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Auteur Sujet :

Rassemblement des juristes (et rheo) de Discussions

n°10948847
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2007 à 23:18:03  answer
 

Reprise du message précédent :

Evaria a écrit :

que du bonheur, vraiment ! hier j'ai présenté ma thèse devant des professionnels, une 20aine de personne, c'était super sympa...et mouvementé :D  
Pourvu que ça dure :ange:  
 
Enfin bref, je rentre tous les soirs à 21h, la belle vie  :sweat:


 
L'heure habituelle de sortie de cabinet pour les avocats que je connais :o  
 
Bonne continuation ;)

mood
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Posté le 18-03-2007 à 23:18:03  profilanswer
 

n°10948853
Evaria
Posté le 18-03-2007 à 23:18:30  profilanswer
 


 :cry: ca promet

n°10948929
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2007 à 23:24:39  answer
 


 
Oui, enfin surtout le responsable. Les autres ont la permission de quitter vers 19 heures mais parfois j'ai participé à des réunions vers 20 ou 21 heures :o

n°10949019
Silk
Canard Laqué
Posté le 18-03-2007 à 23:31:34  profilanswer
 

Bonsoir les juristes,
 
J'aurai une question dont je n'ai pas pu trouver de réponse sur les différents sites juridiques:  
pour une proposition d'achat d'un appart', le proprio demande à l'acheteur de stipuler qu'il n'y aura pas de clause suspensive alors que l'aheteur devra pourtant avoir recours à un crédit.
Or le deux ne semblent pas compatible?
 
Est-ce légal de demander ce genre de clause?
Quelle est la conséquence pour l'acheteur? (la perte des 10% avancés si le crédit n'est pas accordé?).
 
Merci si vous avez des infos :jap:

n°10949490
TyMor
Posté le 19-03-2007 à 00:18:25  profilanswer
 

Evaria a écrit :

que du bonheur, vraiment ! hier j'ai présenté ma thèse devant des professionnels, une 20aine de personne, c'était super sympa...et mouvementé :D  
Pourvu que ça dure :ange:  
 
Enfin bref, je rentre tous les soirs à 21h, la belle vie  :sweat:


 
Quel était ton sujet ? (probablement 15ème fois que je demande :ange: ).
21h, ça va encore. Pense aux pauvres esclaves en m&.a :whistle:

n°10950577
pikachu_or
Posté le 19-03-2007 à 10:12:26  profilanswer
 

Silk a écrit :

Bonsoir les juristes,
 
J'aurai une question dont je n'ai pas pu trouver de réponse sur les différents sites juridiques:  
pour une proposition d'achat d'un appart', le proprio demande à l'acheteur de stipuler qu'il n'y aura pas de clause suspensive alors que l'aheteur devra pourtant avoir recours à un crédit.
Or le deux ne semblent pas compatible?
 
Est-ce légal de demander ce genre de clause?
Quelle est la conséquence pour l'acheteur? (la perte des 10% avancés si le crédit n'est pas accordé?).
 
Merci si vous avez des infos :jap:


 
Le potentiel acheteur et le propriétaire n'étant pas d'accord, le contrat n'est pas formé. Mais je ne comprends pas pourquoi l'acheteur souhaite une clause suspensive relative à l'obtention du crédit. Si le contrat est un document par lequel l'acheteur propose un prix pour l'achat de l'appartement, il lui suffit de contacter son banquier pour savoir combien il pourrait obtenir en prêt. En revanche, la présence de cette clause suspensive serait plus judicieux dans le contrat de promesse d'achat.

n°10950612
Draculita
Testament mystique
Posté le 19-03-2007 à 10:19:26  profilanswer
 

Pfff, je supporte plus mes patrons, ils m'énèrvent, mais à un point  :pt1cable:  
Va falloir que je change d'étude  :o  
Sur ce, bonjour les juristes [:taurus]
Pour le recours à un crédit, la clause suspensive est de droit, le législateur l'impose : dès que l'acheteur déclare vouloir recourir à un crédit pour acheter le bien immobilier, il y a une clause suspensive d'obtention du prêt qui se met en place ; on peut en aménager les modalités (délais, etc) mais pas la zapper ... le seul moyen d'exclure une telle clause serait que l'acquéreur déclare dans l'avant contrat qu'il n'aura pas recours à un prêt (et dans ce cas la protection que lui offre la loi tombe - il devra déclarer ça par mention manuscrite dans l'acte - pour qu'on soit sûr qu'il a compris ce qu'il a déclaré, parce que c'est une déclaration grave qui le prive d'une protection légale).
Mais s'il a besoin d'un crédit, je vois pas pourquoi il déclarerait le contraire ...
En fait, si l'avant contrat est un compromis de vente, il y aura forcément des clauses suspensives (celle-ci ou une autre) sinon la vente est formée dès le départ ...  donc le proprio abuse en demandant ça.
S'il s'agit d'une promesse de vente, c'est différent, mais l'acquéreur qui a besoin d'un prêt aura de toute façon besoin d'une condition suspensive, et ce serait franchement dangereux de déclarer le contraire juste pour faire plaisir au proprio.

Message cité 2 fois
Message édité par Draculita le 19-03-2007 à 10:28:52
n°10951462
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2007 à 12:57:26  answer
 

Draculita a écrit :

Pfff, je supporte plus mes patrons, ils m'énèrvent, mais à un point  :pt1cable:  
Va falloir que je change d'étude  :o  
Sur ce, bonjour les juristes [:taurus]
Pour le recours à un crédit, la clause suspensive est de droit, le législateur l'impose : dès que l'acheteur déclare vouloir recourir à un crédit pour acheter le bien immobilier, il y a une clause suspensive d'obtention du prêt qui se met en place ; on peut en aménager les modalités (délais, etc) mais pas la zapper ... le seul moyen d'exclure une telle clause serait que l'acquéreur déclare dans l'avant contrat qu'il n'aura pas recours à un prêt (et dans ce cas la protection que lui offre la loi tombe - il devra déclarer ça par mention manuscrite dans l'acte - pour qu'on soit sûr qu'il a compris ce qu'il a déclaré, parce que c'est une déclaration grave qui le prive d'une protection légale).
Mais s'il a besoin d'un crédit, je vois pas pourquoi il déclarerait le contraire ...
En fait, si l'avant contrat est un compromis de vente, il y aura forcément des clauses suspensives (celle-ci ou une autre) sinon la vente est formée dès le départ ...  donc le proprio abuse en demandant ça.
S'il s'agit d'une promesse de vente, c'est différent, mais l'acquéreur qui a besoin d'un prêt aura de toute façon besoin d'une condition suspensive, et ce serait franchement dangereux de déclarer le contraire juste pour faire plaisir au proprio.


 
tu es sûre que toute clause contraire est prohibée? Perso, j'avais négocié la renonciation à cette clause en échange de la remise des clefs dès la signature du compromis, ce qui m'avait permis d'emménager avec 3 mois d'avance.

n°10951547
darren
bing blang blaow
Posté le 19-03-2007 à 13:13:35  profilanswer
 

Bonjour à nouveau :o
 
Bon, j'ai donné ma démission dans ma boite, et j'ai une question concernant les heures de recherche d'emploi.
 
Voici ce que dit ma convention collective (dans le cas d'une démission) :
 

Pour rechercher un emploi, les salariés sont autorisés pendant la période du préavis à s'absenter pendant un nombre d'heures égal, par mois de préavis, à la durée hebdomadaire du travail dans l'établissement. Les absences seront fixées un jour au gré du salarié, un jour au gré de l'employeur. Si les parties y consentent, ces heures d'absence pourront être groupées en partie ou en totalité.


 
Je peux m'absenter pendant un nombre d'heures égal à la durée hebdomadaire du travail dans la boite.
 
Durée hebdomadaire : 35h
 
Je peux m'absenter une semaine chaque mois?  :heink:


---------------

n°10951752
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2007 à 13:44:39  answer
 

ha oui, la clause est toujours sous entendue:

Citation :


Article L312-16 C. Conso
 
   Lorsque l'acte mentionné à l'article L. 312-15 indique que le prix est payé, directement ou indirectement, même partiellement, à l'aide d'un ou plusieurs prêts régis par les sections 1 à 3 et la section 5 du présent chapitre, cet acte est conclu sous la condition suspensive de l'obtention du ou des prêts qui en assument le financement. La durée de validité de cette condition suspensive ne pourra être inférieure à un mois à compter de la date de la signature de l'acte ou, s'il s'agit d'un acte sous seing privé soumis à peine de nullité à la formalité de l'enregistrement, à compter de la date de l'enregistrement.
   Lorsque la condition suspensive prévue au premier alinéa du présent article n'est pas réalisée, toute somme versée d'avance par l'acquéreur à l'autre partie ou pour le compte de cette dernière est immédiatement et intégralement remboursable sans retenue ni indemnité à quelque titre que ce soit. A compter du quinzième jour suivant la demande de remboursement, cette somme est productive d'intérêts au taux légal majoré de moitié.


 
On peut quand même y renoncer:

Citation :


Article L312-17 C. Conso
 
   Lorsque l'acte mentionné à l'article L. 312-15 indique que le prix sera payé sans l'aide d'un ou plusieurs prêts, cet acte doit porter, de la main de l'acquéreur, une mention par laquelle celui-ci reconnaît avoir été informé que s'il recourt néanmoins à un prêt il ne peut se prévaloir du présent chapitre.
   En l'absence de l'indication prescrite à l'article L. 312-15 ou si la mention exigée au premier alinéa du présent article manque ou n'est pas de la main de l'acquéreur et si un prêt est néanmoins demandé, le contrat est considéré comme conclu sous la condition suspensive prévue à l'article L. 312-16.
 


 
j'avais dû en effet signer une déclaration dans laquelle je reconnaissais ne pas avoir recours à un prêt et avoir conscience que si j'y recourrais quand même je ne bénéficierai pas des dispositions légales...
 
Sauf que tout le monde (vendeur, notaire et agent immobilier) savait que c'était faux. Je me demande si j'aurais pas pu actionner le notaire ou l'agent immobilier en responsabilité tiens... :d

mood
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Posté le 19-03-2007 à 13:44:39  profilanswer
 

n°10951775
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2007 à 13:48:23  answer
 


 
Une erreur s'est glissée dans cette phrase, saurez-vous la retrouver ?  :whistle:  

n°10952103
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 19-03-2007 à 14:25:28  profilanswer
 

darren a écrit :

Bonjour à nouveau :o
 
Bon, j'ai donné ma démission dans ma boite, et j'ai une question concernant les heures de recherche d'emploi.
 
Voici ce que dit ma convention collective (dans le cas d'une démission) :
 

Pour rechercher un emploi, les salariés sont autorisés pendant la période du préavis à s'absenter pendant un nombre d'heures égal, par mois de préavis, à la durée hebdomadaire du travail dans l'établissement. Les absences seront fixées un jour au gré du salarié, un jour au gré de l'employeur. Si les parties y consentent, ces heures d'absence pourront être groupées en partie ou en totalité.


 
Je peux m'absenter pendant un nombre d'heures égal à la durée hebdomadaire du travail dans la boite.
 
Durée hebdomadaire : 35h
 
Je peux m'absenter une semaine chaque mois?  :heink:


 
Yep ! Enfin, plus précisement et en l'espèce, tu as droit à 35h par mois de préavis à réaliser. A noter que tu n'es pas seul à décider de tes absences pour ces recherches !


---------------
I'm real when it's usefull !
n°10952283
darren
bing blang blaow
Posté le 19-03-2007 à 14:46:54  profilanswer
 

Jack'o'Lantern a écrit :

Yep ! Enfin, plus précisement et en l'espèce, tu as droit à 35h par mois de préavis à réaliser. A noter que tu n'es pas seul à décider de tes absences pour ces recherches !


 
Ah ben merci pour cette réponse claire :)
 
Oui, en dessous de cet article, ils précisent  
 

Les absences seront fixées un jour au gré du salarié, un jour au gré de l'employeur. Si les parties y consentent, ces heures d'absence pourront être groupées en partie ou en totalité.


 
Bon par contre, j'ai déjà signé un contrat ailleurs, alors "heures de recherche d'emploi", hum  :whistle:  
 
Ca passe quand même? :D
 
Parce qu'ils ont refusé de me laisser partir plus tôt juste histoire de me faire chier, donc sans devenir ultra procédurier, je compte quand même profiter des avantages prévus par le législateur histoire de ne pas totalement me faire avoir, quoi ...


---------------

n°10953599
Draculita
Testament mystique
Posté le 19-03-2007 à 16:53:32  profilanswer
 


Voilà, t'as répondu tout seul  :)  
Il n'est pas prohibé de renoncer à cette clause, c'est juste dangereux.
En clair, quand tu déclares officiellement : je vais payer par recours à un prêt - la loi met en place automatiquement un jeu de conditions suspensives pour protéger l'acquéreur : s'il n'obtient pas de prêt, il peut se libérer du compromis sans perdre l'argent, et s'il obtient le prêt mais que pour une raison x la vente ne se fait pas, il est libéré du prêt, envers sa banque (en clair la protection consiste à dire : soit prêt et vente se font ensemble, soit rien ne se fait, pour éviter que l'acuqéreur se trouve engagé dans l'un des contrats et pas dans l'autre). Le législateur a simplement relié les deux contrats - vente et prêt - par un jeu de conditions suspensives et résolutoires (qui existaient avant, conventionnellement, il a juste repris une pratique préexistente).
On peut renoncer à la protection en renonçant (même fictivement) à avoir recours à un prêt : par mention manuscrite spéciale (même si par ailleurs tu fais un prêt) : ce que tu dis, en somme est : je n'aurai pas recours à un prêt et je reconnais avoir été averti que si je décide ultérieurement d'y avoir recours, j'ai perdu (par la présente déclaration) le bénéfice de la prtection légale ...
Evidemment on le déconseille si l'acquéreur a réellement recours à un prêt ... mais s'il veut vivre dangereusement et il tient à y renoncer, c'est permis ... c'est juste très dangereux ... [:airforceone]  
 
 
Ben non, ta mention manuscrite les préserve de toute responsabilité ... il aurait fallu que tu prouves n'avoir rien compris à ce que tu as signé, et pour prouver ça, bonjour la galère  :D  

n°10953634
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2007 à 16:57:22  answer
 

darren a écrit :

Ah ben merci pour cette réponse claire :)
 
Oui, en dessous de cet article, ils précisent  
 

Les absences seront fixées un jour au gré du salarié, un jour au gré de l'employeur. Si les parties y consentent, ces heures d'absence pourront être groupées en partie ou en totalité.


 
Bon par contre, j'ai déjà signé un contrat ailleurs, alors "heures de recherche d'emploi", hum  :whistle:  
 
Ca passe quand même? :D


 
Non ça ne passe pas (théoriquement) tu n'as pas droit à ces heures si tu as déjà un emploi  :non:

n°10953815
darren
bing blang blaow
Posté le 19-03-2007 à 17:17:15  profilanswer
 


 
On va dire que ça passe, hein, ils vont pas m'envoyer les flics chez moi pour trouver mon contrat de travail :o
 
Mais merci pour les éclaircissements :)


---------------

n°10954513
Scoub the ​first
Desagrégé des universités
Posté le 19-03-2007 à 18:25:33  profilanswer
 

[:hellov]

n°10955230
Toum
Section du Contentieux
Posté le 19-03-2007 à 19:50:11  profilanswer
 

[:simchevelu]


---------------
Given that the responsibility of the state, (...), is subject to special rules which vary depending on the exigencies of the public service and the need to reconcile the rights of the state with the rights of private persons;
n°10955863
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2007 à 20:44:15  answer
 

Draculita a écrit :

Voilà, t'as répondu tout seul  :)  
Il n'est pas prohibé de renoncer à cette clause, c'est juste dangereux.
En clair, quand tu déclares officiellement : je vais payer par recours à un prêt - la loi met en place automatiquement un jeu de conditions suspensives pour protéger l'acquéreur : s'il n'obtient pas de prêt, il peut se libérer du compromis sans perdre l'argent, et s'il obtient le prêt mais que pour une raison x la vente ne se fait pas, il est libéré du prêt, envers sa banque (en clair la protection consiste à dire : soit prêt et vente se font ensemble, soit rien ne se fait, pour éviter que l'acuqéreur se trouve engagé dans l'un des contrats et pas dans l'autre). Le législateur a simplement relié les deux contrats - vente et prêt - par un jeu de conditions suspensives et résolutoires (qui existaient avant, conventionnellement, il a juste repris une pratique préexistente).
On peut renoncer à la protection en renonçant (même fictivement) à avoir recours à un prêt : par mention manuscrite spéciale (même si par ailleurs tu fais un prêt) : ce que tu dis, en somme est : je n'aurai pas recours à un prêt et je reconnais avoir été averti que si je décide ultérieurement d'y avoir recours, j'ai perdu (par la présente déclaration) le bénéfice de la prtection légale ...
Evidemment on le déconseille si l'acquéreur a réellement recours à un prêt ... mais s'il veut vivre dangereusement et il tient à y renoncer, c'est permis ... c'est juste très dangereux ... [:airforceone]  
 
 
Ben non, ta mention manuscrite les préserve de toute responsabilité ... il aurait fallu que tu prouves n'avoir rien compris à ce que tu as signé, et pour prouver ça, bonjour la galère  :D


gras 1: "très", faut pas exagérer, ca peut être un outil de négociation intéressant, d'autant plus que tu as déjà commencé à regarder et que tu as un accord de principe de la banque.
gras 2: "mais je vous jure, le notaire m'a dit de signer là, j'ai signé, promis" :d
 
Ma confiance envers les notaires a beaucoup baissé quand mon notaire, celui que j'ai payé m'a expliqué les yeux dans les yeux que la décision de repeindre les volets était prise par l'AG avant le compromis de vente (et donc avant le passage devant le notaire) mais que, l'exécution ayant été reportée au mois suivant la signature, la dépense serait à ma charge. Et me voilà parti pour lui expliquer la différence entre la naissance de l'obligation et son exigibilité. Il a refusé de céder, j'ai donc signé tel quel. Ensuite, je lui ai envoyé des copies et des copies de JCP N démontrant que le moment qui importait était celui de la prise de décision et ô miracle, les 1000 euros à payer sont arrivé par la poste "avec ses excuses" :o.

n°10955943
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2007 à 20:51:09  answer
 


 
 [:bibliophage]

n°10956290
lilila
Posté le 19-03-2007 à 21:26:38  profilanswer
 

je vous remercie de vos conseils, j'ai encore un peu de temps pour réfléchir !!! mais je pensais bien que le master carrieres judiciaires n'était pas forcément le plus adapté

n°10956482
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2007 à 21:47:48  answer
 

lu dans le monde.fr sur le CNE:

Citation :


Le tribunal des conflits du conseil d'Etat a estimé qu'il appartient à la justice judiciaire et non à la justice administrative de décider si le contrat nouvelles embauches (CNE) respecte le droit international


 
Mais que va dire le tribunal des conflits de la cour de cassation?

n°10956527
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2007 à 21:52:00  answer
 


non mais si tu commences à relever les conneries dans le monde quand ils s'aventurent sur le terrain du droit, c'est un travail à temps plein et le topic va prendre 1000 pages en 2 mois :D

n°10957155
schrodinge​r13
Un arabe de Barbès
Posté le 19-03-2007 à 22:44:30  profilanswer
 


genre en droit communautaire ils confondent conseil de l'europe et conseil européen  :o

n°10957477
Silk
Canard Laqué
Posté le 19-03-2007 à 23:04:01  profilanswer
 

pikachu_or a écrit :

Le potentiel acheteur et le propriétaire n'étant pas d'accord, le contrat n'est pas formé. Mais je ne comprends pas pourquoi l'acheteur souhaite une clause suspensive relative à l'obtention du crédit. Si le contrat est un document par lequel l'acheteur propose un prix pour l'achat de l'appartement, il lui suffit de contacter son banquier pour savoir combien il pourrait obtenir en prêt. En revanche, la présence de cette clause suspensive serait plus judicieux dans le contrat de promesse d'achat.


Ce n'est pas l'acheteur qui le souhaite, évidemment, mais le vendeur qui l'exige, en filou :/
 

Draculita a écrit :

Pfff, je supporte plus mes patrons, ils m'énèrvent, mais à un point  :pt1cable:  
Va falloir que je change d'étude  :o  
Sur ce, bonjour les juristes [:taurus]
Pour le recours à un crédit, la clause suspensive est de droit, le législateur l'impose : dès que l'acheteur déclare vouloir recourir à un crédit pour acheter le bien immobilier, il y a une clause suspensive d'obtention du prêt qui se met en place ; on peut en aménager les modalités (délais, etc) mais pas la zapper ... le seul moyen d'exclure une telle clause serait que l'acquéreur déclare dans l'avant contrat qu'il n'aura pas recours à un prêt (et dans ce cas la protection que lui offre la loi tombe - il devra déclarer ça par mention manuscrite dans l'acte - pour qu'on soit sûr qu'il a compris ce qu'il a déclaré, parce que c'est une déclaration grave qui le prive d'une protection légale).
Mais s'il a besoin d'un crédit, je vois pas pourquoi il déclarerait le contraire ...
En fait, si l'avant contrat est un compromis de vente, il y aura forcément des clauses suspensives (celle-ci ou une autre) sinon la vente est formée dès le départ ...  donc le proprio abuse en demandant ça.
S'il s'agit d'une promesse de vente, c'est différent, mais l'acquéreur qui a besoin d'un prêt aura de toute façon besoin d'une condition suspensive, et ce serait franchement dangereux de déclarer le contraire juste pour faire plaisir au proprio.


C'est un risque, c'est clair, mais dans son cas, minime puisque l'accord de principe auprès la banque est obtenu.
Le vendeur a sorti comme prétexte qu'il ne veut pas que l'acheteur se serve de la non obtention du prêt pour faire capoter la vente, mais d'un autre côté, une fois qu'il aurait la lettre (pas encore un compromis), il voudrait prendre tout son temps pour lacher l'appart', à sa convenance  :heink:  
Potentiellement, je dirai que le vendeur veut gagner du temps pour voir s'il n'a pas une offre plus élevée qui se présente d'ici là.
 
 
Ben là, il n'y aurait aucune contre-partie, à part être le premier à proposer une offre  [:petrus75]  
 

n°10957576
Silk
Canard Laqué
Posté le 19-03-2007 à 23:09:36  profilanswer
 

Draculita a écrit :

Voilà, t'as répondu tout seul  :)  
Il n'est pas prohibé de renoncer à cette clause, c'est juste dangereux.
En clair, quand tu déclares officiellement : je vais payer par recours à un prêt - la loi met en place automatiquement un jeu de conditions suspensives pour protéger l'acquéreur : s'il n'obtient pas de prêt, il peut se libérer du compromis sans perdre l'argent, et s'il obtient le prêt mais que pour une raison x la vente ne se fait pas, il est libéré du prêt, envers sa banque (en clair la protection consiste à dire : soit prêt et vente se font ensemble, soit rien ne se fait, pour éviter que l'acuqéreur se trouve engagé dans l'un des contrats et pas dans l'autre). Le législateur a simplement relié les deux contrats - vente et prêt - par un jeu de conditions suspensives et résolutoires (qui existaient avant, conventionnellement, il a juste repris une pratique préexistente).
On peut renoncer à la protection en renonçant (même fictivement) à avoir recours à un prêt : par mention manuscrite spéciale (même si par ailleurs tu fais un prêt) : ce que tu dis, en somme est : je n'aurai pas recours à un prêt et je reconnais avoir été averti que si je décide ultérieurement d'y avoir recours, j'ai perdu (par la présente déclaration) le bénéfice de la prtection légale ...
Evidemment on le déconseille si l'acquéreur a réellement recours à un prêt ... mais s'il veut vivre dangereusement et il tient à y renoncer, c'est permis ... c'est juste très dangereux ... [:airforceone]  
 
 
Ben non, ta mention manuscrite les préserve de toute responsabilité ... il aurait fallu que tu prouves n'avoir rien compris à ce que tu as signé, et pour prouver ça, bonjour la galère  :D


 :jap:  
Du coup, ça confirme donc que si le prêt n'est pas obtenu derrière, le vendeur se garde les 10%,  rhaaa l'enflure  :fou:  
 
Il ne doit pas y avoir des masses de cas où les gens sont prêts à accepter ce risque, non  (à part s'il y a une contrepartie comme pour niju?)

n°10957881
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 19-03-2007 à 23:28:24  profilanswer
 


 
Présente ça à tes étudiants. Même pas sur qu'il y en ait un qui relève la bourde  [:rhetorie du chaos]


---------------
I'm real when it's usefull !
n°10958180
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2007 à 23:52:24  answer
 


 
non mais en fait, le Tribunal des conflits du Conseil d'Etat, c'est un organe chargé d'arbitrer les disputes devant la machine à café située sous la salle du contentieux :o
 

n°10959426
pikachu_or
Posté le 20-03-2007 à 09:32:45  profilanswer
 


 
Et le Tribunal des conflits de la Cour de cassation est chargé de régler les conflits "kinder bueno"  :)

n°10959479
d3fr4kt
Who's the man ?
Posté le 20-03-2007 à 09:43:55  profilanswer
 

:hello:
 
Une question me taraude : je dois prochainement démissionner de ma petite boite à la fin du mois de juin (je n'ai qu'un mois de préavis, mon boss n'est pas encore au courant), et ce matin on m'a remis un document de demande de congés pour cet été (la société ferme 3 semaines).
 
Sachant que je partirais avant la fermeture annuelle, le fait de signer ce document changera-t-il quelque chose lors de ma démission pour le réglement de mes congés payés ?

n°10959544
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 20-03-2007 à 09:58:42  profilanswer
 

d3fr4kt a écrit :

:hello:
 
Une question me taraude : je dois prochainement démissionner de ma petite boite à la fin du mois de juin (je n'ai qu'un mois de préavis, mon boss n'est pas encore au courant), et ce matin on m'a remis un document de demande de congés pour cet été (la société ferme 3 semaines).
 
Sachant que je partirais avant la fermeture annuelle, le fait de signer ce document changera-t-il quelque chose lors de ma démission pour le réglement de mes congés payés ?


 
 
Alors d'une, le mieux serait de signaler le plus rapidement possible à ton employeur que tu comptes quitter l'entreprise dans les semaines qui viennent. De deux, je ne vois pas l'utilité de signer un tel document étant donné que tu ne seras plus concerné. Sinon, bien évidemment, tu percevras une indemnité compensatrice correspondant aux CP non pris.


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I'm real when it's usefull !
n°10959586
d3fr4kt
Who's the man ?
Posté le 20-03-2007 à 10:05:54  profilanswer
 

Jack'o'Lantern a écrit :

Alors d'une, le mieux serait de signaler le plus rapidement possible à ton employeur que tu comptes quitter l'entreprise dans les semaines qui viennent. De deux, je ne vois pas l'utilité de signer un tel document étant donné que tu ne seras plus concerné. Sinon, bien évidemment, tu percevras une indemnité compensatrice correspondant aux CP non pris.

Je comptais le faire à la fin du mois, j'attends de connaître la date exacte de mon départ (je démissionne pour suivre ma conjointe qui est mutée dans une autre ville).
L'ambiance est plutôt tendue en ce moment et il leut fallait ce document de suite, je viens de le signer.
 
Merci pour ta réponse.  :jap:

n°10959635
Draculita
Testament mystique
Posté le 20-03-2007 à 10:14:03  profilanswer
 


Méchant notaire  :D  

Silk a écrit :

:jap:  
Du coup, ça confirme donc que si le prêt n'est pas obtenu derrière, le vendeur se garde les 10%,  rhaaa l'enflure  :fou:  
Il ne doit pas y avoir des masses de cas où les gens sont prêts à accepter ce risque, non  (à part s'il y a une contrepartie comme pour niju?)


 
Non, et en général on le déconseille fortement aux clients, parce que l'accord de principe de la banque ne garantit pas à 100% une décision positive ... et suppose que tu t'embarques dans un compromis sans condition suspensive de prêt et que finalement tu n'obtiens pas le prêt : tu ne peux pas te libérer du compromis, sauf à perdre les 5 ou 10% de dépôt de garantie ...
Il y a des moyens de garantir au vendeur que l'acquéreur n'utilisera pas une fausse "non obtention du prêt" pour se libérer du compromis ... donc si c'est ça qui inquiète le vendeur, y'a moyen de le calmer ...

n°10959708
Profil sup​primé
Posté le 20-03-2007 à 10:26:54  answer
 

Draculita a écrit :

Méchant notaire  :D  
 
 
Non, et en général on le déconseille fortement aux clients, parce que l'accord de principe de la banque ne garantit pas à 100% une décision positive ... et suppose que tu t'embarques dans un compromis sans condition suspensive de prêt et que finalement tu n'obtiens pas le prêt : tu ne peux pas te libérer du compromis, sauf à perdre les 5 ou 10% de dépôt de garantie ...
Il y a des moyens de garantir au vendeur que l'acquéreur n'utilisera pas une fausse "non obtention du prêt" pour se libérer du compromis ... donc si c'est ça qui inquiète le vendeur, y'a moyen de le calmer ...


non, non juste incompétent notaire [:cosmoschtroumpf]  :whistle:

n°10960448
Draculita
Testament mystique
Posté le 20-03-2007 à 11:48:26  profilanswer
 


 
[:thalis]
mérite pas d'être notaire, celui-là  :non:

n°10960474
Scoub the ​first
Desagrégé des universités
Posté le 20-03-2007 à 11:51:41  profilanswer
 

[:hellov]

n°10960517
PoutPout
Posté le 20-03-2007 à 11:58:13  profilanswer
 

Bonjour, me revoilà avec mes histoires de "la loi stipule", pour remarquer que le Conseil d'état aussi dit que la loi stipule !
 
Séance du 14 juin 2002, lecture du 28 juin 2002
GARDE DES SCEAUX, MINISTRE DE LA JUSTICE c/ M. Magier
 

Citation :

Vu le recours, enregistré le 31 octobre 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présenté par le GARDE DES SCEAUX, MINISTRE DE LA JUSTICE ; le GARDE DE SCEAUX, MINISTRE DE LA JUSTICE demande au Conseil d'Etat :
 
1°) d’annuler, sans renvoi, l’arrêt en date du 11 juillet 2001 par lequel la cour administrative d’appel de Paris a annulé le jugement du 24 juin 1999 du tribunal administratif de Paris et a condamné l’Etat à verser à M. Pierre Magiera une indemnité de 30 000 F à raison du préjudice né du délai excessif de jugement d’un précédent litige et une somme de 10 000 F au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;
 
2°) de rejeter la requête présentée par M. Magiera devant la cour administrative d’appel de Paris ;
 
Vu les autres pièces du dossier ;
 
Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
 
Vu le code de justice administrative ;
 
Après avoir entendu en séance publique :
 
- le rapport de Mlle Vialettes, Auditeur,
 
- les conclusions de M. Lamy, Commissaire du gouvernement ;
 
Considérant que, par l'arrêt attaqué, la cour administrative d’appel de Paris, après avoir constaté que la procédure que M. Magiera avait précédemment engagée à l'encontre de l’Etat et de la société "La Limousine" et qui avait abouti à la condamnation de ces défendeurs à lui verser une indemnité de 78 264 F, avait eu une durée excessive au regard des exigences de l’article 6, paragraphe 1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, a condamné l’Etat à verser à M. Magiera une indemnité de 30 000 F pour la réparation des troubles de toute nature subis par lui du fait de la longueur de la procédure ;
 
Sur la régularité de l’arrêt attaqué :
 
Considérant que l’arrêt énonce avec précision les raisons pour lesquelles la cour a estimé que la durée de la procédure avait été excessive et que l’Etat devait réparation à M. Magiera du préjudice qui avait pu en résulter ; que la cour administrative d’appel a ainsi suffisamment motivé sa décision ;
 
Sur la légalité de l’arrêt attaqué :
 
Sur le moyen relatif aux conditions d’engagement de la responsabilité de l’Etat :
 
Considérant que le GARDE DES SCEAUX, MINISTRE DE LA JUSTICE, soutient, d’une part, que la cour a commis une erreur de droit en estimant la responsabilité de l’Etat automatiquement engagée dans le cas où la durée d’une procédure aurait été excessive, d’autre part, qu’elle a commis une autre erreur de droit ainsi qu’une dénaturation des pièces du dossier en ce qui concerne les critères qu’elle a retenus pour juger anormalement longue la durée de la procédure en cause ;
 
Considérant qu'aux termes de l’article 6, paragraphe 1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : "toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable par un tribunal (…) qui décidera (…) des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil (…)" ; qu’aux termes de l’article 13 de la même convention : "toute personne dont les droits et libertés reconnus dans la présente convention, ont été violés a droit à l'octroi d'un recours effectif devant une instance nationale, alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant dans l'exercice de leurs fonctions officielles" ;
 
Considérant qu’il résulte de ces stipulations, lorsque le litige entre dans leur champ d’application, ainsi que, dans tous les cas, des principes généraux qui gouvernent le fonctionnement des juridictions administratives, que les justiciables ont droit à ce que leurs requêtes soient jugées dans un délai raisonnable ; [...]


 
 
 
Peut-être qu'on peut dire qu'une convention internationale stipule ?

n°10960557
Profil sup​primé
Posté le 20-03-2007 à 12:05:53  answer
 

PoutPout a écrit :

Bonjour, me revoilà avec mes histoires de "la loi stipule", pour remarquer que le Conseil d'état aussi dit que la loi stipule !


 
non.
 
 
Conventions internationales et contrats appartiennent tous deux à la gde catégorie des conventions.
 
Pas la loi.
 

Citation :

Peut-être qu'on peut dire qu'une convention internationale stipule ?


 
Oui, puisque ses dispositions sont issues d'un accord entre au moins deux parties.
 
(toujours le moyen mnémotechnique stipulation/copulation)

n°10960564
kiki
Posté le 20-03-2007 à 12:06:26  profilanswer
 

Une convention internationale n'étant pas une loi mais un texte signé par différents états, oui on peut le dire.

n°10960642
PoutPout
Posté le 20-03-2007 à 12:20:20  profilanswer
 

Merci ! :sol:  :hello:

n°10962488
pate feuil​letee
La bêtise vient en pensant...
Posté le 20-03-2007 à 15:45:56  profilanswer
 

Chers juristes, je vous expose ici le probleme rencontré par mon oncle en espèrant que vous puissiez m'éclairer:
 
Il est cuisinier (depuis plus de 20 ans, a voyagé partout et gagnait près de 4500euros dans certains pays). Il gagne en moyenne 2000euros depuis 2 ans dans un restaurant parisien, mais il se voit travailler 10 à 11h par jour et n'a droit qu'a 1 jour de repos par semaine...
 
Est ce légal? Se fait il avoir? Doit il demander plus?
 
Merci pour vos réponses  :)

mood
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