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Auteur Sujet :

Rassemblement des juristes (et rheo) de Discussions

n°10289172
stitch+
fais moi Plop !
Posté le 03-01-2007 à 23:01:54  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
ça remet en cause ce dont on se croyait certain :/
 
question boulot : combien de fois on peut renouveler une période d'essai ?


---------------
viendez broder, mon blog et à écouter : la Pause Bad, parlons badminton
mood
Publicité
Posté le 03-01-2007 à 23:01:54  profilanswer
 

n°10289298
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 03-01-2007 à 23:17:10  profilanswer
 

stitch+ a écrit :

ça remet en cause ce dont on se croyait certain :/
 
question boulot : combien de fois on peut renouveler une période d'essai ?


 
Pas de renouvellement si la convention collective ne le prévoit pas, pas de renouvellement s'il n'est pas expressément stipulé dans le contrat de travail !!!


---------------
I'm real when it's usefull !
n°10289319
stitch+
fais moi Plop !
Posté le 03-01-2007 à 23:20:13  profilanswer
 

Jack'o'Lantern a écrit :

Pas de renouvellement si la convention collective ne le prévoit pas, pas de renouvellement s'il n'est pas expressément stipulé dans le contrat de travail !!!


donc un second renouvellement, ça doit paraitre suspect ?


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viendez broder, mon blog et à écouter : la Pause Bad, parlons badminton
n°10289397
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 03-01-2007 à 23:30:50  profilanswer
 

stitch+ a écrit :

donc un second renouvellement, ça doit paraitre suspect ?


 
Un renouvellement possible (dans les conditions posées par la convention collective, avec l'accord exprès du salarié) donc, oui, c'est a priori suspect !


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I'm real when it's usefull !
n°10292475
Miss Uria
Posté le 04-01-2007 à 11:39:22  profilanswer
 

Draculita a écrit :

J'adore le "faire faire une écriture par le notaire", ça m'évoque le "faire faire un breuvage par une sorcière"  :D  ;)  
Si tu construis sur le terrain tel quel (appartenant à ton mari), en vertu de la règle de l'accession, toute construction lui appartiendra (même si tu la finances en totalité, et même si tu peux le prouver).  
Pour éviter ça, plusieurs solutions :  
- écarter la règle de l'accession par un acte notarié (une "écriture par le notaire", hihihi)
- acheter une partie du terrain à ton mari et construire là-dessus (faut voir aussi votre régime matrimonial, si vous êtes en communauté, c'est assez bancal comme solution)
- ou donation entre époux, mais là aussi il faut voir en fonction de votre situation particulière
... en sachant que toute mutation (achat, donation, etc) entraîne des droits (impôts) à payer, et que ce n'est pas très agréable de les payer  :D et que, en fonction de ce que vous voulez faire exactement, y'a ptet des moyens d'éviter ça.
Faut voir ce que vous souhaitez faire : construire une maison pour vous deux et vos futurs (?) enfants communs, construire un maison pour toi toute seule que tu souhaites garder en cas de divorce, etc, etc ...
Le bornage n'est pas très utile, il n'a aucune conséquence juridique sur la valeur du terrain, il appartiendra toujours à ton mari comme bien propre. C'est juste une maière de mesurer et de délimiter, ça ne va pas très loin, juridiquement parlant.


 
Merci de ces réponses. :bounce:  
 :p "Faire faire un acte par un notaire" n'était pas péjoratif pour mois,  :wahoo:  c'était une façon maladroite de m'exprimer, pardon  :lol:  aux juristes et surtout notaires :pt1cable:  
Voilà je voulais protéger mes enfants qui sont adultes, au cas où je viendrai à dcd avant mon mari, et en cas de remariage de celui-ci :fou:  parce que si mon mari dcd avant sa nouvelle épouse, celle-ci aurait une grosse part de la galette :kaola: (au bout supposons de 1 voire 2 années de vie maritale)
Beaucoup de questions que je me pose ne connaissant rien en droit. :pt1cable:  
 
 

n°10292516
Miss Uria
Posté le 04-01-2007 à 11:42:29  profilanswer
 

Rectificatif (faute de frappe mois-moi)
 :p "Faire faire un acte par un notaire" n'était pas péjoratif pour moi,  :wahoo:

n°10294420
lorill
Posté le 04-01-2007 à 15:03:10  profilanswer
 

Bonjour, désolé de vous déranger dans votre joli topic, mais j'ai une question concernant la propriété intellectuelle appliquée à l'édition musicale.
 
Si une oeuvre a été composée disons en 1700, le compositeur est mort depuis plus de 70 ans, celle-ci est bien dans le domaine public.
Imaginons une edition de cette oeuvre réalisée en 1950. Celle-ci n'est pas dans le domaine public (et quand le sera-t'elle, si l'editeur n'est pas une personne physique ?).  
 
Je n'ai pas le droit de photocopier la partition, car j'enfreidrais le droit de l'éditeur. Mais si je recopie cette partition (a la main, ou avec un logiciel informatique), est-ce légal ? Ai-je le droit de diffuser ma nouvelle edition ?
 
Merci beaucoup !

n°10294651
Draculita
Testament mystique
Posté le 04-01-2007 à 15:19:37  profilanswer
 

Miss Uria a écrit :

Rectificatif (faute de frappe mois-moi)
 :p "Faire faire un acte par un notaire" n'était pas péjoratif pour moi,  :wahoo:


 
Rassure-toi, je ne le prends pas mal, au contraire, ça m'amuse beaucoup, cette façon de s'exprimer. C'est normal, pour un non juriste, de s'exprimer comme il peut : c'est aux notaires d'avoir le sens de l'humour (moi, en tout cas, ça m'a fait sourire, c'est toujours agréable de s'amuser un peu)  ;)  
Oui, pour protéger les enfants, il vaut mieux que ce soit un bien commun des deux époux, ou carrément qu'une donation soit faite aux enfants de la nue-propriété du terrain (ce serait top) avec réserve d'usufruit pour les parents (et alors tout ce que vous, parents, construisez sur le terrain reviendra automatiquement - et sans impôts à payer  :sol: - aux enfants et à eux seuls en cas de décès de l'un des parents et de remariage de l'autre (en clair la deuxième épouse n'aura rien).
Je pars de l'hypothèsue que ce sont vos enfants communs, sinon les choses sont très différentes (s'il s'agit de tes enfants d'un précédent mariage, par exemple).
Le droit c'est  :pt1cable:

n°10295710
Delusive
Posté le 04-01-2007 à 16:39:59  profilanswer
 
n°10295970
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 17:02:45  answer
 

lorill a écrit :

Bonjour, désolé de vous déranger dans votre joli topic, mais j'ai une question concernant la propriété intellectuelle appliquée à l'édition musicale.
 
Si une oeuvre a été composée disons en 1700, le compositeur est mort depuis plus de 70 ans, celle-ci est bien dans le domaine public.
Imaginons une edition de cette oeuvre réalisée en 1950. Celle-ci n'est pas dans le domaine public (et quand le sera-t'elle, si l'editeur n'est pas une personne physique ?).  
 
Je n'ai pas le droit de photocopier la partition, car j'enfreidrais le droit de l'éditeur. Mais si je recopie cette partition (a la main, ou avec un logiciel informatique), est-ce légal ? Ai-je le droit de diffuser ma nouvelle edition ?
 
Merci beaucoup !


 
Si une oeuvre de musique classique a été réalisée en 1950, le délai légal est effectivement de 70 ans après la mort de l'auteur (avec cas particulier si l'auteur est un ressortissant tiers à la Communauté Européenne) et sa disponibilité dans le domaine public sera en 2021 (il faut compter l'année civile en cours lors de sa mort). C'est long je sais, et ça prête actuellement à débat (notamment en Angleterre où l'on souhaiterait baisser le délai).
 
Quant à reproduire une partition de façon manuscrite ou mécanique, cela reste de la contrefaçon. Si tu ne me crois pas, voici l'article L 335-2 du Code de la Propriété Intellectuelle:

Citation :

Toute édition d'écrits, de composition musicale, de dessin, de peinture ou de toute autre production, imprimée ou gravée en entier ou en partie, au mépris des lois et règlements relatifs à la propriété des auteurs, est une contrefaçon et toute contrefaçon est un délit.
La contrefaçon en France d'ouvrages publiés en France ou à l'étranger est punie de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende.


 
A mon avis, oublie ton désir de publication de partition si celle-ci est déjà la propriété d'un éditeur :/

mood
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Posté le 04-01-2007 à 17:02:45  profilanswer
 

n°10296050
stitch+
fais moi Plop !
Posté le 04-01-2007 à 17:09:54  profilanswer
 


l'éditeur possède la mise en page, la mise en forme
pas l'oeuvre en elle même,
là, c'est l'auteur qui en est le propriétaire légitime
 
je me base sur les informations juridiques données aux brodeuses suite à différents conflits vis à vis des rééditions des grilles de broderie datant du 18e et 19e entre autre
les juristes contactés ont toujours répondu la même chose : la photocopie des livres est de la contrefaçon mais si quelqu'un prend le temps de faire une copie à la main et fait circuler cette copie manuscrite, ce n'est plus de la contrefaçon car les grilles sont tombées dans le domaine public


---------------
viendez broder, mon blog et à écouter : la Pause Bad, parlons badminton
n°10296085
Lugz
Posté le 04-01-2007 à 17:12:17  profilanswer
 

 

Il est sorti de garde à vue  mais j'en sais pas plus pour l'instant. Décision étonnante compte tenu des faits.


Message édité par Lugz le 04-01-2007 à 17:12:58
n°10296118
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 17:14:10  answer
 

stitch+ a écrit :

l'éditeur possède la mise en page, la mise en forme
pas l'oeuvre en elle même,
là, c'est l'auteur qui en est le propriétaire légitime
 
je me base sur les informations juridiques données aux brodeuses suite à différents conflits vis à vis des rééditions des grilles de broderie datant du 18e et 19e entre autre
les juristes contactés ont toujours répondu la même chose : la photocopie des livres est de la contrefaçon mais si quelqu'un prend le temps de faire une copie à la main et fait circuler cette copie manuscrite, ce n'est plus de la contrefaçon car les grilles sont tombées dans le domaine public


 
En l'occurence, le texte (la partition) soumis n'est pas tombé dans le domaine public. L'éditeur d'une partition doit payer des droits à la SACEM ou l'UNAC s'il n'est pas l'auteur lui même.
Pour les textes tombés dans le domaine public et réédités, là où ça pose problème c'est lorsque l'on reproduit la réédition mais le texte d'origine ne pose évidemment aucun problème.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 04-01-2007 à 17:24:37
n°10296170
stitch+
fais moi Plop !
Posté le 04-01-2007 à 17:19:02  profilanswer
 


il parle d'une oeuvre faite au 18e
éditée en 1950

 

s'il fait une copie manuscrite, il fait une copie de l'oeuvre et non de l'édition, non ?
edit : et s'il édite cette copie manuscrite, il devra à son tour reverser des droits à la sacem ou l'unac en toute logique

Message cité 1 fois
Message édité par stitch+ le 04-01-2007 à 17:20:08

---------------
viendez broder, mon blog et à écouter : la Pause Bad, parlons badminton
n°10296220
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 17:23:52  answer
 

stitch+ a écrit :

il parle d'une oeuvre faite au 18e
éditée en 1950
 
s'il fait une copie manuscrite, il fait une copie de l'oeuvre et non de l'édition, non ?
edit : et s'il édite cette copie manuscrite, il devra à son tour reverser des droits à la sacem ou l'unac en toute logique


 
Dans ce cas, la partition originelle (du XVIIIème) est susceptible d'être recopiée mais pas celle de la réédition de 1950 qui reste la propriété exclusive de l'éditeur.

n°10296266
stitch+
fais moi Plop !
Posté le 04-01-2007 à 17:27:57  profilanswer
 


pourquoi ?
après tout, au niveau des partitions, la réédition n'est qu'une copie de l'originelle ?
tant qu'il ne copie pas la disposition, les commentaires, etc


---------------
viendez broder, mon blog et à écouter : la Pause Bad, parlons badminton
n°10296323
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 17:32:34  answer
 

stitch+ a écrit :

pourquoi ?
après tout, au niveau des partitions, la réédition n'est qu'une copie de l'originelle ?
tant qu'il ne copie pas la disposition, les commentaires, etc


 
Tout dépend comment s'est présenté (j'avoue que je suis un branque en matière de partition [:joce] ): si la partition éditée est semblable à la partition originelle, là il n'y a pas de problème, en revanche s'il y a modification (quant à la forme) et publication, là il y a droits sous-jacent.

n°10296435
lorill
Posté le 04-01-2007 à 17:42:16  profilanswer
 


je ne demande qu'a etre convaincu, je pensais que c'était interdit justement, car travail dérivé d'une édition, mais on m'a contredit sur un forum de musique. Donc je me renseigne, pour avoir le fin mot de l'histoire, et surtout, la justfication.
 
 
 
S'il s'agit d'un arrangement, ou d'une edition corrigée, il y a des modifications au niveau des notes (mais si on n'a pas acces a l'edition originale, impossible de savoir ou, c'est le probleme). Dans les autres cas (partitions urtext), les notes sont les mêmes. Il peut y avoir des doigtés editoriaux, ou des commentaires d'interprétation, des notes suggerées, mais si je recopie en laissant ces ajouts de coté, ca donne quoi ?

n°10296450
lorill
Posté le 04-01-2007 à 17:44:02  profilanswer
 

et autres cas, dans lequel je pense pouvoir publier une copie, et même un scan : si j'achete un fac-similé d'une edition ancienne, l'editeur de fac-similé (celui qui l'a mis sur le papier et me l'a envoyé) n'a aucun droit dessus, même s'il a fait un peu de nettoyages (traces, pertes de couleurs, ...) sur le scan, non ?

n°10296481
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 17:47:39  answer
 

lorill a écrit :

je ne demande qu'a etre convaincu, je pensais que c'était interdit justement, car travail dérivé d'une édition, mais on m'a contredit sur un forum de musique. Donc je me renseigne, pour avoir le fin mot de l'histoire, et surtout, la justfication.
 
S'il s'agit d'un arrangement, ou d'une edition corrigée, il y a des modifications au niveau des notes (mais si on n'a pas acces a l'edition originale, impossible de savoir ou, c'est le probleme). Dans les autres cas (partitions urtext), les notes sont les mêmes. Il peut y avoir des doigtés editoriaux, ou des commentaires d'interprétation, des notes suggerées, mais si je recopie en laissant ces ajouts de coté, ca donne quoi ?


 

lorill a écrit :

et autres cas, dans lequel je pense pouvoir publier une copie, et même un scan : si j'achete un fac-similé d'une edition ancienne, l'editeur de fac-similé (celui qui l'a mis sur le papier et me l'a envoyé) n'a aucun droit dessus, même s'il a fait un peu de nettoyages (traces, pertes de couleurs, ...) sur le scan, non ?


 
Le tout est de savoir: tu veux travailler sur quelle partition? L'originale du XVIIIème siècle ou la réédition de 1950? Et pourquoi l'une plus que l'autre (je vise en particulier celle de 1950)?
 
EDIT: si tu ne disposes pas de l'édition originale et qu'elle ne soit pas effectivement facile à trouver, ça va être difficile de connaître quel est l'apport de l'éditeur en la matière :/


Message édité par Profil supprimé le 04-01-2007 à 18:05:57
n°10296951
lorill
Posté le 04-01-2007 à 18:37:19  profilanswer
 

en fait, c'est deux points différent.
 
premier cas : je travaille sur la réédition, parce que je n'ai pas acces a l'original (pas trouvable, ou trouvable mais pas achetée).  
=> je ne pense pas avoir de droit de la recopier
 
deuxieme cas : je travaille sur un fac-similé d'une edition ancienne
=> je pense avoir le droit de le recopier, et même de le photocopier

n°10297058
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 18:49:05  answer
 

lorill a écrit :

et autres cas, dans lequel je pense pouvoir publier une copie, et même un scan : si j'achete un fac-similé d'une edition ancienne, l'editeur de fac-similé (celui qui l'a mis sur le papier et me l'a envoyé) n'a aucun droit dessus, même s'il a fait un peu de nettoyages (traces, pertes de couleurs, ...) sur le scan, non ?


 
Désolé je n'avais pas répondu :jap:  

Citation :

Article L 122-5
2º Les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, à l'exception des copies des oeuvres d'art destinées à être utilisées pour des fins identiques à celles pour lesquelles l'oeuvre originale a été créée et des copies d'un logiciel autres que la copie de sauvegarde établie dans les conditions prévues au II de l'article L. 122-6-1 ainsi que des copies ou des reproductions d'une base de données électronique;


 
Tu peux effectuer une copie mais pour ton usage personnel. Comme tu le mentionnes, le travail de restauration implique un coût, et si tout le monde s'amuse à scanner allègrement les résultats d'un tel effort personnalisé (selon les termes employés par la Cour de Cassation dans son arrêt du 10 février 1998), alors qui voudra se lancer dans une telle activité?
L'éditeur n'a aucun droit sur l'oeuvre originelle mais sur son oeuvre restaurée, oui.

n°10297114
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 18:54:53  answer
 

lorill a écrit :

en fait, c'est deux points différent.
 
premier cas : je travaille sur la réédition, parce que je n'ai pas acces a l'original (pas trouvable, ou trouvable mais pas achetée).  
=> je ne pense pas avoir de droit de la recopier
 
deuxieme cas : je travaille sur un fac-similé d'une edition ancienne
=> je pense avoir le droit de le recopier, et même de le photocopier


 

  • là je dois avouer qu'il y a colle :/

Logiquement, tu n'es pas censé le recopier pour le diffuser ensuite (par contre pour ton usage personnel ça va encore), d'autant que tu ne connais pas les apports effectués par l'éditeur.  

  • cf post ci-dessus

n°10297169
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 19:00:12  answer
 


 
En voilà un qui est passé par le blog de Maître Eolas :D  
 
C'est vrai qu'il y en a de bien savoureuses... [:huit]
 

Citation :

Une comparaison éclatante, entre principes généraux du droit (PGD) et animaux sauvages domestiqués : « Le juge ne crée pas les PGD. Il les découvre. Dans la nature, ils ont toujours existé »! Et l’étudiant d’ajouter cette précision : « le juge est au moins moralement obligé de faire du droit s’il est saisi ». Quel dommage que les étudiants ne se sentent pas toujours saisis d’un même devoir moral.

n°10297506
grim_fanda​ngo
I'm dead late
Posté le 04-01-2007 à 19:43:42  profilanswer
 

Ah, tant qu'on est dans les droits intellectuels :
 
j'ai appris qu'un interprète qui joue une oeuvre tombée dans le domaine public n'a pas de droit d'auteur dessus.
Est-ce correct ?  :??:

n°10297508
Perfect007
What else ?
Posté le 04-01-2007 à 19:43:53  profilanswer
 

Bonjour,
 
J'ai une question assez urgente et orientée droit de la consommation à vous poser.
 
J'ai déposé une machine à laver en panne, vieille de 5 ans, chez un réparateur avant-hier. Il devait me rappeler afin de voir si une réparation serait intéressante ou non par rapport au prix d'une machine neuve.
 
Coup de fil ce soir :
- "votre machine est prête, ce n'était pas grand chose
- prête?! Vous chiffrez la réparation à combien?
- ooh, j'ai pas trop calculer, c'était le moteur, vous en aurez pour environ 100 euros hors taxes."
 
Donc voilà l'histoire. Vous devinez ma question.
 
Que puis-je faire?
Je m'étais fixé à moi-même une limite de 100 euros à ne pas dépasser pour la réparation (là je me dirige vers les 120 euros avec les taxes), mais c'est fondamentalement pas le pb.
 
En tout cas je lui dirais que c'est pas très correct :/

n°10297648
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 20:01:25  answer
 

grim_fandango a écrit :

Ah, tant qu'on est dans les droits intellectuels :
 
j'ai appris qu'un interprète qui joue une oeuvre tombée dans le domaine public n'a pas de droit d'auteur dessus.
Est-ce correct ?  :??:


 
André Rieu se fait du blé sur le dos de notre sensibilité de mélomanes [:sarko']
 
Il faut distinguer les deux: l'oeuvre en elle-même et son interprétation.
L'interprétation est un droit voisin, la durée de protection est donc de 50 ans (et non 70).

n°10297666
Delusive
Posté le 04-01-2007 à 20:06:01  profilanswer
 


      anéfé : RSS-retraÿvor sur son blog toutes les 15 minutes [:kbchris].
       /
[:douste-blabla]
 


Message édité par Delusive le 04-01-2007 à 20:07:22
n°10297733
grim_fanda​ngo
I'm dead late
Posté le 04-01-2007 à 20:14:34  profilanswer
 


 
André Rieu se fait du blé tout court moi je dirais :D
Le jour où il fera du Paganini ...
 
La prof avait bien dit que l'interprète n'était pas protégé si l'oeuvre interprétée n'était pas elle-même couverte par le droit d'auteur, mais ça me semblait aussi très louche.
Car effectivement il y a l'oeuvre et ce qu'on y ajoute, la plus-value, qui est autonome en principe.
 
J'ai regardé la convention de Rome du 26 octobre 1961 (dont c'est le régime qu'on détaillait), mais ça n'aide pas, en fait ça irait plutôt dans le sens de ce que tu dis puisqu'il n'y a pas de différence de la protection accordée selon ce qui est interprété.
 
Etrange... faudra que je pose la question.

n°10297817
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 20:26:52  answer
 

 


Voici comment je raisonnerait: point de départ: la partition éditée par la société est-elle protégée par le droit d'auteur?

 

Non pour le contenu lui-même, puisque l'auteur est décédé depuis plus de 70 ans.

 

Reste la mise en page, l'adjonction d'un titre, une couleur particulière etc, qui peuvent créer un droit de propriété intellectuelle au profit de la société d'édition: si la partition contient des éléments dans lesquels on peut retrouver la personnalité de l'auteur (de la société d'édition donc), alors toute reproduction est strictement interdite.
Par contre, si la partition n'est que la transposition fidèle de la partition originale à la croche près, aucun droit d'auteur ne s'applique et peut importe la difficulté que l'éditeur a eu pour restaurer la partition, voir la retrouver: elle est libre de droit et la reproduction est absolument libre.

 

Là ou ca va se compliquer, c'est pour certains auteurs pour qui on a 4 ou 5 exemplaires du même opéra (Vivaldi était spécialiste pour avoir un opéra en 4 ou 5 versions différentes). Le simple fait de choisir telle ou telle interprétation ne constitue-t-il pas de facto une marque de la personnalité de l'auteur (la société d'édition) et donc n'entraine-t-il pas protection?

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 04-01-2007 à 20:30:25
n°10297830
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 20:29:00  answer
 

grim_fandango a écrit :

André Rieu se fait du blé tout court moi je dirais :D
Le jour où il fera du Paganini ...
 
La prof avait bien dit que l'interprète n'était pas protégé si l'oeuvre interprétée n'était pas elle-même couverte par le droit d'auteur, mais ça me semblait aussi très louche.
Car effectivement il y a l'oeuvre et ce qu'on y ajoute, la plus-value, qui est autonome en principe.
 
J'ai regardé la convention de Rome du 26 octobre 1961 (dont c'est le régime qu'on détaillait), mais ça n'aide pas, en fait ça irait plutôt dans le sens de ce que tu dis puisqu'il n'y a pas de différence de la protection accordée selon ce qui est interprété.
 
Etrange... faudra que je pose la question.


 
 
oui, il est protégé: non par le droit d'auteur lui même mais par un droit voisin: celui des artistes interprêtes des articles article L. 212-1 et suivant du code de la propriété intellectuelle.
 
edit: j'avais pas vu mais grillé par zeebeedee :(

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 04-01-2007 à 20:29:37
n°10297851
grim_fanda​ngo
I'm dead late
Posté le 04-01-2007 à 20:32:10  profilanswer
 


 
Hum,j'espère quand même qu'il est légal de diffuser des partitions "génériques" des grands compositeurs classiques.
 
Pour les éditeurs : il est d'usage de mettre en forme la partition de manière à la rendre plus lisible, de mettre des repères ou pas, y'a même des usages différents selon les pays (les éditeurs ne feront pas pareil). Car beaucoup de compositeurs n'indiquaient pas tout sur leur partoche.
Par exemple, souvent on indique crescendo, cadence, pianissimo, mais sans indiquer de tempo global pour le morceau.
L'éditeur va souvent dans ce cas en placer un, celui qui est le plus souvent joué et le plus agréable pour la plupart des gens. C'est un exemple d'ajout.
 
La question revient à dire : est-il possible d'expurger toutes ces annotation et d'ignorer cette mise en page spéciale pour préserver les droits ?
Et là... ça devient compliqué.
 
En fait, c'est très intéressant pour tous les musiciens. Mais je ne suis au courant de rien dans ce domaine.

n°10297869
grim_fanda​ngo
I'm dead late
Posté le 04-01-2007 à 20:34:57  profilanswer
 


 
Faudrait montrer que ce choix est distinctif d'un éditeur.
Et encore, c'est pousser beaucoup  :heink:  
 
Réponses croisées je vois :D

n°10297879
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 20:36:44  answer
 

grim_fandango a écrit :

Hum,j'espère quand même qu'il est légal de diffuser des partitions "génériques" des grands compositeurs classiques.
 
Pour les éditeurs : il est d'usage de mettre en forme la partition de manière à la rendre plus lisible, de mettre des repères ou pas, y'a même des usages différents selon les pays (les éditeurs ne feront pas pareil). Car beaucoup de compositeurs n'indiquaient pas tout sur leur partoche.
Par exemple, souvent on indique crescendo, cadence, pianissimo, mais sans indiquer de tempo global pour le morceau.
L'éditeur va souvent dans ce cas en placer un, celui qui est le plus souvent joué et le plus agréable pour la plupart des gens. C'est un exemple d'ajout.

 
La question revient à dire : est-il possible d'expurger toutes ces annotation et d'ignorer cette mise en page spéciale pour préserver les droits ?
Et là... ça devient compliqué.
 
En fait, c'est très intéressant pour tous les musiciens. Mais je ne suis au courant de rien dans ce domaine.


 
donc oui, la partition est protégée par le droit d'auteur au profit de la société d'édition. Par contre, tu peux parfaitement copier et vendre la partition expurgée, en effet.

n°10297887
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 20:37:21  answer
 

grim_fandango a écrit :

Faudrait montrer que ce choix est distinctif d'un éditeur.
Et encore, c'est pousser beaucoup  :heink:  
 
Réponses croisées je vois :D


pas compris, désolé :)

n°10297921
grim_fanda​ngo
I'm dead late
Posté le 04-01-2007 à 20:42:42  profilanswer
 


 
Euh, en fait dans le contexte tu parlais du choix d'une version d'un opéra de Verdi.
Puis tu as continué en parlant d'interprétation dans la phrase suivante. Alors remplaçons par :
 
Faudrait montrer que ce choix de telle version est distinctif d'un éditeur.
Car dans ce cas, il y aurait une protection du droit de l'éditeur qui serait étendue à toute forme de telle version de Verdi, du fait que le choix de cette version "révèle la personnalité" de l'éditeur.
 
Et ça, ça me semble aller loin quand même :)  
 

n°10298733
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 22:17:35  answer
 

grim_fandango a écrit :

Euh, en fait dans le contexte tu parlais du choix d'une version d'un opéra de Verdi.
Puis tu as continué en parlant d'interprétation dans la phrase suivante. Alors remplaçons par :
 
Faudrait montrer que ce choix de telle version est distinctif d'un éditeur.
Car dans ce cas, il y aurait une protection du droit de l'éditeur qui serait étendue à toute forme de telle version de Verdi, du fait que le choix de cette version "révèle la personnalité" de l'éditeur.
 
Et ça, ça me semble aller loin quand même :)


 
 
je ne faisais que poser la question, je me demande si protection il y aurait. Je n'ai pas connaissance d'arrêt dans un sens ou dans l'autre à ce sujet :)

n°10298932
grim_fanda​ngo
I'm dead late
Posté le 04-01-2007 à 22:41:31  profilanswer
 


 
Ok, moi je ne faisais que donner mon avis  ;)  
 
Bonne nuitée
 :hello:

n°10299063
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 23:04:09  answer
 


 
Pas vraiment grillé puisque comme j'étais elliptique tu as complété mon message ;)

n°10299290
grim_fanda​ngo
I'm dead late
Posté le 04-01-2007 à 23:43:44  profilanswer
 

Perfect007 a écrit :

Bonjour,

 

J'ai une question assez urgente et orientée droit de la consommation à vous poser.

 

C'est totalement dégueulasse, ce qu'il a fait.

 

En réalité, il n'y avait aucun contrat entre vous, et tu n'as absolument aucune obligation de le payer pour la réparation en tant que telle.

 

S'il te colle un procès, c'est à lui de prouver qu'il y avait contrat.
Et il aura du mal.


Message édité par grim_fandango le 04-01-2007 à 23:45:24
n°10299386
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2007 à 23:58:41  answer
 

Perfect007 a écrit :

Bonjour,
 
J'ai une question assez urgente et orientée droit de la consommation à vous poser.
 
J'ai déposé une machine à laver en panne, vieille de 5 ans, chez un réparateur avant-hier. Il devait me rappeler afin de voir si une réparation serait intéressante ou non par rapport au prix d'une machine neuve.
 
Coup de fil ce soir :
- "votre machine est prête, ce n'était pas grand chose
- prête?! Vous chiffrez la réparation à combien?
- ooh, j'ai pas trop calculer, c'était le moteur, vous en aurez pour environ 100 euros hors taxes."
 
Donc voilà l'histoire. Vous devinez ma question.
 
Que puis-je faire?
Je m'étais fixé à moi-même une limite de 100 euros à ne pas dépasser pour la réparation (là je me dirige vers les 120 euros avec les taxes), mais c'est fondamentalement pas le pb.
 
En tout cas je lui dirais que c'est pas très correct :/


 
 
y'a des jurisprudences à foison, avec des garagistes :d.
 
Article 1315 du Code civil: C'est à celui qui invoque l'existence d'une obligation de la prouver.
Donc, c'est à ton réparateur de démontrer que tu lui dois cet argent.
 
Pour prouver que tu lui dois cet argent, il doit démontrer qu'il existe entre vous un contrat par lequel tu lui as donné l'ordre de réparer la machine.
 
Il risque d'être bien en peine, en l'absence d'instructions, même orales, de ta part.
 
Donc tu exiges de récupérer la machine dans son état initial, sous peine de procès au civil (100 euros=juge de proximité, donc pas d'avocat nécessaire). C'est sans intérêt pour lui, puisque par hypothèse il va se retrouver avec un moteur neuf sous le bras et potentiellement un procès perdu.
Ca te fera donc une bonne base pour négocier un bon 50% de rabais :d.

mood
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