negblan Je suis neutre à 18% | Je comprends pas comment on peut prétendre "ouvrir un débat", y participer, et laisser tout se confondre, comme une masse informe de subjectivités soulagées ou de pseudo objectivités.
J'ai un profond respect pour l'agitation que ça suscite chez tous les participant à ce topic, mais aussi pour le fait que 9O% des posteurs de la section photo de hfr.. font des photos. Certains sont mêmes des gens qui m'émerveillent, sans le savoir; mais franchement, ce débat de merde me laisse pantois. Pardonnez ce nom d'oiseau qui nichait au fond de mon cerveau et n'attendais que de sortir.
Je déclarais tout ça a priori, histoire qu'on soit pas dans le malentendu.
Et ces trucs-là me font réagir :
am7 a écrit :
Parce-que t'autorises les gens à te voir là où tu es mais pas forcément sur un forum internet ou dans une expo. Y a des lois pour ça, ça s'appelle le droit à l'image.
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aozora a écrit :
ta un demi cerveau ou quoi pour ne pas etre capable de comprendre que etre pris en photo et etre vu sont 2 NOTIONS COMPLETEMENT DIFFERENTES !?
comme le dis am7 la loi elle meme reglemente ce type de chose
si demain une personne que tu as prise en photo vient sur ce forum voit un photo d'elle meme et n'est pas ok de cela elle te fou un proces au cul et tu es compltement en tord et tu vas perdre gros !
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Un débat ça sert à remettre en question autant que se remettre en question. Si danlamouette ne sait pas argumenter et se fonde sur des raccourcis faciles, c'est tragique pour lui, ça ne doit pas faire dégringoler l'interêt de ce débat et encore moins la prise de conscience e la complexité qu'il impose. Non ?
Ele a bon dos la loi... on se la range sous le bras quand elle est arrangeante, mais si demain la loi elle dit que lamineur7 c'est un pseudo violent et interdit sur la toile ou que aozora elle est dangereuse pour la collectivité parce qu'elle fait des photos louches habillée en demoiselle louche qui poste "ses horreurs" sur la toile avec un avatar tout aussi louche, ben y'en a qui l'auront bien dans le derrière de l'attitude qui consiste à se protéger avec "ce que dit la loi".
Ce topic il annonce au début qu'on se demande où se situent les limites de de la photographie de gens, de citoyen. On admet tous que quelles que soit l'intention, c'est une question qui s'impose et que comme disait notre ami Doisneau "quand on travaille avec un outil qui fait voir on ne peut pas s'épargner de se demander si on est pas voyeur". Il faut même s'attendre à le devenir.
am7 a écrit :
Ca vaut sans doute mieux que des raisonnements à la mord-moi-le-noeud :
Citation :
La nature du support de publication ou de diffusion de limage dune personne est sans aucun effet sur le respect dû au droit à limage de cette personne. Quil sagisse dun tract, dune affiche, dun magazine ou dun site internet, le droit à limage a vocation à sappliquer de la même façon.
La mise en ligne de photographies ou vidéo mettant en scène des personnes physiques
Par principe, toute personne, quelque soit sa notoriété, dispose sur son image et sur lutilisation qui en est faite dun droit exclusif et peut sopposer à sa reproduction et diffusion sans son autorisation. Vous devez donc veiller à recueillir, avant la mise en ligne de la photo, une autorisation expresse de la personne qui y figure.
Il en va ainsi des clichés ou vidéo prises dans un lieu privé, représentant des scènes de la vie familiale, dévoilant létat de santé de la personne, ou la présentant dans des moments dintimité. Quil sagisse dune célébrité, de sa famille ou de son voisin, leur autorisation est indispensable.
A défaut, la personne dont limage a été divulguée a la possibilité dagir en justice : le juge des référés dispose à cet égard du pouvoir de prescrire toutes mesures propres à empêcher ou faire cesser latteinte, pouvant attribuer également des dommages et intérêts. Par ailleurs, vous vous exposez à un an demprisonnement et 45 000 euros damende en cas de divulgation sans autorisation (article 226-1 du Code pénal).
Enfin, l'article 226-8 du Code pénal punit d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende le fait de publier, par quelque voie que ce soit, le montage réalisé avec l'image d'une personne sans son consentement, s'il n'apparaît pas à l'évidence qu'il s'agit d'un montage ou s'il n'en est pas expressément fait mention.
Les images prises dans des lieux publics
Dans le cas de telles images, vous devez uniquement obtenir une autorisation de la ou des personnes qui sont isolées et reconnaissables. A défaut, vous naurez pas à recueillir lautorisation de toutes les personnes qui figurent sur la photo.
Les images déjà publiées
Dès lors quune photo a fait lobjet dune première publication, par exemple dans un magazine, vous navez pas pour autant la possibilité de rediffuser une telle image sans obtenir une autorisation de la personne représentée.
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Et c'est pas avec des bloc copiés-collés de textes résumés juridiques qu'on déplie les conditions de possibilité d'un débat vraisemblable...
Sinon, comme en a eu l'intuition le type qui semble se gauser de tous les remous qu'il produit sur ce forum, ça sert à rien d'ouvrir un topic d'échange. On l'ouvre, on colle la loi, on discutte plus, on verrouille.
Un Emry sur la toile... c'est de la toile emerie, non ?
Denio a écrit :
"Le droit à l'image ne peut pas être invoqué en toutes circonstances.
Pour les producteurs et les utilisateurs d'images, cette année pourrait bien être à marquer d'une pierre blanche. Après l'arrêt de la Cour de cassation du 7 mai 2004, reconnaissant le droit de photographier librement un bien privé (immeuble par exemple) dès lors que l'utilisation de cette image ne cause pas "un trouble anormal" au propriétaire, un jugement du tribunal de grande instance de Paris du 2 juin 2004 assouplit la notion de "droit à l'image" des personnes physiques.
En l'occurrence, un particulier réclamait 7.000 euros de dommages-intérêts à un photographe de l'agence Magnum et à l'éditeur Phaidon, pour avoir publié un ouvrage intitulé "L'Autre" - co-signé avec le sociologue Jean Baudrillard - présentant des visages anonymes photographiés, sans leur autorisation, dans le métro parisien. Le TGI a débouté le plaignant, en considérant que le photographe et l'éditeur n'ont "pas fait un usage fautif de la liberté d'expression" et que le travail réalisé présente un caractère "sociologique et artistique particulier". Les attendus soulignent surtout que le plaignant n'étant pas représenté "dans une situation dégradante", il n'était pas fondé à demander réparation. L'Observatoire de l'image, qui regroupe des représentants des photographes et des éditeurs, s'est aussitôt félicité de cette "décision remarquable". Si cette jurisprudence se confirme, elle pourrait marquer la fin des visages floutés qui envahissent depuis quelques mois les supports écrits et audiovisuels."
Références : Tribunal de grande instance de Paris, jugement du 2 juin 2004, Agence Magnum, Phaidon Éditions et Luc D.
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Ouf... les amoureux de l'imae et de la gueule des autres euvent peut-être commencer à respirer. On sort peut-être un pied tmide d'un ère noire.
Ce qui me gêne dans le sens donné à cette décision (gêne : ça veut dire que je suis pas mécontent mais je reste vigilant...), c'est que tant que quelque chose est servile, il est acceptable. Il faut que ça ait un interêt sociologique, que ça confère quelque chose de particulier (en clair on se demande si les gens qui ont conclus la procédure plainte n'ont pas simplement décidé que c'était beau, alors ça passe. Et quid des gens qui ne montrent pas les réalités sous leur aspect le plus burt, souvent pas très embellissant ?).
L'inverse est important aussi : y'a marqué "n'a pas fauté dans l'usage de la liberté d'expression"... oui mais si l'expression acceptable ce doit être éternellment un truc plat informatif vire un peu pudibond, pas engagé, pas investi, comme un JT de seconde zone (remarquez le pléonasme), ben on ne prend plus une décision judiciaire autour e la place du produit artistique dans notre monde, on dégrade simplement ce produit artistique vers un degré non esthétique qui permet, souvent, de le piétiner ou de s'en indifférer.
Alors certes sur le plan d'une avancée de notre rapport juridique à la photographie de gens, c'est un beau pas qui done espoir, mais il ne faut pas que l'arbre cache la forêt, on débouche pas encoe le champagne : la place de l'objet d'art est encore ambigue et fait peur. Ce qui n'empêche pas, tous HFRiens que nous sommes et "libre dans l'expression et l'échange", de débattre de ces sottises et d'avancer des arguments originaux à ce sujet sans le concours des gens qui en dernière instances proposent ou pas des réformes de loi...
aozora a écrit :
1/ je ne vois aps pkoi le topic fermerait etant donné que ça parle de la vision des gens la dessus
je pense que tu t assez octroyé comme ça le sujet
2/ c pas le lieu pour faire ta pub merci
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Oui sauf que la vision de la loi cest pas celle de NeGbLaN ni d'autres.
C'était juste pour enfoncr encore un peu le clou...
aozora a écrit :
moi ce qui me choque dans ce que tu soulignes c le fait que le photographe et l'editeur ont fait de l'argent sur le dos de personnes iconnues.
car en effet cette personne qui c plainte est apparu dans un livre donc un bien que l'on paye sans en avoir ete informaé et sans avoir donné son avis.
j'avoue etre mitigé sur ce point car d'un coté en fesant des photos je me dis cool c en effet nettement mieux.
mais d'un autre coté je me dis : punaise j'aimerais pas etre prise a parti de la sorte et retrouver ma tete dans un bouquin et que des gens ai gagné de l'argent sur mon dos....
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V'là autre chose... y'en a qui font du gain sur la chose des autres. Mais c'est ça, aussi, l'accord tacite que tu donnes quand tu deviens citoyen d'un pays comme le nôtre, où la liberté detous dépend de l'engagement de chacun. Il faut bien avouer que c'est étrange de t'entendre dire que tu aimes la photo, tu la comprends, tu comprends des intentions et des envies, mais tu n'acceptes pas que des gens en vivent si tu es sur leurs photos... ou alors tu veux qu'ils en vivent mais tu veux ta part du gateau aussi ?
Mais c'est naturel de composer avec tout ce qui nous entoure ! C'est la matière première du photographe... on ne peut pas rétribuer le jardinier qi a planté un arbre parce que Depardon l'a shooté dans son dernier livre... l'arbre n'apartient à personne, tu n'apartiens à personne non plus et même pas à toi (en terme d'image je veux dire) dès lors que tu te construis avec le bénéfice de la présence d'autrui autour de toi, et réciproquement. C'est un phénomène fondamental, on ne vit pas seul, même un anti social est plus social qu'on ne le croit puisqu'il se définit manifestement par rapport à la notion de siciabilité; c'est fondamental et ça ne se détruit pas, même pas reconaissable dans une foule, Aozora, par sa présence, participe à la formation de la foule. Ce n'est pas ton image mais ta présence corporelle qui est utilisé par la photo qui peut être prise, pourquoi est-ce que ça ça devrait pas être remboursé alors, si on suit ton interrogation sur le fait mercantile ?
Ekinox06210 a écrit :
dans le sujet de ce débat, tout est question de respect et de politesse. je trouve que photographier les gens a leur insu et publier sans leur accord des photos où ils sont reconnaissables c'est assez irrespectueux et malpoli.
C'est MA notion du respect et de la politesse telle que mes parents me l'ont transmis quand ils m'ont elevés. on a tous étés élevés différement (enfin non pas tous ), et quand je vois les propos et les réactions de certains ca me fait peur sur la façon dont ils ont étés élevés
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C'est ta notion en effet.... il y a des endroits dans le monde où l'image, particulièrement celle de l'autre, est si vénérée en tant qu'acte d'amour par la représentation que ton discours leur paraitrait profondément insultant. (Relire Depardon dans Afriques à ce propos)
Je veux dire à travers cet exemple que les notions d'éducation par "le respect de l'autre (= attntion à son image)" sont certes saines, puisque tu as l'air sain et en accord avec toi-même et peut-être même des valeurs, mais pas absolues.
Moi j'ai grandi dans une ambiance où on joue de la musique sous tout prétexte, on réveille le voisin pour jouer, quite à réveiller son marmot qui dort, on s'en fout. Refuser l'invitation à un bon beuf c'est être malade ou malpoli. De la même façon que ne pas savoir roter chez d'autres populations pour signifier que le repas était goutu. Je dis tout ça pas pour autoriser qu'on élève les valurs les uns contre les autres, et les populations au passage, mais juste pour dire que s'il y a des contraintes autant que des choses permises ou encouragées au sein des "éducations" et des cultures, c'est ausi parce qu'elles sont pratiquées volontiers ainsi, et que rien n'empêche a priori en tant qu'acteurs principal de celles-ci d'en faire changer la nature ou les orientations. C'est même le meilleur outil pour changer des choses : des révolutions personnelles, et pas externes.
C'est pour ça que c'est très important à mon avis que les amis de l'image photographique prenent eux-mêmes en charge ces problématiques à débattre, à commencer par connaître la loi en place premièrement, mais l'interroger ensuite surtout. Et par dessus tout, défendre leur photographie, redorer son blason en fournissant de bonnes photographies (et en rencontrant celles des autres*) qui font évoluer les consciences populaires autant que la sienne propre.
(* je fais directement référence là à l'attitude personnelle que tu décrivais si quelqu'un te photographie, et si tu aime/aimes pas le résultat)
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