes concernées. Un peu stupide comme logique.
 


 
A partir du moment où une activité est non financièrement rentable, elle est prise en charge par la collectivité. Si on en fait pas plus aujourd'hui, c'est que la collectivité l'a choisi par son vote...
 

poilagratter a écrit :


 
Ben oui, sauf que ces fonds propre génèrent surtout des crédits destinés à la spéculation, (acheter des titres par ex...)
 


 
Acheter des titres revient à choisir de mettre en commun avec d'autres actionnaires un capital pour investir dans un outil de production.  
 

poilagratter a écrit :


Ok pour ce chapitre qui démontre pourquoi ce système capitaliste ne peut plus fonctionner, et que tu semble incapable d'imaginer une économie dirigée par l'Etat et les citoyens, autre que l'URSS.
 
Merci, c'était pas trop rapide, mais seulement incomplet.


 
Je suis ouvert à beaucoup de choses, et pas forcément contre un modèle socialiste, communiste ou capitaliste encadré par un Etat fort ayant des secteurs d'activités où il serait directement acteur.  
 
Je suis juste contre les fausses bonnes idées, les mauvais bouc émissaires et les solutions qui ne tiennent pas la route pour des raisons de logique.

n°19248883
Geekeeta
Et mon avenir, il est "aheu" ?
Posté le 22-07-2009 à 15:56:50  profilanswer
 

doutrisor a écrit :


 
Ben voyons. Comme cela non seulement cela discrédite toute idée révolutionnaire mais cela justifie la répression. AD n'a servi à rien !


Ah si ! Pendant qu'AD et consorts (un p'tit peu aidés par la CIA) mettaient le foutoir en Europe et la panique dans les têtes, les costumes trois pièces signaient pénards les traités et autres accords qui allaient permettre l'essor de l'économie ultra-libérale...  :whistle:


---------------
L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui ! [Pierre Desproges] Rochmedia - Morrowind et Oblivion Stargate
mood
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Posté le 22-07-2009 à 15:56:50  profilanswer
 

n°19248921
Geekeeta
Et mon avenir, il est "aheu" ?
Posté le 22-07-2009 à 15:59:58  profilanswer
 

zeloid a écrit :

la crise financiere un contre-coup du 11/09 ?  ben laden a fait d'une pierre 2 coups ?
 
http://www.lespacearcenciel.com/in [...] ulson.html
 


Je pense plutôt que sans le 11 septembre, la crise aurait démarré beaucoup plus tôt... C'est où déjà qu'étaient stocké le résultat de plusieurs années de travail du FBI à propos des délits d'initiés ?  :whistle:  
 
 [:retsa]  
 
Edit : ortho
Edit 2 : haha qui va bien...  :D

Message cité 1 fois
Message édité par Geekeeta le 22-07-2009 à 16:19:15

---------------
L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui ! [Pierre Desproges] Rochmedia - Morrowind et Oblivion Stargate
n°19248975
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 22-07-2009 à 16:03:33  profilanswer
 

Geekeeta a écrit :


Je pense plutôt que sans le 11 septembre, la crise aurait démarré beaucoup plus tôt... C'est où déjà qu'étaient stocké le résultat de plusieurs années de travail du FBI à propos des délits d'initiés ?  :whistle:  
 
9'000 milliards...  :lol:
 
Edit : ortho


 
C'est plus  [:retsa]


---------------
HFR, the final frontier, where no troll has gone before
n°19249657
Profil sup​primé
Posté le 22-07-2009 à 16:40:12  answer
 

tocmai a écrit :


Tu vas un peu vite, là.
 
Je pars du principe que dans une économie sans croissance, la rémunération effective du capital doit être nulle. Les détenteurs de capitaux peuvent se considérer  comme heureux s'ils peuvent simplement conserver la valeur de leur capital.
Il est très simple d'inciter les détenteurs de capitaux de les mettre malgré tout à disposition: il suffit d'organiser une inflation contrôlée disons de 2% par an, et de rémunérer le capital disons de 1.95% brut par an. La rémunération effective serait très légérement négative de -0.05%, ce qui correspond à un léger impôt sur la fortune pour redistribution des richesses.
Ceux qui ne mettent pas leur capitaux à disposition perde 2% par an.


 
Et quid de l'épargne du citoyen lambda?

n°19249894
tocmai
Posté le 22-07-2009 à 16:54:59  profilanswer
 


Idem, -0.05 % / an (net).
 
Est-ce une catastrophe ?

Message cité 1 fois
Message édité par tocmai le 22-07-2009 à 16:58:23
n°19250125
Profil sup​primé
Posté le 22-07-2009 à 17:07:48  answer
 

tocmai a écrit :


Idem, -0.05 % / an.

 

Est-ce une catastrophe ?

 

Oui et non. C'est surtout que c'est incohérent. Tu ne peux pas faire reposer une économie sur l'investissement par capital, en normalisant sa pénalisation au point que sa valeur en soit dépreciée, même faiblement en base annuelle.

 

Ton schéma n'est cohérent que si l'économie ne repose plus du tout sur le capital privé, mais uniquement sur l'investissement public. Tu ne peux pas autoriser la concentration de capitaux en espérant que les individus investissent en sachant a priori qu'ils perdront de la valeur. Parce que dans ce scénario, l'épargne et le capital en général disparaitront du circuit économique et gonfleront considérablement les échanges informels dans la plus stricte illégalité. Avec des effets économiques et criminels désastreux.

 

La question n'est pas de ne plus rémunérer l'argent, la question est: jusqu'à quel point peut-on rémunérer le capital et par quel biais l'Etat peut-il circonscrire la spéculation et ses effets?

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 22-07-2009 à 18:05:38
n°19250307
poilagratt​er
Posté le 22-07-2009 à 17:19:54  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
A partir du moment où une activité est non financièrement rentable, elle est prise en charge par la collectivité. Si on en fait pas plus aujourd'hui, c'est que la collectivité l'a choisi par son vote...
 

C'est surtout que le principe du système monétaire et financier actuel ne le permet pas, et que tout est fait pour que la collectivité ignore d'éventuelles autres solutions.
 

vandepj0 a écrit :


 
Acheter des titres revient à choisir de mettre en commun avec d'autres actionnaires un capital pour investir dans un outil de production.


Acheter de l'immobilier, attendre que le cours monte, et vendre ensuite, (ce n'est qu'un ex.)  pour toi c'est donc de la production :??:  
Et c'est pourtant typique de l'activité des financiers.
 

vandepj0 a écrit :


 
Je suis ouvert à beaucoup de choses, et pas forcément contre un modèle socialiste, communiste ou capitaliste encadré par un Etat fort ayant des secteurs d'activités où il serait directement acteur.  
 
Je suis juste contre les fausses bonnes idées, les mauvais bouc émissaires et les solutions qui ne tiennent pas la route pour des raisons de logique.


Disons que tu es peu enclin a chercher autre chose de différent du système actuel. Peut etre que tu ne te fais pas trop de souci pour ton avenir...  et le reste...

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 22-07-2009 à 17:22:28

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19250740
tocmai
Posté le 22-07-2009 à 17:53:55  profilanswer
 


Décidément, vous avez la tête dur ou ne voulez pas comprendre.
 
Les détenteurs de capitaux auraient le choix entre ne pas investir et perdre -2%/an via l'inflation, ou d'investir et ne perdre que -0.05% par an.
Donc ils ont tout-à-fait intérêt à investir !
 
Pour ce qui concerne l'arternative de tout griller pour achat des biens, ce n'est pas forcément intéressant car les biens réels se dégradent plus vite que -0.05% / an. Et puis, du point de vue macro-économique, le vendeur du bien va bien faire qqch avec le produit de la vente et va probablement l'investir pour se prémunir de l'inflation, à la place du détenteur initial.
 
Je rapelle que toute cette discussion s'inscrit dans l'hypothèse d'une économie SANS croissance, ce n'est pas des recettes magique à appliquer aujourd'hui pour sortir de la crise ...
 

n°19250813
super_pour​ri
חירות, שוויון, אחוה
Posté le 22-07-2009 à 17:57:36  profilanswer
 


 
à ce niveau doit y avoir une sorte de private joke qui m'échappe  [:cerveau skyzor]


---------------
#JeSuisNicolasSarkozy ; "Super poupou est un démissionnaire civilisationnel" Innolis_Jevede ; Mes votes --> 2002 : Chirac/Chirac ; 2007 : Sarkozy/Sarkozy; 2012 : Sarkozy/Sarkozy; 2017 : Macron/Macron; 2022 : Macron/Macron
n°19250904
Profil sup​primé
Posté le 22-07-2009 à 18:03:15  answer
 

tocmai a écrit :


Décidément, vous avez la tête dur ou ne voulez pas comprendre.
 
Les détenteurs de capitaux auraient le choix entre ne pas investir et perdre -2%/an via l'inflation, ou d'investir et ne perdre que -0.05% par an.
Donc ils ont tout-à-fait intérêt à investir !

 
Pour ce qui concerne l'arternative de tout griller pour achat des biens, ce n'est pas forcément intéressant car les biens réels se dégradent plus vite que -0.05% / an. Et puis, du point de vue macro-économique, le vendeur du bien va bien faire qqch avec le produit de la vente et va probablement l'investir pour se prémunir de l'inflation, à la place du détenteur initial.
 
Je rapelle que toute cette discussion s'inscrit dans l'hypothèse d'une économie SANS croissance, ce n'est pas des recettes magique à appliquer aujourd'hui pour sortir de la crise ...
 


 
= Perte de valeur dans les 2 cas --> aucun intérêt à constituer de l'épargne pour les plus modestes (consommation immédiate dans l'absolu = forte inflation) et aucun intérêt à investir pour les plus gros détenteurs de capitaux (évasion du capital + généralisation des transactions informelles = faible perception d'impôts et taxes).
 
Ce serait bien pis, amha. :D

n°19250928
Profil sup​primé
Posté le 22-07-2009 à 18:04:41  answer
 

super_pourri a écrit :


 
à ce niveau doit y avoir une sorte de private joke qui m'échappe  [:cerveau skyzor]


 
:D

n°19251000
tocmai
Posté le 22-07-2009 à 18:10:35  profilanswer
 


L'épargne du particulier, c'est mettre de côté pour l'imprévu ou pour un gros investissement prévu dans le futur, l'aspect rémunération de l'épargne est tout.-à-fait secondaire dans cette décision (du moins pour ceux qui ne pensent pas qu'à l'argent ...).
 
 
Je viens de te montrer le contraire dans le post précédent.

n°19251039
Profil sup​primé
Posté le 22-07-2009 à 18:14:23  answer
 

tocmai a écrit :


L'épargne du particulier, c'est mettre de côté pour l'imprévu ou pour un gros investissement prévu dans le futur, l'aspect rémunération de l'épargne est tout.-à-fait secondaire dans cette décision (du moins pour ceux qui ne pensent pas qu'à l'argent ...).
 


 
Euh... non. Il n'y a qu'à constater le tollé provoqué par la baisse du taux du livret A...
 

tocmai a écrit :


Je viens de te montrer le contraire dans le post précédent.


 
Pas du tout. A tout prendre, les détenteurs de capitaux préféreront déplacer leurs fonds pour s'assurer des revenus positifs, soit dans l'économie informelle locale, soit à l'étranger.

n°19251095
vandepj0
Posté le 22-07-2009 à 18:17:42  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Acheter de l'immobilier, attendre que le cours monte, et vendre ensuite, (ce n'est qu'un ex.)  pour toi c'est donc de la production :??:  
Et c'est pourtant typique de l'activité des financiers.


 
Tu parlais d'acheter des titres, je te réponds sur les titres.  
 
Acheter de l'immobilier pour spéculer à la hausse sur le cours, c'est clairement improductif, et le seul intérêt est que ça permet de faire monter le cours et donc théoriquement de faciliter la construction neuve.  
 
Mais je te l'accorde, c'est globalement stupide et anti-économique, et ça n'a été possible que parce que nous avons vécu une bulle immobilière exceptionnelle.  
 
Tout comme la bulle des bulbes de tulipe aux Pays-Bas.  
 
En gros, toute hystérie collective irrationnelle qui génère une bulle génère de fait des comportements stupides et anti-économique. Mais ça, c'est plus lié à la nature humaine qui nous pousse à être plus malin que les autres pour trouver les moyens de s'enrichir sans rien branler qu'au système capitaliste.  
 
Par contre, c'est vrai que ce sont des choses qui sont permises plus facilement par le système capitalliste que par un système socialiste ou communiste, et qui font qu'il est important de conserver des dirigeants lucides et de qualité si on veut un système capitalliste qui tourne sans excès.
 

ese-aSH a écrit :


Et ca représente quel pourcentage des transactions ?
 
Dans l'idée c'est bien, maintenant les produits dérivés construit par les financiers c'est des trucs qui n'ont plus qu'un très lointain rapport avec la notion d'investissements pour soutenir un outil de production.
 
Sans parler du marché des matières premières où il est relativement débectant d'assister à de la spéculation.


 
Même si tu as une exubérance transactionnelle, les transactions sont au final toujours basées sur un actif concret au bout de la chaine (ceux qui ont vendu des CDS ou qui on acheté des crédits titrisés s'en sont rendu compte :o ), et l'exubérance transactionnelle peut être excessive, mais en théorie elle sert à faire en sorte que les capitaux soient toujours alloués de la manière la plus efficiente possible.
 
Et la spéculation sur les MP, ça sert aussi à ce qu'un intermédiaire se rende compte que le riz se vend à 150€ la tonne en Guyane parce qu'il y a une situation monopolistique de l'importateur, et ça permet au final aux Guyanais de toucher le riz à 75€ la tonne au final parce qu'un concurrent se lance dans l'importation.  
Ca sert aussi à dynamiser les filières de recyclages, parce que démonter des vieux avions avec de l'aluminium à 30€ la tonne, personne se lève, mais à 3000€ la tonne, d'un coup il y a des candidats, qui permettent d'organiser la filière grâce à un prix élevé grâce au spéculateur AVANT que la pénurie réelle ne se fasse sentir, diminuant par là son impact.
 
Quelque part, tu peux remercier les spéculateurs sur le pétrole, qui ont permis aux Américains de prendre conscience que c'était une ressource limitée, que bientôt ça allait coûter très cher, et qu'il fallait dès à présent investir et s'équiper en moyens de transports plus économiques, voire repenser leur mode de vie, d'habitat et de transport...  
 
Là où ça dérive pour de vrai, c'est quand on assiste à une bulle irrationnelle, ou bien quand un acteur en position de force manipule les lois pour manipuler les cours pour s'en mettre plein les fouilles. Et que justement cet acteur a noyauté l'ensemble du pouvoir politique américain en charge de l'économie et a réussi à faire éliminer tous ses concurrents (Goodbye Bear Stern, Englué JP Morgan dans BoA, RIP Lehman Brothers...).

n°19252436
tocmai
Posté le 22-07-2009 à 19:37:52  profilanswer
 


Les gens n'ont pas pour autant retiré leur épargne pour la dépenser ...
 
Ah oui, le fameux argument "on peut pas, sinon fuite à l'étranger". Je ne vais pas entrer dans ce débat.
 
Mon message était simplement de dire qu'un monde avec une économie stagnante et avec un rendement net des capitaux légérement négatif est tout-à-fait possible, sans que l'investissement privé ne doive disparaitre. Le fait que posséder de l'argent rapporte plus d'argent n'est pas une fatalité. D'après vos réaction, on dirait que j'ai dit une obscénité ...

n°19252618
Profil sup​primé
Posté le 22-07-2009 à 19:52:03  answer
 

tocmai a écrit :


Les gens n'ont pas pour autant retiré leur épargne pour la dépenser ...

 
tocmai a écrit :


Ah oui, le fameux argument "on peut pas, sinon fuite à l'étranger". Je ne vais pas entrer dans ce débat.

 

Mon message était simplement de dire qu'un monde avec une économie stagnante et avec un rendement net des capitaux légérement négatif est tout-à-fait possible, sans que l'investissement privé ne doive disparaitre. Le fait que posséder de l'argent rapporte plus d'argent n'est pas une fatalité. D'après vos réaction, on dirait que j'ai dit une obscénité ...

 

Ce n'est pas obscène, c'est incohérent: tu pars du postulat que la possession privée de masses importantes de capitaux reste autorisée (capitalisme), en lui imposant réglementairement une rémunération négative (pseudo-communisme). Ca ne fonctionnerait pas, ça ne peut pas. A ce compte là, autant proscrire la possession de capitaux au-delà d'une épargne personnelle...
 [:delarue2]

 

Et il ne t'éffleure pas plus qu'imposer un tel système dans un seul pays est suicidaire en soit, puisque le voisin offrirait bien plus. Ca ne légitime pas pour autant la normalisation du "moins-disant social", mais il est tout à fait inutile de fournir aux détenteurs de capitaux LE prétexte pour retirer toutes leurs billes. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nous ne vivons pas sous le régime d'une Démocratie unitaire et universelle, et il n'y a même pas aujourd'hui d'organisme de régulation mondiale des capitaux...

 

C'est beau l'utopie, encore faut-il que ça reste dans le domaine du probable en fonction de la situation de l'instant. [:delarue2]


Message édité par Profil supprimé le 22-07-2009 à 20:05:54
n°19253124
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 22-07-2009 à 20:45:01  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :

pour que d'autres forces apparaissent il faudrai plusieurs facteurs:
le premier, c'est evidemment que ces forces la existent. et ce n'est pas vraiment le cas. tant l'opposition politique est quasi inexistante que la societé civile est elle aussi reduite a peau de chagrin.
ensuite, faudrai que les medias arretent la censure, et ca ne sera pas le cas avant longtemps.

mais si il existe des forces :
 
http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/13/2/13/media_xl_971008.jpg
http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/1/16/7/media_l_970597.jpg
http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/7/4/8/media_l_971078.jpg
http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/13/9/8/media_xl_970913.jpg
 
La Commission européenne a proposé mercredi des aides très limitées aux agriculteurs touchés par la chute des prix du lait, se refusant malgré les manifestations qui continuent dans l'Union européenne (UE) à envisager une baisse ou un gel de la production.
Invitée par les ministres de l'Agriculture à apporter une réponse à la baisse de 50% des prix du lait depuis fin 2007 qui met en danger la survie de nombreux producteurs, la commissaire danoise a reconnu son impuissance et n'a présenté que des mesures techniques d'ampleur limitée.
http://www.tv5.org/cms/chaine-fran [...] 74.ae1.xml
 
Bruxelles propose aux ministres d'une part de faciliter l'octroi d'aides publiques nationales aux exploitants en difficulté (ce qui potentiellement pourrait permettre de verser jusqu'à 15.000 euros à chaque producteur d'ici fin 2010). D'autre part, elle suggère une gestion un peu plus rigoureuse des quotas (plafonds de production) laitiers. Les pays, comme la France, qui n'atteignent pas actuellement leur quota national auraient la possibilité de punir les exploitants qui dépassent leur plafond individuel et d'utiliser les fonds ainsi récoltés "pour financer l'abandon volontaire de la production de lait".
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Mo [...] tees.dhtml
 
Une majorité de députés européens opposés à la Commission
 Mardi 21 juillet, la commission de l’Agriculture du Parlement européen se réunissait pour la première fois avec pour principal sujet à l’ordre du jour : la crise laitière qui touche tous les producteurs d’Europe.
« A l’exception de quelques membres du groupe "libéraux" la majorité des députés a estimé qu’on ne pouvait pas enterrer aussi vite les quotas laitiers pour les supprimer en 2015 », a déclaré la confédération paysanne.
« Il est maintenant temps que dans chaque pays, les gouvernements et les ministres de l’Agriculture prennent leurs responsabilités et demandent la réouverture de la question du maintien des quotas laitiers, comme les députés européens les y invitent. »  
http://www.web-agri.fr/actualite-a [...] 57347.html
 
ça c'est pour le lait uniquement, il y en a d'autres + générales
http://www.rtlinfo.be/rtl/news/art [...] e+de+liege
 
 
dans un tout autre genre :
 
Le secrétaire d'Etat à l'emploi Laurent Wauquiez a confirmé, mardi 21 juillet, l'information donnée par Les Echos en présentant son "plan de bataille pour l'emploi" : le Pôle emploi va faire appel à des entreprises privées pour accompagner 320 000 chômeurs.  
Selon Les Echos, le budget de l'opération est de 100 millions d'euors cette année et de 200 millions les années suivantes. Sylvette Uzan-Chomat du bureau national de la SNU-(FSU) du Pôle emploi y voit une "réponse extrêmement coûteuse" à l'arrivée d'un surplus de chômeurs. Selon Mme Uzan-Chomat, un dossier traité par un opérateur privé était facturé "4 500 euros – du temps de l'ANPE – contre 780 s'il avait été traité par le service public". Le SNU aurait préféré qu'un "véritable service public de l'emploi" soit mis en place pour "faire face à une crise économique sans précédent".
 
privatisation de la recherche d'emploi en route, sûrement un métier d'avenir puisqu'il y a aura toujours + de chômeurs par poste disponible. faut bien faire plaisir aux amis chef d'entreprise et de toutes façons ce sont les travailleurs qui payeront.
 
 
Les salariés recourent de plus en plus à la violence - ou menacent de le faire pour médiatiser les conflits - faute d'obtenir satisfaction sur leurs indemnités de licenciement.
Pour le sociologue Norbert Alter, ces actes désespérés ne seraient ni nouveaux ni propres à la France. Pourtant, aucun autre pays européen n'a connu ces derniers mois ce genre de manifestations. "S'ils réapparaissent actuellement, c'est parce que les primes patronales illégitimes exacerbent chez les salariés l'idée que l'on est dans une société de classes", insiste-t-il.  
Les rémunérations insolentes de certains dirigeants, les indemnités octroyées à quelques-uns, en dépit de mauvais résultats, ont accru ce sentiment. "Ce n'est pas tant la faiblesse des rémunérations, mais cette différence de traitement qui est en cause", estime M. Alter, qui ajoute : "Cette violence est une réponse au mépris." Et un procédé, semble-t-il, bien plus efficace que les négociations classiques pour être écouté, quand les syndicats ont perdu de leur pouvoir.
http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html
 
hé oui, des syndicats affaiblis c'est moins de revendications. mais ce sont des revendications non-encadrées et beaucoup plus dures. on ne peut pas tout avoir.
 
 
un curieux article
L'urbanisation est l'un des piliers de la réussite économique d'un pays", affirmait la directrice du développement urbain à la Banque mondiale, Abha Joshi-Ghani, lors du symposium organisé à Marseille, fin juin, par l'institution de Washington. Une évidence, semble-t-il, à l'heure où, pour la première fois dans l'histoire, la moitié de l'humanité vit dans des villes.
http://www.lemonde.fr/archives/art [...] 464_0.html


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du vide, j'en ai plein !
n°19256487
Angelu68
Posté le 23-07-2009 à 00:17:15  profilanswer
 

On va très prochainement rentrée dans la phase II de la crise.
 
Cartes de crédit : Mauvaise nouvelle pour les banques américaines
 
http://www.pauljorion.com/blog/?p=3875
 
Le pire est bien devant nous!


Message édité par Angelu68 le 23-07-2009 à 00:17:52
n°19256797
Profil sup​primé
Posté le 23-07-2009 à 00:57:11  answer
 

Citation :

http://www.les-cercles.fr/economie/uploads/photos/userfiles/1648/1648-1241010298-homeless---800!!x600!!.jpg
 
Le modèle occidental de développement économique et social s'est tout entier construit depuis l'invention de l'agriculture, puis de l'industrie, sur le report à plus tard des échéances, le pari sur un avenir prospère ou simplement meilleur.
 
Dans un tel modèle de nombreux acteurs économiques acceptaient des sacrifices présents dans l'espoir de bénéfices futurs. Chacun était capable d'accepter une rémunération moindre, de moins bonnes conditions de travail ou d'existence et prenait son ticket pour l'accès futur au progrès, à la consommation ou au développement.
 
Ce schéma mécaniste est en passe d'être vaincu. L'information est partout et donc aussi l'impatience. Notre société a habitué ses acteurs au "tout, tout de suite" (merci 68). Nous jouissions donc sans entrave, consommions et participions à la grande fête commune sans nous poser de questions (la terre ne nous proposait-elle pas de ressources infinies ?).
 
Mais la fête est finie. Nous allons bientôt être confronté à la vérité des prix (et des intelligences comme des capacités de travail). Tous les biens et services que nous consommons verront leurs prix augmenter continuellement jusqu'à atteindre des niveaux insupportables pour la majeur partie des terriens (comment circuler quand le baril de pétrole coûtera 500 ou 1000 $ ou le kilo de farine 20 ou 30 € ?). Nous sommes presque 7 milliards de terriens, chacun veut légitimement sa place au soleil et il ne sera plus  possible de travailler 35 h en consommant comme 10 travailleurs de force dans les pays pauvres.
 
La mondialisation et les télécom rapprocheront les niveaux de vie, mais vers le bas. Ca ne sera pas sur les standards des pays riches que la terre va se caler (nous n'avons qu'une terre évidemment) mais sur les standards des pays pauvres. Quand un économiste américain imagine qu'en 2040 nous aurons un niveau de vie 2 fois inférieur à celui des chinois il ne faut pas partir de notre niveau de vie actuel mais d'une formidable baisse qui touchera nos pays occidentaux.
 
Comment en sortir et redonner espoir aux habitants des pays ex-riches ? Tout d'abord en leur tenant un langage de vérité : la civilisation occidentale va très fortement régresser, notre confort moderne perdra beaucoup de sa superbe et face aux efforts qu'ont fait les indiens ou les chinois depuis 20 ou 30 ans, ce sera au tour des européens et des américains de les réaliser au milieu du XXIème siècle.
 
http://www.lemonde.fr/opinions/chr [...] _3232.html

n°19257931
freeza01
Posté le 23-07-2009 à 06:11:31  profilanswer
 

Plus ça change...
 
Lorsque votre banquier vous refusera un crédit à la consommation, un crédit immobilier, et poussera même le vice jusqu'à couper les fonds de votre PME, comme c'est le cas en masse actuellement, mettez lui ceci sous les yeux:
 

Citation :


http://www.lemonde.fr/la-crise-fin [...] r=RSS-3208
 
Les banques américaines renouent avec la folie des bonus
LE MONDE | 22.07.09 | 16h11  •  Mis à jour le 22.07.09 | 16h11
 
Réagissez à cet article Réagissez (12) C
 
Mais à quoi jouent les grandes banques de Wall Street ? A peine se sont-elles défaites de la tutelle de l'Etat - qui a consacré 700 milliards de dollars d'argent public à leur sauvetage à l'automne 2008 - qu'elles promettent des bonus colossaux à leurs salariés pour 2009.
Sur le même sujet
Jean-Claude Trichet, le 16 juillet 2009 à Francfort.
Les faits La Deutsche Bank fait face à des accusations d'espionnage
Edition abonnés Archive : Timothy Geithner : "Notre modèle de croissance doit être plus équilibré"
 
Les compteurs s'affolent, comme au temps de la bulle financière d'avant la crise. Exemple : cette enveloppe record de 20 milliards de dollars provisionnée chez Goldman Sachs pour payer les bonus à venir. C'est l'équivalent de la somme allouée par le G8 à la lutte contre la faim dans le monde... Le retour de ces primes directement liées aux profits à court terme, susceptibles d'inciter à la prise de risques, suscite les plus vives inquiétudes de la classe politique.
 
Dans un entretien à la chaîne de télévision PBS, lundi 20 juillet, le président américain, Barack Obama, a fustigé la cupidité de financiers irresponsables, sourds à la misère du monde : "Le problème, selon moi, c'est qu'on n'a pas l'impression que les gens de Wall Street aient le moindre remords d'avoir pris autant de risques", dit M. Obama.
 
Alors que le chômage aux Etats-Unis atteint des niveaux record (9,5 % en juin, au plus haut depuis 1983), alors que les contribuables paient au prix fort la facture du sauvetage des banques - largement responsables d'une crise qui, souvent, leur a coûté leur emploi ou leur logement, voire les deux -, le président américain craint qu'"aucune leçon" n'ait été tirée de la crise.
 
En réalité, la pression monte aux Etats-Unis et en Europe, sinon encore pour encadrer les rémunérations des banquiers, du moins pour inscrire le sujet au menu du prochain sommet du G20, fin septembre, à Pittsburg, aux Etats-Unis. Dans un entretien au Financial Times, mercredi 22 juillet, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, dénonce, de manière virulente, le "scandale absolu que représentent les banques qui continuent à accorder des bonus garantis", sans tenir compte de la performance réelle et des risques. "Il est scandaleux que certains pensent à revenir aux vieilles pratiques", dit-elle, comptant sur le G20 pour enrayer les dérives.
 
De leur côté, les banquiers centraux, tenants de l'orthodoxie financière, multiplient les mises en garde. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, n'a de cesse de dénoncer un glissement de l'économie réelle au profit de la spéculation et des paris dans la sphère financière. Il appelle à une refonte des systèmes de rémunération.
 
En écho, le gouverneur de la Banque de France se dit "préoccupé" par le retour de "politiques de rémunération qui incitent à la prise de risques". Si les excès qui ont participé à la crise se reproduisent, alors, estime Christian Noyer, les instances internationales doivent s'emparer du problème. A commencer par le G20 de septembre.
 
L'agacement des autorités politiques et de tutelle est d'autant plus vif que les banques américaines manifestent peu d'enthousiasme à financer l'économie réelle, via les prêts aux ménages et aux entreprises. Certes, leurs résultats du deuxième trimestre - dont l'ampleur a déconcerté l'opinion publique, qui les pensait exsangues - se nourrissent de commissions perçues sur des émissions de dette d'entreprises. Celles-ci sont utiles au fonctionnement de l'économie.
 
Mais ces bénéfices doivent aussi beaucoup aux activités de marchés. Le redressement de la Bourse a permis aux établissements financiers de se "refaire". De là à penser que ceux-ci se sont servis de l'argent public pour spéculer sur les marchés, il n'y a qu'un pas, vite franchi par les responsables politiques, certains économistes et, de façon plus surprenante, par d'influents décideurs économiques.
 
Ainsi, l'ex-patron d'Axa, Claude Bébéar, a exprimé son dégoût, mercredi 22 juillet, sur le blog de l'Institut Montaigne, un think tank créé en 2000 pour réfléchir aux grands enjeux politiques, économiques et sociaux : "La cupidité généralisée, en grande partie responsable des dérives qui ont conduit à la crise financière, a été stigmatisée par M. Obama qui a promis des mesures énergiques (...). Où en est-on aujourd'hui ? Goldman Sachs affiche des bénéfices record après avoir mis 11 milliards de dollars de côté pour payer des bonus. 20 milliards sont prévus en 2009 (...). Les programmes gouvernementaux permettent à ces banques de reconstituer leurs réserves. En revanche, CIT Group (un groupe de services financiers américain en difficulté) dont le métier est le crédit aux PME semble abandonné à son triste sort (...). Les marchés considèrent cette décision comme courageuse (...). Je ne sais pourquoi cela me rappelle les animaux malades de la peste."
 
L'économiste Philippe Brossard se montre, pour sa part, déçu par l'attitude des autorités de tutelle américaines : "Autant les années 1930 avaient conduit à une véritable réflexion sur les pratiques bancaires et les mécanismes spéculatifs et débouché sur une réglementation contraignante (le Glass-Steagall Act, qui avait établi une muraille de Chine entre les maisons de titres actives sur les marchés financiers et les banques accordant des crédits à l'économie), autant cette fois, on n'a pas suivi cette route."
 
Au contraire, estime M. Brossard, "on a laissé les banques spéculer avec l'argent public. Le plan d'aide de l'Etat fédéral a permis aux banques d'investissement de tirer leur épingle du jeu et qui plus est, d'accéder directement au refinancement auprès de la banque centrale américaine en les autorisant à devenir des banques de plein exercice (à l'instar, une nouvelle fois, de Goldman Sachs)".

 
Pour l'économiste Paul Jorion, les salaires et les bonus offerts par les banques américaines sont "de l'inconscience. Ils ne tiennent pas compte du poids que représente la garantie du gouvernement américain. C'est de la provocation pure et simple. Cela va mal finir."
 
Bon nombre d'économistes s'attendent à ce que l'opinion demande des comptes aux banques, qui ont été subventionnées mais ont peu donné en retour. Le débat sur la réforme des rémunérations et leur contribution à l'économie, par l'impôt, ne fait que s'engager...
 
Dans ce concert de critiques, les banquiers européens ne sont pas en reste. Eux qui se sont vus imposer des objectifs contraignants en matière d'octroi de crédits à l'économie - en France et au Royaume-Uni - et parfois des limites en matière de primes - au Royaume-Uni, le régulateur boursier menace d'amendes les établissements accordant plus d'un an de bonus garantis -, supportent mal de voir les banques américaines laissées libres de leurs mouvements. Aucune contrepartie ne leur a été assignée en échange des aides.
 
Or, estiment les banques européennes, et avec elles, les gouvernements des pays européens, il ne saurait y avoir de distorsion au sein du système bancaire mondial entre des banques jouant le jeu de la sortie de crise et d'autres gagnant de l'argent sur les marchés pour le redistribuer sous la forme de bonus. Derrière la problématique des rémunérations excessives se cache donc aussi un enjeu de concurrence entre les Etats-Unis et l'Europe.
 
Anne Michel


 
Change is on the way !  [:boisse]  YES, WE CAN DISAPPOINT AND DECEIVE !  [:daouar]  
 
 
Excellent  [:montgomery burns:3]  
 
Dans le foot, les affaires, le rap, les ministères, c'est toujours -le gangster- qui contrôle l'affaire  [:gidoin]  
 
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Tout autre chose maintenant, la "reprise" arrive. Personne ne peut expliquer pourquoi, ni comment, mais elle est là. Evidemment, plus qu'une reprise, c'est surtout un atterrissage avec rebond technique: après tout, si vous faîtes l'expérience de balancer un cadavre depuis un avion, vous remarquerez que celui-ci rebondit lorsqu'il touche le sol. Mais passons.
 
Dans la continuité de la Crise du Jugement Dernier  [:aka44], et avant même de se prendre sur la tronche les conséquences des bulles qui vont inévitablement exploser (cartes de crédits; alt-a; credit crunch; chômage de masse et cercle vicieux; öst-subprimes; Etats, régions, multinationales, assurances et banques en faillite;crise alimentaire et énergétique qui reprendront mécaniquement amplifiés dès le retour de la consommation, etc... - joli inventaire à la Prévert), voici qui pourrait handicaper la reprise...
 

Citation :

http://www.lemonde.fr/planete/arti [...] r=RSS-3208
 
Les Européens s'inquiètent de l'impact économique de la grippe A
LE MONDE | 20.07.09 | 14h53  •  Mis à jour le 20.07.09 | 17h24
 
Réagissez à cet article Réagissez (26)  
 
à Londres
 
Et si la grippe A(H1N1) venait contrarier les prévisions de sortie de crise les plus optimistes qui annoncent du mieux pour l'activité mondiale dès l'automne 2009 ? Beaucoup d'économistes s'interrogent aujourd'hui sur ce scénario qui dépend bien sûr de la gravité de l'infection. Dans une note, les experts de la Banque mondiale estiment, par exemple, que le coût économique de la pandémie pourrait varier de 0,7 % à 4,8 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. La fourchette basse correspond à une "catastrophe modeste", à l'instar de la grippe de Hongkong de 1968 ; l'hypothèse haute, à une "catastrophe sévère" du type de la grippe espagnole de 1918, qui avait fait entre 50 et 100 millions de morts.
Sur le même sujet
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Document Grippe : ce que signifie le niveau d'alerte 5A
Vidéos INA A la fin des années 1970, la grippe porcine faisait déjà peur
Edition abonnés Thématique : L'information en temps d'épidémie
 
Le cabinet britannique Oxford Economics, lié à l'université anglaise, prédit, lui, dans une étude publiée le 17 juillet, que la pandémie pourrait repousser d'un à deux ans le redressement de l'économie mondiale. L'institut insiste dans son analyse sur la rapidité avec laquelle la maladie, pour le moment largement bénigne, se propage. Oxford Economics met en avant l'hypothèse d'une contamination future de 30 % de la population mondiale et en tire les conséquences possibles sur l'activité. Du côté des entreprises, l'absentéisme au travail - renforcé par l'obligation des parents de garder leurs enfants à la maison - et la diminution des voyages devraient perturber la conduite des affaires, et donc la production. Clients et consommateurs pourraient, eux, décider d'éviter les lieux publics (centres commerciaux, cinémas, manifestations sportives, etc.) et restreindre leurs envies de tourisme.
 
Ce cercle vicieux risquerait aussi d'ébranler la confiance des investisseurs et des marchés financiers, encore sous le choc de la crise économique actuelle. Rien de tel pour inciter les ménages à redoubler de prudence et à épargner davantage. Bref, pour l'organisme anglais, tous les ingrédients pourraient être réunis "pour plonger le monde dans la déflation", soit une crise profonde marquée par une baisse générale et prolongée de la valeur des biens et des actifs.
 
Un scénario noir ? En tout cas le plus extrême. Les experts d'Oxford Economics expliquent avoir réalisé leurs extrapolations à partir des pandémies grippales précédentes, notamment la grippe asiatique (H2N2) de 1957 et celle de Hongkong (H3N2) en 1968, et surtout à partir du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui a frappé l'Asie en 2003, année où "le nombre de touristes étrangers à destination de Hongkong a baissé de 60 %". Et encore, précisent-ils, en 2003, l'économie mondiale n'était pas aussi mal en point qu'aujourd'hui, et l'activité était repartie rapidement.
 
L'étude se penche plus particulièrement sur le cas britannique, pays européen le plus touché par la pandémie.
 
Sur les sept derniers jours, le nombre de morts liées au virus H1N1 a plus que doublé, pour atteindre 29 (26 en Angleterre, 3 en Ecosse). Tout comme celui des personnes qui présentent tous les symptômes de la maladie - mais qui n'ont pas encore été officiellement diagnostiquées comme atteintes par le virus -, qui s'est brutalement alourdie de 55 000 cas et dépasse désormais les 100 000.
 
L'European Centre for Disease Prevention and Control, installé à Stockholm, dénombre 10 649 personnes officiellement atteintes de la grippe A(H1N1), sur un total de 15 774 cas répertoriés au sein de l'Union européenne élargie à la Norvège, la Suisse et l'Islande. Personne ne sait aujourd'hui expliquer cette particularité britannique, même si l'intensité du trafic aérien qui passe par Londres n'y est pas étrangère. British Airways et Virgin Atlantic n'embarquent d'ailleurs plus les passagers présentant des symptômes de la maladie.
 
Oxford Economics estime que le coût de la pandémie pourrait représenter, en Grande-Bretagne, jusqu'à 5 % du PIB, alors que le pays affronte actuellement sa plus grave récession depuis la seconde guerre mondiale. Le gouvernement de Gordon Brown a beau assurer que la Grande-Bretagne est le pays "le mieux préparé" à la lutte contre la pandémie, sa communication est plus alarmante que rassurante. Le ministère de la santé a demandé au National Health Service (NHS), le service de santé public britannique, de se mettre en ordre de bataille pour faire face à 65 000 décès. Il ne s'agit pas d'une prévision, ont assuré ses porte-parole, mais d'un scénario catastrophe qui verrait à l'automne 30 % de la population - et 50 % des enfants - atteinte de la grippe porcine.
 
Dans ce contexte, les femmes enceintes et les enfants - particulièrement touchés par le virus - se voient conseillé de rester à la maison. Le ministre de l'éducation a, pour sa part, annoncé que des écoles pourraient être fermées dès la rentrée. D'autant que la période de vacances scolaires qui débute dans les prochains jours est propice aux déplacements et à la contagion. Si la tendance actuelle se confirme, "nous pourrions voir plus de 100 000 cas par jour d'ici à la fin août, mais j'insiste, ce n'est qu'une projection", a récemment déclaré Andy Burnham, le ministre de la santé. En septembre, un salarié sur huit pourrait être contraint de rester chez lui, selon les projections de ses services. Le pays n'est pas équipé pour affronter un phénomène d'une telle ampleur. On ne sait pas quand les 132 millions de doses de vaccin contre le virus H1N1 que la Grande-Bretagne a commandées pour traiter ses 60 millions d'habitants seront disponibles. Les hôpitaux seront vite saturés.
 
Face à cette montée de l'inquiétude et des risques économiques, gouvernements et entreprises sont en alerte (Le Monde du 16 juin).En France, le ministère de l'économie a installé depuis début mai une "cellule de continuité économique". Aux Etats-Unis, les experts des services américains de santé et de vaccination tiendront une réunion d'urgence le 29 juillet pour mettre en place un plan de vaccination contre la grippe A(H1N1) à l'automne. Il est vrai que six Américains sur dix, selon un sondage réalisé mi-juillet par l'université d'Harvard, craignent une résurgence de la maladie, 43 % redoutent d'avoir des pertes de revenus et 25 % de perdre leur emploi s'ils sont contraints de rester chez eux.
 
Un taux d'absentéisme élevé à l'automne est en tout cas une hypothèse largement prise en compte par les grands groupes qui s'équipent en masques et en antiviraux, et réfléchissent au développement du télétravail. Les PME seraient plus à la traîne. A Londres, la fédération des petites entreprises pense que 120 000 PME pourraient être contraintes de suspendre leur activité en raison de la pandémie.
 
A Consulter : l'étude d'Oxford Economics.
Marie-Béatrice Baudet et Virginie Malingre


 
et les écoles pourraient fermer dès la rentrée dans certains pays: http://news.google.fr/news?pz=1&cf [...] s3H8xrdmDM
 
Et oui, la loi de Murphy s'applique aussi à l'économie, c'est ballot...


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°19258097
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 23-07-2009 à 08:44:04  profilanswer
 

Ceux qui croyaient que le pire est derriere nous n'ont encore rien vu [:aulas]


---------------
Ma bibliotheque Mon Bar ⭐ מברכיך ברוך וארריך ארור
n°19258116
le rouge
PSN : Jyuuza
Posté le 23-07-2009 à 08:50:38  profilanswer
 

Vas y les bonnes nouvelles dès le matin !

n°19258247
cordelius
Disciplus Simplex
Posté le 23-07-2009 à 09:22:33  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

Plus ça change...
 
Lorsque votre banquier vous refusera un crédit à la consommation, un crédit immobilier, et poussera même le vice jusqu'à couper les fonds de votre PME, comme c'est le cas en masse actuellement, mettez lui ceci sous les yeux:
........
 
Et oui, la loi de Murphy s'applique aussi à l'économie, c'est ballot...


Merci pour ces bonnes nouvelles  [:housesmile]


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"On est en 2032, ça donne 2-0-3-2, c'est le 21ème siècle quoi. Et j'ai le regret de vous annoncer que le monde est maintenant peuplé de couilles molles, c'est un remake de la petite maison dans la prairie joué par une bande de pédales en robe longue"
n°19258454
_Makaveli_
Posté le 23-07-2009 à 09:51:58  profilanswer
 


 
L'article est un brin pessimiste et simpliste c'est dommage. Je pense pas qu'elle ait raison sur plusieurs points.
 
Par contre les bonus des banques américaines... J'espère qu'ils finiront par se vautrer, le domaine de la finance actuellement c'est vraiment n'importe quoi.


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Humanity is overrated
n°19258549
doutrisor
Posté le 23-07-2009 à 10:03:35  profilanswer
 

_Makaveli_ a écrit :


 
L'article est un brin pessimiste et simpliste c'est dommage. Je pense pas qu'elle ait raison sur plusieurs points.
 
Par contre les bonus des banques américaines... J'espère qu'ils finiront par se vautrer, le domaine de la finance actuellement c'est vraiment n'importe quoi.


 
 
Comme quoi les déclarations d'intention...  :sarcastic:  Soit les dirigeants politiques ne peuvent rien faire, soit ils ne veulent rien faire. Pour réformer le système (et ne parlons pas de le changer, c'est un coup à se faire traiter de communiste) il faut taper du poing sur la table et EXIGER , en échange des prêts publics renflouant le système, une purge en profondeur. Sinon, c'est ce qui est en train de se passer : les banques font comme avant.


---------------
"A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps"
n°19258614
power600
Toujours grognon
Posté le 23-07-2009 à 10:10:29  profilanswer
 

Y a longtemps que c'est du grand n'importe quoi  :D  
 
Ils ne font jamais que prouver leur cupidité abyssale doublée d'une incompétence exceptionnellement développée...tant mieux après tout, ça va finir par décider les gouvernements à régir s'ils ne veut pas voir un brutal accès de rage des foules  [:power666]


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Tiens? Y a une signature, là.
n°19258667
Emile Zulu
Posté le 23-07-2009 à 10:15:13  profilanswer
 


 [:cerveau love] cet article en bois....
(en passant c'est juste un blog d'une abonnée du monde)

n°19258873
_Makaveli_
Posté le 23-07-2009 à 10:30:14  profilanswer
 

power600 a écrit :

Y a longtemps que c'est du grand n'importe quoi  :D  
 
Ils ne font jamais que prouver leur cupidité abyssale doublée d'une incompétence exceptionnellement développée...tant mieux après tout, ça va finir par décider les gouvernements à régir s'ils ne veut pas voir un brutal accès de rage des foules  [:power666]


 
Le chiffre qui est mis en parallèle fait froid dans le dos quand même :
 

Citation :


Les compteurs s'affolent, comme au temps de la bulle financière d'avant la crise. Exemple : cette enveloppe record de 20 milliards de dollars provisionnée chez Goldman Sachs pour payer les bonus à venir. C'est l'équivalent de la somme allouée par le G8 à la lutte contre la faim dans le monde...


 
On tourne à vide. 20 milliards de dollars pourrait nous aider à développer la voiture hybride pour nous sortir du pétrole, être investi dans le nucléaire pour la fusion, rien que ça ça serait énorme. On pourrait aussi construire des fermes éoliennes... Enfin vous voyez ou je veux en venir :D
 
Au lieu de ça ça va partir dans des bagnoles, des putes et de la coke. Putain la théorie du ruissellement c'est vraiment nimp, au final la finance va bien à l'inverse du sens commun et de l'humanité :o
 
Je suis dégouté.


---------------
Humanity is overrated
n°19258891
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 23-07-2009 à 10:32:06  profilanswer
 


 
ces articles de merde [:rofl]
 
l'age du bronze, toussa :o


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19258914
lesamerica​ins
so unfair
Posté le 23-07-2009 à 10:34:08  profilanswer
 

_Makaveli_ a écrit :


 
Le chiffre qui est mis en parallèle fait froid dans le dos quand même :
 

Citation :


Les compteurs s'affolent, comme au temps de la bulle financière d'avant la crise. Exemple : cette enveloppe record de 20 milliards de dollars provisionnée chez Goldman Sachs pour payer les bonus à venir. C'est l'équivalent de la somme allouée par le G8 à la lutte contre la faim dans le monde...


 
On tourne à vide. 20 milliards de dollars pourrait nous aider à développer la voiture hybride pour nous sortir du pétrole, être investi dans le nucléaire pour la fusion, rien que ça ça serait énorme. On pourrait aussi construire des fermes éoliennes... Enfin vous voyez ou je veux en venir :D
 
Au lieu de ça ça va partir dans des bagnoles, des putes et de la coke. Putain la théorie du ruissellement c'est vraiment nimp, au final la finance va bien à l'inverse du sens commun et de l'humanité :o
 
Je suis dégouté.


 
100 milliards de dollars pour arrêter la faim dans le monde. Mais non. Sauvons d'abord les financiers, ils ont tant besoin de leur bonus.


---------------
c'est nous lesamericains
n°19258934
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 23-07-2009 à 10:36:13  profilanswer
 

lesamericains a écrit :


 
100 milliards de dollars pour arrêter la faim dans le monde. Mais non. Sauvons d'abord les financiers, ils ont tant besoin de leur bonus.


 
en même temps c'est un peu plus compliqué que ca, la faim dépend assez largement de questions politiques aussi (ba oui pendant les guerres civiles par exemple c'est plus difficile de manger)


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19258961
lesamerica​ins
so unfair
Posté le 23-07-2009 à 10:38:20  profilanswer
 

c'est surtout le robinet à pognon qui est mal orienté
 
http://hfr-rehost.net/www.creditmanagementservices.co.uk/tap_money.jpg


Message édité par lesamericains le 23-07-2009 à 10:39:58

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c'est nous lesamericains
mood
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