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Rishi Sunak est le nouveau PM britannique, combien de temps va-t'il tenir ?




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Auteur Sujet :

[UE/Europe] L'avenir par le renoncement moral, politique, stratégique

n°28900817
Atlantis
Enfin de retour au SOLEIL !!
Posté le 11-01-2012 à 08:26:23  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

bphenix a écrit :

D'ailleurs, l'avis général des spécialistes est que l'Euro va continuer à s'apprécier face à l'USD et que la baisse modérée actuelle est temporaire. Une remontée est attendue à partir du second semestre 2012.

ah c'est sûr que comparer la vitesse à laquelle coulent ces deux "monnaies" est particulièrement rassurant, on est sauvé donc  [:mestraim]  
 
(puisque t'aime également mentionner l'allemagne en tant que socle dur, notre sauveur : eux aussi sont en passe de ne pas pouvoir supporter leur propre dette. les marchés ne se sont pas trompés là dessus, malgré les médias vendus qui répètent le discours contraire contre vents et marée :o . J'ai un collègue allemand et lui non plus ne se fait pas d'illusion : ils auront droit à une bonne hyperinflation, soit à la weimar soit masquée sous une guerre)

mood
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Posté le 11-01-2012 à 08:26:23  profilanswer
 

n°28901215
gliterr
Posté le 11-01-2012 à 09:55:44  profilanswer
 

Hyperinflation ? Que l'allemagne se prenne une grosse gifle avec la crise qui touchera bientot ses clients europeens, je veux bien, mais pourquoi aller jusqu'a imaginer une inflation si importante ??

n°28901437
Atlantis
Enfin de retour au SOLEIL !!
Posté le 11-01-2012 à 10:21:48  profilanswer
 

parce que même leur dette sera impossible à rembourser.
toute l'inflation (inévitable avec un système électoral et une monnaie papier) que nous n'avons pas eu depuis les 70 a été capitalisée en dette. la dette ayant dépassé le point critique depuis longtemps, elle ne sera jamais remboursée. et plutôt que de faire défaut (les emprunts russes trainent leur réputation des décennies plus tard encore), les gens qui seront au pouvoir et complètement acculés utiliseront la monnaie de singe.
là où ça va être rigolo c'est que pour la première fois on aura un paquet de pays qui vont le faire en même temps (et pas qu'en europe).

n°28901800
gliterr
Posté le 11-01-2012 à 10:57:06  profilanswer
 

C'est une issue possible effectivement, en aucun cas l'issue certaine.
 

n°28901827
zad38
Posté le 11-01-2012 à 10:59:25  profilanswer
 

Un entrepreneur hongrois (ayant pourtant pu constater l'efficacité du communisme dans sa jeunesse) explique pourquoi il n'embauche personne : This is why I don't give you a job . Attention c'est direct et rude, couilles-molles et gauchistes s'abstenir [:arantheus]  
Pas étonnant que le pays soit dans la mouise maintenant.

n°28901860
helicon2
Posté le 11-01-2012 à 11:02:09  profilanswer
 

gliterr a écrit :

C'est une issue possible effectivement, en aucun cas l'issue certaine.


 
L'argent que tu mets pour rembourser les intérêts de la dette + un bout de la dette, tu ne le mets pas dans le reste de l'économie. Tu tues donc ta croissance et donc in fine, tu fais du mal à ton économie.
 
C'est un peu l'échec que l'on peut constater en Espagne.
 
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3159
 

Citation :

De leur côté, les Espagnols ont démis en novembre un gouvernement socialiste autrefois populaire, en partie parce que son programme d’austérité avait échoué durant l’année précédente. Les socialistes avaient auparavant gouverné durant une phase de boom économique, et avaient même dégagé un excédent budgétaire. Mais avec la crise du logement et du secteur bancaire, les banques espagnoles ont dérapé. En réaction, les socialistes sont largement revenus sur leur politique de relance en 2010, en réduisant les dépenses et en augmentant les impôts, à hauteur d’environ 5% du PIB. La dette publique n’est pas très élevée en Espagne, et les taux d’intérêt n’ont pas augmenté comme ils l’ont fait en Italie. Mais la croissance économique est au point mort depuis que ces mesures ont été mises en œuvre, car la réduction des dépenses publiques a fragilisé la demande de biens et services, comme on pouvait s’y attendre. Avec un taux de chômage officiel atteignant aujourd’hui 21,5% en Espagne, les socialistes ont largement perdu les élections et, paradoxalement, les électeurs ont amené au pouvoir des conservateurs qui réclament plus d’austérité. En Espagne, la récession est désormais inévitable.


 
Je te conseille de lire l'article dans son intégralité, il est pas mal du tout.

n°28901891
helicon2
Posté le 11-01-2012 à 11:04:59  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Un entrepreneur hongrois (ayant pourtant pu constater l'efficacité du communisme dans sa jeunesse)


 
Il n'y a jamais eu de communisme en Hongrie mais un capitalisme d'état.
 
marxisme: société sans classes / urss: il y'a deux classes
marxisme: les ouvriers gouvernent par eux même / urss: Ce n'est pas le cas, la classe au pouvoir était composé de bourgeois
marxisme: mise en commun des richesses / urss: l'état contrôle toute les richesses, le peuple n'est propriétaire de rien
marxisme: absence de corruption / urss: la corruption en urss était bel et bien présente, notamment chez les haut dirigeants eux même
marxisme: hostilité à toute forme d’impérialisme / urss: l'urss était aussi impérialiste que les usa, des avertissements sanglants frappaient tout ceux qui ne suivaient pas sa ligne
marxisme: la femme est considérée comme l'égal de l'homme / urss: L'égalité homme-femme se termine sous staline, la femme ne dispose pas de protection sociale par exemple

n°28902029
gliterr
Posté le 11-01-2012 à 11:16:35  profilanswer
 

helicon2 a écrit :

Il n'y a jamais eu de communisme en Hongrie mais un capitalisme d'état.

Je suis en Europe de l'Est. Viens donc leur sortir ce genre de connerie pour voir.  

n°28902090
zad38
Posté le 11-01-2012 à 11:21:35  profilanswer
 

helicon2 a écrit :

Il n'y a jamais eu de communisme en Hongrie mais un capitalisme d'état.
 
marxisme: société sans classes / urss: il y'a deux classes
marxisme: les ouvriers gouvernent par eux même / urss: Ce n'est pas le cas, la classe au pouvoir était composé de bourgeois
marxisme: mise en commun des richesses / urss: l'état contrôle toute les richesses, le peuple n'est propriétaire de rien
marxisme: absence de corruption / urss: la corruption en urss était bel et bien présente, notamment chez les haut dirigeants eux même
marxisme: hostilité à toute forme d’impérialisme / urss: l'urss était aussi impérialiste que les usa, des avertissements sanglants frappaient tout ceux qui ne suivaient pas sa ligne
marxisme: la femme est considérée comme l'égal de l'homme / urss: L'égalité homme-femme se termine sous staline, la femme ne dispose pas de protection sociale par exemple


Tu peux remplacer "communisme" par "communisme appliqué" si ça te fait plaisir.
Pas de réaction sur le reste sinon ?

n°28902122
dreamer18
CDLM
Posté le 11-01-2012 à 11:23:43  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Un entrepreneur hongrois (ayant pourtant pu constater l'efficacité du communisme dans sa jeunesse) explique pourquoi il n'embauche personne : This is why I don't give you a job . Attention c'est direct et rude, couilles-molles et gauchistes s'abstenir [:arantheus]  
Pas étonnant que le pays soit dans la mouise maintenant.

L'article est naze. ça dure 3 ans un congé maternité ? Il dit qu'il ne peut pas virer une femme pendant son congé maternité (quel scandale) mais elle est payée à taux plein par l'employeur pendant ces 3 années hypothétiques ?
 
Bref il manque des infos et vu le caractère totalement misogyne ("je suis pas raciste mais les arabes..." c'est du même acabit) du début j'ai préféré ne pas poursuivre la lecture.

Message cité 1 fois
Message édité par dreamer18 le 11-01-2012 à 11:24:53

---------------
"Parceque toi tu fracasses du migrant à la batte de baseball, c'est ça ?" - Backbone-
mood
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Posté le 11-01-2012 à 11:23:43  profilanswer
 

n°28902132
helicon2
Posté le 11-01-2012 à 11:24:54  profilanswer
 

gliterr a écrit :

Je suis en Europe de l'Est. Viens donc leur sortir ce genre de connerie pour voir.  


 
Tu amalgames juste communisme et capitalisme d'état.

n°28902270
zad38
Posté le 11-01-2012 à 11:37:58  profilanswer
 

dreamer18 a écrit :

L'article est naze. ça dure 3 ans un congé maternité ? Il dit qu'il ne peut pas virer une femme pendant son congé maternité (quel scandale) mais elle est payée à taux plein par l'employeur pendant ces 3 années hypothétiques ?
 
Bref il manque des infos et vu le caractère totalement misogyne ("je suis pas raciste mais les arabes..." c'est du même acabit) du début j'ai préféré ne pas poursuivre la lecture.


L'article est naze parce que t'es trop feignant pour vérifier par toi-même que ouais, le congé maternité est passé de deux à trois ans y'a un an (avec effet rétroactif) ? Et que même si le taux baisse chaque année ça restait largement avantageux ?
Pour la partie en gras [:prozac] y'a quoi de misogyne à signaler le fait que dans des conditions pareilles un accouchement est une plaie pour l'employeur ?

n°28902449
dreamer18
CDLM
Posté le 11-01-2012 à 11:53:49  profilanswer
 

je suis pas spécialiste du droit du travail hongrois, désolé, je vis en france. Il n'y a aucune source dans son entrée de blog.


Message édité par dreamer18 le 11-01-2012 à 11:54:33

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"Parceque toi tu fracasses du migrant à la batte de baseball, c'est ça ?" - Backbone-
n°28902464
dreamer18
CDLM
Posté le 11-01-2012 à 11:55:15  profilanswer
 

zad38 a écrit :


L'article est naze parce que t'es trop feignant pour vérifier par toi-même

C'est pas à moi de vérifier mais à celui qui présente les faits d'amener une source d'information fiable. C'est un peu trop facile de repousser cette charge sur le lecteur.

Message cité 1 fois
Message édité par dreamer18 le 11-01-2012 à 11:55:42

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"Parceque toi tu fracasses du migrant à la batte de baseball, c'est ça ?" - Backbone-
n°28902603
tocmai
Posté le 11-01-2012 à 12:11:20  profilanswer
 

bphenix a écrit :


Ces 100 milliards évaporés peuvent-ils permettre à la Grèce d'échapper à la faillite ? Sauf erreur de ma part, si on efface 100 milliards sur 206 milliards d'obligations grecques, et que ce graphique est exact:
http://upload.wikimedia.org/wikipe [...] s_2011.jpg
 
Ca voudrait dire que l'endettement grec passerait à 75~80% de son PIB/an, soit un taux soutenable, de nouveau acceptable par les marchés...  


Non, l'endettement global de la Grèce n'est pas réduit de moitié car les banques ne détiennent qu'une partie de la dette Grecque.
On reste à >120% du PIB.
C.f. l'analyse ici: http://www.les-crises.fr/enfumage-decote/


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« Le seul antidote à la guerre, ce n'est pas la paix, c'est la vérité
n°28902627
zad38
Posté le 11-01-2012 à 12:14:24  profilanswer
 

dreamer18 a écrit :

C'est pas à moi de vérifier mais à celui qui présente les faits d'amener une source d'information fiable. C'est un peu trop facile de repousser cette charge sur le lecteur.


Mais QUELLE charge ? Tu crois qu'un entrepreneur hongrois est pas au courant de la durée des congés de maternité dans son propre pays ? 'tain mais les capacités qu'ont certains à faire une fixette sur un détail à la con pour évacuer le fond, c'est beau.
Oublie l'article va, désolé de t'avoir dérangé avec, tout va bien [:zaldarf:1]  [:zaldarf:2]  [:zaldarf:3]  [:zaldarf:4]  [:castor_masqu:2]  [:castor_masqu:3]


Message édité par zad38 le 11-01-2012 à 12:14:50
n°28902843
dreamer18
CDLM
Posté le 11-01-2012 à 12:41:10  profilanswer
 

en attendant on ne sait toujours pas si c'est l'état ou l'employeur qui prend en charge le congé mat, dans quelle proportion, car dans ton article, il dit qu'il ne peut pas la virer, il ne dit pas que le congé maternité lui coute très cher (en l’occurrence il ne lui coute rien, à part les congés de retour). De plus même en France (ce vil pays communiste avec ce terrible état providence) il n'y a pas tous les présumés avantages que ce qui est décrit là.

Message cité 1 fois
Message édité par dreamer18 le 11-01-2012 à 12:44:13

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"Parceque toi tu fracasses du migrant à la batte de baseball, c'est ça ?" - Backbone-
n°28903142
tocmai
Posté le 11-01-2012 à 13:14:42  profilanswer
 


Une banque est en diffuculté lorque ses fonds propres sont nuls ou trop faible car elle n'a plus le droit de fonctionner dans ces conditions, mais son taux de recouvrement des dettes reste en théorie assez élevé (~100% avec des fonds propre exactement nuls).
 
Pour une entreprise normale le niveau des fonds propres n'a pas d'importance pour ses opérations et elle entre en difficulté plutôt pour des raisons de cash flow négatif (elle n'arrive plus payer ses employés et fournisseurs et personne ne veut réinvestir ou lui prêter). Ce qui fait que souvent elle entre en faillite avec des fonds propres plus érodés et beaucoup plus négatifs.
Son levier étant plus faible et ses obligations courantes plus élevées en proportion des dettes (les employés sont créanciers prioritaires), il ne reste souvent plus grand chose pour les créanciers "normaux".
 
Donc oui pour être complet j'aurais du dire que la spécificité de la banque tient à son niveau de levier élevé combiné à l'obligation d'un ratio de fonds propres minimum.


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« Le seul antidote à la guerre, ce n'est pas la paix, c'est la vérité
n°28903456
zad38
Posté le 11-01-2012 à 13:46:49  profilanswer
 

dreamer18 a écrit :

en attendant on ne sait toujours pas si c'est l'état ou l'employeur qui prend en charge le congé mat, dans quelle proportion, car dans ton article, il dit qu'il ne peut pas la virer, il ne dit pas que le congé maternité lui coute très cher (en l’occurrence il ne lui coute rien, à part les congés de retour). De plus même en France (ce vil pays communiste avec ce terrible état providence) il n'y a pas tous les présumés avantages que ce qui est décrit là.


Ben oui tiens, vu que l'argent public tombe du ciel, il suffit que l'état prenne en charge le congé à 100% pour que ça n'ait aucune influence sur lui et ses impôts.

n°28903549
t_faz
Posté le 11-01-2012 à 13:56:19  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Tu peux remplacer "communisme" par "communisme appliqué" si ça te fait plaisir.
Pas de réaction sur le reste sinon ?


bah c'est du blabla néo-libéral simpliste [:spamafote]  ...


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L'enfer est pavé de bonnes intentions
n°28903767
gliterr
Posté le 11-01-2012 à 14:14:44  profilanswer
 

Bon, Zad38, alerte modo pour cause d'appeau trop efficace.

n°28905643
Atlantis
Enfin de retour au SOLEIL !!
Posté le 11-01-2012 à 16:40:26  profilanswer
 

gliterr a écrit :

C'est une issue possible effectivement, en aucun cas l'issue certaine.

la seule certitude qu'on peut avoir c'est qu'on mourra un jour.  
mais la dette ayant passé le point critique (au delà duquel elle n'est mathématiquement plus remboursable, l'exponentielle de la dette ayant dépassé la droite de potentiel de remboursement), il reste comme mentionné 1/ le défaut unilatéral 2/ la monnaie de singe. Le premier est encore plus radical que le second. D'où très forte probabilité ...

n°28906412
docmaboul
Posté le 11-01-2012 à 17:33:49  profilanswer
 

Atlantis a écrit :

prépare la vaseline qd l'euro va se casser la gueule lolilol. ou la morphine, à toi de voir. en tout cas fait le plein vite car ça craque de partout ....


 
[:aloy]

n°28908106
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-01-2012 à 20:32:53  profilanswer
 

Atlantis a écrit :

parce que même leur dette sera impossible à rembourser.
toute l'inflation (inévitable avec un système électoral et une monnaie papier) que nous n'avons pas eu depuis les 70 a été capitalisée en dette. la dette ayant dépassé le point critique depuis longtemps, elle ne sera jamais remboursée. et plutôt que de faire défaut (les emprunts russes trainent leur réputation des décennies plus tard encore), les gens qui seront au pouvoir et complètement acculés utiliseront la monnaie de singe.
là où ça va être rigolo c'est que pour la première fois on aura un paquet de pays qui vont le faire en même temps (et pas qu'en europe).


 
Enfin une excellente analyse !  :jap:  


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"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°28909475
dreamer18
CDLM
Posté le 11-01-2012 à 22:23:04  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Ben oui tiens, vu que l'argent public tombe du ciel, il suffit que l'état prenne en charge le congé à 100% pour que ça n'ait aucune influence sur lui et ses impôts.

ça a une influence sur les impôts, pour financer cet affreux système de solidarité qu'il faut vite privatiser et donner à ses copains par connivence je suppose.


---------------
"Parceque toi tu fracasses du migrant à la batte de baseball, c'est ça ?" - Backbone-
n°28911056
helicon2
Posté le 12-01-2012 à 01:40:33  profilanswer
 

L'économiste américain Dean Baker (http://en.wikipedia.org/wiki/Dean_Baker) a écrit un article intéressant dans le Guardian qui rejoint l'analyses de certains économistes français (voir après).
 
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3161
 
Le réchauffement climatique est la seule véritable dette transmise aux générations futures, par Dean Baker
 

Citation :

Contre la vision simpliste - et fausse - affirmant que la dette publique est une dette laissée aux générations futures, l’économiste Dean Baker rappelle les fondamentaux. En réalité, la dette publique se traduit principalement par une redistribution à l’intérieur de la société de revenus correspondant aux intérêts, ni plus ni moins.


 

Citation :

Le principal facteur déterminant le bien-être économique de nos enfants et de nos petits-enfants sera la vigueur de l’économie que nous leur transmettrons. Ce qui, à son tour, dépendra de la qualité des investissements et des infrastructures que nous leurs léguerons, en même temps que du niveau d’éducation que nous leur donnons, de l’état des connaissances techniques que nous atteindrons, et de l’état de l’environnement.
 
Si l’on réduit le déficit en faisant des réductions de dépenses qui affectent nos progrès dans ces domaines, nous allons rendre le sort de nos enfants plus difficile, et non pas l’améliorer. Il va sans dire que si leurs parents subissent un chômage de longue durée cela n’améliorera pas non plus le bien-être de nos enfants.


 
http://atterres.org/page/manifeste [...] err%C3%A9s
 

Citation :

Fausse évidence n°6 :
La dette publique reporte le prix de nos excès sur nos petits-enfants
 
Il est une autre affirmation fallacieuse qui confond économie ménagère et macroéconomie, celle selon laquelle la dette publique serait un transfert de richesse au détriment des générations futures. La dette publique est bien un mécanisme de transfert de richesses, mais c’est surtout des contribuables ordinaires vers les rentiers.

n°28911099
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 12-01-2012 à 02:04:52  profilanswer
 

helicon2 a écrit :

Ceux qui font la guerre sont généralement les classes populaires et les classes moyennes. Autrement dit, ceux qui possèdent pas ou peu d'obligations. Pourquoi se feraient-ils la guerre ? Aux noms des riches qui viennent de se faire rincer leurs obligations ?


Tu noteras qu'en général (voir à tous les coups), les guerres sont décidées par les dirigeants, mais que ce n'est pas eux qui servent de chair à canon... C'est le peuple, et à ce sujet, il n'a rien à dire...
 
Devant des difficultés énormes (recul d'une cinquantaine d'année du niveau de vie, disparition du système financier et de la monnaie, ...), le peuple va se soulever, et comme d'habitude, les dirigeants vont chercher un bouc émissaire hors de leur domaine de responsabilité (les autres). Ca finit généralement en guerre...


---------------
"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28911103
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 12-01-2012 à 02:07:43  profilanswer
 

gliterr a écrit :

Refait le calcul avec la Californie en faillite, mais aussi plusieurs gros états dans une situation très très tendus (ont met de cotés Wall Street qui ne va pas jouer contre le dollar) et la, ca serait peut être différent.


Comprend pas. Il y a effectivement d'autres Etats américains dans une situation très difficile et même des collectivités entières qui n'ont pas pu éviter la faillite aux USA. Pourtant, l'USD n'est pas mis en cause...


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28911150
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 12-01-2012 à 02:48:43  profilanswer
 

zad38 a écrit :

[:mister yoda]  [:mister yoda]  [:mister yoda]  [:mister yoda]  
Comment peut-on encore prôner les déficits quand on voit où ça nous a mené, y'a vraiment des baffes qui se perdent.


C'est la conception des pays du Sud (Italie, Espagne, Grèce, Portugal, France, ...) qui fonctionnaient avec des monnaies à dévaluation continue et taux d'intérêts élevés jusqu'à leur passage à l'Euro. Par opposition, les pays du Nord fonctionnaient avec des monnaies qu'ils tentaient de maintenir stable, à inflation limitée et taux relativement bas (même si certains n'y sont pas forcément parvenus).
 
Il s'agit de deux conceptions monétaires totalement opposées. Je ne sais pas si il y a réellement une politique monétaire qui est intrinsèquement bonne et l'autre mauvaise, mais je pense qu'un problème que nous avons aujourd'hui, c'est que de nombreux Etats sont passés à l'Euro sans en intégrer les règles, pourtant claires et inscrites dans les règles de l'UME et des traités instituant la monnaie unique:
 
L'Euro est une monnaie à faible inflation (objectif unique de la politique monétaire de la BCE, par traité)
 
L'Euro est donc une monnaie qui ne dévaluera pas rapidement et continûment (une "monnaie forte" )
 
L'Euro est donc une monnaie qui, sauf catastrophe, connaîtra des taux directeurs relativement bas
 
En cas de début de hausse des prix, les taux directeurs seront remontés pour lutter contre l'inflation, quel qu'en soit les conséquences sur l'économie.
 
Ces règles, bien connues et normalement admises par les Etats ayant adopté l'Euro, ont pour conséquence une monnaie "forte", à faible inflation, à faible taux d'intérêt, mais dont la valeur ne diminue pas (rapidement).
 
De ce fait, les emprunts sont très faciles pour les Etats (taux bas garantis durablement), ce qui est très tentant pour des "responsables" politiques dont l'horizon temporel ne dépasse que rarement leur réélection... C'est pourquoi l'instauration de la monnaie unique s'accompagnait de contraintes telles que le respect d'un taux d'endettement inférieur à 60% du PIB/an, et un déficit annuel limité à maximum 3%.
 
Hors, certains pays du Sud n'ont pas, semble-t-il, intégré ces règles (Grèce, Italie, Portugal, ...). D'autres ont trouvé bon de prendre pour prétexte la crise importée des USA pour s'autoriser des dépassements parfois énormes (France, Allemagne, ...). Certains se sont retrouvés dans des situations réellement très difficiles pour des raisons indépendantes de l'Euro (Irlande, Espagne, Belgique, ...).
 
Bref, au final, tout le monde a triché avec les règles (qui étaient logiques et indispensables à suivre) sauf de rares vertueux (Luxembourg, ...), menant à une situation générale de sur-endettement des Etats (et non à une crise monétaire). En conséquence, la tentation de saccager l'Euro (de faire disparaître la monnaie dans laquelle sont libellées les dettes publiques) peut exister chez certains irresponsables, mais c'est la tentation du pire: une espèce de faillite générale de l'Europe (la crise monétaire de l'Argentine à l'échelle européenne) dans l'espoir de "recommencer à zéro" (pourvoir à nouveau faire des politiques ambitieuses à crédit), mais ça veut dire (effet de bord) disparition de nos retraites, recul énorme de nos niveaux de vie, perte totale de confiance pour une ou deux générations envers les économies européennes de la part de nos partenaires étrangers, impossibilité d'emprunt (perte de confiance dans la/les monnaies européennes), ...
 
Il faut éviter ça a tout prix, et revenir aux règles acceptées par tous au départ (traités et règles de l'UME), ce qui implique les rappels à l'ordre de la Commission à certains Etats (Belgique, ...) concernant leurs budgets. Comme l'ont dit récemment certains économistes, nous devons accepter cette "perte de souveraineté" si nous ne voulons pas la perdre totalement: si on ne respecte pas ces règles logiques et qu'on s'est choisies nous-mêmes, on va devenir totalement dépendant des marchés (comme l'est déjà la Grèce et dans une certaine mesure l'Italie et le Portugal), donc perdre tout pouvoir décisionnel.
 
Si certains n'en veulent pas (pays du Sud n'ayant pas compris ou n'ayant pas réussi à s'adapter à une politique monétaire pourtant bien claire au départ), on peut imaginer un "Euro du Sud", commun à ces Etats (Portugal, Italie, Grèce, France, Espagne, ...), qui dévaluerait de 10% par ans, permettant à ces Etats de rembourser leurs dettes en monnaie dévaluée (tricher), de réduire leurs salaires et leurs minimas sociaux sans que le peuple ne se révolte (par érosion monétaire), de soutenir une compétitivité artificielle (dévaluation compétitive), c'est-à-dire de continuer à "tricher", à se mentir et à mentir à leurs électeurs, comme ils l'ont toujours fait. Ça pourrait voir le jour via la sortie de l'Euro de divers Etats, qui ensuite se remettraient à faire monnaie commune (à long terme), mais une monnaie dont les règles seraient très différentes de l'Euro. De leur côté, les pays "du Nord", habitués à travailler avec une monnaie forte, stable et à faible taux d'intérêt, continueraient avec l'Euro actuel, tout en renforçant les contrôles européens sur le respect strict des règles de l'Euro.
 
Moi, je ne suis pas dogmatique: j'ai tendance à priori à préférer une monnaie stable et à faible taux d'intérêt à une monnaie "sable" dans laquelle on s'enfonce continûment et qui étrangle les investisseurs par des taux d'intérêt élevés (12, 14, 16%), mais peut-être sur le long terme, le modèle de la stabilité monétaire ne convient pas car il n'assure pas la croissance économique et finit par étrangler l'économie par manque de liquidités (déflation). Quelqu'un a-t-il un avis éclairé sur ce sujet ?


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28911157
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 12-01-2012 à 02:52:38  profilanswer
 

bphenix a écrit :

Si certains n'en veulent pas (pays du Sud n'ayant pas compris ou n'ayant pas réussi à s'adapter à une politique monétaire pourtant bien claire au départ), on peut imaginer un "Euro du Sud", commun à ces Etats (Portugal, Italie, Grèce, France, Espagne, ...), qui dévaluerait de 10% par ans, permettant à ces Etats de rembourser leurs dettes en monnaie dévaluée (tricher)

Non, les créditeurs, s'ils ne sont pas des pigeons, en tiennent compte dans les taux d'intérêts, et si vraiment des états exagèrent, ne leur prêtent plus.

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Message édité par VictorVVV le 12-01-2012 à 02:52:56

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n°28911180
bphenix
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Posté le 12-01-2012 à 03:23:53  profilanswer
 

VictorVVV a écrit :

Non, les créditeurs, s'ils ne sont pas des pigeons, en tiennent compte dans les taux d'intérêts, et si vraiment des états exagèrent, ne leur prêtent plus.


Et ceux qui ont prêté en Euro (monnaie stable) et seraient remboursés en "Euro du Sud" dévalué, ce ne sont pas des pigeons ?
Tu penses qu'ils ont tenu compte de ce risque dans les taux d'intérêt, lorsqu'ils ont prêté à des Etats du Sud, il y a 5 ou 10 ans ???


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28911181
bphenix
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Posté le 12-01-2012 à 03:26:52  profilanswer
 

Atlantis a écrit :

ah c'est sûr que comparer la vitesse à laquelle coulent ces deux "monnaies" est particulièrement rassurant, on est sauvé donc  [:mestraim]


Je suis parfaitement d'accord avec toi là-dessus: nos monnaies croulent toutes ensemble.
Si le prix de l'or et des matières premières flambent, ce n'est pas leur prix qui monte, mais la valeur de nos monnaies qui s'effondrent (si l'or coûte trois fois plus cher, le pétrole cinq fois plus cher, ... ce n'est pas l'or ou le pétrole ou le cuivre qui changent: c'est nos monnaies qui dévaluent).
 
Mais note que toutes les monnaies dévaluent: il n'y a pas une monnaie qui, en dix ans, aurait triplé sa valeur par rapport à l'Euro, la Sterling ou l'USD... Et si l'Euro "tombe" moins vite que les autres monnaies, que les prix restent stables (à l'exception de l'énergie et de certaines matières premières), on peut considérer que l'Euro est, relativement aux autres monnaies, une monnaie forte...

Atlantis a écrit :

(puisque t'aime également mentionner l'Allemagne en tant que socle dur, notre sauveur : eux aussi sont en passe de ne pas pouvoir supporter leur propre dette. les marchés ne se sont pas trompés là dessus, malgré les médias vendus qui répètent le discours contraire contre vents et marée :o .


Je veux bien t'entendre, mais tu as des infos (sources) là-dessus ?
 
Moi, j'ai ça: (source)

Citation :

La météo des taux: semaine du 19 décembre  
24/12/2011 12:14
 
(obliginfos) - Evolution hebdomadaire des taux d’intérêt à 10 ans dans la zone euro et aux Etats-Unis:
 
pluie Allemagne Bund à 10 ans: 1,96% (+11 pb)
orage Etats-Unis T-Note à 10 ans: 2,02% (+17 pb)
soleil France OAT à 10 ans: 3,03% (-6 pb)
pluie Pays-Bas DSL à 10 ans: 2,30% (+10 pb)
pluie Autriche RA 10 ans: 3,09% (+12 pb)
nuages Espagne Obligaciones à 10 ans: 5,43% (+4 pb)
soleil Belgique OLO à 10 ans: 4,12% (-21 pb)
pluie Grèce GGB à 10 ans: 38,35% (+20 pb)
soleil Irlande T-Bonds à 10 ans: 8,77% (-9 pb)
nuages Italie BTP à 10 ans: 6,79% (+8 pb)
soleil Portugal OT à 10 ans: 13,15% (-5 pb)


Le problème des dettes souveraines ne date d'ailleurs pas de l'Euro et n'est pas spécifique à l'Euroland. Pour preuve: (source)

Citation :

Un certain nombre de crises de dette souveraine ont été observées durant les années 1990. La Russie en 1998, l'Équateur, le Pakistan en 1999, l'Ukraine en 2000, l’Argentine en 2001 et le Nigeria en 2002 se sont déclarés dans l’incapacité d’honorer leurs engagements financiers vis-à-vis de leurs créanciers extérieurs. D’autres pays comme le Brésil (1998, 2001, 2002), le Mexique et l’Argentine (1995), ou la Roumanie (1998), sans parler du Pérou, ou de l’Uruguay, ont été eux aussi confrontés à des risques sérieux de défaut de paiements1. Certes, ces crises ne constituent pas une nouveauté : l'histoire économique est jalonnée d'épisodes où l'État souverain n'a pu honorer le remboursement de sa dette ou la charge de celle-ci (Chapelle Bizot, 2000; Krueger, nov. 2002). Les années 1980 ont aussi été marquées par des crises de dette souveraine ayant eu des conséquences non négligeables à la fois pour le débiteur et ses créanciers.
La nature du "problème" des crises de dette de ces dernières années (essentiellement à partir de 1995) est cependant radicalement différente de celle des années 1980.


L'endettement de l'Allemagne n'est pas négligeable, mais en tout cas moins contraignant que d'autres, surtout à la lumière des taux faibles qui lui sont consentis:
http://4.bp.blogspot.com/_q_mHWDXlFMU/TTBLep8vneI/AAAAAAAAA3k/yCT09P_emqw/s1600/Dette_publique_PIB_2010.JPG
 
D'un autre côté, lorsqu'on voit ceci, c'est pas rassurant:
http://www.google.com/publicdata/e [...] 3250800000


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28911184
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 12-01-2012 à 03:32:17  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Un entrepreneur hongrois (ayant pourtant pu constater l'efficacité du communisme dans sa jeunesse) explique pourquoi il n'embauche personne : This is why I don't give you a job . Attention c'est direct et rude, couilles-molles et gauchistes s'abstenir [:arantheus]  
Pas étonnant que le pays soit dans la mouise maintenant.


http://m.blog.hu/an/andorjakab/image/berkoltseg-europa.gif
Tu comprends maintenant pourquoi je suis chef d'entreprise au Luxembourg...


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28911201
bphenix
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Posté le 12-01-2012 à 04:37:39  profilanswer
 

tocmai a écrit :

Non, l'endettement global de la Grèce n'est pas réduit de moitié car les banques ne détiennent qu'une partie de la dette Grecque.
On reste à >120% du PIB.
C.f. l'analyse ici: http://www.les-crises.fr/enfumage-decote/


Excellente analyse, très bien documentée.
Je flairais le loup, car le déficit grec était déjà très différent sur la page Wikipédia (mais renseigné en USD, ce qui n'a aucun sens, la Grèce ne travaillant pas en USD...)
 
Il était aussi très suspect d'avoir entendu en octobre l'annonce d'une décote de 50% de la dette grecque (par Sarkozy, si je ne m'abuse, à la sortie d'un "conseil européen de la dernière chance" ) et qu'on annonce aujourd'hui la proximité éventuelle d'un début d'accord.
 
Les "responsables" politiques européens sont donc toujours parfaitement incapables de prendre une décision et de l'appliquer, et Sorkozy continue à gesticuler comme un vulgaire ventilateur écologique...

Spoiler :

Comment rafraichir des bureaux sans gaspiller d'énergie ?
 
Mettre d'un côté ceux qui brassent de l'air, et de l'autre ceux qui nous le pompent...


Donc,
 
1° Même cette mesure est du vent, du pur effet d'annonce
 
2° Même si cette mesure aboutissait un jour, elle est insignifiante...
 
Tout va bien, bonnes gens... Dormez tranquille... Nos élus s'occupent de vous... (Au secours !!!  :cry: )


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28911209
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 12-01-2012 à 05:00:17  profilanswer
 

dreamer18 a écrit :

ça a une influence sur les impôts, pour financer cet affreux système de solidarité qu'il faut vite privatiser et donner à ses copains par connivence je suppose.


Un tel taux de charges sociales, tu crois vraiment que c'est destiné à financer les retraites et les soins de santé ?
 
Si c'est le cas, j'imagine que les soins de santé sont intégralement gratuits en Hongrie, y compris les traitements dans les meilleurs hôpitaux privés européens et américains, et que les Hongrois ont accès aux meilleurs centres de thalassothérapie du monde un mois par an. En tout cas, à ce taux, les retraités hongrois doivent tous être propriétaires de villas au bord de mer sur la Côte d'Azur...
 
J'ai vaguement l'impression qu'il y a autre-chose là-derrière... Du genre une confusion entre les taxes et les cotisations sociales.
 
En effet, en Belgique ou au Luxembourg (et peut-être ailleurs), les taxes sont destinées à financer les dépenses de l'État (défense, justice, routes, police, éducation, ...) alors que les cotisations sociales sont destinées aux quatre fonctions de la sécu: assurance-chômage, assurance-vieillesse, assurance-maladie et assurance-dépendance. Il n'y a pas confusion entre les caisses, la caisse de la sécurité sociale étant cogérée par les syndicats et l'État, alors que les impôts sont exclusivement destinés au budget de l'État.
 
En France, par contre, il semble qu'on confonde sous un même terme de "prélèvements obligatoires", non ?
 
Mais cette distinction encore vraie il y a quelques années est régulièrement violée: l'État "renfloue" le déficit de la sécu, ou fait un "hold-up" sur la caisse de la sécu... Bref, ces deux budgets et organisations qui étaient, à l'origine, totalement distincts, sont de plus en plus souvent confondus, ce qui est très regrettable... (ex: l'endettement de l'État menace nos retraites, ce qui ne devrait pas être le cas !). Il faut quand-même rappeler que l'origine de la sécurité sociale, ce sont des fonds constitués de manière volontaire par les syndicats sur base de cotisations de leurs affiliés afin d'abonder dans un fond solidaire à l'égard des victimes d'accidents du travail...
 
Donc, je ne met pas en doute le fait que les taux illustrés ici comme charges sociales soient effectivement exigés par l'État hongrois comme tel, mais que cet argent ne va pas abonder une caisse destinée à payer les prestations sociales...

helicon2 a écrit :

L'économiste américain Dean Baker (http://en.wikipedia.org/wiki/Dean_Baker) a écrit un article intéressant dans le Guardian qui rejoint l'analyses de certains économistes français (voir après).
 
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3161
 
Le réchauffement climatique est la seule véritable dette transmise aux générations futures, par Dean Baker


Il est vrai que l'endettement ou même tout ce qui touche à la monnaie n'est qu'une construction de l'esprit, une convention qui ne vaut que tant qu'on lui accorde une certaine valeur... (voir les personnes qui se chauffent avec des billets de banque dévalués: ils brulent du papier qui a pu représenter une vraie valeur un jour, et justifier qu'ils se lèvent tôt et travaillent dur pour l'acquérir)
 
Par contre, quoi qu'on fasse, quel qu'argent qu'on invente ou imprime, le taux de CO2 dans l'atmosphère ou les espèces disparues ne pourront être modifiés/restaurés... La sagesse amérindienne le dit, d'ailleurs:

Citation :

Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas.

Message cité 1 fois
Message édité par bphenix le 12-01-2012 à 05:06:32

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28911222
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 12-01-2012 à 05:28:26  profilanswer
 

Source

Citation :

Grèce : on y trouve plus de Porsche Cayenne que de personnes capables d'en acheter
 
[...] on apprend via les médias locaux que l'on trouve là bas [en Grèce] plus de Porsche Cayenne que de personnes déclarant des revenus égaux ou supérieurs à 50,000 €.


Le problème de la Grèce n'est pas l'Euro... C'est l'absence d'un système fiscal efficace, permettant à l'État de se financer...
 
Les Grecs ne sont pas pauvres, mais ils fraudent massivement (il y a un très gros écart entre les revenus déclarés et réels).
Il n'y a donc pas que les gouvernants qui ont triché dans les comptes de la Grèce... C'est un sport national largement pratiqué (idem en Italie, au Portugal, ...)
 
Les "niches fiscales" sont des hangars fiscaux (l'église orthodoxe est totalement défiscalisée et possède 1/3 de l'immobilier grec, il n'existe pas de cadastre, toute maison "non terminée" n'est pas imposable -Inutile de dire que quasiment aucune maison n'est finie en Grèce- , ...)
 
Faut-il que nous fassions un cadeau de 100 milliards d'Euro aux fraudeurs grecs qui roulent en Porsche ?
Ne faudrait-il pas plutôt imposer le remboursement de cette dette aux nantis (gros armateurs qui ne déclarent quasiment aucun revenu, église orthodoxe, gros propriétaires immobiliers, ...), aux tricheurs (rappel d'impôts sur 30 ans avec forte amende aux tricheurs, confiscation du patrimoine de l'église orthodoxe de Grèce, ...) ?
 
Pourquoi les contribuables honnêtes européens (car c'est ceux qui déclarent leurs revenus et qui payent leurs impôts qui contribuent aux budgets des Etats) devraient-ils payer pour des fraudeurs ??? Je suis pour la solidarité, mais pas celle des pigeons en valeur des délinquants...

Message cité 1 fois
Message édité par bphenix le 12-01-2012 à 05:29:39

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28911268
markesz
Destination danger
Posté le 12-01-2012 à 07:08:20  profilanswer
 

bphenix a écrit :

Source

Citation :

Grèce : on y trouve plus de Porsche Cayenne que de personnes capables d'en acheter
 
[...] on apprend via les médias locaux que l'on trouve là bas [en Grèce] plus de Porsche Cayenne que de personnes déclarant des revenus égaux ou supérieurs à 50,000 €.


Le problème de la Grèce n'est pas l'Euro... C'est l'absence d'un système fiscal efficace, permettant à l'État de se financer...
 
Les Grecs ne sont pas pauvres, mais ils fraudent massivement (il y a un très gros écart entre les revenus déclarés et réels).
Il n'y a donc pas que les gouvernants qui ont triché dans les comptes de la Grèce... C'est un sport national largement pratiqué (idem en Italie, au Portugal, ...)
 
Les "niches fiscales" sont des hangars fiscaux (l'église orthodoxe est totalement défiscalisée et possède 1/3 de l'immobilier grec, il n'existe pas de cadastre, toute maison "non terminée" n'est pas imposable -Inutile de dire que quasiment aucune maison n'est finie en Grèce- , ...)
 
Faut-il que nous fassions un cadeau de 100 milliards d'Euro aux fraudeurs grecs qui roulent en Porsche ?
Ne faudrait-il pas plutôt imposer le remboursement de cette dette aux nantis (gros armateurs qui ne déclarent quasiment aucun revenu, église orthodoxe, gros propriétaires immobiliers, ...), aux tricheurs (rappel d'impôts sur 30 ans avec forte amende aux tricheurs, confiscation du patrimoine de l'église orthodoxe de Grèce, ...) ?
 
Pourquoi les contribuables honnêtes européens (car c'est ceux qui déclarent leurs revenus et qui payent leurs impôts qui contribuent aux budgets des Etats) devraient-ils payer pour des fraudeurs ??? Je suis pour la solidarité, mais pas celle des pigeons en valeur des délinquants...


 
Tout-à-fait, le vrai scandale ce sont les milliards que les Grecs eux-même n'ont jamais déclarés à l'impôt et toutes les taxes non perçues, que ce soit du temps de leur grande pauvreté avant les années 8o' ou durant les années fastes (durant les J.O et après).


---------------
Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°28912232
helicon2
Posté le 12-01-2012 à 10:48:08  profilanswer
 

bphenix a écrit :

En effet, en Belgique ou au Luxembourg (et peut-être ailleurs), les taxes sont destinées à financer les dépenses de l'État (défense, justice, routes, police, éducation, ...) alors que les cotisations sociales sont destinées aux quatre fonctions de la sécu: assurance-chômage, assurance-vieillesse, assurance-maladie et assurance-dépendance. Il n'y a pas confusion entre les caisses, la caisse de la sécurité sociale étant cogérée par les syndicats et l'État, alors que les impôts sont exclusivement destinés au budget de l'État.


 
En France aussi les caisses sont différentes.
 

bphenix a écrit :


En France, par contre, il semble qu'on confonde sous un même terme de "prélèvements obligatoires", non ?


 
Uniquement du point de vue employeur qui pour lui, se fout que ça aille chez A ou B. Les impôts + taxes + cotisations sont donc appelés "les charges".
 

bphenix a écrit :

Mais cette distinction encore vraie il y a quelques années est régulièrement violée: l'État "renfloue" le déficit de la sécu, ou fait un "hold-up" sur la caisse de la sécu...


 
C'est plus souvent un hold-up qu'autre chose. Notre sécurité sociale ne serait pas ou peu déficitaire si les taxes liées à l'alcool ou au tabac lui serait réellement affectée.
 
Ce que fait notre gouvernement UMP, c'est transférer le poids de la sécurité sociale sur les ménages petits à petit plutôt que sur les créateurs de richesse : les entreprises.
 

Citation :

En 2006, ces pertes de recettes pour cause d'exonérations de cotisations sociales s'élevaient à près de 25 milliards d'euros soit + 12% par rapport à 2005 :
- 18,9 milliards d'allégements généraux compensés par des recettes fiscales versées par le budget de l'Etat ;
- 2,9 milliards au titre des exonérations ciblées compensées par des dotations budgétaires ;
- 2,7 milliards d'exonérations non compensées par l'Etat (2,1 en 2005 ; 2,4 en 2006).
 
Les exonérations de cotisations accordées aux entreprises représentent un coût très important pour la collectivité, car, leur financement est, dans tous les cas, de fait, transféré sur d'autres acteurs économiques, notamment les ménages.


 

n°28912326
helicon2
Posté le 12-01-2012 à 10:57:12  profilanswer
 

markesz a écrit :

Tout-à-fait, le vrai scandale ce sont les milliards que les Grecs eux-même n'ont jamais déclarés à l'impôt et toutes les taxes non perçues, que ce soit du temps de leur grande pauvreté avant les années 8o' ou durant les années fastes (durant les J.O et après).


 
Dire "les grecs" est faux. Tous les grecs ne sont pas sur un pied d'égalité par rapport à la fraude. Certains peuvent frauder (et beaucoup) et d'autres ne peuvent pas frauder (ou à la marge, comme en France).
 
Les salariés et les fonctionnaires ne peuvent pas mentir sur leurs revenus car leur employeur (l’État ou leur entreprise privée) envoie directement leur revenu au FISC. Donc si un salarié déclare un revenu inférieur, c'est qu'il travaille en partie au noir et donc que l'employeur est en tort.
 
On en arrive à des situations ubuesques où un simple fonctionnaire gagne plus d'argent (d'après le FISC) qu'un avocat, un architecte ou un médecin.
 
http://www.monde-diplomatique.fr/2 [...] TZKE/18886
 

Citation :

Il a reproché aux médecins du quartier de Kolonaki, le plus riche d’Athènes, de déclarer un revenu annuel « proche du salaire minimum des ouvriers ». En 2008, les membres des professions libérales (médecins, avocats, architectes) déclaraient un revenu annuel de 10 493 euros, les hommes d’affaires et les traders de 13 236 euros en moyenne, tandis que celui des salariés et des retraités se montait à 16 123 euros. Pour le fisc, les plus riches sont les ouvriers, les employés et les retraités (2).


 
Le problème n'est donc pas "les grecs fraudent" mais "le système grec ne fait rien ou pas grand chose contre la fraude". Ce qui est très différent.

n°28912925
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 12-01-2012 à 11:39:04  profilanswer
 

bphenix a écrit :

Et ceux qui ont prêté en Euro (monnaie stable) et seraient remboursés en "Euro du Sud" dévalué, ce ne sont pas des pigeons ?
Tu penses qu'ils ont tenu compte de ce risque dans les taux d'intérêt, lorsqu'ils ont prêté à des Etats du Sud, il y a 5 ou 10 ans ???

Je pensais ta phrase à plus long terme. Je suis d'accord. :jap:


Message édité par VictorVVV le 12-01-2012 à 11:40:52

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Signature des messages
n°28914612
mober
Mécréant Notoire
Posté le 12-01-2012 à 14:29:07  profilanswer
 

HEY LES MECS
 
Je sais pas si vous etes au courant mais c'est plus la peine de s'exiter.
 
LA CRISE DE l'EURO EST TERMINEE
 
La BCE prete aux banques européennes qui ensuite pretent aux Etats membres.
 
Probleme résolu  :hello:  
 
http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html

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