desclous | fhy a écrit :
j'ai dis dans un autre post précedent : l'eau, un prétexte X ou Y... Notamment, le fait que le liban est démocratique et multiconfessionnel (chrétiens orthodoxes, catholiques, arméniens, sunnites, druzes, chiites, réfugiés palestiniens, ouvriers syriens, immigrés asiatiques, j'en passe et des meilleurs), fait qu'il est assez facile pour des gens divers et variés d'y trouver refuge, et notamment des "terroristes" (les guillemets parce que les frontières terroriste/résistant/militants/opposant sont floues et très perméables, dans tous les sens)
Israel est passé maitre de l'art de pourchasser ceux qui l'emmerdent jusque dans les chiottes...du pays voisin.
(beaucoup de commandos d'assassinats ciblés de personnalités palestinniennes notamment, au liban, quitte à ce que le "ciblage" fasse pas mal de victimes civiles). Meme si le Liban se conduit en démocratie irréprochable et que le Hezbollah pose jusqu'au dernier fusil, il suffira qu'un palestinien du Djihad trouve refuge à Beyrouth pour qu'Israel puisse justifier une "opération défensive".
Citation :
Ce que dit là Nasrallah est fûté: c'est lui qui entretient et constitue la menace contre Israël avec son arsenal et ses prises de positions contre ce pays,
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sérieusement, où et quand a-t-il dit vouloir détruire Israel? Il a demandé les revendications qu'on lui connait (les fermes, les prisonniers, un plan de paix pour les palestiniens aussi, pas sure sur ce dernier point?)
S'il y avait volonté de l'Iran de lancé une attaque contre Israel en passant par le Hezbollah, je crois qu'on aurait vu d'autres types de missiles, plus puissants, et des frappes plus meurtrieres. Et ce serait pas arrivé à un moment où l'Iran se sent pas tout à fait pret à "accueillir" les USA (vu les démonstrations de force en grande pompes aujourd'hui meme)
Citation :
mais il semble prendre la cause, lui et son organisation, pour l'effet, c'est à dire la riposte israélienne à la menace qu'il constitue lui-même.
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écoute, les libanais ne sont pas tous cons jusqu'au dernier, que je sache. Tous les partis, meme les plus anti-iraniens et aniti-Hezbollah, sont d'accord sur le fait qu'Israel EST une menace, C'est dommage parce que c'est un Etat juif, que la religion juive, la culture juive sont très respectables, c'est nos cousins (on est sémites nous aussi), il y a eu des personnalités juives extraordinaires, il y a des juifs et des arabes qui vivent en harmonie dans certains villages d'Israel, c'est un peuple qui a droit à la paix comme tout les autres... seulement voilà, c'est un état manaçant pour son voisin le plus faible militairement parlant. On aimerait tous que çà change. On veut juste qu'ils nous foutent la paix. Mais on a tous vu que c'est pas si simple
Citation :
Mais, pas de Hezbollah armé et menaçant, pas de menace d'attaque, donc pas besoin d'une force capable de s'en prémunir... Non...?
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Mais Israel ne veut pas de Hezbollah DU TOUT! Même pas les infirmiers, architectes, enseignants...meme pas s'il y a aucun mec armé.
Et avant Hezbollah, il avait pri OLP comme excuse pour attaquer. ensuite, il lui est arrivé d'attaquer à cause d'un militant palestinien planqué au Liban. Demain, ce sera quoi? Il faut une force pour se protéger d'israel. Le Hezbollah est pas mal de libanais veulent une force militaire (adaptée, pas l'armée libanaise telle qu'elle est actuellement)
Moi je préfère une force militaire internationale+des lois et résolutions de l'ONU fermes et appliquée pour pacifier durablement Israel (trouver un modus vivendi avec les palestiniens, en bref), les lois étant au dessus de la force militaire bien entendu, mais l'équilibre se situe surement dans un mélange des 2 : la protection juridique et militaire internationale+ une protection interne de type armée régulière, mais avec l'expertise du Hezbollah en terme de résistance à une invasion terrestre, sans surenchère (course aux missiles les plus puissants, etc)
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Bon, une perspective un peu différente d'où considérer les choses: je crois que le Hezbollah prône ouvertement la destruction d'Israël, en tant que mouvemen djihadiste.
Voici quelques déclarations de Nasrallah (extraite d'un document de l'ESISC ):
"Il n'y aura pas de paix tant que l'ennemi juif occupera la Palestine. L'entité juive est une nation terroriste. La Palestine est aux palestiniens, pas aux juifs. Seuls nos armes et nos martyrs apporteront la paix dans cette région."
"...Il faut créer une nation islamique sur les cendres de l'état d'Israël..."
En 1997, Nasrallah a du reste déclaré qu'un retrait total des forces israéliennes du sud-Liban ne mettrait pas fin au conflit.
Je suis persuadé qu'on pourra sans difficultés trouver d'autres déclarations du même tonneau... Le fait que l'Iran est le fournisseur, le bailleur de fonds et le commanditaire du Hezb, à tel point que la plupart des analystes (pas nécessairement pro-israéliens du reste) pensent que celui-ci est carrément une extension locale et militaire de l'Iran, ne rassure pas vraiment quant aux intentions du Hezb vis à vis d'Israël. Il est de notoriété publique qu'Ahmadinedjad porte Israël et les israéliens dans son cur, et même si ses déclarations ont parfois un petit côté folklo, le simple fait de savoir que l'un de ses représentants les plus redoutables est à ta frontière, doté d'un arsenal de quelques dizaines de milliers de roquettes et missiles pouvant paralyser tout le nord d'Israël, la preuve en a été faite, eh bien, ça peut foutre le jetons à Israël, à juste titre à mon avis.
Donc, je crois que la menace que constitue le Hezb pour Israël n'est pas fantaisite, en seras-tu d'accord?
Citation :
S'il y avait volonté de l'Iran de lancé une attaque contre Israel en passant par le Hezbollah, je crois qu'on aurait vu d'autres types de missiles, plus puissants, et des frappes plus meurtrieres
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Non, pas d'accord. Les katiouchas étaient parfaitement suffisantes et ont fait un max de dégâts. En fait, il semble que plus les missiles étaient perfectionnés et de longue portée, plus facile était leur destruction par l'aviation. Ce sont précisément les roquettes "de poche" qui étaient les plus difficiles à détruire.
De plus, je ne sais s'il était de l'intérêt de l'Iran de révéler maintenant tout ce dont est capable le Hezb. Dans l'éventualité d'une nouvelle guerre, très probable en fait, les surprises n'en seront que plus grandes pour Israël.
Enfin j'ai entendu plusieurs fois Kaménahi parler... C'était parfaitement clair que c'était lui qui donnait les ordres, et que le Hezb continuerait le combat ou cesserait selon ses ordres.
Maintenant, je n'arrive pas vraiment à comprendre en quoi Israël constituerait une menace pour le Liban, si le Hezb ne serait pas une menace pour lui.
Tu dis que l'eau du Litani pourrait être d'une importance vitale pour Israël dans x années... J'ai peine à croire que cette eau puisse justifier à elle seule une occupation du sud-Liban. Il me semble difficilement contestable qu'une guerre soit plus coûteuse pour Israël que l'éventuel bénéfice que pourrait apporter l'exploitation de cette source d'eau. Après tout, le Litani était sous contrôle israélien pendant 17 ans. Les israéliens ont-ils fait quoi que ce soit qui aille dans le sens d''une réelle appropriation de ces sources en eau?
Plus important, ils se sont retirés du Liban, malgré l'omniprésence de Hezb, en 2000. Signe, tout de même, que pour ce pays, la tranquillité espérée, au moins à cette frontière-ci, était plus précieuse et avantageuse qu'un conflit.
Citation :
On veut juste qu'ils nous foutent la paix
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Excellent. C'est absolument respectable, comme souhait. Tu sais que c'est exactement celui qu'on exprimé beaucoup d'israéliens à propos du Hezb...?
Comme quoi...
Voici un article de Guy Sorman, qui à mon avis exprime très bien, curieusement, les choses vues du côté israélien, et explique peut-être ce foutu rapport de forces qui s'est instauré dans cette région, et les conséquences qui en découlent:
Citation :
Le premier fait, incontournable, est, dans le regard arabe, le caractère inacceptable de l'existence d'Israël. Tous les documents diplomatiques et déclarations reconnaissant Israël je reconnais, mais je n'accepte pas obtenus sous la contrainte ou par nécessité, pourraient disparaître si la nécessité s'allégeait et la contrainte n'était plus. D'un point de vue arabe, Israël est vécu comme une colonie, imposée de l'extérieur, une poussière d'empire, une aberration historique. La singularité d'Israël ? Elle n'est nullement évidente aux Arabes : l'Holocauste eut lieu ailleurs. Le destin d'Israël ? Si destin il y a, il est étranger aux Arabes puisque l'islam seul est vrai et qu'une espérance métaphysique juive leur paraît, forcément, une erreur. Dans ce regard arabe, Israël, historiquement dévoyé et dans l'ignorance de la Révélation véritable, est au mieux un fait acquis, sans autre droit à exister que sa force supérieure.
Le deuxième fait, incontournable, c'est que jamais depuis sa fondation, les États arabes n'ont renoncé à éliminer Israël : seule la méthode a varié. Le Hezbollah innove seulement parce qu'il a pris acte de la relative inefficacité de la guérilla ; cette fois-ci, Israël a affaire à une armée, moderne, bien équipée, disposant d'une base géographique dans le grand no man's land du Liban-Sud. Effacer Israël de la carte, ce n'est plus seulement de la rhétorique «orientale» : le Hezbollah et son tuteur iranien, le président Mahmoud Ahmadinejad, s'en donnent les moyens. Difficile de ne pas les prendre au sérieux. Et, par-delà la destruction d'Israël, on suppose que le Hezbollah a des ambitions politiques plus vastes : contrôler le Liban, participer à une coalition d'États chiites. Nous assistons là à une grande révolution chiite, politique et religieuse. Une révolution où, comme dans toute révolution, les fanatiques l'emportent sur les modérés...
Le troisième fait, non discutable, est le rôle déterminant des États-Unis et d'eux seuls. Israël qui, sans les États-Unis, aurait été annihilé dés 1973, survit grâce au soutien logistique et diplomatique de Washington et parce que les gouvernements arabes savent jusqu'où ne pas aller trop loin pour ne pas déclencher la foudre américaine.
Quatrième fait : pourquoi diable Israël, minuscule enclave à l'échelle du monde arabe et plus encore du monde musulman, cristallise-t-il, depuis soixante ans, toutes les haines des mondes arabes et musulmans ? N'y a-t-il pas là une disproportion, la vraie disproportion ? Hassan II, roi du Maroc, expliquait avec ironie que l'antisionisme était l'aphrodisiaque du monde arabe. Israël est, dans le monde arabe, le seul motif autorisé de manifestations publiques, le seul lien social parfois entre sectes et ethnies dans des nations arabes fragmentées : «À bas Israël» fait l'union.
Cinquième fait : les explications économiques, d'inspiration marxiste-léniniste, du conflit israélo-arabe, n'expliquent rien. Israël n'a pas de pétrole, aucune autre ressource que la valeur ajoutée par sa population : la conquête d'Israël n'aurait d'autre valeur, pour les Arabes, que symbolique. Ceux qui croient encore que le pétrole détermine les guerres ont un siècle économique de retard.
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