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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°19205216
Profil sup​primé
Posté le 18-07-2009 à 19:06:58  answer
 

Reprise du message précédent :
 
 
Oui c'est bien ça mais il y a quand même de petites améliorations.
 
Voici l'explication :
 

Citation :

Le noyau de Windows 7 reste globalement inchangé par rapport à celui de Windows Vista bien que certains petits changements intéressants soient intervenus.
 
Il y a plusieurs années, David Cutler, l’un des pères du noyau NT, avait placé un verrou global utilisé par le noyau pour la synchronisation des threads lors, par exemple, de l’accès exclusif à certains objets. Ce verrou avait pour conséquence de stopper l’exécution de tous les cœurs d’exécution pour donner l’accès exclusif d’un objet à un seul cœur. Jusqu’à aujourd’hui, ce mécanisme ne posait pas de problème, mais avec l’arrivée des machines massivement multicœurs, ce fonctionnement induisait des temps de repos du thread assez long. Arun Kishan, un autre développeur du noyau, s’est attaqué au problème pour Windows 7. Il a éclaté ce verrou global en verrous plus fins et a ajouté un nouvel état d’attente pour les threads.
 
http://www.pcinpact.com/dossiers/w [...] 159-14.htm


Message édité par Profil supprimé le 18-07-2009 à 19:07:55
mood
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Posté le 18-07-2009 à 19:06:58  profilanswer
 

n°19205219
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 18-07-2009 à 19:07:17  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


 
oui, mais voyage sncf c'est un cas particulier: c'est Athos derrière. Et ils sont en perdition aussi bien financièrement que qualitativement.


 
Oui enfin c'était juste un exemple, le fait est que le développement est considéré comme un sous metier en informatique.
D'ailleurs sur un cycle en v (http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_en_V) qui est toujours idéalisé, l'implementation technique se résume à ... "codage", pas besoin de refléchir, suffit de coder :/


---------------
HFR, the final frontier, where no troll has gone before
n°19205221
thekilgore
Mode et rats tueurs
Posté le 18-07-2009 à 19:07:37  profilanswer
 

super_pourri a écrit :


 
faut faire gaffe ils bossent bcp avec des Portugais ceux-là !


 
Oui Aramis l'accompagne souvent aussi.

n°19205288
Joyrock
Posté le 18-07-2009 à 19:16:10  profilanswer
 


Parcequ'ils sont pas ouvert d'esprit ?  [:azylum]

n°19205663
boisse
Well...fuck
Posté le 18-07-2009 à 20:11:16  profilanswer
 

Babouchka a écrit :

C'est pas seulement le pb des indiens, c'est aussi que de plus en plus le "dev" est considéré comme une tache ingrate, et considérée comme telle par la hierarchie pour qui à peu près n'importe quel troufion peut faire l'affaire.
Alors on "forme" des gens sur le tas à pisser du code n'importe comment, pour peu que ça marche ... si ça marche ...
Des "choses" comme voyages-sncf.com pourtant à priori intégralement développées en France sont des horreurs assez emblématique de la situation actuelle ...


 
 
oui enfin la sncf ils ont reconverti des cheminots au html pour eviter de les virer :o


---------------
https://www.youtube.com/watch?v=HjPgdhRsGIQ
n°19205688
super_pour​ri
חירות, שוויון, אחוה
Posté le 18-07-2009 à 20:15:25  profilanswer
 

Joyrock a écrit :


Parcequ'ils sont pas ouvert d'esprit ?  [:azylum]


 
+1
et méprisants envers les Indiens du style "non mais franchement je ne veux surtout pas avoir le même niveau de vie que ces pouilleux"

n°19205692
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 18-07-2009 à 20:16:26  profilanswer
 

super_pourri a écrit :


 
+1
et méprisants envers les Indiens du style "non mais franchement je ne veux surtout pas avoir le même niveau de vie que ces pouilleux"


 
Ben vas y en inde poupou :D


---------------
HFR, the final frontier, where no troll has gone before
n°19205784
veryfree
Posté le 18-07-2009 à 20:35:20  profilanswer
 

je me souviens avoir vu la bande annonce de I.O.U.S.A au ciné il y a plus d'un an maintenant ... http://www.allocine.fr/film/fichef [...] 38790.html

 

http://www.youtube.com/watch?v=HBo2xQIWHiM

 

est ce que vous savez pourquoi il n'est jamais sortis chez nous ?

 

Pendant un moment je me suis dit qu'il devais mettre a jour la fin du film mais c'est un peu long !


Message édité par veryfree le 18-07-2009 à 20:37:17
n°19205830
super_pour​ri
חירות, שוויון, אחוה
Posté le 18-07-2009 à 20:42:46  profilanswer
 

Babouchka a écrit :


 
Ben vas y en inde poupou :D


 
moi j'ai déjà ce problème avec 99% du territoire français
 
:o

n°19206866
Profil sup​primé
Posté le 18-07-2009 à 22:26:41  answer
 

Citation :

Acte III de la crise financière : la bombe des CDS

Deux ans après le début de la crise financière, en juillet 2007, l’optimisme est de bon ton. La sortie de la récession est annoncée pour la fin de l’année et la planète finance est en cours de convalescence, si l’on en juge les profits record affichés par la banque Goldman Sachs. Pas si vite. Dans l’acte I de la crise financière on a assisté à la faillite de deux fonds de Bear Sterns investis dans les suprimes. L’acte II a vu la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008. L’acte III pourrait bien marquer l’explosion de la « bombe des CDS », aux conséquences cent fois plus dramatiques que la crise des subprimes. Suivez nos explications.  
 
Souvenez-vous, c’était en juillet 2007. Autant dire une éternité pour les marchés financiers. La crise des subprimes venait d’éclater. Le 16 juillet 2007, il ya exactement deux ans, la banque d’investissement américaine Bear Sterns, paix à son âme, annonçait que deux de ses fonds spéculatifs avaient perdu la quasi-totalité de leur valeur suite à des investissements hasardeux dans des titres adossés à des crédits hypothécaires américains, les fameux subprimes. L’été 2007 a été mouvementé, conduisant la FED à amorcer en septembre 2007 une série d’interventions qui allaient ramener son taux directeur aux alentours de zéro à l’automne 2008. Le monde découvrait avec effroi les actifs toxiques. Il aura fallu une légère hausse des taux longs américains au printemps 2007 pour que cette crise éclate. Mais le ver était déjà dans le fruit avec un retournement du marché immobilier déjà en juillet 2006. Nous n’étions encore qu’au début de la crise financière et les esprits candides ne prédisaient encore que des conséquences très bénignes sur l’économie réelle. Fin de l’acte 1.
 
Souvenez-vous, c’était en septembre 2008. La banque Lehman Brothers annonçait qu’elle était à cours de liquidités. Ne pouvant mobiliser son énorme ardoise d’actifs toxiques, et n’ayant pu obtenir un prêt de la Réserve Fédérale ou du Trésor Américain pour hônorer ses engagements à court terme, Lehman Brothers déclare faillite. La crise de liquidité de l’automne 2007 et du printemps 2008 se transforme en crise financière généralisée. Les bourses chutent emportant toutes les classes d’actifs dans leur sillage : actions, obligations, matières premières. La volatilité est inouïe. De mémoire de trader on n’avait jamais vu ça. L’indixe VIX américain, surnommé l’indice de la peur, atteint un record historique. La confiance dans l’économie s’écroule aux Etats-Unis comme dans le reste du monde. Le mot de récession est lâché. Le NBER établira que les Etats-Unis étaient entrés en récession dès décembre 2007. Fin de l’acte 2.  
 
Voilà nous y sommes. C’est l’été 2009. On se préoccupe plus des vacances que des marchés financiers, qui tournent au ralenti. En cette fin de l’an II de la crise financière, on nous annonce déjà la sortie de la récession pour la fin de l’année, et tant pis si la reprise sera laborieuse et que les dettes publiques explosent. La crise financière ne serait plus qu’un mauvais souvenir exorcisé à coup de sommets du G20 et de plans de régulation financière les "plus ambitieux depuis les années 1930" (dixit le Président Barack Obama).  
 
Pas si vite.
 
Un nouveau grondement sourd des profondeurs de la finance, avec des frémissements qui vont des steppes kazakhes aux trading floors londoniens et new-yorkais. De quoi s’agit-il au juste ? Hé bien, tout simplement de la plus grande bombe à retardement financière qui ait jamais été inventée : les CDS ou Credit Default Swaps. Une bombe dont la puissance de déflagration pourrait être cent fois supérieure à celle des subprimes, avec un encours mondial de plus de 40000 milliards de dollars en décembre 2008 ! Oui, vous avez bien lu 40000 milliards de dollars.  
 
Le débat sur les CDS était cantonné jusqu’à présent à une sphère purement technique, l’objectif étant de sortir de l’ombre ces titres dont on ne connaît ni les détenteurs finaux, ni la valeur réelle, ni les contreparties, et de rationaliser ces marchés à travers la mise en place de chambre de compensations centralisées. Un débat d’experts et d’initiés qui devait rester comme tel.
 
Mais voilà. Le Département de la Justice Américain vient d’ouvrir une investigation pour en savoir plus sur ce marché, caractérisé par sa structure fortement oligopolistique. Opération vérité et transparence. Premier visé, la société Markit, fournisseur de l’information financière sur ces instruments. Du moins, fournisseur du peu d’information qui circule, l’essentiel des transactions ayant lieu, comme on dit, Over The Counter (OTC), autrement dit de gré à gré.
 
Le débat sur les CDS vient de prendre aussi une tournure beaucoup plus politique au Kazhakstan, comme le rapporte le Financial Times. Oui, ne riez pas. Cela n’a rien d’une blague potash (sic) à la Borat. Pendant des années les banques occidentales ont prêté des sommes considérables aux banques kazakh, qui roulaient sur l’or grâce au pétrole et aux autres ressources naturelles dont le pays regorge, recyclant ces liquidités dans des projets à la rentabilité plus que douteuse. C’était avant la crise financière et la chute du prix du pétrole. Aujourd’hui, les banques kazakh sont aux abois. La plupart ont été nationalisées par le gouvernement ou sont en passe de l’être. Or, pour ce couvrir les banques occidentales avaient souscrit ces fameux CDS qui les protègent en cas de défaut de leurs clients kazakhs. Une assurance tout risque, en somme. Le problème c’est que ces mêmes banques sont aujourd’hui tentées de spéculer sur les CDS, dont le prix augmente quand la probabilité de défaut de la contrepartie augmente. La banque Morgan Stanley est ainsi soupçonnée d’avoir favorisée à dessein la banqueroute de la plus grande banque kazakh, la BTA, pour pouvoir actionner les "airbags financiers" et empôcher une belle plus-value au passage. Assurément, là on ne rigole plus. Morgan Stanley a beau démentir, elle n’en est pas moins dans une situation délicate. Précipitez la BTA dans la faillite et c’est tout un pan du système financier kazakh qui s’effondre.
 
En vérité, le risque lié aux CDS est bien plus grave que tout ce que l’on a connu au cours des deux dernières années. Le pire n’est pas certain, mais tous comme les ogives nucléaires, ces instruments ne sont pas à mettre entre les mains de n’importe quels spéculateurs, qui pourraient être tentés de jouer le Grand soir financier, emportant au passage toute l’économie mondiale dans un gouffre béant. Il est encore temps d’agir, mais le temps est compté.


 
http://kateb.blogg.org/


Message édité par Profil supprimé le 18-07-2009 à 22:27:39
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Posté le 18-07-2009 à 22:26:41  profilanswer
 

n°19207051
Profil sup​primé
Posté le 18-07-2009 à 22:48:17  answer
 

Joyrock a écrit :


Les grosses SSII (Capgemini, Accenture...) développe l'offshore à mort, ils en reviennent pas du tout ils y vont à fond. Et ça commence à s'industrialiser et à se vendre à des gros clients du CAC40 donc ça prend aussi côté client. Bref on est loin d'en revenir (malheureusement).


 
oué oué. J'ai bossé pour eux, ils ne volent pas leur appellation de "marchands de viande humaine". Reste que lowcost, c'est aussi synonyme de lowquality. Quand tu veux de la presta de qualité, tu la payes. Pour donner un exemple, airbus veut plus payer. Ben paye ton retard sur le 380, le 400M et le 350 ...  
 

kadreg a écrit :


 
oui, mais il y a un truc qui traine : les bons partent.  Je bosse pas mal avec des indiens, et on a que des mecs moyens au mieux. Quand on en a un bon, il file aux US (ou autre destination du même style), avec un salaire américain. Au final, c'est pas brillant quoi :/ Ah, j'suis dans un gros machin :o


 
voila. pareil que chez les "grandes SSII francaises du cac40", les bons n'y restent pas longtemps :D
 

Babouchka a écrit :


 
Oui enfin c'était juste un exemple, le fait est que le développement est considéré comme un sous metier en informatique.
D'ailleurs sur un cycle en v (http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_en_V) qui est toujours idéalisé, l'implementation technique se résume à ... "codage", pas besoin de refléchir, suffit de coder :/


 
si les gars qui font les specs et la conception ont bien fait leur boulot, l'implémentation technique se résume effectivement à "codage", et dans ces cas la tu mets ton cerveau sur off et tu pisses du code (et c'est chiant :D ) c'est typiquement le cas en avionique par exemple.

n°19208274
Profil sup​primé
Posté le 19-07-2009 à 02:14:47  answer
 

Les politiques croient encore que la crise va bientôt être finie que la croissance va repartir et qu'on va redémarrer nos petites affaires comme si de rien n'était mais tout ça c'est fini. On a un rééquilibrage mondial en faveur de l'Inde et de la Chine et un surendettement alarmant des pays occidentaux, il est clair qu'avec tout ça une très grande misère et un monde extrêmement inégalitaire se dessinent à l'horizon.
 

Citation :

Selon Patrick Artus (banque Natixis), "les emplois perdus le sont de façon irréversible". "On fabriquera moins de voitures et moins de biens durables. Où seront créés les emplois de demain ? On ne sait pas", reconnaît-il. Même Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, doute : "Nous avons créé une entité nouvelle, l'économie mondialisée, dont nous découvrons la fragilité. (...) L'avenir n'est écrit nulle part en ce moment." Selon le scénario de Patrick Artus, dans trois ou quatre ans, la dette des pays de l'OCDE va dépasser leur produit intérieur brut (PIB). Résultat : "Il va falloir diminuer la protection sociale, le nombre de fonctionnaires et augmenter les impôts", prévient-il.
 
http://www.lemonde.fr/opinions/art [...] _3232.html

n°19208297
freeza01
Posté le 19-07-2009 à 02:20:11  profilanswer
 

Et vive l'ultra-libéralisme !
 
-------------------------------
Même à court terme, les ennuis ne sont pas exclus:
 

Citation :

http://argent.canoe.ca/lca/affaire [...] 50126.html
 
Banques américaines : ce n’est pas la fin de la tempête
17 juillet 2009 | 15h01
 
Mathieu Lavallée
Argent
 
Même si plusieurs banques américaines viennent d’annoncer cette semaine des bénéfices dépassant les attentes, plusieurs experts sont d’avis qu’il ne faut pas y voir la fin de la tempête financière.
 
 
Pour le dernier trimestre, JPMorgan Chase a engrangé un bénéfice de 2,7 G $US, alors que Bank of America a récolté 3,2G $US, et Citigroup, 4,3G $US. Elles ont toutes profité d’une période de trois mois exceptionnelle sur les marchés pour faire d’excellentes recettes avec leurs activités de courtage. Par exemple, les profits dégagés de ces activités chez JPMorgan Chase ont failli quadrupler en 12 mois.
 
Mais selon les analystes de la Deutsche Bank, ces performances ne sont « sans doute pas un bon indicateur de ce qui se passe ».
 
Par exemple, si Citigroup a renoué avec les bénéfices pour la première fois depuis le troisième trimestre de 2007, elle le doit à la vente partielle de sa filiale Smith Barney, qui a rapporté 6,7 G $ US en plus value.
 
Mais le nœud du problème se situe du côté de la banque de détail.
 
Les activités bancaires pour les particuliers suivent « exactement l’état de l’économie et de l’emploi » selon Gregori Volokhine, de Meeschaert New York. « Il ne peut donc pas y avoir de miracle », explique-t-il.
 
Plus tôt cette semaine, la banque centrale américaine (Fed) a revu ses prévisions à la hausse pour le chômage, indiquant qu’il pouvait grimper jusqu’à 10,1 % d’ici la fin de l’année, et qu’il pourrait se situer entre 9,5 et 9,8 % l’année prochaine.
 
Pour les banques, la faiblesse actuelle de l’économie a pour conséquence le coût des créances douteuses, qui a plus que doublé parfois en un an.
 
Selon les analystes de la Deutsche Bank, il faut s’attendre à « une hausse des pertes associès aux crédits non payés au second trimestre », même si on constate présentement les « premiers signes de stabilisation des défauts de paiements chez les particuliers ». À leur avis, le sommet devrait se produite au 4e trimestre, sinon au 1er trimestre de 2010.
 
Cette situation serait surtout un problème pour JPMorgan et Citigroup, qui comptent sur les services bancaires au détail comme source stable de revenus selon Charles Geisst, un spécialiste de la finance au Manhattan College.
 
D’ailleurs, Bank of America a indiqué que la faiblesse de l’économie nuirait à ses performances pour toute l’année 2009 et même en 2010.
 
Avec Agence France Presse.


 
---------------------------------------
 
http://tempsreel.nouvelobs.com/dep [...] nsomm.html
 

Citation :


 
Economie
BofA et Citi sonnent l'alarme sur le crédit à la consommation
REUTERS | 17.07.2009 | 23:19
Bank of America, plus grand groupe bancaire des Etats-Unis, et Citigroup, numéro trois, ont publié vendredi des résultats trimestriels marqués par une nette détérioration de la qualité du crédit à la consommation. /Photo d'archives/REUTERS/Beawiharta
 
NEW YORK (Reuters) - Bank of America, plus grand groupe bancaire des Etats-Unis, et Citigroup, numéro trois, ont publié vendredi des résultats trimestriels marqués par une nette détérioration de la qualité du crédit à la consommation.
 
Les banques américaines, convalescentes après deux années de crise financière, subissent donc désormais les effets de la récession mondiale, qui pèse sur leur rétablissement.
 
Bank of America et Citigroup ont chacune reçu 45 milliards de dollars d'aide publique.
 
Les deux établissements ont fait état d'une forte augmentation des défauts de paiement dans les cartes de crédit à la consommation et ont prévu que la situation s'aggravera encore.
 
Leurs résultats du deuxième trimestre montrent aussi qu'il faudra du temps pour effacer de leurs bilans les effets les plus néfastes des créances douteuses dans le segment du crédit hypothécaire.
 
Les résultats des deux banques contrastent avec les performances affichées mardi et jeudi par leurs deux grandes rivales de Wall Street, Goldman Sachs Group et JPMorgan Chase, dont les activités de courtage, grâce au rebond des marchés boursiers, ont dopé les bénéfices du deuxième trimestre.
 
JPMorgan Chase a cependant vu ses pertes sur créances plus que doublées sur un an et la hausse de 36% de son bénéfice trimestriel est essentiellement imputable à ses activités de banque d'investissement, avec des commissions record.
 
Ces performances en trompe-l'oeil des quatre grandes banques new-yorkaises expliquent la réaction prudente des investisseurs à Wall Street.
 
Les autres grandes banques américaines publieront leurs résultats trimestriels la semaine prochaine, notamment Wells Fargo et Morgan Stanley.
 
IMPORTANTES PROVISIONS POUR CRÉANCES DOUTEUSES
 
"Tout compte fait, notre trimestre ressort en baisse à cause de pertes dans le crédit hypothécaire et dans les cartes de crédit", a résumé le directeur général de Citigroup, Vikram Pandit. "Les cartes de crédit et le crédit hypothécaire, c'est là qu'il faut nous frayer un chemin."
 
Cette situation pourrait augurer d'autres difficultés dans une industrie bancaire où le Trésor américain a dû injecter ces derniers mois des dizaines de milliards de dollars.
 
La fragilité de l'état de santé des banques américaines est illustrée par le risque de faillite encouru actuellement par le spécialiste du crédit aux PME CIT Group.
 
Bank of America, qui a dû absorber en urgence Merrill Lynch l'an dernier, a dit s'attendre à une poursuite des défauts de paiement, notamment dans les carte de crédit, et a provisionné 13,38 milliards de dollars pour créances douteuses, pour le deuxième trimestre d'affilée.
 
La banque a prévenu que les conditions de marché resteraient difficiles jusqu'à l'an prochain, mais son bénéfice net trimestriel, à 2,42 milliards de dollars, s'est inscrit au-dessus des attentes de Wall Street.
 
Chez Citigroup, les pertes ont été masquées par la plus-value de cession réalisée en vendant partiellement sa filiale de courtage Smith Barney, désormais en coentreprise avec Morgan Stanley.
 
Les coûts de crédit de Citi ont grimpé de 12,4 milliards de dollars, montant qui comprend 3,9 milliards de réserves pour pertes sur créances.
 
"Il semble qu'elles (Citi et BofA) provisionnent beaucoup toutes les deux pour pertes sur créances dans tous les segments de leurs activités, c'est la mauvaise nouvelle", relève Walter Todd, gérant de portefeuille chez Greenwood Capital Associates. "La bonne nouvelle, c'est que les bénéfices ont l'air vraiment forts."
 
Jonathan Stempel, Joseph A. Giannone, Jonathan Spicer, Steve Eder, version française Dominique Rodriguez


 
 
Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien...


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°19209185
Joyrock
Posté le 19-07-2009 à 10:45:07  profilanswer
 


 
J'ai posé ma dém il y a une semaine et je me barre en Amérique du nord en septembre avec le salaire qui va  bien effectivement :o

n°19209778
Ex-Floodeu​r
La Source
Posté le 19-07-2009 à 12:45:58  profilanswer
 

La crise est finie, les super bonus sont de retour :o


---------------
Saint Seiya  || La Livebox || Europe, débats, réflexions
n°19209831
python
Posté le 19-07-2009 à 12:54:56  profilanswer
 

Ex-Floodeur a écrit :

La crise est finie, les super bonus sont de retour :o


 
Faut que je devienne Trader pour jouer dans ce casino géant :D


Message édité par python le 19-07-2009 à 12:55:30
n°19209958
poilagratt​er
Posté le 19-07-2009 à 13:22:39  profilanswer
 

Citation :


Architecture du système économique

 
Le système économique tel qu'on le prétend:
 
 
http://img507.imageshack.us/img507/7334/wld11vg9.jpg
 
 
En haut on trouve la sphère de production/consommation (sphère ou l'on vit)
En bas, le sac à monnaie, qui supporte tout le système,
Au milieu la pompe (banques et bourses), qui fait circuler la monnaie entre la sphère de production/consommation et le sac à monnaie, en injectant l'investissement  - et en récupérant les bénéfices.
 
Entre le sac à monnaie et la pompe, on trouve un circuit qui permet la spéculation: la pompe peut aspirer de la monnaie d'un coté du sac, pour la réinjecter de l'autre, sans la faire passer dans la sphère de production/consommation.
 
N'est pas représentée, la Banque Centrale, seule autorisée à "imprimer" de la monnaie  pour alimenter l'ensemble, en l'injectant  dans la pompe.  
 
Le système économique tel qu'il est devenu avant la crise financière:
 
 
http://img198.imageshack.us/img198/8015/wld2.jpg
 
 
Là, c'est un peu différent.
 
Le sac à monnaie est en haut du sytème, relié comme précédement à la pompe, via l'anneau de spéculation, dans lequel circule une masse colossale de monnaie, au détriment de la production/consommation.
 
Ce qui était la sphère de production/consommation, est en fait réduit à une sorte d'organe digestif, qui reçoit des investissements depuis la pompe, laquelle aspire par ailleurs les bénéfices.
Notez la section des canalisations "bénéfices" et "investissements", par rapport au 1er dessin, qui suggère que le flux de bénéfices est  supérieur au flux d'investissement.
De la digestion ressort la population en voie d'exclusion du système, car elle est inutile aux profits (bénéfices), qui sont LA finalité suprême du système.
 
Enfin, notez les domaines du pouvoir financier, et du pouvoir politique
 
 
 
 
3 - Le système économique tel qu'il est devenu après la crise financière,  
et son sauvetage par les banques centrales, et gouvernements:

 
 
http://img841.imageshack.us/img841/1644/wld32.jpg
 
 
On y voit que l'économie réelle est une charge inutile au système financier.
 
Celui ci peut vivre de lui même, puisqu'il a LE pouvoir absolu.  
Son pouvoir est bien au dessus de celui des états et des peuples,  
qui sont soumis aux lois de la Finance,...    pour l'éternité ( :D ) .
 
Le système financier tourne sur lui même.
Les acteurs s'échangent des titres, certains font faillites,  
tandis que les meilleurs joueurs font des bénéfices substantiels.
 
 

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 07-07-2012 à 18:16:50

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19210071
Esska
Posté le 19-07-2009 à 13:49:59  profilanswer
 

[:rofl]

n°19210223
m3zcal
Posté le 19-07-2009 à 14:19:31  profilanswer
 

[:azylum]


---------------
dcphoto.com
n°19210413
python
Posté le 19-07-2009 à 14:47:30  profilanswer
 

J'y crois pas trop.  
 
Le domaine financier a besoin de l'argent de l'économie rélle pour fonctionnier.  Seulement l'économie rélle n'a pas autant d'argent que le pouvoir financier mais a de l'argent uniquement pour fonctionnier.  Une partie des dividendes retourne à l'économie rélle.  Celle-ci produit de la richesse qui retourne au domaine financier.  Le domaine financier reverse à nouveau une partie seulement des richesse à l'économie rélle et ainsi de suite.  
 
Le domaine politique n'est pas en bas mais en haut.  Car s'il serait en bas, il rendrait compte de toutes leurs promesses aux électeurs, ce qui n'est pas le cas.  
 
Une personne avisée sépare le domaine politique du domaine de l'économie rélle et du domaine financier.

Message cité 2 fois
Message édité par python le 19-07-2009 à 14:51:00
n°19210456
poilagratt​er
Posté le 19-07-2009 à 14:52:01  profilanswer
 

python a écrit :

J'y crois pas trop.  
 
Le domaine financier a besoin de l'argent de l'économie rélle pour fonctionnier.  Seulement l'économie rélle n'a pas autant d'argent que le pouvoir financier mais a de l'argent uniquement pour fonctionnier.  


Oui, mais c'est de moins en moins vrai.
A la limite, la Finance peut se passer totalement d'investir, et seulement de consommer des biens fournits par l'économie réelle (ben oui, les traders et autres, faut qu'ils vivent, et bien!), ce qui envoie un peu de fric dans l'économie réelle.
 
L'économie réelle tourne ensuite à base de troc, dons, charité biziness, monnaies d'échanges locaux...

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 19-07-2009 à 14:59:07

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19210519
python
Posté le 19-07-2009 à 14:58:59  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Oui, mais c'est de moins en moins vrai.
A la limite, elle peut se passer totalement d'investir, et seulement de consommer des biens fournits par l'économie réelle, ce qui envoie un peu de fric dans l'économie réelle.
 
L'économie réelle tourne ensuite à base de troc, dons, charité biziness, monnaies d'échanges locaux...


 
Selon moi le domaine politique est égal au pouvoir financier car il dispose de moyens que même pas une multinationale peut posséder comme celui de la planche à billets (crédit).  
 
 
   

n°19210636
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 19-07-2009 à 15:13:31  profilanswer
 

à propos d'économie réelle :
 
Quatre banques régionales ont été fermées par le régulateur, portant à 57 le nombre d'établissements de dépôt ayant fait faillite aux Etats-Unis depuis le début de l'année, a annoncé vendredi l'agence fédérale de garantie des dépôts FDIC.
Deux de ces établissements, sis en Californie, comptent parmi les plus gros sinistres bancaires de l'année. Par la taille des actifs en jeu, il s'agit de la quatrième et de la sixième faillite bancaire intervenues aux Etats-Unis depuis le 1er janvier.
http://www.google.com/hostednews/a [...] RFml3BMY9w
 
le gouvernement californien a dû commencer à appliquer des mesures d'urgence.  
Des factures sont réglées avec des reconnaissances de dettes en papier, ou "IOUs" ("I owe you" signifie "Je vous dois" ), et des vagues de congés sans solde (furloughs) sont prévus pour les fonctionnaires.
 
Mercredi 15 juillet, les tribunaux du comté de Los Angeles, l'institution judiciaire la plus importante de la nation, ont fermé, comme désormais chaque troisième mercredi du mois, et 93 % de leurs 5 560 employés ont été contraints de prendre une journée de congé sans solde. Ces deux semaines et demie de fermeture annuelle devraient permettre d'économiser 18 millions de dollars, soit 3,3 % du budget. Sur les 588 tribunaux du comté, 45 resteront ouverts pour répondre aux urgences : violences domestiques et crimes. "Ce n'est pas une bonne journée pour le comté de Los Angeles", a déploré le président de la Cour Charles McCoy, poursuivant : "Pour la première fois de notre histoire moderne, nous voilà contraints de fermer nos tribunaux et de compromettre le travail de la justice. Le vieil adage dit vrai : surseoir à la justice, c'est dénier la justice."  
 
Jeudi 16 juillet, le conseil d'administration de l'Université de Californie, privé de 813 millions de dollars de fonds publics, a adopté, à l'unanimité moins une voix, un plan de congés sans solde affectant 140 000 professeurs et administrateurs, dont les salaires seront ainsi réduits de 4 % à 10 %. "En augmentant les jours de congés sans solde, on risque de faire grimper le nombre de maisons saisies par les banques, redoute Karen Bass, speaker (présidente) démocrate de l'Assemblée californienne. Ce n'est pas une bonne décision quand on sait que le nombre de familles sans abri est en augmentation."
http://www.lemonde.fr/ameriques/ar [...] _3222.html
 
s'il y a bien un secteur important pour le fonctionnement de la société c'est la justice car elle garanti les droits du faible face au fort. en mettant la justice au ralenti on dirait que le fort a réussi à prendre l'avantage. j'ai l'impression qu'on va droit à la violence.


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du vide, j'en ai plein !
n°19210848
python
Posté le 19-07-2009 à 15:42:13  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :


s'il y a bien un secteur important pour le fonctionnement de la société c'est la justice car elle garanti les droits du faible face au fort. en mettant la justice au ralenti on dirait que le fort a réussi à prendre l'avantage. j'ai l'impression qu'on va droit à la violence.


 
Moi je pense que les USA ont perdu le sens de la réalité et les problèmes sont tellement surrélistes qu'il vaut mieux oublier tout ça et recommencer à zéro comme lorsqu'on passe sur la cas GO du monopoly.  
 

n°19211225
poilagratt​er
Posté le 19-07-2009 à 16:28:11  profilanswer
 

python a écrit :


 
Selon moi le domaine politique est égal au pouvoir financier car il dispose de moyens que même pas une multinationale peut posséder comme celui de la planche à billets (crédit).  
 
 
   


 :non:   Les états ne sont pas autorisés par les banques centrales à financer l'économie réelle!
Il leur est toléré une dette - limitée - pour leurs dépenses internes à leur administration, et picétou.
Ils peuvent émettre des obligations, au même titre que les entreprises. Ils peuvent aussi faire faillite!...


Message édité par poilagratter le 19-07-2009 à 19:37:35

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19211295
poilagratt​er
Posté le 19-07-2009 à 16:36:38  profilanswer
 

python a écrit :


 
Moi je pense que les USA ont perdu le sens de la réalité et les problèmes sont tellement surrélistes qu'il vaut mieux oublier tout ça et recommencer à zéro comme lorsqu'on passe sur la cas GO du monopoly.  
 


Ben oui, et y a pas que les USA, le monde entier a perdu le sens des réalités.  Seule la Finance compte, l'économie réelle est devenue accessoire.
 
Autrement dit, il faudrait décider de remplacer le système financier indépendant actuel, par un réseau de banques d'état.
Mais il faudra auparavant que les pays développés retournent à l'état sauvage, (la Californie est en avance) réinventent le troc, puis la monnaie, etc.
 
Il y a encore beaucoup trop de fanatiques du système actuel...  (hein, peaceful :D )
L'intégrisme capitaliste interdit de penser différemment de ce qu'il ya d'écrit dans les lois divines, écrites par les banquiers.


Message édité par poilagratter le 19-07-2009 à 18:51:24

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19212306
poilagratt​er
Posté le 19-07-2009 à 18:17:45  profilanswer
 

python a écrit :

J'y crois pas trop.  
 
Le domaine financier a besoin de l'argent de l'économie rélle pour fonctionnier.  Seulement l'économie rélle n'a pas autant d'argent que le pouvoir financier mais a de l'argent uniquement pour fonctionnier.  Une partie des dividendes retourne à l'économie rélle.  Celle-ci produit de la richesse qui retourne au domaine financier.  Le domaine financier reverse à nouveau une partie seulement des richesse à l'économie rélle et ainsi de suite.  
 
Le domaine politique n' est pas en bas mais en haut.  Car s'il serait en bas, il rendrait compte de toutes leurs promesses aux électeurs il rend des comptes aux financiers, ce qui n'est pas le cas.  
 
Une personne avisée sépare le domaine politique du domaine de l'économie rélle et du domaine financier.


Les états (domaine politique) rendent des comptes ...à la Finance!   Pas le droit de dépasser un certain déficit, pas le droit d'aider financièrement, obligation d'emprunter au prix du marché fixé par les banques centrales,...
Les électeurs...   tout le monde s'en fout. Pas besoin de faire un dessin :o

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 19-07-2009 à 18:55:19

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19213418
freeza01
Posté le 19-07-2009 à 19:49:00  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :


 
Jeudi 16 juillet, le conseil d'administration de l'Université de Californie, privé de 813 millions de dollars de fonds publics, a adopté, à l'unanimité moins une voix, un plan de congés sans solde affectant 140 000 professeurs et administrateurs, dont les salaires seront ainsi réduits de 4 % à 10 %. "En augmentant les jours de congés sans solde, on risque de faire grimper le nombre de maisons saisies par les banques, redoute Karen Bass, speaker (présidente) démocrate de l'Assemblée californienne. Ce n'est pas une bonne décision quand on sait que le nombre de familles sans abri est en augmentation."
http://www.lemonde.fr/ameriques/ar [...] _3222.html
 


 
je me permets de recopier l'article en entier.
 

Citation :

L’Etat de Californie tente d’échapper à la faillite
LE MONDE | 18.07.09 | 13h22  •  Mis à jour le 18.07.09 | 15h52
 
Réagissez à cet article Réagissez (21)  
 
Los Angeles, correspondante
 
Comment éviter la faillite de l'Etat de Californie ? Les finances sont désastreuses, et, au soir du 17 juillet, le dix-septième jour de la nouvelle année fiscale 2009-2010, les parlementaires n'ont toujours pas voté de budget. Le gouverneur républicain, Arnold Schwarzenegger, refuse de signer un budget prévoyant un déficit de 26,3 milliards de dollars (18,6 milliards d'euros) et d'enfoncer encore davantage le "Golden State" dans la crise.
Cinq autres Etats ont des difficultés à boucler leur budget
La Californie n'est pas le seul Etat américain à avoir des problèmes avec son budget de l'année fiscale 2010. Cinq autres Etats sont dans cette situation : l'Arizona, le Connecticut, le Mississippi, la Caroline du Nord et la Pennsylvanie. Parmi eux, le Connecticut et la Caroline du Nord ont opté pour des mesures leur attribuant des fonds temporaires afin de se conformer à la loi fédérale des Etats-Unis, qui veut que le budget de chaque Etat soit impérativement voté au 1er juillet. L'Illinois et l'Ohio, deux Etats qui n'avaient pas non plus voté leur budget au début du mois, sont parvenus à le faire cette semaine.
Le huitième PNB du monde
 
    * Economie. La Californie est l’Etat le plus riche et le plus peuplé des Etats-Unis avec 36,7 millions d’habitants. Elle produit 10 % de la richesse américaine et serait la huitième économie du monde si elle était indépendante. Sa capitale économique est Los Angeles. Sa capitale administrative et politique est Sacramento.
    * Déficits. La dette est évaluée à 67,1 milliards de dollars (47,6 milliards d’euros) et le déficit à 26,3 milliards (18,6 milliards d’euros). Les augmentations d’impôts ne peuvent être décidées qu’à la majorité des deux tiers du Parlement. La loi fédérale interdit aux Etats d’afficher un budget déficitaire.
    * Politique. Le gouverneur Arnold Schwarzenegger est un républicain modéré. Le Parlement est majoritairement démocrate.
    * Démographie. La population est composée de 40,9 % de Blancs, de 35,5 % d’Hispaniques, de 12,4 % d’Asiatiques et de 6,1 % d’Africains-Américains.
 
 
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En attendant, le gouvernement californien a dû commencer à appliquer des mesures d'urgence. Des factures sont réglées avec des reconnaissances de dettes en papier, ou "IOUs" ("I owe you" signifie "Je vous dois" ), et des vagues de furloughs (congés sans solde) sont prévus pour les fonctionnaires.
 
Le taux de chômage du mois de juin, qui s'établit à 11,6 % (contre 7 % en juin 2008) est supérieur à la moyenne nationale de 9,5 %.
Son taux de chômage place la Californie en sixième position derrière le Michigan, le Rhode Island, l'Oregon, la Caroline du Sud et le Nevada. Les agences de notation ont dégradé la note de l'Etat californien, qui se retrouve juste quelques crans au-dessus du statut "junk bond" (référence aux obligations pourries). Pas brillant pour un Etat qui se place pourtant au huitième rang des puissances économiques mondiales.
A Sacramento, la capitale, Arnold Schwarzenegger, qui achève son second mandat de gouverneur (il ne pourra pas se représenter en novembre 2010) et qui avait promis d'exterminer les problèmes budgétaires de l'Etat, vit donc sa dernière crise financière, et la pire. Déterminé à se montrer responsable et à équilibrer son dernier budget coûte que coûte, il a tenté de faire adopter par référendum, le 17 mai, une augmentation des impôts, mais les Californiens lui ont répondu : "Non".
 
"DÉNIER LA JUSTICE"
 
Aujourd'hui, le gouverneur semble déterminé à négocier âprement pour convaincre les leaders du Congrès, en majorité démocrates, d'accepter des réductions budgétaires drastiques et impopulaires, en particulier dans les domaines de l'éducation, de la protection sociale des enfants les plus démunis, des services sociaux, administratifs et légaux. De nombreux programmes éducatifs ont été annulés faute de crédits.
 
La situation est si préoccupante que sa femme, Maria Shriver, la first lady de Californie, est sortie de sa réserve. Cette démocrate issue de la famille Kennedy, dont le père, Sargent Shriver, est atteint de la maladie d'Alzheimer, a reconnu dans un communiqué que "les économies proposées vont affecter des gens au quotidien", et qu'"aucune de ces réductions ne [la] réjouit". "Cependant, le gouverneur Schwarzenegger est confronté à des décisions difficiles dans une période économique pénible. En dépit de ces réductions annoncées, la first lady continuera d'être le porte-parole des individus qui souffrent de la maladie d'Alzheimer, de leurs familles, et des populations les plus vulnérables", a ajouté le communiqué.
 
Mercredi 15 juillet, les tribunaux du comté de Los Angeles, l'institution judiciaire la plus importante de la nation, ont fermé (comme désormais chaque troisième mercredi du mois), et 93 % de leurs 5 560 employés ont été contraints de prendre une journée de congé sans solde. Ces deux semaines et demie de fermeture annuelle devraient permettre d'économiser 18 millions de dollars, soit 3,3 % du budget. Sur les 588 tribunaux du comté, 45 resteront ouverts pour répondre aux urgences : violences domestiques et crimes. "Ce n'est pas une bonne journée pour le comté de Los Angeles", a déploré le président de la Cour Charles McCoy, poursuivant : "Pour la première fois de notre histoire moderne, nous voilà contraints de fermer nos tribunaux et de compromettre le travail de la justice. Le vieil adage dit vrai : surseoir à la justice, c'est dénier la justice." Jeudi 16 juillet, le conseil d'administration de l'Université de Californie, privé de 813 millions de dollars de fonds publics, a adopté, à l'unanimité moins une voix, un plan de congés sans solde affectant 140 000 professeurs et administrateurs, dont les salaires seront ainsi réduits de 4 % à 10 %. "En augmentant les jours de congés sans solde, on risque de faire grimper le nombre de maisons saisies par les banques, redoute Karen Bass, speaker (présidente) démocrate de l'Assemblée californienne. Ce n'est pas une bonne décision quand on sait que le nombre de familles sans abri est en augmentation."
 
IMPÔTS SUR LA MARIJUANA
 
Les coupes menaçant le secteur de l'éducation sont au cœur des négociations actuelles entre le gouverneur et le Congrès. Arnold Schwarzenegger veut suspendre l'application de la Proposition 98, une mesure votée en 1988 par les électeurs californiens garantissant un niveau minimum de financement à toutes les écoles publiques. Mais le puissant syndicat d'enseignants (California Teachers Association, qui représente 340 000 éducateurs) a réagi avec un spot publicitaire mordant : "Dites au gouverneur que nous n'avons pas oublié sa promesse de protéger nos écoles." La Californie explore d'autres pistes, avec la vente d'actifs immobiliers, comme le Coliseum de Los Angeles, une arène sportive qui vaudrait 400 millions de dollars ; le célèbre champ de courses de Del Mar, au nord de San Diego, environ 600 millions de dollars ; ou encore la prison de San Quentin estimée à un milliard de dollars.
 
D'autres soutiennent, sérieusement, qu'un impôt sur les ventes de marijuana pourrait sauver les finances de la Californie. "Avec la crise, nous devons faire preuve de créativité pour lever des fonds", a déclaré, mercredi, Janice Hahn, conseillère municipale de Los Angeles, une ville où prolifèrent les dispensaires de marijuana à usage thérapeutique. "Une taxe sur la marijuana pourrait permettre à la ville de continuer certains services", poursuit-elle. En février, un député démocrate de San Francisco, Tom Ammiano, a déposé un projet de loi légalisant la vente de marijuana aux adultes et imposant une taxe qui pourrait générer 1,3 milliard de dollars de revenus pour l'Etat. Interrogé en mai, le gouverneur Schwarzenegger a lui même paru favorable à l'idée "d'ouvrir le débat" sur la question de la légalisation et de la taxation de la marijuana.
 
A l'évidence, cette débâcle budgétaire va précipiter une réforme des institutions californiennes. Déjà plusieurs think tanks travaillent à des projets d'amendement de la Constitution.
Claudine Mulard
Article paru dans l'édition du 20.07.09.


 
Le dernier paragraphe est intéressant... le premier pas vers la sécession ?


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°19213467
python
Posté le 19-07-2009 à 19:54:20  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Les états (domaine politique) rendent des comptes ...à la Finance!   Pas le droit de dépasser un certain déficit, pas le droit d'aider financièrement, obligation d'emprunter au prix du marché fixé par les banques centrales,...
Les électeurs...   tout le monde s'en fout. Pas besoin de faire un dessin :o


 
Mon petit doigt me dit que Goldman Sachs veut devenir une banque centrale :o  
 
 

n°19213570
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 19-07-2009 à 20:09:29  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

 

je me permets de recopier l'article en entier.

 

[quote]L’Etat de Californie tente d’échapper à la faillite
LE MONDE | 18.07.09 | 13h22  •  Mis à jour le 18.07.09 | 15h52
 

 


 

mais ca veut rien dire la faillite de la californie ...
comment un état peut être en faillite ? ils ferment et ils expulsent tout le monde ? faut réfléchir un peu, la faillite d'un état ce n'est pas possible.

 

Un état ce n'est pas une entreprise malgré ce que la droite et les patrons ne cessent de répéter ...
Ca ne fonctionne pas comme une entreprise, ca n'est pas la même chose, ca n'a pas la même comptabilité.

 

bref dire faillite d'un état, ou concurrence entre état, en calquant des concepts pour l'économie des entreprises, ca ne veut rien dire

  

Message cité 2 fois
Message édité par Magicpanda le 19-07-2009 à 20:12:38

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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19213639
freeza01
Posté le 19-07-2009 à 20:16:34  profilanswer
 

Tout à fait. Pour l'instant, la Californie est en cessation de paiement. Mais je reste persuadé qu'à force de magouille et de corruption, le cadre légal pour la saisie de biens et de prérogatives publics par les créanciers privés va se mettre en place
 
 
------------------------------
 
 [:bricoleur]  
 

Citation :

Benoît XVI interpelle les chômeurs
AFP
19/07/2009 | Mise à jour : 13:03 | Commentaires 8 | Ajouter à ma sélection
Le pape Benoît XVI a appelé les chômeurs à "ne pas se décourager",  lors de la prière de l'angelus à Romano Canavese, dans la province italienne du Piémont proche de son lieu de vacances dans le Val d'Aoste,  A son arrivée dans le lieu de naissance de son "plus proche collaborateur", le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, le pape est apparu à l'aise et très souriant malgré son poignet droit plâtré à la suite d'une chute. Il a salué des deux bras levés les fidèles et, après la prière, les a bénis de la main droite.
 
"Je sais qu'ici aussi, dans la région d'Ivrea, de nombreuses familles connaissent des difficultés économiques en raison de l'absence de travail", a déclaré le pape en rappelant qu'il avait notamment évoqué ce "problème" dans sa récente encyclique "Caritas in veritate". "Chers amis, ne vous découragez pas !", a-t-il lancé. "La Providence aide toujours celui qui agit pour le bien et cherche la justice, elle aide ceux qui ne pensent pas qu'à eux mais aussi à ceux qui sont dans des situations pires que les leurs", a-t-il ajouté. "Les valeurs fondamentales de la famille et du respect de la vie humaine, la sensibilité pour la justice sociale, la capacité de faire face à l'effort et au sacrifice (...) ont été votre force au cours des siècles".


 [:silvershaded]

Message cité 1 fois
Message édité par freeza01 le 19-07-2009 à 20:17:55

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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°19213646
poilagratt​er
Posté le 19-07-2009 à 20:17:07  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
mais ca veut rien dire la faillite de la californie ...
comment un état peut être en faillite ? ils ferment et ils expulsent tout le monde ? faut réfléchir un peu, la faillite d'un état ce n'est pas possible.
 
Un état ce n'est pas une entreprise malgré ce que la droite et les patrons ne cessent de répéter ...
Ca ne fonctionne pas comme une entreprise, ca n'est pas la même chose, ca n'a pas la même comptabilité.
 
bref dire faillite d'un état, ou concurrence entre état, en calquant des concepts pour l'économie des entreprises, ca ne veut rien dire
 
 
 


Ben si, ça veut dire que les créanciers peuvent confisquer la Californie, et revendre leurs habitants en tant qu'esclaves... [:airforceone]  
je ne vois pas ce qu'il y a de choquant à ça.  Tu ne voudrais quand même pas spolier les banques?


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19213665
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 19-07-2009 à 20:19:49  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ben si, ça veut dire que les créanciers peuvent confisquer la Californie, et revendre leurs habitants en tant qu'esclaves... [:airforceone]
je ne vois pas ce qu'il y a de choquant à ça.  Tu ne voudrais quand même pas spolier les banques?

 

Ba non les habitants ne sont pas la propriété de l'état :D, ni ses propriétaires

 


Message édité par Magicpanda le 19-07-2009 à 20:20:11
n°19213743
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 19-07-2009 à 20:28:54  profilanswer
 

pourtant, quand un état ne paye pas ce qu'il doit, il est en faillite, et met en danger tous ses créanciers. le fait de fournir des reconnaissance de dettes sans valeur réelle est un vrai problème pour plein de gens. on peut supposer que schwarzy trouver une solution et racheter ses papiers au taux de 100%, mais ce n'est pas écrit, et de toutes façons les dégâts intervenus entretemps ne seront pas réparés.
les gens virés de chez eux faute de payement du loyer, parce qu'eux-même pas payés et plus de crédit, ne seront pas réintégrés, les entreprises faillies ne seront pas renflouées, etc.
évidemment il n'y a pas de super-shériff d'un super-état pour mettre governator en prison pour dette... ou plutôt ceux qui ont refusé de payer des impôts en + pour requinquer un peu les finances de l'état...
 
à l'extrême limite rien n'empêche la californie de fermer tous les services publics après renvoi de tous les agents de l'état, justice, police, prison, santé, éducation, pompiers, etc. en principe l'état fédéral devrait intervenir en envoyant des fonctionnaires et l'armée, ou prêter quelques milliards. mais pas si de "nombreux" états font pareil, ce serait intenable financièrement.
 
logiquement ce sont les états les + riches qui lâcheront les + pauvres, donc plutôt le texas qui se casse en cas d'impôt de solidarité, par exemple. je n'y crois pas beaucoup pour cette année, par contre dans quelques années tout est possible.


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du vide, j'en ai plein !
n°19213772
python
Posté le 19-07-2009 à 20:31:31  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

Tout à fait. Pour l'instant, la Californie est en cessation de paiement. Mais je reste persuadé qu'à force de magouille et de corruption, le cadre légal pour la saisie de biens et de prérogatives publics par les créanciers privés va se mettre en place
 
 
------------------------------
 
 [:bricoleur]  
 

Citation :

Benoît XVI interpelle les chômeurs
AFP
19/07/2009 | Mise à jour : 13:03 | Commentaires 8 | Ajouter à ma sélection
Le pape Benoît XVI a appelé les chômeurs à "ne pas se décourager",  lors de la prière de l'angelus à Romano Canavese, dans la province italienne du Piémont proche de son lieu de vacances dans le Val d'Aoste,  A son arrivée dans le lieu de naissance de son "plus proche collaborateur", le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, le pape est apparu à l'aise et très souriant malgré son poignet droit plâtré à la suite d'une chute. Il a salué des deux bras levés les fidèles et, après la prière, les a bénis de la main droite.
 
"Je sais qu'ici aussi, dans la région d'Ivrea, de nombreuses familles connaissent des difficultés économiques en raison de l'absence de travail", a déclaré le pape en rappelant qu'il avait notamment évoqué ce "problème" dans sa récente encyclique "Caritas in veritate". "Chers amis, ne vous découragez pas !", a-t-il lancé. "La Providence aide toujours celui qui agit pour le bien et cherche la justice, elle aide ceux qui ne pensent pas qu'à eux mais aussi à ceux qui sont dans des situations pires que les leurs", a-t-il ajouté. "Les valeurs fondamentales de la famille et du respect de la vie humaine, la sensibilité pour la justice sociale, la capacité de faire face à l'effort et au sacrifice (...) ont été votre force au cours des siècles".


 [:silvershaded]


 
dit-il dans son gigantesque et somptueux palais et château qu'est St-Pierre de Rome... Le pape, qu'il nous épargne avec sa morale à la con,  
 
Ne donnez pas d'argent aux églises,  C'est des vrais glandeurs qui foutent rien dont la fortune est basée sur du vent.  

n°19213787
freeza01
Posté le 19-07-2009 à 20:32:57  profilanswer
 

python a écrit :


 
dit-il dans son gigantesque et somptueux palais et château qu'est St-Pierre de Rome... Le pape, qu'il nous épargne avec sa morale à la con,  
 
Ne donnez pas d'argent aux églises,  C'est des vrais glandeurs qui foutent rien dont la fortune est basée sur du vent.  


 
comme les banquiers  [:don_poulpo]


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°19214114
Profil sup​primé
Posté le 19-07-2009 à 21:05:45  answer
 

Citation :

Hypo Real Estate aurait besoin de fonds supplémentaires
 

La banque Hypo Real Estate (HRE) a probablement besoin d'une injection de fonds supérieure à ce que l'on prévoyait, a déclaré son président à l'hebdomadaire allemand Welt am Sonntag.  
 
 
"Cela ne me surprendrait pas qu'une injection de 10 milliards d'euros ne suffise pas pour HRE", a dit Michael Endres, cité dimanche par le journal.
 
Hypo Real a déjà reçu plus de 100 milliards d'euros de capitaux et de garanties, fournis principalement par l'Etat allemand.
 
"La banque a à l'évidence un problème de solvabilité", a poursuivi Endres, ajoutant que le portefeuille de crédits de HRE était "hautement problématique".
 
Hypo Real Estate est la plus importante victime à ce jour en Allemagne de la crise économique et financière.

n°19214909
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 19-07-2009 à 22:11:22  profilanswer
 


 
Moi il me faudrait environ 50k€, j'ai perdu un paquet en bourse et je n'ai pas envie de plonger.


---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°19215206
Emile Zulu
Posté le 19-07-2009 à 22:34:50  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

UPDATE
 
J'ai ajouté une 3èm illustration, schématisant ce qu'est devenu le système économique, après la crise financière et son sauvetage par les etats et banques centrales.
 

Citation :


Architecture du système économique

 
Le système économique tel qu'on le prétend:
 
 
http://img507.imageshack.us/img507/7334/wld11vg9.jpg
 
 
En haut on trouve la sphère de production/consommation (sphère ou l'on vit)
En bas, le sac à monnaie, qui supporte tout le système,
Au milieu la pompe (banques et bourses), qui fait circuler la monnaie entre la sphère de production/consommation et le sac à monnaie, en injectant l'investissement  - et en récupérant les bénéfices.
 
Entre le sac à monnaie et la pompe, on trouve un circuit qui permet la spéculation: la pompe peut aspirer de la monnaie d'un coté du sac, pour la réinjecter de l'autre, sans la faire passer dans la sphère de production/consommation.
 
N'est pas représentée, la (les) Banque Centrale, seule autorisée à "imprimer" de la monnaie  pour alimenter l'ensemble, en l'injectant  dans la pompe.  
 
Le système économique tel qu'il est devenu avant la crise financière:
 
 
http://img530.imageshack.us/img530/6762/wld21sf3.jpg
 
 
Là, c'est un peu différent.
 
Le sac à monnaie est en haut du sytème, relié comme précédement à la pompe, via l'anneau de spéculation, dans lequel circule une masse colossale de monnaie, au détriment de la production/consommation.
 
Ce qui était la sphère de production/consommation, est en fait réduit à une sorte d'organe digestif, qui reçoit des investissements depuis la pompe, laquelle aspire par ailleurs les bénéfices.
Notez la section des canalisations "bénéfices" et "investissements", par rapport au 1er dessin, qui suggère que le flux de bénéfices est  supérieur au flux d'investissement.
De la digestion ressort la population en voie d'exclusion du système, car elle est inutile aux profits (bénéfices), qui sont LA finalité suprême du système.
 
Enfin, notez les domaines du pouvoir financier, et du pouvoir politique
 
 
 
 
3 - Le système économique tel qu'il est devenu après la crise financière,  
et son sauvetage par les banques centrales, et gouvernements:

 
 
http://img160.imageshack.us/img160/1854/wld31.jpg
 
 
On y voit que l'économie réelle est une charge inutile au système financier.
 
Celui ci peut vivre de lui même, puisqu'il a LE pouvoir absolu.  
Son pouvoir est bien au dessus de celui des états et des peuples,  
qui sont soumis aux lois de la Finance,...    pour l'éternité ( :D ) .
 
Le système financier tourne sur lui même.
Les acteurs s'échangent des titres, certains font faillites,  
tandis que les meilleurs joueurs font des bénéfices substantiels.
 
 



je ne suis pas vraiment d'accord, la crise à prouvé que le pouvoir politique existait et qu'il était capable d'agir réelement. mais pas du tout dans l'interet des peuples ni de l'économie réelle.

n°19215510
poilagratt​er
Posté le 19-07-2009 à 22:56:26  profilanswer
 

Emile Zulu a écrit :


je ne suis pas vraiment d'accord, la crise à prouvé que le pouvoir politique existait et qu'il était capable d'agir réelement. mais pas du tout dans l'interet des peuples ni de l'économie réelle.


Si la finance s'écroule, tout s'écroule. Le pouvoir politique est donc esclave de la finance, et agira donc d'abord pour la protéger, quoiqu'il en coute. [:airforceone]


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19216631
freeza01
Posté le 20-07-2009 à 00:29:36  profilanswer
 

Pour alimenter la conversation de ce lundi qui commence, voici un long article:
 
(Conseil: pour vous mettre, dans l'ambiance, ouvrez ceci dans un autre onglet en tâche de fond: http://www.youtube.com/watch?v=hkb3r9filcM )
 
http://crisevousavezditcrises.blogs.nouvelobs.com/
 
Blog animé par Bruno Birolli, rédaction du Nouvel Observateur
 

Citation :


 
http://crisevousavezditcrises.blogs.nouvelobs.com/media/00/00/582196510.jpg
 
S.O.S. pour la Lettonie!
 
La Lettonie coule ! De toute l’Europe de l’est, le petit état balte est le plus mal-en-point. Qu’on en juge ! Le PNB s’est contracté de 19% au premier trimestre. Selon Standard and Poor’s le chômage touchera un actif sur cinq à la fin de l’année. Le déficit public devient abyssal : 12% du PNB...
 
 
 
Comment sauver la Lettonie ? Là est le problème. Fin 2008, le Fond monétaire international et l’Union européenne ont, avec l’appoint des pays nordiques, concocté un plan de sauvetage de 7.5 milliards d’euros. L’objectif était de renflouer la Lettonie en évitant une dévaluation de sa monnaie. Derrière cette générosité se cache un calcul plus cynique.
 
 
 
 
14latvia-600.jpg
 
 
 
 
 
 
 
La contraction de l'activité (-19%) atteint les proportions de la crise de 1929 en Lettonie et plonge le pays dans l'instabilité politique.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les taux de croissance oscillant entre 8 et 12% qui ont fait parler avant la crise de miracle en Lettonie, ont été financés à crédit. En maintenant un « peg », parité fixe, de 0.70 lat pour 1 euro, Riga a ouvert toutes grandes les portes aux banques étrangères. Protégées du risque de perte de change, et en conséquence des défauts possibles, elles se sont précipitées pour financer l’achat à crédit du « mode de vie occidental ».
 
 
 
Une dévaluation est une purge brutale. Le patient souffre lorsqu’il l’avale mais ensuite il se rétablit rapidement. Ce fut le cas en Asie lors de la crise de 1997 assez similaires dans ses causes à celle que connaît l’Europe de l’est aujourd’hui. C’est-à-dire une crise d’endettement.
 
 
 
Cependant à la différence de la Corée ou de la Thaïlande, l’ex-bloc soviétique n’est pas un îlot de récession au milieu d’un océan de croissance. Pour que les exportations lettones rendues compétitives par une dévaluation ramènent les précieuses devises afin de rembourser les dettes, il faut qu’elles trouvent des clients. Or aujourd’hui, ce n’est pas à la porte des supermarchés que se pressent Américains et surtout Européens mais devant les ANPE.
 
 
 
Une dévaluation sans gains rapides de devises revient simplement à accroître le risque de défauts et donc mettre à mal les prêteurs. Les banques européennes qui n’ont pas besoin de ce genre de choc. De plus, un effondrement du lat, la devise lettone, menace de faire vaciller l’ensemble des pays du pourtour de la zone euro et aggraver le doute sur la solidité de leurs monnaies. Cet arc de cercle va de la Turquie à la Hongrie, Slovaquie, Roumanie... Une contagion aux autres petites devises à travers le monde, c’est-à-dire toutes à l’exception de l’euro, du dollar et du yen, est possible. Surtout si cette dévaluation se fait dans la panique, par une ruée des Lettons pour changer leur épargne en euros et sous les assauts sournois des banques étrangères en prenant des positions « short », à la vente, sur le lat. Ce serait pour elles se tirer une balle dans le pied. Mais les banques fonctionnent ainsi, par cloisonnement.
 
http://crisevousavezditcrises.blogs.nouvelobs.com/media/02/01/1423395671.gif
(On comprend à ce tableau pourquoi The Wall Srett Journal qualifiait au début juin la Lettonie de "bombe à retardement" pour le système financier européen (tableau de The Wall Street Journal).)
 
Comme la priorité est donc de secouer le moins possible le système financier, c’est donc aux Lettons de supporter le coût de l’assainissement. La facture est salée. Pour parvenir à réduire de 12% du PNB à 5% puis en 2012 à 3% le déficit public, les bailleurs de fond imposent de tailler à la manchette dans les budgets sociaux. Les retraites sont baissées de 10%, les salaires dans l’administration de 20%. Les enseignants eux voient leur chèque de fin de mois diminuer de moitié. Des écoles, des hôpitaux... sont fermés. La population se retrouve vingt ans en arrière, désarmée comme lors de la chute du Mur de Berlin.
 
 
 
Une telle austérité est forcément impopulaire. Le pays s’enfonce dans la crise politique. Pendant ce temps, les fameux 7.5 milliards d’euros débloqués fin 2009 n’ont été qu’en partie prêtés. Il s’agit pour le Fond monétaire international et l’U.E. de faire pression sur Riga pour forcer le gouvernement à serrer encore d’avantage la ceinture. Le Premier ministre letton Valdis Dombrovskis louvoie. Son seul atout pour adoucir la sévérité de ce plan d’austérité, digne de ceux imposés en Amérique Latine par le F.M.I : agiter le spectre d’une dévaluation en catastrophe et promettre qu’au contraire la Lettonie de déclanchera pas une spirale de dévaluation en protégeant la parité du lat.
 
 
 
Bruno Birolli
 
 


 
 [:je rage]


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
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