Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
2096 connectés 

 

 

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  8112  8113  8114  ..  25261  25262  25263  25264  25265  25266
Auteur Sujet :

COVID-19 - sa vie, son œuvre

n°59947385
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 04-06-2020 à 19:38:39  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

briseparpaing a écrit :


 
 
c'est des mathématiques, c'est pour ça que vous quelques soucis de définition :d


Oui, dans l'informatique y a des maths et de la technologie surtout, chuis d'accord.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
mood
Publicité
Posté le 04-06-2020 à 19:38:39  profilanswer
 

n°59947397
newbie_mas​ter
Jack l'éventré
Posté le 04-06-2020 à 19:40:07  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 [:tinostar]  
 
mais comment on peut faire ça, sérieux  :sweat:


 
Tu connais theranos? :whistle:


---------------
Il vaut parfois mieux allumer un lance-flamme que maudire l'obscurité. (Pratchett) // Eurosataniste convaincu.
n°59947425
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2020 à 19:42:43  answer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur

n°59947455
Dark Schne​iderr
⭐⭐
Posté le 04-06-2020 à 19:46:34  profilanswer
 

hyenal1 a écrit :

Bonjour à tous   [:iamdieudo]  
 
J'ai une petite question là, concernant la dynamique de l'épidémie dans les différents pays. Quand je regarde les courbes des pays où l'épidémie est active et s'accélère en ce moment (Inde, Russie, Amérique Latine) j'ai l'impression que même si leur courbe suit une exponentielle, ils ne connaissent pas la vitesse de propagation que nous avons connu nous en Europe. Attention, je dis bien que j'ai "l'impression" parce que je ne regarde pas les chiffres au jour le jour et je n'ai pas comparé les courbes avec précision.
 
Mais quand même si on prend la courbe des décès (potentiellement le chiffre qui est le plus représentatif de la progression réelle de l'épidémie, le nombre de cas étant asservi à la disponibilité et à la politique de test) il me semble que en France, en Italie, en Espagne, aux UK, il s'est écoulé très très peu de jours entre le moment où on avait une poignées de décès par jour et le moment où on a commencé à en avoir des centaines par jour. Il me semble que dans les pays sus-cités la progression de l'épidémie, même si elle est plus ou moins exponentielle, est plus progressive.
 
Qu'en pensez-vous ? Déjà est-ce que j'ai raison de faire cette remarque, ou bien est-ce que je me goure, et ensuite savez-vous si on a un début d'explication au phénomène ? Je sais que certains pays d’Amérique latine ont déjà pris des mesures de contrôle de l'épidémie, mais je sais pas exactement lesquels ni à quel point ces mesures sont efficaces / respectées / possibles à respecter / etc.


 
Tu as essayé de faire un post intelligent, c'est très louable. Malheureusement seul le troll règne ici.


---------------
Darsch - https://bartwronski.com/2020/12/27/ [...] lgorithms/ + https://www.cosmo0.fr/retrogaming-h [...] /1979-1983
n°59947458
lerouennai​s
Posté le 04-06-2020 à 19:47:07  profilanswer
 

Mise à jour des cartes de suivi à partir des informations issues de GEODES (carte faite par moi-même)
 
Pour l'incidence et la positivité des tests PCR les données correspondent à la moyenne entre le 26 et le 1er juin 2020  
Pour le taux d'occupation des réas le calcul se fait par rapport aux données d'aujourd'hui.
 
https://nsa40.casimages.com/img/2020/06/04/200604075252377521.png
https://nsa40.casimages.com/img/2020/06/04/200604075255807228.png
 
Les données d'aujourd'hui prennent en compte le lundi de Pentecote et retire celle du lundi 25 mai non férié
Pour l'incidence, le TOP3 : Mayotte 118.8 - Guyane 14.1 - Loiret 12
Les Deux Sèvres, le Val de Marne et le Val d'Oise passent en vert. A confirmer demain
Pour la positivité des tests, le TOP3 : Mayotte 31.5 - Guyane 9.3 - Val d'Oise 3.5
En bleu, un 5ème département qui sans aucun test positif depuis 7 jours le Jura.
 

n°59947464
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 04-06-2020 à 19:47:46  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Ben oui. Tu as regardé la vidéo ?


Non, pas tout. Pas encore.
 
Edit: donc Turing a utilisé un log en base 10 et le mec de la vidéo un log en base 2 parce que ça lui semble plus clair. Si c'est que ça, c'est pas Turing qui a mis du binaire ici.

Message cité 3 fois
Message édité par Ernestor le 04-06-2020 à 19:55:03
n°59947467
Tolor
Mais heu...
Posté le 04-06-2020 à 19:48:42  profilanswer
 

Les stats des tests :
https://i.imgur.com/HmSxCoR.png

n°59947487
edwoud
⭐ shériff de l'espace
Posté le 04-06-2020 à 19:52:03  profilanswer
 

Backbone- a écrit :


Ce qui équivaut à ferme ta gueule, pauvre conne de meuf.
 
Désolé.


 
 
Alors qu'en fait, il pensait: taisez-vous, blanche privilégiée cisgenre bourgeoise oppressive :o
 
 
Et sinon https://www.ouest-france.fr/sante/v [...] te-6858176

Message cité 1 fois
Message édité par edwoud le 04-06-2020 à 19:54:43
n°59947513
zakatana
Crève Babylone
Posté le 04-06-2020 à 19:56:49  profilanswer
 

Impressionnant, le travail de l'IHU.
https://youtu.be/YM8fxjNNvWs

 

J'ai l'impression que sans raoult aux commandes, ces types auraient été vus comme des héros en France.


---------------
Mon existence m'est insoutenable par son insignifiance ///// Le flickr
n°59947520
gourouman
Posté le 04-06-2020 à 19:57:13  profilanswer
 

edwoud a écrit :


 
 
Alors qu'en fait, il pensait: taisez-vous, blanche privilégiée cisgenre bourgeoise oppressive :o
 
 
Et sinon https://www.ouest-france.fr/sante/v [...] te-6858176


Il joue dans quelle division DelFraissy ?

mood
Publicité
Posté le 04-06-2020 à 19:57:13  profilanswer
 

n°59947572
dinoponcho
Posté le 04-06-2020 à 20:07:22  profilanswer
 

papoufe a écrit :


Le Lancet déclare appliquer ces guidelines : https://publicationethics.org/
Les process en question en cas de doute du reviewer : https://publicationethics.org/files [...] 281%29.pdf


Le simple fait que tu postes ces liens montre que tu n'as effectivement aucune compréhension, et encore moins de pratique, du processus de review.
 
Le fait qu'un papier passe avec succès la relecture, quelque soit le journal, n'a jamais été une preuve de l'exactitude des données ou conclusions qu'il avance. Le processus de review joue un rôle de filtre, que ce soit au niveau de la qualité de l'écriture, de la cohérence ou de la pertinence du contenu, mais ça ne constitue qu'une petite partie de construction d'un consensus ou une vérité scientifique, à partir desquels on pourra éventuellement se rendre compte, a posteriori, qu'il y avait un souci avec un article.
 
Je vais prendre un domaine que je connais, la physique. Qu'est-ce que on va faire quand on reçoit un papier, en même temps que un ou deux autres reviewers, et qu'est-ce qu'il n'est pas possible de faire ? Déjà, selon la politique du journal, la difficulté de trouver des gens, les problèmes de calendrier des uns ou des autres, on peut même se retrouver finalement à être le seul reviewer à finalement renvoyer un rapport.
 
Disons que le reviewer, un théoricien, reçoit un papier expérimental. Il va regarder comment s'insèrent les résultats dans le cadre théorique général du domaine, est-ce que les hypothèses, approximations et affirmations faites par les auteurs sont cohérentes entres elles tout au long de l'article, ou avec ce qu'il connait. Il doit juger de la pertinence des résultats pour être publiés : est-ce qu'ils sont suffisants, ou est-ce que les auteurs devraient pousser un peu plus pour avoir quelque chose qui mérite d'être publié. Mais le reviewer n'a aucun moyen de savoir si les résultats expérimentaux présentés dans le papiers sont corrects, ou s'ils sont faux, soit à cause d'une erreur de bonne fois (cf l'histoire des neutrinos supraluminiques), soit issus d'une fraude (j'ai ça qui me vient à l'esprit : https://en.wikipedia.org/wiki/Sch%C3%B6n_scandal). Premièrement parce que les données ne sont généralement pas disponibles, mais même si elles l'étaient ? Il n'a aucun moyen de savoir si des données ont préalablement été enlevées, sans que ce soit mentionné et justifié dans l'article, car elles n'iraient pas dans le sens de la conclusion de l'article.
 
La seule façon d'être sûr que les données et les conclusions sont correctes, c'est de répéter l'expérience dans les mêmes conditions. Mais le reviewer fait de la théorie, il n'a pas les capacités pratiques, et c'est tout à fait normal, de faire cela. Et même s'il était expérimentateur, il n'utilise pas nécessairement le même type de techniques expérimentales. Et dans le cas où il serait a priori capable de répéter la même expérience, c'est sans compter tous les autres aspects plus pratiques. Par exemple des questions de temps ou de calendrier : les résultats du papier peuvent provenir d'expérience sur des grands instruments, avec des données parfois collectées sur plusieurs mois et des quotas d'heures d'utilisation des instruments, quand le processus de review dure, idéalement, un ou deux mois maximum quand tout se passe bien. Moi je connais les simulations numériques, quand un papier arrive et qu'il a nécessité quelque chose comme 500 000 heures de calcul, évidemment que le reviewer, même s'il a les outils pour faire les mêmes simulations, ne va pas pouvoir le faire dans le cadre de sa relecture du papier.
 
Alors qu'est-ce qu'on fait ? Et bien on juge de la qualité globale du papier sur les points que j'ai évoqué, et on fait confiance. Parce qu'on se dit qu'il y a d'autres équipes qui bossent sur les mêmes sujets, et que l'expérience sera reproduite ailleurs (peut-être), ou qu'il y aura d'autres articles avec d'autres méthodes expérimentales, qui ont d'autres avantages ou désavantages, et qui vont produire des résultats venant confirmer ou infirmer les conclusions des auteurs de l'article en review. Et que s'il y a des choses vraiment suspectes, ça finira par se voir au fur et à mesure que le thème de recherche est exploré plus en détail. Mais on sort là complètement du processus du review, c'est simplement la façon dont se construit petit à petit le consensus scientifique. Ca sera l'objet d'autres travaux de recherche, qui mèneront à d'autres articles, souvent par d'autres équipes, et ça c'est du temps long. Ca n'a jamais été le boulot d'un reviewer de faire tout ça.
 
Donc ceux qui pensent que le passage en relecture est une garantie de fiabilité, ou qu'un journal qui laisserait passer un article bidon est à jeter à la poubelle, n'y comprennent rien.

Message cité 4 fois
Message édité par dinoponcho le 04-06-2020 à 20:22:40
n°59947621
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 04-06-2020 à 20:12:10  profilanswer
 

Backbone- a écrit :


 
Pujadas lui à collé une branlée.
 
Mais tu comprend bien, c'est pas une nana. C'est plus facile d’attaquer une nana.
 
Connard de macho.


On va dire qu'il l'a bien victimisée et que c'est un mufle.
Il l'a mouchée comme une gamine de 12 ans :D


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°59947649
Bordel
Bordel !!!
Posté le 04-06-2020 à 20:15:45  profilanswer
 

dinoponcho a écrit :


Le simple fait que tu postes ces liens montre que tu n'as effectivement aucune compréhension, et encore moins de pratique, du processus de review.
 
Le fait qu'un papier passe avec succès la relecture, quelque soit le journal, n'a jamais été une preuve de l'exactitude des données ou conclusions qu'il avance. Le processus de review joue un rôle de filtre, que ce soit au niveau de la qualité de l'écriture, de la cohérence ou de la pertinence du contenu, mais ça ne constitue qu'une petite partie de construction d'un consensus ou une vérité scientifique.
 
Je vais prendre un domaine que je connais, la physique. Qu'est-ce que on va faire quand on reçoit un papier, en même temps que un ou deux autres reviewers, et qu'est-ce qu'il n'est pas possible de faire ? Déjà, selon la politique du journal, la difficulté de trouver des gens, les problèmes de calendrier des uns ou des autres, on peut même se retrouver finalement à être le seul reviewer à finalement renvoyer un rapport.
 
Disons que le reviewer, un théoricien, reçoit un papier expérimental. Il va regarder comment s'insèrent les résultats dans le cadre théorique général du domaine, est-ce que les hypothèses, approximations et affirmations faites par les auteurs sont cohérentes entres elles tout au long de l'article, ou avec ce qu'il connait. Il doit juger de la pertinence des résultats pour être publiés : est-ce qu'ils sont suffisants, ou est-ce que les auteurs devraient pousser un peu plus pour avoir quelque chose qui mérite d'être publié. Mais le reviewer n'a aucun moyen de savoir si les résultats expérimentaux présentés dans le papiers sont corrects, ou s'ils sont faux, soit à cause d'une erreur de bonne fois (cf l'histoire des neutrinos supraluminiques), soit issus d'une fraude (j'ai ça qui me vient à l'esprit : https://en.wikipedia.org/wiki/Sch%C3%B6n_scandal). Premièrement parce que les données ne sont généralement pas disponibles, mais même si elles l'étaient ? Il n' a aucun moyen de savoir si des données ont préalablement été enlevées, sans que ce soit mentionné et justifié dans l'article, car elles n'iraient pas dans le sens de la conclusion de l'article.
 
La seule façon d'être sûr que les données et les conclusions sont correctes, c'est de répéter l'expérience dans les mêmes conditions. Mais le reviewer fait de la théorie, il n'a pas les capacités pratiques, et c'est tout à fait normal, de faire cela. Et même s'il était expérimentateur, il n'utilise pas nécessairement le même type de techniques expérimentales. Et dans le cas où il serait a priori capable de répéter la même expérience, c'est sans compter tous les autres aspects plus pratiques. Par exemple des questions de temps ou de calendrier : les résultats du papier peuvent provenir d'expérience sur des grands instruments, avec des données parfois collectées sur plusieurs mois et des quotas d'heures d'utilisation des instruments, quand le processus de review dure, idéalement, un ou deux mois maximum quand tout se passe bien. Moi je connais les simulations numériques, quand un papier arrive et qu'il a nécessité quelque chose comme 500 000 heures de calcul, évidemment que le reviewer, même s'il a les outils pour faire les mêmes simulations, ne va pas pouvoir le faire dans le cadre de sa relecture du papier.
 
Alors qu'est-ce qu'on fait ? Et bien on juge de la qualité globale du papier, et on fait confiance. Parce qu'on se dit qu'il y a d'autres équipes qui bossent sur les mêmes sujets, et que l'expérience sera reproduite ailleurs (peut-être), ou qu'il y aura d'autres articles avec d'autres méthodes expérimentales, qui ont d'autres avantages ou désavantages, et qui vont produire des résultats venant confirmer ou infirmer les conclusions des auteurs de l'article en review. Et que s'il y a des choses vraiment suspectes, ça finira par se voir au fur et à mesure que le thème de recherche est exploré plus en détail. Mais on sort là complètement du processus du review, c'est simplement la façon dont se construit petit à petit le consensus scientifique. Ca sera l'objet d'autres travaux de recherche, qui mèneront à d'autres articles, souvent par d'autres équipes. Ca n'a jamais été le boulot d'un reviewer de faire tout ça.
 
Donc ceux qui pensent que le passage en relecture est une garantie de fiabilité, ou qu'un journal qui laisserait passer un article bidon est à jeter à la poubelle, n'y comprennent rien.


 
 [:implosion du tibia]


---------------
Photo
n°59947726
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 04-06-2020 à 20:26:37  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Edit: donc Turing a utilisé un log en base 10 et le mec de la vidéo un log en base 2 parce que ça lui semble plus clair. Si c'est que ça, c'est pas Turing qui a mis du binaire ici.


Non, c'est vrai. Simplement dans cette situation (loglikelihood ratios) le bit est très souvent utilisé, et d'une manière plus générale c'est une unité de mesure très importante en théorie de l'information, au delà de la simple question du système de numération et des contraintes techno des ordis.
 
Bref, fin du HS pour moi.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°59947727
totsukaba
Code Quantum
Posté le 04-06-2020 à 20:26:39  profilanswer
 

orodreths a écrit :

https://pbs.twimg.com/media/EZhqqXo [...] ame=medium
 
Circulation faible du virus en Occitanie, les quelques cas sont principalement concerné par le monde médicale.


 
Sur le site de l'ARS ?


---------------
flickr
n°59947735
guigr
Posté le 04-06-2020 à 20:27:58  profilanswer
 


Très bonne nouvelle. Même si elle est motivée par l'économie du tourisme en France.
 
La libre circulation des personnes au niveau mondial est primordiale. Elle ne peut pas être réduite aux désagrément du tourisme de masse et aux émissions de co² du secteur aérien.

n°59947736
orodreths
Donkey pue du cul
Posté le 04-06-2020 à 20:28:03  profilanswer
 

totsukaba a écrit :


 
Sur le site de l'ARS ?


 
Twitter ARS Occitanie
 
https://twitter.com/ARS_OC/status/1 [...] 09280?s=19


---------------
#TeamFirst
n°59947774
briseparpa​ing
Posté le 04-06-2020 à 20:33:14  profilanswer
 

Delivereath a écrit :


Développer un nouveau cipher avec des contraintes d'implémentation hardware ou de parallélisation, ça va bien plus loin que les mathématiques et ça couvre autant des aspects scientifiques que technologiques.


 
 
non
mais je vois pas bien le problème :d

n°59947804
papoufe
Posté le 04-06-2020 à 20:37:50  profilanswer
 

dinoponcho a écrit :


Le simple fait que tu postes ces liens montre que tu n'as effectivement aucune compréhension, et encore moins de pratique, du processus de review.
 
Le fait qu'un papier passe avec succès la relecture, quelque soit le journal, n'a jamais été une preuve de l'exactitude des données ou conclusions qu'il avance. Le processus de review joue un rôle de filtre, que ce soit au niveau de la qualité de l'écriture, de la cohérence ou de la pertinence du contenu, mais ça ne constitue qu'une petite partie de construction d'un consensus ou une vérité scientifique.
 
Je vais prendre un domaine que je connais, la physique. Qu'est-ce que on va faire quand on reçoit un papier, en même temps que un ou deux autres reviewers, et qu'est-ce qu'il n'est pas possible de faire ? Déjà, selon la politique du journal, la difficulté de trouver des gens, les problèmes de calendrier des uns ou des autres, on peut même se retrouver finalement à être le seul reviewer à finalement renvoyer un rapport.


Manque de bol, j'ai bossé plus de 10 ans dans le domaine de la validation et de la vérification aéronautique, donc les process qualité et revues, je connais un poil. Évidemment, ça reste plus restrictif par rapport à de la revue de papier scientifique vu le différentiel du niveau de sécurité et la complexité des sujets. Mais il y a un minimum de critères à respecter pour une revue même sans pousser trop loin dans les détails.
 
Sur cette étude, en quelques jours, des dizaines de critiques ont pointé les incohérences des données présentées. Dans une de ses récentes vidéos, Raoult explique qu'il pratique souvent des revues et a déclaré qu'il a d'emblée tilter sur l'homogéinité incohérente des données des différents groupes. Perso, dès la première lecture, vu le type d'étude basé sur des registres, j'ai tout de suite cherché la section concernant la validité des données d'entrée. Le passage sur la société qui garantit l'intégrité des données à travers des process et le manque d'infos supplémentaires est particulièrement opaque.  
 
Alors évidemment, il y a eu de la pression pour aller vite, le reviewer a peut être un profil qui le rendrait moins exigeant sur certains critères et encore une fois les process m'ont l'air beaucoup plus lights que leurs équivalents industriels. Mais à la fin, c'est les mêmes chaines de responsabilité et, en l’occurrence, il y a eu faiblesse au niveau de la revue. Maintenant, à voir les conclusions de l'audit si on a un jour des infos détaillées. Perso ça m'a donné l'occasion de voir le niveau de qualité de toutes ces études qui valident des médicaments. Bah c'est loin d'être rassurant...

n°59947829
briseparpa​ing
Posté le 04-06-2020 à 20:42:11  profilanswer
 

dinoponcho a écrit :


Le simple fait que tu postes ces liens montre que tu n'as effectivement aucune compréhension, et encore moins de pratique, du processus de review.
 
Le fait qu'un papier passe avec succès la relecture, quelque soit le journal, n'a jamais été une preuve de l'exactitude des données ou conclusions qu'il avance. Le processus de review joue un rôle de filtre, que ce soit au niveau de la qualité de l'écriture, de la cohérence ou de la pertinence du contenu, mais ça ne constitue qu'une petite partie de construction d'un consensus ou une vérité scientifique, à partir desquels on pourra éventuellement se rendre compte, a posteriori, qu'il y avait un souci avec un article.
 
Je vais prendre un domaine que je connais, la physique. Qu'est-ce que on va faire quand on reçoit un papier, en même temps que un ou deux autres reviewers, et qu'est-ce qu'il n'est pas possible de faire ? Déjà, selon la politique du journal, la difficulté de trouver des gens, les problèmes de calendrier des uns ou des autres, on peut même se retrouver finalement à être le seul reviewer à finalement renvoyer un rapport.
 
Disons que le reviewer, un théoricien, reçoit un papier expérimental. Il va regarder comment s'insèrent les résultats dans le cadre théorique général du domaine, est-ce que les hypothèses, approximations et affirmations faites par les auteurs sont cohérentes entres elles tout au long de l'article, ou avec ce qu'il connait. Il doit juger de la pertinence des résultats pour être publiés : est-ce qu'ils sont suffisants, ou est-ce que les auteurs devraient pousser un peu plus pour avoir quelque chose qui mérite d'être publié. Mais le reviewer n'a aucun moyen de savoir si les résultats expérimentaux présentés dans le papiers sont corrects, ou s'ils sont faux, soit à cause d'une erreur de bonne fois (cf l'histoire des neutrinos supraluminiques), soit issus d'une fraude (j'ai ça qui me vient à l'esprit : https://en.wikipedia.org/wiki/Sch%C3%B6n_scandal). Premièrement parce que les données ne sont généralement pas disponibles, mais même si elles l'étaient ? Il n'a aucun moyen de savoir si des données ont préalablement été enlevées, sans que ce soit mentionné et justifié dans l'article, car elles n'iraient pas dans le sens de la conclusion de l'article.
 
La seule façon d'être sûr que les données et les conclusions sont correctes, c'est de répéter l'expérience dans les mêmes conditions. Mais le reviewer fait de la théorie, il n'a pas les capacités pratiques, et c'est tout à fait normal, de faire cela. Et même s'il était expérimentateur, il n'utilise pas nécessairement le même type de techniques expérimentales. Et dans le cas où il serait a priori capable de répéter la même expérience, c'est sans compter tous les autres aspects plus pratiques. Par exemple des questions de temps ou de calendrier : les résultats du papier peuvent provenir d'expérience sur des grands instruments, avec des données parfois collectées sur plusieurs mois et des quotas d'heures d'utilisation des instruments, quand le processus de review dure, idéalement, un ou deux mois maximum quand tout se passe bien. Moi je connais les simulations numériques, quand un papier arrive et qu'il a nécessité quelque chose comme 500 000 heures de calcul, évidemment que le reviewer, même s'il a les outils pour faire les mêmes simulations, ne va pas pouvoir le faire dans le cadre de sa relecture du papier.
 
Alors qu'est-ce qu'on fait ? Et bien on juge de la qualité globale du papier sur les points que j'ai évoqué, et on fait confiance. Parce qu'on se dit qu'il y a d'autres équipes qui bossent sur les mêmes sujets, et que l'expérience sera reproduite ailleurs (peut-être), ou qu'il y aura d'autres articles avec d'autres méthodes expérimentales, qui ont d'autres avantages ou désavantages, et qui vont produire des résultats venant confirmer ou infirmer les conclusions des auteurs de l'article en review. Et que s'il y a des choses vraiment suspectes, ça finira par se voir au fur et à mesure que le thème de recherche est exploré plus en détail. Mais on sort là complètement du processus du review, c'est simplement la façon dont se construit petit à petit le consensus scientifique. Ca sera l'objet d'autres travaux de recherche, qui mèneront à d'autres articles, souvent par d'autres équipes, et ça c'est du temps long. Ca n'a jamais été le boulot d'un reviewer de faire tout ça.
 
Donc ceux qui pensent que le passage en relecture est une garantie de fiabilité, ou qu'un journal qui laisserait passer un article bidon est à jeter à la poubelle, n'y comprennent rien.


 
Y a des trucs bizarres dans ton post :d
Déjà, le processus de reviewing fait appel à des experts du domaine. Et le rédacteur en chef s'en assure, donc un "théoricien" qui lit de "l'expérimental", y a un p'tit souci dans le journal :o
Ensuite, vu le haut niveau de spécialisation des revues, à part pour quelques unes (par exemple les plus connues comme Science, Nature ou... The Lancet), la probabilité que le reviewing soit fait par quelqu'un qui ne connait pas le domaine est à peu près nulle :o
Enfin , y a deux autres filtres:
- quand tu publies, tu peux _proposer_ une liste de relecteurs pertinents et demander à en exclure d'autres (charge à l'éditeur de faire le tri)
- en tant que reviewer tu as (bien entendu) le droit (et le devoir :o ) de refuser une review qui ne correspond pas à ta spécialité, ce que je fais pour ma part assez régulièrement :d
 
Pour l'origine des données, c'est exact, mais dans le cas litigieux de l'article publié dans The Lancet, on est loin de cette situation ordinaire et difficile: vu la sensibilité du sujet, le comité éditorial de la revue a, pour le moins, était un peu léger. Et je me demande si c'est pas un travers relativement fréquent dans cette discipline, hautement empirique au finale :d

n°59947897
dinoponcho
Posté le 04-06-2020 à 20:56:08  profilanswer
 

briseparpaing a écrit :


 
Y a des trucs bizarres dans ton post :d
Déjà, le processus de reviewing fait appel à des experts du domaine. Et le rédacteur en chef s'en assure, donc un "théoricien" qui lit de "l'expérimental", y a un p'tit souci dans le journal :o
Ensuite, vu le haut niveau de spécialisation des revues, à part pour quelques unes (par exemple les plus connues comme Science, Nature ou... The Lancet), la probabilité que le reviewing soit fait par quelqu'un qui ne connait pas le domaine est à peu près nulle :o
Enfin , y a deux autres filtres:
- quand tu publies, tu peux _proposer_ une liste de relecteurs pertinents et demander à en exclure d'autres (charge à l'éditeur de faire le tri)
- en tant que reviewer tu as (bien entendu) le droit (et le devoir :o ) de refuser une review qui ne correspond pas à ta spécialité, ce que je fais pour ma part assez régulièrement :d


 
De l'expérience que j'ai, il y a des cas où des gens qui font de la théorie reçoivent des papiers expérimentaux, oui. Ce qui ne semble pas absurde, puisqu'en physique un objectif est souvent de faire le lien entre des résultats expérimentaux et des prédictions théoriques ou des calculs numériques. Sans compter qu'il y a bon nombre de papiers qui vont mélanger expériences et théorie (simulations numériques typiquement). A partir de là, un reviewer peut n'être compétent que sur une partie des résultats du papier, ça ne me choque pas et ça me paraît au contraire très sains d'avoir ce type de papiers. Et sur le spécialisation, je parle encore de ce que je connais mais les revues genre phys rev ont des thématiques très larges, et à lire certains rapports, des fois on comprend clairement que le reviewer ne comprend pas forcément tout et ne semble pas complètement spécialiste.
 
Pour le reste des filtres je suis d'accord avec toi, surtout le deuxième point qui me paraît être une bonne pratique (mais je ne sais pas jusqu'à quel point elle va être partagée en pratique :o)
 
 

briseparpaing a écrit :

Pour l'origine des données, c'est exact, mais dans le cas litigieux de l'article publié dans The Lancet, on est loin de cette situation ordinaire et difficile: vu la sensibilité du sujet, le comité éditorial de la revue a, pour le moins, était un peu léger. Et je me demande si c'est pas un travers relativement fréquent dans cette discipline, hautement empirique au finale :d


Je suis d'accord, mais le problème là dedans n'est pas tant le principe du processus en lui-même que le fait que, dans cette situation exceptionnelle, tout le monde s'est mis à publier d'un coup sur le sujet, qu'il aurait fallu un consensus général pour dire : stop, ça va trop vite, on ne peut pas faire de la bonne science là. Sans compter que les politiques sont venus se greffer là-dessus.

Message cité 1 fois
Message édité par dinoponcho le 04-06-2020 à 20:59:59
n°59947899
gugusg
Posté le 04-06-2020 à 20:56:37  profilanswer
 

ph75 a écrit :

La livraison Guardian du jour sur Surgisphere pour ceux qui pensent encore que Desai dispose de vraies données [:lafroussedanstonfrog:2]

 

https://www.theguardian.com/world/2 [...] hloroquine

Citation :

Surgisphere’s Covid-19 “Mortality Prediction Tool” has also come under fire. Surgisphere claims that its tools are based on machine-learning algorithms and derived from real-time data. But when different ages are entered into the tool, it appears to simply divide them by 20 to get the predicted mortality, rounded up to the nearest 0.1%. For example, a 10-year-old would have a 0.5% risk of death, according to the tool.

 

A senior London infectious diseases doctor concerned by the tool told the Guardian: “We know that this is not what happens in Covid-19, where there is an exponential relationship between age and mortality.

 

“Unfortunately Surgisphere’s tool appears to be a public-facing shell without real data driving it,” he said. “Given the clear data flaws pointed out by many readers of the Lancet article, it is reasonable to conclude that that publication also suffers from the same fundamental problem.” Desai did not respond to questions about the tool.


 

Tu as une source qui montre que l'étude du Lancet a utilisé cet outil et pas les données brutes de la boite ?

 

Parce que les données derrière peuvent être bonnes et l'outil codé devant une fumisterie non ?  :??:

 

l'histoire du facteur de risque c'est pas dans les données brutes hospitalière je suppose ?

Message cité 1 fois
Message édité par gugusg le 04-06-2020 à 20:57:04
n°59947913
ph75
Posté le 04-06-2020 à 20:58:14  profilanswer
 

briseparpaing a écrit :

Pour l'origine des données, c'est exact, mais dans le cas litigieux de l'article publié dans The Lancet, on est loin de cette situation ordinaire et difficile: vu la sensibilité du sujet, le comité éditorial de la revue a, pour le moins, était un peu léger. Et je me demande si c'est pas un travers relativement fréquent dans cette discipline, hautement empirique au finale :d

y avait effectivement pas mal d'indices montrant les données étaient bidons, cf dernier article du guardian
https://www.theguardian.com/world/2 [...] hloroquine

Citation :

Chaccour’s first surprise was that the study had found 52 Covid-19 patients who had received ivermectin. At the time, ivermectin was not being widely discussed as a potential Covid-19 treatment. Yet the study said patients around the world had already been receiving it.

 

The study also included data from three patients in Africa who, as of 1 March, were on mechanical ventilation and receiving ivermectin.

 

“But there were two patients in the entire continent alone at that time, let alone people on ventilators,” Chaccour says.

 

Chaccour, who has worked throughout Africa and knows African healthcare systems well, believes many hospitals there are not equipped with the electronic health systems required to be a part of such a database.

 

“And they’re supposed to be connected to a fancy automatic thing that gives all this data to a corporation in the US? It was so weird.”


n°59947939
briseparpa​ing
Posté le 04-06-2020 à 21:01:48  profilanswer
 

dinoponcho a écrit :


 
De l'expérience que j'ai, il y a des cas où des gens qui font de la théorie reçoivent des papiers expérimentaux, oui. Ce qui ne semble pas absurde, puisqu'en physique un objectif est souvent de faire le lien entre des résultats expérimentaux et des prédictions théoriques ou des calculs numériques. Sans compter qu'il y a bon nombre de papiers qui vont mélanger expériences et simulations numériques. A partir de là, un reviewer peut n'être compétent que sur une partie des résultats du papier, ça ne me choque pas. Et sur le spécialisation, je parle encore de ce que je connais mais les revues genre phys rev ont des thématiques très larges, et à lire certains rapports de referees, des fois on comprend clairement que le reviewer ne comprend pas forcément tout et ne semble pas complètement spécialiste.
 
Pour le reste des filtres je suis d'accord avec toi, surtout le deuxième point qui me paraît être une bonne pratique (mais je ne sais pas jusqu'à quel point elle va être partagée en pratique :o)
 
 


 
Il y a toujours une part d'expérimental en science, par définition, mais je ne pense pas qu'un éditeur prenne le risque de faire relire les articles de Léonard par Sheldon :o
 

dinoponcho a écrit :


Je suis d'accord, mais le problème là dedans n'est pas tant le principe du processus en lui-même que le fait que tout le monde s'est mis à publier d'un coup sur le sujet, qu'il aurait fallu un consensus général pour dire : stop, ça va trop vite, on ne peut pas faire de la bonne science là.


 
Oui, je suis d'accord, c'est que je disais hier: pour moi, on aurait du suspendre toutes les publications sur le sujet pendant quelques temps. Après tout, l'expérience ( :o ) nous montre que les décisions politiques ne reposent pas tant que ça sur la lecture des articles scientifiques puisque la plupart des décideurs ont pris appui sur des conseillers et des expertises (souvent collégiales) pour chercher un consensus.
Dans cette affaire, le paradoxe, c'est qu'on a fait trop de science et pas assez de politique. Y a rien de pire dans les situations de crise que de sa défausser sur une prétendue vérité qu'on ne maitrise pas.

n°59947951
Delivereat​h
Posté le 04-06-2020 à 21:03:51  profilanswer
 

briseparpaing a écrit :


 
 
non
mais je vois pas bien le problème :d


Le problème étant de tirer une frontière aussi nette entre science et technologie. :D

n°59947952
briseparpa​ing
Posté le 04-06-2020 à 21:03:55  profilanswer
 

ph75 a écrit :

y avait effectivement pas mal d'indices montrant les données étaient bidons, cf dernier article du guardian
https://www.theguardian.com/world/2 [...] hloroquine

Citation :

Chaccour’s first surprise was that the study had found 52 Covid-19 patients who had received ivermectin. At the time, ivermectin was not being widely discussed as a potential Covid-19 treatment. Yet the study said patients around the world had already been receiving it.
 
The study also included data from three patients in Africa who, as of 1 March, were on mechanical ventilation and receiving ivermectin.
 
“But there were two patients in the entire continent alone at that time, let alone people on ventilators,” Chaccour says.
 
Chaccour, who has worked throughout Africa and knows African healthcare systems well, believes many hospitals there are not equipped with the electronic health systems required to be a part of such a database.
 
“And they’re supposed to be connected to a fancy automatic thing that gives all this data to a corporation in the US? It was so weird.”




 
Cet article n'a PAS été reviewé sérieusement, il faut que la revue l'admette et qu'elle corrige le tir.
Quand je reviewe un article il me faut plusieurs semaines (pas à temps plein, mais pas 10 minutes quoi :o ). Là, on parle quasiment en jours, c'est absolument pas crédible pour moi

n°59947968
Kiveu
Carlos Irwin Estevez
Posté le 04-06-2020 à 21:06:44  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Le "pauvre conne de meuf", il n'existe que dans ta tête.


 
arrête de traiter Backbone de schizophrène psychotique stp.


---------------
“The modern conservative is engaged in one of man’s oldest exercises in moral philosophy; that is, the search for a superior moral justification for selfishness.”
n°59947975
briseparpa​ing
Posté le 04-06-2020 à 21:08:22  profilanswer
 

Delivereath a écrit :


Le problème étant de tirer une frontière aussi nette entre science et technologie. :D


 
 
Bah la frontière est assez nette pour moi.
Je pense que vous confondez production et utilisation. Un scientifique produit des connaissances scientifiques, un technicien (au sens large) utilise des connaissances scientifiques. Tu ne fais pas de hiérarchisation entre ces activités. Perso, j'ai glissé d'une activité à l'autre pendant ma carrière, je sais faire la distinction entre les deux. Ce sont deux métiers différents, chacun avec des difficultés et des spécificités différentes

n°59947993
orodreths
Donkey pue du cul
Posté le 04-06-2020 à 21:11:48  profilanswer
 

Citation :

Chloroquine: Surgisphere, cette entreprise fantôme au cœur du scandale du Lancet
 
https://www.lefigaro.fr/sciences/ch [...] t-20200604
 
Cette start-up américaine est soupçonnée d’avoir fourni des jeux de données entièrement falsifiées à plusieurs équipes. Une fraude aussi grossière porterait un coup terrible au monde de l’édition scientifique.


---------------
#TeamFirst
n°59948010
dinoponcho
Posté le 04-06-2020 à 21:13:38  profilanswer
 

briseparpaing a écrit :


 
Il y a toujours une part d'expérimental en science, par définition, mais je ne pense pas qu'un éditeur prenne le risque de faire relire les articles de Léonard par Sheldon :o
 


On dérive du sujet, mais franchement la séparation est très nette entre les gens qui font des simulations numériques et les gens qui font des manips. Et donc quand un article sort et mélange les deux suite à une coopération, je te garanti que le reviewer qui bosse 100% sur l'ordi aura du mal à piger la partie sur les manips faites avec je sais pas quel matos exotique, et inversement :D
 
 

briseparpaing a écrit :


 
Cet article n'a PAS été reviewé sérieusement, il faut que la revue l'admette et qu'elle corrige le tir.
Quand je reviewe un article il me faut plusieurs semaines (pas à temps plein, mais pas 10 minutes quoi :o ). Là, on parle quasiment en jours, c'est absolument pas crédible pour moi


On va pas se raconter d'histoire, si dans un an on fait un bilan des publications de ces dernières semaines, on s'apercevra vraisemblablement que tout un tas de daubes ont été publiées, ou que la qualité des preprints a subitement baissé :o
Le souci de ce papier en particulier étant qu'il a servi de base à des décisions soudaines à l'échelle mondiale. On nage en plein délire depuis trois mois de toute façon.

Message cité 2 fois
Message édité par dinoponcho le 04-06-2020 à 21:19:07
n°59948041
Delivereat​h
Posté le 04-06-2020 à 21:17:19  profilanswer
 

briseparpaing a écrit :


 
 
Bah la frontière est assez nette pour moi.
Je pense que vous confondez production et utilisation. Un scientifique produit des connaissances scientifiques, un technicien (au sens large) utilise des connaissances scientifiques. Tu ne fais pas de hiérarchisation entre ces activités. Perso, j'ai glissé d'une activité à l'autre pendant ma carrière, je sais faire la distinction entre les deux. Ce sont deux métiers différents, chacun avec des difficultés et des spécificités différentes


Il y a, à mon avis, un entre-deux que l'on trouve en recherche appliquée ou en R&D. On y produit également des connaissances scientifiques, dans un cadre moins formel que la recherche fondamentale certes, mais ça reste de la science et pas uniquement de la mise en pratique de connaissances scientifiques. Et ça demande un bon mix de compétences scientifiques et technologiques.

n°59948054
froma
Posté le 04-06-2020 à 21:18:48  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Non, pas tout. Pas encore.
 
Edit: donc Turing a utilisé un log en base 10 et le mec de la vidéo un log en base 2 parce que ça lui semble plus clair. Si c'est que ça, c'est pas Turing qui a mis du binaire ici.


 
t'as pas répondu à ma question.

n°59948063
grotius
Posté le 04-06-2020 à 21:20:17  profilanswer
 

C est pas le sujet du topic et un bon dictionnaire vous donnera la signification correcte de beaucoup de mots dont le concept semble flou à certains.

n°59948067
epsiloncen​taury
Posté le 04-06-2020 à 21:20:34  profilanswer
 

Backbone- a écrit :


 
Merci, j'a trouvé.
 
Putain quel gros connard.


 

Backbone- a écrit :


Ferme ta bouche espèce de femme, j’appelle pas ca être polis.


 

Backbone- a écrit :


Tais toi, femme.

Sisi, il à bien dit cela.


 
Il n'a jamais dit ça t'es qu'un gros menteur qui déforme les propos pour mieux traiter de connard.  
 
Ton interprétation, on s'en branle d'autant plus qu'elle n'est fait que de mauvaise foi. Malhonnêteté 10. Crédibilité 0 !   :o

n°59948112
the anakin
Le vrai élu
Posté le 04-06-2020 à 21:27:10  profilanswer
 

dinoponcho a écrit :


On dérive du sujet, mais franchement la séparation est très nette entre les gens qui font des simulations numériques et les gens qui font des manips. Et donc quand un article sort et mélange les deux suite à une coopération, je te garanti que le reviewer qui bosse 100% sur l'ordi aura du mal à piger la partie sur les manips faites avec je sais pas quel matos exotique, et inversement :D

 



 
dinoponcho a écrit :


On va pas se raconter d'histoire, si dans un an on fait un bilan des publications de ces dernières semaines, on s'apercevra vraisemblablement que tout un tas de daubes ont été publiées, ou que la qualité des preprints a subitement baissé :o
Le souci de ce papier en particulier étant qu'il a servi de base à des décisions soudaines à l'échelle mondiale. On nage en plein délire depuis trois mois de toute façon.

 

Je suis pas vraiment d'accord avec ton dernier paragraphe. C'était la dernière étape d'un processus enclenché depuis un moment : alertes sur des cas d'effets secondaires graves, études allant déjà dans ce sens (j'ai posté le lien vers des articles récents), aucune vraie étude permettant de conclure que c'est utile...
Donc oui c'est l'étude qui a scellé le truc, mais c'est complètement faux de dire que c'est le seul élément. S'il n'y avait eu que ça je reste persuadé qu'on aurait au pire demandé des éclaircissements.

n°59948120
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2020 à 21:28:43  answer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur

n°59948129
the anakin
Le vrai élu
Posté le 04-06-2020 à 21:30:45  profilanswer
 

Delivereath a écrit :


Il y a, à mon avis, un entre-deux que l'on trouve en recherche appliquée ou en R&D. On y produit également des connaissances scientifiques, dans un cadre moins formel que la recherche fondamentale certes, mais ça reste de la science et pas uniquement de la mise en pratique de connaissances scientifiques. Et ça demande un bon mix de compétences scientifiques et technologiques.

 

C'est vraiment deux mondes très différents oui. Tu as en général besoin des deux, car les gens capables à la fois de bons expérimentateurs et de bons théoriciens sont extrêmement rares. Pas sûr d'en avoir même croisé un seul.
Dans tous les labos où j'ai bossé tu as des équipes des deux "camps" et ça se complète assez bien.

n°59948135
the anakin
Le vrai élu
Posté le 04-06-2020 à 21:31:42  profilanswer
 

 

Ça sent l'abus de confiance/escroquerie.

n°59948147
orodreths
Donkey pue du cul
Posté le 04-06-2020 à 21:32:49  profilanswer
 


 
Scandaleux et dire que ça a fait arrêter les essais en cours...  


---------------
#TeamFirst
n°59948154
Pomme-abri​cot
Posté le 04-06-2020 à 21:33:45  profilanswer
 

Backbone- a écrit :


 
On fera le bilan, calmement, En s'remémorant chaque instant. Parler des histoires d'avant,
Comme si on avait cinquante ans. Le temps passe et passe et passe, et beaucoup de choses ont
changées.
Qui aurait pu s'imaginer que le temps serait si vite
écoulé?


On bandait à peine mais on voulait déjà ken  [:rage_anormale]

n°59948157
ph75
Posté le 04-06-2020 à 21:34:04  profilanswer
 

Citation :

« Nous ne pouvons plus nous porter garants de la véracité des sources des données primaires », écrivent les trois auteurs au Lancet, mettant en cause le refus du quatrième, patron de la société les ayant collectées, de donner accès à la base de données.

ils auraient pourtant pu demander à nestor :/

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  8112  8113  8114  ..  25261  25262  25263  25264  25265  25266

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
Mr Flex - Retour en France - voyage terminéNouveau téléphone fixe origine japonais (anti pub)
Greater China: 1 country 4 countries (ou bientôt 3 :o)Football féminin : Équipe de Rance
Petit nouveau et urbexLes maillots de football NOUVEAU: PSG, PORTUGAL, AMERICA...
Aliexpress - La chine a des soucis ?Idée de nouveau régime : le régime mixte
Nouveau compte paypal, virement reçu bloqué!le monde merveilleux de chronopost :)
Plus de sujets relatifs à : COVID-19 - sa vie, son œuvre


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)