freeza01 | Plus ça change...
Lorsque votre banquier vous refusera un crédit à la consommation, un crédit immobilier, et poussera même le vice jusqu'à couper les fonds de votre PME, comme c'est le cas en masse actuellement, mettez lui ceci sous les yeux:
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Les banques américaines renouent avec la folie des bonus
LE MONDE | 22.07.09 | 16h11 • Mis à jour le 22.07.09 | 16h11
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Mais à quoi jouent les grandes banques de Wall Street ? A peine se sont-elles défaites de la tutelle de l'Etat - qui a consacré 700 milliards de dollars d'argent public à leur sauvetage à l'automne 2008 - qu'elles promettent des bonus colossaux à leurs salariés pour 2009.
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Les compteurs s'affolent, comme au temps de la bulle financière d'avant la crise. Exemple : cette enveloppe record de 20 milliards de dollars provisionnée chez Goldman Sachs pour payer les bonus à venir. C'est l'équivalent de la somme allouée par le G8 à la lutte contre la faim dans le monde... Le retour de ces primes directement liées aux profits à court terme, susceptibles d'inciter à la prise de risques, suscite les plus vives inquiétudes de la classe politique.
Dans un entretien à la chaîne de télévision PBS, lundi 20 juillet, le président américain, Barack Obama, a fustigé la cupidité de financiers irresponsables, sourds à la misère du monde : "Le problème, selon moi, c'est qu'on n'a pas l'impression que les gens de Wall Street aient le moindre remords d'avoir pris autant de risques", dit M. Obama.
Alors que le chômage aux Etats-Unis atteint des niveaux record (9,5 % en juin, au plus haut depuis 1983), alors que les contribuables paient au prix fort la facture du sauvetage des banques - largement responsables d'une crise qui, souvent, leur a coûté leur emploi ou leur logement, voire les deux -, le président américain craint qu'"aucune leçon" n'ait été tirée de la crise.
En réalité, la pression monte aux Etats-Unis et en Europe, sinon encore pour encadrer les rémunérations des banquiers, du moins pour inscrire le sujet au menu du prochain sommet du G20, fin septembre, à Pittsburg, aux Etats-Unis. Dans un entretien au Financial Times, mercredi 22 juillet, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, dénonce, de manière virulente, le "scandale absolu que représentent les banques qui continuent à accorder des bonus garantis", sans tenir compte de la performance réelle et des risques. "Il est scandaleux que certains pensent à revenir aux vieilles pratiques", dit-elle, comptant sur le G20 pour enrayer les dérives.
De leur côté, les banquiers centraux, tenants de l'orthodoxie financière, multiplient les mises en garde. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, n'a de cesse de dénoncer un glissement de l'économie réelle au profit de la spéculation et des paris dans la sphère financière. Il appelle à une refonte des systèmes de rémunération.
En écho, le gouverneur de la Banque de France se dit "préoccupé" par le retour de "politiques de rémunération qui incitent à la prise de risques". Si les excès qui ont participé à la crise se reproduisent, alors, estime Christian Noyer, les instances internationales doivent s'emparer du problème. A commencer par le G20 de septembre.
L'agacement des autorités politiques et de tutelle est d'autant plus vif que les banques américaines manifestent peu d'enthousiasme à financer l'économie réelle, via les prêts aux ménages et aux entreprises. Certes, leurs résultats du deuxième trimestre - dont l'ampleur a déconcerté l'opinion publique, qui les pensait exsangues - se nourrissent de commissions perçues sur des émissions de dette d'entreprises. Celles-ci sont utiles au fonctionnement de l'économie.
Mais ces bénéfices doivent aussi beaucoup aux activités de marchés. Le redressement de la Bourse a permis aux établissements financiers de se "refaire". De là à penser que ceux-ci se sont servis de l'argent public pour spéculer sur les marchés, il n'y a qu'un pas, vite franchi par les responsables politiques, certains économistes et, de façon plus surprenante, par d'influents décideurs économiques.
Ainsi, l'ex-patron d'Axa, Claude Bébéar, a exprimé son dégoût, mercredi 22 juillet, sur le blog de l'Institut Montaigne, un think tank créé en 2000 pour réfléchir aux grands enjeux politiques, économiques et sociaux : "La cupidité généralisée, en grande partie responsable des dérives qui ont conduit à la crise financière, a été stigmatisée par M. Obama qui a promis des mesures énergiques (...). Où en est-on aujourd'hui ? Goldman Sachs affiche des bénéfices record après avoir mis 11 milliards de dollars de côté pour payer des bonus. 20 milliards sont prévus en 2009 (...). Les programmes gouvernementaux permettent à ces banques de reconstituer leurs réserves. En revanche, CIT Group (un groupe de services financiers américain en difficulté) dont le métier est le crédit aux PME semble abandonné à son triste sort (...). Les marchés considèrent cette décision comme courageuse (...). Je ne sais pourquoi cela me rappelle les animaux malades de la peste."
L'économiste Philippe Brossard se montre, pour sa part, déçu par l'attitude des autorités de tutelle américaines : "Autant les années 1930 avaient conduit à une véritable réflexion sur les pratiques bancaires et les mécanismes spéculatifs et débouché sur une réglementation contraignante (le Glass-Steagall Act, qui avait établi une muraille de Chine entre les maisons de titres actives sur les marchés financiers et les banques accordant des crédits à l'économie), autant cette fois, on n'a pas suivi cette route."
Au contraire, estime M. Brossard, "on a laissé les banques spéculer avec l'argent public. Le plan d'aide de l'Etat fédéral a permis aux banques d'investissement de tirer leur épingle du jeu et qui plus est, d'accéder directement au refinancement auprès de la banque centrale américaine en les autorisant à devenir des banques de plein exercice (à l'instar, une nouvelle fois, de Goldman Sachs)".
Pour l'économiste Paul Jorion, les salaires et les bonus offerts par les banques américaines sont "de l'inconscience. Ils ne tiennent pas compte du poids que représente la garantie du gouvernement américain. C'est de la provocation pure et simple. Cela va mal finir."
Bon nombre d'économistes s'attendent à ce que l'opinion demande des comptes aux banques, qui ont été subventionnées mais ont peu donné en retour. Le débat sur la réforme des rémunérations et leur contribution à l'économie, par l'impôt, ne fait que s'engager...
Dans ce concert de critiques, les banquiers européens ne sont pas en reste. Eux qui se sont vus imposer des objectifs contraignants en matière d'octroi de crédits à l'économie - en France et au Royaume-Uni - et parfois des limites en matière de primes - au Royaume-Uni, le régulateur boursier menace d'amendes les établissements accordant plus d'un an de bonus garantis -, supportent mal de voir les banques américaines laissées libres de leurs mouvements. Aucune contrepartie ne leur a été assignée en échange des aides.
Or, estiment les banques européennes, et avec elles, les gouvernements des pays européens, il ne saurait y avoir de distorsion au sein du système bancaire mondial entre des banques jouant le jeu de la sortie de crise et d'autres gagnant de l'argent sur les marchés pour le redistribuer sous la forme de bonus. Derrière la problématique des rémunérations excessives se cache donc aussi un enjeu de concurrence entre les Etats-Unis et l'Europe.
Anne Michel
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Change is on the way ! YES, WE CAN DISAPPOINT AND DECEIVE ! Excellent Dans le foot, les affaires, le rap, les ministères, c'est toujours -le gangster- qui contrôle l'affaire -----------------------------------------------
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Tout autre chose maintenant, la "reprise" arrive. Personne ne peut expliquer pourquoi, ni comment, mais elle est là. Evidemment, plus qu'une reprise, c'est surtout un atterrissage avec rebond technique: après tout, si vous faîtes l'expérience de balancer un cadavre depuis un avion, vous remarquerez que celui-ci rebondit lorsqu'il touche le sol. Mais passons.
Dans la continuité de la Crise du Jugement Dernier , et avant même de se prendre sur la tronche les conséquences des bulles qui vont inévitablement exploser (cartes de crédits; alt-a; credit crunch; chômage de masse et cercle vicieux; öst-subprimes; Etats, régions, multinationales, assurances et banques en faillite;crise alimentaire et énergétique qui reprendront mécaniquement amplifiés dès le retour de la consommation, etc... - joli inventaire à la Prévert), voici qui pourrait handicaper la reprise...
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Les Européens s'inquiètent de l'impact économique de la grippe A
LE MONDE | 20.07.09 | 14h53 • Mis à jour le 20.07.09 | 17h24
Réagissez à cet article Réagissez (26) à Londres
Et si la grippe A(H1N1) venait contrarier les prévisions de sortie de crise les plus optimistes qui annoncent du mieux pour l'activité mondiale dès l'automne 2009 ? Beaucoup d'économistes s'interrogent aujourd'hui sur ce scénario qui dépend bien sûr de la gravité de l'infection. Dans une note, les experts de la Banque mondiale estiment, par exemple, que le coût économique de la pandémie pourrait varier de 0,7 % à 4,8 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. La fourchette basse correspond à une "catastrophe modeste", à l'instar de la grippe de Hongkong de 1968 ; l'hypothèse haute, à une "catastrophe sévère" du type de la grippe espagnole de 1918, qui avait fait entre 50 et 100 millions de morts.
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Le cabinet britannique Oxford Economics, lié à l'université anglaise, prédit, lui, dans une étude publiée le 17 juillet, que la pandémie pourrait repousser d'un à deux ans le redressement de l'économie mondiale. L'institut insiste dans son analyse sur la rapidité avec laquelle la maladie, pour le moment largement bénigne, se propage. Oxford Economics met en avant l'hypothèse d'une contamination future de 30 % de la population mondiale et en tire les conséquences possibles sur l'activité. Du côté des entreprises, l'absentéisme au travail - renforcé par l'obligation des parents de garder leurs enfants à la maison - et la diminution des voyages devraient perturber la conduite des affaires, et donc la production. Clients et consommateurs pourraient, eux, décider d'éviter les lieux publics (centres commerciaux, cinémas, manifestations sportives, etc.) et restreindre leurs envies de tourisme.
Ce cercle vicieux risquerait aussi d'ébranler la confiance des investisseurs et des marchés financiers, encore sous le choc de la crise économique actuelle. Rien de tel pour inciter les ménages à redoubler de prudence et à épargner davantage. Bref, pour l'organisme anglais, tous les ingrédients pourraient être réunis "pour plonger le monde dans la déflation", soit une crise profonde marquée par une baisse générale et prolongée de la valeur des biens et des actifs.
Un scénario noir ? En tout cas le plus extrême. Les experts d'Oxford Economics expliquent avoir réalisé leurs extrapolations à partir des pandémies grippales précédentes, notamment la grippe asiatique (H2N2) de 1957 et celle de Hongkong (H3N2) en 1968, et surtout à partir du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui a frappé l'Asie en 2003, année où "le nombre de touristes étrangers à destination de Hongkong a baissé de 60 %". Et encore, précisent-ils, en 2003, l'économie mondiale n'était pas aussi mal en point qu'aujourd'hui, et l'activité était repartie rapidement.
L'étude se penche plus particulièrement sur le cas britannique, pays européen le plus touché par la pandémie.
Sur les sept derniers jours, le nombre de morts liées au virus H1N1 a plus que doublé, pour atteindre 29 (26 en Angleterre, 3 en Ecosse). Tout comme celui des personnes qui présentent tous les symptômes de la maladie - mais qui n'ont pas encore été officiellement diagnostiquées comme atteintes par le virus -, qui s'est brutalement alourdie de 55 000 cas et dépasse désormais les 100 000.
L'European Centre for Disease Prevention and Control, installé à Stockholm, dénombre 10 649 personnes officiellement atteintes de la grippe A(H1N1), sur un total de 15 774 cas répertoriés au sein de l'Union européenne élargie à la Norvège, la Suisse et l'Islande. Personne ne sait aujourd'hui expliquer cette particularité britannique, même si l'intensité du trafic aérien qui passe par Londres n'y est pas étrangère. British Airways et Virgin Atlantic n'embarquent d'ailleurs plus les passagers présentant des symptômes de la maladie.
Oxford Economics estime que le coût de la pandémie pourrait représenter, en Grande-Bretagne, jusqu'à 5 % du PIB, alors que le pays affronte actuellement sa plus grave récession depuis la seconde guerre mondiale. Le gouvernement de Gordon Brown a beau assurer que la Grande-Bretagne est le pays "le mieux préparé" à la lutte contre la pandémie, sa communication est plus alarmante que rassurante. Le ministère de la santé a demandé au National Health Service (NHS), le service de santé public britannique, de se mettre en ordre de bataille pour faire face à 65 000 décès. Il ne s'agit pas d'une prévision, ont assuré ses porte-parole, mais d'un scénario catastrophe qui verrait à l'automne 30 % de la population - et 50 % des enfants - atteinte de la grippe porcine.
Dans ce contexte, les femmes enceintes et les enfants - particulièrement touchés par le virus - se voient conseillé de rester à la maison. Le ministre de l'éducation a, pour sa part, annoncé que des écoles pourraient être fermées dès la rentrée. D'autant que la période de vacances scolaires qui débute dans les prochains jours est propice aux déplacements et à la contagion. Si la tendance actuelle se confirme, "nous pourrions voir plus de 100 000 cas par jour d'ici à la fin août, mais j'insiste, ce n'est qu'une projection", a récemment déclaré Andy Burnham, le ministre de la santé. En septembre, un salarié sur huit pourrait être contraint de rester chez lui, selon les projections de ses services. Le pays n'est pas équipé pour affronter un phénomène d'une telle ampleur. On ne sait pas quand les 132 millions de doses de vaccin contre le virus H1N1 que la Grande-Bretagne a commandées pour traiter ses 60 millions d'habitants seront disponibles. Les hôpitaux seront vite saturés.
Face à cette montée de l'inquiétude et des risques économiques, gouvernements et entreprises sont en alerte (Le Monde du 16 juin).En France, le ministère de l'économie a installé depuis début mai une "cellule de continuité économique". Aux Etats-Unis, les experts des services américains de santé et de vaccination tiendront une réunion d'urgence le 29 juillet pour mettre en place un plan de vaccination contre la grippe A(H1N1) à l'automne. Il est vrai que six Américains sur dix, selon un sondage réalisé mi-juillet par l'université d'Harvard, craignent une résurgence de la maladie, 43 % redoutent d'avoir des pertes de revenus et 25 % de perdre leur emploi s'ils sont contraints de rester chez eux.
Un taux d'absentéisme élevé à l'automne est en tout cas une hypothèse largement prise en compte par les grands groupes qui s'équipent en masques et en antiviraux, et réfléchissent au développement du télétravail. Les PME seraient plus à la traîne. A Londres, la fédération des petites entreprises pense que 120 000 PME pourraient être contraintes de suspendre leur activité en raison de la pandémie.
A Consulter : l'étude d'Oxford Economics.
Marie-Béatrice Baudet et Virginie Malingre
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et les écoles pourraient fermer dès la rentrée dans certains pays: http://news.google.fr/news?pz=1&cf [...] s3H8xrdmDM
Et oui, la loi de Murphy s'applique aussi à l'économie, c'est ballot... ---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
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