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Auteur Sujet :

La démocratie

n°38909059
helicon2
Posté le 20-07-2014 à 12:26:08  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Tietie006 a écrit :

Le peuple doit s'éduquer, c'est bien toi qui a écrit ça, non ?


 
Oui. Le peuple, dans une démocratie, ne doit pas être ignare. Tout le monde est généralement d'accord avec ça, il faut vraiment qu'il y ait toujours les même trolls qui viennent nous expliquer que le peuple qui doit s'éduquer, c'est vraiment le mal absolu...
 

Tietie006 a écrit :

Il y a donc une obligation à s'éduquer, non ? Donc qui oblige le peuple à s'éduquer ? Toi ? Quelle autorité ?


 
Non, il n'y a pas d'obligation. Quand par exemple, il y avait le TCE, il y a eu des tas d'assemblées populaires, des tas de débats, des tas d'échange qui ont favorisé l'éducation du peuple par le peuple. Il n'y avait aucune obligation mais un contexte qui a favorisé l'éducation populaire.
 

Tietie006 a écrit :

Et ici c'est toi qui insulte les gens en les traitant de mongoliens et de trolls, alors que tu ne sais même ce que tu écris ! Ouvre un dictionnaire va ...


 
C'est toi qui est insultant à faire exprès de ne pas comprendre le concept d'éducation populaire, à poser des questions dont la réponse a déjà été donné trois fois dans les posts au dessus en faisant semblant de ne pas les avoir vu, à utiliser des expressions que personne n'a utilisé à part toi (homme nouveau) et Ibo_Simon (ré-éduquer). Commence par respecter tes interlocuteurs et arrêtes tes gros trolls, tu verras, tu feras tomber toi-même l'agressivité que tu as amené.


---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
mood
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Posté le 20-07-2014 à 12:26:08  profilanswer
 

n°38909111
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 12:35:01  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
Oui. Le peuple, dans une démocratie, ne doit pas être ignare. Tout le monde est généralement d'accord avec ça, il faut vraiment qu'il y ait toujours les même trolls qui viennent nous expliquer que le peuple qui doit s'éduquer, c'est vraiment le mal absolu...
 


 
J'ai jamais dit ça ... [:the mac:2]  
 

helicon2 a écrit :


 
Non, il n'y a pas d'obligation. Quand par exemple, il y avait le TCE, il y a eu des tas d'assemblées populaires, des tas de débats, des tas d'échange qui ont favorisé l'éducation du peuple par le peuple. Il n'y avait aucune obligation mais un contexte qui a favorisé l'éducation populaire.
 


 
Qui dit le contraire ... [:the mac:2]  
 

helicon2 a écrit :


 
C'est toi qui est insultant à faire exprès de ne pas comprendre le concept d'éducation populaire, à poser des questions dont la réponse a déjà été donné trois fois dans les posts au dessus en faisant semblant de ne pas les avoir vu, à utiliser des expressions que personne n'a utilisé à part toi (homme nouveau) et Ibo_Simon (ré-éduquer). Commence par respecter tes interlocuteurs et arrêtes tes gros trolls, tu verras, tu feras tomber toi-même l'agressivité que tu as amené.


 
Arrête de voir des insultes de partout, tu veux bien ? L'expression d'éducation populaire est à géométrie variable puisque chacun, selon son idéologie, va la remplir de manière différente ...ce que Ciler t'a fait remarquer.  Et arrête un peu avec tes pleurnicheries continuelles alors que tu passes ton temps à flooder sur des quantités de sujet en répétant toujours la même chose.

Message cité 2 fois
Message édité par Tietie006 le 20-07-2014 à 12:37:42

---------------
L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38909133
helicon2
Posté le 20-07-2014 à 12:42:49  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :

J'ai jamais dit ça ... [:the mac:2]


 
Pourquoi t'indignes-tu lorsque je dis que le peuple doit s'éduquer dans une démocratie dans ce cas ? Juste pour troller ?
 

Tietie006 a écrit :

Qui dit le contraire ... [:the mac:2]


Tietie006 a écrit :

Arrête de voir des insultes de partout, tu veux bien ? L'expression d'éducation populaire est à géométrie variable puisque chacun, selon son idéologie, va le remplir de manière différente ...ce que Ciler t'a fait remarquer.  Et arrête un peu avec tes pleurnicheries continuelles alors que tu passes ton temps à flooder sur des quantités de sujet en répétant toujours la même chose.


 
Dans ce cas, donnes-nous la définition de l'éducation populaire et compares-la à celle-ci. Ensuite viens me dire où sont les différences.
 

helicon2 a écrit :


L'éducation populaire est l'apprentissage des uns et des autres via des débats. Il n'y a ni maître, ni élève, dans l'éducation populaire. C'est une éducation horizontale, très éloignée de l'éducation nationale qui est verticale. Elle est populaire car elle n'est pas réservée aux enfants mais est destinée à l'ensemble du peuple.
 
Les promoteurs de l'éducation populaire partent du postulat que chacun d'entre nous sait des choses et peut les partager afin que l'ensemble de la population s'enrichissent culturellement et intellectuellement. La démocratie (au contraire du système électif) est très lié à l'éducation populaire. Nous avions un ministère de l'éducation populaire après la seconde guerre mondiale car c'est l'ignorance des populations qui mènent le plus souvent à élire des personnes qui vont partir en guerre. Et les soutenir durant la période guerrière. Malheureusement, les élites politiques ont vite compris que si l'éducation populaire était généralisée, le système politique actuel où une petite élite confisque le pouvoir au peuple ne tiendrait pas longtemps et le ministère de l'éducation populaire de Christiane Faure en a vite fait les frais (y compris des élites du PCF).


 
Et évites de parler d'homme nouveau, de ré-éducation, de cours du soir, d'éducation verticale etc car c'est insultant. En effet, toi-seul (et Ibo_Simon en bref, les contradicteurs habituels du topic) utilisent ces termes pour tenter grossièrement de travestir mes propos ou mes pensées. Je trouve ce genre de procédé abjecte et insultant.


---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°38909135
Ibo_Simon
Posté le 20-07-2014 à 12:42:57  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Arrête de voir des insultes de partout, tu veux bien ? L'expression d'éducation populaire est à géométrie variable puisque chacun, selon son idéologie, va la remplir de manière différente ...ce que Ciler t'a fait remarquer.  Et arrête un peu avec tes pleurnicheries continuelles alors que tu passes ton temps à flooder sur des quantités de sujet en répétant toujours la même chose.


 
Surtout que si on suit ce point de vue, les médias qui faisaient de la "pédagogie" en 2005 pour voter oui, faisaient aussi de l'éducation populaire.  
 

n°38909160
helicon2
Posté le 20-07-2014 à 12:46:58  profilanswer
 

Ibo_Simon a écrit :

Surtout que si on suit ce point de vue, les médias qui faisaient de la "pédagogie" en 2005 pour voter oui, faisaient aussi de l'éducation populaire.


 
C'est vrai qu'un média (TV, radio, presse), c'est vachement horizontal et c'est basé sur l'échange entre plusieurs personnes.  :o  T'as très bien compris le principe de l'éducation populaire, t'es un champion :o  
 
C'est consternant ce genre post quand même  :sweat:

Message cité 1 fois
Message édité par helicon2 le 20-07-2014 à 12:47:13

---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°38909182
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 12:52:25  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
Pourquoi t'indignes-tu lorsque je dis que le peuple doit s'éduquer dans une démocratie dans ce cas ? Juste pour troller ?
 


 
En quoi je m'indigne ? J'ai dit simplement que déjà, 100 % d'une classe d'âge était scolarisé jusqu'à 16 ans ...ce qui est déjà un bon préalable, non ?  Evidemment qu'un peuple doit s'éduquer, tu enfonces des portes-ouvertes, mais il n'y a aucune obligation ! Or le verbe devoir est un impératif, point barre !  
 
 
 

helicon2 a écrit :


 
Dans ce cas, donnes-nous la définition de l'éducation populaire et compares-la à celle-ci. Ensuite viens me dire où sont les différences.
 


 
Il n'y a aucune définition d'éducation populaire, toi tu y mettras l'obligation d'étudier la démocratie athénienne ou l'histoire du mouvement ouvrier, moi je peux y mettre l'histoire du cinéma italien ou l'histoire de la physique quantique ...un autre y mettra l'histoire du libéralisme et l'effondrement de l'URSS, un autre y mettra l'histoire de l'impérialisme américain et l'histoire économique des crises du capitalisme ...l'éducation populaire est annexée à ta vision politique et donc, forcément, entièrement subjective quant aux sujets traités.
 

helicon2 a écrit :


 
Et évites de parler d'homme nouveau, de ré-éducation, de cours du soir, d'éducation verticale etc car c'est insultant. En effet, toi-seul (et Ibo_Simon en bref, les contradicteurs habituels du topic) utilisent ces termes pour tenter grossièrement de travestir mes propos ou mes pensées. Je trouve ce genre de procédé abjecte et insultant.


 
Le mec qui voit des insultes de partout ...ouais, en fait, ne pas être d'accord avec toi, c'est t'insulter ? Arrête un peu ton char. Je te laisse à ton monologue. :hello:

Message cité 1 fois
Message édité par Tietie006 le 20-07-2014 à 12:57:42

---------------
L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38909198
Ibo_Simon
Posté le 20-07-2014 à 12:55:06  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
C'est vrai qu'un média (TV, radio, presse), c'est vachement horizontal et c'est basé sur l'échange entre plusieurs personnes.  :o  T'as très bien compris le principe de l'éducation populaire, t'es un champion :o  
 
C'est consternant ce genre post quand même  :sweat:


 
C'est faux.
La personne convaincue par le discours des médias en 2005, qui va échanger avec d'autres personnes en réutilisant les EDL, concepts et arguments médias, et qui finit par les convaincre, c'est selon ta définition, bien de l'éducation populaire, avec les caractéristiques que tu lui tentes de donner.
 
Sans oublier que les médias, encore plus de nos jours, offrent des possibilités d'échange avec les journalistes/la rédaction.
 
 
Et concernant l'insulte et l'agressivité de ton post, faudrait sérieusement que tu te calmes, tu ne peux pas te plaindre des autres contributeurs et répondre de la sorte ensuite.

n°38909292
Fantryt
Posté le 20-07-2014 à 13:08:14  profilanswer
 

Fuck it. Dans une démocratie directe, puisque les gens débattent, ils s'apportent les uns les autres des points de vue qu'ils ignoraient, et il en aboutit un accroissement de la culture générale par le simple fait de débattre. On peut appeler ça "éducation populaire", mais je pense que l'essentiel là-dedans est que c'est une éducation informelle. C'est pas une institution comme l'Éducation Nationale qui décide un programme que l'on enseigne ensuite systématiquement.
 
De manière générale, on apprend de tout ce avec quoi on est mis en contact. Si on devait chercher à définir une éducation populaire, il faudrait d'une part affirmer que c'est une éducation informelle (peut-être réciproque dans un débat, peut-être à sens unique lorsqu'un parent explique à son enfant) et d'autre part exclure les formes institutionnelles d'éducation, c'est-à-dire l'Éducation Nationale, les médias (dont le but initial est d'informer, d'apprendre les nouvelles), les partis, les entreprises...

n°38909301
helicon2
Posté le 20-07-2014 à 13:09:27  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :

En quoi je m'indigne ? J'ai dit simplement que déjà, 100 % d'une classe d'âge était scolarisé jusqu'à 16 ans ...ce qui est déjà un bon préalable, non ?  Evidemment qu'un peuple doit s'éduquer, tu enfonces des portes-ouvertes, mais il n'y a aucune obligation ! Or le verbe devoir est un impératif, point barre !


 
Et je confirme que le peuple doit s'éduquer. Cela n'a rien à voir avec le peuple doit être éduqué de manière verticale par des membres soigneusement sélectionnés par le bureau national du parti et dont le programme sera avalisé par ce même bureau. Tu comprends la différence ?
 

Tietie006 a écrit :

Il n'y a aucune définition d'éducation populaire


 
C'est bien pour cela que je te demande la tienne.  
 

Tietie006 a écrit :

toi tu y mettras l'obligation d'étudier la démocratie athénienne ou l'histoire du mouvement ouvrier, moi je peux y mettre l'histoire du cinéma italien ou l'histoire de la physique quantique ...


 
Tu le fais exprès ? Parce que là, c'est quand même ahurissant. :sweat:  
 

Tietie006 a écrit :

un autre y mettra l'histoire du libéralisme et l'effondrement de l'URSS, un autre y mettra l'histoire de l'impérialisme américain et l'histoire économique des crises du capitalisme ...


 

Tietie006 a écrit :

Le mec qui voit des insultes de partout ...ouais, en fait, ne pas être d'accord avec toi, c'est t'insulter ? Arrête un peu ton char. Je te laisse à ton monologue. :hello:


 
C'est effectivement un monologue car tu ne lis pas les posts auquel tu réponds (ou tu n'en tiens pas compte, ou tu es de mauvaise foi). Tu en es encore à dire toi tu y mettras l'obligation alors que logiquement, tu aurais du prendre en compte ces passages :
 

Ciler a écrit :


helicon2 a écrit :


L'éducation populaire est l'apprentissage des uns et des autres via des débats. Il n'y a ni maître, ni élève, dans l'éducation populaire. C'est une éducation horizontale, très éloignée de l'éducation nationale qui est verticale. Elle est populaire car elle n'est pas réservée aux enfants mais est destinée à l'ensemble du peuple.



Ibo_Simon a écrit :

helicon2 a écrit :


L'éducation populaire est l'apprentissage des uns et des autres via des débats. Il n'y a ni maître, ni élève, dans l'éducation populaire. C'est une éducation horizontale, très éloignée de l'éducation nationale qui est verticale. Elle est populaire car elle n'est pas réservée aux enfants mais est destinée à l'ensemble du peuple.



Ciler a écrit :

Ce genre de post montre simplement que tu ne comprends pas ce qu'est l'éducation populaire, que tu ne comprends pas que l'éducation n'est pas forcément imposée verticalement comme avec l'éducation nationale. Tu n'arrives pas à conceptualiser un monde où l'éducation passe par d'autres canaux que l'école, un monde où l'éducation est nécessaire tout au long de la vie pour que chacun puisse s'émanciper, un monde où l'éducation passe par des échanges horizontaux.
 
C'est pas grave, mais n'essayes pas de travestir le concept d'éducation populaire ou de travestir mes propos, c'est tout simplement un grand manque de respect.


helicon2 a écrit :

Non, il n'y a pas d'obligation. Quand par exemple, il y avait le TCE, il y a eu des tas d'assemblées populaires, des tas de débats, des tas d'échange qui ont favorisé l'éducation du peuple par le peuple. Il n'y avait aucune obligation mais un contexte qui a favorisé l'éducation populaire.


 
Et après, tu t'insurges sur le fait que je te qualifie de troll ? Mais pourtant, tu réponds parfaitement à la définition :
 
- Tu ne tiens pas compte des propos que je tiens ;
- Tu utilises des mots qui n'ont rien à voir avec ma pensée (homme nouveau, ré-éduquer) ;
- Tu ne donnes pas ta définition de l'éducation populaire. En ne donnant pas ton opinion, tu alimentes la polémique sans chercher à discuter sereinement.


---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°38909344
helicon2
Posté le 20-07-2014 à 13:16:37  profilanswer
 

Ibo_Simon a écrit :

C'est faux.
La personne convaincue par le discours des médias en 2005, qui va échanger avec d'autres personnes en réutilisant les EDL, concepts et arguments médias, et qui finit par les convaincre, c'est selon ta définition, bien de l'éducation populaire, avec les caractéristiques que tu lui tentes de donner.


 
Tu commences par dire c'est faux et l'explication qui suit contredit ton précédent post. C'est savoureux cette manière de corriger ses propos sans l'avouer :)
 

Ibo_Simon a écrit :

Sans oublier que les médias, encore plus de nos jours, offrent des possibilités d'échange avec les journalistes/la rédaction.


 
Un média de masse (télévision, radio, presse) n'a rien à voir avec une assemblée populaire. Dans le premier cas, c'est monodirectionnel (TF1 vers le téléspectateur), dans le second cas (assemblée populaire), c'est multidirectionnel. Le fait qu'il y ait un courrier des lecteurs, une hotline ou des questions SMS ne change rien à cela.


---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
mood
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Posté le 20-07-2014 à 13:16:37  profilanswer
 

n°38909347
toxik4
Maraîcher Apple
Posté le 20-07-2014 à 13:17:30  profilanswer
 

Le peuple s'éduque quand on lui donne la possibilité de le faire, or je crois que la structure même de l'information, notamment vehiculée par les médias, ne permet pas une éducation populaire efficace ou même exhaustive.

 

Quant à savoir si une éducation populaire horizontale est possible, je croisnque fondamentalement, la structure de l'éducation induit une part de verticalité, l'autorité étant incarnée par celui qui transmet la connaissance.

Message cité 2 fois
Message édité par toxik4 le 20-07-2014 à 13:18:15

---------------
Le philosophe Empedocles aurait sauté dans l'Etna pour faire croire à tout le monde qu'il avait disparu de la terre pour devenir un dieu. Les spectateurs furent déçus quand le Volcan a recraché une de ses sandales en bronze. Glorieux.
n°38909357
Ibo_Simon
Posté le 20-07-2014 à 13:18:46  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
Tu commences par dire c'est faux et l'explication qui suit contredit ton précédent post. C'est savoureux cette manière de corriger ses propos sans l'avouer :)
 
Un média de masse (télévision, radio, presse) n'a rien à voir avec une assemblée populaire. Dans le premier cas, c'est monodirectionnel (TF1 vers le téléspectateur), dans le second cas (assemblée populaire), c'est multidirectionnel. Le fait qu'il y ait un courrier des lecteurs, une hotline ou des questions SMS ne change rien à cela.


 
Réponds sérieusement au post au lieu de tronçonner ou de partir dans le HS.
 
Je remets en gras la partie la plus importante du post:
 

Ibo_Simon a écrit :


 
C'est faux.
La personne convaincue par le discours des médias en 2005, qui va échanger avec d'autres personnes en réutilisant les EDL, concepts et arguments médias, et qui finit par les convaincre, c'est selon ta définition, bien de l'éducation populaire, avec les caractéristiques que tu lui tentes de donner.

Sans oublier que les médias, encore plus de nos jours, offrent des possibilités d'échange avec les journalistes/la rédaction.
 
 
Et concernant l'insulte et l'agressivité de ton post, faudrait sérieusement que tu te calmes, tu ne peux pas te plaindre des autres contributeurs et répondre de la sorte ensuite.

Message cité 1 fois
Message édité par Ibo_Simon le 20-07-2014 à 13:20:24
n°38909362
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 13:21:03  profilanswer
 

toxik4 a écrit :

Le peuple s'éduque quand on lui donne la possibilité de le faire, or je crois que la structure même de l'information, notamment vehiculée par les médias, ne permet pas une éducation populaire efficace ou même exhaustive.
 
Quant à savoir si une éducation populaire horizontale est possible, je croisnque fondamentalement, la structure de l'éducation induit une part de verticalité, l'autorité étant incarnée par celui qui transmet la connaissance.


 
Il faut comparer aux années précédentes ...est-ce qu'aujourd'hui, nous avons plus de moyens qu'avant de s'éduquer ? Evidemment oui, par le biais d'internet, avec les encyclopédies collaboratives, les blogs, les sites ...etc ...Pour un étudiant aujourd'hui, internet c'est du pain-béni, car tu peux consulter plein de livres, de journaux sur le net ...alors qu'avant il fallait monter sur Paris pour lire certains bouquins ...L'éducation idéale n'existera jamais en soi, il y a simplement des contextes d'éducations ou contextes cognitifs qui évoluent ...et on a jamais eu autant accès à l'information qu'aujourd'hui, je pense simplement à wikipedia.


---------------
L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38909584
helicon2
Posté le 20-07-2014 à 13:52:03  profilanswer
 

Fantryt a écrit :

Fuck it. Dans une démocratie directe, puisque les gens débattent, ils s'apportent les uns les autres des points de vue qu'ils ignoraient, et il en aboutit un accroissement de la culture générale par le simple fait de débattre. On peut appeler ça "éducation populaire", mais je pense que l'essentiel là-dedans est que c'est une éducation informelle. C'est pas une institution comme l'Éducation Nationale qui décide un programme que l'on enseigne ensuite systématiquement.
 
De manière générale, on apprend de tout ce avec quoi on est mis en contact. Si on devait chercher à définir une éducation populaire, il faudrait d'une part affirmer que c'est une éducation informelle (peut-être réciproque dans un débat, peut-être à sens unique lorsqu'un parent explique à son enfant) et d'autre part exclure les formes institutionnelles d'éducation, c'est-à-dire l'Éducation Nationale, les médias (dont le but initial est d'informer, d'apprendre les nouvelles), les partis, les entreprises...


 
 :jap:  
 
Comme quoi, quand on ne cherche pas la polémique comme Ibo_Simon ou TieTie006, on comprend assez bien ce qu'est l'éducation populaire :)
 
Et je confirme qu'un parti politique ne fait pas d'éducation populaire mais de la propagande. Deux choses radicalement différentes...
 
 


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Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°38909612
helicon2
Posté le 20-07-2014 à 13:55:41  profilanswer
 

Ibo_Simon a écrit :


 
Réponds sérieusement au post au lieu de tronçonner ou de partir dans le HS.
 
Je remets en gras la partie la plus importante du post:


 
Ta partie en gras, c'est la définition même d'un débat. Après, dans la vraie vie, personne ne se contente de recracher ce qu'ils ont entendu dans un seul média (ton hypothèse n'est pas réaliste). Ils basent leurs argumentaires sur les livres et les journaux qu'ils ont lu, les expériences personnelles qu'ils ont vécus, les précédents échanges qu'ils ont eu lors de précédentes assemblées, en famille, entre amis, les informations qu'ils ont eu sur Internet, etc etc.

Message cité 1 fois
Message édité par helicon2 le 20-07-2014 à 13:56:41

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Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°38909632
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 13:57:43  profilanswer
 

Fantryt a écrit :

Fuck it. Dans une démocratie directe, puisque les gens débattent, ils s'apportent les uns les autres des points de vue qu'ils ignoraient, et il en aboutit un accroissement de la culture générale par le simple fait de débattre. On peut appeler ça "éducation populaire", mais je pense que l'essentiel là-dedans est que c'est une éducation informelle. C'est pas une institution comme l'Éducation Nationale qui décide un programme que l'on enseigne ensuite systématiquement.
 
De manière générale, on apprend de tout ce avec quoi on est mis en contact. Si on devait chercher à définir une éducation populaire, il faudrait d'une part affirmer que c'est une éducation informelle (peut-être réciproque dans un débat, peut-être à sens unique lorsqu'un parent explique à son enfant) et d'autre part exclure les formes institutionnelles d'éducation, c'est-à-dire l'Éducation Nationale, les médias (dont le but initial est d'informer, d'apprendre les nouvelles), les partis, les entreprises...


 
Les gens ne débattent pas seulement dans une démocratie directe ...nous débattons en permanence sur ce forum, et, en effet, le débat est formateur. Quant à la définition de l'éducation populaire, c'est une définition introuvable, comme le précise le titre de wikipedia.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8 [...] .5D_.C2.BB
 
Et on peut débattre aussi dans les médias, à l'école, dans les partis et dans les entreprises. La culture et l'éducation ne s'arrêtent ni à la porte des entreprises, ni à la porte des rédactions des médias. Même dans les formes institutionnelles de l'éducation, en classe, le prof bénéficie d'une liberté assez importante dans le cadre de son programme. J'ai un collègue qui a fait étudier, en oeuvre intégrale, "Le manifeste du parti communiste", de Marx ...

Message cité 2 fois
Message édité par Tietie006 le 20-07-2014 à 14:00:03

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38909679
Ibo_Simon
Posté le 20-07-2014 à 14:01:34  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
Ta partie en gras, c'est la définition même d'un débat. Après, dans la vraie vie, personne ne se contente de recracher ce qu'ils ont entendu dans un seul média (ton hypothèse n'est pas réaliste). Ils basent leurs argumentaires sur les livres et les journaux qu'ils ont lu, les expériences personnelles qu'ils ont vécus, les précédents échanges qu'ils ont eu lors de précédentes assemblées, en famille, entre amis, les informations qu'ils ont eu sur Internet, etc etc.


 
Je parle de discours des médias, je parle d'idées des médias, je parle d'arguments des médias.
Pourquoi tu tentes de lancer une discussion basée sur un  "seul média"?
 
Réponds sérieusement ou ne réponds carrément, mais n'invente pas.
 
 
 

n°38909696
helicon2
Posté le 20-07-2014 à 14:03:19  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :

Les gens ne débattent pas seulement dans une démocratie directe ...nous débattons en permanence sur ce forum, et, en effet, le débat est formateur. Quand à la définition de l'éducation populaire, c'est une définition introuvable, comme le précise le titre de wikipedia.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8 [...] .5D_.C2.BB


 
C'est pour cette raison que j'ai expliqué ma définition de l'éducation populaire. On peut d'ailleurs la retrouver sur la page que tu cites :
 

Citation :

Pour Jean Laurain5, le moyen structurel propre à l'éducation populaire est « la vie associative volontaire à but non lucratif, elle-même subordonnée à l'existence d'un temps libre réel pour les citoyens qui veulent y participer » :
 
    Si le modèle associatif est ainsi considéré comme le modèle du socialisme autogestionnaire, l'éducation populaire quant à elle ne peut avoir de sens et d'efficacité que si elle est « une auto-éducation du peuple par le peuple ».


 

Tietie006 a écrit :

Et on peut débattre aussi dans les médias, à l'école, dans les partis et dans les entreprises. La culture et l'éducation ne s'arrêtent ni à la porte des entreprises, ni à la porte des rédactions des médias. Même dans les formes institutionnelles de l'éducation, en classe, le prof bénéficie d'une liberté assez importante dans le cadre de son programme. J'ai un collègue qui a fait étudier, en oeuvre intégrale, "Le manifeste du parti communiste", de Marx ...


 
TF1, France 2 et tous les médias télévisuels ne favorisent pas l'interaction entre les téléspectateurs et les commentateurs ou présentateurs. Le JT n'est pas comparable à une assemblée populaire ou un débat. Au JT, on est dans une verticalité alors que dans une assemblée, on est dans l'horizontalité.
 


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Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°38909827
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 14:12:52  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
C'est pour cette raison que j'ai expliqué ma définition de l'éducation populaire. On peut d'ailleurs la retrouver sur la page que tu cites :
 

Citation :

Pour Jean Laurain5, le moyen structurel propre à l'éducation populaire est « la vie associative volontaire à but non lucratif, elle-même subordonnée à l'existence d'un temps libre réel pour les citoyens qui veulent y participer » :
 
    Si le modèle associatif est ainsi considéré comme le modèle du socialisme autogestionnaire, l'éducation populaire quant à elle ne peut avoir de sens et d'efficacité que si elle est « une auto-éducation du peuple par le peuple ».


 


 
Et bien je l'ai donnée aussi ...puisque j'ai dit qu'il n'y avait pas de définition et que chacun voyait midi à sa porte. D'ailleurs, ma définition est la mienne et je ne suis pas dépositaire de la vérité.
 

helicon2 a écrit :


 
TF1, France 2 et tous les médias télévisuels ne favorisent pas l'interaction entre les téléspectateurs et les commentateurs ou présentateurs. Le JT n'est pas comparable à une assemblée populaire ou un débat. Au JT, on est dans une verticalité alors que dans une assemblée, on est dans l'horizontalité.
 


 
Tu réduis les médias aux médias télévisuels alors qu'internet est une puissante montante dans ce  paysage médiatique et qu'internet, c'est beaucoup d'horizontalité. Curieusement, tu oublies d'ailleurs souvent internet dans tes analyses ... Et évite de répondre que je t'insulte ou que je te manque de respect ...tu me le fais un peu trop souvent.

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Message édité par Tietie006 le 20-07-2014 à 14:13:30

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38910071
Fantryt
Posté le 20-07-2014 à 14:29:03  profilanswer
 

toxik4 a écrit :

Le peuple s'éduque quand on lui donne la possibilité de le faire, or je crois que la structure même de l'information, notamment vehiculée par les médias, ne permet pas une éducation populaire efficace ou même exhaustive.
 
Quant à savoir si une éducation populaire horizontale est possible, je croisnque fondamentalement, la structure de l'éducation induit une part de verticalité, l'autorité étant incarnée par celui qui transmet la connaissance.


 
Considère qu'il existe deux formes d'éducation : l'éducation formelle et l'éducation informelle.
 
Et par éducation, j'entends "acquisition de l'information".
 
L'éducation formelle est systématique, constante, verticale et organisée. Ce peut être dans le cadre d'une institution d'éducation comme l'Education Nationale ou bien dans un autre cadre dont ce n'est à priori pas l'objet comme une entreprise industrielle, où il est toutefois nécessaire qu'un chef donne des ordres à son équipe. Dans l'éducation formelle, il y a toujours celui qui émet l'information et celui qui la reçoit, et leurs positions sont figées parce qu'on considère que celui qui émet est l'autorité savante et celui qui reçoit l'ignorant élève. L'avantage de cette forme d'éducation, c'est qu'on sait à peu près, à l'avance, les informations qui seront transmises : quand on envoie son gosse à l'école on sait qu'il va apprendre à lire écrire et compter par exemple, et dans une entreprise on sait que le chef va nous donner des ordres ou nous expliquer comment s'y prendre. Le problème, c'est que parce qu'elle est rattachée à une structure, le contenu de l'information est en faveur de ce qui intéresse la structure. A noter que c'est pas nécessairement vicieux. Un parti utilise ses militants pour diffuser ses messages et sensibiliser ("éduquer" ) les gens à sa cause : est-ce bien ou mal ? En tout cas ce n'est pas impartial.
 
L'éducation informelle j'en ai parlé tout à l'heure : inconstante, horizontale, opportune. Les gens échangent entre eux : je ne pense pas qu'ils deviennent tour à tour maître et disciple, mais simplement qu'ils partagent des informations et y réfléchissent ensemble. On compte ici sur la diversité des points de vue pour que l'information en circulation s'enrichisse. Ce n'est jamais impartial non plus, mais ce ne sont pas des intérêts de structures (ou indirectement) qui en sont la cause. Le problème c'est qu'on ne sait jamais à l'avance ce que ça va donner, puisqu'il est particulièrement ardu d'évaluer la diversité en détail pour prédire les fruits qu'elle va porter. Impossible d'envoyer quelqu'un débattre et prévoir comment il va en sortir. Ce n'est pas bien ou mal non plus.
 
Ce sont les deux archétypes, on a un peu des deux au cours de la vie selon les situations :)

n°38910104
helicon2
Posté le 20-07-2014 à 14:31:11  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :

Et bien je l'ai donnée aussi ...puisque j'ai dit qu'il n'y avait pas de définition et que chacun voyait midi à sa porte.


 
J'ai toujours pas compris ce que toi, tu voyais par contre.
 

Tietie006 a écrit :

D'ailleurs, ma définition est la mienne et je ne suis pas dépositaire de la vérité.


 
Personne n'est dépositaire de la vérité. Mais j'aimerai connaitre ta définition.
 

Tietie006 a écrit :

Tu réduis les médias aux médias télévisuels


 
Non, ce n'était qu'un exemple. J'avais cité plus haut différent types de médias.
 

Tietie006 a écrit :

alors qu'internet est une puissante montante dans ce  paysage médiatique et qu'internet, c'est beaucoup d'horizontalité.


 
Internet n'est pas un média mais un support tout comme l'est une télévision, un poste de radio ou une feuille de papier. Même s'il est très facile de mettre en place grâce au support Interet un outil de communication horizontal, on peut aussi faire l'exacte inverse. L'horizontalité n'est donc qu'une possibilité . Cela dépend donc des médias et de leur manière d'utiliser le support.
 

Tietie006 a écrit :

Curieusement, tu oublies d'ailleurs souvent internet dans tes analyses ... Et évite de répondre que je t'insulte ou que je te manque de respect ...tu me le fais un peu trop souvent.


 
Je n'oublie pas Internet mais je ne le mets pas au même niveau que la télévision, la radio et les journaux.


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n°38910114
Fantryt
Posté le 20-07-2014 à 14:32:07  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Les gens ne débattent pas seulement dans une démocratie directe ...nous débattons en permanence sur ce forum, et, en effet, le débat est formateur. Quant à la définition de l'éducation populaire, c'est une définition introuvable, comme le précise le titre de wikipedia.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8 [...] .5D_.C2.BB
 
Et on peut débattre aussi dans les médias, à l'école, dans les partis et dans les entreprises. La culture et l'éducation ne s'arrêtent ni à la porte des entreprises, ni à la porte des rédactions des médias. Même dans les formes institutionnelles de l'éducation, en classe, le prof bénéficie d'une liberté assez importante dans le cadre de son programme. J'ai un collègue qui a fait étudier, en oeuvre intégrale, "Le manifeste du parti communiste", de Marx ...


 
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Les deux formes d'éducation existent, ce sont des archétypes, et elles se croisent même (on va compter sur les gens savants pour tirer le meilleur de l'éducation informelle qui devrait compter sur sa diversité, et on va compter sur la diversité des structures pour confronter leurs infos et tirer le meilleur de l'éducation formelle).

n°38910385
Fantryt
Posté le 20-07-2014 à 14:52:32  profilanswer
 

Du coup, plutôt que de parler d'éducation populaire (puisqu'on peut mettre l'expression à toutes les sauces), il serait peut-être préférable de discuter en termes d'éducation formelle et informelle.
 
Pour compléter ce que je disais plus haut, je pense que l'éducation formelle émerge surtout lorsque la liberté individuelle est restreinte, tandis que l'éducation informelle apparaît lorsqu'il n'y a pas de restriction importante à la liberté individuelle. Par là, j'entends aussi que si on retire aux gens leurs responsabilités politiques comme c'est le cas de nos jours, ils ont tendance à faire de l'éducation formelle : ils écoutent les journaux et la TV, ils tiennent en haute estime les diplômes, etc. Ceux qui, à l'inverse, se sentent des responsabilités politiques vont être certainement plus enclins à chercher le débat et le contact, ou l'éducation informelle.
 
Par conséquent, pour revenir dans le sujet : dans une démocratie directe, l'éducation informelle prendrait une place beaucoup plus importante qu'aujourd'hui. Disons que si les communes étaient autogérées par exemple, il y aurait probablement au moins une grande réunion par mois, voire une par semaine. Cependant, je ne crois pas que cela soit suffisant. Sans institution éducative, il est fort à craindre que ce qu'on considère comme les fondamentaux soient mal appris ou de manière très inégale, ce qui risquerait de pourrir un brin les débats. Je pense donc qu'un socle commun est nécessaire, sans être spécialement restrictif à ce sujet. On pourrait par exemple exiger que tout citoyen sache lire, écrire en français, calculer avec additions, soustractions et divisions, et qu'il ait des notions de statistiques et de probabilités, et qu'il connaisse les gestes qui sauvent. Ici, seulement des compétences. Pour ce qui est de la culture proprement dite (histoire, géo, géopolitique, éducation civique...) c'est plus délicat, donc je ne me prononcerai pas pour le moment.

n°38910521
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 15:03:28  profilanswer
 

Fantryt a écrit :

Du coup, plutôt que de parler d'éducation populaire (puisqu'on peut mettre l'expression à toutes les sauces), il serait peut-être préférable de discuter en termes d'éducation formelle et informelle.
 
Pour compléter ce que je disais plus haut, je pense que l'éducation formelle émerge surtout lorsque la liberté individuelle est restreinte, tandis que l'éducation informelle apparaît lorsqu'il n'y a pas de restriction importante à la liberté individuelle. Par là, j'entends aussi que si on retire aux gens leurs responsabilités politiques comme c'est le cas de nos jours, ils ont tendance à faire de l'éducation formelle : ils écoutent les journaux et la TV, ils tiennent en haute estime les diplômes, etc. Ceux qui, à l'inverse, se sentent des responsabilités politiques vont être certainement plus enclins à chercher le débat et le contact, ou l'éducation informelle.
 
Par conséquent, pour revenir dans le sujet : dans une démocratie directe, l'éducation informelle prendrait une place beaucoup plus importante qu'aujourd'hui. Disons que si les communes étaient autogérées par exemple, il y aurait probablement au moins une grande réunion par mois, voire une par semaine. Cependant, je ne crois pas que cela soit suffisant. Sans institution éducative, il est fort à craindre que ce qu'on considère comme les fondamentaux soient mal appris ou de manière très inégale, ce qui risquerait de pourrir un brin les débats. Je pense donc qu'un socle commun est nécessaire, sans être spécialement restrictif à ce sujet. On pourrait par exemple exiger que tout citoyen sache lire, écrire en français, calculer avec additions, soustractions et divisions, et qu'il ait des notions de statistiques et de probabilités, et qu'il connaisse les gestes qui sauvent. Ici, seulement des compétences. Pour ce qui est de la culture proprement dite (histoire, géo, géopolitique, éducation civique...) c'est plus délicat, donc je ne me prononcerai pas pour le moment.


 
Pourtant, on n'a jamais pu avoir autant accès à l'éducation et la culture qu'aujourd'hui, par le biais d'internet, et le succès des forums, blogs et sites individuels illustrent ce phénomène et d'ailleurs, cela met à mal l'éducation institutionnelle, concurrencée fortement par les nouveaux médias en réseau. Internet a totalement démocratisé l'accès à la culture, qui passait presque exclusivement, avant, par l'école et la télévision et radio publique, les livres étant fort chers. Une encyclopédia universalis qui coûtait un bras, il y a 20 ans, est quasi gratuite aujourd'hui, puisqu'il suffit d'avoir une connexion internet.


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38910614
Fantryt
Posté le 20-07-2014 à 15:10:50  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :

 

Pourtant, on n'a jamais pu avoir autant accès à l'éducation et la culture qu'aujourd'hui, par le biais d'internet, et le succès des forums, blogs et sites individuels illustrent ce phénomène et d'ailleurs, cela met à mal l'éducation institutionnelle, concurrencée fortement par les nouveaux médias en réseau. Internet a totalement démocratisé l'accès à la culture, qui passait presque exclusivement, avant, par l'école et la télévision et radio publique, les livres étant fort chers. Une encyclopédia universalis qui coûtait un bras, il y a 20 ans, est quasi gratuite aujourd'hui, puisqu'il suffit d'avoir une connexion internet.

 

C'est juste. Néanmoins, les diplômes ouvrent des portes qui seraient autrement restées closes. Avoir un bon diplôme, même s'il ne te rend pas plus opérationnel qu'un jeune qui a commencé à travailler en même temps que tu commençais à étudier, te permet tout de même d'entrer dans une entreprise avec un bon salaire et un niveau hiérarchique élevé qu'il t'aurait fallu autrement des années à atteindre. Les grandes écoles sont par ailleurs prestigieuses. Pour quelle raison, sinon qu'il y a une reconnaissance généralisée de la valeur de leurs diplômes (d'éducation formelle) ?

 

L'abondance d'informations est un grand bien pour tout le monde, mais aux dernières nouvelles, être un expert en Wikipédia n'a jamais permis d'accéder à un poste. Tout au mieux ça a fait sourire le recruteur, mais il ne peut pas recruter sur ces critères informels.

Message cité 1 fois
Message édité par Fantryt le 20-07-2014 à 15:12:32
n°38910698
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 15:17:27  profilanswer
 

Fantryt a écrit :


 
C'est juste. Néanmoins, les diplômes ouvrent des portes qui seraient autrement restées closes. Avoir un bon diplôme, même s'il ne te rend pas plus opérationnel qu'un jeune qui a commencé à travailler en même temps que tu commençais à étudier, te permet tout de même d'entrer dans une entreprise avec un bon salaire et un niveau hiérarchique élevé qu'il t'aurait fallu autrement des années à atteindre. Les grandes écoles sont par ailleurs prestigieuses. Pour quelle raison, sinon qu'il y a une reconnaissance généralisée de la valeur de leurs diplômes (d'éducation formelle) ?
 
L'abondance d'informations est un grand bien pour tout le monde, mais aux dernières nouvelles, être un expert en Wikipédia n'a jamais permis d'accéder à un poste. Tout au mieux ça a fait sourire le recruteur, mais il ne peut pas recruter sur ces critères informels.


 
Le diplôme est surtout une institution très française lié surtout à la puissance de l'Etat providence français d'après guerre...car dans d'autres pays, il est beaucoup moins sacralisé, je pense aux pays anglo-saxons. Et il me semble que c'est aussi en train de changer en France puisque les grandes écoles sont de plus en plus attaquées en France et que l'apprentissage va se développer.


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38910853
Fantryt
Posté le 20-07-2014 à 15:33:19  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Le diplôme est surtout une institution très française lié surtout à la puissance de l'Etat providence français d'après guerre...car dans d'autres pays, il est beaucoup moins sacralisé, je pense aux pays anglo-saxons. Et il me semble que c'est aussi en train de changer en France puisque les grandes écoles sont de plus en plus attaquées en France et que l'apprentissage va se développer.


 
Du coup, un pays très vertical comme la France privilégie une éducation verticale, tandis qu'un pays plus horizontal (même si on est toujours très éloignés de la démocratie directe) va proposer quelque chose de plus horizontal. Yep. C'est bien ce que je disais, non ?

n°38910962
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 15:44:46  profilanswer
 

Fantryt a écrit :


 
Du coup, un pays très vertical comme la France privilégie une éducation verticale, tandis qu'un pays plus horizontal (même si on est toujours très éloignés de la démocratie directe) va proposer quelque chose de plus horizontal. Yep. C'est bien ce que je disais, non ?


 
Je ne vois pas bien le rapport entre le régime politique et l'éducation, excepté qu'en démocratie, l'éducation sera moins de la propagande via l'école que dans un régime autoritaire. Le clivage éducation formelle ou informelle m'a l'air assez artificiel, la vérité scientifique, en physique, par exemple, étant la même chez les deux. Il n'y a pas une relativité restreinte dans l'éducation formelle et une autre dans l'informelle et la forme du régime politique au niveau démocratie indirecte ou directe n'y changera pas grand chose.
 Il faudra toujours des professeurs qui professent et des élèves qui apprennent, ce qui n'empêchent nullement à l'élève de se cultiver soi-même, par le biais de recherche personnelle facilité par internet ou par des discussions. Ici, ça relève plus de la pédagogie ...la méthode Freinet ou plus généralement, la méthode inductive, qui choisit que l'élève construise ses savoirs par des recherches personnelles, formalisés au final par le prof, est largement utilisée, désormais, même si les enseignants en voient vite les limites à partir d'un certain niveau.  
Après que la France privilégie une éducation nationale très centralisée, oui ...mais imposer un modèle plus décentralisée poserait d'autres problèmes, comme l'inégalité de l'accès à l'enseignement selon les régions.  


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38911157
Fantryt
Posté le 20-07-2014 à 16:08:00  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Je ne vois pas bien le rapport entre le régime politique et l'éducation, excepté qu'en démocratie, l'éducation sera moins de la propagande via l'école que dans un régime autoritaire. Le clivage éducation formelle ou informelle m'a l'air assez artificiel, la vérité scientifique, en physique, par exemple, étant la même chez les deux. Il n'y a pas une relativité restreinte dans l'éducation formelle et une autre dans l'informelle et la forme du régime politique au niveau démocratie indirecte ou directe n'y changera pas grand chose.
 Il faudra toujours des professeurs qui professent et des élèves qui apprennent, ce qui n'empêchent nullement à l'élève de se cultiver soi-même, par le biais de recherche personnelle facilité par internet ou par des discussions. Ici, ça relève plus de la pédagogie ...la méthode Freinet ou plus généralement, la méthode inductive, qui choisit que l'élève construise ses savoirs par des recherches personnelles, formalisés au final par le prof, est largement utilisée, désormais, même si les enseignants en voient vite les limites à partir d'un certain niveau.  
Après que la France privilégie une éducation nationale très centralisée, oui ...mais imposer un modèle plus décentralisée poserait d'autres problèmes, comme l'inégalité de l'accès à l'enseignement selon les régions.  


 
Le rapport entre le régime politique et l'éducation, c'est que si le régime politique distribue la responsabilité sur les gens plutôt qu'il ne se l'arroge, alors les gens sont enclins à discuter et à faire marcher à plein régime l'éducation informelle, c'est-à-dire l'enrichissement collectif par la diversité du collectif. A l'inverse, s'il est comme notre État, un État-providence qui centralise tout, les gens se prennent moins en main, et ne prennent pas des initiatives comme Wikipédia ou le financement participatif, parce que la communauté se croit impuissante (puisqu'elle est traitée comme tel par son dirigeant).
 
La science n'est pas vraiment un domaine qui tolère la divergence d'opinions. Les hypothèses, oui, les faits, non.
 
Par ailleurs, entre éducation formelle et informelle, ce n'est pas le contenu de l'information qui change, mais ses modalités de transmission. Évidemment qu'entre un prof et un passionné de physique, la relativité restreinte reste identique. Ce n'est pas vraiment un sujet qui fait polémique. Ce n'est que sur les détails, à la rigueur, que l'un et l'autre pourraient entrer en désaccord. Sauf que là où le prof aura l'obligation de transmettre la physique selon un programme bien précis, avec notamment l'interdiction totale de donner des approximations ou des trucs pas rigoureusement exacts, ça ne posera pas de problème au passionné parce qu'il sait que certains détails, à un niveau donné, embrouillent plus qu'ils n'éclairent, et il reviendra avec joie sur ces points-là lorsque l'étudiant aura atteint le bon niveau. Enfin, ça, c'est la différence entre une éducation institutionnalisée et une éducation non institutionnalisée. La science est un domaine constructiviste qui tolère peu les divergences d'opinion : soit c'est valide soit ça ne l'est pas. Heureusement qu'on peut discuter d'autres choses, comme la politique, l'économie, les recettes de cuisine, les méthodes de bricolage, etc.... !

n°38911254
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 16:27:16  profilanswer
 

Fantryt a écrit :


 
Le rapport entre le régime politique et l'éducation, c'est que si le régime politique distribue la responsabilité sur les gens plutôt qu'il ne se l'arroge, alors les gens sont enclins à discuter et à faire marcher à plein régime l'éducation informelle, c'est-à-dire l'enrichissement collectif par la diversité du collectif. A l'inverse, s'il est comme notre État, un État-providence qui centralise tout, les gens se prennent moins en main, et ne prennent pas des initiatives comme Wikipédia ou le financement participatif, parce que la communauté se croit impuissante (puisqu'elle est traitée comme tel par son dirigeant).
 
La science n'est pas vraiment un domaine qui tolère la divergence d'opinions. Les hypothèses, oui, les faits, non.
 
Par ailleurs, entre éducation formelle et informelle, ce n'est pas le contenu de l'information qui change, mais ses modalités de transmission. Évidemment qu'entre un prof et un passionné de physique, la relativité restreinte reste identique. Ce n'est pas vraiment un sujet qui fait polémique. Ce n'est que sur les détails, à la rigueur, que l'un et l'autre pourraient entrer en désaccord. Sauf que là où le prof aura l'obligation de transmettre la physique selon un programme bien précis, avec notamment l'interdiction totale de donner des approximations ou des trucs pas rigoureusement exacts, ça ne posera pas de problème au passionné parce qu'il sait que certains détails, à un niveau donné, embrouillent plus qu'ils n'éclairent, et il reviendra avec joie sur ces points-là lorsque l'étudiant aura atteint le bon niveau. Enfin, ça, c'est la différence entre une éducation institutionnalisée et une éducation non institutionnalisée. La science est un domaine constructiviste qui tolère peu les divergences d'opinion : soit c'est valide soit ça ne l'est pas. Heureusement qu'on peut discuter d'autres choses, comme la politique, l'économie, les recettes de cuisine, les méthodes de bricolage, etc.... !


 
Oui mais il y a des différences de compétence entre les gens. Pour l'apprentissage des maths selon la théorie des ensembles, tu auras du mal à trouver un boulanger pour expliquer une bijection à une autre personne.Et la discussion, c'est bien, mais ça peut vite dériver en discussion du café du commerce. Il y a quand même des fondamentaux à maîtriser que tu ne peux pas apprendre dans un débat entre pairs.  
Le bricolage est un savoir pratique, alors que nous parlons plutôt de savoir théorique.
Même dans les sciences humaines, il y a un minimum à savoir au niveau du savoir savant, autrement ça peut vite donner du n'importe quoi ...il n'y a qu'à voir les théories conspirationnistes qui fleurissent sur le net, fruits d'une éducation informelle, qui ne respectent pas un minimum de logique.
Le savoir savant doit rester le socle sur lequel se développe les autres savoirs.  
En ce qui concerne la politique, je considère que ce n'est pas une science en soi, donc dans ce domaine, chacun voit midi à sa porte.

Message cité 1 fois
Message édité par Tietie006 le 20-07-2014 à 16:28:51

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38911516
Fantryt
Posté le 20-07-2014 à 17:03:39  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Oui mais il y a des différences de compétence entre les gens. Pour l'apprentissage des maths selon la théorie des ensembles, tu auras du mal à trouver un boulanger pour expliquer une bijection à une autre personne.Et la discussion, c'est bien, mais ça peut vite dériver en discussion du café du commerce. Il y a quand même des fondamentaux à maîtriser que tu ne peux pas apprendre dans un débat entre pairs.  
Le bricolage est un savoir pratique, alors que nous parlons plutôt de savoir théorique.
Même dans les sciences humaines, il y a un minimum à savoir au niveau du savoir savant, autrement ça peut vite donner du n'importe quoi ...il n'y a qu'à voir les théories conspirationnistes qui fleurissent sur le net, fruits d'une éducation informelle, qui ne respectent pas un minimum de logique.
Le savoir savant doit rester le socle sur lequel se développe les autres savoirs.  
En ce qui concerne la politique, je considère que ce n'est pas une science en soi, donc dans ce domaine, chacun voit midi à sa porte.


 
En situation d'éducation informelle, un boulanger ne va pas expliquer la bijection. Il va expliquer ce qu'il sait faire, si on le lui demande, ou il va mobiliser des expériences relatives à ce qu'il fait s'il les estime pertinentes au regard de la situation. C'est un prof de maths, un passionné de maths, un ingé, un étudiant ou qui sais-je qui va expliquer la bijection, si c'est nécessaire. Les gens ont différentes compétences et leur niveau de maîtrise varie à l'intérieur de ces compétences, oui. Mais l'éducation informelle compte sur la diversité. Ensuite, ça ne se transformera en café du commerce que s'il ne s'agit que de disserter, or je place l'éducation informelle dans un cadre démocratique où cette éducation informelle est permise par les débats démocratiques, qui ont lieu pour aboutir à des décisions réelles.
 
Et oui, comme je le disais plus haut :
 

Citation :

On pourrait par exemple exiger que tout citoyen sache lire, écrire en français, calculer avec additions, soustractions et divisions, et qu'il ait des notions de statistiques et de probabilités, et qu'il connaisse les gestes qui sauvent. Ici, seulement des compétences. Pour ce qui est de la culture proprement dite (histoire, géo, géopolitique, éducation civique...) c'est plus délicat, donc je ne me prononcerai pas pour le moment.


 
On pourrait exiger une telle base de compétences et réaliser cette ambition à travers une institution comme l'Education Nationale (c'est déjà plus ou moins sa mission que de faire acquérir les fondamentaux).
 
Enfin, je dis précisément qu'on peut discuter d'autre chose que de science, et la politique est le premier de mes exemples. Au cas où je me serais mal exprimé.

n°38911595
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 17:09:39  profilanswer
 

Mais cette éducation informelle existe déjà, dans le cadre de l'apprentissage où des professionnels forment des jeunes sans avoir recours au savoir savant, mais plutôt grâce à la forme d'un savoir empirique. Et je pense que l'apprentissage doit être développé.


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38912311
toxik4
Maraîcher Apple
Posté le 20-07-2014 à 18:32:38  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Il faut comparer aux années précédentes ...est-ce qu'aujourd'hui, nous avons plus de moyens qu'avant de s'éduquer ? Evidemment oui, par le biais d'internet, avec les encyclopédies collaboratives, les blogs, les sites ...etc ...Pour un étudiant aujourd'hui, internet c'est du pain-béni, car tu peux consulter plein de livres, de journaux sur le net ...alors qu'avant il fallait monter sur Paris pour lire certains bouquins ...L'éducation idéale n'existera jamais en soi, il y a simplement des contextes d'éducations ou contextes cognitifs qui évoluent ...et on a jamais eu autant accès à l'information qu'aujourd'hui, je pense simplement à wikipedia.


Le problème est double : d'une la fracture numérique est indéniable, dans les familles nombreuses et à partir d'un certain age.
 
De deux, l'accès à des ressources éducatives ne garantit en rien l'emploi par le citoyen de ressources éducatives exhaustives/de qualité. Le problème est d'autant plus grave qu'une proportion énorme des citoyens utilisent la télé ou la radio comme première source d'informations. Oui, d'autres sources d'information de qualité sont possibles, mais dans les faits, ce ne sont pas les sources d'information les plus facilement accessibles. La télévision a encore une influence énorme dans la diffusion de l'information et de la désinformation.
 
Je parle donc bien de QUALITÉ de l'information.
 
Pour moi, il est absolument indispensable que le service public soit neutre et exhaustif, car il devrait servir de référence aux autres médias. Or, le service public français frise parfois l'indécence...
 
L'idée de contrôle des services publics par une assemblée tirée au sort est pour moi incontournable au bon fonctionnement des médias.
 
Pour moi, hors internet, la qualité de l'information ne va globalement pas en s'améliorant, loin de là.

Message cité 1 fois
Message édité par toxik4 le 20-07-2014 à 18:35:26

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Le philosophe Empedocles aurait sauté dans l'Etna pour faire croire à tout le monde qu'il avait disparu de la terre pour devenir un dieu. Les spectateurs furent déçus quand le Volcan a recraché une de ses sandales en bronze. Glorieux.
n°38912481
Ciler
Posté le 20-07-2014 à 18:51:05  profilanswer
 

Je croyais qu'un journaliste ne pouvait pas être neutre et objectif ?


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And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
n°38912563
toxik4
Maraîcher Apple
Posté le 20-07-2014 à 18:59:30  profilanswer
 

Ciler a écrit :

Je croyais qu'un journaliste ne pouvait pas être neutre et objectif ?


Un journaliste non, une chaine oui, il suffit de donner la parole à tous dans des proportions égales. Il suffit d'instaurer de la contradiction au sein d'une chaîne publique.  
 
Regarde Taddei : il n'est pas neutre, pourtant il donne la parole à tout le monde, même des personnes considérées comme dangereuses.
 
Un présentateur de JT a le devoir d'être neutre, pas un journaliste.
 
France 2 a longtemps laissé la tribune à Zemmour, pourtant la chaîne n'est pas spécialement sur sa ligne politique...


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Le philosophe Empedocles aurait sauté dans l'Etna pour faire croire à tout le monde qu'il avait disparu de la terre pour devenir un dieu. Les spectateurs furent déçus quand le Volcan a recraché une de ses sandales en bronze. Glorieux.
n°38912656
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 19:09:30  profilanswer
 

toxik4 a écrit :


Le problème est double : d'une la fracture numérique est indéniable, dans les familles nombreuses et à partir d'un certain age.
 
De deux, l'accès à des ressources éducatives ne garantit en rien l'emploi par le citoyen de ressources éducatives exhaustives/de qualité. Le problème est d'autant plus grave qu'une proportion énorme des citoyens utilisent la télé ou la radio comme première source d'informations. Oui, d'autres sources d'information de qualité sont possibles, mais dans les faits, ce ne sont pas les sources d'information les plus facilement accessibles. La télévision a encore une influence énorme dans la diffusion de l'information et de la désinformation.
 
Je parle donc bien de QUALITÉ de l'information.
 
Pour moi, il est absolument indispensable que le service public soit neutre et exhaustif, car il devrait servir de référence aux autres médias. Or, le service public français frise parfois l'indécence...
 
L'idée de contrôle des services publics par une assemblée tirée au sort est pour moi incontournable au bon fonctionnement des médias.
 
Pour moi, hors internet, la qualité de l'information ne va globalement pas en s'améliorant, loin de là.


 
En France, il y avait plus de 82 % de ménages connectés à Internet, en 2013, et le chiffre monte tous les ans, sans compter la téléphonie mobile 3/4G.  
Au niveau de la télévision, nous sommes passés de 3 chaînes avant 1984, à des dizaines gratuites aujourd'hui, par le biais de la TNT, avec des chaînes d'infos gratuites en continue et à des centaines payantes. En fait, on ne peut juger d'un système médiatique dans l'absolu, puisque chacun sera mécontent, selon sa tendance idéologique, du traitement de l'info. La seule chose que l'on peut mesurer, c'est l'accès à l'information dans le temps, or, force est de constater, qu'on a plus accès à l'info aujourd'hui que hier, même si cela reste imparfait.
Je ne vois pas en quoi le contrôle des services publics par une assemblée tirée au sort changera la problématique. La qualité de l'information est une appréciation subjective, un ressenti, pas un fait.


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38912733
toxik4
Maraîcher Apple
Posté le 20-07-2014 à 19:18:31  profilanswer
 

Je te parle de qualité, tu me parles de quantité, on est juste pas du tout sur la même longueur d'ondes.
 
Parfois la quantité masque la qualité. C'est l'une des tares de l'organisation médiatique actuelle
 

Citation :

La qualité de l'information est une appréciation subjective, un ressenti, pas un fait.


Tout est subjectivité en politique, ce n'est pas une raison pour ne pas faire de politique, ne pas établir de diagnotiques, et ne pas envisager de remèdes. Même les statistiques sont subjectives, car selon la façon dont elles sont produites, le résultat peut changer drastiquement.


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Le philosophe Empedocles aurait sauté dans l'Etna pour faire croire à tout le monde qu'il avait disparu de la terre pour devenir un dieu. Les spectateurs furent déçus quand le Volcan a recraché une de ses sandales en bronze. Glorieux.
n°38912796
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 20-07-2014 à 19:25:08  profilanswer
 

toxik4 a écrit :

Je te parle de qualité, tu me parles de quantité, on est juste pas du tout sur la même longueur d'ondes.
 
Parfois la quantité masque la qualité. C'est l'une des tares de l'organisation médiatique actuelle
 

Citation :

La qualité de l'information est une appréciation subjective, un ressenti, pas un fait.


Tout est subjectivité en politique, ce n'est pas une raison pour ne pas faire de politique, ne pas établir de diagnotiques, et ne pas envisager de remèdes. Même les statistiques sont subjectives, car selon la façon dont elles sont produites, le résultat peut changer drastiquement.


 
J'ai dit que la qualité de l'information relevait de la subjectivité, du ressenti et que selon sa tendance idéologique, chacun était content ou pas content du traitement de l'info. Et forcément, la qualité de l'info, relève aussi de la multiplicité des sources vérifiant cette info. Or, avant, tu devais croire sur parole les médias d'Etat ou privé, alors qu'aujourd'hui, tu peux vérifier l'info, la croiser, sur le net, en parler sur HFR, donc, mécaniquement, ça ne peut qu'améliorer la qualité de l'info en général. Le cas typique fut le référendum sur le TCE, avec des médias télés plutôt ouiouistes et des sites internets et des forums qui ont permis aux citoyens de s'éclairer, de débattre sur les tenants et aboutissants de cette Constitution, avec le résultat que l'on sait. Pour le référendum sur Maastrict, cette configuration n'était pas de mise, puisque internet n'existait pas, et le oui était passé de justesse.
La vraie méthode pour aller à l'information, c'est de se taper des livres sur les sujets qui t'intéressent.


Message édité par Tietie006 le 20-07-2014 à 19:32:54

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°38912896
toxik4
Maraîcher Apple
Posté le 20-07-2014 à 19:38:03  profilanswer
 

Même en admettant que ça s'est amélioré, on peut toujours trouver ça insupportablement insuffisant, et refuser la désinformation que perpétuent les grands médias...
 
Je dis juste que la multiplicité des sources télévisuelles n'ont pas amélioré la qualité globale de l'information sur le petit écran. Or, combien de citoyens croisent systématiquement les informations  via internet et cherchent à s'éduquer (et vont sur HFR :) ) ? Pas tant que ça, objectivement.
 
Internet, c'est pas parce que tu l'as chez toi que tu en maitrise les codes. Beaucoup de gens ne l'utilisent encore que pour les mails, FB, Twitter, Youtube et quelques autres activités...


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Le philosophe Empedocles aurait sauté dans l'Etna pour faire croire à tout le monde qu'il avait disparu de la terre pour devenir un dieu. Les spectateurs furent déçus quand le Volcan a recraché une de ses sandales en bronze. Glorieux.
n°38913021
Ciler
Posté le 20-07-2014 à 19:52:41  profilanswer
 

toxik4 a écrit :

Même en admettant que ça s'est amélioré, on peut toujours trouver ça insupportablement insuffisant, et refuser la désinformation que perpétuent les grands médias...
 
Je dis juste que la multiplicité des sources télévisuelles n'ont pas amélioré la qualité globale de l'information sur le petit écran. Or, combien de citoyens croisent systématiquement les informations  via internet et cherchent à s'éduquer (et vont sur HFR :) ) ? Pas tant que ça, objectivement.
 
Internet, c'est pas parce que tu l'as chez toi que tu en maitrise les codes. Beaucoup de gens ne l'utilisent encore que pour les mails, FB, Twitter, Youtube et quelques autres activités...


Et, comme la télé d'ailleurs, le rapport signal sur bruit sur internet est abominable. Pour une information pertinente, combien de bêtises flottent ? Rien que sur HfR on a quotidiennement des gens qui, militant pour une idée (un parti politique, une action publique, une religion, un mode de vie) mentent, diffusent - délibérément ou sans le savoir - de fausses citations ou des chiffres erronés, des faits inexacts ou présentés de façon orientée, etc.  
 
Internet, c'est comme une bibliothèque, sauf qu'au lieu d'avoir tous les livres au même niveau, tu as un navigateur qui te met en avant les plus "populaires", mais qui ne sont pas nécessairement les plus factuellement exacts.


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And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
n°38913110
mIRROR
Chevreuillobolchévik
Posté le 20-07-2014 à 20:03:04  profilanswer
 

c'est ce qu'il dit. le service public devrait donner l'exemple


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« The enemy is the gramophone mind, whether or not one agrees with the record that is being played at the moment. » — George Orwell
mood
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