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Auteur Sujet :

L'extrême gauche

n°2225933
gouleyance
l'école de la vit
Posté le 10-03-2004 à 08:48:28  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

VanessaUsedToLive a écrit :

"beigbederiste"
 
argh je me meurs  
[:al bundy]  
 
(mais c est deja mieux que roberutiste)
 

Hue était intègre, sympathique et bon orateur que je me souvienne

mood
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Posté le 10-03-2004 à 08:48:28  profilanswer
 

n°2226449
klem06
Trailer trash d’Ann Arbor
Posté le 10-03-2004 à 10:46:27  profilanswer
 

Filter a écrit :

Hue était intègre, sympathique et bon orateur que je me souvienne

il était pas communiste  :o

n°2226462
gouleyance
l'école de la vit
Posté le 10-03-2004 à 10:48:25  profilanswer
 

klem06 a écrit :

il était pas communiste  :o  

il était quoi alors?

n°2226551
klem06
Trailer trash d’Ann Arbor
Posté le 10-03-2004 à 10:57:23  profilanswer
 

si tu prefères, il appartenait au PC, mais dans ces idées il se contentait d'entretenir un systeme capitaliste, sans le remttre en cause.
Mais il était sympas  :whistle:

n°2226556
klem06
Trailer trash d’Ann Arbor
Posté le 10-03-2004 à 10:57:45  profilanswer
 

bon il avait la barbe : 1 point en +  :)


Message édité par klem06 le 10-03-2004 à 10:58:38
n°2227503
Profil sup​primé
Posté le 10-03-2004 à 12:39:18  answer
 

Filter a écrit :

il était quoi alors?


 
père noël :o

n°2227508
gouleyance
l'école de la vit
Posté le 10-03-2004 à 12:40:56  profilanswer
 

bon allez... je dis nain de jardin tout de suite parce que ça m'énerve

n°2227532
dolohan
Busard amateur
Posté le 10-03-2004 à 12:46:41  profilanswer
 

Filter a écrit :

il était quoi alors?


decorateur de jardin...
 
avec un bonnet rouge evidement.

n°2227546
dolohan
Busard amateur
Posté le 10-03-2004 à 12:47:47  profilanswer
 

klem06 a écrit :

si tu prefères, il appartenait au PC, mais dans ces idées il se contentait d'entretenir un systeme capitaliste, sans le remttre en cause.
Mais il était sympas  :whistle:  


quel est ton grief contre la loi de l'offre et de la demande ?  
qu'as tu contre les systemes selectifs ?

n°2227645
gouleyance
l'école de la vit
Posté le 10-03-2004 à 13:00:14  profilanswer
 

moi j'ai été très déçu par son départ, d'ailleurs pour les régionales je me contenterais de voter socialiste... :o na!

mood
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Posté le 10-03-2004 à 13:00:14  profilanswer
 

n°2227758
printf
Baston !
Posté le 10-03-2004 à 13:12:33  profilanswer
 

Salut les cocos :sol:

n°2227831
LooSHA
D'abord !
Posté le 10-03-2004 à 13:19:18  profilanswer
 

dolohan a écrit :


quel est ton grief contre la loi de l'offre et de la demande ?  
qu'as tu contre les systemes selectifs ?


Ah la loi de l'offre et de la demande. On en parle beaucoup, sans jamais la démontrer....

n°2236857
mykiki94
G.B in E.U for a better E.U
Posté le 11-03-2004 à 15:07:39  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


Ah la loi de l'offre et de la demande. On en parle beaucoup, sans jamais la démontrer....
 


 
Slt je suis new sur le forum alors slt tt le monde. En parlant de la loi de l'offre et de la demande je pense que C une bonne chose en théorie car le consommateur doit avoir du choix en pratique les producteurs s'entendent pour maintenir un prix élever ou pour détourner les lois sur la concurrence déloyale. Point barre
 
En ce qui concerne l'extreme gauche today, il est inexistant. Les membres du PCf des années 30 (comme Maurice Thorez) doivent se retourner dans leur tombe qd ils voient des gens comme Marie Georges Buffet se dire communiste.
 
Je tiens à préciser un truc, sur ce que j'ai lu à propos des morts du "communisme". il n'y a jms eut de régime communiste au monde, ils s'appellaient communiste mais n'avait rien de communiste. Pour Marx (fondateur de la pensée communiste), il ne devait plus y avoir d'Etat pour que le communisme soit réalisé et on ne peut pas dire que dans les régimes dictatoriaux dit communistes ils n'y avaient pas d'Etat (il était meme plus que présent)
 
Voilà je pense avoir fini là !!!


---------------
"L'humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l'humanité." John Fitzgerald Kennedy
n°2237239
printf
Baston !
Posté le 11-03-2004 à 15:47:19  profilanswer
 

mykiki94 a écrit :


 
Slt je suis new sur le forum alors slt tt le monde. En parlant de la loi de l'offre et de la demande je pense que C une bonne chose en théorie car le consommateur doit avoir du choix en pratique les producteurs s'entendent pour maintenir un prix élever ou pour détourner les lois sur la concurrence déloyale. Point barre
 
En ce qui concerne l'extreme gauche today, il est inexistant. Les membres du PCf des années 30 (comme Maurice Thorez) doivent se retourner dans leur tombe qd ils voient des gens comme Marie Georges Buffet se dire communiste.
 
Je tiens à préciser un truc, sur ce que j'ai lu à propos des morts du "communisme". il n'y a jms eut de régime communiste au monde, ils s'appellaient communiste mais n'avait rien de communiste. Pour Marx (fondateur de la pensée communiste), il ne devait plus y avoir d'Etat pour que le communisme soit réalisé et on ne peut pas dire que dans les régimes dictatoriaux dit communistes ils n'y avaient pas d'Etat (il était meme plus que présent)
 
Voilà je pense avoir fini là !!!


 
Soit. Les régimes soit-disant-communistes-mais-qui-ne-l'étaient-pas-vraiment ont néanmoins fait plusieurs centaines de millions de morts.
 
Le PCF et la LCR n'ont qu'à changer de nom [:spamafote]
 
Sinon, je ne suis pas sûr que Marx ait, à l'instar des libéraux et des anarchistes, prôné la suppression de l'Etat [:meganne]

n°2237257
gouleyance
l'école de la vit
Posté le 11-03-2004 à 15:48:59  profilanswer
 

non le communisme est justement un système ultra étatiste

n°2237357
Rasthor
Posté le 11-03-2004 à 15:58:09  profilanswer
 

Filter a écrit :

non le communisme est justement un système ultra étatiste


 
Pour ne pas dire dictatorial [:aloy]

n°2237420
mykiki94
G.B in E.U for a better E.U
Posté le 11-03-2004 à 16:04:30  profilanswer
 

Non vous faites erreur. Le communisme est devenu dictatorial car les hommes à la tete de C pays ont trouvé bon de conserver le pouvoir d'une main de fer (notamment Staline et Mao).
Je vais résumer les étapes pour Marx pour atteindre le communisme (son idéal). Il faut tout d'abord du capitalisme pour que de ses contradictions il s'effondre de lui meme (théorie des contradictions du profit), ensuite la révolution SOCIALISTE avec un Etat qui centralise tout (usines, champs etc...) puis les hommes (collectivités) devaient se controler seul. Mais vous pensez que les hommes quand ils sont au pouvoir sont avide de ce pouvoir qui les fait perdre la tete.
 
 
Petite précision les libéraux mm les plus fervents ne souhaitent pas la suppression de l'Etat ms simplement réduire son intervention dans les domaines où les investisseurs privés n'y trouvés pas de profit. C ce qui é devenu plus tard l'Etat gendarme (fonction militaire, éducative, infrastructure ...)


Message édité par mykiki94 le 11-03-2004 à 16:05:55

---------------
"L'humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l'humanité." John Fitzgerald Kennedy
n°2237461
LooSHA
D'abord !
Posté le 11-03-2004 à 16:09:14  profilanswer
 

Oh les libéraux ne veulent même pas une réduction du rôle de l'Etat à ses prérogatives régaliennes comme on dit, il souhaitent préserver sa capacité financière, ne serait-ce que pour les renflouer lorsqu'ils se prennent une branlée bien empiriste : le premier principe du néo-libéralisme économique c'est la privatisation des profits et la socialisation des pertes. Le risque n'est bon lorsque c'est le péquin de base qui l'assume. Tout le talent du théoricien néo libéral c'est de faire croire exactement le contraire.
 
 
PS : très drôle l'allusion à Thorez, ce pantin de Moscou :D


Message édité par LooSHA le 11-03-2004 à 16:10:20
n°2237637
Ars Magna
Digitale Gaudium
Posté le 11-03-2004 à 16:25:04  profilanswer
 

Filter a écrit :

non le communisme est justement un système ultra étatiste


 
Le communisme à la sauce soviétique, oui. On peut l'assimiler à un capitalisme d'état, au final.

n°2237860
klem06
Trailer trash d’Ann Arbor
Posté le 11-03-2004 à 16:42:10  profilanswer
 

Rasthor a écrit :


 
Pour ne pas dire dictatorial [:aloy]


Citation :

Je tiens à préciser un truc, sur ce que j'ai lu à propos des morts du "communisme". il n'y a jms eut de régime communiste au monde, ils s'appellaient communiste mais n'avait rien de communiste. Pour Marx (fondateur de la pensée communiste), il ne devait plus y avoir d'Etat pour que le communisme soit réalisé et on ne peut pas dire que dans les régimes dictatoriaux dit communistes ils n'y avaient pas d'Etat (il était meme plus que présent)


Ca fait que 15 fois qu'on se repète mais bon  :sarcastic:  
coco=russie c'est  :non:

n°2238735
printf
Baston !
Posté le 11-03-2004 à 17:54:48  profilanswer
 

klem06 a écrit :


Citation :

Je tiens à préciser un truc, sur ce que j'ai lu à propos des morts du "communisme". il n'y a jms eut de régime communiste au monde, ils s'appellaient communiste mais n'avait rien de communiste. Pour Marx (fondateur de la pensée communiste), il ne devait plus y avoir d'Etat pour que le communisme soit réalisé et on ne peut pas dire que dans les régimes dictatoriaux dit communistes ils n'y avaient pas d'Etat (il était meme plus que présent)


Ca fait que 15 fois qu'on se repète mais bon  :sarcastic:  
coco=russie c'est  :non:  


 
Par contre, russie = bolchéviques :o
Et ça aussi c'est :non:

n°2238809
pierrot le​ rouge
Créateur de la cat' Politique.
Posté le 11-03-2004 à 18:02:25  profilanswer
 

[citation=2215428,2][nom]dam1330 a écrit[/nom]
 
 
je ne vois pas en koi le larzac etait un rassemblant de l'extreme gauche francaise, sans doute ont ils essayé de detourner le rassemblement, mais ce fut un echec de leur part.
 
 
 
Bien évidemment le Lazac n'était pas a la base un rassemblement politique mais des réunions et débats de toutes les forces de gauche y ont eu lieu. Ces débats de part le nombre de participants et de sympatisants ont démontré chez les milliers de jeunes présents l'émergeance d'une forme de nouvelle conscience politique et de révolte........ Je pense donc que ce rassemblement a été en fait une date importante de la contestation politique en france.

n°2238821
printf
Baston !
Posté le 11-03-2004 à 18:03:36  profilanswer
 

Pierrot le Rouge a écrit :

[citation=2215428,2][nom]dam1330 a écrit[/nom]
 
 
je ne vois pas en koi le larzac etait un rassemblant de l'extreme gauche francaise, sans doute ont ils essayé de detourner le rassemblement, mais ce fut un echec de leur part.
 
 
 
Bien évidemment le Lazac n'était pas a la base un rassemblement politique mais des réunions et débats de toutes les forces de gauche y ont eu lieu. Ces débats de part le nombre de participants et de sympatisants ont démontré chez les milliers de jeunes présents l'émergeance d'une forme de nouvelle conscience politique et de révolte........ Je pense donc que ce rassemblement a été en fait une date importante de la contestation politique en france.
 


 
:o

n°2238826
dolohan
Busard amateur
Posté le 11-03-2004 à 18:04:42  profilanswer
 

Pierrot le Rouge a écrit :

[citation=2215428,2][nom]dam1330 a écrit[/nom]
 
 
je ne vois pas en koi le larzac etait un rassemblant de l'extreme gauche francaise, sans doute ont ils essayé de detourner le rassemblement, mais ce fut un echec de leur part.
 
 
 
Bien évidemment le Lazac n'était pas a la base un rassemblement politique mais des réunions et débats de toutes les forces de gauche y ont eu lieu. Ces débats de part le nombre de participants et de sympatisants ont démontré chez les milliers de jeunes présents l'émergeance d'une forme de nouvelle conscience politique et de révolte........ Je pense donc que ce rassemblement a été en fait une date importante de la contestation politique en france.
 


euh... on peut etre de droite et altermondialiste non ?

n°2238841
printf
Baston !
Posté le 11-03-2004 à 18:06:58  profilanswer
 

dolohan a écrit :


euh... on peut etre de droite et altermondialiste non ?


 
Non la droite c'est tout pourri facho réac :o

n°2238852
pierrot le​ rouge
Créateur de la cat' Politique.
Posté le 11-03-2004 à 18:09:47  profilanswer
 

j"arrive pas a voir comment concilier système capitaliste et respect des producteur du tiers-monde par exemple, la loi du marché ne tient compte que du profit il ne fait pas d'humanitaire

n°2238858
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 11-03-2004 à 18:11:14  profilanswer
 

Citation :

:PRO MEMORIA (formule employée en diplomatie, pour rappeler des droits périmés depuis longtemps).
 
Le néo-libéralisme est le paradigme économique et social de notre époque. Il définit les politiques et les processus grâce auxquels une poignée d'intérêts privés (qui n'ont de compte a rendre à personnes ou presque) acquièrent le droit de contrôler tout ce qui est possible dans la vie sociale, et depuis peu vitale, afin de maximiser leurs profits personnels. Ce courant économico-politique " à la mode depuis vingt ans mais omniprésent depuis longtemps ", repris par tous les partis politique, de droite, du centre et souvent de la gauche traditionnelle est rendu dominant dans le monde. (La CIA, par des techniques de subversion dans plusieurs pays du monde, a influencé cette prise de position et ce, au détriment des populations concernées). Ces partis politique représentent ainsi les intérêts immédiats d'investisseurs extrêmement riches et moins de un millier de très grandes sociétés.
 
Pourtant, en dehors de certains cercles universitaires et bien sur des milieux d'affaires, ce terme demeure largement inconnu du grand public, surtout au Etats-Unis. (Comme bien d'autres sujets d'ailleurs qui devraient être au sommet des priorités) Les initiatives néo-libérales; OMC, ALENA, GATT, ZLEA, FMI, Banque Mondial, AMI etc? y sont présentées comme une politique de liberté des marchés qui encourage l'entreprise privée, permet aux consommateurs de choisir librement, récompense la responsabilité individuelle et l'esprit d entreprise, tout en sapant l'action de gouvernement incompétent qui ne pourront jamais bien faire même s'ils ont de bonnes intentions, ce qui est rarement le cas. Des efforts de relations publiques menés pendant des générations, financés par les grandes sociétés, sont parvenus à donner à ces termes et a ces idées une aura presque sacrée. Il en résulte que de telles affirmations ont rarement besoin d être défendue et sont invoquées pour justifier tout et n importe quoi, de la baisse d impôt pour les riches à l'abandon des mesures de protection de l'environnement et au démantèlement au programme d éducation et d'assistance sociale. À vrai dire, toute activité qui pourrait gêner la domination des grandes entreprises sur la société est automatiquement suspecte, car elle perturbe le fonctionnement des marchés libres, dont on fait les seules instances à même de répartir équitablement, rationnellement et démocratiquement les biens et services. À entendre les partisans les plus éloquents du néo-libéralisme, on pourrait croire qu'ils rendent d'énormes services aux pauvres, et a tout le monde, quand ils appliquent leurs politiques en faveur d'une minorité de privilégiés.
 
Ces politiques ont eu à peu près partout les mêmes conséquences économiques, qui n'avaient rien d'inattendu : aggravations massives des inégalités sociales et économiques, privations accrues pour les plus pauvres des nations et des peuples du monde, désastre pour l'environnement de la planète, instabilité de l'économie mondiale, mais aussi une véritable aubaine sans précédent pour les plus riches. Confrontés à ces réalités, les défendeurs de l'ordre néo-libéral affirment que la majorité de la population finira par bénéficier de ses bienfaits, du moins tant que rien n'entravera les politiques même qui ont exacerbé ces problèmes!!
 
En dernière analyse, les néo-libéraux ne peuvent défendre le monde qu'ils sont en train d'édifier en se fondant sur des faits. (si on commence à s'intéresser aux faits , aux évidences, nul ne pourrait accepter un tel constat.) Ils demandent ou plutôt, exigent, que l'on ait une foi religieuse dans le caractère infaillible d'un marché dérégulé, faisant appel a des théories qui remontent au XIX e siècle et ont peu de rapport avec la réalité du monde d'aujourd'hui. Mais leur ultime argument est qu'il n y a pas d'alternative. Tout le reste a échoué, communisme, social-démocratie et même un modeste État-providence comme celui des Etats-Unis. Les citoyens de ces nations ont accepté, parfois sans consentement le néo-libéralisme comme seule voie réalisable. Imparfaite peut-être, mais il n'existe pas d'autres systèmes économiques concevables. (selon ce raisonnement, la masse humaine en général ne peut entrevoir des améliorations de leurs conditions de vie en continuant dans cette doctrine)
 
Au cours du XXème siècle, certains ont dit que le fascisme était " le capitalisme sans prendre de gants ", signifiant par là, sans droit ni organisations démocratiques. En fait, nous savons aujourd'hui que le fascisme était infiniment plus complexe. En revanche, cette définition s'applique parfaitement au néo-libéralisme. Il incarne une époque ou les forces de l'argent sont plus puissantes et plus agressives que jamais et affrontent une organisation moins structurée. Dans ces conditions politiques, elles tentent de codifier leur pouvoir sur tous les fronts possibles, si bien qu'il est de plus en plus difficile de leurs résister, et qu'il devient pratiquement impossible pour les forces démocratiques extérieures au marché d'exister.
 
C'est précisément leur élimination qui nous permet de voir comment le néo-libéralisme fonctionne en tant que système, non seulement économique, mais aussi politique et culturel. En ce domaine, les différences sont frappantes avec le fascisme, son mépris de la démocratie formelle, ses organisations de masse toujours sur le pied de guerre, son racisme et son nationalisme. Là ou le néo-libéralisme fonctionne le mieux, c'est ou existe une démocratie électorale formelle, mais ou la population se voit privée de l'accès a l'information (par conséquent la concentration des pouvoirs des gouvernements peut se diriger tranquillement, a l'insu des citoyens, vers le totalitarisme ou État-policier) et aux forums publics nécessaire a sa participation sérieuse à la prise de décisions. Comme l'explique Milton Friedman, le célèbre gourou néo-libéral, dans son livre Capitalisme et Liberté, faire des profits est l'essence même de la démocratie: tout gouvernement qui poursuit une politique contraire aux intérêts du marché est donc antidémocratique, quand bien même il jouirait d'un large soutient populaire (Constatez ici que cette idée est contraire a ce qui est généralement admis du concept de la démocratie) Mieux vaut donc le cantonner dans les tâches de protections de la propriété privée et d'exécution des contrats, tout en limitant les débats politiques à des problèmes mineurs, les vraies questions; Production et distribution des richesses, organisation sociale? devant être déterminées par les forces du marché.
 
Armés d'une compréhension aussi perverse de la démocratie, les néo-libéraux comme Friedman n'eurent rien à objecter, en 1973, au renversement par les militaires chiliens du gouvernement démocratiquement élu de Salvador Allende, qui perturbait le contrôle de la société par le milieu des affaires. Après quinze ans d'une dictature brutale et féroce (au nom, bien attendue de la liberté des marchés) la démocratie fut formellement restaurée en 1989, avec une constitution qui rendait beaucoup plus difficile, voire impossible, pour les citoyens chiliens la remise en question de la domination militaro-industrielle sur le pays. Voila un exemple parmi tant d'autres de ce qu'est la démocratie néo-libérale : des débats triviaux sur des questions minimes entre partis politique qui, fondamentalement, poursuivent la même politique favorable aux milieux d'affaires, quelles que soient les différences formelles et les mots d'ordres de campagne. La démocratie est permise tant et aussi longtemps que le contrôle exercé par le grand capital échappe aux délibérations et aux changements voulus par le peuple, c'est-à-dire aussi longtemps qu'elle n'est pas la démocratie.
 
Le système néo-libéral a donc un sous-produit important et nécessaire : des citoyens dépolitisés, marqués par l'apathie et le cynisme. (Il suffit seulement de regarder le taux de participation qui ont chuté de façon dramatique depuis une quinzaine d'années dans plusieurs pays autant occidentaux que ceux qui ont entrepris de se conformer à la doctrine libérale pour s'en rendre compte.). Or, si la démocratie électorale affecte si peu la vie sociale, il est irrationnel de lui prêter beaucoup d'attention. Par exemple, aux États-Unis, en 1998, lors des élections au Congrès, on atteignit des records d'abstentions : un tiers seulement des inscrits se rendit aux urnes. Bien que suscitant parfois quelques inquiétudes au sein des partis qui, comme les démocrates, attirent les votes des dépossédés, ce phénomène tend à être accepté voir encouragé, par les pouvoirs en place, lesquels y voient une très bonne chose, ceux qui ne votent pas étant surtout, on s'en doute, les pauvres et les ouvriers. Les mesures susceptibles de ranimer l'intérêt des électeurs et d'accroître leur participation aux scrutins sont étouffées avant même d'avoir été discutés publiquement. Toujours aux Etats-Unis, les deux grands partis, dominés et soutenus par les grandes sociétés, refusent de réformer des lois qui rendent pratiquement impossible de créer de nouveaux partis politiques (lesquels pourraient représenter des intérêts contraires au marché) et de les laisser faire la preuve de leur efficacité. Ainsi, bien qu'il existe un mécontentement, largement partagé et observé, a l'égard des démocrates et républicains (on pourrait souligner la même tendance au Canada et au Québec), la politique électorale est un domaine ou les notions de compétition n'ont pas grand sens. À certains égards, la médiocrité du débat et du choix lors des élections évoque plutôt les États communistes à parti unique qu'une authentique démocratie.
 
Mais ces considérations rendent à peine compte des conséquences pernicieuses du néo-libéralisme pour une politique culturelle d'inspiration civique. D'un coté, les disparités sociales engendrées par les politiques néo-libérales sapent tout effort visant à parvenir à l'égalité devant la loi nécessaire pour que soit crédible la démocratie. Les grandes sociétés ont les moyens d'influencer les médias ( ils en sont propriétaires !!) Et de supplanter le débat politique : elles ne se privent pas de les utiliser. Lors des élections américaines, pour ne citer qu'un exemple, le quart le plus riche de 1 % de la population est responsable de 80% des contributions politiques individuelles, et les grandes sociétés dépensent 10 fois plus que les syndicats. Sous un régime néo-libéral, tout cela est parfaitement logique : les scrutins ne font que refléter les principes du marché, les contributions financières sont autant d'investissement. On voit donc se renforcer dans la majorité de la population le sentiment que les élections ne servent a rien, ce qui assure le maintien de la domination, jamais remise en question, des grandes sociétés.
 
D'un autre coté, pour que la démocratie soit efficace, il faut que les gens se sentent liés à leurs concitoyens, et que ce lien se manifeste par diverses organisations et institutions qui NE SOIENT PAS soumises au marché. Une politique culturelle vivante a besoin de groupes communautaires, de bibliothèques, de lieux de rencontre publics, d'associations, de syndicats, qui fourniront aux citoyens des occasions de se retrouver, de communiquer, bref de côtoyer les autres. La démocratie néo-libérale, fondée sur l'idée du marché uber alles, s'en prend directement a cet objectif. Elle produit non pas des citoyens mais des consommateurs; non pas des communautés mais des centres commerciaux; ce qui débouche sur une société atomisée, peuplée d'individus désengagés, à la fois démoralisée, socialement impuissante et perdue dans un univers matérialisé. En bref, le néo-libéralisme est, et restera le principal ennemi d'une authentique démocratie participative, non seulement aux Etats-Unis mais sur toute la planète. (cela signifie ici aussi)
 
Il est normal que Noam Chomsky soit au premier rang dans la bataille menée aujourd'hui POUR la démocratie et CONTRE le néo-libéralisme. Dans les années 1960, il fut l'un des plus vifs dénonciateurs de la guerre du Vietnam et, plus largement, l'analyste le plus féroce de la manière dont la politique étrangère américaine ébranle la démocratie, foule aux pieds les droits de l'homme et défend les intérêts d'une minorité de privilégiés. Dans les années 1970, il entama, avec Edward S. Herman, des recherches sur la façon dont les médias américains servent l'intérêt de l'élite et sapent la capacité des citoyens à mener leur vie de manière réellement démocratique. Leur livre paru en 1988, Manufacturing Consent, (une version cinématographique est maintenant disponible ) demeure un point de départ obligé pour quiconque veut étudier sérieusement cette question.
 
Tout au long de ces années, Chomsky, en qui on peut voir un anarchiste ou, plus exactement, un socialiste libertaire, est apparu comme l'opposant résolu et conséquent des régimes et des partis communistes et léninistes. Il a appris à d innombrables personnes, (en passant par des intellectuels reconnus jusqu'au plus simple des citoyens!) que la démocratie est la pierre angulaire non négociable de toute société post-capitaliste valant la peine qu'on lutte pour elle. Dans le même temps, il a démontré à quel point il est absurde de confondre capitalisme et démocratie, ou de croire que les sociétés capitalistes, même dans le meilleur des cas, permettront d'accéder à l'information ou de participer aux prises de décisions autrement que dans les conditions les plus étroites et les plus contrôlées. Certaines personnes dont moi-même, doute que quiconque, hormis peut entre Georges Orwell (1984), ne l'ait jamais égalé dans cette capacité a percer à jour l'hypocrisie des dirigeants et des idéologues des sociétés aussi bien communiste que capitaliste, chacun affirmant que la sienne est la seule véritable forme de démocratie a laquelle puissent prétendre l'humanité. (Pour constater l'effritement de la liberté et de la démocratie aux Etats-Unis, se rendent à l'adresse Internet suivante : www.thedossier.ukonline.co.uk section vidéo 9-11 the Road to Tyranny p.s. c?ur sensible s abstenir!
 
Dans les années 1990, les recherches politiques de Chomsky, (voir édition eco-société.) jusque-la menés sur plusieurs fronts : De l'anti-impérialisme et de l'analyse critique des médias, aux écrits sur la démocratie et le mouvement syndical, se sont unifiées, culminant dans des ?uvres qui évoquent les menaces que fait peser le néo-libéralisme sur les sociétés démocratiques. Chomsky a beaucoup fait pour renouveler la compréhension des exigences sociales de la démocratie, s'inspirant des Grecs de l'Antiquité mais aussi des grands penseurs des révolutions démocratiques du XVII e et du XVIII e siècle. Comme il le montre bien, il est impossible d'être à la fois l'avocat d'une démocratie participative et le champion du capitalisme ou de toute autre société divisée en classe. En déterminant la portée des luttes historiques réelles pour la démocratie, il révèle également a quel point le néo-libéralisme n'a rien de nouveau; Il ne présente que la version actuelle de la bataille des riches et des privilégiés pour circonscrire les droits politiques et les pouvoirs civiques de la majorité.
 
On peut aussi voir en Chomsky le principal critique de la mythologie qui fait des marchés " libres " quelque chose de naturel. Ce joyeux refrain qui nous est martelé sans cesse : l'économie est concurrentielle, rationnelle, efficace, équitable. Comme il le fait remarquer, les marchés ne sont pratiquement jamais compétitifs. L'économie est, pour sa plus grande part, dominée par de vastes sociétés qui disposent d'un pouvoir de contrôle énorme sur leurs marchés et, par conséquent n'ont guerre a affronter cette concurrence qu'évoquent les manuels et les discours des politiciens. De surcroît, elles sont en réalité des organisations totalitaires, opérant selon des règles antidémocratiques. Que l'économie soit à ce point structurée autour d'elles compromet sévèrement notre capacité a construire une société démocratique.
 
La mythologie de la liberté des marchés prétend également que les appareils d État sont des institutions inefficaces dont on devrait limiter les pouvoirs de manière a ne pas porter tort à la magie d'un laisser-faire naturel. En fait, comme le souligne Chomsky, ils jouent ont rôle essentiel dans le capitalisme moderne. Ils subventionnent massivement les grandes sociétés et s'emploient à défendre leurs intérêts sur de nombreux fronts. Si celles-ci exaltent l'idéologie néo-libérale, c'est souvent pure hypocrisie : elles comptent bien que les États leur transmettront l'argent des impôts et protégeront leurs marchés de la concurrence. Mais elles soutiennent à s'assurer qu'ils ne les taxeront pas, ni ne soutiendront des intérêts étrangers aux leurs, en particulier ceux des pauvres et des classes ouvrières. Ainsi, les États sont plus puissants que jamais, mais dans l'optique du néo-libéralisme, ils n'ont plus a faire semblant de se préoccuper du sort des autres.
 
Le rôle déterminant des États et de leur politique n'est nulle part plus apparent que dans l'émergence d'une économie de marché mondialisée. Ce que les idéologues des milieux d'affaires nous présentent comme l'expansion naturelle, au-delà des frontières, des marchés libres est en réalité tout le contraire. La mondialisation est le résultat de la puissance des Etats, notamment des Etats-Unis, qui imposent des accords commerciaux aux peuples du monde pour permettre plus facilement a leurs grandes sociétés, et au riches, de dominer les économies des nations de toute la planète sans avoir aucune obligation envers leurs peuples. Ce processus est parfaitement clair dans la création de l'OMC (organisation mondiale du commerce) au début des années 1990, comme dans les délibérations secrètes sur l'AMI (accord multilatéral sur l'investissement.)
 
A vrai dire, l'incapacité a discuter honnêtement et franchement de lui-même est l'une des caractéristiques les plus frappantes du néo-libéralisme. La critique faite par Chomsky de l'ordre qu'il impose ne peut, dans les faits, atteindre le grand public en dépit de sa puissance empirique, et en raison même de son engagement démocratique. Ici, l'examen de Chomsky du système doctrinal des démocraties capitalistes est des plus utiles. Les médias, l'industrie des relations publiques, les idéologues universitaires, la culture intellectuelle en général, jouent un rôle essentiel dans la fabrication des " illusions nécessaires ", celles qui font apparaître comme rationnelle, bienveillante et nécessaire ( à défaut d'être nécessairement désirable) une situation déplaisante. Comme Chomsky s'empresse de la faire remarquer, il ne s'agit pas d'une conspiration des puissants : Elle est inutile. Une grande diversité des mécanismes institutionnels permet d'envoyer des signaux aux intellectuels, aux experts et aux journalistes, les poussant à considérer le statu quo comme le meilleur des mondes possibles, et a ne pas défier ceux qui en bénéficient. Tout le travail de Chomsky consiste à faire appel aux activistes démocrates afin qu'ils refondent entièrement notre système médiatique, de telle sorte qu'ils puissent s'ouvrir à des perspectives et à des enquêtes opposées aux grandes sociétés et au néo-libéralisme. C'est également un défi lancé aux intellectuels, ou du moins à ceux qui se disent attachés à la démocratie. , Pour qu'ils se regardent sans complaisance dans le miroir et se demandent en faveur de quelles valeurs, de quels intérêts, ils agissent.
 
La description que donne Chomsky de la mainmise des grandes sociétés sur l économie, la politique, le journalisme et la culture est si accablante que chez certains lecteurs elles peut susciter un sentiment de résignation. Dans cette époque marquée par la démoralisation, certains pourraient être tentés d'aller plus loin et de conclure que, si nous sommes pris dans ce système régressif, c'est parce que hélas, l'humanité est tout simplement incapable de créer un ordre social plus humain, plus égalitaire et plus démocratique.
 
En fait, la principale contribution de Chomsky pourrait bien être de toujours souligner les tendances fondamentalement démocratiques des peuples du monde et le potentiel révolutionnaire qu'elles expriment implicitement. Que les grandes sociétés se donnent autant de mal pour empêcher la mise en place de toute démocratie politique authentique est la meilleure preuve de l'existence de ces tendances. Les maîtres du monde se rendent bien compte que leur système a été créé pour satisfaire les besoins d'une infime minorité, non ceux de la majorité laquelle, par conséquent, ne doit jamais se voir permettre de contester ou de modifier les règles du jeu. Même dans les démocraties actuelles, si boiteuses qu'elles soient, les milieux d'affaires veillent sans cesse a ce que les questions importantes (comme les négociations sur l'AMI) ne soient jamais débattues publiquement. Et ils dépensent des fortunes a financer une industrie des relations publique chargée de convaincre les Américains, et les autres, qu'ils vivent dans le meilleur des mondes possibles. Selon cette logique, le temps de se préoccuper d'éventuelles améliorations sociales viendra quand ces milieux, renonçant à la propagande et à l'achat des élus, permettront l'existence de médias représentatifs et contribueront à la mise en place d'une démocratie participative réellement égalitaire parce qu'ils ne redouteront plus du pouvoir du plus grand nombre. Cependant, il n'y a aucune raison de croire que ce temps ne viendra jamais. Le grand message du néo-libéralisme, c'est qu il n'y a pas d'alternative au statu quo et que l'humanité a dores et déjà atteint son niveau le plus élevé. Chomsky fait remarquer que plusieurs périodes ont déjà été considérées comme la " fin de l'histoire ". Dans les années 1920, puis dans les années 1950, les élites américaines affirmaient que le système fonctionnait parfaitement et que la passivité des masses témoignait de leur satisfaction. Dans les deux cas, les évènements survenus peu après ont montré l'absurdité de cette conviction. Il n'est pas illogique d'affirmer qu'à compter du jour ou les forces démocratique remporteront quelques victoires tangibles, elles retrouveront des couleurs ; Alors, les discours niant toute possibilité de changement véritable connaîtront le même sort que les fantasmes d'autrefois sur le règne glorieux des élites, destiné à durer mille ans.
 
L'idée d'une absence d'alternative au statu quo est plus incongrue que jamais une époque comme la notre, ou existe des technologies extraordinaires pour améliorer la condition humaine. Il est vrai que la marche a suivre pour créer un ordre post-capitaliste fiable, libre et humain est encore floue , et que cette notion même a quelque chose d'utopique. Mais a chaque progrès historique, de l'abolition de l'esclavage a la décolonisation, il a bien fallu surmonter l'idée que c était " impossible " puisque cela n'avait encore jamais été fait. Et comme le souligne Chomsky, c est à l'activisme politique organisé que nous devons les droits démocratiques et les libertés dont noue jouissons aujourd'hui (suffrage universel, droits civiques, droits des femmes, droits des syndicats etc). Même si une société post-capitaliste parait encore inaccessible, nous savons que l'activité politique peut rendre plus humain le monde dans lequel nous vivons. En nous rapprochant petit a petit de cet objectif, peut-être redeviendront-nous capables de penser l édification d'une économie politique reposant sur la coopération, l'égalité, l'autonomie et la liberté individuelle.
 
En attendant, la lutte pour les changements sociaux n'a rien d'un problème hypothétique. L'ordre néo-libéral a engendré des crises économiques et politiques de très grande ampleur, de l Extrême -Orient a l'Europe de l'Est et à l'Amérique latine. Dans les nations développées d'Europe, d'Amérique du nord et du Japon, la qualité de la vie demeure fragile et la société est le théâtre d'une agitation considérable. Il faut s'attendre à d'énormes bouleversements dans les années et les décennies a venir. Toutefois, on ne sait guerre sur quoi ils déboucheront, et il y a peu de raisons de croire qu'ils trouveront automatiquement une solution démocratique et humaine. L'issue en sera déterminée par la manière dont nous, le peuple, saurons nous organiser, réagir, agir. Comme l'a dit Chomsky, si l'on fait comme s'il n existait aucunes possibilités de changement favorable, il n'y en aura pas. A vous, a nous de choisir.


:D


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°2238861
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 11-03-2004 à 18:11:44  profilanswer
 

Comment est ce que cela pourrai etre autre chose qu'une menace pour la démocratie puisque c'est une autre idéologie , une autre vision du monde et des rapports entre les hommes ...
Mais ce n'est pas pour autant que c'est forcément négatif , la démocratie n'est pas forcément la voie naturelle absolu du fonctionnement de la vie en société


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°2238878
pierrot le​ rouge
Créateur de la cat' Politique.
Posté le 11-03-2004 à 18:14:06  profilanswer
 

Rasthor a écrit :

Une question:
C'est quoi les différences fondamentales entre les trois partis d'extrême-gauche (LO,LCR,PCF) ?
Pourquoi le PCF est consideré de gauche et non d'extrême gauche ? Qu'est-ce que les autres (LO et LCR) propose d'encore plus extrême ?  

+Parti des travailleurs et dans une certaine mesure les anarchistes (je sent que ca va gueuler.....)

n°2238894
klem06
Trailer trash d’Ann Arbor
Posté le 11-03-2004 à 18:15:43  profilanswer
 

printf a écrit :


 
Par contre, russie = bolchéviques :o
Et ça aussi c'est :non:


le rapport avec l'extreme gauche ?

n°2238897
pierrot le​ rouge
Créateur de la cat' Politique.
Posté le 11-03-2004 à 18:16:04  profilanswer
 

MaGicPaNdA a écrit :

Comment est ce que cela pourrai etre autre chose qu'une menace pour la démocratie puisque c'est une autre idéologie , une autre vision du monde et des rapports entre les hommes ...
Mais ce n'est pas pour autant que c'est forcément négatif , la démocratie n'est pas forcément la voie naturelle absolu du fonctionnement de la vie en société

OK mea culpa  

n°2238904
klem06
Trailer trash d’Ann Arbor
Posté le 11-03-2004 à 18:17:09  profilanswer
 

Pierrot le Rouge a écrit :

+Parti des travailleurs et dans une certaine mesure les anarchistes (je sent que ca va gueuler.....)


Huh t'es fou tu vas leurs faire peur !!
Ils en ont jamais vu  :sarcastic:

n°2238919
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 11-03-2004 à 18:18:28  profilanswer
 

MaGicPaNdA a écrit :

Comment est ce que cela pourrai etre autre chose qu'une menace pour la démocratie puisque c'est une autre idéologie , une autre vision du monde et des rapports entre les hommes ...
Mais ce n'est pas pour autant que c'est forcément négatif , la démocratie n'est pas forcément la voie naturelle absolu du fonctionnement de la vie en société

democratie != libéralisme hein !


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°2238941
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 11-03-2004 à 18:20:53  profilanswer
 

Pour prendre une position personelle , pragmatiquement je suis plutôt gauche "modérée" ( sociale démocratie , modéle scandinave par exemple ) parce qu'il n'y a plus les moyens effectifs de mettre le capitalisme sur la touche
Cependant , j'ai plutot de la sympatie pour les mouvements d'extremes gauches parce que je pense que la finalité de cette pensée est bonne moralement mais pas raisonablement envisageable à l'echelle mondiale à cours et moyen  terme


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n°2238951
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 11-03-2004 à 18:22:08  profilanswer
 

R3g a écrit :

democratie != libéralisme hein !


démocratie libérale ca te dit quelques chose?
la démocratie sociale n'existe pas , elle n'est que politique et juridique d'où le concept de démocratie libérale qui combine libéralisme et démocratie ...
Et historiquement les régimes qui prétendaient à une démocratie sociale étaient au mieux des régimes autoritaires , au pire des régimes totalitaires ( quoique le mot soit mauvais , très dur à définir et à appliquer à un régime ayant déja existé ... De plus difficile de dire en pourquoi un régime totalitaire "mauvais" au niveau de la morale pourrait etre "injuste" => la séparation du droit et de la morale reste un gros problème , surtout dans le système de démocratie libérale , où la morale (inégalitaire) ne correspond pas au droit en vigueur ( en théorie égalitaire mais pas dans les faits ) )


Message édité par Magicpanda le 11-03-2004 à 18:25:08

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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°2238968
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 11-03-2004 à 18:23:49  profilanswer
 

MaGicPaNdA a écrit :


démocratie libérale ca te dit quelques chose?
la démocratie sociale n'existe pas , elle n'est que politique et juridique d'où le concept de démocratie libérale qui combine libéralisme et démocratie ...
 

ben la démocratie c'est quand le peuple participe activement à la gestion politique de l'état. Je vois pas en quoi un système économique non basé sur le capitalisme serait incompatible avec la démocratie.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°2238969
pierrot le​ rouge
Créateur de la cat' Politique.
Posté le 11-03-2004 à 18:23:50  profilanswer
 

klem06 a écrit :


Huh t'es fou tu vas leurs faire peur !!
Ils en ont jamais vu  :sarcastic:  

  :)  :)  ;)  :)  :pt1cable:

n°2238979
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 11-03-2004 à 18:25:12  profilanswer
 

MaGicPaNdA a écrit :

Pour prendre une position personelle , pragmatiquement je suis plutôt gauche "modérée" ( sociale démocratie , modéle scandinave par exemple ) parce qu'il n'y a plus les moyens effectifs de mettre le capitalisme sur la touche
Cependant , j'ai plutot de la sympatie pour les mouvements d'extremes gauches parce que je pense que la finalité de cette pensée est bonne moralement mais pas raisonablement envisageable à l'echelle mondiale à cours et moyen  terme

Je suis plutot comme toi, même si j'espère encore qu'on puisse un jour se débarrasser du capitalisme (je l'ai dis, je suis un utopiste et c'est mon choix).


---------------
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n°2238991
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 11-03-2004 à 18:26:31  profilanswer
 

R3g a écrit :

ben la démocratie c'est quand le peuple participe activement à la gestion politique de l'état. Je vois pas en quoi un système économique non basé sur le capitalisme serait incompatible avec la démocratie.


 
Parce que la sociologie montre que seul les groupes sociaux dominants  controlent pouvoir politique , économique et judiciaire , le capitalisme tendant naturellement à accentuer les inégalités "biologiques"


Message édité par Magicpanda le 11-03-2004 à 18:26:45

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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°2239007
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 11-03-2004 à 18:28:07  profilanswer
 

MaGicPaNdA a écrit :


 
Parce que la sociologie montre que seul les groupes sociaux dominants  controlent pouvoir politique , économique et judiciaire , le capitalisme tendant naturellement à accentuer les inégalités "biologiques"

donc tu veux dire que dans les faits, la véritable démocratie n'existe pas, et que le capitalisme accentue ce phénomène ? Si c'est ça on est d'accord.


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n°2239022
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 11-03-2004 à 18:29:49  profilanswer
 

R3g a écrit :

donc tu veux dire que dans les faits, la véritable démocratie n'existe pas, et que le capitalisme accentue ce phénomène ? Si c'est ça on est d'accord.


aujourd'hui non ce n'est pas vraiment une démocratie , c'est un gouvernement des groupes dominants sous controle relatif et aléatoire du reste de la société et aussi des autres Etats


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