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Auteur Sujet :

Licenciement abusif -> Chèque de 6900€ encaissé ! Je paye un coup !

n°3498341
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 19-08-2011 à 13:23:39  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Elle a pété son câble après l'histoire de la CGT, mon pote a donc été mit à pieds, elle a menacé les autres de fermer la boîte s'ils continuaient dans ce sens (grève) et j'en passe.

 

Du coup, moi j'ai rdv jeudi prochain avec un gars de la CGT histoire qu'il m'aide pour mon dossier, le collègue va surement venir avec moi :D

 

Elle s'enfonce dans sa connerie à vitesse grand V, c'est hallucinant d'être aussi borné à cet âge :sarcastic:

 


Edit : Et en plus, elle s'est servi comme excuse que mon collègue a eu un accident il y a 2 mois, véhicule HS donc, et que cet acte a été commis volontairement et a mit en danger l'entreprise.
C'est vrai, se prendre un arbre et faire un 360 en voiture c'est forcément volontaire :o


Message édité par pc-passion le 19-08-2011 à 13:25:45
mood
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Posté le 19-08-2011 à 13:23:39  profilanswer
 

n°3498349
CyberDenix
Posté le 19-08-2011 à 13:33:38  profilanswer
 

Il doit pouvoir mettre ça sur le coup des heures supp et de la fatigue y afférante.
 
Si elle ferme la boite, on réalise d'après moi l'un des meilleurs scénarios possibles. Un mandataire est désigné et se charge de liquider la boite en payant les salariés comme il se doit, et en cas d'insolvabilité, ce sont les AGS (http://www.ags-garantie-salaires.org/) auxquels ta patronne a cotisé qui garantissent les paiements.  ;)  
 
Le vrai problème, c'est quand le patron s'obstine à garder en vie sa boîte...
Et comme en général, une fois que tu as été patron, tu te vois mal redevenir simple employé, beaucoup choisissent la voie de l'acharnement thérapeutique !  :o  
 
Pour le conseiller CGT, il faudra juste lui remémorer, si il s'emporte, que le non règlement des dettes sociales est validé au delà de 45 jours, délai nécessaire à mise en cessation de paiement, et engagement le cas échéant d'une procédure de liquidation judiciaire.
 
Côté grève, je n'y connais pas grand chose, aussi m'abstiendrai-je de tout conseil :sleep:


Message édité par CyberDenix le 19-08-2011 à 13:42:17

---------------
Directeur Technique (CTO)
n°3498359
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 19-08-2011 à 13:43:45  profilanswer
 

Ok.
 
Autre chose, elle a montré à un de mes collègue hier (ça prouve bien qu'elle nous prend vraiment pour des cons), que les virements ont été fait le 17 et le non 5 comme indiqué sur le bulletin !
 
La plupart l'ont reçu ce matin, mais moi toujours rien, et quelque chose me dit que je vais rien recevoir :/

n°3499420
CyberDenix
Posté le 20-08-2011 à 11:19:30  profilanswer
 

Un arrêt de Cour de Cassation relatif au paiement du salaire régulier
 

Citation :


Cour de cassation       M. Gélineau-Larrivet, président
Chambre sociale        Mme Lemoine-Jeanjean, conseiller rapporteur
Audience publique du mardi 2 février 1999    M. Lyon-Caen, avocat général  
N° de pourvoi: 96-44798  
Publié au bulletin  
Cassation
 
 
REPUBLIQUE FRANCAISE
 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
 
 
 
Sur le moyen unique :
Vu les articles 1315 du Code civil et L. 143-4 du Code du travail ;
 
Attendu qu'aux termes du premier de ces textes " celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré, doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation " ; qu'aux termes du second, " l'acceptation sans protestation ni réserve d'un bulletin de paie par le travailleur ne peut valoir, de la part de celui-ci, renonciation au paiement de tout ou partie du salaire et des indemnités ou accessoires de salaire qui lui sont dus en vertu de la loi, du règlement, d'une convention ou accord collectif de travail ou d'un contrat " ; qu'il résulte de la combinaison de ces textes que, nonobstant la délivrance de la fiche de paie, l'employeur doit prouver le paiement du salaire ;
 
Attendu que, pour débouter M. X... de sa demande tendant au paiement du salaire, le conseil de prud'hommes a énoncé que le bulletin de paie faisait présumer ce paiement ;
 
Qu'en statuant ainsi, alors que l'employeur ne justifiait pas, notamment par la production de pièces comptables, du paiement du salaire, le conseil de prud'hommes a violé les textes susvisés ;
 
PAR CES MOTIFS :
 
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 5 juillet 1996, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Saint-Gaudens ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Toulouse.


 
Un arrêt de Cour de Cassation sur la rémunération variable :
 

Citation :


Cour de cassation  
chambre sociale  
Audience publique du mercredi 24 septembre 2008  
N° de pourvoi: 07-41383  
Publié au bulletin Cassation partielle
 
Mme Collomp, président  
Mme Mariette, conseiller rapporteur  
M. Petit, avocat général  
Me Bertrand, SCP Waquet, Farge et Hazan, avocat(s)  
 
 
REPUBLIQUE FRANCAISE
 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
 
 
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :  
 
 
Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X... a été engagé à compter du 1er juillet 1991 par la société Métro Cash & Carry France (société Métro) en qualité de chef de département produits ; qu'il a ensuite occupé différents postes avant de se voir confier le poste de directeur d'entrepôt à Limoges ; que par avenant au contrat de travail du 20 juin 2003, il a été prévu que la partie variable de sa rémunération serait désormais constituée d'un prime annuelle basée sur le résultat net d'exploitation après impôt déduction faite du coût des capitaux investis et calculée en fonction des objectifs fixés au salarié ; que licencié pour faute grave le 4 février 2005, il a saisi la juridiction prud'homale pour obtenir paiement de diverses sommes ;
 
Sur le désistement du pourvoi principal de la société Métro et la recevabilité du pourvoi incident de M. X... :
 
Vu l'article 1024 du code de procédure civile ;
 
Attendu que le désistement du pourvoi doit être accepté s'il contient des réserves ou si le défendeur a formé un pourvoi incident préalablement à sa notification ;
 
Attendu que le 7 août 2007 le greffe de la Cour de cassation a donné acte à la société Métro de son désistement pur et simple du pourvoi principal ;
 
Attendu que M. X... a formé le même jour, un pourvoi incident ;  
 
Que ce pourvoi, en l'absence de mention horaire sur les actes de signification du désistement du pourvoi principal et de réception du pourvoi incident, doit être déclaré recevable ;
 
Que faute d'acceptation le désistement est non avenu ;
 
Sur le pourvoi principal :
 
Vu l'article 978 du code de procédure civile ;
 
Attendu qu'en l'absence de remise, dans le délai de cinq mois, au greffe de la Cour de cassation d'un mémoire ampliatif, la déchéance du pourvoi est encourue ;
 
Sur le moyen unique du pourvoi incident :
 
Vu l'article 1315 du code civil ;
 
Attendu que, lorsque le calcul de la rémunération dépend d'éléments détenus par l'employeur , celui-ci est tenu de les produire en vue d'une discussion contradictoire ;
 
Attendu que, pour débouter le salarié de sa demande en paiement d'un complément de salaire au titre de la prime annuelle variable dite EVA, la cour d'appel énonce qu'aucun document comptable exploitable n'est produit pour permettre de vérifier le bien fondé et le calcul de la demande ainsi formulée ;
 
Qu'en statuant ainsi, alors qu'il appartenait à l'employeur de justifier du résultat net d'exploitation après impôt et du coût des capitaux investis pendant la période sur laquelle portait la réclamation, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;
 
PAR CES MOTIFS :
 
CONSTATE la déchéance du pourvoi principal ;
 
CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a débouté M. X... de sa demande en paiement d'un rappel de prime EVA, l'arrêt rendu le 16 janvier 2007, entre les parties, par la cour d'appel de Limoges ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Riom ;
 
Condamne la société Métro Cash et Carry France aux dépens ;  
 
Vu l'article 700 du code de procédure civile, condamne la société Métro Cash et Carry France à payer à M. X... la somme de 2 500 euros ; rejette la demance de ce dernier au titre de l'article 629 du code de procédure civile ;  
 
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;
 
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-quatre septembre deux mille huit.  
 
Publication : Bulletin 2008, V, n° 173
 
Décision attaquée : Cour d'appel de Limoges du 16 janvier 2007
 
 
Titrages et résumés : CASSATION - Pourvoi - Pourvoi incident - Recevabilité - Désistement du demandeur au pourvoi principal - Moment - Portée
 
Le désistement du pourvoi doit être accepté s'il contient des réserves ou si le défendeur a formé un pourvoi incident préalablement à sa notification.
 
 
Aussi, un pourvoi incident, qui a été formé le jour même de la signification du désistement du pourvoir principal, étant, en l'absence de toute mention des heures respectives de ces actes, recevable, il s'ensuit que faute d'acceptation le désistement est non avenu
 
 
 
Précédents jurisprudentiels : Sur la portée du désistement du pourvoi principal sur le pourvoi incident, à rapprocher : 2e Civ., 23 novembre 1988, pourvoi n° 87-16.965, Bull. 1988, II, n° 228 (rejet) ; 2e Civ., 9 octobre 1991, pourvoi n° 89.20-426, Bull. 1991, II, n° 241 (cassation partielle)  
 
Textes appliqués :
article 1024 du code de procédure civile


 
Et un article du Code du Travail sur les heures supplémentaires :
 

Citation :


Article L212-1-1 du Code du Travail
« En cas de litige relatif à l'existence ou au nombre d'heures de travail effectuées, l'employeur doit fournir au juge les éléments de nature à justifier les horaires effectivement réalisés par le salarié. Au vu de ces éléments et de ceux fournis par le salarié à l'appui de sa demande, le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. Si le décompte des heures de travail effectuées par chaque salarié est assuré par un système d'enregistrement automatique, celui-ci doit être fiable et infalsifiable. »


 
Autrement dit :
- il est à charge de l'employeur de prouver le paiement des rémunérations, variables ou non.
- il est à charge de l'employeur et du salarié de prouver les heures supplémentaires.


Message édité par CyberDenix le 20-08-2011 à 13:59:44

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Directeur Technique (CTO)
n°3499485
arq
:D
Posté le 20-08-2011 à 12:55:39  profilanswer
 

Tiens nous au courant de la suite.

n°3501529
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 22-08-2011 à 20:25:19  profilanswer
 

Tjr pas été payé :D
 
J'ai appelé ce midi, elle se la joue "rien à foutre", j'ai été clair, si mercredi j'ai rien sur mon compte -> Inspection du travail.
 
Elle me doit quand même plus de 1500€ entres les congés payés et les jours de travail, j'ai pas eu de revenu depuis maintenant un mois, j'en ai donc besoin :(

n°3502285
CyberDenix
Posté le 23-08-2011 à 13:33:22  profilanswer
 

Le délai moyen d'obtention d'une audience aux prudhommes, c'est quand même 3-4 semaines en référé, et 1 an en voie classique. Et j'ai bien parlé de l'audience, parce que le délibéré c'est x2.
 
Faut pas hésiter à s'y prendre un peu à l'avance...
 
PS : J'espère que l'inspection du travail se bougera comme il faut. L'inspection du travail est en théorie habilitée à former les procédures de liquidation judiciaire. M'enfin entre la théorie et la pratique... Pour mon expérience perso, ils ont pas bougé le petit doigt et m'ont royalement envoyé me faire voir ailleurs :(


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Directeur Technique (CTO)
n°3504920
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 24-08-2011 à 16:02:54  profilanswer
 

Petit appel aujourd'hui pour me confirmer que ma paye de juillet venait d'être virer mais qu'elle avait oublié de me payer mon solde de tout compte :o
 
Je lui laisse donc jusqu'à début septembre sinon ça va chier :D
 
Ca prouve bien que sa boîte se casse la gueule et qu'elle à plus une tune :/

n°3510423
CyberDenix
Posté le 28-08-2011 à 13:57:10  profilanswer
 

Hé beh !
 
Moi je vais envoyer mes conclusions aujourd'hui, un grand moment de relecture pour pas me contredire et ne rien oublier dans mes demandes :D


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Directeur Technique (CTO)
n°3510577
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 28-08-2011 à 15:55:51  profilanswer
 

Tu m'étonnes :D
 
Pour ma part, j'en suis à 5 personnes pouvant attester sur l'honneur sur feuille tout ce qui se trame dans cette entreprise.
 
L'une d'entre elle peut attester sur papier que ma patronne a gueulé, fière d'elle, dans son bureau, qu'à mon retour de vacances, elle me ferait la misère pour que je cède :sol:  
 
Je suis allé voir la CGT jeudi, on m'a fait une lettre de contestation de licenciement qu'elle va recevoir demain, lui disant que je l'attaquais aux Prudhommes pour licenciement abusif et usage de faux (Pas de visite médicale -> Mise en danger de l'employé / Bulletins de paie datés du 31 mais salaires virés le 15, etc) :whistle:  
 
Et mon collègue mit à pied la semaine dernière passe demain matin en entretien, accompagné d'un inspecteur du travail, et compte la mettre au prudhommes aussi !
 
Un autre de mes collègue qui a posé son préavis s'en va mercredi, donc lui, il se lache :D, un autre vient de poser le sien et un autre revient et l'attaque aux prudhommes pour harcèlement moral !
 
En clair, on est 5 à être partit en l'espace d'un mois :lol: Et au moins 3 à l'attaquer [:power600]  
 
Elle qui croyait les contrôler une fois m'avoir évincé, elle s'est bien gourré [:la petite voix]

mood
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Posté le 28-08-2011 à 15:55:51  profilanswer
 

n°3510615
Profil sup​primé
Posté le 28-08-2011 à 16:53:04  answer
 

il y a une règle pour la date des bulletins ?!

n°3510621
sadlig
Posté le 28-08-2011 à 17:01:55  profilanswer
 

A ma connaissance non, en tout cas cela n'a rien d'illégal de verser le salaire le15 du mois m+1.


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"You see things; and you say, 'Why?' But I dream things that never were; and I say, 'Why not?"(Georges Bernard Shaw)
n°3510696
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 28-08-2011 à 18:49:36  profilanswer
 

sadlig a écrit :

A ma connaissance non, en tout cas cela n'a rien d'illégal de verser le salaire le15 du mois m+1.


 
Quand sur ton bulletin c'est marqué "date de paie : 31 juillet 2011" et que tu reçois ton virement le 18 aout 2011 c'est un usage de faux et une mauvaise utilisation du bulletin de paie.

n°3510745
sadlig
Posté le 28-08-2011 à 19:40:45  profilanswer
 

C'est abusif je trouve : il ne faut pas confondre la date de l'établissement du bulletin de paie et celle du versement. Par ailleurs la mention de la date de paiement de la paie n'est pas obligatoire sur le bulletin.
Et par ailleurs rien ne t'empêche de demander une avance si tu veux être payé plus tôt, on ne peux pas te la refuser


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"You see things; and you say, 'Why?' But I dream things that never were; and I say, 'Why not?"(Georges Bernard Shaw)
n°3510785
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 28-08-2011 à 20:18:03  profilanswer
 

Elle n'est pas obligatoire, mais ne doit pas être mensongère.

 

Elle ne pouvait pas nous avancer car elle n'a pas de fonds, c'est pour cette raison que les virements étaient fait aux compte-gouttes.

 

Et en rien ce n'est abusif, suffit de regarder un peu ce topic, de lire les différents droits du travail et obligations de l'employeur pour prouver qu'il est dans son tord.

 

Surtout quand on commence à se plaindre et qu'on nous répond que les virements sont bien partit début du mois, pour ensuite nous dire  2 semaines plus tard qu'ils venaient d'être réellement virés.

 

La CGT me la confirmé, l'inspection du travail aussi, je pense pas que tu sois plus qualifié que ça dans ce domaine.

 

Edit : Et je ne parle pas de la date l'impression du bulletin mais de la date indiqué du virement.
Et tous les mois on se voyait mal demandé à 10 une avance, faut arrêter deux secondes les conneries là.


Message édité par pc-passion le 28-08-2011 à 20:20:03
n°3510872
CyberDenix
Posté le 28-08-2011 à 22:18:48  profilanswer
 

sadlig a écrit :

C'est abusif je trouve : il ne faut pas confondre la date de l'établissement du bulletin de paie et celle du versement. Par ailleurs la mention de la date de paiement de la paie n'est pas obligatoire sur le bulletin.
Et par ailleurs rien ne t'empêche de demander une avance si tu veux être payé plus tôt, on ne peux pas te la refuser


 
 
En fait le terme exact est un "acompte sur salaire", il ne peut être refusé dès lors qu'il ne dépasse quinze jours. La loi autorise en effet les employés à être payés par quinzaine et non mensuellement comme il est communément établi. L'employeur ne peut se soustraire à cette obligation si un employé en fait la demande.
 

Citation :


Article L3242-1 du Code du Travail
« La rémunération des salariés est mensuelle et indépendante, pour un horaire de travail effectif déterminé, du nombre de jours travaillés dans le mois. Le paiement mensuel neutralise les conséquences de la répartition inégale des jours entre les douze mois de l'année. Pour un horaire équivalent à la durée légale hebdomadaire, la rémunération mensuelle due au salarié se calcule en multipliant la rémunération horaire par les 52/12 de la durée légale hebdomadaire. Le paiement de la rémunération est effectué une fois par mois. Un acompte correspondant, pour une quinzaine, à la moitié de la rémunération mensuelle, est versé au salarié qui en fait la demande. Ces dispositions ne s'appliquent pas aux salariés travaillant à domicile, aux salariés saisonniers, aux salariés intermittents et aux salariés temporaires. »


 
 
Pour le reste, permet-moi de t'éclairer :
 

Citation :


Article R3243-1 du Code du Travail
« Le bulletin de paie prévu à l'article L. 3243-2 comporte :  
1°    Le nom et l'adresse de l'employeur ainsi que, le cas échéant, la désignation de l'établissement dont dépend le salarié ;  
2°    La référence de l'organisme auquel l'employeur verse les cotisations de sécurité sociale, le numéro sous lequel ces cotisations sont versées et, pour les employeurs inscrits au répertoire national des entreprises et des établissements prévu à l'article 1er du décret n° 73-314 du 14 mars 1973, le numéro de la nomenclature des activités économiques (code de l'activité principale exercée) caractérisant l'activité de l'entreprise ou de l'établissement mentionné au second alinéa de l'article 5 de ce décret ;  
3°    S'il y a lieu, l'intitulé de la convention collective de branche applicable au salarié ou, à défaut, la référence au code du travail pour les dispositions relatives à la durée des congés payés du salarié et à la durée des délais de préavis en cas de cessation de la relation de travail ;  
4°    Le nom et l'emploi du salarié ainsi que sa position dans la classification conventionnelle qui lui est applicable. La position du salarié est notamment définie par le niveau ou le coefficient hiérarchique qui lui est attribué ;  
5°    La période et le nombre d'heures de travail auxquels se rapporte le salaire en distinguant, s'il y a lieu, les heures payées au taux normal et celles qui comportent une majoration pour heures supplémentaires ou pour toute autre cause et en mentionnant le ou les taux appliqués aux heures correspondantes :  
a)   La nature et le volume du forfait auquel se rapporte le salaire des salariés dont la rémunération est déterminée sur la base d'un forfait hebdomadaire ou mensuel en heures, d'un forfait annuel en heures ou en jours ;  
b)  L'indication de la nature de la base de calcul du salaire lorsque, par exception, cette base de calcul n'est pas la durée du travail ;  
6°    La nature et le montant des accessoires de salaire soumis aux cotisations salariales et patronales mentionnées aux articles R. 3243-2 et R. 3243-3 ;  
7°    Le montant de la rémunération brute du salarié ;  
8°    La nature et le montant de tous les ajouts et retenues réalisés sur la rémunération brute ;  
9°    Le montant de la somme effectivement reçue par le salarié ;  
10°  La date de paiement de cette somme ;  
11°  Les dates de congé et le montant de l'indemnité correspondante, lorsqu'une période de congé annuel est comprise dans la période de paie considérée ;
12°  Le montant de la prise en charge des frais de transport public ou des frais de transports personnels.


 
 
Le fait de méconnaître ces dispositions est puni de 450 € d'amende :
 

Citation :


Article R3246-3 du Code du Travail
« Le fait de méconnaître les dispositions relatives au bulletin de paie des articles L. 3243-1 et L. 3243-2 et des articles R. 3243-1 à R. 3243-4, est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la troisième classe. »


 

Citation :


Article 131-13 du Code Pénal
« Constituent des contraventions les infractions que la loi punit d'une amende n'excédant pas 3 000 euros.  
Le montant de l'amende est le suivant :  
1°  38 euros au plus pour les contraventions de la 1re classe ;  
2°  150 euros au plus pour les contraventions de la 2e classe ;  
3°  450 euros au plus pour les contraventions de la 3e classe ;  
4°  750 euros au plus pour les contraventions de la 4e classe ;  
5°  1 500 euros au plus pour les contraventions de la 5e classe, montant qui peut être porté à 3 000 euros en cas de récidive lorsque le règlement le prévoit, hors les cas où la loi prévoit que la récidive de la contravention constitue un délit. »


 
 
Plus faux et usage de faux :  
 

Citation :


Article 441-1 du Code Pénal
« Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques. Le faux et l'usage de faux sont punis de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. »


 

Citation :


Article 441-7 du Code Pénal
« Indépendamment des cas prévus au présent chapitre, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende le fait :
1°  D'établir une attestation ou un certificat faisant état de faits matériellement inexacts ;
2°  De falsifier une attestation ou un certificat originairement sincère ;
3°  De faire usage d'une attestation ou d'un certificat inexact ou falsifié.
Les peines sont portées à trois ans d'emprisonnement et à 45000 euros d'amende lorsque l'infraction est commise en vue de porter préjudice au Trésor public ou au patrimoine d'autrui. »


 

Citation :


Article 441-9 du Code Pénal
« La tentative des délits prévus aux articles 441-1, 441-2 et 441-4 à 441-8 est punie des mêmes peines. »


 
 
Plus escroquerie si solde tout compte inexact / non réglé :
 

Citation :


Article 313-1 du Code Pénal
« L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. L'escroquerie est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende


 
 
Plus rupture du contrat de travail à initiative de l'employeur (autrement dit un licenciement sans cause réelle ou sérieuse).  
 

Citation :


Arrêt de Cour de Cassation, chambre sociale, du 20 Juin 2006 – Pourvoi 05-40662
Statuant sur le fait que « des difficultés financières ne peuvent justifier le manquement à l'obligation de payer les salaires et qu'il appartient à l'employeur qui ne peut, en raison de telles difficultés, assurer la pérennité du travail et le règlement des salaires, soit de licencier le salarié pour ce motif économique, soit de se déclarer en état de cessation des paiements ».


 

Citation :


Arrêt de Cour de Cassation, chambre criminelle, du 3 Juin 1982
Statuant que lorsqu’est constatée une infraction aux « dispositions de l’article L143-2 du code de travail selon lesquelles les salaires des employés ou ceux des ouvriers bénéficiaires d’une convention ou d’un accord de mensualisation doivent être payés au moins une fois par mois, contravention réprimée par l’article R15403 du même code », nulle excuse ne saurait être « de nature à faire disparaitre l’infraction contraventionnelle, celle-ci étant caractérisée dès lors que, comme en l’espèce, le fait punissable a été matériellement constaté ».


 

Citation :


Arrêt de Cour de Cassation, chambre sociale, du 9 Mai 2007 – Pourvoi 05-40315
Statuant sur le fait que « la démission est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail ; que lorsque le salarié, sans invoquer un vice du consentement de nature à entraîner l'annulation de sa démission, remet en cause celle-ci en raison de faits ou manquements imputables à son employeur, le juge doit, s'il résulte de circonstances antérieures ou contemporaines de la démission qu'à la date à laquelle elle a été donnée, celle-ci était équivoque, l'analyser en une prise d'acte de la rupture qui produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués la justifiaient ou dans le cas contraire d'une démission. », requalifiant de fait toute démission entrainée par une modification ou le non respect du contrat de travail à initiative de l’employeur, en un licenciement sans cause réelle et sérieuse ouvrant droit aux amendes, indemnités, dommages et intérêts y afférant.


 
 
La loi ne rigole pas avec ça.  :o


Message édité par CyberDenix le 28-08-2011 à 22:26:23

---------------
Directeur Technique (CTO)
n°3510876
sadlig
Posté le 28-08-2011 à 22:24:01  profilanswer
 

Je ne pensais pas que la date de paiement  était obligatoire, en tout cas je ne crois pas l'avoir jamais vue sur un bulletin. De toute façon chez nous le bulletin est remis après le virement


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"You see things; and you say, 'Why?' But I dream things that never were; and I say, 'Why not?"(Georges Bernard Shaw)
n°3510881
CyberDenix
Posté le 28-08-2011 à 22:28:02  profilanswer
 

Sage décision ! :D


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Directeur Technique (CTO)
n°3510882
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 28-08-2011 à 22:28:02  profilanswer
 

Si tu savais le nombre de choses que les employeurs ne respectent pas :D

n°3510887
CyberDenix
Posté le 28-08-2011 à 22:33:08  profilanswer
 

Petite parenthèse publicitaire pour nos amis parisiens qui passeraient sur ce topic, pour imprimer /envoyer vos conclusions le dimanche, je vous conseille, à Paris :
 

  • Le cyber café "Au meilleur des mondes" à côté de la gare de lyon. Beaucoup moins cher que CopyTop, il fait du 0.10 cts en laser noir et blanc et du 0.70 cts en laser couleur. Quand on veut imprimer 210 pages en 6 exemplaires, ça compte pas pour du beurre. Ouvert le Dimanche de 15h00 à 23h00.


  • La poste du Louvre, Métro 1 Louvre-Rivoli, quasiment ouverte 24h/24 7j/7 (une demi-heure de fermeture seulement par journée).

Message cité 2 fois
Message édité par CyberDenix le 28-08-2011 à 22:35:11

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Directeur Technique (CTO)
n°3510888
sadlig
Posté le 28-08-2011 à 22:33:58  profilanswer
 

Cela dit je trouve cette règle stupide dans la mesure où on ne peut garantir le paiement à la date dite (délais bancaires, jours fériés,...)


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"You see things; and you say, 'Why?' But I dream things that never were; and I say, 'Why not?"(Georges Bernard Shaw)
n°3510892
Caesar HFR
Alea jacta est
Posté le 28-08-2011 à 22:45:02  profilanswer
 

CyberDenix a écrit :

Petite parenthèse publicitaire pour nos amis parisiens qui passeraient sur ce topic, pour imprimer /envoyer vos conclusions le dimanche, je vous conseille, à Paris :
 

  • Le cyber café "Au meilleur des mondes" à côté de la gare de lyon. Beaucoup moins cher que CopyTop, il fait du 0.10 cts en laser noir et blanc et du 0.70 cts en laser couleur. Quand on veut imprimer 210 pages en 6 exemplaires, ça compte pas pour du beurre. Ouvert le Dimanche de 15h00 à 23h00.


  • La poste du Louvre, Métro 1 Louvre-Rivoli, quasiment ouverte 24h/24 7j/7 (une demi-heure de fermeture seulement par journée).

Spoiler :

Autant je trouve tes interventions dignes d'intérêt sur ce topic, le suivant avec attention, autant ce post est complètement hors-sujet  :ouch: .
 
Pourquoi ne pas proposer un site de VPC qui offre des réductions sur des écrans plats ? Bah oui, on est bien en train de participer à ce forum en regardant un écran d'ordinateur...  [:mom boucher]  
 


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Feed-back, Mon Topic Achats/Ventes
n°3510893
Blue Giant
Le Géant Bleu
Posté le 28-08-2011 à 22:46:52  profilanswer
 

:lol:

 

+1


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01000010 01101100 01110101 01100101 00100000 01000111 01101001 01100001 01101110 01110100
n°3510894
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 28-08-2011 à 22:47:47  profilanswer
 

CyberDenix a écrit :

Petite parenthèse publicitaire pour nos amis parisiens qui passeraient sur ce topic, pour imprimer /envoyer vos conclusions le dimanche, je vous conseille, à Paris :
 

  • Le cyber café "Au meilleur des mondes" à côté de la gare de lyon. Beaucoup moins cher que CopyTop, il fait du 0.10 cts en laser noir et blanc et du 0.70 cts en laser couleur. Quand on veut imprimer 210 pages en 6 exemplaires, ça compte pas pour du beurre. Ouvert le Dimanche de 15h00 à 23h00.


  • La poste du Louvre, Métro 1 Louvre-Rivoli, quasiment ouverte 24h/24 7j/7 (une demi-heure de fermeture seulement par journée).


Trouves moi la même chose sur Nantes stp :D
 
Sinon tu as vu plus haut mon post sur les attestations qu'on peut m'apporter ? Ca peut bien m'aider ça non ?
 
 

sadlig a écrit :

Cela dit je trouve cette règle stupide dans la mesure où on ne peut garantir le paiement à la date dite (délais bancaires, jours fériés,...)


 
Certes, mais il y a une différence entre un jour férié ou délais bancaire (2 jours max) et deux semaines de retard car quasiment insolvable :D
 
Ça n'empêchait pas le patron de faire ses courses et ses pleins d'essence avec l'argent de la boîte alors qu'il ne pouvait, parait-il, pas nous payer :D

n°3511075
Satch77
Posté le 29-08-2011 à 00:50:14  profilanswer
 

Cela fait plaisir de constater que certains fournissent des infos juridiques convenables. C'est si rare sur les forums de nos jours.

n°3512411
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 29-08-2011 à 23:13:08  profilanswer
 

Solde de tout compte reçu aujourd'hui même, elle qui m'avait dit qu'elle s'en occupait début septembre.

 

On dirait que le fait de recevoir ma lettre a eu son effet :D

 

Mon collègue a eu son entretien aujourd'hui, mais comme dans ma lettre je stipule que je l'attaque aux prudhommes, elle a préféré la jouer intelligente (ça change) avec lui et ne pas le licencier.

 

Elle veut faire ça à l'amiable, c'est à dire le licencier pour qu'il touche le chômage, en contrepartie il ne l'attaque pas, à voir donc...

Message cité 2 fois
Message édité par pc-passion le 29-08-2011 à 23:14:01
n°3512531
CyberDenix
Posté le 30-08-2011 à 00:45:47  profilanswer
 

pc-passion a écrit :


Sinon tu as vu plus haut mon post sur les attestations qu'on peut m'apporter ? Ca peut bien m'aider ça non ?


 
Oui, mais à condition de produire une attestation judiciaire, la seule acceptée en justice :
 

Citation :


Article 199 du Code de procédure civile
« Lorsque la preuve testimoniale est admissible, le juge peut recevoir des tiers les déclarations de nature à l'éclairer sur les faits litigieux dont ils ont personnellement connaissance. Ces déclarations sont faites par attestations ou recueillies par voie d'enquête selon qu'elles sont écrites ou orales. »


 

Citation :


Article 202 du Code de procédure Civile
« L'attestation contient la relation des faits auxquels son auteur a assisté ou qu'il a personnellement constatés. Elle mentionne les nom, prénoms, date et lieu de naissance, demeure et profession de son auteur ainsi que, s'il y a lieu, son lien de parenté ou d'alliance avec les parties, de subordination à leur égard, de collaboration ou de communauté d'intérêts avec elles. Elle indique en outre qu'elle est établie en vue de sa production en justice et que son auteur a connaissance qu'une fausse attestation de sa part l'expose à des sanctions pénales. L'attestation est écrite, datée et signée de la main de son auteur. Celui-ci doit lui annexer, en original ou en photocopie, tout document officiel justifiant de son identité et comportant sa signature. »


 
Il te faut donc une attestation manuscrite qui précise l'ensemble de ces éléments et qui cite en connaissance de cause l'article 441-7 du Code Pénal. Il existe des modèles un peu partout sur le web, pour te servir de support. Ne pas oublier de joindre, avec chaque attestation judiciaire, la photocopie de la carte d'identité du témoin.
 
 
 

pc-passion a écrit :

Solde de tout compte reçu aujourd'hui même, elle qui m'avait dit qu'elle s'en occupait début septembre.
 
On dirait que le fait de recevoir ma lettre a eu son effet :D
 
Mon collègue a eu son entretien aujourd'hui, mais comme dans ma lettre je stipule que je l'attaque aux prudhommes, elle a préféré la jouer intelligente (ça change) avec lui et ne pas le licencier.
 
Elle veut faire ça à l'amiable, c'est à dire le licencier pour qu'il touche le chômage, en contrepartie il ne l'attaque pas, à voir donc...


 
Et bah voilà quand elle veut !
 
Pour ton collègue, c'est à lui de voir si il peut se permettre d'attendre ou pas. La reconnaissance de tes droits est un processus relativement lent. Mais si il a les moyens d'attendre, alors oui, ça vaut le coup, pécuniairement parlant. Elle va tenter de s'en sortir en lachant un billet de 2000 € alors que le gars peut peut-être en attendre 5 à 10 fois plus. A chacun de se faire son avis. Moi c'que j'en dis : "Patience et longueur de temps, font plus que force, ni que rage."


Message édité par CyberDenix le 30-08-2011 à 00:49:41

---------------
Directeur Technique (CTO)
n°3512722
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 30-08-2011 à 10:35:23  profilanswer
 

Concernant l'attestation, la CGT m'a filé celle là : http://www.jafland.info/public/att [...] ustice.JPG
 
Depuis qu'elle a reçu ma lettre, elle gueule à droite à gauche qu'on a monté un complot contre elle, visant à faire couler sa boîte, etc, pathétique...  
 
Comme elle l'a dit hier à mon collègue pendant son entretien, c'est la 1ère fois qu'une personne l'attaque après être "parti" de l'entreprise, et conclusion selon elle, je cite :"c'est donc que ça se passait bien avec les autres personnes parties"  :D  
 
Elle a aussi beuglé qu'elle ne se laisserai pas faire, et qu'elle voyait son avocat jeudi.  
 
Elle qui, il n'y a pas si longtemps, gueulait qu'elle s'en tapait qu'on lui coule sa boîte, qu'elle n'avait qu'à la fermer et en relancer une, car c'était pas la 1ère fois :o
 
Et il va dire quoi son avocat ? Il a pas eu de visite médicale ? Arf, s'po grave ! Payes datées du 31 mais payées le 15 ? S'po grave non plus !  
Il travaillait plusieurs samedi par mois et n'avait que le dimanche de repos ? Oh le fainéant ! Vous l'avez licencier car vous n'aimiez pas sa gueule ? Excellente idée ! :sarcastic:  
 
Avec ce qu'elle a fait, elle peut réussir à s'en sortir ou à se défendre :??:  
 

n°3512865
b0wh
Posté le 30-08-2011 à 13:18:19  profilanswer
 

J'drap car je kiffe cette histoire :o

n°3512873
korner368
Posté le 30-08-2011 à 13:24:51  profilanswer
 

Je drap aussi, faut pas se laisser faire. Je suis avec toi !

n°3512886
CyberDenix
Posté le 30-08-2011 à 13:36:32  profilanswer
 

pc-passion a écrit :

Concernant l'attestation, la CGT m'a filé celle là : http://www.jafland.info/public/att [...] ustice.JPG


 
 
Pour l'attestation judiciaire c'est pas mal, il faut juste reciter l'article 441-7 et dire que l'on a bien conscience que cette attestation va être produite en Justice.
 
 

pc-passion a écrit :

Avec ce qu'elle a fait, elle peut réussir à s'en sortir ou à se défendre :??:


 
 
Pour ta boss, si au niveau légal, elle est indubitablement verrouillée en mode siège éjectable, elle peut néanmoins s'en sortir faute de preuve (ou d'entorse de ta part au principe de contradiction, ce qui revient au même) ou de faute de Justice.
 
Pour ce qui est de la preuve, elle est indispensable.
Un jugement requiert preuve et texte de loi (et parfois démonstration d'éléments psychologiques, comme l'intention de nuire) pour être appliqué.
 
Par exemple, en référé, le fait que mon employeur ne m'ai pas payé n'a choqué personne, pas même les conseillers prudhommaux, en raison "de la difficulté financière" invoquée, par la partie adverse.  
Les conclusions de la partie adverse ne m'ayant pas été remises à temps, j'ai pu faire annuler leurs preuves au nom du principe de contradiction.
 

Citation :


Article 15 du Code de Procédure Civile
« Les parties doivent se faire connaître mutuellement en temps utile les moyens de fait sur lesquels elles fondent leurs prétentions, les éléments de preuve qu'elles produisent et les moyens de droit qu'elles invoquent, afin que chacune soit à même d'organiser sa défense. »


 

Citation :


Article 132 du Code de Procédure Civile
« La partie qui fait état d'une pièce s'oblige à la communiquer à toute autre partie à l'instance.  La communication des pièces doit être spontanée. »


 

Citation :


Article 16 du Code de Procédure Civile
« Le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe de la contradiction. Il ne peut retenir, dans sa décision, les moyens, les explications et les documents invoqués ou produits par les parties que si celles-ci ont été à même d'en débattre contradictoirement. Il ne peut fonder sa décision sur les moyens de droit qu'il a relevés d'office sans avoir au préalable invité les parties à présenter leurs observations. »


 

Citation :


Article 135 du Code de Procédure Civile
« Le juge peut écarter du débat les pièces qui n'ont pas été communiquées en temps utile. »


 
Quoiqu'il en soit la défense plaidait à l'oral, sans support matériel.
Malgré tout cet argument a été retenu dans la décision de Justice, ce qui constitue bien entendu une faute de jugement. :ouch:
J'aurais pu tenter une poursuite en Cour de Cassation (saisie sous deux mois), mais la formation classique m'a semblé un dénouement de seconde chance plus efficace et plus rapide.  
En outre, paralléliser les deux aurait compliqué la démarche initiale.
 
Par ailleurs, étant à l'époque complètement ignorant des décrets et textes de loi précités, je n'avais pu argumenter que sur des preuves, qui, bien qu'irréfutables, n'ont pas été utilisées faute d'élément légal...
Etant donné qu'il n'est pas du ressort du conseil des prudhommes de jouer le rôle de procureur et de rechercher la faute de l'employeur, j'ai été débouté d'un certain nombre de demandes connexes au préjudice initial (AGIOS, pénalités de retard).
La concurrence de l'élément légal et de l'élément de preuve s'en trouve donc capitale.
 
Pour faire clair, les prud'hommes sont administrés par des personnes qui ne sont pas des professionnels de la Justice, il faut donc prémacher le travail et rendre ton dossier indiscutable (loi + preuve).
Les demandes doivent être énoncées clairement, motivées par ces deux éléments, de sorte que le conseil n'ai qu'à statuer sur un oui-non.
 
Après, il faut aussi compter que la portée de la formation en référé est relativement limitée en comparaison de la voie classique.
Le formation en référé ne statue que sur l'urgence de la chose (salaires impayés, certificat de travail, attestation assedic...)
La formation classique statue sur le fond (les gros sous-sous)
 
La formation en référé est une expérience à recommander, car elle permet de s'exercer et de comprendre comment va réagir la partie adverse lors de la procédure classique.
Tu peux généralement compter sur les patrons pour te révéler leur stratégie, la plupart ayant un ego sur-dimensionné déterminé à te faire peur / abandonner la procédure.
Il faut réagir calmement, ne pas montrer ta peur si tu en ressent, noter les grandes lignes de sa plaidoirie et comprendre les moyens de défense invoqués.
 
Enfin, lors de la procédure classique, tu sors ta contre attaque et tu brises la défense en mille morceaux.  :D


Message édité par CyberDenix le 30-08-2011 à 14:08:55
n°3513289
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 30-08-2011 à 18:40:40  profilanswer
 

Amen !

 

Je vois la personne de la CGT qui est en charge de mon dossier fin de semaine, il m'a dit qu'on aborderai en profondeur tout ça avec l'aide d'un avocat aux droits du travail.

 

Je pense donc que tout ce qui est textes de loi, fautes de mon employeur, et compagnie, je n'ai pas à m'en faire, l'avocat sera très bien jouer avec ça :D

 

Concernant l'égo de certains patrons, il est vrai que le sien est d'une taille monumentale, sans compter derrière une mauvaise foi aussi grande, et une certaine façon de prendre les gens pour des cons de façon coutumière :o

 


CyberDenix a écrit :


Pour ta boss, si au niveau légal, elle est indubitablement verrouillée en mode siège éjectable, elle peut néanmoins s'en sortir faute de preuve (ou d'entorse de ta part au principe de contradiction, ce qui revient au même) ou de faute de Justice.

 

Oui, mais des preuves, j'en ai non ?

 

Mes relevés bancaires et mes salaires prouvent les retards de paiements.
Aucun document ne prouve que j'ai eu de visite médicale.
J'aurai une attestation prouvant qu'elle n'a perdu aucun client du fait de mon erreur de livraison donc sa 1ère cause de licenciement tombe à l'eau.
J'aurai une seconde attestation prouvant qu'elle avait prédit de m'en faire baver afin que je parte, ce qui appuiera la non véracité de sa 1ère cause.
Et j'en aurai d'autres démontrant son caractère et ses négligences vis à vis du code du travail et de ses employés, donc sa 2ème cause du licenciement sera bancale (incompatibilité de caractère).

 

Certes, ce ne sont que des déclarations manuscrites, mais si on a créé ce procédé, c'est qu'il doit quand même être utile pour un dossier comme le mien non ?

Message cité 1 fois
Message édité par pc-passion le 30-08-2011 à 18:46:57
n°3513306
Trouveur
Posté le 30-08-2011 à 19:09:17  profilanswer
 

pc-passion a écrit :


Mon collègue a eu son entretien aujourd'hui, mais comme dans ma lettre je stipule que je l'attaque aux prudhommes, elle a préféré la jouer intelligente (ça change) avec lui et ne pas le licencier.
 
Elle veut faire ça à l'amiable, c'est à dire le licencier pour qu'il touche le chômage, en contrepartie il ne l'attaque pas, à voir donc...


Elle ne le licencie pas mais lui propose un licenciement ?  :heink:

n°3513310
sadlig
Posté le 30-08-2011 à 19:15:29  profilanswer
 

Je pense qu'il s'agit plutôt d'une rupture conventionnelle ou d'une transaction


Message édité par sadlig le 30-08-2011 à 20:45:18

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"You see things; and you say, 'Why?' But I dream things that never were; and I say, 'Why not?"(Georges Bernard Shaw)
n°3513400
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 30-08-2011 à 20:39:54  profilanswer
 

Trouveur a écrit :


Elle ne le licencie pas mais lui propose un licenciement ?  :heink:


 
Elle ne le licencie pas pour faute grave comme elle l'a fait pour moi, afin de ne pas reproduire la même erreur, mais préfère jouer à ça à l'amiable, elle le vire pour qu'il touche le chômage, mais derrière, lui, il s'engage à ne pas l'attaquer.

n°3513411
sadlig
Posté le 30-08-2011 à 20:46:03  profilanswer
 

C'est une transaction donc, ça va coûter cher.


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"You see things; and you say, 'Why?' But I dream things that never were; and I say, 'Why not?"(Georges Bernard Shaw)
n°3513636
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 30-08-2011 à 21:43:24  profilanswer
 

Ah bon ? Elle a proposé ça devant l'inspecteur de travail :/

n°3513665
sadlig
Posté le 30-08-2011 à 21:48:14  profilanswer
 

Si elle veut qu'il s'engage à ne pas l'attaquer il faut qu'elle lui verse une indemité transactionnelle pour ça. Et ça coûte très cher à la boîte (j'en ai vu de 40 K€).
Sinon comment penses-t'elle le convaincre de ne pas l'attaquer aux Prudhommes ?


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"You see things; and you say, 'Why?' But I dream things that never were; and I say, 'Why not?"(Georges Bernard Shaw)
n°3513905
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 30-08-2011 à 23:27:51  profilanswer
 

En échange elle le vire. Sinon elle le garde :/ Donc démission obligée donc pas de chômage.

n°3513914
sadlig
Posté le 30-08-2011 à 23:34:05  profilanswer
 

Si elle le garde rien ne l'empèche de l'attaquer aux prudhommes ?


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"You see things; and you say, 'Why?' But I dream things that never were; and I say, 'Why not?"(Georges Bernard Shaw)
n°3513921
pc-passion
Investir pour mieux rebondir
Posté le 30-08-2011 à 23:39:14  profilanswer
 

Oui mais il ne veut en aucun cas y retourner.

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